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LA MINUSTAH ATTEND 500 CASQUES BLEUS ARGENTINS
Un contingent de 500 casques bleus argentins rejoindra cette
semaine la Mission des nations unis pour la stabilisation
d’Haïti (Minustah). Les troupes argentines ont déjà laissé leur
pays le 27 juillet en direction d’Haïti, selon un communiqué de
presse de l’État major argentin. L'information a été rapportée
par le journal en ligne "Patagonico". La majeure partie de ce
contingent qui doit rester au pays pendant six mois rejoindra le
Batallón Conjunto Argentino (BCA), un bataillon basé aux
Gonaïves, alors que le reste des troupes argentines demeurera à
Port-au-Prince, à l’hôpital de la force aérienne argentine.
L'Argentine participe depuis 2004 à la mission onusienne en
Haïti.
|MARIO ANDRESOL DEVANT LE SENAT POUR DEFENDRE SON NOUVEAU
MANDAT
Mario Andrésol, directeur général de la Police nationale
d’Haïti (PNH), se présentera mardi devant la commission de
Justice et de sécurité du Sénat pour défendre son nouveau mandat.
Reconduit par le président René Préval à la tête de la PNH pour
un nouveau mandat de trois ans, Mario Andrésol doit être entendu
mardi matin par la Commission justice et de sécurité de la
Chambre haute. Les discussions porteront sur plusieurs points
importants tels le bilan de M. Andrésol, la professionnalisation
de la police, les infrastructures policières, entre autres».
Suite à cette convocation, la commission va dresser un rapport
qu’elle acheminera au président de l’Assemblée générale, Kelly
C. Bastien. De plus, Youri Latortue, président de la commission
justice et de sécurité du Sénat, a même signalé une possible
convocation du premier ministre Pierre-Louis, en ce qui concerne
la fin du mandat de la Mission de stabilisation des Nations-Unies
en Haïti. Selon le sénateur de l’Artibonite, le premier ministre,
Michèle Pierre-Louis, devrait dévoiler le plan de retrait des
soldats de la Minustah.
LA MORT DE JEAN DOMINIQUE: MANNO CHARLEMAGNE FAIT DES
REVELATIONS.
L'ex maire de Port-au-Prince, Joseph Emmanuel Charlemagne a
révélé que Jean Dominique a été assassiné parce qu'il était un
potentiel candidat à la présidence aux élections de 2000.
Conseiller spécial du président Préval au pouvoir, Jean
Dominique était l'un des fers de lance de l'organisation Kozepep.
Cette organisation jouissait d'une grande popularité dans les
milieux ouvriers et paysans et était supportée par le président
Préval. Manno Charlemagne explique que les dirigeants de la
Fondation Aristide avaient qualifié d'ingrat, l'agronome
Dominique qui n'avait pourtant pas annoncé publiquement sa
candidature. Intervenant à l'émission Métropolis de Nancy Roc,
l'ex maire de Port-au-Prince a soutenu que Jean Dominique
n'avait pas été tué pour ses prises de positions en tant
qu'animateur vedette et commentateur politique de radio Haïti
Inter. Selon M. Charlemagne, la mort de Jean Dominique était
devenue inéluctable à partir du moment ou la haine avait envahi
le " Lumpen Proletariat qui accompagnait Aristide". Interrogé
sur les accusations contre Dany Toussaint, l'ex maire de
Port-au-Prince juge qu'elles sont non fondées. " C'est tomber
dans la solution facile d'accuser Dany", martèle M. Charlemagne.
Pour montrer l'importance de Kozepep, M. Charlemagne a fait
remarquer que cette organisation s'est transformée en 2006 en la
Plateforme politique Lespwa.
RODOLPH PIERRE VP DU CEP DESTITUÉ.
Le vice-président du conseil électoral a été destitué ce
vendredi sur une résolution adoptée par les huit autres membres
du Conseil, a-t-on appris. Cette destitution fait suite au refus
catégorique de Rodol Pierre de présenter des excuses publiques.
Les huit autres conseillers électorauxont adopté une résolution
visant à destituer M. Rodol Pierre après que c’est dernier ait
refusé de présenter des excuses publiques. Mercredi, les
conseillers électoraux avaient donné 24 heures au vice-président
du Conseil électoral provisoire de présenter ses fameuses
excuses pour avoir accusé le président du CEP, Frantz Gérard
Verret de manipuler les résultats du second tour des
sénatoriales au profit de Lespwa dans le Sud. Rodol Pierre avait
catégoriquement refusé d’obtempérer. Il avait maintenu ses
accusations arguant qu’elles étaient justifiées.
CHEF DE GANG EVENS JEUNE MORT AU PENITENCIER NATIONAL.
Arrêté depuis le 13 mars 2007, Evens Jeune dit « Ti Kouto »,
chef de gang réputé de Cité soleil, a rendu l’âme le 24 juillet
au Pénitencier national. La nouvelle a été confirmée par les
responsables de la prison. Accusé d’association de malfaiteur,
de détention illégale d’armes, d’enlèvements, de séquestration
et d’assassinat, Evens Jeune emportera ses secrets dans la tombe.
En dépit du fait qu’un procès ait été enclenché contre lui, les
faiblesses du système judiciaire haïtien se sont érigées en
obstacle à la poursuite de la procédure. Après avoir fait régner
sa loi dans plusieurs quartiers de Cité soleil au lendemain du
départ de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, Evens Jeune
s’est réfugié dans le département du sud suite aux opérations
conjointes de la police nationale et des troupes onusiennes pour
ramener le calme dans le plus grand bidonville de la capitale
haïtienne. Plusieurs des complices d’Evens Jeune ont été
interpellées par la police, mais « Ti Kouto » avait toujours
clamé son innocence. Les causes de ce décès sont encore non
élucidées, mais les autorités pénitentiaires ont reconnu que le
détenu Evens Jeune était gravement malade, sans préciser de quoi
il souffrait. À cela faut-il ajouter la dureté des conditions de
détention dans les prisons haïtiennes.
LE BANDIT WILLIAM BAPTISTE CONDAMNE A 14 ANS DE PRISON.
Après la mort en prison d' Evens Jeune, le bandit de la
place, un autre chef de gang a été condamné à 14 ans de
détention aux assises criminelles qui se déroulent à travers le
pays depuis le 17 juillet. Inculpé pour enlèvement,
séquestration et association de malfaiteurs, le dénommé Ti blan
vient d’écoper de 14 ans de prison. Le cas William Baptiste,
alias Ti Blan, est celui qui a retenu le plus l’attention à la
2e semaine des assises criminelles avec et sans assistance de
jury ouverte depuis le lundi 21 juillet au Palais de Justice de
Port-au-Prince. Ces assises ont déjà permis de condamner au Cap-Haitien
15 individus dont un inspecteur de police répondant au nom de
Plaisimond.
BILL CLINTON ATTENDU EN FLORIDE POUR LE CONGRES DE THL.
Bill Clinton, actuel émissaire des Nations-Unis pour Haïti,
est attendu au prochain congrès organisé par The Haitian League
(THL) qui se déroulera du 6 au 9 août à Miami en Floride. L’ex-
président américain, William Jefferson Clinton, qui a été
désigné comme émissaire spécial de l’Onu en Haïti, doit
participer au prochain congrès organisé par l’organisation
haïtienne œuvrant dans la diaspora, The Haitian League, et qui
se tiendra du 6 au 9 août 2009 à Miami. M. Clinton est
l’intervenant parfait pour cet événement en tant qu’envoyé
spécial des Nation Unies pour Haïti, soutient le Dr Rudolph
Moise, président du congrès. Sa présence à cet événement vise à
susciter chez les participants des réflexions adaptées sur les
meilleurs moyens d’aider Haïti. Ce congrès se donne pour
objectif de combiner et de capitaliser les ressources haïtiennes
de la diaspora pour développer des stratégies d’aide envers les
Haïtiens dans le monde. Il mettra l’accent sur le renforcement
de l’agriculture nationale, la promotion de l’éducation et de la
santé, ainsi que le développement du tourisme en Haiti.
Initiative de The Haitian League (La Ligue Haïtienne),
l'événement devrait réunir des Haïtiennes et Haïtiens venus du
monde entier, des membres de gouvernement, et des représentants
d’organisations de bailleurs de fonds, soutiennent les
organisateurs.
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WALTER CONKRITE EST DÉCÉDÉ
Une des légendes de la télévision américaine, le chef
d'antenne Walter Cronkite, vient de s'éteindre à l'âge de 92 ans,
dans sa résidence de New York. Celui que les sondages d'opinion
persistaient à décrire comme l'homme en qui les Américains
avaient le plus confiance avait témoigné des plus grands
événements de son pays, pendant des décennies, sur les ondes du
réseau CBS. Le pionnier de la télévision a notamment rendu
compte de l'assassinat du président John F. Kennedy en 1963, du
premier alunissage de Neil Armstrong en 1969 et de la démission
de Richard Nixon en 1974.
Né en 1916, Walter Leland Cronkite Junior fait ses premières
armes en journalisme dans les années 1930. Il sera notamment
chef du bureau de l'agence United Press, à Moscou. Dans les
années 1940, il s'initie au journalisme de guerre. Il sera aux
premières loges lors du débarquement de Normandie et des
bombardements aériens sur l'Allemagne nazie. En 1952, Walter
Cronkite travaille déjà pour le réseau CBS. Il inaugure un
nouveau style, le reportage en direct. Puis, une fois à la barre
des nouvelles, on invente pour lui un nouveau mot dans la langue
américaine, anchorman, en français, chef d'antenne. C'est
l'assassinat du président Kennedy, le 22 novembre 1963, qui
propulse Walter Cronkite au sommet de sa profession. Il annonce
alors à une nation atterrée la terrible nouvelle. En 1968,
Walter Cronkite joue un rôle crucial en tournant l'opinion
publique américaine contre la guerre du Vietnam. Il déclare en
ondes que celle-ci ne peut pas être gagnée. Le président
américain de l'époque, Lyndon Johnson, avait plus tard déclaré
que: « Si Cronkite est contre moi, l'Amérique moyenne est aussi
contre moi ». En 1981, Walter Cronkite cède l'antenne à Dan
Rather. Ce ne sera qu'une retraite apparente, puisqu'il
continuera, jusqu'à la fin, à apparaître régulièrement dans les
médias. Walter Cronkite aura été le chef d'antenne de CBS News
de 1962 à 1981.
LE PREMIER MINISTRE PRESENTE LE CIAT A SES PARTENAIRES
FINANCIERS.
Le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis a procédé,
le lundi 13 juillet, à la présentation du Comité
Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT), une entité
qu’elle préside, à ses partenaires techniques et financiers.
Tenue à la Primature, cette rencontre a eu lieu dans l’objectif
de présenter le mandat du Comité interministériel d’aménagement
du territoire (CIAT) et son plan d’action. Le Comité
interministériel d’aménagement du territoire (CIAT) s’agit d’un
organe par lequel le gouvernement se donne pour mission de faire
face au phénomène de détérioration continue du territoire
haïtien. En plus de la présentation du mandat et du plan
d’action de CIAT à ses partenaires financiers et techniques, les
participants ont pu également réfléchir sur la mise en place
d’une Table Sectorielle « Aménagement du Territoire et Gestion
des Bassins Versants». Parlant de ce nouvel organe du
gouvernement lors du 20ième anniversaire de l’organisation «
Konbit Peyizan Nip » (KPN), Mme Michel Duvivier Pierre-Louis a
dit espérer que (CIAT) permettra d’aboutir à des actions
concertées et de mieux gérer ainsi les interventions et
initiatives dans le domaine environnemental.
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MINUSTAH
Port-au-Prince, 14 juillet 2009 – Tous les personnels
militaires devant intégrer la MINUSTAH sont soumis, dès leur
arrivée, à des mesures strictes de quarantaine. Ces dispositions
sont efficaces notamment dans l’identification, l’isolement et
le traitement de tout cas de grippe avéré ou susceptible de se
développer au sein des nouveaux arrivants en Haïti. Sur un total
de 11 militaires ayant contracté le virus de la grippe ou
suspectés d’en être toujours porteur, un soldat a présenté les
symptômes de la grippe AH1N1, et son diagnostic s’est avéré
positif. Ces soldats sont arrivés en Haïti les 1er et 2 juillet
2009 respectivement, en provenance de divers pays. Tous les
patients ont répondu positivement aux traitements qui leur ont
été administrés. A ce jour, neuf d’entre eux, dont celui atteint
du virus H1N1, ont déjà quitté la clinique d’isolement de la
MINUSTAH et en sont complètement guéris. Le 14 juillet, un
deuxième cas du virus H1N1 a été décelé dans la clinique
d’isolement et demeure sous contrôle médical. Aussitôt qu’un
patient est testé positif au virus H1N1, la MINUSTAH en informe
le Ministère de la Santé publique et de la population, selon le
protocole établi. Un prélèvement effectué sur chaque patient est
envoyé au Centre de contrôle des maladies à Atlanta, en Georgie,
pour vérification de la présence du virus H1N1.
La MINUSTAH surveille soigneusement tout les vols entrant et
transportant du personnel militaire, et soumet systématiquement
tous les nouveaux arrivants à une quarantaine de 10 jours pour
une observation de leur état de santé. Ces mesures strictes sont
conformes aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la
Santé (OMS) et ont pour objectif de limiter la propagation de
toute infection s’apparentant à la grippe, et permettent une
rapide prise en charge médicale des cas identifiés.
CONFIRMATION DE 3 CAS DE GRIPPE H1N1 EN HAITI.
La présence de la grippe A (H1N1) est confirmée en Haïti.
Trois cas avérés ont été recensés : deux agents d’un contingent
chilien fraichement débarqué et un Haïtien, a révélé le ministre
de la Santé publique lors d’un point de presse ce mardi. Trois
personnes ont été contaminées par le virus de la grippe A
(H1N1), a annoncé le ministre de la Santé public, Alex Larsen,
lors d’un point de presse cet après-midi. Il s’agit de 2 soldats
de la Minustah et d’un jeune Haïtien de 23 ans. Les deux soldats
onusiens font partie d’un contingent chilien nouvellement
débarqué en Haïti. Ils étaient affectés au Cap-Haitien
lorsqu’ils ont ressenti les symptômes de la grippe porcine. Le
contingent a été conduit à Port-au-Prince où tous ses membres
ont été placés en quarantaine. Les soldats chiliens infectés se
portent bien et sont sous médication, a assuré le ministre de la
Santé publique et de la population. Quant à l’Haïtien, il s’est
présenté lui-même à un centre hospitalier après avoir ressenti
les symptômes de la grippe A(H1N1). Il se porte lui aussi,
indique le ministre Larsen et les membres de sa famille sont
sous surveillance médicale. Le Dr Larsen appelle les membres de
la population à la vigilance et les exhorte à se faire dépister
au moindre cas de fièvre. Ils peuvent le faire dans plusieurs
centres hospitaliers du pays dont l’Hôpital de l’Université
d’Etat d’Haïti, l’Hôpital La Paix, les dix centres
départementaux, entres autres. Par ailleurs, le titulaire du
MSPP met en garde la population contre l’automédication. « Le
virus est très sensibles aux antiviraux, il peut développer
forme de résistance lorsque ceux-ci sont mal utilisés ». Le MSSP,
seul habilité à fournir des antiviraux, dispose, d’un stock
important de médicaments comme le Tamiflu pour soigner les cas
de grippe A qui peuvent se déclarer sur le territoire national,
assure le ministre de la santé.
PROCHAINE VACCINATION DE LA POPULATION CONTRE LA GRIPPE
H1N1
Tous les pays du monde devront vacciner les populations
contre le nouveau virus de la grippe A (H1N1), a annoncé, lundi,
l’Organisation mondiale de la santé (OMS) après avoir jugé que
rien ne peut arrêter ce virus. Cette résolution concerne tout le
monde, les pays touchés par le virus comme ceux qui n’ont
jusqu’à présent recensé aucun cas, telle Haïti. L’OMS a donné
son feu vert « sans réserve », ce lundi 13 juillet, à toutes les
sociétés pharmaceutiques pour fabriquer des vaccins. « Le groupe
a estimé que la pandémie de H1N1 ne pouvait pas être arrêtée et
que, par conséquent, tous les pays devaient accéder au vaccin »,
a expliqué Marie-Paule Kieny, directrice à l'OMS de l'Initiative
pour la recherche sur les vaccins. Parlant des conclusions du
groupe consultatif d'experts sur les questions d'immunisation
(SAGE) au sein de l'OMS, Mme Kieny a déclaré que chaque pays
devra aussi déterminer quels groupes sont prioritaires après les
infirmières et les médecins. Les employés des services de santé
doivent être d’abord vaccinés dans tous les pays pour qu’un
système de santé fonctionne à mesure que le virus évoluera. «
Prévenir vaut mieux que guérir », avait déjà estimé une
étudiante haïtienne en médecine, ajoutant que l’Etat haïtien
devrait prendre plus au sérieux ce virus, d'autant plus qu'un
premier cas vient d'etre enregistré dans le pays. Le virus a été
introduit en Haiti par un membre d'un nouveau contingent de la
Minustah. Selon elle, des séances de formation, pour expliquer
ce qu’est le virus et comment s’en protéger, devront se réaliser
à travers tout le pays au profit de la population.
PREMIER MINISTRE PIERRE-LOUIS ATTENDU A LA CHAMBRE
DES DÉPUTÉS.
Le premier ministre haïtien, Michèle Duvivier Pierre-Louis,
le ministre de l’Economie et des finances, Daniel Dorsainvil, et
le ministre de la Planification, Jean Max Bellerive sont
attendus ce mardi. Le projet de budget sera au centre des débats.
Le président de la commission finance de la chambre des députés
a annoncé qu’une importante réunion de travail doit se tenir ce
mardi entre les différents membres du gouvernement concernés par
l’élaboration de la loi de finance pour le prochain exercice
fiscal. « Le chef du gouvernement est celui qui fait exécuter le
budget alors que les ministre de l’Economie et de la
Planification interviennent directement dans la rédaction du
document, donc si on a ces trois personnalités, on tous les
paramètres du budget », a indiqué Jean Marcel Lumérant. D’un
autre coté, le président de la commission finance de la chambre
basse, qui a parcouru le projet de budget déposé le 30 juin
dernier, confirme une révision à la hausse du salaire des
employés de la fonction publique. « Cette augmentation concerne
seulement les agents qui ont un salaire inférieur à 38 milles
gourdes », a-t-il souligné.
MARIO ANDRESOL MAINTENU A LA TETE DE LA POLICE NATIONALE.
Dans une correspondance adressée au bureau du Sénat de la
République, le Président René Préval lui a annoncé sa décision
de reconduire à son poste le directeur général de la Police
Nationale, Mario Andrésol, dont le mandat est arrivé à terme le
5 juillet dernier. Confirmant l’information sur les ondes de
Radio Kiskeya, le Sénateur du Sud-Est Joseph Lambert (Lespwa) a
indiqué que la Chambre haute se penchera prochainement sur la
ratification de ce choix.
En cas de confirmation, le commandant en chef de la Police
Nationale aura, conformément à la constitution, un second mandat
de trois ans après celui qu’il a accompli de 2006 à 2009. Le
Sénateur Lambert s’est réjoui de la décision du chef de l’Etat
qui témoigne, selon lui, de la confiance placée en M. Andrésol
dont il vante les réalisations en matière de sécurité. Le
parlementaire précise toutefois qu’il reviendra à l’assemblée de
se prononcer sur le dossier du candidat tout en faisant état de
l’intention de ses pairs de proposer un plan de sécurité pour
les trois prochaines années. Plusieurs organisations des droits
humains comme le Réseau national de defense des droits humains (RNDDH)
et la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains
(POHDH) avaient, la semaine dernière, dressé un bilan
globalement positif de l’action du chef de la police. Sans
sous-estimer certains problèmes dont l’échec du processus
d’épuration, ils avaient notamment salué le démantèlement de
nombreuses bandes criminelles, le rétablissement de la sécurité
dans des zones de non droit et la neutralité politique de
l’unique force de sécurité du pays. Nommé à la tête de la PNH en
août 2005 par le gouvernement de transition Alexandre/Latortue
(2004-2006), Mario Andrésol, 50 ans, est un ancien officier des
Forces Armées d’Haïti ayant intégré l’institution policière à sa
création en 1995. Il fut notamment directeur central de la
police judiciaire (DCPJ) avant d’être jeté en prison sous le
gouvernement de Jean-Bertrand Aristide. Peu après sa libération,
il devait s’exiler aux Etats-Unis.
DIX ILLEGAUX HAITIENS APPREHENDES SUR LA PLAGE DE POMPANO.
Dix haïtiens, huit hommes et deux femmes, ont été
arrêtés lundi soir peu après avoir atteint les plages de Pompano
Beach , a annoncé mardi une porte-parole de la patrouille
frontalière des Etats-Unis.Les clandestins, qui se trouvaient en
bon état de santé, n’ont opposé aucune résistance à l’arrivée
des agents de l’ordre suite à un appel de la police du comté de
Broward, précise la porte-parole Elee Erice. Ils ont été tous
transférés au centre de détention de la patrouille frontalière
situé à Dania Beach.
"Il est probable que l’embarcation de sept mètres de long à
bord de laquelle avaient voyagé les réfugiés transportait encore
plus de personnes, peut-être confisquée.Les dix haitiens
interceptés étaient interrogés et soumis aux formalités
administratives d’usage avant d’être prochainement déportés vers
Haïti. La porte-parole de la police frontalière des Etats-Unis
souligne qu’aucun d’entre eux ne disposait pour l’instant de
documents de voyage. En vertu d’un accord signé en 1981 entre
Port-au-Prince et Washington, tous les illégaux haïtiens arrêtés
en territoire américain doivent être rapatriés. Depuis le début
de l’année, plusieurs centaines de personnes fuyant des
conditions économiques précaires ont été interceptées en se
dirigeant vers la Floride.
ACCIDENT SUR LA ROUTE NATIONALE No.2. 6 MORTS ET 12
BLESSES.
L’accident est survenu quand un véhicule de transport public
immatriculé au numéro TP 37954, a foncé sur un groupe de
personnes qui revenaient des funérailles d’un proche. Les
blessés ont été conduits d’urgence à l’Hôpital de Fond-des-Nègres.
Le chauffeur du véhicule, dont l’identité n’a pas été révélée, a
été emmené par la police.
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HOMMAGE MONDIAL A MICHAEL JAKSON.
La cérémonie d'hommage au "Roi de la pop" a été regardée par
des centaines de millions de personnes dans le monde. On ne sait
toujours rien de la destination finale de la dépouille du
chanteur. "Papa a été le meilleur père", a déclaré en pleurs la
fille de Michael Jackson, à la fin de la cérémonie d'hommage au
"Roi de la pop".
Paris, âgée de 11 ans, qui s'exprimait pour la première fois
en public, a pris la parole sur scène, entourée des membres de
la famille Jackson, au terme d'une cérémonie d'environ 90
minutes, mardi 7 juillet, retransmise sur Internet et par les
télévisions du monde entier et qui s'est terminée vers 12h45
locales. "Depuis que je suis née, papa a été le meilleur père
qu'on puisse imaginer. Et je veux juste dire que je l'aime
énormément", a-t-elle dit, avant de fondre en larmes.
L'hommage au chanteur, décédé le 25 juin dernier à l'âge de
50 ans, a réuni de nombreuses stars qui se sont succédées sur la
scène, au pied de laquelle avait été installé le cercueil de
Michael Jackson doré à l'or fin et recouvert d'un lit de fleurs
rouges.
La cérémonie d'hommage, regardée par des centaines de
millions de personnes dans le monde, a commencé mardi matin au
Staples Center de Los Angeles par la lecture d'un message de
Nelson Mandela. "Michael était un géant et une légende dans
l'industrie de la musique. Et nous pleurons avec des millions de
fans à travers le monde", a affirmé l'ancien président
sud-africain.
Plus de trois heures après la fin de la cérémonie, on ne
savait toujours rien de la destination finale de la dépouille du
chanteur. Les hélicoptères des chaînes de télévision qui
suivaient le convoi funèbre ont perdu la trace du corbillard
alors que les limousines de la famille du chanteur bifurquaient,
pour se rendre dans un hôtel de luxe de Beverly Hills. Plusieurs
médias envisageaient que Michael Jackson fût incinéré et ses
cendres répandues sur les terres de son ranch californien de
Neverland, au nord-ouest de Los Angeles.
Les réactions ont été nombreuses dans le monde. "Je crois que,
comme Elvis (Presley), (Frank) Sinatra, comme les Beatles, il
faisait partie intégrante de notre culture", selon Barack Obama,
président des Etats-Unis, s'exprimant depuis la Russie
"Je ne crois tout simplement pas que Michael aurait voulu que
je partage mon chagrin avec des millions d'autres personnes. Ce
que j'éprouve est entre nous", a pour sa part déclaré Elizabeth
Taylor, actrice, expliquant sur Twitter pourquoi elle n'a pas
assisté à la cérémonie.
Du Japon à l'Australie, les fans de Michael Jackson ont pris
la tête de l'hommage au "Roi de la pop" qui avait lieu mardi 7
juillet sur tous les continents, pendant que la cérémonie
officielle qui se déroulait à Los Angeles était retransmise par
les télévisions du monde entier. A Tokyo, c'est par centaines
que ses admirateurs, certains en pleurs, se sont massés en fin
de journée devant la célèbre Tower Records du quartier "branché"
de Shibuya pour regarder vidéos et clips de ses plus célèbres
albums, projetés sur des écrans dans les vitrines de magasins.
À des milliers de kilomètres plus au sud, les fans
australiens de la star, subitement morte le 25 juin, bravaient
l'hiver austral pour se masser devant des écrans géants à
Melbourne ou Sydney, qui devaient retransmettre l'hommage final.
A Hong Kong, les organisateurs d'une cérémonie ont demandé
aux fans de Jackson de venir habillés de blanc ou de noir, une
rose à la main.
En Europe, la plupart des grandes chaînes généralistes
espagnoles, françaises, allemandes ou autrichiennes, diffusaient
l'hommage, en direct ou en montrant des extraits.
A Berlin, la salle omnisports O Arena, d'une capacité de 17
000 places, était ouverte au public pour qu'il puisse y suivre
la retransmission en direct.
En Roumanie, les fans de la pop star étaient invités dans un
grand parc de Bucarest et à Costinesti, au bord de la mer Noire,
pour y revoir sur des écrans géants les clips vidéo de la star
pendant que les chaînes d'information diffusaient l'hommage en
direct. Passionné de musique, l'ancien Premier ministre letton
Ivars Godmanis, devait animer pendant cinq heures une émission
en hommage à Michael Jackson sur la radio privée SWH, diffusée
en deux parties samedi et dimanche.
Au Chili, les policiers du palais présidentiel de la Moneda
ont effectué mardi le changement de la garde au son de la
chanson "We are the world", pour rendre hommage au "Roi de la
pop".
Et en Afrique, à Krindjabo, capitale du royaume du Sanwi,
dans le sud-est de la Côte d'Ivoire, où le chanteur avait été
intronisé "prince" en 1992 au cours d'une visite, le roi Amon
N'douffou V devait encore annoncer la date de la cérémonie
prévue dans le village en hommage à Michael Jackson.
AIR CARAIBES, COMPAGNIE FRANCAISE DESSERVIRA HAITI ET
SAINT MARTIN.
La compagnie aérienne vendéenne Air Caraïbes (groupe
Dubreuil) va desservir, à partir de cet hiver, l’île de
Saint-Martin (en partie hollandaise), aux Antilles et
Port-au-Prince, en Haïti, a-t-on appris.
En vue d’optimiser son réseau vers les Antilles, la compagnie
française a ouvert, ce 8 juillet, les réservations pour sa
nouvelle ligne directe Paris (Orly) – Saint-Martin –
Port-au-Prince – Paris, lit-on sur le site www.aerocontact.com.
La rotation sera réalisée deux fois par semaine en Airbus
A330-200 à partir du 12 décembre prochain. Elle sera en place
toute l’année. Les deux destinations sont déjà desservies par
Air Caraïbes. Toutefois, l’aéroport Princess Juliana de
Saint-Martin n’est actuellement relié à Paris qu’avec une escale
préalable à Pointe-à-Pitre.
Cette nouvelle destination est destinée à compléter l’offre
d’Air Caraïbes qui dessert déjà les Antilles françaises et la
Guyane, a rapporté pour sa part le site www.ouest-france.fr.
En ce qui concerne Haïti, elle obtient deux services
hebdomadaires qui s’ajoutent aux deux qui existent aujourd’hui
depuis la Guadeloupe.
Air Caraïbes est une compagnie aérienne française basée en
Guadeloupe. Elle dessert notamment Pointe-à-Pitre, Cayenne, La
Désirade (saisonnier), Les Saintes, Marie-Galante,
Fort-de-France, Port-au-Prince, Saint-Barthélemy, Saint-Domingue,
Saint-Martin-Grand Case, Saint-Martin-Juliana et Sainte-Lucie.
Depuis fin 2007, la compagnie dessert le Costa Rica et le Panama
sur un Embraer.
GONAIVES ACCUEILLE BILL CLINTON ET LE PRESIDENT PREVAL.
L'émissaire spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clinton s'est rendu
hier aux Gonaïves, la ville qui avait le plus souffert des
ouragans de septembre 2008.
Accompagné du président haïtien René Préval, Bill Clinton a
visité des chantiers financés par le Programme des Nations unies
pour le développement (PNUD) et d'autres organisations
internationales, destinés à la construction de digues et de murs
afin d'empêcher les glissements de terrain et protéger la ville
des inondations. Apres une visite au site de la CNE, l'ex
président des Etats-Unis s'était rendu dans un centre servant
encore d'abri pour les sinistrés des cyclones.
Selon le PNUD, 5.000 emplois ont été créés sur les 32
chantiers de construction de digues et de murs aux Gonaïves,
ville située à 153 km au nord de la capitale Port-au-Prince.
C'est la ville qui a été la plus touchée par les intempéries de
l'été dernier.
Bill Clinton a également visité les travaux de curage du lit
de la rivière La Quinte, dont les flots s'étaient déversés sur
la ville l'été dernier causant d'importants dégâts. "Ce qui est
tragique dans ce qui est arrivé l'année dernière ici c'est que
80% des dommages ont été causés par les eaux et 20% par les
vents", a estimé Bill Clinton.
"Ce qu'il faut faire c'est reconstruire de manière sûre afin
non seulement de créer de nombreux emplois mais aussi de réduire
les dommages causés par le vent", a-t-il ajouté. "Si nous
reconstruisons de manière solide nous allons minimiser les
dommages". "Il sera difficile de travailler au service d'Haïti
mais j'ai beaucoup appris au cours de cette journée", a expliqué
l'Envoyé Spécial de l'ONU qui s'est également rendu dans des
quartiers pauvres de Port-au-Prince.
"Maintenant, je vais rencontrer des donateurs, c'est
important, et je vais essayer d'accélérer l'aide et m'assurer
qu'elle est dirigée vers les projets prioritaires pour Haïti",
a-t-il indiqué alors qu'il visitait une usine de recyclage de
déchets ménagers du quartier de Carrefour-Feuilles.
"Je crois aussi que nous pouvons avoir des investissements
privés ici afin de mettre les gens au travail", a-t-il par
ailleurs jugé, ajoutant: "j'ai quelques idées au niveau de
l'agriculture".
Nous allons mobiliser des fonds en vue de la création de
150,000 à 200,000 nouveaux emplois dans les prochaines années en
Haïti en tenant compte d'un plan de travail présenté par les
autorités haïtiennes, a soutenu Bill Clinton qui a également
révélé le financement par le gouvernement canadien des travaux
de construction d'un nouvel hôpital aux Gonaïves.
FIN DE MANDAT DE MARIO ANDRESOL A LA PNH. DEMANDE DE SA
RECONDUCTION.
Le directeur général de la Police Nationale d'Haïti (PNH),
Mario Andrésol, est arrivé au terme de son mandat
constitutionnel et attends la décision du chef de l'état qui
devrait le reconfirmé à ce poste ou pourvoir à son remplacement.
M Andrésol, est crédité d'un bilan positif par l'organisation
de défense des droits humains RDNNH. .
Pour Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national
de défense des droits humains (RNDDH), sous l'administration
d'Andrésol la professionnalisation de la PNH s'est nettement
accrue et des mesures vigoureuses ont été prises pour combattre
les dérives d'un nombre significatif d'éléments au sein de
l'institution. .
Il cite en exemple le massacre de Martissant dans lequel
étaient impliqués des policiers. Le directeur exécutif du RNDDH
souligne également que des policiers convaincus de violation des
droits humains ont été sanctionnés. .
Selon lui beaucoup reste à faire en vue de débarrasser la PNH
de ses mauvais garnements. M. Espérance se dit favorable au
renouvellement du mandat de M. Andresol. .
La reconduction de Mario Andresol à la tête de la police
nationale dépend du chef de l'état qui pourra de nouveau
soumettre son nom au sénat de la république ou designer une
autre personnalité. .
APRES 25 MOIS DE DETENTION FRANCK CINE POURRAIT ETRE
LIBERE.
La cour de Cassation a ordonné le mercredi 8 juillet la
libération de Franck Ciné et de tous les autres membres du
conseil d’administration de la Socabank arrêtés pour cause
d’escroquerie. Malgré la dégradation de son état de santé,
Franck Ciné, également PDG de la compagnie de téléphonie mobile
haïtienne Haitel, a passé environ 25 mois en prison, selon l’un
de ses avocats, Me Joël Petit-Homme.
MOSCOU. PRESIDENT OBAMA ACCUEILLI EN RUSSIE.
Moscou accueille ce lundi le président américain. Deux jours
de visite et un programme chargé : Barack Obama va essayer de
relancer des relations russo-américaines tombées très bas ces
dernières années. Désarmement nucléaire, Afghanistan, Iran,
sécurité européenne... les sujets sont nombreux et pour en
parler, le numéro un de la Maison Blanche a choisi son
interlocuteur : ce sera le président russe, Dmitri Medvedev.
C'est lui le chef, c'est une personnalité profonde et
progressiste, c'est l'homme qui mène la Russie avec succès dans
le XXIe siècle... Lui, c'est Dmitri Medvedev vu par Barack Obama.
Le président américain n'a pas de mots assez flatteurs pour
décrire son homologue du Kremlin et c'est avec lui, donc, qu'il
veut relancer les relations américano-russes. Après les années
Bush-Poutine qui ont vu Washington et Moscou retomber dans une
logique d'affrontement quasi-systématique, voici donc les années
Obama-Medvedev : on ne parlera plus que de confiance et de
coopération, on fera ensemble la promesse d'un avenir meilleur.
Pour marquer ce nouveau départ, l'administration américaine joue
Medvedev contre Poutine, le progrès contre l'archaïsme, le XXIe
siècle contre les vieux réflexes soviétiques. Le président
américain considère Vladimir Poutine comme un dirigeant d'une
autre époque qui n'a toujours pas compris que la guerre froide
est terminée. Et comme si le message n'était pas suffisamment
clair, Barack Obama ajoute que le président Medvedev, lui, a
bien compris que la guerre froide est finie. On sait donc avec
qui les Américains veulent travailler et c'est un premier sujet
de discorde, car Vladimir Poutine n'apprécie pas du tout la
place qu'on lui réserve et le portrait qu'on fait de lui à
Washington.
TEGUCIGALPA. HONDURAS. MANUEL ZERAYA EMPECHE DE RENTRER AU
PAYS.
Le président déchu du Honduras, Manuel Zelaya, est arrivé
dimanche soir au Salvador, après une tentative infructueuse
d'atterrissage à Tegucigalpa et une escale à Managua. Il doit
s'entretenir au Salvador avec le secrétaire général de
l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza,
ainsi qu'avec les présidents argentin et équatorien. Des
Policiers et soldats ont bloqué la piste d'atterrissage de
l'aéroport de Toncontin afin d'empêcher l'atterrissage de
l'avion du président évincé Manuel Zelaya, le 5 juillet 2009. Il
n'a pas débarquer dimanche à Tegucigalpa, où l'armée l'a
empêché de se poser, obligeant son appareil à se détourner vers
le Nicaragua. Les soldats ont en effet obstrué la piste de
l'aéroport de la capitale hondurienne avec des véhicules, après
avoir tiré sur les partisans du président déchu qui tentaient de
forcer leurs barrages, faisant deux morts et deux blessés. Les
partisans de M. Zelaya, 30 000 environ, se sont alors retirés
des abords de l'aéroport quand son avion s'est définitivement
éloigné. Le dirigeant destitué a affirmé avoir renoncé à
atterrir à Tegucigalpa pour ne pas être « intercepté » par
l'armée. L'appareil qui le transportait a ensuite pu atterrir à
l'aéroport de Managua, la capitale du Nicaragua, un Etat voisin
du Honduras. Après une escale de deux heures à Managua, l'avion
a redécollé à destination de San Salvador où Manuel Zelaya a été
accueilli à l'aéroport par ses homologues « alliés » salvadorien
Mauricio Funes, argentin Cristina Kirchner et équatorien Rafael
Correa, qui l'attendaient.
Pour forcer le retour d'un président expulsé de son pays, le cas
de Jean Bertrand Aristide, Bill Clinton avait expédié 28,000
troupes des USA pou imposer la rentrée au pays du
président déchu. L'OEA et l'ONU sont dans leurs petits souliers
pour trouver leurs propres troupes. Dans l'attente, Zelaya
restera hors du Honduras.
HAITI BATTUE PAR HONDURAS DANS LA GOLD CUP.
La sélection haitienne de football a débuté la Gold Cup par
une défaite d’un but à zéro (1-0) contre le Honduras. Elle a
encaissé le but à la 30e minute de la seconde période sur un
coup de tête smashé de Carlos Costly.
Dans cette dixième édition de la Gold Cup, les Grenadiers ont
raté leur entrée en matière face aux Honduriens qui les ont
battus samedi à Seattle. Un match nul ne serait pas démérité
pour l’équipe haïtienne qui a joué somme toute une bonne partie.
Durant toute la rencontre les deux équipes ont fait pratiquement
jeu égal. Malgré sa victoire, le Honduras n’a pas dominé la
rencontre. Les deux formations ont créé au moins chacun deux
occasions dangereuses dans la première période. À la 32e minute
un tir de Fabrice Noel dans les 25 mètres aurait pu faire mouche.
La réplique venait tout de suite du coté adverse, mais
l’excellent portier haïtien était à point nommé pour repousser
le ballon qui prenait le chemin des filets. Le tournant du match
est venu à la 30e minute de jeu après une faute d’un joueur
haïtien sur le coté droit de l’équipé haïtienne. La défense
haïtienne, qui a pourtant joué une bonne rencontre, s’est vue
prise d’assaut par Carlos Yair Costly Molina. Ce dernier a
propulsé la balle au fond du filet malgré deux défenseurs.
L’entraineur de la sélection haïtienne Jairo Rios Rindon a
démarré avec Jean Dominique Zéphirin, Frantz Bertin, Bruny
Pierre –Richard, Vaniel Sirin, Frantz Gilles, James Marcelin,
Fabrice Noel, Jean-Marc Alexandre, Leonel Saint-Preux, Raymond
Ednelson, Brunel Fucien L’équipe haïtienne jouera son deuxième
match le 8 juillet 2008 contre la Grenade.
BILL CLINTON VISITE HAITI CETTE SEMAINE DU 6 AU
8.
Bill Clinton, ancien président des États-Unis, effectue sa
deuxième visite en Haïti en 2009, la première en sa qualité
d’Envoyé Spécial de l’ONU du 6 au 8 juillet.
L’Émissaire de l’ONU se rend en Haïti dans le but «
d'évaluer la meilleure façon de soutenir les efforts de
préparation de la nouvelle saison cyclonique, de création
d'emplois et de renforcement de la fourniture de services
sociaux de base ».
M. Clinton concentrera également ses efforts pour assurer que
les Nations Unies, la société civile et les bailleurs de fonds
conjuguent leurs efforts avec le plan de reconstruction du
gouvernement haïtien et assurent une bonne coordination entre
eux, lit-on dans le communiqué.
Cette mission d'information devra permettre à l’ex-chef
d’État américain, d’une part, de s'engager et de mieux
s'informer en rencontrant les Haïtiens pour évaluer les efforts
de préparation et de relèvement suite aux désastres naturels, et
d’autre part de relever d'autres défis importants de
développement.
La nomination de M. Clinton en tant qu’envoyé spécial de
l'ONU pour Haïti a son origine dans son engagement en faveur du
pays depuis qu'il était à la Maison-Blanche.
Elle se fonde aussi sur l'appui qu'il a apporté en tant
qu'envoyé spécial de l'ONU pour les efforts de relèvement suite
au tsunami après le tremblement de terre de 2004 dans l'Océan
indien, et plus récemment, son appel pour l'action en faveur
d'Haïti à travers la « Clinton Global Initiative (CGI) » en
septembre 2008, qui a généré plus de 20 projets en Haïti d'une
valeur estimée à plus de 130 millions de dollars américains, a
conclu la note.
CANADA. ANNULATION DE LA DETTE D'HAITI A L'EGARD DU
CANADA.
Le gouvernement du Canada a annoncé hier une remise de dette
de 2,3 millions de dollars à Haïti, annulant ainsi la
totalité de la dette du pays des Caraïbes à son égard. L'annonce
a été faite par le ministre canadien des Finances Jim Flaherty
lors d'une réunion au Chili des gouverneurs de la Banque
interaméricaine de développement (BID) et des ministres des
Finances d'Amérique latine et des Caraïbes. L'annulation de la
dette s'inscrit dans le cadre du programme canadien de 1,3
milliard de dollars visant à alléger la dette des pays les plus
pauvres. Avec ce nouveau montant, le Canada annule la totalité
de la dette d'Haïti à son égard, a expliqué le ministère
canadien des Finances dans un communiqué. Le Canada a accordé à
ce jour des remises de dettes d'une valeur de 965 millions de
dollars aux pays les plus pauvres et les plus endettés, "ce qui
comprend toutes les dettes admissibles des pays d'Amérique
latine et des Caraïbes", a-t-il précisé. L'annulation de la
dette envers le Canada est intervenue 48 heures après l'annonce
d'une réduction de 74% de la dette d'Haïti envers la Banque
Mondiale. Avec une réduction de 1,2 milliards de dollars Haïti a
réussi à entrer dans le cadre de l'Initiative en faveur des pays
pauvres très endettés (PPTE) lancée en 1996 par cette
institution financière et le Fonds monétaire international.
LOS ANGELES . MICHAEL JACKSON: DANS L'ATTENTE DE SA
SEPULTURE.
Il n’y aura pas de cérémonie à la mémoire de Michael Jackson
dans sa propriété californienne de Neverland, à la grande
déception de ses fans qui ont fait le déplacement et sont
rassemblés, désemparés, devant l’entrée. Un hommage public au «
roi de la pop » se tiendra mardi dans la salle du Staples Center
de Los Angeles, ont annoncé jeudi 2 juillet les représentants de
la famille Jackson. L’ambiance est assez surréaliste, Imaginez
une toute petite route de montagne serpentant dans un paysage
méditerranéen, avec des ranchs, des chevaux et des vaches dans
les champs. Et puis, soudain, le cirque, le grand barnum sur un
kilomètre de part et d’autre de la route. On aperçoit d’abord
les gros camions-régie des télévisions, des voitures, quelques
tentes sont également plantées sur le bas-côté. Tous stationnent
devant un portail, celui du ranch Neverland qui s’ouvre de temps
à autre pour laisser passer une voiture ou un camion. Autour de
cette porte, les fans ont déposé des ballons, des nounours, des
lettres, des bougies et des bouquets de fleurs aussi, mais
qui commencent déjà à faner. Les fans qui espéraient pouvoir
rendre hommage demain vendredi à leur idole sont désolés et
complètement désemparés. Les fans de Michael Jackson se
recueillent aussi devant la résidence de leur idole à Beverly
Hills, en Californie. Quelle destination finale pour la
dépouille de la star ? En fait, il semblerait que tous ces
rebondissements soient en partie liés au fait que l’on a
découvert, mais un peu tard, qu’une loi en vigueur à Los Olivos
interdit d’enterrer quelqu’un sur une propriété privée, sauf à
obtenir une dérogation, ce qui peut prendre beaucoup de temps.
Neverland deviendra-t-il pour Michael Jackson ce qu’est
Graceland à Memphis pour Elvis Presley? On ne connaît toujours
ni le lieu, ni l’heure de la cérémonie funéraire. Le clan
Jackson semble avoir du mal à gérer la situation, d’autant que
tout se déroule dans une atmosphère de scandale
L’enquête se resserre désormais autour des nombreux médecins qui
prescrivaient à Michael Jackson des médicaments puissants. Même
l’Agence fédérale de lutte contre la drogue s’en mêle désormais,
alors que l’on attend le résultat des deux autopsies.
DES DEPUTES ENQUETENT SUR LA SITUATION DES PRISONNIERS EN
HAITI.
Le président de la commission a indiqué que celle-ci allait
procéder à une série de visites dans les différents centres de
détention du pays en vue de constater l’état dans lequel les
prisonniers sont incarcérés.
Cette inspection doit commencer à partir de lundi dans les
prisons de la zone métropolitaine avant de s’étendre dans les
centres situées dans villes de province, a indiqué Arcène
Dieujuste, président de la commission.
« L’objectif de cette série de visite est de constater par
nous même le mode de vie qui existe dans les centres carcéraux
du pays et voir comment on peut porter une certaine amélioration
dans la situation des prisonniers », a soutenu le député.
Le parlementaire a d’autre part indiqué, que les membres de
la commission seraient accompagnés de spécialistes en droits
humains afin de les aider à mieux comprendre les abus dont sont
victimes les détenus.
M. Dieujuste a aussi attiré l’attention sur la détention
préventive prolongée, une violation des droits des incarcérés de
plus en plus décriée dans le système judiciaire haïtien.
Les résultats de cette enquête seront rendus publics lors
d’un colloque sur la prison en Haïti dont la date n’a pas été
communiquée.
La situation des prisonniers est exécrable dans les centres
de détention en Haïti. Les détenus ne disposent que de 0.81
mètre carré alors que les normes internationales en vigueur font
état de 4.5 mètres carré par individu.
ORGANISATIONS SYNDICALES EN FAVEUR DE LA PROPOSITION
PREVAL DE SALAIRE.
La Commission des affaires sociales de la chambre des
députés a rencontré le mercredi 1er juillet des représentants de
quatre organisations syndicales dont la Coordination syndicale
haïtienne autour de la loi fixant le salaire minimum à 200
gourdes.
Les syndicalistes disent espérer une solution à l’amiable
entre les parlementaires, l’exécutif et le secteur privé, mais
affirment que la menace de licenciement massif lancée par les
patrons est réelle. Se disant préoccupés par le taux de chômage,
ils souhaitent donc que l’assemblée législative tienne compte
des objections du Président de la république.
« Les 200 gourdes nous seraient bénéfiques » admet Étienne
Romain, représentant d’un syndicat d’ouvriers, mais avec le
monopole que détiennent les patrons, il dit craindre une vague
de révocation massive.
D’un autre côté, des ouvriers du Parc industrielle (Rte de
l’Aéroport) réclament haut et fort ces 200 gourdes. Une femme
s’est même dite disposée à rejoindre les étudiants dans les
manifestations. Ces derniers projettent d’organiser une nouvelle
marche pacifique le 3 juillet prochain qui partira de la Faculté
des sciences humaines (Ave Christophe) pour aboutir devant le
parlement (Bicentenaire.
Par ailleurs, Steven Benoît, le député de Pétion-Ville à
l’origine de cette loi, risque de se retrouver seul si l’on en
croit les déclarations du sénateur Jean Hector Anacacis. Selon
le premier sénateur de l’Ouest, plusieurs députés auraient déjà
négocié leur vote soit avec l’État, ou avec le secteur privé
pour valider les propositions du président René Préval.
LA BANQUE MONDIALE ET LA DETTE EXTERIEURE D'HAITI.
La Banque mondiale a annoncé mardi un accord qui permettra
de réduire la dette extérieure d'Haïti d'environ 1,2 milliard de
dollars. Celle-ci passera de 1,9 milliard à 800 million de
dollars avant d’être éliminée définitivement. Sur cette somme,
265 millions de dollars proviennent d'un accord signé dans le
cadre de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE)
lancée en 1996 par le Banque mondiale et le Fonds monétaire
international pour encadrer l'effort d'effacement de la dette
des pays les plus démunis. D'autre part, 973 millions de dollars
seront déduits dans le cadre de l'initiative d'allégement de la
dette multilatérale (IADM), lancée en 2005. Haïti est le 26e
pays à parvenir à un tel accord. En échange, le pays a adopté
des réformes "ayant pour objectif d'établir un environnement
macroéconomique plus stable et de mettre en oeuvre sa stratégie
nationale de réduction de la pauvreté", a indiqué la BM dans un
communiqué. Port-au-Pince a également "renforcé son
administration fiscale et ses douanes, et amélioré sa gestion et
sa publication de la dette". Enfin, la réduction de la dette
haïtienne s'accompagnait de conditions sociales, le pays s'étant
engagé à maintenir un budget conséquent pour l'éducation et la
santé, avec entre autres "un mécanisme de financement qui
permettra à plus de 50.000 enfants supplémentaires d'aller à
l'école", des mesures de prévention contre le sida et la
rougeole, et l'extension de la vaccination
diphtérie-tétanos-poliomyélite. La Banque mondiale n'a pas
précisé quelle part de la dette du pays représentaient ces 1,2
milliard de dollars. Elle a cependant indiqué que la dette
publique représentait au 30 septembre 36% du produit intérieur
brut, et la dette extérieur 28% du PIB. En s'appuyant sur
l'estimation du PIB haïtien faite par le FMI, la réduction de la
dette concerne environ 74% de la dette extérieure. Les
créanciers internationaux d'Haïti sont la Banque de
développement interaméricaine (41% du total), la Banque mondiale
(27%) et divers pays (24%). Le ministre haïtien des Finances,
Daniel Dorsainvil, cité dans le communiqué, s'est félicité de
cet accord qui aidera le pays "à investir dans des programmes de
croissance et de réduction de la pauvreté". Haïti, pays
francophone des Antilles, est le pays le plus pauvre du
continent américain, et a dû en plus faire face en 2008 à quatre
ouragans et tempêtes tropicales dévastateurs.
PRESIDENT PREVAL ET LES AMBASSADEURS DES PHILIPPINES ET DU
BURKINA FASO.
Le président de la République, René Preval, a reçu
mercredi les ambassadeurs du Burkina Faso et des Philippines,
respectivement Ouedraogo Daniel et Corsino Macarihur Flores. Ils
promettent d’accompagner le pays dans bien des domaines.
Ouedraogo Daniel, premier ambassadeur du Burkina Faso en
Haïti, s’est dit heureux de travailler au pays comme ambassadeur
plénipotentiaire. Il a rappelé qu’Haïti et le Burkina Faso ont
beaucoup de similitudes notamment du point de vue linguistique.
« Les domaines de coopérations sont diversifiés. Vous avez la
chance d’avoir un pays qui regorge de cadres compétents et qui
maitrisent toutes les matières, le Burkina a besoin de cette
coopération. En matière de culture, vous savez que nous abritons
le plus important festival panafricain de cinéma à Ouagadougou,
qu’on appelle le Fespaco. Nous avons le domaine des sports, des
télécommunications, l’éducation et tout un plan de coopération
qu’il va falloir développer pour le bien des deux pays », a
souligné Ouedraogo Daniel.
Pour sa part, le diplomate Philippin, Corsino Macarihur,
Flores a souligné que les deux pays ont du se battre pour leur
indépendance et continue encore à lutter pour leur développement
socio-économique. Il a aussi mis l’accent sur la présence des
troupes Philippines de la Minustah en guise de commencement de
coopération entre les deux pays.
« Nous espérons pouvoir développer encore plus cette coopération
dans le secteur de l’éducation et d’autres projets évidemment.
Et nous serons heureux de contribuer à l’amélioration de la
situation économique d’Haïti », a-t-il déclaré. Corsino
Macarimur Flores a, de son côté, fait remarquer l’existence
d’une communauté Philippine au pays. Ces asiatiques travaillent
surtout dans le commerce. Selon l’ambassadeur des Philippines,
ceux-ci contribuent également au renforcement des institutions.
Ouedraogo Daniel, ambassadeur du Burkina Faso en Haïti est
actuellement ambassadeur Cuba. Il a travaillé dans
l’administration publique de son pays comme diplomate,
gestionnaire de projet, ministre délégué alors que Corsino
Macarimur Flores a été consul à Washington.
MONTREAL, CANADA. MUSIQUE HAITIENNE AU FESTIVAL DE LA
MUSIQUE.
Dans le cadre du Festival International de la musique haïtienne
de Montréal, une place spéciale est réservée cette année à la
musique racine et, pour la première fois, acoustique. Deux
soirées spéciales se tiendront le 8 et le 9 juillet prochains au
restaurant Le Palace de Montréal, dans le cadre de ce festival,
pour promouvoir la musique racine et acoustique haïtienne.
Réalisé avec la collaboration du Consulat Général d’Haïti à
Montréal, le 8 sera une occasion pour rendre un hommage à Eval
Manigat, décédé récemment à l’âge de 69 ans. Avant de fonder sa
propre formation, Tchaka, celui qui est considéré comme l’un des
meilleurs Jazzmen haïtiens, avait joué avec les groupes Vaccine,
Buzz et The Young latins. La soirée du lendemain est, quant à
elle, réservée pour la première fois de l’histoire de ce
festival à la musique acoustique. Baptisée Ayiti Deploge, cette
soirée verra défiler de grands noms de la musique haïtienne tels
que Claude Marcelin, Oswald Durand Jr et Toto Laraque, les
artistes Jessica Valmé, Sébastien de T-Kabzy et même Shaba de
Djakout Mizik. Ces artistes revisiteront tous leurs répertoires
sous des airs acoustiques. La 4ème édition du Festival
International de Musique Haïtienne de Montréal se tiendra du 8
au 12 juillet 2009 à Montréal.
PUBLICATION DES RESULTATS DU SECOND TOUR DES SENATORIALES
PARTIELLES.
Le Conseil Electoral Provisoire a publié ce lundi 29 juin
les résultats du second tour des sénatoriales partielles qui se
sont déroulées le 21 juin écoulé. Le grand gagnant est le
regroupement Lespwa qui a remporté cinq sièges. Le Conseil
électoral provisoire (CEP) a publié lundi dans l’après-midi
les résultats du second tour des sénatoriales. Lespwa en sort
avec 5 nouveaux sièges au Sénat dont John Joseph Joël pour
l’Ouest et Moïse Jean-Charles pour le Nord. Les autres partis et
regroupements comme OPL, Fusion, Uccade, Ayiti ann Aksyon et
Komba obtiennent chacun un siège. Le Directeur général du Pierre
Louis Opont, révèle à la presse que les 16 millions de dollars
débloqués pour leur réalisation ont été épuisés. Aucune
estimation sur le taux de participation au second tour n’a été
communiquée.
Les résultats se presentent comme suit :
Jean Baptiste Jean Willy (Artibonite, AAA), Louis Michelet (
Artibonite, Indépendant), Roumer Jean Maxime (Grand-Anse, Lespwa),
Jeanty Jean William, (Nippes, Komba), Moïse Jean Charles (Nord,
Lespwa), Pierre-Louis Lucien Derex (Nord-Est, Lespwa), Joazile
Jean Rodolphe (Nord-Est, Fusion), Hyppolite Melius (Nord-Ouest,
OPL), John Joseph Joël (Ouest, Lespwa), Laguerre Joseph Benoit (Sud
Uccade) et Lambert Wenceslass (Sud-Est, Lespwa).
Ces résultats ne sont pas définitifs, car les candidats et
mandataires ont 72 heures pour présenter des contestations, a
indiqué Frantz Bernardin, porte-parole du CEP.
PRESIDENT PREVAL ECRIT AU PARLEMENT HAITIEN.
Ci-jointe, la lettre du Président Préval en date du 17Juin 2009,
adressée au Président du Sénat, Kelly Bastien et
au President de la Chambre des Députés Levaillant Louis-Jeune,
exposant les motifs des objections à la loi fixant le salaire
minimum votée par le Parlement.
Prezidan,
M resevwa, jou ki te lendi 8 jen 2009 lwa sou salè minimòm
nan. Anpil chita pale ak divès sektè montre m ke lwa a, jan l
vote a, ka poze anpil pwoblèm ki gen gwo konsekans. Lèt m ap
ekri w jodi a se pou m eksprime Onorab Senatè ak Depite yo
preyokipasyon m ak vizyon m.
Onorab Senatè, Onorab Depite,
Lemond antye ap viv yon kriz ekonomik terib. Kwasans mondyal
la ki te +4,8% an 2005 tonbe a -1,3% an avril 2009.
Kidonk sa ki karakterize ekonomi mondyal la jodi a se
degrengolad aktivite ekonomik yo, kit se nan peyi devlope yo,
kit se nan peyi soudevlope yo. Pi gwo konsekans kriz ekonomik sa
a, se yon ogmantasyon chomaj toupatou. Ozetazini pa egzanp, to
chomaj la pase de 5,8% an jiyè 2008 a 9,4% an avril 2009. Sa vle
di li preske double nan mwens ke yon lane. E se preske menm
pwoblèm lan toupatou. Gwo sousi dirijan nan lemond antye jodi a
se relanse ekonomi yo pou stope chomaj la k ap ogmante chak jou.
Prezidan, Onorab Palmantè,
Si chomaj vin tounen yon gwo pwoblèm pou anpil peyi, chomaj
se yon gwo pwoblèm depi tout tan an Ayiti kote se anviwon 250
mil moun sèlman k ap travay nan sektè fòmèl la e pifò sila k ap
travay yo ap viv nan mizè. Alewè pou plizyè milyon sila ki pap
travay yo. Yo evalye kantite moun ki pap travay nan peyi a a
70%. Sa fè anpil Ayisyen ki lage de bra pandye.
RESUME DES PROPOSITIONS DU PRÉSIDENT PRÉVAL.
I. Propositions :
A. Les établissements industriels et commerciaux (sauf les
industries dédiées à la réexportation : sous-traitance): Pour
ces établissements, le salaire minimum à payer est fixé à 200
gourdes par journée de huit (8) heures de travail à partir du
1er octobre 2009.
B. Les industries dédiées à la réexportation (sous-traitance)
(1)
Les salariés (2) Les travailleurs payés à l’unité de
production (2) 1er octobre 2009 (3) 125gdes/jour (4) 200gdes (5)
1er octobre 2010 150gdes/jour 250gdes 1er octobre 2012
200gdes/jour 300gdes
II. Explications :
(1) 60 à 70% de la population active du pays sont au chômage.
Il est donc urgent de créer massivement des emplois. La
sous-traitance est un secteur à haute intensité de main-d’œuvre
susceptible de permettre d’atteindre cet objectif.
Cependant, il s’agit d’une industrie qui peut se délocaliser
rapidement vers des pays où la main d’œuvre est meilleur marché,
tous les autres facteurs de production étant égaux.
Donc, les démarches visant la création massive d’emplois à
partir de ce secteur doivent prendre en compte le salaire
pratiqué dans les pays concurrents.
La main-d`œuvre est une composante importante (40% à 60%) du
coût de production de la sous-traitance. Toute variation du prix
de ce facteur, à la hausse ou à la baisse, dans un pays ou dans
des pays concurrents, peut avoir de sérieux effets. Exemples :
• La République Dominicaine avait 210.000 emplois en 2002
avec un salaire de 2,80 US$/jour. En 2004, le salaire est passé
à 5,00 US$/jour, entrainant une perte de 110.000 emplois dans le
secteur.
• Le Nicaragua avait 85.000 emplois en 2005 avec un salaire
de 3,00 US$/jour. En 2006, le salaire est passé à 4,60 US$/jour,
entrainant une perte de 25.000 emplois.
(2) Dans l`industrie de la sous-traitance, on distingue deux
catégories de travailleurs :
• Les salariés : Il s`agit du personnel de support à la
production. Ce personnel n`est pas payé à la tâche. Sa
rémunération est fixe.
• Les travailleurs payés à l`unité de production,
c`est-à-dire à la tâche. Leur rémunération est calculée en
fonction de leur rendement.
(3) La date du 1er octobre a été retenue comme date d’entrée
en vigueur de la loi, en conformité avec le calendrier fiscal et
pour donner aux entreprises le temps de s’adapter aux exigences
de la nouvelle loi.
(4) Le salaire minimum de 125 gourdes représente une
augmentation de 78,6% par rapport au salaire minimum de 70
gourdes. Ce salaire minimum est fixé à 150 gourdes au 1er
octobre 2010, et à 200 gourdes au 1er octobre 2012.
(5) Le prix payé pour l’unité de production (la pièce, la
douzaine, la grosse, le mètre, etc.) doit être fixé pour
permettre à chaque travailleur (euse) de réaliser pour sa
journée de 8 heures de travail au moins les 200 gourdes à partir
d’octobre 2009, 250 gourdes en octobre 2010, et 300 gourdes en
octobre 2012.
Si le travailleur dépasse le tarif, son revenu sera majoré au
prorata de sa production. Si le travailleur ne réalise pas le
tarif, son revenu ne peut être inférieur à 125 gourdes en 2009,
150 gourdes en 2010, et 200 gourdes en 2012.
I. Propositions :
A. Les établissements industriels et commerciaux (sauf les
industries dédiées à la réexportation : sous-traitance): Pour
ces établissements, le salaire minimum à payer est fixé à 200
gourdes par journée de huit (8) heures de travail à partir du
1er octobre 2009.
B. Les industries dédiées à la réexportation (sous-traitance)
(1)
Les salariés (2) Les travailleurs payés à l’unité de
production (2) 1er octobre 2009 (3) 125gdes/jour (4) 200gdes (5)
1er octobre 2010 150gdes/jour 250gdes 1er octobre 2012
200gdes/jour 300gdes
II. Explications :
(1) 60 à 70% de la population active du pays sont au chômage.
Il est donc urgent de créer massivement des emplois. La
sous-traitance est un secteur à haute intensité de main-d’œuvre
susceptible de permettre d’atteindre cet objectif.
Cependant, il s’agit d’une industrie qui peut se délocaliser
rapidement vers des pays où la main d’œuvre est meilleur marché,
tous les autres facteurs de production étant égaux.
Donc, les démarches visant la création massive d’emplois à
partir de ce secteur doivent prendre en compte le salaire
pratiqué dans les pays concurrents. La main-d`œuvre est une
composante importante (40% à 60%) du coût de production de la
sous-traitance.
Toute variation du prix de ce facteur, à la hausse ou à la
baisse, dans un pays ou dans des pays concurrents, peut avoir de
sérieux effets. Exemples :
• La République Dominicaine avait 210.000 emplois en 2002
avec un salaire de 2,80 US$/jour. En 2004, le salaire est passé
à 5,00 US$/jour, entrainant une perte de 110.000 emplois dans le
secteur.
• Le Nicaragua avait 85.000 emplois en 2005 avec un salaire
de 3,00 US$/jour. En 2006, le salaire est passé à 4,60 US$/jour,
entrainant une perte de 25.000 emplois.
(2) Dans l`industrie de la sous-traitance, on distingue deux
catégories de travailleurs :
• Les salariés : Il s`agit du personnel de support à la
production. Ce personnel n`est pas payé à la tâche. Sa
rémunération est fixe.
• Les travailleurs payés à l`unité de production,
c`est-à-dire à la tâche. Leur rémunération est calculée en
fonction de leur rendement.
(3) La date du 1er octobre a été retenue comme date d’entrée
en vigueur de la loi, en conformité avec le calendrier fiscal et
pour donner aux entreprises le temps de s’adapter aux exigences
de la nouvelle loi.
(4) Le salaire minimum de 125 gourdes représente une
augmentation de 78,6% par rapport au salaire minimum de 70
gourdes. Ce salaire minimum est fixé à 150 gourdes au 1er
octobre 2010, et à 200 gourdes au 1er octobre 2012.
(5) Le prix payé pour l’unité de production (la pièce, la
douzaine, la grosse, le mètre, etc.) doit être fixé pour
permettre à chaque travailleur (euse) de réaliser pour sa
journée de 8 heures de travail au moins les 200 gourdes à partir
d’octobre 2009, 250 gourdes en octobre 2010, et 300 gourdes en
octobre 2012. Si le travailleur dépasse le tarif, son revenu
sera majoré au prorata de sa production. Si le travailleur ne
réalise pas le tarif, son revenu ne peut être inférieur à 125
gourdes en 2009, 150 gourdes en 2010, et 200 gourdes en 2012.
LA FRANCE ET LA BID FONT DES DONS A HAITI POUR L'EDUCATION
ET ALIMENTATION. .La banque Interaméricaine de développement
annonce un montant de 20.5 millions de dollars de don pour la
rénovation et la construction de nouvelles écoles en Haïti.
Alors que la France dit octroyer un million de dollars comme
aide alimentaire. D’après un communiqué publié à Washington, la
BID annonce un don de 20.5 millions de dollars à Haïti. Ces
fonds seront engagés dans la reconstruction ou la réparation des
écoles abîmées par les ouragans de l’été dernier. Grâce à ce don
de la BID, les responsables haïtiens de l’éducation pourront
procéder à la rénovation d’une cinquantaine d’écoles publiques
tout en les dotant de matériels adéquats, à savoir de bureaux,
de réfectoires, de cuisines, de toilettes, d'installations d'eau
potable et de porte-lampes solaires. Ce projet sera exécuté par
le Fonds haïtien d'aide économique et sociale (FAES) qu’on
présente comme une institution qui a une expertise dans la
construction des projets d’infrastructure. On rapporte même que
les 330 écoles construites ou réparées par le FAES n’ont subi
que de très légers dommages lors des intempéries de 2008. Cette
institution d’Etat devra s’enquérir auprès des autorités locales
pour compléter son budget. Cependant, le communiqué de la BID ne
fait mention ni de la date de démarrage des travaux, ni, non
plus, de la date du décaissement des fonds. D’un autre coté, la
France annonce la mobilisation d’un million de dollars pour
venir en aide à Haïti dans le secteur de l’alimentation. Le
ministère des affaires étrangères et européennes, qui a fait
l’annonce, indique qu’Haïti est le seul Etat indépendant non
africain qui bénéficie de ce don. La France confie son aide
alimentaire à des organisations tels que le PAM, le CICR,
l’UNICEF et à des ONG locales et internationales.
CHAMBELLAN. DES FOURMIES TUEUSES ENVAHISSENT LA GRANDE
ANSE.
Des fourmis tueuses font leur première victime humaine à
Chambellan. Saint Louis du sud s’embrase après la mort d’un
jeune homme. A Paillant, une enquête est ouverte pour faire la
lumière sur les 4 morts après une veillée de prière. Le maire de
Chambellan appelle à l’aide contre une épidémie de fourmis
dévastatrices dans sa commune. Les fourmis détruisent les
plantations, tuent les animaux des Chambellanais et viennent de
faire leur première victime humaine, un bébé de quelques mois.
Le premier citoyen de la ville réclame une intervention du
ministère de l’environnement, de celui de l’agriculture et de la
santé qu’il juge concernés par la question. Il y a environ 2 ans,
des fourmis tueuses avaient mené la vie dure aux habitants de
Plaisance dans le Nord.
Autres nouvelles
Sud/Saint Louis du Sud
Une maison et plusieurs véhicules ont été incendiés après le
meurtre d’un jeune homme dimanche dans la commune de Saint-Louis
du Sud. La victime, Grégory Nelsé, aurait été abattue lors d’une
dispute au "Club Saint Georges" par Oswald Aladin, frère de Jean
Claude Aladin dont les biens ont été incendiés. Une enquête est
ouverte selon les autorités policières de la commune qui
annoncent qu’un individu a déjà été interpellé.
Nippes/Paillant
Dans la commune de Paillant, la police annonce avoir ouvert une
enquête sur les 4 morts et les 9 comateux découverts la semaine
dernière dans une maison où se tenait une réunion de prière. Les
personnes qui étaient tombées dans le coma sont rentrées chez
elle dans un état instable, ont fait savoir les autorités
policières.
LOS ANGELES. LES CAUSES DU DÉCÈS DE MICHAEL JACKSON
TOUJOURS INCERTAINES.
Il faudra attendre encore quelques semaines avant de savoir
précisément quelles sont les causes de la mort de Michael
Jackson. Le porte-parole de l'Institut médico-légal a cependant
annoncé que les médecins n'avaient trouvé sur le corps du
chanteur aucun signe de "traumatisme" ou de violence. Selon ses
proches, le chanteur était un consommateur important de
médicaments et son médecin personnel a disparu. L’autopsie
réalisée vendredi 26 juin sur le corps de Michael Jackson n’a
pas permis de déterminer la cause de sa mort, a indiqué le
médecin légiste de la police de Los Angeles, au cours d’une
conférence de presse retardée à deux reprises dans l’après-midi
de ce vendredi. Les autorités veulent procéder à des analyses
toxicologiques, avant de pouvoir se prononcer. Cela pourrait
prendre de quatre à six semaines. L'enquête scientifique relance
les rumeurs ici sur le décès du chanteur. Michael Jackson
prenait des médicaments ; son médecin personnel, qui se trouvait
à ses côtés au moment de l’accident, et qui l’a accompagné
jusqu’à l’hôpital, a d’ailleurs pris la poudre d’escampette
après l’annonce de la mort du chanteur. Sa voiture a été saisie
par la police. Plusieurs sources dans la presse américaine
affirment qu’il aurait injecté un dérivé de morphine à Michael
Jackson, quelques minutes avant qu’il ne fasse un arrêt
cardiaque. Michael Jackson aurait-il succombé à une overdose ?
Tout porte à croire en tout cas qu’il n’y avait déjà plus
d’espoir lorsque les secours sont arrivés. L'appel reçu par
Police Secours, jeudi 25 juin à midi et demi, en témoigne. « Il
ne respire plus, explique l’interlocuteur, on tente de le
ranimer mais il ne réagit pas. »
JOHNY JOSEPH, ANCIEN PRÉSENTATEUR DE LA TÉLÉVISION
NATIONALE EST DÉCÉDÉ. Johny Joseph, présentateur vedette du
journal français de la Télévision nationale d’Haïti (TNH) durant
les années 80, est mort le 23 juin dernier d’un cancer à
l’hôpital du Canapé-Vert. Le politologue et journaliste Johny
Joseph est décédé à l'âge de 45 ans à l'hôpital du Canapé-Vert
des suites d'un cancer qu'il a courageusement supporté depuis
des années. Johny Joseph était présentateur vedette du journal
français de la télévision d'Etat durant au cours des années 80.
Professeur de philosophie et de belles lettres, de sciences
politiques et de relations publiques, il a contribué à la
formation de plusieurs générations d'étudiants au niveau
secondaire et universitaire.Pprofondes sympathies à sa famille,
aux autres confrères de la presse, à ses collègues professeurs,
aux étudiants du Centre d'Etude Diplomatique et Internationale
(CEDI), à l'Académie Nationale Diplomatique et Consulaire (ANDC),
à l'Université Notre Dame, à l'Université Anacaona et à
l'Université de Port-au-Prince affligés par cette perte.
La date de ses funérailles sera annoncée ultérieurement.
LA PNH A FAIT LE BILAN DES OPÉRATIONS ANTI DROGUE DE 2006
A 2009.
La direction centrale de la police judiciaire a présenté le
26 juin un bilan des opérations menées dans le cadre de la lutte
contre le trafic de stupéfiants de 2006 à juin 2009. Selon le
commissaire Patrice Israël la police haïtienne a procédé à la
saisie de 753 kilos de cocaïne, de 2.8 tonnes de marijuana, de
32 véhicules, de 30 armes à feu, d’un bateau et de plus de 2.4
millions de dollars US. Dans la même période 16 personnes ont
été extradées vers les Etats-Unis.
AUTRES NOUVELLES.
A l’occasion de la journée caraïbéenne du dépistage du virus
du sida ce 26 juin, la Cecosida et la Scotiabank ont organisé
une journée gratuite de dépistage du virus. Plusieurs personnes
se sont rendues dans les succursales de la Scotiabank dans la
capitale haïtienne pour se faire dépister.
Le président du Sénat, Kelly Bastien, demande au gouvernement
de régulariser la situation des employés contractuels de l’État
qui ont plus d’un an de service. Le sénateur a été approché par
des contractuels qui travaillent depuis plus de 10 ans dans le
système sans la possibilité de bénéficier des fonds de pension
et d’une assurance. Kelly Bastien souhaite que cette affaire
soit réglée avec l’adoption du budget 2009/2010.
La commission des affaires sociales de la Chambre basse
projette d’entamer des pourparlers avec les différents secteurs
impliqués dans la question du salaire minimum. Les secteurs
seront invités à défendre leur position devant la dite
commission. Suite à l’objection de l’exécutif à l’application de
la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes, plusieurs
parlementaires ont annoncé qu’ils ne feront pas le retrait de
cette loi.
La France va accorder un million d’euros d’aide
humanitaire à Haïti. L’information a été rapportée par le site
internet « France diplomatie ». Suite au passage des ouragans de
l’an dernier sur le pays, plusieurs experts ont indiqué qu’Haïti
était en proie à une grave crise humanitaire.
=====
TEHERAN. L'AYATOLA ALI KHAMENEI A PARLÉ CE VENDREDI
. LE PEUPLE A CHOISI.
Dans son prêche diffusé en direct à la TV ce vendredi
matin, Ali Khamenei a indiqué que « le bras de fer dans la rue
est une erreur » et que le pouvoir « ne cèdera pas ». Le Guide
suprême de la République islamique d'Iran a prévenu « les
responsables politiques qui ont une influence sur le peuple »
qu'ils « devraient faire très attention à leur comportement ».
Il nie par ailleurs les dissenssions apparues au sommet de la
direction islamique.
Pour Ali Khamenei, pas question de remettre en question les
résultats qui ont donné la victoire au président sortant, son
poulain Mahmoud Ahmadinejad. « La vérité sort des urnes, pas de
la rue », insiste-t-il. La République islamique ne cèdera pas
face à ceux qui crient à la fraude électorale, à ceux qui
parlent de fracture au sein de la direction islamique. Au
contraire, sa légitimité sort renforcée de l'épreuve électorale,
fait-il remarquer. Il en veut pour preuve le taux de
participation record de la présidentielle. Ainsi, explique-t-il,
il existe bel et bien une « démocratie religieuse » en Iran.
Sinon comment expliquer que 85% des électeurs sont allés voter.
Selon lui, 40 millions d'Iraniens ont montré qu'ils avaient
confiance dans la direction islamique. Au passage, Ali Khamenei
se félicite aussi de l'enthousiasme de la jeunesse iranienne.
Les jeunes ont manifesté un sens politique très aigu. Il exige
quand même très fermement l'arrêt des manifestations. Mais
surtout, Ali Khamenei assure qu'il n'y a pas de conflit au sein
de la direction islamique. Que les quatre candidats à la
présidentielle soutiennent des opinions et des programmes
différents, c'est une concurrence naturelle, admet Khamenei.
Mais cela reste dans le cadre de la direction islamique. Bref,
il dément tout désaccord au sommet, accusant Israël et
l'Occident de chercher à diviser les Iraniens.
P-AU-P. VIIOLENTS INCIDENTS DURANT LES OBSÈQUES DE
GÉRARD JEAN JUSTE.
Un individu a été tué d’une balle non identifiée lors des
violents incidents qui ont émaillé les funérailles de Gérard
Jean Juste chantées ce 18 juin à la Cathédrale de
Port-au-Prince. De violents incidents ont marqué les
funérailles du père Gérard Jean Juste, décédé le 27 mai à Miami
et dont les dépouilles ont été rapatriés en Haïti pour un
dernier hommage. L’enterrement s’est vite transformé en
manifestation violente, des pierres ont été lancées par des
sympathisants du père Gérard Jean Juste, des vitres de voitures
ont volé en éclats, un mort a été enregistré, causant une
situation de panique au centre ville. Plusieurs milliers
de personnes participaient aux funérailles du père Jean Juste ce
matin à la Cathédrale de Port-au-Prince lorsque des agents de la
Minustah ont tenté de procéder à l’arrestation d’un certain
Fernand, qui serait un évadé de prison. Fernand n’a
pas opposé une forte résistance et s’est laissé emmener par les
agents de l’Onu. Mais la foule criait à l’abus et poursuivait
les soldats onusiens qui ont dû faire feu pour disperser les
protestataires. La foule dispersée, un cadavre a été
découvert tout près de la cathédrale, atteint d’un projectile
dont l'origine n'a pas été déterminée. Cependant, les forces
onusiennes ont été pointées du doigt. Furieux, les
manifestants ont déposé le cadavre de la victime devant la
barrière principale du Palais National. Après la cérémonie,
chantée par Mgr Miot, le cercueil a été difficilement sorti de
l’église. Des participants massés dans la Rue Mgr Guilloux,
aidés d’un char, en ont profité pour chanter et réclamer justice
pour le prêtre qui, décédé à Miami de leucémie, aurait été
victime d’actes criminels, selon les partisans Lavalas.
MANIFESTATION DES ETUDIANTS. DES SOLDATS DE LA MINUSTAH EN
ACTION.
Rien ne laissait présager d’une telle action des soldats de
la Minustah sur la faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP)
dans la journée du mercredi 17 juin. Tout était calme dans la
matinée, jusqu’à ce qu’un véhicule des forces onusiennes flambe
dans les parages de la faculté, raconte une étudiante qui dit
ignorer l’identité des auteurs du forfait.
Ce mercredi, les choses ont semblé prendre une autre
dimension. «Nous avons été littéralement assiégés et piégés à
l’intérieur de la Faculté. Plus d’un se sont demandés comment
nous avons pu nous en sortir tant les attaques des soldats
onusiens étaient drues et intempestives ». Les étudiants ont été
obligés de s’abriter en cherchant refuge sous les bureaux, ou à
l’arrière du bâtiment de la FMP. « Pour se protéger du gaz on a
recours au citron, au vinaigre que les étudiants achètent sur
place ou apportent avec eux lorsqu’ils viennent à la face ». On
a vu exploser des grenades lacrymogènes qui faisaient
trembler la place et qui faisaient des étincelles.La pluie est
intervenue vers les 4h de l’après-midi pour mettre fin à ce
scénario digne d’un mauvais film d’action.
Un véhicule de la Minustah a été incendié au cours de
la manifestation des étudiants l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)
visant à réclamer la publication de la loi sur le salaire
minimum. Les policiers de l'UNpol qui se trouvaient à bord du
véhicule ont eu le temps de prendre la fuite avant l'incendie.
Il s'agit d'une journée de manifestation sous le signe de la
violence et des affrontements entre étudiants et forces de
l'ordre aux abords des facultés Ecole Normale Supérieure,
Ethnologie, Médecine et Sciences Humaines. De plus, un
autobus a été incendié non loin de l'Ecole Normale Supérieure (ENS)
et une centaine de pare brises ont été cassées par des jets de
pierres. Le bilan des dégâts matériels s'alourdit alors que le
chef de l'Etat a officiellement fait objection à la loi sur le
salaire minimum. Une personne a été appréhendée au Champ de Mars
quelques minutes après une offensive des étudiants. Le jeune
homme, Maxo Boirond qui apparemment ne participait pas à la
manifestation, a été conduit au quartier général de la Compagnie
d'Intervention et de Maintien de l'Ordre (Cimo). Les policiers
de la Minustah, déployés en nombre imposant ont été en première
ligne pour disperser les manifestants. Des reporters ont
constaté que des agents de la Minustah avaient lancé de gaz
lacrymogène dans des facultés et au marché Salomon. La
forte averse qui s'est abattue sur la capitale en fin d'après
midi a quelque peu refroidi l'ardeur de manifestants. Les
facultés d'Ethnologie, Ecole Normale Supérieure et Médecine ont
été les principaux foyers de tension au cours de la journée de
manifestation. Les réformes à l'UEH, le départ de la Minustah et
la publication de la loi sur le salaire minimum constituent les
principales revendications des étudiants qui n'entendent pas
lâcher prise
COMMUNIQUE DE PRESSE
Mise au point de la MINUSTAH
Port-au-Prince, le 18 juin 2009- La MINUSTAH dément
catégoriquement les allégations selon lesquelles certains des
membres de sa composante militaire auraient tiré sur la personne
décédée ce matin, après l’incident qui s’est produit aux abords
de la cathédrale de Port-au-Prince, peu après les funérailles du
Père Jean-Juste.
En effet, à la lumière des informations préliminaires
obtenues, il apparait que la victime serait décédée d’une
blessure à la tête, causée par une pierre ou un objet contondant.
Il a également été établi que, si les soldats de la MINUSTAH
présents sur les lieux ont du procéder à des tirs de sommation
en l’air pour éloigner la foule, cette action ne semble avoir
aucun lien avec la mort de la victime. Elle est par ailleurs
conforme à l’usage minimum de la force autorisé dans de telles
circonstances.
La MINUSTAH souhaite également apporter un démenti formel aux
allégations fantaisistes selon lesquelles des agents de la
MINUSTAH auraient pénétré à l’intérieur de certains espaces
universitaires au cours des manifestations de ces derniers jours.
La Mission réaffirme que les instructions données à son
personnel militaire et de police interdisent tout accès aux
enceintes universitaires. Elle continuera néanmoins à apporter
tout l’appui nécessaire à la police nationale haïtienne dans
leurs fonctions de maintien de l’ordre public et de protection
des personnes et des biens.
GONAIVES. EMMANUEL CONSTANT EVEQUE DES GONAIVES EST DÉCÉDÉ
MARDI.
L'évêque Emérite des Gonaïves est mort à l'âge de 81 ans.
Emmanuel Constant est décédé mardi soir des suites d'un cancer
de pancréas selon une note de la conférence épiscopale. Né
à Port-au-Prince le 5 janvier 1928, Emmanuel Constant a été
ordonné prêtre le 12 juillet 1953. Il a été Promu évêque des
Gonaïves le 28 octobre 1966. Mgr Constant qui a passé plus
d'une vingtaine d'années à la tête du diocèse des Gonaïves avait
pris sa retraite le 3 juillet 2003. Au sein de la conférence
épiscopale il a occupé le poste de conseiller et secrétaire du
conseil. Avant sa mort l'évêque Emérite des Gonaïves a été salué
cette année par le pape Benoît XIV pour le travail accompli au
sein de l'église catholique en Haïti lors d'une rencontre avec
le Saint Père. Les funérailles de Monseigneur Emmanuel Constant
seront chantées en partie à la Cathédrale de Port-au-Prince le
mardi 23 juin. Selon la conférence épiscopale sa dépouille sera
par la suite exposée à la Cathédrale Saint Charles Borromée des
Gonaïves où se feront l'absoute et l'inhumation
=======
LES OBSÈQUES D'OMAR BONGO.
Les obsèques du président Omar Bongo ont eu lieu mardi
à Libreville. Des obsèques solennelles auxquelles a assisté le
président français Nicolas Sarkozy aux côtés d'une quinzaine
d'autres chefs d'Etat et de son prédécesseur Jacques Chirac.
L’Afrique a rendu un bel hommage à l’un de ses doyens.
Une quinzaine de chefs d’Etats sont venus s’incliner devant le
cercueil du défunt, au « Palais du bord de mer » et certains ont
fait le déplacement en famille : le Camerounais, Paul Biya, avec
sa femme Chantal, le Congolais, Joseph Kabila, avec son épouse,
Olive, le Sénégalais, Abdoulaye Wade, avec sa fille Syndiély.
D’autres sont venus avec l’un de leurs prédécesseurs : le Malien,
Amadou Toumani Touré, avec Alpha Oumar Konaré, le Béninois,
Thomas Boni Yayi, avec Nicéphore Soglo, le Tchadien, Idriss Deby
Itno avec Goukouni Oueddei et Lol Mahamat Choa, le Français,
Nicolas Sarkozy, avec Jacques Chirac. Devant le cercueil du
défunt, le chef de l’Etat français a bien essayé de prendre la
main de son aîné, mais Jacques Chirac a fait a fait
semblant de ne pas voir la main tendue par Nicolas Sarkozy.
Le discours est clair, mais pour les Gabonais, il faut que
les actes suivent, car beaucoup de gens à Libreville savent que
le fils aîné du défunt, Ali Ben Bongo a été reçu par le
président français à l’Elysée en décembre dernier. Ils se
méfient donc des manœuvres en coulisses.
Nicolas Sarkozy a déclaré que « C'est aux seuls
Gabonais de choisir » « Je suis venu au Gabon pour m’incliner
devant la dépouille d’un chef d’Etat, Omar Bongo, qui a gardé
son pays pendant quarante-et-un ans, en paix et en unité
ce n’est contesté par personne – et qui, pendant toute sa
carrière, a été un ami de la France et un francophone.
Personne n’aurait compris que le chef de l’Etat français ne
vienne pas et j’étais heureux d’être accompagné – puisqu’il a
accepté mon invitation – par Jacques Chirac, pour bien montrer
qu’il y a une continuité, et dire aux Gabonais maintenant, que
c’est à eux de choisir et à eux seuls. »
TEHERAN. LES MANIFESTATIONS CONTINUENT
Le pouvoir avait tenté d’empêcher toute manifestation de
l’opposition en organisant un rassemblement place Vali Asr, dans
le centre de Téhéran, à l’endroit même où les partisans de Mir
Hossein Moussavi devaient se réunir. Mais finalement, malgré un
tapage médiatique via la télévision d’Etat, les partisans du
candidat conservateur modéré ont organisé une importante
manifestation au nord de la place Vanak, située à plusieurs
kilomètres de la place Vali Asr.
En silence, faisant le V de la victoire, des dizaines de
milliers de manifestants se sont réunis dans le calme évitant
toute violence. Cette manifestation intervient alors que l’Iran
traverse sa pire crise depuis les premières années de la
Révolution islamique en 1979. Les manifestants pro-Moussavi se
sont donnés rendez-vous mercredi sur la place 7 tir, signe de
leur détermination. Mir Hossein Moussavi a demandé l’annulation
du scrutin et de nouvelles élections après l’annonce de la
victoire de Mahmoud Ahmadinejad.
Face à ces protestations, l'ayatollah Khamenei, après s'être
félicité de la réélection pour quatre ans de Mahmoud Ahmadinejad,
s'est dit favorable à un recomptage partiel des voix si
nécessaire. « Il faut faire un recomptage des voix de certaines
urnes en présence des représentants des candidats pour que tout
le monde soit certain du résultat.» Il a aussi affirmé que les «
fauteurs de troubles » n’étaient pas les partisans de Mir
Hossein Moussavi, une manière de se mettre au-dessus de la
mêlée. Le numéro un iranien a aussi affirmé qu’il avait toujours
fait par le passé confiance aux organisateurs des élections mais
que cela n’empêchait pas que l’on lève les ambiguïtés à propos
du scrutin. Lundi 15 juin, des centaines de milliers de
partisans de Moussavi avaient défié une interdiction de défiler
dans la rue et avaient manifesté dans le cœur de Téhéran pour
réclamer de nouvelles élections. A la fin de la marche, sept
civils avaient été tués, après une tentative des manifestants
d’attaquer un poste de la milice islamique.
La contestation, très forte à Téhéran, théâtre d'émeutes
samedi et de manifestations violentes dimanche, a gagné des
villes de province, en particulier Machhad, Ispahan et Chiraz,
selon des témoins et des médias. Depuis samedi dernier, le
mouvement de protestation ne semble pas vouloir ralentir.
Désormais, le pouvoir est face à un choix difficile. Soit
rejeter la demande des partisans de Mir Hossein Moussavi et
risquer les débordements, soit accepter cette demande, ce qui
pourrait avoir des conséquences difficiles. En tout cas, les
partisans du candidat réformateur semblent déterminés à
poursuivre le mouvement. Certains ont même évoqué une grève
générale. Si la protestation continue ainsi, une telle chose
n’est pas à exclure.
Vendredi sera une nouvelle journée de test. En effet, le
guide suprême a décidé de diriger lui-même la prière collective
à Téhéran. Ce sera l’occasion d’une nouvelle démonstration de
force. Reste à savoir comment le pouvoir pourra reprendre la
situation en main et calmer la rue. Lundi 15 juin, elle avait
interdit la manifestation des partisans de M. Moussavi, mais
plusieurs centaines de milliers de personnes se sont rassemblées
à Téhéran. Mardi 16, elle a tenté d’organiser une contre-manifestation
sans pouvoir empêcher les partisans de Moussavi de descendre
dans la rue. Signe de la détermination de ces derniers.
ONU. L'ANCIEN PRESIDENT USA BILL CLINTON COMMENCE
SES FONCTIONS EN HAITI. L'ancien président américain Bill
Clinton a accepté publiquement lundi la nomination au poste
d'envoyé spécial pour Haïti, lors d'une conférence de presse aux
côtés du Secrétaire général Ban Ki-moon, selon un communiqué de
l’ONU. « Haïti est à la croisée des chemins. Il existe une
fenêtre d'opportunité pour le développement économique, la
démocratie et une stabilité durables, mais elle est limitée », a
fait remarquer le Secrétaire général. « Nous devons agir
rapidement. C'est pourquoi j'ai demandé au président Clinton de
galvaniser un soutien international au plan de relèvement du
gouvernement haïtien », a-t-il ajouté. Bill Clinton a souligné
que le « soutien aux efforts du gouvernement d'Haïti pour
générer de nouveaux emplois et améliorer les services de base »
faisait partie de ses priorités.Il compte aussi « aider Haïti à
'mieux reconstruire' à la suite des ouragans de 2008, à se
préparer aux futures saisons d'orages tropicaux et promouvoir le
relèvement économique et le développement de l'énergie propre
Autres priorités : « encourager le secteur privé à investir à
Haïti et les philanthropes, les organisations non
gouvernementales (ONG) et la société civile à fournir des
ressources supplémentaires et à améliorer les services de base »
et « encourager tous les partenaires d'Haïti à respecter leurs
engagements et à adapter leur assistance sur les priorités du
pays ». Haïti est le pays le plus pauvre de l'Hémisphère Nord.
Soixante dix-huit pour cent des Haïtiens vivent avec moins de 2
dollars par jour et 54% vivent avec moins d'un dollar par jour
et le taux de chômage est de 70%. L'indice de développement du
pays le place au 146ème rang sur 177 pays. Le pays a aussi le
plus fort taux de prévalence du sida en Amérique du Sud et dans
les Caraïbes, avec 2,2% de la population adulte entre 15 et 49
ans infectée, même si des progrès notables ont été enregistrés
ces dernières années. Enfin le pays importe plus de la moitié de
ses besoins alimentaires et a été donc particulièrement
vulnérable à la montée des prix des aliments en 2008. Trois pour
cent seulement du pays est couvert d'arbres, ce qui rend le pays
particulièrement exposé à l'érosion et aux inondations. Avec
plus de 300 habitants au kilomètre carré, c'est un des pays les
plus densément peuplés du monde. Bill Clinton a déjà servi les
Nations Unies en tant qu'envoyé spécial pour le relèvement après
le tsunami, nommé par le Secrétaire général Kofi Annan en 2004.
Rush Limbaugh continuera ses attaques contre Clinton pour
savoir ce que recherche un ancien president des USA dans
un pays aussi détériorié comme Haiti.
DOSSIER DU SALAIRE MINIMUM. DÉPUTÉ STEVEN BENOIT FAIT OSN
POINT.
Le député de Pétion-Ville exprime son désacord avec entente
trouvée entre l’exécutif, des parlementaires et des
représentants de l’association des industries d’Haïti au terme
d’une série de rencontres de trois jours au Palais national.
Steven Benoît, qui a pourtant concédé qu’il a pris part aux
différentes rencontres sur insistance des principaux concernés
par la question du salaire minimum notamment du chef de l’Etat,
déclare qu’il n’est pas d’accord avec l’entente trouvée pour
réduire le salaire minimum dans les industries de sous-traitance
à cent gourdes.
« Pour couper court aux rumeurs faisant croire que j’ai été
contraint de négocier, je déclare fermement que je n’approuve
aucune modification dans cette loi. J’ai pris part à ces
réunions de travail mais je me suis gardé de parler car les
présidents des deux chambres étaient présents », a-t-il tempêté.
Le député soutient d’un autre côté, qu’il se prépare à visiter
une usine pour vérifier si les ouvriers ont la capacité de
fournir plus que le travail moyen demandé. « Ils disent que les
ouvriers ont l’opportunité de gagner d’avantage que les cent
gourdes, je m’apprête à passer une journée dans une factory
jeudi prochain pour constater si vraiment ces rudes travailleurs
sont capable de doubler la production demandée », a-t-il annoncé.
Plus loin, Steven Benoît souligne que les représentants d
secteur privé n’ont pas apporté les pièces justificatives de la
DGI prouvant qu’ils ne sont pas en mesure de payer les deux cent
gourdes, ce qui, dit-il, renforce sa position.
D’autres parlementaires, dont Valciné Pierre Jérôme, disent
ne pas voir le bien fondé de cette série de rencontre puisque le
parlement n’a guère le droit de revenir sur son vote. « Cette
série de travail conjoint devrait plutôt se faire avant le vote
de cette loi », a-t-il contesté. Cependant, le président de
l’association des industries d’Haïti, Georges Sassine, félicite
cette entente dégagée entre les protagonistes. « Il s’agit d’une
entente win-win, c'est-à-dire dont on sort tous gagnant. Cet
accord va de pair avec les propositions que se préparait à faire
le secteur des affaires, même si sur certains points il y a des
différences », a-t-il indiqué.
MANIFESTATION PACIFIQUE DES ETUDIANTS.
Les étudiants protestataires ont manifesté pacifiquement ce
lundi 15 juin dans les rues de Port-au-Prince. Ils se disent,
entre autres, insatisfaits de l’entente trouvée sur la loi du
salaire minimum. Les étudiants protestataires de l’Université
d’Etat d’Haïti ont manifesté sans incident et sans heurt ce
lundi dans les rues de la capitale. Une façon de prouver,
avancent les manifestants, qu’ils rejettent la violence. Au
nombre de plusieurs milliers, selon les chiffres avancés par les
manifestants, des centaines selon d’autres sources, les
étudiants avaient l’appui d’autres secteurs de la société civile.
Ils maintiennent les mêmes revendications, à savoir la
libération des manifestants arrêtés la semaine dernière, le
départ de la Minustah, l’engagement de solides réformes au sein
de l’Université d’Etat et l’application de la loi sur le salaire
minimum. Quant aux étudiants de l’Ecole Normale Supérieure, ils
exigent que soit appliquée la loi qui fait injonction de nommer
les étudiants de l’ENS dans les établissements publics. Les
manifestants ont défilé devant plusieurs institutions, dont le
Rectorat de l’UEH et le ministère de l’Education nationale, et
présenté leurs cahiers de doléances. Ils ont lu un message et
annoncé sur des banderoles un débat dans un hôtel de la capitale
sur les nombreux défis de l’Université de l’Etat. Enfin, les
étudiants se disent insatisfaits des résultats des négociations
et de l’entente trouvée sur l’application de la loi sur le
salaire minimum.
=====
LA PNH ET SES OPERATIONS ANTI-DROGUE DANS LES
PROVINCES.
Aux Cayes, 4 personnes, dont deux ressortissants
jamaïcains, ont été interpellées suite à l’interception d’un
yacht transportant une importante quantité de marijuana en
provenance de la Jamaïque. Le voilier a été intercepté aux
larges du département du sud. Quelques jours auparavant, un
petit avion transpotant du stupéfiant s’est écrasé dans commune
d’Aquin, toujours dans le sud du pays. La police nationale
entend redoubler de vigilance avec le soutien de la Minustah
pour combattre le trafic illicite en Haïti.
A Jacmel, un conducteur de motocyclette a été tué par
balles le 10 juin dernier à Cayes-Jacmel lors dèaffrontements
opposants des partisans de Lespwa et de l ‘OPL. A l’approche du
second tour des sénatoriales partielles, une situation de
tension règne au niveau de plusieurs départements du pays
concernés par les élections. Le scrutin du 19 avril a été annulé
dans le Centre pour cause d’irrégularités graves. Le Conseil
électoral provisoire attend les conclusions de l’enquête
judiciaire ouverte autour de ces incidents pour annoncer la
reprise des élections au niveau de ce département.
A Miragoâne, un commerçant dénommé Frantz Melon a été
tué à l’arme blanche alors qu’il rentrait chez lui dans la
soirée du 10 juin. La victime a succombé à ses blessures sur son
lit d’hôpital. Une autre personne, également gravement atteint,
reçoit des soins au centre hospitalier le plus proche.
HAITI TOUJOURS EN ETAT D'ALERTE JAUNE.
Le Secrétariat Permanent de la Gestion des Risques et des
Désastres lance le niveau d'alerte jaune face aux menaces
persistantes d'averses avec risques d'éboulements et
d'inondations pour les dix départements du pays.. Un creux en
surface localisé dans le bassin de la caraïbe va encore
apporter de fortes pluies sur plusieurs région du pays pour les
prochaines 48 heures précise Ronald Semelfort directeur du
centre national de météorologie Haïti est aussi traversé
par une onde tropicale, la deuxième pour la saison chaude selon
Ronald Semelfort Ce dernier demande à la population de
rester toujours à l'écoute des messages météo, de ne pas
traverser les rivières en crues sous aucun prétexte . Il
recommande également à la population de ne pas rester à
proximité des rivières en crue, de même que sur les ponts, de
mettre les animaux en lieux surs, de mettre hors d'eau, tout ce
qui peut être endommagé en cas d'inondation, de se préparer à
évacuer, si nécessaire, les zones exposées, aux inondations et
glissements de terrain. Les récentes pluies qui se sont abattues
durant le mois de mai 2009 sur le pays ont fait 11 morts dans
les départements du sud, de l'Artibonite et du centre.
P-AU-P. DINER D'ADIEU PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE
POUR JANET SANDERSON. L'ambassadeur des
Etats-Unis Janet Sanderson fait ses adieux à Haiti. A
l'occasion du dîner d'adieu organisé par la Chambre de Commerce
Haitiano-Américaine, l'ambassadeur des Etats-Unis à
Port-au-Prince, Janet A. Sanderson, a invité le gouvernement et
la classe politique à s'unir pour le progrès d'Haïti. Elle
estime qu'Haïti a besoin d'un leader à la hauteur de Toussaint
Louverture, ayant un leadership responsable, visionnaire, et
énergique. " Aujourd'hui, ce moment est venu pour Haïti.
Fermement supportée par ses partenaires internationaux, inspirée
par son peuple et par son passé, Haïti a encore la chance de
reprendre complètement ses élans. Cette fois, cependant, le
combat est celui pour la prospérité et pour la paix. Cette fois,
si les Haïtiens ne saisissent pas les opportunités, ils peuvent
les rater à jamais", ajoute t-elle. Dans son intervention
la diplomate a soutenu que le futur exige également un regain de
l'engagement au dialogue et à la discussion de la part de tous
ceux qui croient en une Haïti paisible, prospère et démocratique.
Un dialogue national, un système politique qui permet aux gens
de s'exprimer à travers des institutions et un processus
démocratique, y compris des partis politiques crédibles et
responsables, et un gouvernement qui répond aux besoins et aux
attentes du peuple sont des éléments indispensables au progrès
d'Haïti selon la diplomate américaine
P-AU-P. QUATORZIEME ANNIVERSAIRE DE LA POLICE NATIONALE
D'HAITI.
Le Vendredi 12 Juin ramenait le quatorzième anniversaire
de la création de la police nationale.En cette occasion, une
messe d'action de grâce a été chantée à la Cathédrale de Port au
Prince en l'honneur de la PNH. Le haut état-major de la
Police, des responsables de partis politiques, des représentants
des organismes de défense des droits humains ont tous assisté à
cette célébration eucharistique. Pour marquer ce 14e
anniversaire l'institution policière décident d'organiser tout
une série activités a fait remarquer son porte parole le
commissaire Frantz Lerebours. Pour sa part le directeur général
Mario Andrésol a soutenu qu'il faut aujourd'hui « inverser la
tendance qui distance la police de la population » . Mario
Andrésol, dont le mandat arrive à terme au début de juillet et
qui participait à un marathon organisé par l'institution a
félicité les efforts des agents de la PNH dans la lutte conte
l'insécurité. La Police nationale regroupe, entre autres,
la Garde-côte ou la Police maritime, le Corps d'intervention et
de maintien d'ordre (Cimo), l'Unité départementale de maintien
d'ordre (Udmo), l'Unité de la sécurité générale du Palais
national (USGPN), l'Unité de sécurité présidentielle (USP),
l'USP, la Brigade d'intervention motorisée (Bim), la Brigade de
recherche et d'intervention (Bri), le Special Weapons and Tecnic
(Swatt), la Police administrative et la Brigade de lutte contre
le trafic des stupéfiants (BLTS). .
TEHERAN. AHMADINEJAD A OBTENU 62% DES VOIX. MOUSSAVI
DEMANDE ANNULATION
La tension restait palpable dimanche en Iran, deux jours après le
scrutin présidentiel contesté. Mahmoud Ahmadinejad a défendu la
légitimité de sa réélection en rejetant les accusations de
fraudes. Le candidat Mir Hossein Moussavi réclame au contraire
l'annulation du scrutin et demande à ses partisans de continuer
à manifester. La communauté internationale est de plus en plus
inquiète par la tournure des événements en Iran. Dimanche,
lors d’une conférence de presse, Mahmoud Ahmadinejad a rejeté
les accusations de fraudes. « Ils peuvent être furieux de leur
défaite. Ils ont dépensé beaucoup d'argent pour leur propagande
et ils s'attendaient à gagner. Donc, c'est normal qu'ils soient
déçus ». Puis, devant des milliers de ses partisans, le
président réélu a défendu la légitimité de sa réélection : « Les
élections en Iran sont les plus propres », a-t-il affirmé.
« Dans la République islamique d’Iran, la démocratie au sens
propre du terme constitue le principe de base du système ».
Le même jour, pour la deuxième journée consécutive, des
affrontements ont opposé des partisans de Mir Hossein Moussavi
aux forces de l'ordre dans la capitale. Le candidat malheureux a
réclamé l'annulation du scrutin et demandé à ses partisans de
continuer à manifester. « Aujourd'hui, j'ai présenté
officiellement au Conseil des gardiens une demande visant à
faire annuler les résultats de l'élection présidentielle », a
déclaré l'ancien Premier ministre, en ajoutant : « J'invite les
Iraniens à poursuivre leurs manifestations à l'échelon national
dans le calme et conformément à la loi ». Moussavi a
invité ses partisans et les mouvements qui le soutiennent à une
manifestation ce lundi à partir de 16 heures (heure local) dans
les rues de Téhéran. Il s’adressait en personne aux manifestants
sur la place Azadi de la capitale. L’autre candidat
largement battu, Mehdi Karoubi a affirmé pour sa part qu'il « ne
reconnaissait pas M. Ahmadinejad comme président ». Lui, aussi,
a demandé l’annulation du scrutin. Dans la nuit de samedi à
dimanche plusieurs personnalités, partisans de M. Moussavi,
avaient été arrêtées. Certains d’entre eux ont été libérés
dimanche dans la journée. Aucune raison valable n’a été avancée
pour la détention des interpellés. Dans les rues de
Téhéran, et certaines villes de province (Tabriz, Ispahan,
Shiraz, Babol), les anti-Ahmadinejad continuent à manifester,
malgré la répression policière, et les arrestations des
manifestants. Certains journalistes étrangers ont même été
interpellés et sommés de quitter le pays, et le bureau de la
chaine de télévision Al-Arabiya a été fermé pour une semaine.
Les brouillages des réseaux de téléphone portable et d'internet
continuent.
Les Etats-Unis, l’Union européenne, la France, L’Italie, les
Pays-Bas, l’Allemagne ont exprimé leur inquiétude suite au
résultat de la présidentielle et les violences postélectorales
qui l’ont suivies. Le ministre allemand des Affaires étrangères
Frank-Walter Steinmeier a convoqué l'ambassadeur d'Iran pour lui
demander des explications. En France, la secrétaire d'Etat aux
droits de l'Homme Rama Yade a appelé les autorités iraniennes «
à faire preuve de mesure et de prudence » face à ceux qui
contestent la réélection annoncée de Mahmoud Ahmadinejad. Le
vice-président américain, Joe Biden, a déclaré que « vu la façon
dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils
répriment la foule, il y a de vrais doutes » sur la légitimité
de la réélection du président Ahmadinejad.
NIGER. MOUMOUNI DJERMAKOYE UN AUTRE POLITICIEN AFRICAIN
EST MORT.
Nouvelle disparition d’une figure politique africaine : le
leader politique nigérien Moumouni Djermakoye, chef de
l’Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès est
décédé brutalement ce dimanche à Niamey à l’âge de 70 ans.
Son décès est survenu alors qu’il participait à un grand
rassemblement de l’opposition contre le projet de référendum
constitutionnel du président Tandja. Des dizaines de milliers de
Nigériens ont manifesté à Niamey contre le projet du président
Mamadou Tandja d'organiser début août un référendum sur une
nouvelle Constitution pour rester au pouvoir au-delà de son
dernier quinquennat fin 2009. Cette manifestation intervient
deux jours après un arrêt de la Cour constitutionnelle qui a
annulé un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour
le référendum le 4 août. Il était un peu plus de 10 heures ce
matin place Toumo à Niamey. La foule était déjà là pour attendre
les leaders du FDD (Front de défense de la démocratie) qui
devaient prendre la parole. C’est à ce moment là que le
président Djermakoye a été pris d’un malaise en raison sûrement
de la grosse chaleur et de la marche qu’il venait d’effectuer.
Il a été dit qu’il était évacué vers l’hôpital mais ce n’est
qu’à la fin de la déclaration de Mahamadou Issoufou du PNDS (Parti
nigérien pour la démocratie et le socialisme) que l’on apprenait
la nouvelle : le président Djermakoye venait de s’éteindre. Les
organisateurs de la manifestation ont choisi de ne pas
l’annoncer à la tribune mais aussitôt, la manifestation a été
interrompue laissant les militants dans le désarroi. Pour tous
ses proches et tous les leaders de ce front anti-référendum qui
s’est construit il y a quelques semaines seulement, c’est en
défenseur de la démocratie et des institutions que ce Prince
Djerma, président de l’ANDP (Alliance nigérienne pour la
démocratie et le progrès), est parti ce matin.
Il faut savoir que son parti l’ANDP, jusqu’à ces dernières
semaines, était un allié du président Tandja. Mais très vite dès
le début du mois de mai, lorsque le chef de l’Etat a confirmé
son intention de prolonger son mandat, le président Djermakoye
s’est élevé contre cette violation de la Constitution et il
s’est immédiatement imposé comme l’un des principaux leaders du
FDD, le Front pour la défense de la démocratie. « La violation
de la Constitution, c’est une sorte d’engrenage ! Tous les actes
allant dans ce sens seront annulés. Tous les projets nourris par
le président de la République seront annulés ! »
LIBREVILLE, GABON. OMAR BONGO EST MORT EN ESPAGNE CE LUNDI
8 JUIN 2009.
Le président gabonais restera comme l'une des personnalités les
plus incontournables de l'Afrique post-indépendances. Doyen des
chefs d'Etats africains, pour avoir passé 41 ans au pouvoir,
politicien rusé et diplomate hors pair, symbole aussi de la tant
décriée Françafrique :Omar Bongo: une vie au pouvoir El Hadj
Omar Bongo était l'un des derniers dinosaures de la Françafrique.
Retour sur l'homme et sur sa très longue carrière politique.
Bongo tel qu'ils l'ont connu... Ils l'ont côtoyé à maintes
reprises, au cours d'interviews, de reportages, sur le perron de
l'Elysée, où ils guettaient ses petites phrases, ou encore dans
les multiples sommets auquels il a participé au fil de sa très
longue carrière. Ces dernières décennies, personne n'a
mieux incarné les liens intimes entre la France et l'Afrique
qu'Omar Bongo. Ce sont plus de 40 ans de relations très
particulières entre l'ancienne puissance coloniale et son
meilleur allié sur le continent africain. Omar Bongo, les «
affaires » et la Françafrique S'il est un pays du continent
auquel le terme Françafrique fait référence, c'est sans aucun
doute, le Gabon. Et s'il est un président africain qui a incarné
cette Françafrique, c'est bien Omar Bongo Odimba. Economie:
la fin du tout pétrole Lors de la prise du pouvoir du président
Omar Bongo, en 1967, le Gabon était l'un des pays africains les
plus riches en ressources minières. Mais, depuis dix ans,
l'économie de ce petit pays d'Afrique centrale subit les effets
du déclin de sa production pétrolière.
WASHINGTON. KENNETH MERTEN NOUVEL AMBASSADEUR USA EN
HAITI.
Kenneth H. Merten est le nom du nouvel Ambassadeur des
Etats-Unis désigné en Haïti, jeudi, par le président américain
Barack Obama, a informé la Maison Blanche à Washington dans un
communiqué.
Actuellement, M. Merten est l’assistant de la Secrétaire
d’Etat américaine, Hilary Clinton. Fonctionnaire de carrière du
service des affaires étrangères depuis 1987, il a été il y a
quelques années conseiller économique à Paris. Kenneth H. Merten
s’était vu confier les dossiers économiques dans les
représentations diplomatiques de son pays dans d’autre pays tels
en Allemagne et auprès de l’Union européenne à Bruxelles.
L’Ambassadeur désigné a déjà eu des expériences de travail en
Haïti. En effet, à Port-au-Prince, il a été responsable de la
section économique de la mission diplomatique des Etats-Unis,
puis vice-consul. La nomination de M Merten devra être approuvée
par le Sénat à majorité démocrate, ainsi il succédera à l’actuel
Ambassadeur américain en Haïti en poste depuis près de trois ans,
Mme Janet Ann Sanderson.
M Merten détient une maîtrise en administration publique de l’Université américaine et un BA de l’Université de Miami.
Président Obama a également désigné le jeudi 4 juin sept autres
ambassadeurs dont trois prendont poste dans les ambassades
américaines en Arabie Saoudite, aux Bahamas et au Canada.
CELEBRATION DE LA JOURNEE LATINO AMERICAINE DE LA PRESSE.
A l’occasion de la Journée latino-américaine de la presse le
7 juin, le ministère de la Culture réaffirme dans un communiqué,
la volonté du gouvernement d’œuvrer en faveur du respect de la
liberté d’expression et de la liberté de la presse. En cette
Journée latino-américaine de la presse le 7 juin 2009, indique
le communiqué, le ministère de la Culture et de la Communication
réaffirme la volonté du gouvernement d’œuvrer en faveur du
respect de la liberté d’expression et de la liberté de la presse
garanties par la Constitution en ses articles 28, 28.1, 28.2 et
28.3. Dans le cadre de la célébration du 7 juin, indique la
note, le MCC invite le secteur de la presse à une
conférence-débat qu’il organise sur le thème : « Médias, Liberté
d’expression et Ethique de la Responsabilité ». Cette conférence
se déroulera le vendredi 5 juin 2009 de 10h à 12h à la salle de
conférence du ministère avec un panel composé de Madame Marie
Laurence Jocelyn Lassègue, journaliste et ministre à la
Condition Féminine et aux Droits de la Femme et Vario Sérant,
journaliste. Cette activité du CICP participe d’une série de
débats que compte organiser le Ministère sur la problématique
des médias et de la communication en Haïti. Le ministère de la
Culture et de la Communication dit s’engager, à travers son
Programme d’Information et de Communication Publiques, à
renforcer la liberté d’expression et de la presse, à faciliter
le travail des médias en général par la création d’espaces de
débats et d’échange entre les travailleurs de la presse et les
différents secteurs du gouvernement. L’avenir de la démocratie
en Haïti, rapelle ce communiqué, dépend en grande partie d’une
presse libre, dynamique, indépendante, pluraliste, mais
également d’une presse et des médias conscients de leur
responsabilité sociale, respectueux de l’éthique professionnelle
selon l’article 28.2 de la Loi mère.
MANIFESTAATION DES ETUDIANTS, UNE PREOCCUPATION GENERALE.
Des dégâts matériels importants ont été enregistrés au cours
des trois journées de manifestation des étudiants de
l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) qui réclament la publication
de la loi sur le salaire minimum. Des pare-brises de plusieurs
véhicules ont été cassés par les manifestants qui ont ciblé
principalement les voitures officielles. Vendredi après midi les
étudiants s'étaient repliés dans leur faculté afin de définir
une nouvelle stratégie. Des étudiants interrogés ont indiqué que
leur démarche visait à éviter des infiltrations qui pourraient
nuire au bon déroulement du mouvement. De plus, ils étaient
préoccupés par le maintien en détention de 19 de leurs camarades
appréhendés jeudi dernier. Des manifestants rassemblés devant le
Parquet de Port-au-Prince à l'annonce d'une éventuelle
comparution de leurs camarades avaient lancé des jets de pierre
sur l'immeuble. Le nombre de personnes appréhendés par les
forces de l'ordre au cours de la troisième journée de
manifestation n'avait pas été communiqué par les autorités
policières.
Plusieurs personnalités politiques dont les sénateurs Kelly
Bastien et Anacacis Jean Hector et l'évêque des Cayes, Guyre
Poulard, tout en qualifiant les revendications de justes, ont
mis l'accent sur la nécessité pour que les manifestations soient
pacifiques. Le sénateur Jean Hector a condamné " l'intervention
brutale " des forces de l'ordre et critiqué l'attitude de la
Première Ministre Michèle Pierre Louis. Dans le même temps, les
ministres de la justice et de la culture ainsi que le secrétaire
d'état à la sécurité publique ont lancé un appel au calme aux
étudiants. Le ministre de la justice, Jean Joseph Exhumé, a
soutenu que le gouvernement analyse les revendications des
étudiants qui doivent éviter de délégitimer leur mouvement.
OUVERTURE DE LA 48ème SESSION DE LA CHAMBRE.
Les sénateurs et les députés doivent se réunir ce lundi en
Assemblée nationale afin d’ouvrir la dernière session de la
48ème législature. Celle-ci devrait se terminer, en principe, le
deuxième lundi de septembre. Mais, suite à une décision jugée
inconstitutionnelle par plus d’uns, elle pourrait s’étendre au-delà
de cette échéance si des élections ne se tiennent pas avant la
fin de l’année pour le renouvellement d’un autre tiers du Sénat
et de la Chambre des députés. Selon ladite décision consignée
dans la loi électorale en vigueur, le mandat des parlementaires
devrait alors arriver à terme en mai 2010. Cette dernière
session est importante à plus d’un titre. Les parlementaires ont
en effet du pain sur la planche en ce qui concerne l’analyse et
le vote d’importants projets de lois. Au nombre de ceux-ci, on
cite : le projet d’amendement constitutionnel, celui relatif aux
partis politiques et à leur financement, le projet de loi sur la
décentralisation, le projet de loi sur l’Habeas corpus, le
projet de loi sur la passation de marché et la loi de finances
publiques 2009-2010. Le député de Môle Saint-Nicolas,
Eloune Doréus (OPL), a souhaité que l’Exécutif soumette à temps
les textes des projets de loi afin que le parlement puisse
atteindre ses principaux objectifs au terme de cette cruciale
session.
MOUVEMENT ETUDIANT. AUGMENTATION DE LA VIOLENCE.
Jets de pierres, casses, pare-brise de voitures volés en
éclats et jonchant le Champ de mars, au moins deux voitures
brulées, Port-au-Prince a connu une nouvelle journée chaude le
vendredi 5 juin. « C’est la faute aux policiers si la situation
dégénère, ils font preuve d’une telle violence en maltraitant
les étudiants. Certains pénètrent meme dans des hopitaux pour
poursuivre les manifestants à coups de gaz lacrymogène », opine
un passager dans un minibus traversant l’aire du Champ de mars,
au Centre-ville de Port-au-Prince, théatre dans la journée du
vendredi 5 juin d’une troisième journée d’affrontement sanglant
entre policiers et étudiants.
Les premiers disent réclamer à coups de pierres
l’augmentation du salaire minimum, les seconds répliquent à
coups de gaz lacrymogène, de matraque et autres arrestations
d’étudiants pour « troubles à l’ordre public ». C’est le meme
scénario depuis le mercredi 3 juin. Des éclats de vitres brisés
étaient encore visibles dans la soirée du 5 juin au Champ de
mars et des voitures remplies de policiers armés jusqu’aux
oreilles patrouillaient encore. Dans l’aire du Champ de mars, à
l’avenue Christophe, l’on a pu remarquer des voitures
carbonisées, des voitures de police. Des actes qui seraient
commis non par des étudiants mais de casseurs qui auraient
infiltrés le mouvement, indique une étudiante en pharmacie qui
prend part aux manifestations d’étudiants de la faculté de
médecine.
De jour en jour, les manifs s'intensifient, la violence
redouble, que du coté de la police que des étudiants et autres
casseurs. Le mouvement de prostestation laisse le centre-ville
pour s'étendre aux quartiers environnants. Au cours de cette
troisième journée de violence, les employés de presse et des
institutions culturelles ne sont pas épargnés. La Fokal (la
Fondation connaissance et Liberté, anciennement dirigée par
l’actuel Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis) a essuyé des
jets de pierre et des journalistes du Nouvelliste, de Signal FM
et de Télé Haiti ont été aggressés.
Les voitures de l’Etat, de la police et des médias ont été
les plus visées par les casseurs qui les attaquaient à coups de
pierre, sous l’oeil approbateur de la population, rapportent des
témoins sur place. Cependant des voitures privées ont elles
aussi été vandalisées lors de ces violences.
Le Matin et le Nouvelliste, les deux seuls quotidiens du
pays, ont titré respectivement dans leurs éditions du week-end «
Etudiants et policiers rivalisent de violence » et « Entre
casses, répressions et répit ». Le Matin montre dans sa Une des
images fortes de voitures en train de bruler, d’une étudiante
qui agonise sur le sol, d’un autre couvert de sang et consultant
son téléphone...
MINISTÈRE DE LA JUSTICE PAR DEVANT LE SENAT SUITE A
INTERVENTION DE O. FEVRY.
Une journée après sa sortie de prison, Me Osner H. Févry a fait,
le mercredi 3 juin, un plaidoyer pour les détenus au Pénitencier
national. « Le Péniten- cier est un centre de torture et de
traitement inhumain et dégradant», a dénoncé le juriste, citant
le cas de bon nombre de jeunes qui seraient écroués illégalement.
Parallèlement, le mercredi 3 juin, le ministre de la Justice et
de la Sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé, accompagné du
secrétaire d’État à la Sécurité publique, Luc Eucher Joseph,
était invité par la Commission justice et sécurité du Sénat à
apporter des précisions sur un ensemble de points, dont la
détention préventive prolongée. La population carcérale
nationale est évaluée à 8 500 détenus. Le Pénitencier national
en compte 4 029 dont 3 500 en attente de jugement. Environ 129
détenus du Pénitencier national s’y trouvent depuis trois ou
quatre ans après avoir fait l’objet d’un simple mandat d’amener.
Une situation qui provoque l’indignation des sénateurs. Le
sénateur Youri Latortue (Artibonite, LAAA), en qualité de
président de la Commission justice et sécurité, a exhorté le
garde des Sceaux de la République à se pencher en urgence sur le
dossier de la détention préventive. Les parlementaires ont
exprimé leur intention d’accorder, à travers le budget
2009-2010, plus de moyens au ministre Jean Joseph Exumé pour
agir en conséquence. Le ministre de la Justice n’a pas contesté
l’effectif, avancé par les sénateurs, de détenus au Péniten-
cier national. Jean Jospeh Exumé a fait deux lectures de la
détention préventive prolongée. Première- ment, il a dénoncé le
laxisme des juges, tout en reconnaissant cependant que nombre de
juges d’instruction ont trop de dossiers à leur charge. Le
ministre a quand même affirmé la volonté de son administration
d’exiger plus de célérité de la part des juges. Deuxièmement, le
ministre de la Justice a invité à analyser le problè- me de la
surpopulation carcérale au regard de la capacité carcérale du
pays, c’est-à-dire la quantité de mètres carrés de prison
disponible par rapport au nombre d’empri- sonements. Jean Joseph
Exumé s’est prononcé en faveur du respect des droits des
prisonniers dans les centres d’incarcération. Pour lui,
l’important, c’est la réhabilitation des prisonniers. Pour
résoudre le problème de la détention préventive prolongée, le
secrétaire d’État à la Sécurité publique a rappelé tout un train
de mesures adoptées par le ministre de la Justice, Me Jean
Joseph Exumé. Luc Eucher Joseph a souligné un ensemble de
circulaires adressées aux juges pour leur rappeler leur devoir
de rendre justice, la mise en place de la Commission de déten-
tion chargée d’analyser les différents cas, la réouverture de
l’École de la magistrature en vue de doter le système de plus de
magistrats. Luc Eucher Joseph a noté par ailleurs les
discussions entre le ministère de la Justice, le doyen du
tribunal de première instance de Port-au-Prince et le parquet
sur la possibilité de faire comparaitre sans délai tout accusé
de délit. À cet effet, une salle a été aménagée au parquet près
le tribunal civil de Port-au-Prince. Le secrétaire d’État à la
Sécurité publique a également informé des efforts en cours pour
l’augmentation de la capacité carcérale du pays. Des centres de
détention sont en réparation, d’autres en construction.
121 MILLIONS DE DOLLARS A HAITI.
La banque mondiale accorde un prêt de 121 millions de
dollars à Haïti
Haïti doit recevoir de la banque mondiale une aide de 121
millions de dollars sur une période de quatre ans. L'aide
accordée provient de l'association internationale (IDA) organe
de la banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres a
indiqué la banque mondiale dans un communiqué. « Avec cette
nouvelle stratégie, nous soutenons les efforts d'Haïti pour
tourner la page des événements difficiles de l'année dernière et
se replacer sur la voie de la croissance et du développement à
long terme » a déclaré Ivonne Tsikata directrice de la banque
mondiale pour la région des caraïbes. La banque mondiale a
souligné la nécessité d'améliorer le système éducatif et la
réduction de la vulnérabilité du pays face aux catastrophes
naturelles.
P-AU-P.LA LOI SUR LE SALAIRE MINIMUM RECLAME PAR LES
ETUDIANTS.
Des centaines d'étudiants des facultés de Sciences Humaines,
Ethnologie, droit, IERA et Inaghei ont organisé des
manifestations pour réclamer la publication de la loi sur le
salaire minimum. La proposition de loi fixant le salaire minimum
à 200 gourdes par jour avait été ratifiée par les deux chambres.
La manifestation a débuté dans la matinée du jeudi lorsque des
étudiants de l'Inaghei et des Sciences Humaines ont rassemblé
des grosses pierres et des pneus pour bloquer la circulation des
véhicules à l'avenue Christophe. Les étudiants ont dénoncé le
refus du gouvernement de permettre aux ouvriers d'obtenir un
salaire minimum de 200 gourdes. Ils font remarquer que ce
dossier est préoccupant parce qu'ils sont les enfants de ces
travailleurs dans la sous-traitance. Les forces de l'ordre sont
intervenues quelques minutes plus tard, ce qui a donné lieu à un
affrontement avec les étudiants. Au cours des heurts un étudiant
finissant de la faculté des Sciences Humaines, Laguerre Ludner a
été atteint d'un projectile à la tête. Des pare-brises de
plusieurs véhicules ont été cassés par des jets de pierres
notamment à l'avenue Christophe. Un véhicule a été incendié non
loin du palais de justice et deux autres ont été endommagés à
l'avenue Christophe. Les policiers ont fait usage de gaz
lacrymogène pour disperser la manifestation, ce qui a eu pour
effet de provoquer des malaises chez de nombreux riverains. 24
personnes ont été appréhendées par les forces de l'ordre au
cours de la journée de protestation des étudiants de
l'Université d'Etat d'Haïti (UEH). Au cours d'une conférence de
presse les responsables du Grand Rassemblement des Etudiants
Haïtiens ont réclamé la publication par le chef de l'état de la
loi sur le salaire minimum.
ARABIE SAOUDITE. LE PRESIDENT OBAMA EST A RYAD
Le président américain Barack Obama est arrivé ce
mercredi en Arabie Saoudite, avant de se rendre jeudi au Caire (Egypte),
où il prononcera un important discours de réconciliation promis
de longue date aux musulmans. Il s’agit de la première visite du
nouveau président américain en Arabie, laquelle attend surtout
de Washington des assurances de fermeté à l'égard d'Israël dans
le processus de paix au Proche-Orient, ainsi que la
réaffirmation du soutien américain à l'Initiative de paix arabe.
L'Arabie Saoudite est non seulement un membre très influent
de la Ligue arabe, mais elle est surtout un allié essentiel des
Etats-Unis. À ce titre, le royaume saoudien est d’ailleurs une
des cibles toute désignée pour al-Qaïda. Il redoute également la
montée en puissance de l'Iran chiite, aujourd'hui incontournable
en Irak, en Afghanistan et au Liban. Ryad est persuadé que la
non-résolution du conflit israélo-palestinien est la cause de la
montée des mouvements extrémistes au Proche- et au Moyen-Orient.
Par conséquent, l'Arabie Saoudite attend de Barack Obama
qu'il contraigne le Premier ministre israélien, Benyamin
Netanyahu, à accepter la création d'un Etat palestinien aux
côtés d'un Etat israélien. L'Arabie Saoudite attend aussi de
Barack Obama, qu'il mentionne, jeudi, dans son discours au Caire,
le plan de paix arabe qui prévoit le retour d'Israël aux
frontières de 67, en échange de la normalisation des relations
des pays arabes avec l'Etat hébreu.
Benyamin Netanyahu y est hostile, de même qu’il refuse tout
gel de la colonisation juive en Cisjordanie. Pour cela, il se
fonde sur un accord secret conclu avec George Bush, lequel
autorisait les autorités israéliennes à continuer d'installer
des colons sur les terres palestiniennes.
En outre, selon un conseiller politique du gouvernement
saoudien, Washington et Ryad estiment qu'un accord de paix
israélo-palestinien est la clé pour contenir les activités
nucléaires de l’Iran chiite, qui inquiètent l’Arabie et les
autres pays de la région.
PARIS. CEREMONIE D'HOMMAGE AUX DISPARUS A
NOTRE DAME DE PARIS
Le président Nicolas Sarkozy doit assister à la cérémonie
religieuse œcuménique en hommage aux disparus ce mercredi à
16h00 (14h00 TU) à Notre-Dame de Paris. De son côté, le Conseil
français du culte musulman organise dans l’après-midi une «
prière de l'absent » à la grande mosquée de Paris. Un office
juif sera célébré un peu plus tard à la synagogue de la rue de
Tournelles. L'archevêché de Paris a annoncé également qu'une
messe internationale dimanche 7 juin à 11H30 sera dite à
l'intention des victimes. Lors d’une conférence de presse,
le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé d'enquêter sur
la disparition de l'Airbus A330 d'Air France entre Rio de
Janeiro et Paris, a estimé ce mercredi qu' « aucun élément
n'amène à penser que l'avion avait un problème avant son départ
de Rio ». Le BEA a également indiqué vouloir « essayer de
publier un premier rapport à la fin juin ». Le directeur du BEA,
Paul-Louis Arslanian a également exprimé des doutes sur la
possibilité de récupérer les boîtes noires : « On ne peut pas
exclure que l'on ne retrouve pas les enregistreurs ». L'Airbus
A330 d'Air France Rio-Paris, a disparu lundi au-dessus de
l'Atlantique avec 228 personnes à bord, dans un accident aux
causes encore inconnues. L’avion aurait pu être victime d’un
givrage Les messages techniques envoyés à
Paris par les membres de l’équipage de l’airbus A330 qui s’est
abîmé dans l’Atlantique, causant la mort de 228 personnes, sont
les seuls éléments fiables dont disposent les enquêteurs. Dans
l'attente, hypothétique, de retrouver les boîtes noires de
l’avion, qui contiennent à la fois les dernières conversations
de l’équipage et les paramètres de vol, les enquêteurs
s’appuient donc sur ces messages. Ils laissent penser que
l’avion aurait pu être victime d’un givrage.
Les messages du Système ACARS, décodés par la compagnie Air
France à Roissy Charles-de-Gaulle, laissent apparaître toute une
série de dysfonctionnements. Parmi les problèmes : une panne
électrique qui a pu entraîner d'autres anomalies comme un
givrage des tubes pitots. Ces sondes, qui hérissent le nez de
l'A330, permettent à l'équipage de connaître la vitesse de
l'avion, mais aussi son altitude et son inclinaison. Pour
éviter qu'elles gèlent lorsque l'avion vole haut, elles sont
réchauffées par une petite résistance, mais la coupure de
courant à bord de l'avion à peut-être interrompu le dégivrage et
rendu inutilisables ces instruments. Manœuvre extrêmement
délicate
L'ordinateur de bord aurait alors interprété des données
erronées et préconisé des manœuvres aberrantes aux yeux de
l’équipage, obligeant les pilotes à reprendre les commandes en
mode manuel. Une manœuvre extrêmement délicate, en pleine nuit,
au dessus de l'Atlantique, dans des conditions météorologiques
très défavorables.
Dés le 1er juin, une source aéronautique contactée par RFI
nous avait pourtant confié que le constructeur EADS avait, dés
2008, préconisé le remplacement de tous les tubes pitots sur les
A330, ce qui avait été fait au sein de la compagnie Air France.
Une armada mobilisée pour les recherches
Tous les éléments concordent. D’abord les pièces retrouvées
dans l'eau, un siège d'avion, des portions de câblage. Puis
l'endroit ou ces pièces ont été retrouvées : à environ un
millier de kilomètre des côtes brésiliennes, là ou le dernier
contact a été établi avec l'avion. Pour confirmer
formellement que ces débris proviennent bien de l'A330 d'Air
France, il va falloir maintenant envoyer des navires sur place,
pour qu'ils récupèrent les morceaux de l'avion. Trois bateaux
marchands présents dans le secteur ont déjà été déroutés. Le
navire scientifique français le « Pourquoi pas », équipé d'un
robot sous-marin, va également rejoindre la zone de l'accident.
L'avion radar l'Awacs, arrivé mardi à Dakar, va survoler la
région pour tenter de retrouver d'autres morceaux de l'avion.
Autant d'éléments qui permettront peut-être de mieux comprendre
ce qui s'est passé en attendant, peut-être, de récupérer les
boîtes noires qui pourraient reposer par 3 000 mètres au fond de
l'Atlantique. Ces enregistreurs de vols contiennent les
dernières conversations de l'équipage ainsi que de précieuses
données techniques.
Les autorités aéronautiques brésiliennes précisent que
l'enquête sera placée sous la responsabilité de Paris car
l'Airbus était immatriculé en France.
DÉCÈS EN FLORIDE DE PERE BGERARD JEAN-JUSTE
Le leader spirituel et politique de la communauté haïtienne
du sud de la Floride Gérard Jean-Juste est décédé mercredi soir
à l’age de 62 ans à l’hôpital Jackson Memorial de Miami. Gérard Jean-Juste était un proche de l’ancien président
Jean-Bertrand Aristide. A la chute de ce dernier, il a été
incarcéré en Haïti en 2004 sous l’accusation de détention
d’armes illégales. Il a été par la suite libéré. Père Jean-Juste a milité pendant près de 30 en Floride au
sein d’une organisation de défense des droits des immigrants
haïtiens en Floride. Il sera inhumé en Haiti selon ses proches.
DOSSIER DE MAITRE OSNER FEVRY SAISI PAR LE JUGE MIMOSE
JANVIER.
Le doyen du tribunal de Première instance de Port-au-Prince
a désigné le juge Mimose A. Janvier pour instruire le dossier de
l’homme de loi Osner Févry incarcéré depuis une semaine sous
cinq chefs d’accusation.
Le doyen Rock Cadet a fait choix du juge Mimose A. Janvier
pour instruire le dossier de Maitre Osner Févry après
l’ordonance de dessaisissement du juge Yves Altidor à qui
l’affaire a été confiée le 25 mai dernier.
En effet, le juge Altidor a, dans une ordonnance de
dessaisissement rendue 24 heures après s’être saisi du dossier,
indiqué que ses antécédents malencontreux avec Maitre Févry ne
lui donne pas toute la latitude pour traiter ce dossier au
risque d’une mauvaise interprétation de toutes décisions
défavorables à l’inculpé.
«En conséquence, ordonnons notre dessaisissement du dossier
pour cause de reproches graves dont nous avons été l'objet de la
part de Me Osner H. Févry dans le passé ; demandons au doyen du
tribunal de première instance de Port-au-Prince de désigner un
autre juge pour instruire l'affaire de manière que notre
impartialité ne soit mise en cause», lit-on dans cette
ordonnance.
Les avocats ont réagi positivement à cette décision du Juge
Altidor. Certains vont jusqu’à avancer que c’est «une preuve
qu’il existe encore des Hommes en Haïti».
LA CRISE CONTINUE A L'UNIVERSITE D'HAITI.
Le décanat de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et le
décanat de la Faculté de Médecine n’entendent pas satisfaire
l’une des principales revendications des étudiants : le départ
du conseil de direction de la FMP.
‘‘C’est un décanat qui travaille, qui n’a rien à se reprocher
et qui est régulièrement élu’’, a déclaré à la presse le vice-recteur
à la recherche de l’UEH, . Fritz Deshommes, au local du rectorat
de l’Université d’État ce mercredi.
La doyenne de la Faculté, le Dr Gladys Tassy Prospère, maintient
la même position et en a profité pour justifier les principes
que défend le décanat, dans cette crise. Ces principes, argue-t-elle,
visent la survie de la FMP, mais aussi celle de l’UEH.
Si la FMP ferme ses portes, l’UEH prendrait en effet un grand
coup, a corroboré le recteur Jean Vernet Henry qui exhorte les
étudiants à regagner leurs salles. Il n’est de l’intérêt de
personne que la Faculté ferme, selon le recteur. M. Henry juge
incompréhensibles les allégations proférées par les étudiants
contre les professeurs puisque ceux-ci, soutient-il, contribuent
depuis plus de 30 ans au bon fonctionnement de la Faculté de
Médecine. Il a dénoncé aussi les attaques personnelles contre
certains professeurs dont le docteur Rudolphe Mallebranche, chef
du département de Médecine et de pharmacie. Celui-ci invite les
étudiants protestataires à «reprendre leur sens de
responsabilité et de la mesure et à permettre la reprise des
activités académiques». Alors seulement, des discussions seront
possibles entre les protagonistes, a-t-il soutenu. Le Dr
Mallebranche révèle, par ailleurs, un gros problème de budget de
la faculté. C’est, avec celui de ressources humaines, le
problème de toutes les entités de l’UEH, d’après le vice-recteur
aux affaires académiques, M. Wilson Laleau.
Les étudiants ont, ce mercredi, observé une trêve en raison
d’une journée portes ouvertes à la Faculté de Médecine, afin de
permettre à la population de saisir le sens leur mouvement. Ils
affirment leur volonté de s’asseoir autour d’une table avec des
responsables, mais pas avec certains de leur décanat qui
seraient, selon eux, non crédibles. Ils rejettent l’accusation
selon laquelle ils mèneraient une campagne de désinformation
contre les dirigeants de la FMP.
Les riverains, quant à eux, affirment leur ras le bol du
mouvement. Certains dénoncent le mode d’intervention des forces
de l’ordre, d’autres la façon de revendiquer des étudiants, que
ces revendications soient justes ou non.
SANTO DOMINGO. DES RESIDENCES D'HAITIENS INCENDIEES.
Une multitude de dominicains en colère a incendié vendredi
dernier dans le quartier La Esperanza (est de Santo Domingo),
les maisons de plusieurs dizaines de ressortissants haïtiens
après qu’une adolescente dominicaine de 15 ans avait fait état
d’une tentative de viol dont elle aurait été victime de la part
d’un haïtien. Selon le quotidien dominicain Diario Libre,
devant la fureur des voisins, les résidents de deux bâtiments en
flammes, parmi eux des femmes enceintes, ont dû prendre la
poudre d’escampette pour éviter de se faire lyncher. Le sinistre
a été circonscrit grâce à l’intervention de trois camions-citernes
et d’une ambulance des sapeurs-pompiers de Santo Domingo. Quatre
policiers étaient restés sur place afin de limiter les dégâts.
Revenant de l’école, la fille s’était mise à crier qu’elle
venait de subir une agression sexuelle. Les habitants de la rue
Respaldo Antonio Guzman sont accourus aussitôt, accusant le
présumé auteur de l’acte d’avoir, auparavant, tenté à deux
reprises d’abuser de la collégienne
13 MORTS ET 5 DISPARUS APRÈS 2 SEMAINES DE PLUIE.
Selon un nouveau bilan présenté par la protection civile au
moins 13 personnes sont mortes depuis le début d’un mauvais
temps qui frappe plusieurs régions du pays provoquant fortes
pluies et inondations. Le nouveau bilan fait état de 5 morts
dans le département de l’artibonite, 5 dans le sud et 3 dans le
centre tandis que 5 personnes sont portées disparues. Trois
membres d’une famille sont disparues depuis l’effondrement de
leur maisonnette dans une petite localité proche de la ville des
Cayes. Les pluies qui tombent avec insistance ont détruit une
cinquantaine de maisons, plusieurs centaines d’autres maisons
sont endommagées. Selon un rapport du bureau de la protection
civile, 2330 familles sont sinistrées et plus de 800 personnes
ont été placées dans des abris provisoires, des écoles et des
églises.
ANNULATION DU VOYAGE HAITI DU MINISTRE
CANADIEN DES AFFAIRES ETRANGERES.
Le ministre canadien des Affaires étrangères, M. Lawrence
Cannon, qui devrait effectuer une visite en Haïti du 26 au 28
mai a annulé son voyage dans le pays. M. Lawrence Cannon, qui
dit reconnaître la situation critique que traverse Haïti, a
réitéré l’engagement du Canada à accompagner le pays dans ses
efforts pour la stabilisation et le développement. « Haïti
traverse une période critique et je tiens à assurer
personnellement nos partenaires haïtiens que le Canada
continuera à respecter son important engagement à l’égard de la
stabilisation et du développement du pays », a-t-il déclaré.
Selon le service de presse du Ministère des Affaires étrangères
du Canada, la visite en Haiti du ministre est reportée à une
date ultérieure. Le ministre canadien des Affaires étrangères
devrait rencontrer le président haïtien, M. René Préval, le
premier ministre haïtien, Michèle Duvivier Pierre-Louis et les
membres du cabinet ministériel. Il faut rappeler que, à travers
son Centre de gestion des fonds locaux de la coopération
canadienne (CGF) et d’autres entités de la coopération
canadienne, le Canada a déjà plusieurs réalisations dans le
domaine du développement en Haïti.
CORÉE DU NORD. DEUX MISSILES TIRÉS SUR LA CÔTE NORD
Après le tollé soulevé par l'essai nucléaire et les tirs
d'essai de trois missiles lundi, la Corée du Nord continue ses
provocations. Mardi, Pyongyang a lancé deux missiles à courte
portée qui se sont abîmés en mer du Japon. Le régime communiste
accuse par ailleurs Washington de comploter contre son
gouvernement. A l'ONU, les Etats-Unis et leurs alliés préparent
une nouvelle résolution.
Des militaires nord-coréens surveillent la frontière avec la
Chine au lendemain du deuxième essai nucléaire mené par la Corée
du Nord, le 26 mai 2009. Les deux engins ont été tirés depuis la
côte-est de la Corée du Nord : un missile sol-air et un missile
sol-mer d’une portée d’environ 130 kilomètres selon l’agence de
presse sud-coérenne Yonhap.
Le régime communiste, plus isolé que jamais, persiste et
signe donc. Plus inquiétant encore, toujours selon l’agence
sud-coréenne, il pourrait continuer. Pyongyang a déclaré une
zone de la mer Jaune - non pas côté Japon cette fois, mais côté
Chine - interdite aux navires. Une interdiction valable jusqu’à
mercredi. Les tirs de lundi et de ce mardi ont été effectués
depuis la base de Musundani dans le nord-est. La prochaine fois,
le tir partirait du comté de Jungman, sur la côte-ouest. Selon
les Sud-Coréens, le Nord s’apprête ainsi à lancer des missiles
terre-mer d’une portée de 160 kilomètres, utilisant une
technologie basée sur celles des missiles chinois Silkworn. Les
spéculations vont bon train. Pour certains analystes, Pyongyang
a ainsi été capable de produire des têtes nucléaires
transportables sur des missiles Scud ou de type Rodong comme
celui utilisé lors de l’essai à longue portée, le 5 avril
dernier. Selon les spécialistes, la Corée du Nord disposerait de
600 Scud et de 200 Rodong d’une portée respective de 500 et de 1
300 kilomètres.
Une nouvelle résolution de l'ONU L'adoption d'une
résolution du Conseil de sécurité est inévitable. La Russie et
la Chine ont arrêté leur position : le texte sera ferme mais pas
question pour le moment d'établir un blocus, ni d'isoler
complètement la Corée du Nord. Depuis lundi, le président
américain coordonne cette réaction diplomatique. Barack Obama a
appelé son homologue sud-coréen et le Premier ministre japonais
pour convenir de mesures concrètes afin de restreindre les
activités nucléaires et le lancement de missiles nord-coréens.
L'objectif est de mettre en place de nouvelles sanctions, tout
en laissant la porte ouverte à d'éventuelles nouvelles
négociations. Le problème, c'est que cette diplomatie a,
par le passé, prouvé son inefficacité. Le 17 octobre 2006, le
Conseil de sécurité avait voté à l'unanimité une résolution
contre la Corée du Nord à la suite de son premier essai
nucléaire. Cela n'a jamais empêché les Coréens du Nord
d'humilier la communauté internationale et de défier ses membres
les plus influents. Le pays tire sa force de son isolement.
Et Pyongyang sait à merveille faire trembler le monde qui
demeure largement impuissant devant les provocations calculées
de Kim Jong-il, le leader nord-coréen.
EX-PRÉSIDENT BILL CLINTON ENVOYÉ SPÉCIAL DE L'ONU EN
HAITI
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a nommé l'ex-président
américain Bill Clinton Envoyé spécial des Nations Unies pour
Haïti, a annoncé mardi la porte-parole adjointe de M. Ban. «
Cette nomination s'appuie sur le profond engagement de M.
Clinton à l'égard d'Haïti, à la fois lorsqu'il était à la Maison
Blanche, et plus récemment, à travers son Appel à l'action pour
Haïti lors de l'Initiative mondiale Clinton en septembre 2008 »,
a précisé cette porte-parole adjointe, Marie Okabe, lors du
point de presse quotidien au siège des Nations Unies à New York.
Bill Clinton a accompagné le Secrétaire général en Haïti en
mars, lors de la visite de ce dernier pour faire prendre
conscience au reste du monde des besoins de ce pays des Caraïbes,
a-t-elle ajouté. En tant qu'Envoyé spécial, M. Clinton apportera
son aide aux efforts pour la reconstruction économique et
sociale en Haïti. Il concentrera son attention sur les nouveaux
partenariats et efforts au sein du secteur privé, de la société
civile et des donateurs ainsi que sur le renforcement des
capacités locales et la création d'un avenir plus stable et plus
prospère pour Haïti. « Le Secrétaire général est certain que le
président Clinton apportera énergie et dynamisme pour susciter
un intérêt mondial durable dans les efforts de reconstruction en
Haïti », a précisé Mme Okabe. Bill Clinton a déjà été Envoyé
spécial des Nations Unies pour la reconstruction après le
tsunami qui avait frappé les pays de l'Océan indien en 2004.
Plusieurs hommes politiques Haitiens critiquent cette nomination
MAITRE OSNER FEVRY INCULPÉ.
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Maître
Manès Louis, a fait la lumière autour de l’arrestation de Maître
Osner Févry inculpé jeudi soir sous cinq chefs d’accusations.
Osner Févry risque les travaux forcés, explique-t-il. Osner
Févry est accusé de contrefaçon de sceau public. En effet, le
concerné aurait utilisé des sceaux falsifiés de la Direction
générale des impôts de Kenskoff pour s’exonérer des taxes sur le
revenu ou des impôts locatifs. « Ces huissiers ont laissé
entendre que jamais il ne les a envoyé à Kenskoff pour
s’enquérir des papiers du genres», a-t-il indiqué. Plus
loin, le commissaire du gouvernement soutient que l’avocat et
homme politique est accusé d’avoir proféré des menaces de mort à
l’égard des juges Willy Cadet et Maggy Florestal après que ces
derniers aient refusé d’accorder une ordonnance en sa faveur. En
plus, Maître Févry est soupçonné d’utiliser des faux papiers
pour vendre des biens, d’où le chef d’accusation de faux et
usage de faux, ces papiers étant toujours en circulation. En
dernier lieu, Manès Louis parle d’association de malfaiteurs
avançant que c’est tout un réseau qui a fabriqué les faux
papiers que le prévenu avait en sa possession. Entre-temps, pas
moins de quatre plaintes sont déposées contre Osner Févry pour
conflit terrien.. Dans l’intervalle, ses confrères
rappellent qu’il a été radié du barreau de Port-au-Prince pour
mauvaises pratiques dans la profession d’homme de loi. Me
Févry avait tenté en vain d’obtenir la démission du commissaire
du gouvernement en faisant circuler une pétition sous
l’étiquette de la Fédération des barreaux d’Haïti dans laquelle,
lui et quelques avocats, exigeaient la mise à pied de Me Manès
Louis.
LE CEP A PUBLIÉ LA LISTE DES CANDIDATS RETENUS.
Avec Marie Ghislaine Monpremier de la Fusion, Moise Jean
Charles, proclamé seul vainqueur des sénatoriales par le BCEN du
Nord, est retenu pour participer au second tour des sénatoriales,
selon la liste publiée par le CEP. Après contestations,
aucun candidat n’a finalement été élu au premier tour des
sénatoriales du 17 avril, selon la liste publiée par le Conseil
électoral provisoire. Prévues pour le 21 juin, le second tour
des sénatoriales verra concourir les candidats suivants :
Dans l’Artibonite : Francois Fouchard Bergrome (AAA)/ Joseph
Francois Annick (OPL)/ Garconnet Paul André (Lespwa)/ Jean
Baptiste Jean Willy (AAA)
Dans le Nord : Moise Jean Charles, (Lespwa)/ Marie Ghislaine
Monpremier (Fusion)
Dans les Nippes : Jean William Jeanty (konba)/ Vilson
Louberson (Lespwa)
Dans la Grand Anse : Roumer J. Maxime (Lespwa)/ Bellefleur
Marie André Aurore Laine (Fusion)
Dans le Nord-ouest : Melius Hyppolite ( OPL)/ St-Vil Francois
Lucas (Lespwa)
Dans l'Ouest : John Joel Jospeh (Leswpa)/ Mario Viau (Union)
Dans le Sud : Joseph Benoît Laguerre, (UCADDE)/ Exius P.
Franky (Lespwa)
Dans le Nord-est : Pierre Louis Lucien Delinx (Lespwa)/
Joazile Jean Rodolph (Fusion)/ Charles-Pierre A. Karl, (OPL)/
Joachim Armand (OPL)
Dans le Sud-est : Lambert Wencesclass (Lespwa)/ Pierre Ricard
(OPL)
PAU-P. AUGMENTATION DU SALAIRE MINIMUM: 200 GOURDES
PAR JOUR.
Le secteur privé haïtien s’est prononcé mercredi contre l’a
promulgation de la loi sur le salaire minimum votée par les deux
branches du parlement portant à 200 gourdes par jour le salaire
des ouvriers de la sous-traitance La loi proposée
par le député de Pétion-ville Steven Benoit prévoit d’accorder
200 gourdes par jour aux employés du secteur industriel. Elle a
été approuvée par les deux chambres et devrait être promulguée
par l’exécutif pour entrer en application. « Si cette loi est
appliquée elle signerait la mise à mort du secteur industriel
haïtien qui perdrait du jour au lendemain environ de 12.500
emplois sur 25.000 », a déclaré le président de l’Association
des industries haïtiennes M. Georges Sassine. « Nous
serons obligés de fermer nos usines à cause de cette loi. Il y a
des pays comme le Cambodge qui attendent de telles mesures pour
récupérer des emplois que Haïti va perdre », a déclaré Clifford
Apaid membre de l’Association des industries d’Haiti. Lors
d’une conférence de presse, des membres du secteur ont mis en
garde contre la mise en application de la loi, proposant de
nouvelles discussions pour parvenir à une autre loi plus
équilibrée entre la justice sociale, la croissance économique et
la création d’emplois. Des industriels coréens, américains
et dominicains qui fournissent des emplois dans la
sous-traitance ont témoigné lors d’une conférence de presse pour
indiquer que la loi telle qu’elle est pourrait causer beaucoup
de tort au secteur de la manufacture qui tente de se relancer en
Haïti. Cependant, ils ne sont pas prononcés contre une
augmentation du salaire journalier actuellement fixé à 75
gourdes. Ils ont souhaité que cet ajustement soit graduel afin
de permettre l’amélioration des conditions de vie de tous les
travailleurs haïtiens. Les membres de l’ADIH se sont ainsi
engagés à rencontrer le gouvernement et les membres du parement
afin de « faire comprendre les conséquences du maintien de la
loi votée par les parlementaires et les conséquences qu’elle
pourrait avoir ».
ANTHONY LALANNE TUÉ PAR DES BANDITS.
Les hommes à moto ont encore frappé, ils, ont abattu par
balle mercredi après-midi, à proximité de son commerce l'homme
d'affaire Anthony Lalanne. Atteint d'au moins un projectile à la
tête, Anthony Lalanne est décédé alors que des riverains le
conduisaient d'urgence à l'hôpital. Le meurtrier qui
tentait de prendre la fuite, a été remis à la police par des
témoins qui l'a attrapé. Par ailleurs un agent de sécurité a été
tué par balles mardi 12 mai vers 11 heures au cours d'un
braquage visant la caisse d'un bureau de Western Union situé sur
la route de Delmas, proximité Delmas 99. .
L’homme d’affaires Anthony Lalanne (43 ans) a été abattu par
balle mercredi après-midi, à proximité de son commerce sis à la
rue de la Révolution au moment où il s’apprêtait à monter à bord
de son véhicule. Atteint d’au moins un projectile à la tête,
Anthony Lalanne serait décédé alors que des témoins le
conduisaient d’urgence à l’hôpital. Le meurtrier qui tentait de
prendre la fuite après avoir glissé l’arme du crime dans sa
poche, a été appréhendé par des témoins qui l’ont rossé
d’importance avant de le remettre à la police. Anthony Lalanne
est le jeune frère de feu le Dr Jimmy Lalanne, abattu par balle
à l’intérieur de sa clinique le 27 février 1999. Il avait alors
39 ans. Ce crime qui avait jeté la consternation dans tout le
secteur médical et dans la société civile en général, est resté
impuni dix ans après. Anthony Lalanne avait la réputation
d’être un paisible citoyen. Aucun contentieux ou litige ne
l’opposait à qui que ce soit, selon un de ses proches. Les
Lalanne sont originaires de Vieux Bourg d’Aquin
VATICAN. LE PAPE EN SA DERNIÈRE JOURNÈE EN TERRE SAINTE.
Le Pape Benoît XVI regagne Rome ce vendredi. Avant de
s'envoler pour le Vatican, il passe la matinée au Saint Sépulcre,
lieu d'inhumation et de résurrection du Christ dans la tradition
chrétienne. Une dernière étape très oecuménique. C'est au
patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem que le pape doit
rencontrer les représentants des Eglises orientales, autrement
dit les Eglises chrétiennes de Terre sainte, et elles sont
nombreuses. Ce sont les héritières de ce que l'on appelle
l'Eglise primitive. les conciles et les schismes sont venus les
diviser. Certaines aujourd'hui sont liées à Rome et d'autres
non. L'entente cordiale n'est pas toujours de mise au Saint
Sépulcre où, pour les chrétiens, Jésus a été mis au tombeau et a
été ressucité. Ce haut lieu du christianisme est devenu un enjeu
de pouvoir et certaines communautés chrétiennes, notamment les
Grecs et les Arméniens, en sont même venues aux mains, ce qui
n'est pas banal. Le programme de de ce voyage de Benoît XVI en
Terre sainte a été soigneusement étudié. Chaque journée a eu sa
thématique, dialogue avec les juifs, avec les musulmans,
réconforter les chrétiens d'orient, soutenir la création d'un
Etat palestinien et donc l'oecuménisme. Un programme très
complet avec pour fil conducteur, la paix au Proche-Orient.
BOYNTON, FLORIDE. 9 HAITIENS ONT TROUVÉ LA MORT EN MER EN
FLORIDE.
Neuf haïtiens ont péri dans un naufrage mercredi
matin, au large des côtés de la Floride dans une embarcation
surchargée qui transportait une trentaine de passagers et
membres d’équipage, ont annoncé les garde-côtes américains lors
d’une conférence de presse à Miami. « Neuf décès sont
confirmés », a déclaré la porte-parole Marilyn Fajardo qui a
aussi précisé que 17 autres clandestins ont pu être sauvés après
avoir dû passer près de dix heures en mer, certains sans gilet
de sauvetage. Plusieurs des rescapés ont été hospitalisés alors
que d’autres étaient gardés au repos avant d’être interrogés sur
les circonstances de cette nouvelle tragédie. « Nous ne savons
pas combien de personnes nous recherchons », a lancé un
capitaine ds garde-côtes, James Fitton, qui a fait savoir que le
bateau arrivait des Bahamas et tentait d’entrer illégalement aux
Etats-Unis. Les recherches devaient se poursuivre en soirée en
vue de retrouver d’éventuels autres survivants au large de
Boynton Beach. Trois bateaux, deux hélicoptères et un petit
avion participaient aux opérations.
CAVAILLON. ACCIDENT. 20 MORTS ET 30 BLESSÉS
20 morts et environ une trentaine de blessés » tel est
le premier bilan d’un accident de la route survenue sur la route
nationale No 2 au niveau de Cavaillon dans le sud du pays. Selon
les premières informations fournies par la police, le chauffeur,
qui a pris la fuite après l’accident, était en état d’ivresse au
moment où il conduisit le camion. L’accident est survenu vers 1
heure du matin, ce mercredi. Le camion transportait des
marchandises ainsi que des marchandes communément appelées «
Madan Sara » venant de Port-à-Piment à destination de
Port-au-Prince.
SANTO DOMINGO. NOUVELLES VIOLENCES CONTRE DES HAITIENS.
Trois citoyens haïtiens, Eligène Exavier, Désir Reynold et
Charles Mérostène ont été sévèrement agressés lundi par des
dominicains dans la région de Carata, en territoire voisin, dans
des circonstances non encore élucidées, a confirmé Lise Anne
André, responsable de la communication et du plaidoyer au sein
du Groupe d’Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR), un organisme
fortement impliqué dans la lutte en faveur du respect des droits
des haïtiens en République Dominicaine. Ces haïtiens ont eu
leurs oreilles arrachées et ont dû être hospitalisés pour
recevoir les soins que nécessite leur état, a précisé la
responsable de GARR. Elle a exprimé sa préoccupation face à la
nette détérioration de la situation des haïtiens en territoire
dominicain marquée, entre autres cas, par l’exécution en public,
le 2 mai dernier à Santo Domingo, de l’haïtien Carlo Mérilus.
Interrogé sur ce nouveau cas d’agression contre des compatriotes,
le chancelier haïtien Alrich Nicolas a déclaré en avoir entendu
parler sans avoir pu confirmer l’information au moment où le
journaliste de Radio Kiskeya sollicitait sa réaction. Il a
toutefois admis qu’une certaine tension règne actuellement en
territoire voisin et menace, par la répétition de graves
incidents, les bonnes relations qui doivent exister entre les 2
républiques partageant l’île. Une cellule de crise a de ce fait
été constituée au Ministère des affaires étrangères en vue de
suivre de près l’évolution de la situation et d’adopter des
mesures appropriées. Alrich Nicolas a d’autre part confirmé le
rapatriement du corps de Carlo Mérilus dont les funérailles
seront organisées samedi. Le gouvernement assistera les parents
de la victime. Le chancelier haïtien a enfin déclaré disposer du
rapport de la police dominicaine sur l’arrestation de l’auteur
de l’acte horrible de décapitation en public de l’haïtien, le 2
mai dernier à Santo Domingo
CHAD, LIBREVILLE. DÉFAITE DES REBELLES PAR LES FORCES
GOUVERNEMENTALES.
Les forces gouvernementales tchadiennes ont remporté une "victoire
nette" sur les rebelles venus du Soudan lors des affrontements
des derniers jours."Je crois qu'on peut dire qu'on est dans une
phase finale dimanche. C'est une victoire nette de Déby. Les
rebelles ont rebroussé chemin". "Il y a une
reconcentration de rebelles dans le sud-est, le long de la
frontière", qui semble indiquer que la rébellion quitte le
pays.. La situation devrait revenir au calme, seon une source.
1.100 soldats sont stationnés au Tchad dans le cadre du
dispositif Epervier, opération française lancée en 1986 au titre
d'un accord bilatéral. Ce dispositif fournit notamment à l'armée
tchadienne des renseignements obtenus par surveillance aérienne.
"L'armée tchadienne s'est montrée très organisée. C'était digne
d'une armée moderne. Elle a été très organisée et a opéré de
manière séquentielle". "Ils ont su attendre et ne se sont pas
précipités. C'était réfléchi. Ils ont attendu de comprendre ce
que voulait faire l'ennemi et quand ils ont compris, ils leur
sont tombés dessus. Ils ont su canaliser l'adversaire", a
commenté un militaire français. Dimanche matin, un membre de
l'Union des forces de la résistance UFR, coalition des
principales factions de la rébellion avait assuré que
l'offensive rebelle n'était pas finie. "Ce n'est pas fini. Nous
nous regroupons, on s'occupe des blessés, on se prépare. La
situation est calme ce matin, mais vous verrez ça va reprendre".
Samedi, le ministre tchadien de la Défense par intérim, Adoum
Younousmi, a estimé que le Tchad avait remporté une "victoire
décisive" sur les rebelles jeudi et vendredi. Le gouvernement a
avancé le bilan de 247 morts dont 225 rebelles, 22
militaires et 212 insurgés capturés jeudi et vendredi après les
combats au sud d'Abéché, grande ville stratégique de l'est du
pays à plus de 600 km de la capitale. "N'Djamena peut dire
ce qu'elle veut mais ce n'est pas terminé. Les bilans donnés par
les autorités sont faux", a répliqué la source de l'UFR.
LIBREVILLE L'OFFENSIVE N'EST PAS FINIE
Les rebelles au Tchad se regroupent pour poursuivre leur
offensive qui n'est pas "finie", a déclaré dimanche un
membre de l'Union des forces de la résistance UFR, coalition des
principales factions de la rébellion, au lendemain d'une journée
sans combats. "Ce n'est pas fini. Nous nous regroupons, on
s'occupe des blessés, on se prépare", a affirmé cette source
jointe depuis Libreville. "La situation est calme ce
matin, mais vous verrez ça va reprendre", a-t-elle encore ajouté.
Samedi, le ministre tchadien de la Défense par intérim, Adoum
Younousmi, a estimé que le Tchad avait remporté une "victoire
décisive" sur les rebelles jeudi et vendredi. Le gouvernement a
avancé le bilan de 247 morts, 225 rebelles, 22 militaires et 212
insurgés capturés jeudi et vendredi après les combats au sud
d'Abéché, grande ville stratégique de l'est du pays à plus de
600 km de la capitale. "N'Djamena peut dire ce qu'elle veut mais
ce n'est pas terminé. Les bilans donnés par les autorités sont
faux", a répliqué la source de l'UFR. "Quand on
regarde les images diffusées à la télévision et montrant les
corps de combattants morts à Am-Dam jeudi,, on voit beaucoup de
soldats de l'armée tchadienne et le gouvernement présente tous
ces morts comme des rebelles", a-t-elle dit. Am-Dam est une
localité située à plus de 100 km au sud d'Abéché. Les
rebelles venus du Soudan sont entrés au Tchad le 4 mai avec pour
objectif affirmé de prendre N'Djamena et de renverser le
président tchadien Idriss Deby Itno. A l'exception de samedi,
des combats ont eu lieu quotidiennement depuis le début de
l'offensive. Selon le ministre de la Défense, les
rebelles seraient "3 à 4.000 hommes avec 300 à 400 véhicules".
Les rebelles affirmaient ces derniers jours disposer du double
de véhicules.
PRETORIA AFRIQUE DU SUD. ZUMA ET LA COMPOSITION DE SON
GOUVERNEMENT.
Jacob Gedleyihlekisa Zuma prête serment le 9 mai 2009
à Pretoria comme président d'Afrique du Sud. Le nouveau
président sud-africain, Jacob Zuma, à la tête de la première
économie du continent noir, va annoncer dimanche la composition
de son gouvernement, dont la mission sera de réconcilier un pays
aux disparités sociales croissantes. "Les rêves et
les espoirs de tous les citoyens de notre pays doivent devenir
réalité", a promis le tribun zoulou, 67 ans, lors de son
discours d'investiture samedi. "Ni la complaisance ni le cynisme,
ni les excuses n'ont lieu d'être", a-t-il insisté, alors que 43%
de la population vit toujours avec moins de deux dollars par
jour quinze ans après la chute du régime d'apartheid.
Les membres du parti de Zuma dansent lors de sa prestation de
serment le 9 mai 2009 à Pretoria Son parti, le
Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis 1994, a
recueilli près des deux-tiers des suffrages le 22 avril après
une campagne axée sur la lutte contre la pauvreté et
l'amélioration de services publics déficients. Accès au
logement, aux soins, à l'éducation, à l'emploi: autant de
besoins essentiels que l'ANC a promis de satisfaire, répondant à
la frustration de dizaines de millions de Sud-Africains,
laissés-pour-compte du décollage économique favorisé par
l'ex-président Thabo Mbeki. Mais les circonstances ne sont
guère favorables pour le nouveau chef de l'Etat, qui a bénéficié
pour son ascension au pouvoir du soutien de l'aile gauche de
l'ANC, du Parti communiste et de la confédération syndicale
Cosatu. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une
contraction de l'économie sud-africaine en 2009, la première en
dix-sept ans. Depuis le début de l'année déjà, 208.000 emplois
ont été supprimés, alors que le taux de chômage frôle les 40% en
raison notamment de graves carences en personnel qualifié.
"L'impact de la crise mondiale ne nous épargnera pas, nous
commençons à en sentir les effets", a reconnu samedi le
président. "Toutefois, les fondations de notre économie sont
solides et nous allons pouvoir bâtir dessus", a-t-il noté.
La composition de l'équipe dont Jacob Zuma va s'entourer est
d'autant plus fondamentale que le président doit rétablir la
confiance auprès d'une partie de la population qui ne lui fait
pas crédit. Plus de la moitié des Sud-Africains doutent de sa
probité même si des poursuites contre lui pour corruption ont
été abandonnées juste avant les élections. Selon des
informations de la presse sud-africaine, il devrait s'appuyer à
la vice-présidence sur l'intègre Kgalema Motlanthe, qui a assuré
l'interim à la tête de l'Etat pendant sept mois. L'artisan
de la croissance post-apartheid et chouchou des investisseurs,
Trevor Manuel, devrait quitter le ministère des Finances qu'il
dirige depuis treize ans, mais le chef de l'Etat entend le
garder dans son gouvernement, sans doute à un poste de
supervision.
Il est également vraisemblable que Jacob Zuma reconduise au
ministère de la Santé la solide Barbara Hogan, qui a repris en
septembre un secteur délabré, avec la responsabilité d'enrayer
la pire pandémie de sida au monde après des années de déni. "Il
y aura du neuf et du vieux" au gouvernement, résume l'analyste
Adam Habib. Pour réussir, le président va devoir "équilibrer les
priorités, à droite comme à gauche. C'est là son grand défi."
P-AU-P. MANIFESTATION CONTRE LES DIRIGEANTS HAITIENS ET
DOMINICAINS .
Un sit-in organisé devant le local de l’ambassade dominicaine en
Haïti s’est transformé en manifestation contre les deux
gouvernements, suite à la décapitation de l' haïtien Carlos
Nérilus. Les manifestants, issus de partis politiques,
d’organisations populaires, des défenseurs des droits de l’homme
et d’étudiants, ont mis le feu à un drapeau dominicain devant
l’ambassade dominicaine en Haïti. Ils ont également brisé
l'enseigne sur le mur de l’ambassade dominicaine. En agissant
ainsi, les manifestant entendaient protester contre l’assassinat
du ressortissant haïtien Carlos Nérilus qui avait été décapité
sur une place publique république voisine la semaine dernière. «
Cet acte révolte et afflige tous les Haïtiens » a déclare
Suzette Raymond, membre du parti Lavalas. C’est la raison pour
laquelle nous nous joignons à cette manifestation pour exprimer
notre mécontentement à l’endroit de la république dominicaine.
Nous avons brûlé le drapeau dominicain comme réponse aux
souffrances endurées par les Haïtiens en République dominicaine
» a rétorqué un étudiant. « Nous sommes un peuple comme tous les
peuples, nous voulons être respectés», a-t-il ajouté. Des
slogans ont été lancés contre le président haïtien accusé de
garder le silence sur ce brûlant dossier. Quand aux forces de la
Minustah, elles ont été enjointes par les manifestants à quitter
le pays.
Après l’assassinat, les parlementaires avaient rappelé le
chancelier haïtien en république dominicaine. Le ministre des
affaires étrangères avait annoncé le rapatriement du corps de la
dépouille. De son côté, l’ambassadeur dominicain en Haïti avait
demandé au peuple haïtien de placer cet acte dans un contexte
isolé afin qu’il ne porte pas entraves aux relations entre les
deux peuples.
P-AU-P. MEDICAMENT CONTRE LA GRIPPE A DISPONIBLE EN HAITI.
Un médicament est disponible contre le virus de la grippe A,
H1N1, communément appelé grippe porcine, ont annoncé les
autorités haïtiennes de la Santé Publique. Il s’agit d’une
capsule dénommée « Tami » qui est déjà expérimentée dans
plusieurs pays à travers le monde. Ce médicament coûte $ 17 US
la pilule et a été commandé par l’exécutif. D’autre part, une
quantité non négligeable de ce médicament sera offerte à Haïti
comme don par le gouvernement américain. En ce qui a trait
à la capsule (Tami) déjà disponible dans le pays, les
responsables de la santé publique n’ont fourni aucune indication
sur les points de vente. « Si nous le faisons, nous risquons de
ne pas trouver même une boite au lendemain de l’annonce »,
craint le ministre de la Santé publique, Alex Larsen.
Plusieurs responsables des ministères de la Santé publique et de
l’Agriculture ont pris part à la conférence de presse tenue au
ministère de la Culture pour informer le public de la
disponibilité du médicament contre toute éventuelle apparition
de la grippe porcine en Haïti. Jusqu’à présent aucun cas
de grippe porcine n’a été signalé ni en Haiti ni dans la
république voisine.
P-AU-P. PRÉSIDENT PRÉVAL SOLLICITÉ D'AGIR CONTRE LA
DÉCAP-ITATION DE NERILUS. Des parlementaires et des
représentants de différents secteurs de la vie nationale ne
décolèrent pas suite à l’horrible assassinat en public samedi
dernier à Santo Domingo d’un Haïtien identifié comme étant
Carlos Nerilus par le Réseau National de Défense des Droits
Humains Le président de la Commission des Affaires
étrangères du Sénat de la République, le sénateur Evallières
Beauplan a déclaré mardi que la question dépasse la compétence
du chancelier haïtien Alrich Nicolas et que c’est au Chef de
l’Etat René Préval qu’il revient de réagir. C’est d’ailleurs le
président Préval qui refuse tout changement dans la diplomatie
haïtienne. C’est donc à lui qu’il revient de refaire l’image du
pays et de porter les étrangers, notamment les Dominicains, à
respecter les Haïtiens. Le sénateur de l’Ouest Roudy Hérivaux a
pour sa repris l’idée émise par plusieurs de ses collègues à
savoir qu’il faudrait que le gouvernement rappelle l’ambassadeur
haïtien à Santo Domingo, le Dr Fritz Cinéas. Le parlementaire
élu sous la bannière du parti de l’ancien président Aristide a
dénoncé le sentiment anti-haïtien qui sévit de façon endémique
en territoire voisin. Condamnant à son tour l’acte
inhumain de samedi, le député de Maniche/Camp Perrin , Mme
Ogline Pierre, déclare avoir vécu 9 ans en République
Dominicaine où elle a expérimenté l’hostilité permanente des
Dominicains vis-à-vis des Haïtiens. Mme Pierre dénonce
l’hypocrisie du président dominicain Leonel Fernandez sur le
dossier haïtien. La parlementaire réclame des dispositions
sérieuses afin que les Haïtiens cessent d’être dans l’obligation
de laisser leur pays en quête d’emplois ailleurs. Le responsable
de l’Alliance pour l’Avancement d’Haïti Me Reynold
Georges, affirme croire que l’acte a été planifié par les
autorités dominicaines. Il dénonce une hostilité croissante des
Dominicains vis-à-vis d’Haïti et dénonce en ce sens
l’acquisition récente par la République Dominicaine de 8 avions
de guerre, alors que, déplore-t-il, l’armée a été dissoute en
Haïti. L’avocat propose enfin au gouvernement de décréter une
journée de deuil national et l’adoption d’un embargo contre les
produits dominicains pendant un mois. L’ancien ministre des
affaires étrangères Jean Robert Simonise , met pour sa part en
garde contre des décisions dictées par l’émotion dans le dossier
des rapports entre Haïti et la République voisine. Il ne croit
pas approprié que l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo soit
rappelé. L’incident, soutient-il en ce sens, ne se situe pas au
niveau des rapports entre les deux Etats. M. Simonise a mis
l’accent sur la présence en République Dominicaine d’une
importante communauté d’étudiants haïtiens et sur les avantages
offerts à ces derniers par le gouvernement Fernandez.
Soulignant l’importance des relations commerciales entre les
deux pays, M. Simonise a également mis en relief l’existence
d’une dynamique de rapprochement dont il faut tenir compte,
dit-il, qui se traduit par la démilitarisation de la frontière
et l’établissement d’écoles et de centres desservant des
haïtiens dans la même zone. Il a toutefois reconnu l’existence
d’un courant raciste en territoire voisin mais dont l’influence
est en régression.
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TURQUIE. TUERIE LORS D'UN MARRIAGE. 44 MORTS.
Une fusillade lors d'un mariage a fait 44 morts dans le sud-est
du pays, à majorité kurde. Des hommes armés et masqués ont
ouverts le feu sur des personnes qui participaient à une fête de
mariage, avant de s'enfuir. Selon des témoins, la fusillade
pourrait être liée à des hostilités entre familles. L'armée a
bouclé la zone et lancé une vaste chasse à l'homme pour
retrouver les assaillants. Pour l'instant 8 suspects ont été
arrêtés. C’est toujours la stupeur et l’interrogation, dans la
région de Mardin après cette terrible attaque. Le ministre de
l’Intérieur, qui a mis en place une cellule de crise dès hier
soir, va se rendre sur place ce matin avec les ministres de la
Justice et de l’Agriculture. Mais Besir Atalay écarte pour sa
part l’éventualité d’une attaque terroriste de la rébellion
kurde, il privilégie le règlement de compte entre familles. La
gendarmerie a arrêté 8 personnes avec leurs armes, ce matin,
toutes originaires du même village et portant le même patronyme,
a-t-il indiqué. « Après une nuit de recherche, et sur les
indications données par les témoins visuels, 8 personnes
soupçonnées d’être les agresseurs ont été interpellées avec
leurs armes par la gendarmerie. Ces 8 personnes sont en ce
moment en garde à vue. » La thèse la plus probable serait
donc celle d’une expédition punitive, sans que l'on sache pour
l'instant quelle en est l'origine exacte, peut-être une
vendetta, une dette de sang entre clans comme c’est souvent le
cas dans le sud-est. Le village endeuillé, bouclé par les forces
de sécurité, se prépare en tout cas à enterrer ses morts : 21
personnes d’une même famille sont mortes hier soir, dans ce
village.
SANTO DOMINGO. PAS D'EXPORTATION DE VIANDE DE PORC EN
DOMINICANIE.
La nouvelle ayant circulé durant le week-end, faisant croire
qu’il est interdit d’exporter la viande porcine en république
dominicaine, serait de la manipulation d’information par les
médias dominicains, a-t-on appris. Pendant que le virus de la
grippe A/H1N1, dite porcine, sème la terreur dans plusieurs
pays, le Mexique en particulier, les autorités dominicaines
auraient découvert un virus dans la viande de porc provenant
d’Haïti, selon des informations circulant le week-end dernier et
relayées part des médias haïtiens. Cette supposée découverte a
entraîné l’interdiction formelle de l’exportation haïtienne de
la viande de porc et de ses dérivés en république dominicaine.
Selon M. Ramòn Quiñonez le responsable de la santé
environnementale à la direction générale de l’élevage de la
République Dominicaine, cette mesure d’interdiction s’avère
nécessaire afin d’éviter la contamination de la production
porcine dominicaine. « Des techniciens en santé animale et les
membres du Corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT)
ont reçu l’ordre de capturer, sacrifier et incinérer tous les
animaux arrivant d’Haïti, particulièrement les porcs ». Ce virus
serait une continuité de la maladie animale « encéphalomyélite »
qu’ont connu les porcs haïtiens au cours du mois de mars
dernier. M. Quiñonez a affirmé, toutefois, que ce virus ne
présente aucun danger pour la santé humaine. Par ailleurs, les
autorités haïtiennes ont catégoriquement démenti la découverte
de virus dans la viande porcine haïtienne. Il s’agirait d’une
manipulation de l’information par les médias dominicains. «
Cette information sur la découverte de ce prétendu virus dans la
viande de porc haïtien n’est pas officielle, elle est sans
fondement », affirme cette source. Il faut signaler que depuis
dix ans, il est formellement interdit à Haïti d’exporter la
viande de porc à cause de la « peste porcine ».
SANTO DOMINGO. HAITIEN DÉCAPITÉ PAR DES DOMINICAINS
Un ressortissant haïtien a été décapité par un groupe
d’individus en République Dominicaine. Cela s’est passé samedi
dans le quartier de Buenos Aires, secteur de Herrera, a rapporté
Listin Diario. Selon le quotidien, l’acte a été perpétré en
plein milieu de la journée du 2 mai, en présence d’une foule de
Dominicains qui applaudissaient et riaient. Selon les premiers
témoignages recueillis par Listin Diario, cet acte venait en
représailles à une décapitation à Bayona d’un Dominicain du nom
de Léon Lara. Toutefois, il y a eu erreur sur la personne car
l’Haïtien décapité, Carlos Nerilus avait été pris pour l’auteur
de l’assassinat de Lara, poursuit le quotidien. Le gouvernement
Haitien a adressé une lettre de protestation aux autorités
dominicaines après cet acte qualifié de « barbare » par le
chancelier haïtien Alrich Nicolas. Pour éviter que cela ne se
reproduise, le ministre haïtien des affaires étrangères, exhorte
ses compatriotes vivant en territoire voisin à être plus
vigilant. La police dominicaine a ouvert une enquête sur
l’exécution sommaire de Carlos Nerilus.
FESTIVAL WORLD NOMAD CONSACRÉ A HAITI.
Avec le festival World Nomad consacré cette année à Haïti,
le FIAF rappelle que derrière les affrontements politiques et la
misère, se cache un pays à la culture riche, variée, et bien
vivante. La seconde édition du festival World Nomad, s’ouvre
vendredi 1er mai à l' Alliance Française. Cette année, Haïti est
à l’honneur, avec un mois de célébrations à travers la musique,
la danse, le cinéma et la littérature. Véritable melting-pot
culturel entre l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et les Caraïbes,
Haïti illustre mieux que n’importe quel pays cette notion de "transculturalism",
si chère au FIAF. Les festivités démarrent avec un concert du
groupe de rock’n’roll Vaudou RAM suivi d’une after-party à
S.O.B.’s où RAM sera rejoint sur scène par le groupe haïtien
CaRiMi. Musique toujours le 18 mai, avec un concert exceptionnel
à l’occasion du jour du Drapeau : il commémore la date du 18 mai
1803 où le drapeau, symbole de la création de l’État, fut adopté
par le nouveau Congrès haitien. La soirée sera présentée par
Papa Jubé Altino, avec les shows de Barikad Crew, Haitian Fresh,
CaRiMi, et en invité spécial, Wyclef Jean.
Samedi 2 mai, en partenariat avec le PEN World Festival,
trois grandes voix de la littérature haïtienne seront présentes.
Le poète, dramaturge et écrivain Frankétienne a fait le choix,
contrairement à beaucoup d’intellectuels, de rester à Haiti,
malgré les troubles politiques. Il évoquera ce choix et la place
qu’occupe Haiti dans son oeuvre, longue de plus de 30 ouvrages.
Avant lui, Dany Laferrière et Madison Smartt Bell participeront
à une discussion sur les difficultés d’écrire en Haïti.
Jeudi 7 mai marque un autre temps fort du festival, avec
l’inauguration d"Inspiration of Haitian Art". L’exposition
présente une sélection d’œuvres de la collection personnelle du
réalisateur et amoureux d’Haïti, Jonathan Demme. Dix peintres
emblématiques haïtiens, dont Odilon Pierre et Wesner La Forest,
sont ainsi réunis, pour un hommage riche en couleur aux paysages
et aux habitants de l’île.
Enfin, World Nomad se distingue par une programmation cinéma
ambitieuse. Les traditionnels "Cinema Tuesdays" sont dédiés au
cinéma d' Haiti durant tout le mois de mai, avec des films
soigneusement choisis par Jonathan Demme, cinéaste récompensé
par un oscar, et David Belle, créateur du festival du film de
Haiti. La série s’ouvre le mardi 5 mai avec le documentaire
événement "Jean Dominique l’Agronomiste", réalisé par Jonathan
Demme, sur une célébrité de la radio d'Haiti et activiste des
droits de l’Homme. Les jeudis et dimanches, le Maysles Institute
présente une collection de documentaires qui explorent
différents aspects de la culture et la société haïtienne.
ECOSOC EN MISSION EN HAITI.
Le Groupe Consultatif Spécial du Conseil Economique et
Social des Nations Unies (ECOSOC) est dans nos murs avec pour
objectif d'étudier les moyens les plus appropriés d'apporter un
appui aux efforts de développement économique et social du
gouvernement haïtien, notamment après la conférence tenue à
Washington le 14 avril dernier. Durant son séjour, la délégation
de l'ECOSOC aura des discussions avec M. Jean-Max Bellerive,
Ministre de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE),
ainsi qu'avec d'autres membres du gouvernement. Elle rencontrera
les partenaires techniques et financiers d'Haïti (PTF), les
membres du corps diplomatique et des représentants du secteur
privé et de la société civile. Le Groupe Consultatif Spécial
sera reçu par le Premier ministre, Mme. Michèle Pierre-Louis et
par le président de la République, M. René Préval. .
Les membres du Groupe Consultatif Spécial profiteront de leur
séjour en Haïti pour examiner les modalités de coordination de
l'aide internationale accordée à Haïti, pour s'assurer que cette
aide s'inscrit dans le cadre des priorités nationales définies
dans le Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la
Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), ainsi que dans les documents
soumis par le gouvernement à la conférence de Washington. Par
ailleurs, le Groupe fera le point des progrès accomplis en
matière de renforcement institutionnel et de mise en œuvre des
réformes visant à la création d'un Etat de droit. La délégation
de l'ECOSOC sera dirigée par l'Ambassadeur John McNee, président
du Groupe Consultatif Spécial et représentant permanent du
Canada auprès des Nations Unies à New-York. Elle comprendra
également l'Ambassadeur Sylvie Lucas, présidente de l'ECOSOC et
représentant permanent du Luxembourg auprès des Nations Unies,
ainsi que les Ambassadeurs représentants permanents du Brésil,
d'Haïti, du Pérou, de Trinidad et Tobago, et le Chargé
d'affaires a.i. du Bénin. Cette visite est la troisième que le
Groupe Consultatif Spécial effectue en Haïti. .
SAINT-MARC. LA FETE PATRONALE DE SAINT-MARC A REUNI LES
ARTIBONITIENS.
Une série de trois soirées de chants et de prières a précédé
la fête patronale de la ville.. Le thème du tridium est inspiré
de l’évangile selon Saint-Marc. Monseigneur Yvan Museau, était
venu de la paroisse lointaine d’Anse-à-veau pour la cérémonie. «
La communauté a besoin de modèle d’hommes et de femmes à
l’instar de Marc », a dit le prêtre qui a invité la population à
faire un pèlerinage pour appréhender l’essence du message de
Marc.Comme par le passé, la cérémonie religieuse a été suivie
par un ensemble de discours officiels prononcés au local du
palais communal. Baunars Charles, le Maire, en quelques
secondes a remercié ceux qui sont venus fêter dans sa commune.Le
député Yves Cajuste avait aussi salué la présence des
participants de la circonscription.
Ramon Guillaume, le Doyen du tribunal civil, a présenté
brièvement des images de la Saint-Marc de jadis et parler
de cataclysmes naturels.
Le décès d’Ernest Prezeau, maire accesseur a été suivi le
mois dernier de la démission de l’autre Archile Janvier. La
démission de M. Janvier a été refusée par le ministère de
l’Intérieur qui avait annoncé que la mairie de Saint-Marc fait
l’objet d’une audite.Le maire Baunars Charles, actuellement seul
aux commandes, a qualifié de « coup d’état » le souhait de tous
ce qui aimeraient le voir abandonner la mairie de façon
prématurée.
Ttrès réputée pour sa vie nocturne, une soirée dansante a
affiché Tropicana la veille et la ville a accueilli le soir de
ce 25 avril, un festival populaire qui a vu performer Bélo, Jean
Bernard Thomas et Zing Eksperyans alors que dans un club Krezi
et Djakout ont fait un face à face pas comme Rockfam et Barikad
qui avaient en ouverture des festivités livré une bataille à
distance. Paulson Valcin, le meilleur buteur du derby
local (Baltimore SC vs Tempête FC), a saisi l’occasion pour
raccrocher ses crampons dans un match de gala face à la
sélection nationale. Au hasard du calendrier de la Première
Division nationale, le 61e derby a lieu le lendemain de la
patronale.
Saint Marc demeure toujours, la cité qui a beaucoup souffert
durant la dictature des Duvaliers avec la disparition dans la
souffrance et la torture commise sur les jeunes de St. Marc par
des assassins de l'époque.On ne les pardonnera pas parce qu'ils
savaient bien ce qu'ils faisaient. On n'oubliera jamais le sort
des Charles Calixte, Gérard Augustin et tant d'autres aux mains
des assassins comme Barbot, Charlotin St. Fort, Zacharie Delva
et autres.
MEXICO. LA GRIPPE PORCINE FAIT RAVAGE.
Le gouvernement mexicain suit à la lettre toutes les
recommandations de l’OMS pour empêcher la propagation de
l’épidémie. Il redouble les précautions et la prévention. Les
écoles, les universités, les centres sportifs les églises… sont
donc fermés jusqu’au 6 mai. Il y a 4 hôpitaux spécialisés pour
recevoir les malades et le gouvernement dit qu’il n’y a pas lieu
de s’inquiéter car il a tous les médicaments nécessaires. Le
ministre du travail a dit que l’activité économique ne serait
pas arrêtée. On va voir comment réagit la population qui devra
prendre les transports en commun pour se rendre au travail,
sachant que le métro peut devenir un puissant transmetteur de
microbes.
Ce qu’il est important de souligner, c’est le décalage entre
ce qui se passe ici et ce qu’on en dit en France. Ici, on ne
ressent pas la dramatisation perceptible en Europe. Les
Mexicains sont rationnels, peut être fatalistes, mais ici on vit
tous les jours avec l’idée de catastrophe, avec des tremblements
de terre, les trafiquants de drogue, les assassinats, les
ouragans et surtout la précarité. Donc les Mexicains affrontent
cette épidémie avec calme en prenant les précautions nécessaires,
sans aucune panique.
Les Mexicains s’étonnent un peu du désir de catastrophe des
pays riches qui aiment faire rouler les dés de l’émotion. Ils se
demandent même si la publicité faite autour de cette épidémie,
qui est très coûteuse pour le tourisme et l’économie mexicaine,
ne sert pas à exorciser en quelque sorte la crise économique
mondiale.
HAITI. RESULTATS DES ELECTIONS POUR CE LUNDI 27
AVRIL.
Le Conseil électoral provisoire a annoncé vendredi la
publication lundi prochain des résultats définitifs des
sénatoriales partielles dont le taux de participation est estimé
à 11,81%.
Intervenant lors d’une conférence de presse, le porte-parole
du CEP, Frantz Bernadin, a indiqué que pour une population de
3,7 millions d’électeurs potentiels, 438.624 votes ont été
exprimés le 19 avril. Ces données n’incluent pas le Plateau
Central (Centre) où de graves violences avaient entraîné
l’annulation du scrutin.
Au centre de tabulation où se déroule le dépouillement des
procès-verbaux le décompte est presque terminé. Pour le
département de l’Ouest, seuls 27 procès-verbaux représentant 1%
des 1.335 comptabilisés sont encore manquants, a déclaré le
porte-parole. Il en a profité pour mettre en garde contre les
résultats autoproclamés rendus publics à travers le pays,
arguant qu’aucun résultat officiel n’était encore disponible.
Par ailleurs, Frantz Bernadin a révélé l’ouverture d’une
enquête sur les violences politiques ayant perturbé ou
interrompu le processus électoral dimanche dernier dans
plusieurs régions du pays, principalement dans quatre communes
du département de l’Artibonite (nord), Verrettes, Petite-Rivière
de l’Artibonite, Marchand-Dessalines et Lachapelle. Ces
investigations devraient permettre d’identifier les auteurs et
commanditaires de ces actes répréhensibles déplorés notamment
par Washington, l’ONU, l’OEA et la Commission nationale de
désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR).
Mais, quelle que soit l’issue de cette démarche,
l’institution électorale rejette d’ores et déjà l’annulation des
élections dans l’Artibonite comme l’ont souhaité certains
acteurs politiques engagés dans cette région. Le porte-parole du
CEP estime que les actes de vandalisme enregistrés n’avaient pas
affecté l’ensemble du processus, mais seulement quelques
sections communales.
Enfin, quant à la reprise des élections dans le Plateau
Central, aucune date n’est encore en vue, selon M. Bernadin. Il
souligne que certains paramètres doivent être maîtrisés,
notamment les conditions de sécurité, avant qu’une décision
officielle n’intervienne.
La Première ministre Michèle Pierre-Louis a déjà fait savoir
que le trésor public prendra totalement en charge le financement
de l’organisation de ce nouveau scrutin.
De plus en plus controversées, et même contestées avant même
la proclamation des résultats, les sénatoriales du 19 avril ont
eu ces derniers jours des rebondissements multiples allant de
l’agitation des prétendus vainqueurs potentiels à la décision
annoncée de certains Sénateurs de ne pas valider leurs pouvoirs.
P-AU-P. CONFERENCE DE WASHINGTON. COMMUNIQUE DE LA
MINUSTAH
16 avril 2009 – Le Représentant spécial du Secrétaire général et
chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation
d’Haïti (MINUSTAH) salue les résultats positifs de la conférence
des bailleurs de fonds internationaux sur Haïti, tenue à
Washington le 14 avril dernier, et la participation à un haut
niveau de nombreux représentants des partenaires techniques et
financiers bilatéraux et multilatéraux d’Haïti.
Réunis au siège de la Banque interaméricaine de développement
à Washington, en présence du Secrétaire général des Nations
Unies, Monsieur Ban Ki-Moon, les délégués de 28 pays et
organisations multilatérales ont assuré que leurs institutions
et gouvernements respectifs veilleront à ce que leur soutien
soit conforme aux priorités du plan haïtien, qui a pour
objectifs de relancer la croissance économique, de reconstruire
les infrastructures détruites par les tempêtes de l'année
dernière, d’accroître l'accès aux services publics de base et de
réduire la vulnérabilité du pays face aux catastrophes
naturelles.
Le Premier ministre haïtien, Madame Michèle Duvivier
Pierre-Louis, qui coprésidait la conférence avec le Président de
la BID Luis Alberto Moreno, s’est félicité des engagements pris
par la communauté internationale de fournir à Haïti une aide
supplémentaire de 324 millions de dollars au cours des deux
prochaines années.
De retour de la conférence, Monsieur Hédi Annabi souligne que
le soutien apporté par la communauté internationale aux projets
prioritaires du gouvernement haïtien est encourageant. «
L’engagement des donateurs est un bon début, en particulier dans
le contexte économique international actuel. Cet engagement
illustre la volonté politique et l’engagement conjoint de la
communauté internationale et d’Haïti de travailler ensemble pour
favoriser les investissements et la création d’emplois dans le
pays» a-t-il indiqué.
La conférence a aussi permis de confirmer qu’Haïti devrait
bénéficier, après le mois de juin, d’une réduction de sa dette
pour un montant d’un milliard de dollars.
L’ensemble de ces résultats marquent le point de départ d’un
nouveau partenariat entre la communauté internationale et les
autorités haïtiennes. « Un nouveau partenariat basé sur des
engagements mutuels, le point de départ d’une feuille de route
commune qui comprend une assistance supplémentaire de la
communauté internationale et, en contrepartie, des efforts
accrus du gouvernement et des autorités haïtiennes, de tous les
Haïtiens tant du secteur public que du secteur privé, pour créer
un environnement propice au développement économique et social
», a souligné Monsieur Annabi.
Le chef de la MINUSTAH insiste sur la nécessité d’agir
rapidement face aux besoins urgents du pays. « J’espère que les
engagements pris lors de cette rencontre vont se matérialiser
très rapidement par la mise en œuvre du plan présenté par le
gouvernement haïtien, de façon à répondre non seulement aux
besoins de reconstruction immédiats après les ouragans de
l’année 2008, mais aussi à engager les investissements
indispensables qui permettront de placer le pays sur une
trajectoire de développement durable », a t’il ajouté.
Le Représentant spécial du Secrétaire général réaffirme que
la consolidation de la stabilité passe par une amélioration de
la situation économique et sociale de la population. « Tous les
progrès effectués dans la construction de la stabilité politique
et sécuritaires ne sauraient être durables s’il n’y a pas
d’amélioration concrète des conditions de vie de la population
dans l’ensemble du pays», a conclu le chef de la MINUSTAH.
VISITE EN HAITI D'HILLARY CLINTON.
La Secrétaire d’Etat américaine est arrivée à Port-au-Prince
ce jeudi. Au cours de sa troisième visite en Haïti, Hillary
Clinton a renouvelé l’engagement des Etats-Unis envers le pays
tout en souhaitant le bon déroulement des prochaines
sénatoriales.
La secrétaire d’Etat américaine a d’abord rappelé les liens
amicaux et historiques entre Haïti et les Etats-Unis avant de
parler de son intervention à la conférence des bailleurs qui
s’est tenue à Washington le 14 avril.
L’ex-sénatrice de New York a reconnu que le pays était sur la
voie du progrès avant d’être frappé par quatre ouragans
dévastateurs en 2008, ce qui l’a portée à défendre davantage la
cause des Haïtiens lors de cette conférence au cours de laquelle
les USA ont promis 57 millions de dollars au pays.
La Secrétaire d’État américaine souhaite que les élections du
19 avril ne vont rien changer dans le climat politique actuel. «
J’ai vu des affiches sur la route qui me laissent croire que
très prochainement il y aura des élections dans le pays,
j’espère qu’après les élections, les programmes déjà enclenchés
pourront continuer sans obstacle », a-t-elle soutenu.
Pour ce qui est du dossier des trente mille Haïtiens menacé
de déportation par l’administration Obama, Hillary Clinton
informe que les autorités américaines sont en train d’étudier
pour voir comment accorder le statut TPS à ses ressortissants.
« Cependant seuls les illégaux haïtiens qui ont gagné le
territoire américain avant l’arrivée de Barack Obama au pouvoir
pourront bénéficier de cette mesure, ce dans le but de
décourager tous ceux qui veulent entreprendre le périlleux
voyage vers les Etats-Unis dans des embarcations de fortune », a
précisé Hillary Clinton.
Avant de mettre fin à sa visite de quelques heures au pays,
la Secrétaire d’Etat américaine s’est rendue au Parc industriel
pour s’assurer des capacités locales à accueillir la loi Hope
II.
HAITI Á LA CONFÉRENCE DES DONATEURS A WASHINGTON.
324 millions de dollars : c'est la somme totale qui a été
promise à Port-au-Prince au terme de la conférence des donateurs
qui s'est tenue mardi à Washington. Des engagements qui visent
la relance économique d'un pays ravagé l'an dernier par
plusieurs ouragans et tempêtes.
324 millions de dollars, c'est à la fois beaucoup et pas
forcément autant que l'espérait Port-au-Prince. Certes, le
président René Préval et le Premier ministre Michèle
Pierre-Louis avaient affiché avant la conférence un objectif
modeste - 125 millions de dollars, officiellement voués à
boucler un budget 2009 en déficit et à soutenir celui de l'année
prochaine. Mais ils attendaient aussi des donateurs de
quoi alimenter le plan présidentiel de reconstruction sur deux
ans d'un pays très éprouvé par le passage de quatre cyclones au
cours de l'été 2008.
Michèle Pierre-Louis avait, en prélude à cette réunion, mis
l'accent sur les risques de destabilisation en Haïti : « Nous
avons besoin de cette somme pour mener la politique
d'investissement public du pays. Dans le cas contraire, et face
aux multiples problèmes qui se dressent devant nous, la
situation pourrait devenir de plus en plus fragile », avait
déclaré le Premier ministre, qui a par ailleurs insisté sur les
efforts conduits par son gouvernement pour combattre une
corruption susceptible de refroidir la générosité internationale.
Les quelque 28 Etats et organisations multilatérales réunis à
Washington par la BID (la Banque interaméricaine de
développement) ont finalement affecté au budget haïtien 41
millions de dollars, ce qui réduira, à condition que cette somme
puisse être rapidement versée, l'actuel « trou » de 20 milliards
de gourdes (1 dollar équivaut à 40 gourdes) dans le budget 2009.
Le reste des dons doit servir à revitaliser une économie
naufragée : le PIB a « reculé de 15% en 2008, alors qu'il avait
progressé de 3,5% l'année précédente », d'après le Premier
ministre.
Les pays donateurs se sont donc ralliés au plan national
haïtien de redressement économique, et ils ont jugé crédibles
les projections de 150 000 nouveaux emplois liés au lancement
des grands travaux prévus.
La France, qui s'exprimait par la voix de Rama Yade, a mis 40
millions de dollars au pot commun, une aide en augmentation, a
souligné la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, qui a
rappelé « la relation ancienne, parfois tragique » entre les
deux pays, et d'autres signes de proximité tels que la langue et
le voisinage de trois départements français.
Les Etats-Unis se sont engagés, eux, à hauteur de 57 millions
de dollars. Le plus gros contributeur du jour, représenté par
Hillary Clinton qui doit se rendre dès ce jeudi en Haïti, a
assorti cette promesse d'exigences particulières, comme la lutte
contre le trafic de drogue ou la réparation des infrastructures
endommagées par les tempêtes. La secrétaire d'Etat américaine a
jugé qu'Haïti a vraiment l'occasion aujourd'hui de « réaliser
des progrès substantiels » ; ce pays « a un programme pour cela
et il a démontré sa détermination à le mener à bien », a-t-elle
ajouté. Une confiance affichée qui fait monter les attentes
liées à son imminente visite à Port-au-Prince...
Autre annonce de nature à satisfaire les dirigeants haïtiens
: d'après le directeur général du FMI Dominique Strauss-Khan, la
dette haïtienne sera réduite de près d'un milliard de dollars
d'ici fin juin, ce qui allègera la charge annuelle des
remboursement de 35 à 40 millions. Les 324 millions promis à
l'occasion de cette 7ème réunion des bailleurs de fonds d'Haïti
vient en complément des financements auxquels la communauté
internationale s'est déjà engagée, pour des projets d'environ 3
milliards de dollars au total.
SOMALIE. LIBERATION DU CAPITAINE RICHARD
PHILLIPS. 3 PIRATES TUÊS;
Le capitaine du porte-conteneur Maersk Alabama a été
relâché dans l’après-midi de dimanche à la suite d’une
intervention dont trois des quatre pirates ont été abattus et le
quatrième aurait été placé en détention. Richard Phillips
avaitt été embarqué sur le destroyer l’USS Bainbridge qui avait
escorté le Maersk Alabama jusqu’à Mombasa au Kenya. Toute la
journée de dimanche les hélicoptères américains ont survolé les
canots de sauvetage pour apporter des vivres et surtout garder
un œil sur le capitaine. Les autorités traditionnelles du
Puntland avaient tenté de négocier la libération du capitaine
moyennant la garantie que les pirates ne seraient pas attaqués.
Apparemment les négociations n’ont pas abouti. L’équipage du
Maersk Alabama arrivé sain et sauf, samedi soir, sous haute
surveillance à Mombasa, avait déjà salué en chœur le courage du
capitaine qui s’était sacrifié pour permettre aux 19 membres de
l’équipage de s’enfuir et leurs réactions ne se sont pas fait
attendre. Les membres de l’équipage ont érigé un drapeau
américain tout en haut du porte-conteneur et ils criaient «
notre capitaine est devenu un héros national ».
Le président américain Barack Obama a salué la
libération dimanche du capitaine Richard Phillips qui était
retenu en otage par les pirates somaliens depuis mercredi. Il a
affirmé que les Etats-Unis étaient résolus à lutter contre la
piraterie. C'est bien une opération militaire de l'US Navy qui a
permis au capitaine américain d'être libéré. Son équipage, qui
avait pu échapper aux ravisseurs, est arrivé samedi à Mombasa,
au Kenya. Ils ont exprimé leur joie à l’annonce de la libération
de leur capitaine. Le président Barack Obama a téléphoné au
capitaine Phillips pour le féliciter après sa libération. Le
Pentagone a révélé que le président avait donné à deux reprises,
vendredi et samedi, l’autorisation d’utiliser la force si la vie
de l’otage était en danger immédiat.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole
de la marine américaine, l’amiral Gortney, n’a pas précisé ce
qui avait déclenché l’assaut des forces spéciales qui se sont
emparées dimanche du canot de sauvetage à bord duquel était
détenu Richard Phillips. Trois des pirates ont été tués dans cet
assaut, un quatrième s’est rendu et est détenu par les autorités
maritimes. Il devrait être remis rapidement à la justice, sous
un chef d’inculpation qui reste à déterminer. Le ministre de la
Justice Eric Holder faisait remarquer ces derniers jours que les
tribunaux américains n’ont pas eu à juger de cas de piraterie
depuis plus d’un siècle. Le président a été tenu au courant
heure par heure du face à face qui s’est déroulé entre les
ravisseurs et le navire de l’armée américaine, le USS
Bainbridge, qui s’est rendu sur place dans les heures qui ont
suivi la prise d’otage. Ceci explique peut-être que Barack Obama
soit resté à Washington pendant le week-end de Pâques. La Maison
blanche a publié un communiqué dans lequel il félicité
l’équipage du cargo et les forces spéciales. Il lance également
un appel aux partenaires des Etats-Unis pour que ceux qui
commettent des actes de piraterie aient à en répondre devant la
justice
PARIS. RETOUR EN FRANCE DES OTAGES DE LA PIRATERIE SOMALIENNE.
Les ex-otages du Tanit sont arrivés ce dimanche en fin
d'après-midi à Paris. Le bateau de plaisance avait été attaqué
par des pirates au large des côtes somaliennes. Le propriétaire
du bateau, Florent Lemaçon, est mort au cours de l'opération
commando lancée par les forces françaises pour libérer les
otages. Avant d'être reçus par le président Nicolas Sarkozy dans
les jours qui viennent, les rescapés ont été accueillis par le
ministre de la Défense, Hervé Morin. L'avion, un Falcon,
affrété par le gouvernement français s'est posé en fin d'après-midi
à l'aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris. A son
bord, Chloé Lemaçon, l'épouse du skipper décédé, leur fils
Colin, âgé de 3 ans, ainsi que deux autres personnes, des amis
qui se trouvaient à bord du bateau au moment de la prise d'otage.
Les quatre rapatriés ont été accueillis par le ministre de la
Défense, Hervé Morin, et leurs proches alors que les
journalistes étaient tenus à distance du lieu des retrouvailles.
Dans un premier temps, les passagers du Tanit vont être examinés
par des médecins, ils vont rencontrer des psychologues et
surtout ils devront s'entretenir avec les agents du
renseignement français. La DGSE va recueillir leurs témoignages
sur la prise d'otage et sur le déroulement de l'assaut final qui
a coûté la vie à Florent Lemaçon. Il s'agit d'établir les
circonstances de ce drame. Selon les premières déclarations
d'Hervé Morin, la balle mortelle pourrait avoir été tirée par un
des militaires français au cours d'une fusillade avec les
pirates. Les pirates gardent encore plus de 275 victimes contre
des fortes rançons.
HILLARY CLINTON ATTENDUE EN HAITI.
La Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, est
attendue jeudi prochain à Port-au-Prince pour une brève visite
officielle au cours de laquelle elle doit réaffirmer «
l’engagement très fort » de Washington envers Haïti. Le
Département d’Etat n’a pas encore confirmé ce voyage. Dans la
capitale haïtienne, des officiels s’exprimant sous le couvert de
l’anonymat ont indiqué que le chef de la diplomatie américaine
en route pour Trinidad et Tobago, siège du prochain Sommet des
Amériques, s’arrêtera en Haïti où un tête-à-tête avec le
Président René Préval est notamment programmé. Au 5ème
Sommet des Amériques, prévu du 17 au 19 avril à Port of Spain,
Hillary Clinton accompagnera le Président Barack Obama. Cette
visite interviendrait deux jours après la participation de la
Secrétaire d’Etat américaine à la conférence des donateurs
d’Haïti qui se déroule mardi à Washington- et trois jours avant
les Sénatoriales partielles de dimanche prochain. 24 heures
avant son arrivée, l’ex-Première Dame des Etats-Unis
s’entretiendra dans la capitale fédérale américaine avec la
Première ministre Michèle Pierre-Louis qui coprésidera la
conférence des bailleurs de fonds avec le président de la Banque
interaméricaine de développement (BID), Luis Alberto Moreno.
Ravagée par quatre cyclones en septembre et octobre 2008, Haïti
cherchera à obtenir de ses principaux partenaires un montant de
125 millions de dollars destinés à l’appui budgétaire et à la
réalisation de projets pouvant générer des emplois dans des
domaines comme l’agriculture, les infrastructures routières et
la santé.Lors de sa dernière visite à Washington, en février, le
Président Préval avait été le premier chef d’Etat à rencontrer
Mme Clinton peu après son entrée en fonction. Elle avait alors
répondu de façon évasive à une sollicitation du dirigeant
haïtien concernant un éventuel soutien financier supplémentaire
de Washington. Les Etats-Unis, qui prévoient d’accorder cette
année à Haïti une enveloppe de 287 millions de dollars,
représentent le premier des partenaires bilatéraux du pays.
ONTARIO, CANADA. LA POLICE CANADIENNE RECHERCHE LA
FILLETTE STAFFORD.
La police recherche toujours la jeune Victoria Stafford, une
fillette de 8 ans portée disparue mercredi à Woodstock, en
Ontario. Jeudi, la police est toujours sur les traces d'une
suspecte après avoir identifié la fillette avec une femme
inconnue sur une vidéo de surveillance. Les autorités sont sur
les traces d'une femme blanche filmée par des caméras de
surveillance en compagnie de la fillette, mercredi. La suspecte
a entre 19 et 25 ans et sur la vidéo, elle portait un manteau
blanc et ample. Des dizaines de policiers et de bénévoles sont
toujours à la recherche de la jeune fille. Une bénévole, Cheryl
Lccolkuy, arrête les automobilistes sur une des artères de
Woodstock pour leur distribuer des photos de Victoria Stafford.
Elle s'inquiète pour la fillette et demande aux gens de se
joindre aux recherches. La police rapporte que la fillette est
blonde, qu'elle a les yeux bleus et qu'elle portait une jupe et
un gilet vert la dernière fois qu'elle a été aperçue. Elle
mesure 1,2 m et pèse environ 28 kg. Des patrouilles de London,
de Waterloo et des pompiers aident la police locale à fouiller
la ville. L'agente Laurie-Anne Maitland, de la police d'Oxford,
demande aux résidents d'inspecter leur propriété au peigne fin.
P-AU-P. LA MINUSTAH SOUTIENT LE CEP.
La mission des Nations unies en Haïti a apporté tout le
soutien nécessaire au CEP pour la réalisation de l’élection
partielle du 19 avril prochain, la Minustah mettra en place un
système sécurité, a indiqué jeudi le chef de la mission Hedi
Annabi. Le représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti
a déclaré que la Minustah a déjà aidé le CEP a acheminé tout le
matériel électoral sensible dans les différentes régions du
pays. « C’est travail logistique d’envergure », a soutenu M.
Annabi en annonçant qu’il avait travaillé de concert avec les
autorités haïtiennes. « Nous allons déployer les forces dans
tout le pays pour permettre aux Haïtiens de participer
normalement au scrutin le 19 avril. Les forces seront plus
fortes et plus visibles dans les zones à risque », a déclaré le
responsable de la Minustah. Il a d’autre part regretté que le
parti Lavalas écarté de la course n’ait pas réussi à trouver une
entente entre ses membres et avec le CEP pour participer aux
élections. Concernant la prochaine réunion des bailleurs de
fonds sur Haïti, M. Annabi a assuré que la communauté
internationale était prête a trouvé un partenariat, un chemin
commun avec Haïti afin de favoriser le développement du pays.
« C’est le développement durable qui pourra garantir une
stabilité durable en Haïti », a soutenu M. Annabi.
MAJOR GENERAL PEIXOTO DU BRESIL SUCCEDE A SANTOS CRUZ A LA
MINUSTAH
Le major général Floriano Peixoto a pris cette semaine les
commandes de la composante militaire de la mission de
stabilisation des Nations Unies en Haïti, a annoncé la Minustah,
il remplace le lieutenant général Général Santos Cruz. Avant les
formalités de la passation au quartier général des troupes
militaires à Tabarre, le nouveau commandant de la Minustah a été
reçu au palais national par le président René Préval. « Le
président Préval a remercié le lieutenant général Carlos Alberto
Santos Cruz pour ses 27 mois de service comme commandant de la
composante militaire de la Minustah et a souhaité la bienvenue à
son successeur, le major général Floriano Peixoto Vieira Neto »,
selon une note de la mission. La rencontre s’était déroulée en
présence du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU,
Hédi Annabi, a-t-on appris. Le général Santos a laissé Haïti
jeudi après la cérémonie de transfert du commandement de la
Force qui devait avoir lieu mercredi soir. Le Président Préval a
félicité le commandant sortant pour sa récente promotion de
Major Général à Lieutenant Général, peu de temps avant d’assumer
sa nouvelle fonction de commandant de la seconde division
militaire à Sao Paulo, au Brésil. Le nouveau commandant de la
Force militaire de la MINUSTAH, le major général Floriano
Peixoto rejoint la Mission de maintien de la paix des Nations
Unies au terme d’une expérience de 33 ans comme officier de
l’armée brésilienne. Il avait déjà travaillé au sein de la
MINUSTAH en 2004 comme Officier de brigade chargé des opérations
militaires.
PARTICIPATION D'HAITI AU 5ÈME SOMMET DES AMÉRIQUES A
TRINIDAD.
Le cinquième Sommet des Amériques se déroulera à Port of
Spain, du 17 au 19 avril prochain. 34 chefs d’État, dont celui
d’Haïti, y prendront part et débattront notamment de la crise
économique mondiale.
Du 17 au 19 avril prochain, Port of Spain, la capitale de
Trinidad &Tobago, accueillera le Cinquième Sommet des Amériques.
Ce sera l’occasion pour les 34 chefs d’État et de gouvernement
de l’hémisphère occidental (à l’exception de celui de Cuba) de
se pencher sur les grands problèmes et défis majeurs auxquels
leurs pays font face.
Le président René Préval se rendra à Trinidad & Tobago, selon
la présidence haïtienne qui a confirmé sa participation à ce
sommet. Outre la récession économique et la crise
financière mondiales, des questions relevant de la sécurité
régionale, de la crise énergétique, de la dégradation
environnementale, de l’immigration, de la faim et de la pauvreté
y seront débattues. Pour assurer un avenir meilleur à
leurs citoyens, les dirigeants du continent américain mettront
l’accent sur la réduction des vulnérabilités critiques,
l’amélioration du bien-être et de la sécurité des peuples des
Amériques. Dans cette optique, des politiques sociales,
économiques et environnementales intégrées et se renforçant
mutuellement seront élaborées et mises en œuvre. Elles viseront
fondamentalement le développement humain accéléré et la
réduction de la pauvreté, l’inclusion sociale et culturelle,
ainsi que la transition vers une sécurité énergétique accrue et
des communautés plus viables.
BINGHAMTON, NY. DEUX HAITIENS MORTS DANS LA TUERIE
SPECTACULAIRE.
Parmi les 13 victimes de l'attentat commis par Jiverly Wong
dans cette ville de l'Etat de New York deux immigrants Haitiens
ont trouvé la mort tragique dans ce carnage à l'Association
Civique. Le couple Haitien, Marc Bernard, 44 ans et Maria
Bernard, 46 ans, sont arrivés aux Etats Unis depuis seulement un
an. Selon les Haitiens habitant la région, les Bernard suivaient
des cours d'Anglais à l'Association Civique destinée à aider des
immigrants étrangers de la zone.Leurs 4 enfants sont en deuil.
MANIFESTATION DE JOURNALISTES DEANDANT JUSTICE POUR
JEAN DOMINIQUE.
Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des
journalistes, ont manifesté vendredi à Port-au-Prince en vue de
réclamer justice pour le directeur de Radio Haïti Inter, Jean
Léopold Dominique, à l’occasion du neuvième anniversaire de son
assassinat. Le 3 avril 2000, un commando avait exécuté le
célèbre journaliste haïtien dans la cour même de sa station en
compagnie d’un employé, Jean-Claude Louissaint. Guyler Delva,
responsable de l’organisation SOS Journalistes et de la
commission présidentielle d’appui aux enquêtes sur les
journalistes assassinés (CIAPEAJ), et les manifestants ont
fustigé le laxisme des juges d’instruction chargés de mener
l’enquête, particulièrement Fritzner Fils-Aimé. « Neuf
juges, les uns plus rusés que les autres, se sont succédés sans
qu’aucun résultat n’ait été obtenu après neuf années
d’instruction », a déclaré Delva devant le Palais de justice.
Apellant à la nomination d’un autre juge pour prendre en
charge ce dossier encombrant, il soutient que les assassins de
Jean Dominique, les commanditaires aussi bien que les auteurs
matériels du double meurtre du 3 avril 2000 doivent être coûte
que coûte identifiés, jugés et condamnés. Le responsable de la
CIAPEAJ se dit d’autant plus convaincu qu’il n’y a pas d’autres
issues que le Président René Préval et la Première ministre
Michèle Pierre-Louis étaient tous deux très proches du directeur
de Radio Haïti. Guyler Delva a, par ailleurs, annoncé
l’organisation d’une levée de fonds en vue de réunir une prime
de 50.000 dollars américains destinée à toute personne pouvant
fournir des informations crédibles sur les auteurs du meurtre de
M. Dominique. D’autres journalistes ayant pris la parole au
cours de la marche ont également exprimé leur ras-le-bol face à
l’indifférence des autorités judiciaires chargées d’élucider un
cas aussi emblématique. Les manifestants se sont arrêtés devant
le ministère de la justice et le Palais National avant de se
disperser dans le calme. Un peu plus tard dans la journée, les
mêmes confrères ont pris part à un débat, retransmis en direct
par la Télévision Nationale, sur l’affaire Jean Dominique et la
situation de la presse haïtienne. Une liaison téléphonique a été
établie avec la journaliste Michèle Montas, veuve du disparu et
porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Depuis
New York, elle a exprimé sa déception devant l’impunité qui
continue d’entourer la mort odieuse de son mari tout en émettant
l’espoir de voir la justice rattraper un jour les assassins. La
veille de ce nouvel anniversaire douloureux, l’organisation
Reporters Sans Frontières s’est demandée si Jean Dominique et
Jean-Claude Louissaint auront jamais droit à une décision de
justice équitable après le renvoi du juge instructeur Fritzner
Fils-Aimé soupçonné de corruption dans le traitement d’autres
dossiers
MONTREAL, CANADA. FERMETURE TEMPORARAIRE DE OIT.
La société Rio Tinto fermera temporairement son complexe
métallurgique de Sorel-Tracy, en Montérégie, en raison de la
crise financière mondiale qui sévit actuellement. La grande
majorité des employés de QIT-Fer et Titane, une filiale de Rio
Tinto, et de la mine de Havre-Saint-Pierre, se retrouveront donc
sans emploi pour cette période. On parle ici de 1800
travailleurs sur les 2000. L'usine de Sorel-Tracy fermera ses
portes du 12 juillet au 8 septembre prochain pendant que les
activités de la mine de Havre-Saint-Pierre seront interrompues
du 12 juillet au 31 août. Les travailleurs se retrouveront
également sans travail une semaine plus tôt que prévu en
décembre, soit le 11 décembre 2009. La direction précise que la
fermeture temporaire pourrait se prolonger, selon le climat
économique, mais qu'une fermeture définitive est écartée. Les
mesures permettront à l'entreprise d'économiser 25 millions de
dollars. « Notre objectif est d'assurer l'avenir de notre
entreprise et de poursuivre notre apport à la santé financière
des régions où nous exerçons nos activités », a déclaré le
président de QIT-Fer et Titane, Jean-François Turgeon. Lors de
l'évaluation de nos divers scénarios, nous avons opté pour des
solutions minimisant les conséquences auprès de nos employés et
de nos parties prenantes.
QIT-Fer et Titane est l'un des principaux fabricants de
matière première pour l'industrie du bioxyde de titane et un
leader mondial dans la production de fonte, d'acier et de
poudres métalliques. Au cours des dernières années, Rio Tinto a
d'ailleurs investi plus d'un milliard de dollars dans le
complexe métallurgique de Sorel-Tracy.
HAITI ET LES 22 ANS DE SA CONSTITUTION
DE 1987.
Aucune cérémonie officielle ne s’est déroulée à
Port-au-Prince le 29 mars à l’occasion du 22ème anniversaire de
la Constitution de 1987 la 23ème charte du pays après
celle de 1805. Elle reste fondamentale dans la mesure où elle a
apporté des innovations majeures pour régir le fonctionnement de
la société, ont reconnu des dirigeants de partis politiques et
des syndicalistes.
Pour le parti de Renaud Bernardin, le PLB qui
commémorait son 17ème anniversaire le même jour, la Loi mère met
l’accent sur les Droits de l’homme et les libertés individuelles,
a reconnu le secrétaire général du parti, Willy Louis. Pour ce
dernier, cette constitution introduit deux grandes innovations :
la séparation des trois pouvoirs qui fait comprendre qu’aucun de
ces pouvoirs n’est au dessus des autres, et la distribution du
pouvoir à des collectivités territoriales dans le sens de la
décentralisation. Malheureusement, cette constitution d’une
importance capitale pour la société n’a jamais été appliquée
dans son intégralité, a poursuivi M. Willy Louis. Pour sa part,
le responsable de la Fusion des sociaux-démocrates a conseillé
au peuple haïtien de se battre en vue de conserver les acquis
démocratiques apportés par la Constitution de 1987. Victor
Benoît a cité, entre autres, la liberté de la parole, de réunion
et de manifestation, tout en reconnaissant la nécessité d’y
apporter certains amendements. Pour certains syndicalistes,
plusieurs articles de la constitution sont jetés aux oubliettes.
Par exemple, l’article relatif au droit pour tous les enfants de
fréquenter l’école primaire gratuitement, a cité un syndicaliste
qui a ajouté que cette loi n’a jamais été adoptée depuis le vote
de la Constitution.
De son côté, le chef de l’État, René Préval, avait déclaré
que la Constitution de 1987 était une source d’instabilité pour
le pays et entravait la bonne marche d’Haïti. Dans la foulée, il
a nommé une Commission qui devait venir avec des recommandations
sur les imperfections de la loi mère du pays. On attend encore
le premier rapport de cette commission.
PARIS. INAUGURATION DU MONUMENT DE DUMAS EN FRANCE.
Le samedi 4 avril 2009, place du Général-Catroux à Paris,
aura lieu l’inauguration officielle du monument au général
Dumas, en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë, et de
nombreuses personnalités.Le moment historique consacré au
premier Afro-Antillais de l’histoire de l’Occident à accéder au
grade de général est une œuvre du plasticien Driss Sans-Arcidet.
Il sera dévoilé le 4 avril 2009 lors de l’inauguration
officielle en présence de l’artiste et du maire de Paris,
Bertrand Delanoë, ainsi que de nombreuses personnalités
Haitiennes et étrangères. Financée par la ville de Paris, cette
œuvre représente des fers d’esclaves brisés de plus de cinq
mètres de haut, pesant plusieurs tonnes. « Une première en
Europe pour un monument à l’esclavage de cette importance », a
souligné le journaliste, écrivain et historien Claude Ribbe.
Cette cérémonie inauguration est organisée par l’association des
amis du général Dumas, avec le soutien du conseil régional de la
Guadeloupe, en coordination avec la mairie de Paris et avec la
participation de toutes les associations de l’outre mer et de la
diversité. L’association a notamment convié à cette journée le
président américain Barack Obama et le président René Préval.
Ce monument, en hommage au général Alexandre Dumas, viendra
s’associer à celui de Gustave Doré (1883) consacré à Alexandre
Dumas, fils du général et auteur des « Trois Mousquetaires »,
ainsi qu’à celui de René de Saint-Marceaux (1906) consacré à
Alexandre Dumas fils, petit fils du général, auteur de « La dame
aux Camélias » et inspirateur de « La Traviata ». Victime du
racisme et figure emblématique des descendants d’esclaves,
Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie, dit Alexandre Dumas,
est né esclave en Haiti en 1762, fils d’une esclave
d’origine africaine et d’un colon venu de Normandie. Arrivé à 14
ans en France, Thomas-Alexandre suivit son père en Normandie,
avant de s’engager à Verdun sous le pseudonyme d’Alexandre Dumas
comme simple cavalier dans les dragons de la Reine où il
rencontra trois camarades : Piston, Carrière de Beaumont et
Espagne. En 1793, il fut le premier Afro-Antillais de l’histoire
de l’Occident à accéder au grade de général d’armée À la tête de
l’armée des Alpes, entouré de ses trois compagnons, il fonda les
Chasseurs alpins et emporta avec éclat les points stratégiques
du Petit-Saint-Bernard et du Mont Cenis. Nommé commandant de
l’armée de l’Ouest, il démissionna avec honneur et, risqua sa
tête, pour ne pas participer au massacre des civils de Vendée.
Servant ensuite sous les ordres de Bonaparte, ce fervent
républicain devint un héros de la campagne d’Italie et de la
campagne d’Égypte avant de prendre ses distances avec son chef
et d’échouer pendant deux ans dans les geôles du roi de Naples.
Bonaparte rétablissant l’esclavage en 1802 appliqua à Dumas la
réglementation raciste sur les militaires « de couleur » et le
chassa de l’armée, refusant de l’intégrer dans l’ordre national
de la Légion d’honneur dont Dumas était membre de droit. Le
général Dumas mourut pauvre, miné par le chagrin pour avoir été
chassé de l’armée française par la législation raciste de
Bonaparte qui lui interdit de prendre part, comme ses compagnons,
tous dignitaires de l’Empire et de la Légion d’Honneur, à la
bataille d’Austerlitz. Il n’eut droit à aucune récompense pour
ses exploits et, sur ordre de Bonaparte, ne fut jamais remboursé
d’une somme de 28 500 F qui lui était due pour une période de
captivité où il fut particulièrement maltraité dans les geôles
du roi de Naples. Son nom est gravé, ainsi que celui de deux de
ses compagnons, sur l’arc de triomphe à Paris. Il mourut
en 1806 à Villers-Cotterêts, laissant un fils orphelin et sans
ressources qui, reprenant ce même pseudonyme d’Alexandre Dumas,
devait l’immortaliser grâce à la littérature. Le fils de
l’écrivain, auteur lui aussi signa de ce même pseudonyme La dame
aux camélias.
Un comité, mené par le grand chancelier de la Légion
d’honneur, fut formé en 1895 pour ériger une statue à la mémoire
du général Dumas. Cette statue fut installée en 1912-1913,
formant triangle avec la statue d’Alexandre Dumas par Gustave
Doré (1883) et celle d’Alexandre Dumas fils par René de Saint-Marceaux
(1906) mais, jamais inaugurée, elle fut abattue en 1943 par les
collaborateurs à la demande des occupants nazis. Après 7
ans de lutte, l’association des amis du général Dumas, fondée
par l’écrivain Claude Ribbe, biographe et défenseur du général
afro-antillais Dumas, père du célèbre auteur, a enfin obtenu de
la ville de Paris un monument en remplacement d’une statue que
les nazis et collaborateurs détruisirent en 1943. Dans une
lettre adressée à l’association des amis du général Dumas le 23
octobre 2008, M. Nicolas Sarkozy, président de la République
française, déplorant «l’affront fait à sa mémoire en 1943 » a
rendu un hommage appuyé « à l’un des plus grands hommes que la
Caraïbe a donnés à la France ». Il a reconnu que le général
Dumas était un « ardent républicain » et regretté qu’il soit «
encore trop peu connu des Français » tout en considérant que
l’œuvre de Driss sans Arcidet « rappellera à tous ce que la
France doit au général Dumas. »
HORREURS DES KHMERS ROUGES. UN TORTIONAIRE NOMMÉ DUCH.
Ce mardi, l’audience est à nouveau consacrée au récit des
horreurs qui se sont produites à S 21 et ce matin les procureurs
ont utilisé des documents pour appuyer les témoignages : des
plans de cette prison secrète située dans un lycée au centre-ville
de Phnom Penh, des photos des victimes aussi car chaque
prisonnier en arrivant au centre était biographié, son identité
et le lieu de son arrestation mentionnés sur une fiche. La cour
a également projeté un film, tourné par les soldats vietnamiens
lorsqu’ils sont entrés dans Phnom Penh et la prison en 1979,
images difficiles de ces corps mutilés sur les trébuchets de la
torture, de ces corbeaux picorant sur un tas de cadavres. Des
images pour arriver à des chiffres, là encore terribles : 12 381
victimes ont été identifiées à S 21. « Il y en a certainement
beaucoup plus », a reconnu l’accusé lui-même. « Et derrière tous
ces crimes, derrière toutes ces tortures, un homme contrôlait
entièrement et sciemment la machine criminelle de S 21, a conclu
le co-procureur canadien, Robert Petit. Duch doit être condamné
en conséquence. » Quatre heures durant, une terrifiante litanie
L’ordonnance de renvoi était connue des avocats et des experts.
Elle a pris une toute autre ampleur une fois lue devant le
public et l’accusé. Pendant quatre très longues heures, le
procureur rappelle dans le détail les faits qui se sont déroulés
à S 21, véritable industrie de la mort : treize mille
prisonniers, peut-être plus, exterminés dans cette prison
secrète de la capitale sous les Khmers rouges. Cela fait au
moins vingt personnes exécutées tous les jours entre 1975 et
1979, samedi et dimanche compris. Le détail, ce sont les
traitements dégradants imposés aux prisonniers ; le détail, ce
sont les coups à la barre de fer et les décharges électriques
ordonnés par Duch à ses hommes ; le détail, ce sont ces quatre
étrangers brûlés vifs ou encore ces enfants défenestrés depuis
le troisième étage de la prison. L’accusé reconnaît une partie
des faits. Il en conteste d’autres. « C’est de toute façon
largement suffisant », indique le procureur pour répondre à
l’accusation de crimes contre l’humanité.
USA. BARACK OBAMA FACE A GENERAL MOTORS ET CHRYSLER.
Le président américain a rejeté, lundi 30 mars 2009, les
plans de redressement présentés par General Motors et Chrysler.
Les deux constructeurs automobiles pourraient être contraints de
déposer leur bilan afin de se restructurer, comme le permet le
chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.
« Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas et nous ne
laisserons pas disparaître notre industrie automobile », a
réaffirmé Barack Obama. Reste que le président américain ne
s’est pas résolu à débloquer des prêts supplémentaires pour deux
des trois constructeurs automobiles de Detroit, General Motors
et Chrysler. Les plans de relance « ne vont pas suffisamment
loin pour justifier un nouvel investissement des ressources des
contribuables », a-t-il expliqué Pour maintenir la pression sur
la direction des deux constructeurs, Barack Obama suggère la
solution d’une faillite organisée, comme le permet le chapitre
11 de la loi américaine sur les faillites pour « les aider à se
restructurer». Et Barack Obama de souligner que « cette mise
sous la protection de la loi sur les faillites serait de courte
durée, les constructeurs poursuivraient leur activité ».
Malmenés par la crise qui a fait plonger les ventes
automobiles depuis 27 ans, GM et Chrysler ont demandé
respectivement 16,6 et 5 milliards de dollars de plus au Trésor
américain. Les deux constructeurs ont déjà reçu en décembre 17,4
milliards de dollars de prêts fédéraux, contre leur engagement
de présenter des plans de restructuration viables avant le 31
mars 2009. General Motors qui a perdu 82 milliards de dollars
depuis 2005, s’est engagé à supprimer encore 49 000 postes dans
le monde cette année, à fermer cinq usines de plus et à
abandonner plusieurs modèles. Pour le président américain, cela
ne suffit pas. Le président adresse un ultimatum de 60 jours à
General Motors « pour présenter une stratégie viable ». Pour
avoir laissé GM trop dépendant des ventes des grosses cylindrées
en Amérique du Nord, le PDG de GM, Rick Wagoner, a également été
contraint à la démission
Chrysler se retrouve aussi avec le couteau sous la gorge.
Pour la Maison Blanche, l’entreprise ne peut plus fonctionner de
manière indépendante, mais seulement dans le cadre d’une
alliance lui permettant de faire son entrée sur le marché des
petites voitures. Chrysler dispose de 30 jours pour finaliser
son alliance avec Fiat. Le groupe automobile italien et le
constructeur américain ont signé, le 20 janvier 2009, un accord
préliminaire pour un partenariat stratégique. Fiat devrait
prendre une participation de 35% au capital de Chrysler, en
échange d’un accès à ses usines américaines et son réseau
outre-Atlantique. Une fois cette alliance finalisée, Chrysler
pourra espérer recevoir de nouveaux prêts d’un montant de 5
milliards de dollars.
NEW YORK, LE FINANCIER BERNARD MADOFF
EN PRISON POUR FRAUDE PYRAMIDALE.
Ce Jeudi 12 Mars, Bernard Madoff a plaidé coupable
des onze chefs d’inculpation, dont ceux de fraude sur le marché
des valeurs, fausses déclarations aux autorités boursières, faux
en écritures, blanchiment d’argent. Le financier américain qui
s’exprimait pour la première fois publiquement, s’est dit «
profondément désolé et honteux », mais a expliqué qu’il espérait
s’en sortir : « Je pensais que cela s’arrêterait vite et que
j’arriverais à me dépêtrer de cette situation. Mais cela s’est
avéré difficile, et finalement impossible ». Bernard Madoff, 70
ans, a décidé de plaider coupable pour tous les chefs
d’inculpation retenus contre lui. Cette procédure lui permet
d’éviter un procès devant un jury populaire. Ecartant toute
possibilité de négociation, le procureur Marc Litt a indiqué
qu’il allait requérir le maximum, soit 150 ans de prison.
En attendant le jugement qui sera rendu le 16 juin 2009, le juge
Denny Chin chargé de l’affaire a prononcé la mise en détention
immédiate de l’homme d’affaires. A ce jour, Bernard Madoff est
le seul accusé dans cette affaire aux proportions mondiales.
Près de 65 milliards de dollars auraient été perdus par des
banques du monde entier.Depuis près d’une trentaine d’années,
Bernard Madoff gérait un fonds, la BMIS, qui proposait des
investissements avec un rendement exceptionnel de 8 à 12% par an
garanti. Derrière tout cela, il y avait l’une des plus grandes
escroqueries de l’histoire de la finance. Le financier américain
opérait une fraude pyramidale appelé « schéma Ponzi », où les
intérêts sont payés avec les fonds apportés par les nouveaux
clients. Ce schéma pyramidal aurait fonctionné ainsi plus de
vingt ans. Mais la crise financière internationale est passée
par là, enrayant la mécanique. Le système s’est effondré lorsque
certains investisseurs ont voulu retirer leurs fonds, alors même
que les liquidités venaient à manquer. Si le système a pu
fonctionner autant de temps, c’est grâce avant tout à la
personnalité de son auteur.Bernard Madoff est l’ancien patron du
Nasdaq, la bourse électronique. Ce prestigieux courtier de Wall
Street incarnait jusqu’à son arrestation par le FBI, la police
fédérale américaine, un modèle de réussite. Il n’y avait pas
plus aimé et respecté que Bernard Madoff, ce génial courtier
était également connu pour ses activités caritatives comme la
lutte contre le cancer. Cette affaire porte un coup dur à la
crédibilité de la finance américaine, déjà critiquée pour son
incapacité à empêcher la crise des subprimes. La SEC avait
enquêté à plusieurs reprises, en 1992, en 2005 et 2007 sur la
société d’investissement BMIS de Bernard L. Madoff. Sans rien
découvrir de suspect. Le financier proposait aux clients
qui lui confiaient leur argent un rendement exceptionnel de 8 à
12% par an garanti. C'est-à-dire qu'il leur offrait de rémunérer
leur patrimoine mieux que n'importe quel autre fonds de gestion
qui, en moyenne, proposait des taux de rémunération 3 à 4%
inférieurs à ceux de Madoff. Mais derrière tout cela, il y avait
l'une des plus grandes fraudes de l'histoire de la finance.
VISITE EN HAITI DE BAN KI-MOUN ET BILL CLINTON.
Arrivé à Port-au-Prince en compagnie de l'ex-président
américain Bill Clinton, Ban Ki-Moun a eu d'emblée un aperçu des
difficultés économiques et sociales de l'île en se rendant à
Cité-Soleil, un énorme bidonville de 300.000 habitants situé au
coeur de la capitale, où il a visité une école tenue par des
religieuses espagnoles. "Nous sommes venus en Haïti avec le
président Clinton pour faire part de notre solidarité au peuple
haïtien et pour mettre les défis auxquels le pays est confronté
en tête des priorités de la communauté internationale", a assuré
M. Ban à la presse. Témoin également des tensions politiques
dans l'île, le patron de l'ONU a été accueilli à l'aéroport par
plusieurs centaines de partisans de l'ex-président Jean-Bertrand
Aristide venus réclamer le retour de l'ancien dirigeant. "Nous
voulons le retour d'Aristide", pouvait-on lire sur les pancartes
des manifestants, dont certains portaient des T-shirts à
l'effigie de M. Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud
après avoir été renversé par une insurrection. La visite de M.
Ban survient à un peu plus d'un mois d'élections sénatoriales
dont est exclu le parti de M. Aristide, qui reste populaire
auprès des couches les plus défavorisées. "Nous demandons à Bill
Clinton de transmettre notre message au président Obama et de
lui dire que depuis l'enlèvement de notre président , la
situation s'est aggravée dans le pays", a déclaré un jeune
manifestant. Lors de son séjour de 24 heures en Haïti, son
deuxième depuis 2007, M. Ban devait s'entretenir avec le
président René Préval, des membres du gouvernement et les
responsables de la mission de stabilisation des Nations unies (Minustah).
M. Ban est accompagné de Bill Clinton à la tête d'un groupe
d'hommes d'affaires susceptibles d'investir en Haïti. Le pays le
plus pauvre du continent américain est en proie à une grave
crise économique qui a provoqué en 2008 des émeutes de la faim
meurtrières. Le président Préval a prévu une situation encore
plus difficile en 2009 en raison de la crise économique mondiale.
"Les efforts de stabilisation de l'ONU ne seront pas durables si
la situation économique et sociale ne change pas en Haïti", a
déclaré la porte-parole de la Minustah, Sophie Bouteaud de la
Combe. MM. Ban et Préval préparent un plan d'action pour
parvenir à la sécurité économique du peuple haïtien, qui met
l'accent sur "la création d'emplois, la sécurité alimentaire, le
reboisement et la fourniture de services de base, y compris les
soins de santé", selon l'ONU Déployée depuis quatre ans en
Haïti, la mission de l'ONU, qui compte plus de 10.000 militaires
de différents pays et près d'un millier de policiers, est
critiquée par les Haïtiens pour son laxisme à l'égard des bandes
armées. La Minustah a néanmoins permis de reprendre le contrôle
de quartiers entiers de la capitale haïtienne occupés autrefois
par des groupuscules, rétablissant la paix notamment à
Cité-Soleil. On se demande oú se trouvait l'ONU, durant les
années 60 quand Duvalier et ses tortionaires avaient causé tant
de mal à ses opposants qui durent fuior le pays pour l'Afrique,
le Canada, les USA et l'Europe?.
CONSEIL DE SÉCURITÉ EN ROUTE POUR HAITI.
Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU)
sera en visite en Haïti cette semaine, a-t-on appris. L’équipe,
qui sera constituée de neuf représentants permanents, effectuera
une visite de quatre jours, du 11 au 14 mars. Selon le chef des
représentants permanents M. Jorge Urbina, la délégation du
Conseil rencontrera les hauts responsables gouvernementaux, des
parlementaires et des leaders de partis politiques, ainsi que
les autorités électorales haïtiennes, avec lesquels le Conseil
discutera de la tenue des élections partielles du 19 avril
prochain. Il croit nécessaire de promouvoir la consolidation de
la paix en Haïti. En outre des diverses rencontres que compte
effectuer le conseil de sécurité lors de son passage dans le
pays, les représentants permanents ont pour mission de faire une
évaluation de l’état sécuritaire du pays. « Il est plus que
jamais nécessaire de promouvoir la consolidation de la paix en
Haïti, d’y rétablir la stabilité politique et de faciliter le
relèvement économique du pays », a soutenu M. Jorge Urbina. En
vue d’une évaluation détaillée lors de leur passage dans le
pays, le conseil de sécurité se divisera en plusieurs groupes et
visitera plusieurs endroits stratégiques dans le cadre de leur
mission. Selon ce qu’a indiqué M. Jorge Urbina « une partie de
la délégation du Conseil se rendra dans la localité des Gonaïves,
pour y évaluer une situation humanitaire qui reste préoccupante,
et qui a notamment été provoquée par une succession d’ouragans
et de tempêtes tropicales qui se sont abattus sur Haïti. Le
reste de la composante de la mission constituera un second
groupe qui se rendra à Fort-Liberté afin d’y observer comment la
MINUSTAH met ses compétences techniques à la disposition du
gouvernement haïtien pour l’aider à suivre une approche intégrée
de la gestion des frontières, et l’assister dans la création
d’une zone franche économique». Cette visite de la mission du
conseil de sécurité succédera à celle de la délégation composée
du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, de l’ex-président
américain, Bill Clinton, du rappeur d’origine haïtienne, Wiclef
Jean, des investisseurs potentiels et des représentants
d’organisations humanitaires.
Lors de cette visite, qui a pris fin ce mardi 10 mars, le
secrétaire général de l’ONU a exprimé son optimiste à l’égard de
l’avenir du pays, mais croit urgent une consolidation de tous
les acquis actuels afin d’y parvenir.
P-AU-P. BAN KI-MOON ET BILL CLINTON EN
HAITI.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et l'ex
Président américain Bill Clinton sont arrivés ce lundi 9 Mars
à Port-au-Prince. Ils étaient accompagnés d'un groupe
d'investisseurs potentiels et de représentants d'organisations
humanitaires. La visite des deux dignitaires a commencé à Cité
Soleil où ils ont notamment visité l’Hopital St-Catherine
Labouré. Wyclef Jean et Michel Martelly faisaient aussi partie
de la délégation et distribuaient des vivres alimentaires à la
population de la Cité. La première partie du déplacement,
informe un communiqué des Nations Unis en Haïti, est consacré à
la visite de projets en matière d'éducation, dont des programmes
d'alimentation, dans une école du quartier de Cité Soleil, et à
la rencontre avec des élèves issus de milieux très défavorisés.
Dans la soirée, le Secrétaire général et le Président Clinton
devaient rencontrer le Président haïtien René Préval et la
Première ministre Michèle Pierre Louis, ainsi que des membres du
secteur privé haïtien et de la société civile, a indiqué le
communiqué des Nations Unis. A l'arrivée de Bill Clinton et de
Ban Ki-moon en Haiti, des partisans Lavalas manifestaient à
Port-au-prince et demandaient à Bill Clinton de ramener Aristide
en Haiti comme il l’avait fait en 1994. La visite de 24 heures
est destinée à attirer l'attention internationale sur les
besoins d'Haïti en matière de reconstruction après les dégâts
causés par des ouragans l'été dernier, a précisé la porte-parole
adjointe du Secrétaire général, Marie Okabe, lors d'un point de
presse au siège des Nations Unies à New York.
P-AUP. BRANCHE DU PARTI LAVALAS AU
TRIBUNAL CONTRE LE CEP/
Le président et le directeur général du CEP ont boudé
la convocation au tribunal des référés le 6 mars du juge Jean
Claude Drouillon dans l’affaire opposant le conseil électoral à
une branche du parti Lavalas. Rendez-vous le 9 mars. Malgré la
présence de trois avocats du Conseil électoral provisoire :
Stanley Gaston, Eddy Abellard et Antony Chérubin, le juge Jean
Claude Drouillon a précisé que son ordonnance faisait mention de
la présentation personnelle du président et du directeur général
du dit conseil, Frantz-Gérard Veret et Pierre-Louis Opont. Les
avocats du CEP ont signifié au juge qu’ils avaient le droit de
représenter leurs clients conformément à loi. Le juge Drouillon
est ferme et ordonne une convocation des deux responsables du
CEP pour le lundi 9 mars arguant que nul n’est au-dessus de la
loi. La partie plaignante, la branche du parti Lavalas dirigée
par Maryse Narcisse, s’est présentée au tribunal en compagnie de
leurs avocats. Cette dernière a porté plainte contre le conseil
électoral provisoire qui a exclu tous les candidats Lavalas des
élections pour le renouvellement du tiers du Sénat fixées au 19
avril prochain. Selon les avocats du conseil électoral, le juge
n’avait pas d’arguments solides pour cooroborer sa décision. Ils
ont indiqué que leurs clients étaient dans les parages et ils
ont choisi de ne pas se présenter à cause de l’atmosphère qui
régnait au sein du tribunal avec la présence de partisans
Lavalas bruyants. Deux branches du parti Fanmi Lavalas, l’une
emmenée par Maryse Narcisse et l’autre placée sous la direction
de certains élus Lavalas, ont toutes les deux présenté leur
liste de candidats du même parti aux prochaines sénatoriales
partielles. Absents de la première liste de candidats retenus
publiée par le CEP, les candidats Lavalas n’ont pas été repêchés
après la période des contestations
CABARET. 10 MORTS DANS UN ACCIDENT DE
CAMIONS DE TRANSPORT.
Une dizaine de personnes ont trouvé la mort lors d’un
grave accident sur la route de Cabaret suite à la collision de
deux camions transportant passagers et marchandises. Selon les
premières informations, deux gros camions de transport venant du
Nord et de l’Ouest se sont percutés ce matin, entre le Cabaret
et l’Arcahaie. Ce terrible accident de la route a causé une
dizaine de morts et de nombreux blessés, avons-nous appris de
source sure.
AFFAIRE LAVALAS ET CEP AU TRIBUNAL.
Le juge des référés, Me Claude Douyon, a récusé
vendredi les avocats du Conseil Electoral Provisoire (CEP) à
l’audience à laquelle il avait convoqué le président et le
directeur général de l’organisme électoral, MM. Frantz Gérard
Verret et Pierre Louis Opont. Le président du CEP qui déclare
s’être rendu à la convocation, affirme avoir dû renoncer à
comparaître personnellement par-devant le juge, en raison d’une
manifestation d’un groupe de militants du parti d’Aristide, «
Fanmi Lavalas », qui se déroulait aux abords du Palais de
justice. M. Verret explique être resté pendant un certain temps
à l’intérieur de son véhicule avant de regagner ses bureaux,
conseillé en ce sens par ses avocats. Un des avocats du CEP, Me
Gérard Eddy Léandre, a exprimé sa surprise de constater que le
juge a refusé sa constitution et celle de ses collègues comme
avocats de l’institution électorale. Le président du CEP et les
avocats de l’institution électorale disent attendre la décision
finale du tribunal avant d’entreprendre une quelconque action.
Pour leur part, présents au Tribunal, des dirigeants et
militants de « Fanmi Lavalas » (branche Narcisse) ont de nouveau
exprimé leur confiance dans un verdict favorable à la
réintégration de leurs candidats dans la course électorale. Leur
avocat, Me Alexis Tolbert, s’est également prononcé en ce sens
en annonçant pour lundi prochain la décision du juge. Présent
également au Palais de justice, le deuxième sénateur de l’Ouest,
Roudy Hérivaux (élu sous la bannière de Lavalas) a déclaré
qu’une dernière chance s’offre au président René Préval : celle,
dit-il, d’« œuvrer au retour en Haïti de Jean Bertrand Aristide
et de manifester sa solidarité à l’endroit de Fanmi Lavalas qui
l’a porté au pouvoir en 2006 ».
MONTRÉAL.DÉCÈS DU DOCTEUR LUC MORIN.
La famille Ménager Morin a l'honneur de vous
faire part de la perte doulooureuse qu'elle vient d'éprouver en
la per
sonne du Médecin Psychiatre Luc Morin, 75 ans, décédé le Samedi
28 Février à 8 heures 10 du soir à l'Institut Gériatrique de
Montréal. Les obsèques du Docteur Morin auront lieu le Samedi 7 Mars
à 10 heures du matin en la Cathédrale Marie Reine du Monde.
Les activistes
de la politique haitienne se rappelleront de la participation du
Docteur Morin dans les efforts pour combattre la dictature de
Duvalier dans les années 70. Sa participation agissante était
connue de tous. Son épouse Edeline Ménager Morin et leurs
enfants sont très attristés par cette perte inoubliable.
Des centaines de parents et d'amis Haitiens et Canadiens, des
Saint Marcois, en majorité, ont rempli la cathédrale pour un
dernier hommage au Docteur Morin avant son enterrement en Haiti,
le Samedi 11 Janvier en Haiti.
P-AU-P. MOBILISATION DES LAVALASSIENS A L'ARRIVÉE EN HAITI
DE BANKI MOON.
Les proches de t Jean Bertrand Aristide s’apprêtent à
organiser un vaste mouvement de mobilisation à l’aéoport
Internationale Toussaint Louverture le lundi 9 mars 2009 pour
exiger le retour de leur leader au pays.
Les militants de Fanmi Lavalas entendent profiter de la
visite du sécrétaire général des Nations-Unies, Banki Moon, et
celle de l’ex président américain Bill Clinton pour envoyer un
message au président Barak Obama.
Notre cahier de revendications sera lourd, à préciser René
Civil, l’un des porte- parole de la commission permanente de la
mobilisation de Fanmi Lavalas, mais l’objectif principal demeure
le retour d'Aristide dans son pays. « Nous allons profiter de la
présence de M. Clinton et de M. Ban ki-Moon pour expliquer au
président américain que l’administration Bush est le principal
promoteur du coup d’état le 29 février 2004 qui a renversé l’ex
président Jean Bertrand Aristide. » En ce sens, René Civil
demande à M. Obama de réparer cette injustice, vu qu’il a promis
de réparer les torts causés par l’ancienne administration au
pays du tiers-monde.
Depuis le départ de Jean Bertrand Aristide, ses partisants ne
ratent aucune occasion pour réclamer son retour. La mobilisation
annoncée par les militants du parti va se dérouler dans un
contexte de frustration politique pour les lavalassiens qui se
sont vus écartés des Sénatoriales du mois d’avril prochain à
cause des conflits internes existant entre les membres de cette
organisation politique.
INDIANA. DÉCÈS AUX USA DU JUGE JOSUÉ PIERRE DE LA
COUR DE CASSATION.
Me Josué Pierre, juge à la Cour de Cassation, est décédé
jeudi en Indiana, aux Etats-Unis, d’un cancer du côlon fort
avancé. N’ayant pas pu obtenir en Haïti un diagnostic précis des
causes des maux dont il souffrait, Me Pierre avait résolu de
poursuivre les investigations dans un centre spécialisé aux
Etats-Unis où l’on a découvert qu’il souffrait d’un cancer à un
stade très avancé. Commissaire du gouvernement sous Aristide en
1991, il refusa courageusement de signer des mandats
d’arrestation en blanc
P-AU-P. GRADUATION DE 702
NOUVEAUX POLICIERS
702 policiers dont 86 femmes et 21 musiciens composent
l’effectif de la vingtième (20e) promotion de la Police
nationale haïtienne. La cérémonie de graduation s’est déroulée
jeudi à la direction du centre de formation. Selon Mario
Andrésol, directeur de la PNH, c'est pour la première fois
qu’une promotion de police compte autant de femmes. C’est un
événement», a déclaré Andrésol, à la cérémonie de
graduation qui s’est déroulée le 26 février. «Ce n’est pas dans
le but de plaire aux organisations de femmes mais la question de
genre est entrée en ligne de compte dans la formation de cette
promotion», a-t-il ajouté. Le chef de la PNH demande aux
nouveaux policiers d’appliquer la devise « protéger et servir »
en agissant avec lucidité et sang-froid. Mario Andrésol exige
aux policiers de garder le prestige et de faire en sorte qu’ils
soient respectés comme tout autre policier de n’importe quel
pays. Il affirme que sans la sécurité la liberté, la fraternité,
l’égalité sont hypothétiques. Selon Andrésol, la police remplit
sa mission malgré sa jeunesse et sa taille.
De son côté, le responsable de la direction de formation
permanente de la police, Jean Miguelite Maximé, félicite les
nouveaux policiers pour l’engagement qu’ils ont fait montre au
cours de leur formation. Maximé exhorte les nouveaux
agents «de briller dans le droit chemin en évitant les
déviations de toutes sortes». « Être policier c’est plus qu’un
service, c’est un sacerdoce. Vous devez vous comporter en bons
citoyens. Car si vous n’êtes pas de bons citoyens, vous ne serez
pas de bons policiers », a-t-il poursuivi.
Dans son discours de circonstance, le ministre de la Justice,
Jean Joseph Exumé, salue le leadership de la Police. Car selon
lui, celle-ci doit faire usage de prévention avant de servir. «
Protéger et servir doit être pour vous une boussole, vous devrez
contribuer à la cause publique pour que l’on cesse de nous
considérer comme des parias incapables de nous gouverner
nous-mêmes». Le premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis,
qui est aussi chef du Conseil supérieur de la police, demande
aux gradués d’avoir plus de courage à affronter la réalité dans
la rue, dans les commissariats. La police, selon Mme
Pierre-Louis, est le socle sur lequel devra reposer notre
société. Le chef du gouvernement reconnaît qu’il reste beaucoup
à faire pour combattre la drogue, l’insécurité et tant d’autres
agents d'instabilité dans le pays. Mme Pierre-Louis
insiste sur le côté civique et promet aux policiers que
l’Exécutif leur assurera une meilleure assistance. « Vous n’êtes
pas seuls, l’exécutif vous suit, vous supporte dans votre
parcours ». « Le plus important est de mettre l’accent sur
l’aspect civique : l’environnement, le bien, le droit des femmes
et lutter contre la torture. Il faut servir les plus vulnérable,
être à l’écoute, anticiper sur les problèmes ».
LAVALAS A MANIFESTÉ DANS LES RUES POUR
LE RETOUR DE LEUR LEADER.
Conduits notamment par René Civil, le leader de JPP,
les manifestants s’en sont pris au Président René Préval, accusé
d’avoir trahi leur vote. Les partisans d’Aristide marquent le
cinquième anniversaire de sa chute Ils exigent le retour
immédiat de leur leader, attaquent le Président Préval, le CEP
et les GNBistes de 2004. Plusieurs centaines de partisans de
Fanmi Lavalas ont manifesté samedi à Port-au-Prince pour
réclamer le retour immédiat de Jean-Bertrand Aristide et la
présence de son parti aux prochaines sénatoriales partielles, à
l’occasion du cinquième anniversaire de la chute de
l’ex-Président Lavalas, le 29 février 2004.
PORT-DE-PAIX. INQUIÉTUDES SUR L'ENQUÊTE
DE NARCOTRAFIC. MORT D'UN TÉMOINS. Le député de Môle
Saint-Nicolas, Eloune Doréus OPL, a exprimé samedi ses
appréhensions quant à l’issue de l’enquête sur le dossier de
narcodollars de Port-de-Paix, suite au décès jeudi dernier à
l’hôpital de l’un des témoins-clé de l’affaire, Marc Frédéric,
oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir incarcéré aux
Etats-Unis. Marc Frédéric était, après son neveu Alain
Désir, le personnage le plus important du dossier. Il rappelle
que le défunt avait été blessé par balle dans des conditions
suspectes en décembre 2008 et que, par la suite, des avis
médicaux avaient laissé croire qu’il était hors de danger.
L’annonce aujourd’hui de son décès constitue une grande
surprise.
« Ce décès marque vraisemblablement la fin de l’enquête »,
considère Doréus, soulignant le fait qu’aucune information n’est
jusqu’ici disponible sur la marche de celle-ci et que, pour
comble, on apprend la disparition d’un témoin aussi important,
après celle tout à fait suspecte du numéro deux de la police
dans le département du Nord-Ouest, le commissaire Jean Raymond
Philippe. Tout en exprimant des doutes sur la capacité et la
volonté de la justice de faire aboutir l’enquête, le député
Doréus exige que le jour soit fait sur les circonstances exactes
du décès de Frédéric, de même que de celui du commissaire de
police. Le 12 novembre 2008, une perquisition judiciaire
effectuée en la résidence de Marc Frédéric dans la localité de
Lavaud, non loin de Port-de-Paix, s’est transformée en véritable
scène de pillage suite à la découverte d’un coffre-fort et d’une
valise contenant plusieurs millions de dollars.De nombreux
policiers et des officiers de police judiciaire impliqués dans
l’affaire sont sous les verrous.
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LE TRIOMPHE DE SLUMDOG MILLIONAIRE A LA
81ÈME CÉRÉMONIE DES OSCARS.
De l'émotion, quelques surprises, de la politique et du
grand spectacle, la 81e édition de la cérémonie de remise des
Oscars a tenu ses promesses. Ce sont des créations très engagées
politiquement qui ont obtenu les plus prestigieuses récompenses
: Kate Winslet dans son rôle de gardienne de camp de
concentration a été sacrée meilleure actrice et Sean Penn, pour
avoir incarné le premier élu homosexuel, a reçu la statuette du
meilleur acteur. Sans grande surprise, Slumdog Millionaire a
obtenu l'Oscar du meilleur film et a raflé 7 autres statuettes.
Slumdog Millionaire est le grand vainqueur de cette
édition. Le film, une fresque des bidonvilles de Bombay, a reçu
8 Oscars dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur
(Danny Boyle), l'Oscar de la photographie, du meilleur mixage
sonore, celui du meilleur montage, de la meilleure musique et
enfin celui de la meilleure chanson Jai ho. Ce film était
archifavori, nommé dix fois... Et c'est presque un carton plein
puisqu'il remporte huit statuettes, dont celles de meilleur film
et meilleur réalisateur pour le réalisateur britannique,
Danny Boyle. Et pourtant, ce film revient de loin. Cette
histoire d'un orphelin des bidonvilles de Bombay gagnant contre
toute attente à un jeu télévisé, a été tournée pour un budget
modeste, 15 millions de dollars, sans aucune vedette et il a
bien failli ne jamais sortir en salles. Il a fallu toute la
détermination d'un producteur français, Christian Colson
de Pathé, présent d'ailleurs sur scène pour recevoir cet Oscar
du meilleur film des mains de Steven Spielberg, pour que le film
ne sorte pas qu'en DVD. Ce conte de fées dans un pays écartelé
entre traditions, pauvreté et modernité crée la polémique en
Inde. Mais il remporte succès critique sur succès public et a
déjà engrangé 100 millions de dollars de recettes rien
qu'en Amérique du Nord. Succès critique et professionnel ensuite,
puisque ce long métrage miraculé du cinéma a décroché toutes les
récompenses de la saison.
Le grand perdant de l'histoire : le film L'étrange histoire
de Benjamin Button, l'adaptation du roman de Scott Fitzgerald
avec Brad Pitt dans le rôle principal. Il n'a obtenu que trois
Oscars, dont celui de la meilleure direction artistique, du
meilleur maquillage. Brad Pitt s'y transforme en vieillard et
des meilleurs effets spéciaux visuels.
L'Oscar de la meilleure actrice est allé à Kate Winslet pour
son rôle de garde du camp de concentration dans Le liseur, une
incursion dérangeante dans le passé allemand.
L'Oscar du meilleur acteur a été attribué à Sean Penn pour
avoir incarné Harvey Milk, premier élu homosexuel, tué pour sa
différence à San Francisco en 1978. L'acteur américain, connu
pour ses engagements, a fait un discours très politique en
évoquant la lutte pour les droits des homosexuels et en se
félicitant de l'élection de Barack Obama comme président des
Etats-Unis.
L'émotion était à son comble lors de l'attribution de l'Oscar
du meilleur second rôle masculin. Cette distiction est allée à
titre posthume à Heath Ledger pour son rôle de Joker dans
Batman, le chevalier noir. L'acteur de 28 ans est décédé il y a
un an dans des circonstances non éclaircies suite à une surdose
de médicaments. Sa mère, son père et sa soeur ont recueilli la
statuette en son nom. Le film a reçu aussi un autre Oscar pour
les meilleurs effets sonores.
La pulpeuse Penelope Cruz a recueilli le prix du meilleur
second rôle féminin pour sa prestation dans le film de Woody
Allen, Vicky Cristina Barcelona.
AFRIQUE. HISSÈNE HABRÉ, LE BOURREAU DU
TCHAD SERA JUGÉ POUR SES CRIMES.
La saisine de la Cour internationale de Justice (CIJ)
par la Belgique pour enjoindre le Sénégal à juger ou extrader
Hissène Habré, l’ex-dictateur du Tchad, est une étape importante
pour que Hissène Habré n’échappe pas à la justice, ont déclaré 5
organisations des droits humains africaines et internationales.
La Belgique a saisi la Cour en fin de journée le 19 février
2009.
Hissène Habré, qui est accusé d’avoir commis des crimes de
masse durant son régime de 1982-1990, vit au Sénégal depuis sa
chute en 1990. Il a été inculpé au Sénégal en 2000 avant que la
justice sénégalaise ne se déclare incompétente pour le juger.
Ses victimes se sont alors tournées vers la Belgique. A l’issue
de quatre années d’enquête, un juge belge a délivré un mandat
d’arrêt international à l’encontre de Hissène Habré et a demandé
son extradition en 2005.
Le président sénégalais a demandé à l’Union africaine (UA) de
se prononcer sur le dossier. En juillet 2006, l’UA a demandé au
Sénégal de faire juger Hissène Habré « au nom de l’Afrique ».
Mais 2 ans plus tard, le Sénégal n’a toujours pas entamé de
poursuites contre Hissène Habré, ont déclaré l’Association
Tchadienne pour la Promotion et la Défense de Droits de l’Homme
(ATPDH), l’Association des Victimes de Crimes et Répressions
Politiques au Tchad (AVCRP), la Rencontre Africaine pour la
Défense de Droits de l’Homme (RADDHO), Human Rights Watch, et la
Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH).
La Belgique a également demandé à la COUR d’ordonner des
mesures conservatoires pour que Hissène Habré ne puisse quitter
le territoire sénégalais en attendant l’arrêt de la Cour sur le
fond. Le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, a menacé de faire
en sorte que Hissène Habré « abandonne le Sénégal » si la
communauté internationale ne versait pas l’intégralité du
financement pour le procès estimé à 27 millions d'Euros..
« Aujourd’hui la Belgique a toutes les raisons de saisir la
CIJ car le Sénégal poursuit une stratégie du bluff depuis trop
longtemps dans cette affaire», a déclaré Alioune Tine, le
président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (RADDHO),
basée au Sénégal. « Le Sénégal fait semblant d’avancer dans
l’organisation du procès mais les faits sont là : aucun acte
juridique n’a encore été posé ! »
« L’action de la Belgique vise à mettre fin à ce feuilleton
politico-judiciaire qui dure depuis 18 ans et à s’assurer que
Hissène Habré n’échappe pas à la justice », a déclaré Reed Brody
de Human Rights Watch, qui travaille avec les victimes. «
L’obligation légale du Sénégal de poursuivre ou d’extrader
Hissène Habré est claire. Nous espérons maintenant que le
Sénégal va laisser sa justice instruire la plainte des victimes
déposée il y a plus de 5 mois. »
Dans sa requête, la Belgique accuse le Sénégal d’avoir violé
la Convention des Nations Unies contre la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en
refusant de poursuivre ou d’extrader Hissène Habré. Se faisant,
le Sénégal n’a pas respecté son obligation de remettre à la
justice les individus accusés de crime contre l’humanité.
En mai 2006, le Comité des Nations Unies contre la torture
(CAT) a condamné le Sénégal pour violation de la Convention
contre la torture et l’a enjoint à poursuivre ou extrader
Hissène Habré. Mais le Sénégal ne s’est toujours pas conformé à
cette décision.
Selon la Convention contre la torture, tout différend entre
deux Etats parties, qui n’a pas pu être résolu par voie de
négociation ou d’arbitrage, peut être soumis à la CIJ par l’un
des deux Etats parties au différend. Des négociations entre la
Belgique et le Sénégal durent depuis 2005, après que le Sénégal
n’ait pas répondu à la demande d’extradition déposée par la
Belgique.
Dans sa requête, la Belgique demande à la CIJ de rappeler au
Sénégal qu’il est obligé de juger Hissène Habré, ou le cas
échéant, de l’extrader vers la Belgique.
S’exprimant au nom des victimes, Souleymane Guengueng, le
fondateur de l’AVCRP a affirmé : « Les victimes sont
profondément reconnaissantes à la Belgique. Sans les pressions
de ce pays sur le Sénégal, nous craignons de tous mourir avant
que justice nous soit rendue. Tant de victimes sont déjà
décédées ! ». Souleymane Guengueng a failli mourir de la fièvre
dengue durant les trois ans qu’il a passé dans les prisons du
Tchad d’Hissène Habré.
« Ce n’est pas l’argent qui manque pour le jugement de
Hissène Habré, c’est la volonté politique du Sénégal », a
déclaré Dobian Assingar, de la Fédération internationale des
Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) et président d’honneur de la
Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH).
Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, jusqu’à sa
fuite vers le Sénégal lors de la prise de pouvoir par l’actuel
Président Idriss Déby Itno. Son régime de parti unique fut
marqué par des violations massives des droits humains perpétrées
à travers tout le pays, qui ont compris des campagnes
d’épuration ethnique. Les dossiers de la police politique
d’Hissène Habré, la Direction de la documentation et de la
sécurité (DDS), découverts par Human Rights Watch en mai 2001
révèlent l’identité de 1.208 personnes qui sont décédées en
détention et font état de 12.321 personnes victimes d’autres
violations.
Hissène Habré a d’abord été inculpé au Sénégal en 2000, avant
que la justice sénégalaise ne se déclare incompétente pour le
juger. Ses victimes se sont alors tournées vers la Belgique et,
après quatre années d’enquête, un juge belge a délivré, en
septembre 2005, un mandat d’arrêt international accusant M.
Habré de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de
torture.
Les autorités sénégalaises ont arrêté M. Habré en novembre
2005 et le gouvernement sénégalais a demandé à l’Union africaine
de se prononcer sur « la juridiction compétente » pour juger M.
Habré. Le 2 juillet 2006, l’Union africaine, s’appuyant sur les
recommandations du Comité des Éminents juristes africains, a
demandé au Sénégal de juger Habré « au nom de l’Afrique », ce
que le Président Wade a accepté.
Entre 2007 et 2008, le Sénégal a amendé ses lois et sa
constitution afin de permettre à ses instances judiciaires de
juger les crimes de génocide, crime contre l’humanité, crime de
guerre et de torture commis dans le passé.
Le 16 septembre 2008, 14 victimes ont déposé une nouvelle
plainte auprès d’un procureur sénégalais, accusant Habré de
crimes contre l’humanité et de torture, pour tenter de faire
démarrer le procès. Mais depuis les autorités sénégalaises ont
annoncé que les plaintes ne seraient pas instruites tant que la
totalité des fonds pour le procès ne leur serait pas versé,
estimé à €27 millions. En octobre le Président Wade a déclaré
que s’il n’obtenait pas ce financement, il fera en sorte que
Hissène Habré « abandonne le Sénégal ». La Commission européenne
a déjà proposé €2 millions pour la phase préliminaire de
l’instruction mais attend que le Sénégal lui présente un budget
raisonnable et crédible. Le Tchad a annoncé €3 millions et la
France, la Belgique, les Pays-Bas et la Suisse ont également
déclaré leur disponibilité à soutenir financièrement le Sénégal.
P-AU-P. EN FÉVRIER LA PNH AURAIT
PROCÉDÉ Á PLUS DE 500 ARRESTATIONS.
La Police Nationale d’Haïti a procédé à 556
arrestations et a traité 448 affaires au cours des deux
premières semaines de février, a annoncé mercredi le porte-parole
de l’institution Gary Desrosiers lors d’un point de presse. Dans
le département de l’Ouest, la PNH a fait 223 arrestations
et traité 260 affaires. Dans les Nippes, 9 arrestations et 8
affaires ont été recensées. Quant au département du Nord, 59
arrestations ont été effectuées, alors que dans le Sud, le bilan
s’est élevé à 18 arrestations. Quelques armes à feu ont été
confisquées par la police. Le 7 février, des pistolets ont été
saisis sur la route de l’Aéroport et les policiers ont procédé à
cinq arrestations, a indiqué le porte-parole.A Péguy-Ville, une
arme de fabrication artisanale a été saisie et trois
arrestations effectuées. A Carrefour, un individu en possession
d’une arme illégale de calibre 38 a été intercepté. Le 13
février à Martissant 23, la PNH a saisi un revolver touriste de
calibre 38. A Lizon (Bon-Repos), un individu de 28 ans en
possession d’une arme artisanale a été arrêté. La PNH a, par
ailleurs, enregistré 13 cas de viol.En ce qui a trait aux
accidents de la circulation, la PNH a enregistré pour la même
période 85 personnes blessées dont 82 dans le département de
l’Ouest et 26 personnes tuées dont 5 dans le département précité.
===
DÉLAI DE 72 HEURES ACCORDÈ AUX
CANDIDATS POUR COMPLÉTER LEUR DOSSIER.
Le Conseil électoral provisoire, qui devait publier la
liste définitive des candidats agréés aux prochaines
sénatoriales ce 13 février, a accordé un nouveau délai de 72
heures aux candidats pour se conformer à la loi électorale.
Frantz Bernadin, le porte-parole du CEP, a remis un communiqué
qui annonce que 72 heures sont accordées aux candidats pour
compléter leur dossier. Selon ce communiqué publié par le
Conseil électoral provisoire (CEP) « cette décision fait suite à
une visite de cinq parlementaires de l’Organisation Fanmi
Lavalas, le 13 février 2009. Ces parlementaires se sont engagés
à fournir à l’institution électorale une liste de candidats dans
un délai de 72 heures. Le communiqué précise que cette liste
doit porter la signature du représentant dûment mandaté par la
dite organisation et que ce délai accordé par le CEP n’est
susceptible d’aucune prorogation. Peu avant la sortie de ce
communiqué, des partisans Lavalas ont manifesté aux abords du
CEP pour exiger la participation de leur parti, auparavant exclu
par le CEP, aux sénatoriales partielles d’avril 2009. D’autres
candidats, dont Guy Philippe du Front pour la reconstruction
nationale (FRN), souhaitent une reconsidération de leur dossier
ou tout simplement ajouter leurs noms sur la liste définitive
des candidats autorisés à concourir aux prochaines compétitions
électorales.Toujours est-il que la situation reste confuse au
sein du parti Lavalas où deux branches du parti ont soumis des
candidats au Conseil électoral provisoire. Une fraction du parti,
emmenée par le Dr Maryse Narcisse, dit détenir un mandat du
représentant national de Fanmi Lavalas, l’ex président Jean
Bertrand Aristide en exil depuis près de cinq ans en Afrique du
Sud. Crise au sein du parti Lavalas, distribution des cartes
électorales dans l’impasse, prolongations de la date
d’inscription des candidats, on se demande si on est pas sur la
voie d’un recul de la date initialement prévue pour la tenue des
élections pour le renouvellement du tiers du Sénat Haitien.
PARTI LAVALAS DIVISÉ, ÉLECTIONS
COMPROMISES.
Les dirigeants et membres du parti :Lavalas
paraissaient toujours divisés sur le leadership du parti en
l’absence de son chef Jean Bertrand Aristide, mais tous les
protagonistes se réclament du même mouvement politique. Le
Conseil électoral provisoire devrait publier ce 13 février la
liste définitive des candidats agréés aux prochaines élections
sénatoriales prévues pour le 19 avril prochain. Selon une note
de presse du CEP, il s’agira cette fois de la liste définitive
des candidats. Mais il y a une semaine, le CEP avait déjà publié
une liste de 65 candidats autorisés à participer au prochain
scrutin. Il a du revenir sur sa position.Devant le tollé soulevé
par la décision d’écarter tous les candidats du partiu Lavalas,
le conseil a été prié de garder ouverte la porte du dialogue
afin de garantir une plus large participation des partis,
particulièrement celle de Lavalas.Mais le parti, depuis le
départ de son chef Jean Bertrand Aristide, est divisé, déchiré
entre ceux qui prétendent avoir des relations constantes avec
l’ex-président et ceux qui revendiquent la légitimité de la
succession. Au total entre eux, ces deux groupes ont présentées
18 candidatures pour les sénatoriales partielles sous le même
partil Lavalas, mettant le CEP dans l’ambarras. Le Conseil ne
demandait pas mieux pour écarter définitivement tous les
postulants du parti arguant que la confusion ne lui permettait
pas de trancher. Mais un document produit par Maryse Narcisse,
la présentant comme la représentante officielle du parti,
pouvoir délégué par Aristide lui-même, n’a pas eu suffisamment
de poids vu que le mandat a été tout de suite contesté par
l’autre groupe à la tête duquel on trouve l’ex-Premier Ministre
Yvon Neptune. Pour brouiller encore plus les cartes, un
troisième groupe, des élus du parti, ont écrit au CEP jeudi soir
pour demander un délai de 72 heures afin de présenter la liste
officielle des candidats du parti Lavalas. Ce nouvel élément
dans la saga Lavalas devrait venir compliquer davantage la tâche
du CEP qui comptait rendre public à 4h00 PM la liste définitive
des candidats à une élection dont la réalisation parait bien
compromise. Dans le milieu politique et au sein de Lavalas on
commence à mettre en doute la crédibilité du CEP à organiser des
élections démocratiques. D’autres suggèrent la tenue d’une
élection générale vu que le pays doit organiser plusieurs
élections partielles entre 2009 et 2010.
COPIE DU MANDAT DU REPRÉSENTANT DE
FANMI LAVALAS CONTESTÉ.
Le Conseil électoral provisoire a confirmé
mercredi avoir reçu du docteur Maryse Narcisse, membre du comité
exécutif de l'organisation politique Fanmi Lavalas, copie d'un
mandat signé par le représentant national, Jean Bertrand
Aristide, l'autorisant à prendre des décisions au nom du parti
pour les questions electorales.Mais le porte-parole de
l'institution a fait savoir qu'un groupe de membres de Fanmi
Lavalas conduit par l’ancien premier ministre Yvon Neptune et
l’ancien député Yves Cristallin a contesté le mandat présenté
par le Comité Exécutif, à travers un cabinet
d’avocats.Contestant l'authenticité du document, ils se sont
déclarés opposés à son utilisation. Suite à l'intervention du
groupe à Neptune, le CEP a adressé une lettre au Dr Narcisse
pour lui faire savoir que compte tenu du fait que le mandant
réside à l’étranger, il se trouve dans l’obligation de
s’adresser au consul haïtien compétent pour la rédaction d’un
mandat authentique conforme au contenu du document du 24 avril
2004. Mais Frantz Bernadin a rappelé aussitôt à Maryse Narcisse
que le delai imparti aux doléances des candidats écartés, expire
ce 13 février.L'ancien président Aristide forcé au départ le 29
fvrier 2004, réside depuis en Afrique du Sud. Entre temps,
l'autre groupe qui n'aurait pas inscrit de parti mais auquel le
CEP a permis d'inscrire des candidats, affirme être en campagne
pour discréditer le mandat qu'il présente comme un faux.Dans le
camp du comité exécutif de Fanmi Lavalas, on affirme que les
motifs liés à la tentative d'exclusion de Fanmi Lavalas sont
bien plus profonds qu'une question de mandat. Si ce n'était pas
le soi-disant questionnement de l'authenticité du mandat, ce
serait certainement une autre chose, a dit Maryse Narcisse. Le
president René Préval a de son côté rencontré une nouvelle fois
mardi les conseillers électoraux. Il s'est défendu de vouloir
interférer dans la gestion du processus electoral, selon ce qu'a
rapporté le porte-parole de l'organisme electoral. Des partisans
de Fanmi lavalas ainsi que des parlemenaires ont affirmé cette
semaine voir la trace du chef de l'Etat dans la décision prise
par le CEP à l'encontre des candidats de Fanmi Lavalas.Le
sénateur Jean Hector Anacacis, un membre du parti présidentiel
Lespwa a estimé mardi que si l'organisation politique Fanmi
Lavalas a été exclue de la course electorale, c'est en raison du
fait qu'elle est la mieux à même de remporter ces joutes."Le
peupele a été exclu avec l'exclusion de Lavalas qui est la
formation capable de mobliser le plus grand nombre d'électeurs",
a encore déclaré Anacacis qui a appelé le CEP à revenir sur sa
décision s'il ne veut pas plonger le pays dans une nouvelle
crise.La Communauté internationale qui finance les sénatoriales
d'avril à plus de 75%, continue de suivre le processus.
L’ambassadeur des Etats Unis en Haïti, Janet Ann Sanderson a
fait savoir à l'issue d'une visite mercredi au CEP que son pays
partage la même vision que l'institution électorale sur
l’organisation d’élections transparentes et justes qui reflètent
la volonté politique du peuple haïtien. En visite à la chambre
ds députés, l'ambassadeur du Brésil a exprimé pour sa part le
souhait que les prochaines élections se tiennent dans le respect
des normes. Plusieurs missions diplomatiques dont les ambassades
du Canada et des Etas-Unis avaient appelé la semaine dernière le
CEP à organiser des élections inclusives, soulignant que
l’histoire des états démocratiques réussis démontre que les
élections honnêtes et démocratiques sont de nature inclusives et
non exclusives. Ce à quoi le CEP avait répondu en susbtance
qu'il est une institution indépendante fonctionant dans un état
souverain.
P-AU-P. CONSEIL DES PARTIS POLITIQUES
OPPOSÉ A LA POLITIQUE D'EXCLUSION.
Le Conseil National des Partis Politiques
Haïtiens s’est dit mercredi opposé à toute politique d’exclusion
mise en oeuvre par le Conseil Electoral Provisoire. Déjan
Bélizaire, le président du CNPPH a indiqué que cette politique
aura pour effet immédiat de priver ces citoyens honnêtes et
intègres, désireux de servir leur pays de prendre part aux
prochaines sénatoriales. L’ingénieur Bélizaire a inroduit
aussitôt cette reserve: le CEP a pour devoir de fermer les
portes du Sénat à tous ceux qui se sont illustrés dans la
perpétration de crimes et de malversations. Il se dit également
perplexe face à la décision du CEP d’écarter le Candidat du
Front de Reconstruction Nationale (FRN) pour le départment de la
Grand’Anse, Guy Philippe alors que sa candidature à la
présidence avait été acceptée en 2005.Pour ce qui est de
l’exclusion des candidats de fanmi Lavalas, Déjan Bélizaire
estime que c'est l’ancien président Jean Bertrand Aristide qu'il
incombe la responsabilité de désigner les candidats du parti de
manière pour résoudre le problème. “Si le représentant national
de Fanmi Lavalas voulait la participation du parti aux
prochaines sénatoriales, il se serait manifesté en désignant
ceux à qui il a délégué le pouvoir d’agir au nom du parti, a dit
M Bélizaire. Un mandat signé par Aristide et remis au CEP par un
membre du Comite exécutif de Fanmi lavalas a été contesté à la
fois par l'organisme électoral et par un groupe de membres du
parti qui ont également inscrit des candidats.Déjean Belizaire
se dit convaincu que la stabilité politique du pays passe par le
dialogue et la recherche de consensus.
OEA APPELLE AU CALME EN HAITI APRÈS
L'EXCLUSION DES CANDIDATS LAVALAS.
Le secrétaire général de l’OEA José Miguel Insulza, a
exprimé son inquiétude samedi après la décision du CEP d’exclure
tous les candidats du parti Lavalas aux élections législatives
prévues en avril, il a appelé les acteurs politiques au calme.
« Je ne peux ne pas exprimer ma
préoccupation devant la possibilité qu’un groupe important de
citoyens haïtiens ne se sentent pas représenter dans le
processus électoral », indique M. Insulza dans un communiqué de
l’OEA.
Tout en respectant pleinement les
attributions du conseil électoral d’Haïti et assurant le CEP de
sa collaboration, Insulza a demandé au conseil de combler les
places des candidats inscrits pour éviter les irrégularités que
les candidats exclus ont soulevés.
« Le dialogue c’est l’unique mécanisme
valide pour résoudre les différends », a déclaré Insulza en
appelant les acteurs politiques au calme à 2 mois des élections
pour renouveler le tiers du Sénat.
Le CEP a rejeté vendredi les candidatures
de 40 personnes par elles l’ex-chef rebelle Guy Philippe
poursuivi par un mandat international et d’autres candidats
accusés de crimes graves par une organisation de défense des
droits de l’homme.
PARIS. LA FRANCE SOUHAITE DES ELECTIONS
DÉMOCRATIQUES EN HAITI.
Le ministre français de l’agriculture Michel Barnier qui
étaient en visite officielle en Haïti a souhaité samedi que les
élections démocratiques puissent se tenir dans le pays.
"Il faut que le processus de stabilisation
et de transition démocratique continue et aboutisse en Haïti", a
déclaré M. Barnier avant de quitter le pays samedi.
M. Barnier qui répondait à une question
sur la tenue des élections sénatoriales partielles prévues en
avril en Haïti sans la participation des candidats du parti
Lavalas de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, a souhaité que
ce scrutin soit démocratique.
« La poursuite du processus de
stabilisation et transition démocratique passe par des élections
démocratiques où le vote a lieu de manière transparente et
rigoureuse, des élections dans lesquelles tous les candidats
doivent être des candidats respectés et respectables et dans
lesquelles toutes les sensibilités doivent pouvoir s’exprimer »,
a déclaré M. Barnier.
Cependant il a indiqué qu'il ne voulait
pas s'imiscer dans les affaires internes d'Haïti ni donner des
leçons aux autorités d’Haïti.
Le Conseil électoral haïtien (CEP) qui est
chargé d’organiser le scrutin a écarté 40 candidats de la course
dont ceux du parti de M. Aristide et d’autres contre lesquels
pèsent des accusations de crimes graves et de trafic de drogue.
« Nous faisons confiance aux autorités
haïtiennes pour continuer le dialogue et aboutir à une situation
où on aura réuni les trois conditions d’une élection
démocratique », a déclaré M. Barnier se refusant toutefois de se
prononcer dans les affaires intérieures d’Haïti et de « donner
des leçons aux autorités ».
Vendredi, l’ambassade des Etats-Unis en
Haïti a désapprouvé la mesure prise par les responsables
électoraux d’écarter de la course tous les candidats d’un même
parti jugeant cette décision « non inclusive » et pouvant nuire
à la crédibilité des élections et des institutions d’Haïti.
AMBASSADE DES USA EN HAITI ET
L'EXCLUSION DE CERTAINS CANDIDATS.
L’ambassade des Etats-Unis s’est dit « gravement préoccupée
» par la décision du CEP d’écarter tous les candidats du parti
Lavalas, elle met en doute ma crédibilité des prochaines
élections.
Dans une note en réaction à la publication
de la liste des candidats éliminés de la course électorale,
l’ambassade des USA estime que les élections devraient être
inclusives et non exclusives en écartant tous les candidats du
parti Lavalas. La note n’a cependant pas cité directement le
parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide.
« C’est donc pour nous un sujet de grande
préoccupation qu’une décision ait été adoptée, laquelle interdit
à tous les candidats d’un parti politique de participer aux
prochaines joutes électorales.
Le Conseil électoral a publié vendredi une
liste de 65 candidats acceptés dans la course aux sénatoriales
partielles, rejetant les candidatures de 40 autres parmi eux
tous les candidats du parti Lavalas ainsi que la candidature de
l’ex-chef rebelle Guy Philippe.
« Une élection basée sur l’exclusion comme
nous le constatons aujourd’hui mettra inévitablement en question
la crédibilité des élections et celles des institutions mêmes en
Haiti et parmi les bailleurs et amis d’Haïti », poursuit la note
de l’ambassade des USA.
Les Ambssades du Canada et du Chili se
sont égalements dits préoccupées par la décision du CEP et
s’interrogent sur la crédibilité du prochain scrutin.
l’Ambassade des Etats-Unis a d’autre part
encouragé fermement tous ceux qui sont impliqués dans la mise en
place de ces élections, de garder les portes ouvertes au
dialogue et aux débats en vue d’assurer que ces prochaines
élections se réalisent dans la transparence et soient
accessibles à tous.
« Etant l’un des amis les plus proches et
l’un des principaux supporteurs d’Haïti, les Etats-Unis
travaillent étroitement avec Haiti dans ses efforts de créer les
conditions dans lesquelles des institutions démocratiques
crédibles, qui expriment la volonté du peuple haïtien, puissent
se développer et s’émanciper », rappelle l’ambasade.
HAITI-ELE4CTIONS. POUR MARYSE NARCISSE
LAVALAS HORS-JEU, UNE MACHINATION
Dans la liste définitive des candidats admis à participer
aux sénatoriales du 19 avril, les 24 candidats du partis Fanmi
Lavalas brillent par leur absence. Une décision qui suscite déjà
le mécontentement dans les rangs de Lavalas.
En réaction à la décision du CEP d’écarter
les candidats du parti de l’ex-président Aristide de la course
électorale, la dirigeante du comité éxecutif de Fanmi Lavalas,
Maryse Narcisse, a insisté plus de cinq fois sur les ondes de
Magic 9 « la vérité va de pair avec la paix », indiquant ainsi
que le CEP vient de «donner carnet» au peuple haitien et annonce
des mécontentements généralisés dans les jours prochains.
Selon Maryse Narcisse, il s’agit d’un
complot car il n’y a pas deux branches Lavalas. L’autre branche
serait une invention du CEP, ajoute-t-elle.
« C’est une pure machination car personne
d’autre n’avait le droit de mandater un candidat au nom de Fanmi
Lavalas », a-t-elle déclaré.
D’un autre côté elle a rélaté que le parti
Lavalas est inscrit depuis le 3 décembre pour participer au
processus électoral enclenché. « On n’a reçu aucune
correspondance de la part du CEP qui pourrait indiquer que nous
avons un problème. Comment expliquer que ce n’est que maintenant
qu’on choisi de mettre dehors ?», a-t-elle interrogé.
Pour sa part, le sénateur Lavalas Yvon
Buissereth, plus modéré, veut croire qu’il s’agit d’une liste
provisoire. Il éspère que les deux groupes de Fanmi Lavalas se
mettent d’accord afin de désigner ses représentants pour les
prochaines joutes.
Il émet déjà des doutes sur la tenue des
élections en avril arguant que la validité d’une élection ne se
justifie que par la participation populaire. « Pour qu’une
élection soit légitime il faut une representativité, pour avoir
la représentativité il faut la participation de la majorité et
sans Fanmi Lavalas, la majorité ne va pas participer », a-t-elle
raisonné.
Toutefois, le porte-parole du CEP, Frantz
Bernadin, a, lors d’une conférence de presse, confirmé que la
décision de la machine électorale est irrévocable et définitive.
Depuis mercredi, un important dispositif
de sécurité est établi devant les locaux de l’institution
électorale. Les automobilistes sont contraints de prendre une
rocade fort mal entretenue, ce qui cause de grands bouchons sur
une bonne partie de l’autoroute de Delmas.
EX-CAISSIER DE L'AMBASSADE DES USA EN
HAITI, JEAN G.SAINT-JOY A PLAIDÉ.
Un ancien caissier à l’ambassade américaine à Port-au-Prince
a plaidé coupable devant une cour fédérale à Washington du vol
de 850 000 US dollars du département d’Etat américain,
informe un document du ministère américain de la Justice. Selon
le ministère américain de la Justice, l’Haïtien Jean G.
Saint-Joy, 25 ans, était un employé de l’ambassade américaine à
Port-au-Prince de 1995 à juillet 2008.
Saint-Joy a avoué avoir détourné des fonds
du Département d’État à partir de 2003 jusqu’au début de 2008.
Il a admis avoir soumis ou aider à soumettre des rapports
frauduleux au Département d’Etat pour obtenir le remboursement
de dépenses qu’il prétend avoir effectué pour l’Ambassade. Ce
subterfuge lui a permis d’engranger 428 639 dollars.
Saint-Joy a aussi reconnu avoir fourni ou
aider à fournir de faux documents pour effectuer des retraits
des comptes de l’ambassade dans deux banques de la capitale
haïtienne.
Selon le rapport du ministère américain de
la Justice, Saint-Joy a soutiré à peu près $50 000 du premier
compte et environ $371 627 de l’autre. Le montant total de la
fraude s’élève ainsi à près de 849 000 dollars.
Saint-Joy encourre la peine maximale de 10
ans de prison et peut-être condamné à payer une amende de 250
000 dollars. Il sera fixé sur son sort en Mai.
WASHINGTON DÉSAPROUVE L'EXCLUSION DE
FANMI LAVALAS DES SÉNATORIALES Sans citer nommément le parti
d’Aristide, l’ambassade américaine lance un appel ferme au
dialogue en faveur de l’organisation d’élections "accessibles à
tous" pour éviter au pays une situation difficile
Les Etats-Unis ont, par l’intermédiaire de
leur mission diplomatique à Port-au-Prince, exprimé vendredi
leurs extrêmes préoccupations face à la décision du Conseil
électoral provisoire d’écarter le parti Fanmi Lavalas des
prochaines sénatoriales et se sont prononcés « fermement » pour
un dialogue en vue de la tenue d’élections inclusives.
« C’est pour nous un sujet de grande
préoccupation qu’une décision ait été adoptée, laquelle interdit
à tous les candidats d’un parti politique de participer aux
prochaines joutes électorales », affirme l’ambassade américaine
dans un communiqué qui pose le problème de l’éviction de tous
les candidats de Lavalas, sans toutefois mentionner le nom du
parti de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide. Elle met en
garde contre des « élections basées sur l’exclusion qui mettront
inévitablement en question leur crédibilité », avec des
conséquences sur les institutions du pays de même que les
relations entre Haiti et ses partenaires. Janet Ann Sanderson
Ambassadeur USA en Haiti photo Liliane Pierre-Paul Le communiqué
souligne que dans les Etats démocratiques « les élections
honnêtes et démocratiques sont inclusives et non exclusives » et
doivent aider à « l’unification de la démocratie » à travers
l’implication de tous les principaux partis politiques.
Tout en saluant les progrès démocratiques
réalisés en Haïti lors des élections de 2006 et le travail de
l’institution électorale, Washington invite les différents
acteurs à « garder les portes ouvertes au dialogue et aux débats
en vue d’assurer que les prochaines élections se réalisent dans
la transparence et soient accessibles à tous ».
Se présentant comme « l’un des amis les
plus proches et l’un des principaux supporteurs d’Haïti », les
Etats-Unis affirment travailler étroitement avec les autorités
haïtiennes au profit de la mise en place d’institutions
démocratiques crédibles et capables de favoriser « l’expression
de la volonté du peuple haïtien ».
Devant l’exclusion de tous ses
représentants, Fanmi Lavalas a annoncé vendredi son intention
d’intenter une action en justice contre la décision du CEP
qualifiée « d’arbitraire et de politiquement motivée ».
Pour sa part, le président du Conseil
électoral, Frantz Gérard Verret, a tenté de justifier ce
"carnet" en indiquant qu’il est basé sur l’impossibilité pour le
CEP de déterminer la légitimité des deux branches rivales de
Lavalas qui se disputaient le droit de représenter le parti au
scrutin, sans pouvoir en administrer la preuve.
CANADA. VIVES PRÉOCCUPATIONS DU CANADA
DU REJET DE FANMI LAVALAS .
Le Canada a également déploré le rejet de Fanmi Lavalas et
exprimé ses plus vives préoccupations. Avec plus d’un an de
retard, les électeurs haïtiens sont appelés à élire douze
Sénateurs le 19 avril en vue de renouveler les sièges vacants de
la Chambre haute.
Inquiet de l’exclusion de Fanmi Lavalas de
la course électorale, le Canada se dit en faveur du maintien du
dialogue et de la crédibilité du processus électoral La décision
du CEP est sans appel, selon le porte-parole de l’institution
électorale
Un communiqué de l’Ambassade du Canada à
Port-au-Prince remis vendredi à la presse fait état de
l’inquiétude d’Ottawa face aux « circonstances qui ont mené à
l’exclusion d’un parti », sans citer nommément le parti Fanmi
Lavalas. « Étant l’un des principaux partenaires et supporters
des institutions démocratiques en Haïti, le Gouvernement du
Canada a suivi, et continue de suivre avec attention, les
différentes étapes qui amèneront la population haïtienne à
exprimer leur droit de vote, lors des élections sénatoriales
prévues pour le 19 avril prochain », précise le communiqué signé
de l’Ambassadeur Gilles Rivard.
« La crédibilité d’une élection est basée
sur le respect des lois et des règlements qui l’encadre.
Cependant, ce symbole de la démocratie que représente une
élection, doit être aussi rassembleur, et non pas contribuer à
diviser la population », estime le diplomate. Le Canada
renouvelle son appui aux efforts du Gouvernement d’Haïti et de
la population haïtienne afin que les élections sénatoriales
soient libres et démocratiques et loue en ce sens les efforts
déployés jusqu’ici par le Conseil Électoral Provisoire.
« Néanmoins, il demeure important que les
élections du 19 avril se déroulent dans un climat de sérénité et
de saine compétition. Nous encourageons donc les autorités
haïtiennes à maintenir un espace de dialogue pour qu’un
compromis puisse être trouvé », conclut le communiqué de
l’Ambassade du Canada. Suite à l’éviction de ses 11 candidats,
la branche de Fanmi Lavalas dirigée par le Dr Maryse Narcisse a
annoncé un recours légal auprès du CEP.
Le porte-parole de l’institution
électorale, Frantz Bernadin, a cependant fait savoir vendredi à
des journalistes que le CEP, étant le contentieux électoral par
excellence, sa décision concernant les candidats admis est sans
appel.
PUBLICATION DES 65 CANDIDATS SUR 105
ADMIS POUR LES SÉNATORIALES.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a publié dans la nuit
de jeudi à vendredi la liste des 65 candidats, sur un total de
105, admis à participer aux sénatoriales partielles du 19 avril
2009.
Aucun des candidats des deux listes de
Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Jean Bertrand
Aristide) n’a été retenu. Les deux listes avaient été soumises
par deux factions rivales de Lavalas.
Au nombre des personnalités les plus
connues de ce secteur politique écartées par le CEP figurent
: l’ex-ministre de l’intérieur d’Aristide en 2004, Jocelerme
Privert (département des Nippes) ; l’ex-député Amanus Maette (Artibonite,
Nord) ; l’ex-directeur de la Direction centrale de police
judiciaire, Schiller Louidor (Ouest) ; l’ex-délégué du Sud,
Jacques Mathelier ; l’ex-député de Grande-Rivière du Nord,
Nahoum Marcellus ; Bell Angelot (Nord).
La candidature au Sénat dans la Grande-Anse
(Sud-Ouest) de l’ex-chef rebelle anti-Aristide Guy Philippe
(Front pour la Reconstruction Nationale, FRN), a été également
rejetée.
Un responsable très controversé d’une
coopérative en faillite, David Chéry, a été également écarté par
le CEP. Il se présentait sous la bannière de l’Alliance pour
l’Avancement d’Haïti (ALAH) de Me Reynold Georges.
La plupart des candidats évincés par
l’institution électorale ont dû faire face à des allégations
d’implication dans des activités criminelles et dans le trafic
illicite de la drogue, formulées par le Réseau National des
Organisations de Défense des droits humains (RNDDH), la Police
Nationale d’Haïti (PNH) et la Justice.
D’autres candidats contre lesquels des
charges similaires ont été rendues publiques n’ont toutefois pas
été écartés par le CEP. C’est le cas de Moïse Jean Charles (ex-Maire
de Milot, Nord), accusé de meurtre par un député du même parti
que lui, la Plate-forme présidentielle LESPWA sous la bannière
de laquelle René Préval a été élue à la présidence pour la
seconde fois, en 2006.
La candidature de l’ex-officier de l’armée,
Chevry Emmanuel (Centre, Fusion), a été également retenue, en
dépit du fait qu’il ait été dénoncé comme ayant fait partie du
groupe des officiers exclus des Forces Armées d’Haïti pour
trafic de drogue, sous le gouvernement militaire du général
Prosper Avril (1988-1990).
La répartition par département
géographique des 65 candidats retenus se présente comme suit :
13 dans l’Ouest ; 5 dans le Nord ; 6 dans le Nord-Est ; 4 dans
le Nord-Ouest ; 8 dans Les Nippes ; 7 dans l’Artibonite ; 6 dans
le centre ; 4 dans la Grande-Anse ; 4 dans le Sud-Est ; 8 dans
le Sud.
Voici la liste complète, par département
et parti politique, des candidats retenus :
Ouest : Chevron Bernard Evelyn (MIDH)
; Jacques Jean Marcel (PSR) ; Brutus Cacsman (Model-PRDH) ;
David Basile (PUN) ; Claude Marie Denise (Fusion) ; John Joseph
Noel (LESPWA) ; Prudent Rudolph (Konba) ; Labissière Georges
André (Indépendant) ; Beaubrun Gérard Evans (RDNP) ; Viau Mario
(Union) ; Fils-Aimé Charles Henry Raymond (PEP) ; Gilles Victor
(PONT) ; Joseph Wesner Emmanuel (Indépendant).
Nord : Mompremier Marie Ghislaine
(Fusion) ; Jean René Laguerre (MODEL-PRDH) ; Charles Elusca (OPL)
; Samson Antoine René (UNION) ; Moïse Jean Charles (LESPWA).
Nord-Est : Jean Rodolphe Joazil
(Fusion) ; Derex Lucien Pierre Louis (LESPWA) ; Elie Altagrace
(UNION) ; Lavaud Ernst (LAAA) ; Armand Joachim (OPL) ; Jacques
André Charles Pierre ((OPL).
Nord-Ouest : Hypolite Mélius (OPL)
; François Lucas Sainvil (LESPWA) ; Fleurinor Luc (MIRN) ;
Charles Saturne (UNION).
Nippes : Wilfrid Tropnas (UNION) ;
Jeanty Jean William (KONBA) ; Mondé Frantz Robert (AAA) ;
Barbier Anthony (Fusion) ; Julson Louberson (LESPWA) ; Volcy
Assad (UCADDE) ; Noel Chrisner (Indépendant) ; Mazil Garry
Joseph (RESPE).
Artibonite : Jean Baptiste Jean
Willy (LAAA) ; Fouchard Bergrome François (LAAA) ; Saint Pierre
Rigaud (LESPWA) ; Garçonnet Paul André (LESPWA) ; Louis Michelet
(Indépendant) ; Fortune Michel (PUN) ; Accéus Manus (UNION).
Centre : Chevry Emmanuel (FUSION) ;
Stiverne Louis (UNION) ; Delacruz Francisco (OPL) ; Joseph
Willot (UCADDE) ; Saint Germain Rubens (AAA) ; Marcelin Adher (LESPWA).
Grande-Anse : Belle Fleur Marie
Aurorelaine (FUSION) ; Jean Lavaud Frédérick (RESPE) ; Laplanche
Jean Fritz (OPL) ; Roumer Jean Maxime (LESPWA).
Sud-Est : Hébert Lahatte (UNION) ;
Pierre Michel Joseph Jean Pierre (RDNP) ; Pierre Ricard (OPL) ;
Lambert Wencesclass (LESPWA)
Sud : Jameau Raymond (RESPE) ;
Barnatte Cécile (LAAA) ; Joseph Benoît Laguerre (UCADDE) ;
Comeau Marie Danielle (KONBA) ; Pierre Georges Simon (UNION) ;
Bernard Jean Claude (OPL) ; Pierre Exius Francky (LESPWA) ;
Rousseau Yves (PSR).
Un projet de loi à la Chambre des
représentants des Etats-Unis en faveur d’une commission
d’enquête sur le renversement en 2004 du président Jean Bertrand
Aristide
USA. DES PROCHES D'ARISTIDE
INTRODUISENT UN PROJET DE LOI SUR LE RÔLE DES USA DANS LE
RENVERSEMENT DE L'EX-PRÉSIDENT.
Un projet de loi en vue de la formation d’une commission
indépendante d’investigation sur le rôle joué par le
gouvernement américain dans le renversement, en 2004, du
président haïtien Jean Bertrand Aristide, a été introduit le 28
janvier dernier à la Chambre des représentants des Etats Unis
par la représentante démocrate de Californie, Barbara Lee.
L’initiative a été soutenue par 8 autres
représentants démocrates dont certains connus pour leurs liens
particuliers avec l’ancien chef de l’Etat haïtien. Il s’agit de
Dennis J. Kurinick (Ohio), Charles B. Rangel (New York), Eddie
Bernice Johnson (Texas), Chaka Fattah (Pennsylvanie), Corrine
Brown (Floride), Donald Payne (New Jersey), Jan Schakowsky
(Illinois) et Mike Honda (Californie).
La proposition de loi qualifie d’emblée le
renversement du leader de Lavalas de « coup d’Etat ». Les 10
membres de la commission indépendante qui serait formée
devraient être choisis par les chefs des majorités et minorités
démocrates et républicaines au Sénat et à la Chambre des
représentants, propose le projet de loi.
Entre autres objectifs, la commission
aurait à établir dans quelle mesure l’action du gouvernement des
Etats-Unis a entravé le processus démocratique en Haïti ; les
circonstances dans lesquelles Jean Bertrand Aristide a dû
remettre sa démission et partir en exil en Centrafrique ; le
rôle des Etats-Unis dans les événements ayant conduit à la
démission d’Aristide ; le degré de respect par les Etats-Unis de
leurs engagements dans le cadre des résolutions sur Haïti de
l’Organisation des Etats Américains ; la contribution des
Etats-Unis aux efforts de la communauté internationale,
particulièrement de la Communauté des pays de la Caraïbe (CARICOM)
en vue d’éviter la chute du président haïtien ; le rôle joué par
les Etats-Unis au Conseil de Sécurité des Nations Unies en
relation avec la crise haïtienne et auprès de pays et
institutions internationales désireux de préserver la démocratie
en Haïti ; le rôle direct ou indirect de la Centrale
d’Intelligence des Etats-Unis (CIA) dans les événements.
La Commission devra aussi se pencher sur
l’impact politique en Haïti, lors des événements, de l’Institut
Républicain International (IRI), de l’Institut National
Démocratique pour les Affaires Internationales (NDI) et d’autres
organismes ou agences financés par l’Agence Américaine pour le
Développement International (USAID) pour des programmes destinés
à instaurer la démocratie en Haïti.
La commission qui devrait rendre son
rapport dans un délai ne dépassant pas 18 mois après la
promulgation du projet de loi y relative bénéficiera de pouvoirs
et de moyens appropriés incluant la capacité de convoquer et de
contraindre au témoignage fonctionnaires et citoyens américains
concernés par l’investigation
P-AU-P. LA POLICE A FOURNI DES
INFORMATIONS SUR LE DOSSIER DES CANDIDATS.
La Police Nationale d’Haïti (PNH) aurait adressé mercredi
une correspondance au Conseil Electoral Provisoire (PNH) dans
laquelle elle fournit des informations sur les dossiers d’une
vingtaine d’individus, dont au moins 9 des actuels candidats au
Sénat, parmi ceux dénoncés dans un récent rapport du Réseau
National de Défense des Droits Humains (RNDDH).
La police ferait état de l’implication de
ces individus dans plusieurs dossiers criminels. Les noms de
certains d’entre eux figureraient encore dans des avis de
recherche de la police, selon la correspondance adressée à
l’organisme électoral. Nombre des personnes concernées vaquent
cependant librement à leurs occupations depuis un certain temps.
Certaines d’entre elles ont même occupé récemment des positions
officielles.
Le CEP avait sollicité l’avis de la
police, de la justice, du service de l’immigration et des
organismes des droits humains sur le profil des 105 candidats
aux sénatoriales partielles du 19 avril.
La liste officielle des candidats retenus
doit être annoncée de façon imminente. De ce fait, un dispositif
de sécurité a été installé aux abords du siège, à Delmas, de
l’institution électorale.
Dans la tradition politique haïtienne, de
graves incidents se produisent quand l’organisme électoral
rejette des candidatures de personnalités politiques influentes.
Lors des élections de 1987, l’exclusion par le CEP d’un certain
nombre de candidats avait donné lieu à de graves incidents dans
tout le pays qui devaient se solder par le massacre des
électeurs, le jour du scrutin, le 29 novembre 1987.
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NEW YORK. CBS 60 MINUTES, WYCLEF JEAN
ET HAITI.
By Jacques Dusseck et Scott Strong
Ce Dimanche soir 11 Janvier, plus de 30 millions de
téléspectateurs ont eu l'occasion d;admirer les efforts humains
du rappeur chanteur haitiano-américain Wyclef Jean dans un
segment du programme 60 minutes consacré sur Haiti. Durant les
quelques 20 minutes du programme, on a pu observer l'amour des
milliers d'habitants de Cité Soleil à l'endroit de ce fils
d'Haiti. Avec son organisation Yélé financée par des dons de
plus de 3 millions de dollars US, Wycleff Jean s'est montré
déterminé à aider ces pauvres enfants d'un des plus grands
bidonvilles du monde. On pouvait voir la masse de jeunes et
vieux habitants de la Cité accueillant Wyclef et les producteurs
de CBS couvrant l'actualité. Wyclef Jean ouvre son coeur à ces
pauvres du taudis du monde. Il n'a pas d'ambitions politiques.
En guise d'appréciation pour ses oeuvres, le gouvernement
Haitien a fait de lui un Ambassaur de bonne volonté.
Né Wyclef Jeannelle Jean, le 17 octobre
1972 à Croix-des-Bouquets, en Haïti, il émigre aux États-Unis à
l'âge de dix ans en compagnie de son frère et part vivre dans
les lotissements de Brooklyn's Malborough rejoindre sa famille.
Il poursuit ses études dans le nord du New Jersey, où il
commence la guitare et étudie le jazz à l'école secondaire. Plus
tard, il fait la connaissance de Lauryn Hill dans un studio
d'enregistrement. Il a créé le groupe The Tranzlator Crew
en 1987, qui deviendra The Fugees au début des années 1990. Avec
les Fugees, il enregistre en 1994 l'album Blunted On Reality,
puis en 1996,The Score. En 1997, chaque membre des Fugees
travaille sur des projets solo et Wyclef sort Wyclef Jean
Presents: The Carnival Featuring the Refugee All-Stars. Très
engagé pour son pays natal il a créé la Wyclef Jean Foundation.
Il a fondé aussi une organisation du nom de « Yéle Haïti » en
2005. Il a invité Angelina Jolie et Brad Pitt pour fêter
l'anniversaire de l'organisation. En 2006, pour venir en aide
aux immigrés latinos aux États-Unis, Wyclef Jean enregistre
Nuestro Himno, version espagnole de l'hymne américain The
Star-Spangled Banner avec Pitbull, Carlos Ponce, Olga Tañón, Ivy
Queen, Andy Andy, Autoridad de la Sierra, Aventura & Rayito,
Kalimba, LDA, Tony Sunshine, Patrulla 81, Frank Reyes, Gloria
Trevi, Yamayea, N’Klabe, Reik, Kany.
WASHINGTON. DERNIÈRE
CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DES USA.
Le président George Bush a rencontré pour une dernière fois
les membres de la Presse américaine ce Lundi matin à la Maison
Blanche. Les correspondants ont saisi l'occsion de lui poser les
questions sur ses 8 années au pouvoir et ses réalisations. Le
président était bien préparé avant sa dernière confrontation
avec la presse et il en a fait preuve par ses réponses aux
différentes qui lui ont été posées.
AFFAIRE BOULOS ET LA FUSION.
La secrétaire générale de la Fusion des
Sociaux-démocrates, Edmonde Supplice Beauzile, indique que son
parti est dans l'attente d'une réponse du chef de l'état dans le
dossier du sénateur Rudolph Boulos. " Nous continuerons à nous
battre pour que le chef de l'état et les conseillers électoraux
entendent raison ", a déclaré la sénatrice Edmonde S. Beauzile,
faisant remarquer que la Fusion veut utiliser tous les moyens
pour défendre ses droits. " Le gouvernement doit attendre
l'arrêt de la cour d'appel de Fort Liberté ", argue Mme Beauzile
signalant que Rudolph Boulos avait soumis un passeport haïtien
aux dirigeants de la Fusion au moment de présenter sa
candidature aux joutes de 2006. Interrogé sur la décision du
sénat qui avait écarté M. Boulos le 18 mars 2008, la sénatrice
élue dans le Centre estime que la commission spéciale avait
péché en ne laissant pas au pouvoir judiciaire la possibilité
d'exercer ses prérogatives. Edmonde Supplice Beauzile juge que
le sénateur Boulos subit les conséquences d'une situation qu'il
n'a pas créée puisqu'il est né en terre étrangère. " De nombreux
haïtiens se retrouvent dans cette situation", assure t-elle
faisant valoir que la naissance en terre étrangère n'équivaut
pas à un renoncement à sa nationalité. Réagissant au dialogue
prôné par le chef de l'état, Mme Beauzile soutient qu'il faut
d'abord identifier les éléments de blocage au sein de la société.
" Pourquoi en dépit des compétences dont nous disposons nous
n'arrivons pas à lancer le pays sur la voie du développement",
s'interroge la sénatrice de la Fusion pour qui le dialogue doit
porter sur les priorités pour les 10 prochaines années. " Il
faut au préalable se mettre d'accord sur les points à débattre
", dit-elle soulignant qu'Haïti peut s'inspirer de l'expérience
des pays étrangers dont le Bénin.
AFFAIRE BOULOS ET GERARD GOURGUE.
Le juriste Gérard Gourgues qualifie d'arbitraire la décision
de l'exécutif de considérer comme vacant le poste occupé par le
sénateur Boulos sans attendre l'arrêt de la cour d'appel.
Faisant remarquer que le gouvernement a ignoré la procédure
judiciaire relative au dossier, le juriste soutient que la
décision du chef de l'état est politique. " Le législatif,
l'exécutif et le judiciaire sont impliqués dans cet imbroglio
qui a débuté le 18 mars 2008", insiste M. Gourgues. Rappelant
que la présidence n'est pas une juridiction de jugement, maître
Gourgues signale que le gouvernement a profité de la lenteur du
sénat dans le dossier. " Le sénat qui avait réhabilité Rudolph
Boulos le 29 novembre était dans l'attente d'une décision de la
cour d'appel de Fort Liberté", argue t-il. Le commissaire du
gouvernement de Fort Liberté avait fait appel du verdict du
tribunal de première instance qui le 16 juin 2008 avait annulé
la résolution du sénat. Qualifiant cette affaire impliquant les
trois pouvoirs de tragicomédie, Gérard Gourgues croit que le
pouvoir judiciaire détient la clé du prochain épisode. "
L'exécutif n'a a aucun moment pris en compte la procédure
judiciaire", lance t-il estimant que le gouvernement a profité
des lenteurs du législatif et du judiciaire. " Les avocats de
Boulos doivent exercer un recours par devant le pouvoir
judiciaire", indique M. Gourgues pour qui l'exécutif n'a pas
tenu compte des droits de Boulos. L'ancien bâtonnier de l'ordre
des avocats de Port-au-Prince s'attend à ce que les avocats de
Rudolph Boulos et les dirigeants de la Fusion attaquent la
décision de l'exécutif. Faisant remarquer que Boulos a intérêt à
obtenir sa réhabilitation avant les élections maître Gourgues
explique qu'il doit éviter de recourir à une juridiction
internationale. " C'est un cas haïtien qui doit être traité dans
le cadre des principes constitutionnels", assure t-il.
MIAMI, FLORIDA, LE MONSTRE
CHARLES TAYLOR FILS COUPABLE D'ACTES DE TORTURES.
Ce Vendredi 9 Décembre, Charles Taylor fils, le monstre du
Liberia sera condamné Tandis que l'ancien président
libérien Charles Taylor est jugé à La Haye pour crimes de
guerre et crimes contre l'humanité, son fils Chukie a été
reconnu coupable d'actes de torture par un tribunal américain de
Miami. Après un mois de procès à Miami, le fils de Charles
Taylor est reconnu coupable de tortures. Chuckie Taylor, né à
Boston en 1977, de nationalité américaine, avait été arrêté aux
Etats-Unis il y a deux ans pour y être entré en falsifiant son
identité. Son procès est une première aux Etats-Unis : le fils
de l'ancien président libérien a été jugé en Floride en vertu
d'une loi de 1994 autorisant les tribunaux américains à juger
les actes de tortures commis par des citoyens américains à
l'étranger. Dans le cas de Chuckie Taylor, c'est son passé à la
tête de l'Unité antiterroriste, la garde prétorienne de son père
au Liberia, qui l'a rattrapé. Taylor père se trouve quant à lui
à La Haye, où il comparaît devant le Tribunal spécial pour la
Sierra Leone et doit répondre des chefs d'inculpation de crimes
de guerre et crimes contre l'humanité. A la barre à Miami
pendant un mois, les témoins ont décrit des tortures au fer à
repasser, à l'électricité, au plastique fondu, aux piqûres
d'insectes. Certains ont dit avoir passé des semaines au camp de
Gbalata, au Liberia, détenus dans un trou rempli d'eau, avec des
barres de fer au-dessus de la tête. Tous ont accusé Chuckie
Taylor d'avoir lui-même commis ces actes de tortures, ou de les
avoir ordonnés, quand il dirigeait l'Unité antiterroriste, la
garde prétorienne de son président de père au Liberia, de 1999 à
2003. Les actes de Taylor rappellent ceux commis en Haiti sous
les Duvaliers. Des tortionaires comme Luc Désir, Albert Pierre,
Son Tassy et autres monstres
La défense, en retour, a
accusé les témoins de mentir pour obtenir l'asile aux Etats-Unis
ou par esprit de vengeance contre Charles Taylor et son régime.
Mais après 2 jours de délibérations, les 12 membres du jury ont
tranché : Chuckie Taylor est coupable. Et la sentence doit êetre
prononcée sera prononcée ce 9 janvier.
Il y a cinq ans à peine,
Taylor junior était l'homme le plus craint de Monrovia. Il
traversait les rues de la capitale libérienne à bord d'une
voiture immatriculée « Démon », cigare aux lèvres, et 9 mm en
poche... mieux valait s'écarter de son passage. Aujourd'hui, il
risque la prison à vie.
NEW YORK, ONU. LE CONSEIL DE SECURITE
APPELLE A UN CESSEZ-LE-FEU IMMEDIAT.
Dans le camp de réfugiés de Rafah. « Que l'ONU soit dans
l'impossibilité de fournir de l'assistance lors de cette crise
humanitaire qui empire est inacceptable », a dit jeudi le porte-parole
de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU. Après 3 jours
d'intenses tractations, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté
jeudi soir une résolution, la résolution 1860, demandant un
cessez-le-feu immédiat à Gaza, à l'unanimité de ses membres
moins les Etats-Unis qui se sont abstenus. Dans la journée,
l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens
avait annoncé qu'elle cessait ses activités à Gaza « en raison
de l'augmentation des actes hostiles contre ses installations et
son personnel » : ces derniers jours, plusieurs de ses convois
et bâtiments ont essuyé des bombardements israéliens. Déjà
alarmante, la situation humanitaire risque de se détériorer
encore.
Le marathon diplomatique a donc porté ses
fruits: au terme d'intenses négociations, le Conseil de sécurité
de l'ONU a adopté une résolution juridiquement contraignante qui
appelle à un cessez-le-feu « immédiat, durable et pleinement
respecté ».C'est un revirement inexpliqué de Washington qui a
permis ce vote. Jusqu'ici, les Etats-Unis menaçaient de bloquer
d'un veto toute résolution susceptible de gêner Israël. Mais ils
se sont contentés de s'abstenir. Le texte permet aux pays arabes
de clamer victoire, en soulignant qu'Israël est désormais sommé
de faire taire les armes. Mais comme toute résolution de
compromis, celle-ci permet plusieurs interprétations Le texte «
appelle » à un cessez-le feu, au lieu de l'exiger. Dans la
résolution, le cessez-le-feu doit être immédiat, mais aussi
durable, ce qui pour Israël passe la mise en place d'un
mécanisme pour empêcher le Hamas de se réarmer par l'Egypte. Et
cela prendra du temps. Par ailleurs, contrairement à ce que
voulaient les pays arabes, le texte n'appelle pas à un retrait
immédiat des forces israéliennes. Et tant que les soldats
israéliens seront dans la bande de Gaza, le cessez-le-feu risque
d'être fragile. Au bout du compte, le retour de la paix dépendra
donc plus de la bonne volonté d'Israël et du Hamas, que de la
résolution du Conseil de sécurité.
La résolution appelle également à des
mesures pour faire cesser la contrebande d'armes entre l'Egypte
et la bande de Gaza ainsi qu'à une réouverture des points de
passage menant au territoire palestinien. Peut-être que
les Israéliens savent où sont les tunnels du Hamas, mais nous on
ne sait pas car ces tunnels sont comme des tunnels de l'armée,
des tunnels miltiaires qui ont été creusés en secret... »
Le texte demande enfin « un
approvisionnement sans entraves » et une distribution de l'aide
humanitaire à Gaza alors que les combats qui durent depuis 14
jours ont fait 765 morts palestiniens, dont de nombreux civils.
AFFAIRE RUDOLPH BOULOS.
Le président de la Fusion, Victor Benoît, qualifie d'illégal
et d'arbitraire la décision des autorités électorales et
gouvernementales de considérer comme vacant le poste occupé par
le sénateur Boulos. " Il s'agit d'un excès de pouvoir ", insiste
M. Benoît rappelant que le chef de l'état n'est pas une
juridiction de jugement. Il annonce que la Fusion est sur le
point d'intenter une action en justice contre le gouvernement.
Plusieurs personnalités politiques font montre de prudence dans
le dossier du sénateur Rudolph Boulos dont le siège est
officiellement considéré comme vacant. Le président du sénat,
Kelly C. Bastien, se réjouit de la publication de l'arrêté
présidentiel convoquant le peuple en ses comices, mettant
l'accent sur la nécessité pour que le sénat fonctionne
normalement. Sur le dossier de Boulos, le président du sénat
regrette que les autorités électorales aient pris une décision
sans attendre l'avis du grand corps. " Le dossier de Boulos sera
soulevé en assemblée ", avertit le président du grand corps.
De son coté, le sénateur Youri Latortue,
président de la commission qui avait recommandé la mise à
l'écart de Boulos, réclame la publication du verdict du tribunal
électoral. " Nous avions compris que la commission parlementaire
n'est pas une juridiction de jugement", dit-il rappelant que le
tribunal de Fort Liberté avait été saisi du dossier. " Nous
attendons la décision des autorités judiciaires", lance le
parlementaire qui veut être respectueux des principes établis.
Le sénateur Latortue met l'accent sur la nécessité de respecter
les procédures prévues par le tribunal électoral soulignant que
le sénateur Boulos pourra toujours exercer un recours. Interrogé
sur cette affaire le directeur de l'Initiative de la Société
Civile (ISC), Rosny Desroches, signale que le dossier de la
double nationalité ou non de Boulos n'a pas été traité par les
autorités judiciaire et législative. Toutefois il salue la
publication de l'arrêté convoquant le peuple en ses comices. "
Plusieurs acteurs avaient manifesté des préoccupations pour le
fonctionnement des institutions avant la publication de l'arrêté",
argue t-il.
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BROOKLYN, N.Y. EN GUISE DE L'ANNONCE DU
DÉCÈS DE FRITZ GUERRIER À 61 ANS.
Les familles Dussek et Guerrier ont connu la douleur
de la mort de Fritz Guerrier, époux de longues années de
Djenane Dussek. Le 27 Décembre 2008, Fritz Guerrier a
rendu l'âme en son domicile,dans les bras de son épouse de 38
ans et en présence de leurs trois garçons. La mort survint juste
après une visite à la clinique d'urgence de Kings County
Hospital. Fritz était aimé de tous ses parents et amis pour sa
tendresse à l'endroit de tout le monde. Les préparations
funérarires étaient assurées par la firme Guarino Funeral Home
de Brooklyn, le 2 Janvier 2009, les funérailles ont été
chantées le Samedi 3 Janvier en l'église Holy Innocents de
Brooklyn et l'inhumation eut lieu le même jour au cimetière
Pinelawn Memorial à Farmingdale. Que l'âme de Fritz Guerrier
repose en paix. De Profundis.
PRIORITÉ DU PRÉSIDENT D'HAITI POUR
2009: CONSTRUCTION DES ROUTES.
Dans son discours à l'occasion des cérémonies marquant le
205 eme anniversaire de l'indépendance d'Haïti, le chef de
l'état haïtien, René Préval a soutenu que 2008 a été une année
difficile notamment sur le plan économique. Il a rappelé les
manifestations contre la cherté de la vie qui ont causé la chute
du gouvernement laquelle a été suivie par le passage de 4
ouragans dévastateurs. Le président Préval a mis en garde contre
une détérioration du secteur économique en 2009 en raison de la
morosité de l'économie mondiale. " 2009 sera difficile prévient
René Préval pour qui des efforts dans la construction des
infrastructures et la paix sont de nature à améliorer les
conditions de vie de la population. Selon le chef de l'état la
réalisation de travaux d'infrastructure routière peut favoriser
la relance des activités touristique et agricole notamment. "
2009 sera l'année des grands chantiers à travers le pays",
dit-il mettant en évidence l'action importante du Centre
National des Equipements (CNE) aux Gonaïves, Casale, Miragoane
et Malpasse. Au cours de son intervention sur la place d'armes
des Gonaïves, le président haïtien a promis le curage des
rivières de cette ville, réclamé par le maire et l'évêque des
Gonaïves. Le chef de l'état assure que le CNE est un outil
important dans le cadre de la politique de travaux publiques du
gouvernement parce que cette entreprise représente un
investissement de 99 millions de dollars. Outre les
infrastructures routières, le président Préval invite tous les
secteurs à continuer à construire la paix. Rappelant que la
stabilité favorisera la relance de l'économie et le départ des
troupes étrangères, M. Préval a mis l'accent sur la nécessité de
renforcer le dialogue entre les différents secteurs de la vie
nationale. Le dialogue sera profitable pour les secteurs
syndicale et patronale, les haïtiens de la diaspora, les partis
politiques et les institutions constitutionnelles, les paysans,
les parlementaires et les membres des collectivités
territoriales argue M. Préval.
SOUTIEN DE LA BANQUE MONDIALE POUR LA
RECONSTRUCTION D;HAITI,
La Banque mondiale estime que les besoins d'Haïti, en raison
des dégâts causés par la tempête tropicale Fay et les ouragans
Gustav, Hanna et Ike, sont de 900 millions de dollars.
L'évaluation comprend également un plan d'action stratégique
détaillé visant à satisfaire les premiers besoins pour redresser
le pays, lesquels représentent un coût total de 281 millions de
dollars. Dans un communiqué publié le 30 décembre 2008, la
Banque Mondiale a annoncé le déblocage dans les prochains mois
de plusieurs millions de dollars pour financer le redressement
du pays. Entre autres 8 millions de dollars supplémentaires au
titre du Projet de développement communautaire participatif
rural (PRODEP) ; et 5 millions de dollars pour aider à la
reconstruction des écoles. L'évaluation complète des besoins du
pays à la suite de la catastrophe a été réalisée par la Banque
mondiale, les Nations Unies, la Commission européenne et
d'autres partenaires. De plus, la Banque mondiale a commencé à
contribuer au programme haïtien de gestion des risques liés aux
catastrophes en 2004, à la suite de la tempête tropicale Jeanne,
en mettant en place un projet pilote d'un million de dollars
financé au moyen du Fonds en faveur des pays à faible revenu en
difficulté (Fonds LICUS) et destiné à aider à renforcer les
institutions chargées de gérer les risques associés aux
catastrophes naturelles. Puis par le biais de l'IDA, Haïti a
reçu un don de 12 millions dollars au titre du Projet d'Urgence
et de Gestion des Risques et Désastres (PUGRD). Ce projet a,
depuis lors, bénéficié de financements additionnels, ce qui
porte le montant total à 19,4 millions de dollars. Depuis 2005,
la Banque mondiale a accordé à Haïti des aides dont le montant
s'élève à 260 millions de dollars, par le biais de l'Association
Internationale de Développement qui accorde des prêts sans
intérêt et des dons aux pays les plus pauvres.
AFFAIRE DE DROGUE DE MARC
FRÉDÉRIC ET SON ONCLE ALAIN DÉSIR.
L’état de santé de Marc Frédéric, l’oncle du présumé
narcotrafiquant Alain Désir, s’est stabilisé depuis l’agression
par balle dont il a été victime, il y a une semaine, a annoncé
samedi le porte-parole de la police dans le Nord-Ouest, Aris
Registre. L’inspecteur Registre a indiqué que M. Frédéric
continuait d’être soigné à l’hôpital Immaculée Conception de
Port-de-Paix sous surveillance policière. Ces mesures de
sécurité sont prises afin de prévenir toute tentative d’achever
la victime que pourraient commanditer ses agresseurs. Soulignant
que l’homme ne fait jusqu’ici l’objet d’aucune poursuite
judiciaire, le porte-parole a estimé qu’il devrait regagner
bientôt son domicile. Aris Registre s’est toutefois empressé
d’ajouter que le patient pourrait être retenu si les autorités
judiciaires l’exigent. D’autre part, le porte-parole régional de
la PNH a fait état de la poursuite de l’enquête ouverte sur
l’attentat commis le 28 décembre contre Marc Frédéric. Aucune
arrestation n’a encore été opérée, mais les auteurs de cet acte
criminel sont activement recherchés, a assuré l’inspecteur de
police. Un commando avait ouvert le feu sur M. Frédéric, le
blessant de deux balles à Saint-Louis du Nord. Oncle d’Alain
Désir, extradé aux Etats-Unis, la victime est sortie de
l’anonymat depuis que sa résidence avait fait l’objet, le 12
novembre dernier, d’une perquisition qui avait tourné au pillage
de plusieurs millions de dollars américains, selon différents
témoignages. Entre accusations, dénégations, enquêtes non
authentifiées et démentis précipités, l’opinion publique est
plongée dans la confusion la plus totale face à une affaire dans
laquelle sont pourtant éclaboussées les autorités judiciaires et
policières de Port-de-Paix, en passe de devenir le territoire de
prédilection des puissants cartels d’Amérique du Sud et de leurs
suppôts locaux
ISRAEL ET HAMAS. L'UNION EUROPÉENNE APPELLE Á UN
CESSEZ-LE-FEU IMMÉDIAT Du Mexique à la Turquie, de tous les
continents du monde, les réactions ne cessent d'arriver. En
Europe, Prague, qui préside l'Union depuis le 1er janvier, parle
maintenant d'une seule voix. Le cafouillage des premières
déclarations tchèques, qualifiant l'opération militaire
terrestre d'Israël dans la bande de Gaza de « riposte défensive
» de la part d'Israël, est oublié. Les émissaires de l'Union
européenne - dont la mission est pilotée par le ministre tchèque
des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg - sont attendus
dimanche soir au Caire. Au cours d'une conférence de presse à
Prague, ils ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.
L'Europe multiplie les messages à
l'adresse des deux parties. Le Britannique Gordon Brown s'est
dit préoccupé par la situation humanitaire dans la bande de
Gaza. Son chef de la diplomatie souhaite une solution durable :
un Etat israélien, un autre palestinien, vivant en paix et côte
à côte. Réaction similaire en Espagne, où le gouvernement a
appelé le president palestinien pour l'assurer de son soutien.
Du Vatican, le Pape a adressé un message de paix.
La France, la Suède et la Norvège ont
appelé au cessez-le-feu immédiat. Depuis Londres, le haut
représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne,
Javier Solana, a proposé l'envoi d'une mission d'observateurs
internationaux pour le maintien de la paix. Mais face à
l'urgence, la Commission européenne a décidé d'envoyer 3
millions d'euros d'aide d'urgence supplémentaire à Gaza. Israël
a, en outre, été priée de laisser passer les convois
humanitaires.
L'embarras de la diplomatie. Les troupes
israéliennes, appuyées par des chars et des hélicoptères, sont
entrées dans Gaza, où elles affrontent les islamistes du
mouvement Hamas. Le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni
en urgence samedi soir, sur la situation à Gaza, s'est séparé
sans parvenir à un accord. Les Etats-Unis appellent à un
cessez-le-feu durable. Une délégation européenne est attendue
aujourd'hui dans la région. Bruxelles a demandé à Israël de
laisser passer l'aide humanitaire. Depuis le début de
l'offensive terrestre, Israël déplore près de 30 blessés dans
ses rangs, tandis que le Hamas a reconnu la mort de quatre de
ses combattants.
Une semaine après le début de ses
bombardements aériens sur la bande de Gaza, l'armée israélienne
a finalement lancé, samedi soir, son offensive terrestre sur le
territoire palestinien. Des colonnes de chars et des milliers de
réservistes ont franchi la frontière par le nord. Difficile pour
l'instant d'établir un bilan précis. Selon l'armée israélienne,
des dizaines de combattants palestiniens ont été tués. De son
côté, la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam
affirme que neuf soldats israéliens sont morts. Les Israéliens
démentent, mais reconnaissent une trentaine de blessés dans
leurs rangs.
Détermination des Israéliens. Pour
empêcher la progression israélienne, les Palestiniens tirent au
mortier et font exploser des bombes cachées au bord des routes.
Les Israéliens, quant à eux, ont fait sauter un dépôt de gaz au
nord de Gaza. L'armée a indiqué que cette offensive durerait
plusieurs jours. Son objectif : prendre le contrôle des secteurs
de Gaza d'où les Palestiniens tirent des roquettes sur le sud
d'Israël.
Le ministre de la Défense israélien, Ehud
Barak, a justifié hier soir cette offensive, la plus importante
opération contre Gaza depuis l'évacuation du territoire par
Tsahal en 2005. « Nous sommes épris de paix. Nous nous sommes
retenus longtemps. Mais le temps est venu de faire ce que nous
devons faire Il s’agit d'une opération complexe. Mais nous
sommes persuadés que le combat est juste et nous sommes plus
déterminés et unis que jamais. Nous en sortirons vainqueurs », a
déclaré Ehud Barak.
Même détermination du côté du Hamas qui a
prévenu : « Israël va payer un lourd tribut pour son offensive à
Gaza ». Le mouvement islamiste menace de transformer Gaza en «
cimetière » pour Tsahal. Le Hamas est encouragé par Hassan
Nasrallah, le chef du parti chiite libanais Hezbollah, qui
l'incite à infliger « le plus grand nombre de pertes à Israël ».
Impuissance de la Dipomatie Une
mission de la troïka européenne conduite par le chef de la
diplomatie tchèque dont le pays assure la présidence de l'Union
européenne, est attendue au Proche-Orient aujourd'hui.
« La position tchèque ressemble beaucoup à
une volonté maladroite d'alignement sur les positions de
Washington. » Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel
Schwarzenberg, est accompagné de ses homologues suédois et
français ainsi que du chef de la diplomatie européenne, Javier
Solana.
La France, dont le président Nicolas
Sarkozy se rend demain dans la région, condamne l'opération
terrestre. Pour Paris, cette opération complique les efforts
engagés par la communauté internationale « pour mettre un terme
aux hostilités ».
Eric Chevallier. Porte-parole du Quai
d’Orsay Nous sommes extrêmement préoccupés par
l'évolution de la situation... Nous insistons pour qu'il y ait
une trêve humanitaire.»
Les Américains, quant à eux, appellent à
un cessez-le-feu durable. Le département d'Etat américain estime
cependant qu'il faut éviter de revenir au statu quo où le Hamas
pourrait continuer de tirer des roquettes sur Israël. Les
Etats-Unis demandent un cessez-le-feu durable « George Bush a
consacré son allocution hebdomadaire à la crise de Gaza et
souligné la nécessité d'un cessez-le-feu qui s'inscrirait dans
la durée. »
Le Conseil de sécurité de l'Onu a été
convoqué d'urgence, samedi soir, pour réagir à la situation à
Gaza. La Libye, seul membre arabe du Conseil, souhaitait un
appel à un cessez-le-feu, similaire à celui que le Conseil avait
adopté il y a exactement une semaine. Mais cette fois, les
Etats-Unis, alliés d'Israël, s'y sont opposés, officiellement
parce qu'ils estiment que le Hamas n'a aucune intention de
respecter les appels au calme.
Le Conseil de sécurité s'est séparé en
pleine nuit sur un constat d'échec. Plusieurs ambassadeurs
affichaient une mine sombre. En dépit de quatre heures de
négociations, les Etats-Unis ont refusé toute déclaration
officielle, qui aurait pu gêner Israël, qui est de leur point de
vue en état de légitime défense.
Washington dispose d'un droit de veto, et
n'a jamais hésité, par le passé, à l'utiliser, pour épargner à
son allié israélien l'embarras des injonctions onusiennes.
L'ambassadeur de la France à l'ONU, qui
préside ce mois-ci le Conseil de sécurité, s'est donc retrouvé
dans une position inconfortable. Il a dû admettre l'incapacité
des membres du Conseil à parvenir à un accord, tout en évoquant
de sérieuses convergences de vue, pour appeler à un
cessez-le-feu immédiat. Comprenne qui pourra. L'ambassadeur de
la Libye a dénoncé une journée triste pour le Conseil de
sécurité, tandis que son homologue palestinien évoquait une
situation tragique.
De son côté, le secrétaire général de
l'ONU, Ban Ki-moon, n'a pas mâché ses mots. Il s'est dit déçu
par l'offensive israélienne, qui représente selon lui une
escalade de la violence dont les civils vont inévitablement
souffrir. Il a appelé à l'arrêt immédiat de l'opération
militaire, qui complique selon lui les efforts de paix.
Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France à l'ONU «Il y a une
convergence de vue au sein du Conseil de sécurité. Il y a eu un
désaccord sur la façon de l'exprimer, et nous ne pouvons qu'être
déçus par le fait que la forme ait primé sur le fond. Ce qui
compte, c'est que la situation s'arrange sur le terrain. »
IRAQ. ATTENTAT-SUICIDE A BAGDAD
En Irak, un nouvel attentat kamikaze a fait au moins 35
morts et 79 blessés, dimanche matin, à l'entrée du plus
important mausolée chiite à Bagdad. Les victimes sont
principalement des pèlerins iraniens, dont des femmes et des
enfants, qui affluent dans le lieu saint à l'occasion des
commémorations du deuil chiite de l'Achoura.
Le quartier de Kazimiyah à Bagdad, où a eu
lieu l'attentat, est particulièrement fréquenté en cette période
de l'année. Ici sont enterrés les 7ème et 9ème imams chiites, ce
qui fait du quartier un haut lieu de pèlerinage pendant les
cérémonies de l'Achoura. Les accès aux lieux saints sont
protégés par des portiques et entourés de gardes. Mais en dépit
de ces mesures de sécurité renforcées, une femme kamikaze a
réussi, dimanche matin, à actionner sa ceinture d'explosifs à
l'entrée du mausolée du 7ème imam de l'islam chiite, Moussa al-Kadhim.
Le quartier de Kazimiyah est séparé du
quartier sunnite d'Azamiyah par le « pont des imams ». Azamiyah
a longtemps été contrôlé par les groupes d’insurgés sunnites et
al-Qaïda, tandis que Kazimiyah était sous la coupe des miliciens
extrémistes chiites de l'Armée du Mahdi. Ces derniers jours,
Kazimiyah a déjà été le théâtre d'un attentat sanglant.
Le 27 décembre, 22 Irakiens avaient été
tués et 54 blessés par l'explosion d'une voiture piégée. A la
mi-décembre, le commandant de la force multinationale en Irak se
félicitait que le mois de décembre ait connu le niveau de
violence le plus bas depuis 2004, mais il mettait en garde
contre la capacité d'al-Qaïda à perpétrer des « opérations à
grande échelle ». Un avertissement prémonitoire.
AFFAIRE GEORGE THEODULE. 23 MILLIONS DE
DOLLARS DES HAITIENS EN FRAUDE.
La Commission américaine des opérations de bourse (SEC) a
annoncé à New York avoir stoppé une fraude pyramidale qui
a fait perdre 23 millions de dollars à plusieurs milliers
d’haïtiens.Se prévalant d’une grande expertise sur les marchés
d’actions et d’obligations, l’auteur présumé de cette fraude
gigantesque, George Theodule, avait promis à chacun des
actionnaires un retour sur investissement de 100%. Ce profit
devait se matérialiser 90 jours après les placements effectués à
travers deux sociétés bidons Creative Capital Consortium et A
Creative Concept.
Selon la SEC, les recettes générées par
Creative Capital étaient en principe destinées à la création de
nouvelles entreprises au bénéfice de compatriotes vivant tant
aux Etats-Unis qu’en Haïti ainsi que de communautés de la Sierra
Leone. La SEC chiffre à 18 millions de dollars les fonds
que M. Theodule a perdus sur les marchés boursiers pour la seule
année 2007, période d’initiation de cette aventure financière.
L’escroquerie consistait à rémunérer les premiers investisseurs
avec l’argent des nouveaux arrivants. George Theodule est
accusé d’avoir détourné au moins 3,8 millions de dollars au
profit de lui-même et de sa famille. Les deux sociétés du
présumé arnaqueur ont été placées lundi sous tutelle par un juge
fédéral de Miami. George Théodule, originaire de Saint Marc,
peut s'attendre à de longs termes de prison.
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A PORT DE PAIX, 32 MILLIONS DE DOLLARS
TROUVES CHEZ UN TRAFIQUANT.
Trente-deux millions de dollars américains avaient été
trouvés chez l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir lors de
la perquisition policière effectuée le 13 novembre dernier en
son domicile à Port-de-Paix.
Cette révélation a été faite jeudi sur les
ondes de plusieurs radios de la capitale par le Doyen du
Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, quelques heures
après l’annonce par le Ministère de la justice de la décision de
le relever de sa fonction de responsable du tribunal, en
attendant des résultats d’une enquête menée par deux commissions
parlementaires . Le magistrat accuse de nombreuses autorités,
dont le Commissaire du gouvernement de la juridiction Me
Michelet Balthazar, d’implication dans le partage de cette
colossale somme de laquelle un reliquat a été finalement
déclaré et remis aux autorités centrales. Il soutient que le
commissaire du gouvernement avait osé lui envoyer sa part. Le
tollé soulevé dans la population par un tel scandale a
éclaboussé la justice à un point tel que le Doyen du Tribunal de
1ère instance explique avoir dû fermer les portes du tribunal
dans l’attente des résultats d’une sérieuse enquête sur le
dossier. « Tout le monde était pointé du doigt. On nous traitait
tous de voleurs. Alors, il fallait faire quelque chose afin que
toute la lumière soit faite », a ajouté le magistrat. Me Gelin
affirme par ailleurs son étonnement de la décision prise à son
encontre par le Ministère de la justice. Il dénonce aussi avoir
dû comparaître, à Port-au-Prince, par-devant un parterre de
juges et de fonctionnaires comprenant plusieurs des personnes
dénoncées dans l’affaire. « Des voleurs se sont avisés de me
juger », a-t-il déclaré avec indignation.
Le Ministère de la justice s’est pour sa
part contenté d’invoquer, dans un communiqué daté du 12 décembre,
l’insubordination pour justifier sa décision de relever le juge
de sa fonction de Doyen du Tribunal de 1ère instance. En aucun
cas, le principe de la continuité du service public ne doit être
mis en cause, soutient le Ministère. Préalablement à cette
décision, des parlementaires influents, dont le 1er sénateur de
l’Artibonite , Youri Latortue, avait formellement exigé du
Ministre de la Justice Jean Joseph Exumé qu’il fasse rouvrir les
portes du Tribunal civil de Port-de-Paix. L’opération antidrogue
menée le 13 novembre à Port-de-Paix avait « officiellement »
permis aux autorités judiciaires et policières haïtiennes
d’intercepter la somme de un million sept cent quarante mille
deux cent dix dollars américains (1.740. 210.00) chez l’oncle du
présumé narcotrafiquant Alain Désir, extradé aux Etats-Unis.
Cinq cent dix mille dollars (510.000.00) avaient été également
retrouvés dans un sac à main lors de la perquisition menée au
domicile de M. Marc Frédéric par le commissaire du gouvernement
de la juridiction et des agents du Bureau de lutte contre le
trafic de stupéfiants (BLTS). Un coffre-fort et des munitions
avaient été également confisqués et transportés à Port-au-Prince
à des fins d’investigation. Au cours d’une deuxième phase de
l’opération au siège de la Banque Centrale à Port-au-Prince, un
million deux cent trente mille deux cent dix dollars américains
(1.230.210.00) avaient été découverts dans le coffre, selon des
sources policières anonymes. Aucune estimation officielle du
montant de la somme confisquée lors de l’opération n’est jusqu’à
présent disponible.
RENFORCEMENT DE LA POLICE PAR
L'ARGENTINE, LE CHILI ET L'OEA.
Les gouvernements haïtien, argentin et chilien et
l’Organisation des Etats américains présenteront conjointement
en avril prochain un plan d’action latinoaméricain destiné au
renforcement de la professionnalisation et des capacités
opérationnelles de la Police Nationale d’Haïti.
Une dépêche de l’agence Telam précise que
cette décision figure dans la déclaration finale de la première
réunion de coordination pour la coopération policière avec Haïti
adoptée jeudi à Santiago. Les ministres de l’intérieur et de la
sécurité publique des pays d’Amérique latine ont pris part à
cette conférence régionale. Les participants ont également
décidé de constituer au niveau politique une table de
concertation afin d’assurer le suivi et la coordination de la
coopération policière dans laquelle sont engagés les pays du
sous-continent. La prochaine réunion se tiendra en 2009 en
Argentine.
Dans le cadre du processus de
professionnalisation de la PNH, l’institution bénéfice depuis
plusieurs années de l’assistance technique de plusieurs pays qui
figurent parmi les contributeurs de troupes au sein de la
Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
A SANTO DOMINGO TREMBLEMENT DE TERRE DE
5,3 DEGRES.
Un tremblement de terre de 5,3 degrés sur l’échelle de
Richter a secoué jeudi la capitale dominicaine, provoquant une
vive panique dans la population et des dommages matériels
mineurs, rapporte une dépêche de l’agence italienne ANSA. La
façade de verre du ministère des Forces Armées et un centre
commercial ont été notamment touchés. Cependant, aucune victime
n’a été enregistrée. Selon le directeur de l’institut
sismologique de l’Université autonome de Santo Domingo (UASD),
Juan Arias, l’épicentre du séisme a été localisée à 16 km de la
commune de Consuelo, dans la province de San Pedro de Macorìs .
Le scientifique précise que ce sont plusieurs secousses
sismiques en série qui se sont produites jeudi, celle ayant
atteint l’intensité la plus élevée a été de 5,3 degrés. La
profondeur du séisme a été de 113 kilomètres. La
République Dominicaine et Haïti, qui se partagent l’île d’Haïti
ou Quisqueya, sont situées à l’extrémité de la plaque tectonique
des Caraïbes, une zone particulièrement vulnérable aux activités
sismiques. Plusieurs experts haïtiens, dont l’ingénieur Claude
Preptit, ont mis en garde ces dernières semaines contre les
risques de plus en plus forts de voir un séisme majeur et même
un tsunami frapper le pays traversé par une faille longue de
plusieurs centaines de kilomètres.
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LE PRESIDENT PREVAL EST DE RETOUR EN
HAITI SUITE A LA RENCONTRE CARICOM Le Président
René Préval est rentré à Port-au-Prince jeudi après avoir
participé lundi dernier au IIIe sommet Cuba/Communauté Caraïbe
au cours duquel les pays de la CARICOM ont notamment appelé à la
levée de l’embargo américain contre La Havane. A la fin du
sommet cubano-caribéen qui s’était tenu à Santiago de Cuba, M.
Préval participera au prochain sommet Caraïbes/Amérique
latine prévu au Brésil les 16 et 17 décembre. 33 chefs d’Etat et
de gouvernement prendront part à ce forum régional à Costa de
Sauipe, une station balnéaire située à une centaine de
kilomètres de la ville de Salvador de Bahia.
SCANDALE BERNARD MADOFF DE 50
MILLIARDS AFFECTE DES INVESTISSEURS
L'ancien patron du Nasdaq aurait mis en place une
gigantesque fraude pyramidale. Le conseiller de Wall Street a
été arrêté jeudi dernier. Une nouvelle qui a fait l'effet d'une
bombe dans le milieu boursier car Bernard Madoff avait la
confiance totale de ses clients. Selon le Wall Street Journal on
trouve parmi ses victimes : des fortunes personnelles mais aussi
la banque japonaise Nomura Holdings, la Neue Privat Bank de
Zurich, la Française BNP Paribas. Par ailleurs, la Banque
d'Espagne ouvre une enquête pour déterminer l'impact dans son
pays de la gigantesque fraude pyramidale de 50 milliards de
dollars qu'aurait commise Bernard Madoff. La Suisse est touchée.
En Allemangne, la chancelière Angela Merkel a convoqué un mini-sommet
réunissant ministres, experts et banquiers. Toutes les banques du monde s'efforcent maintenant de cerner l'ampleur des dégâts
provoqués par Bernard Madoff. Arrêté jeudi par le FBI, Bernard
Madoff a été libéré contre la caution de 10 millions de dollars.
Près de 50 milliards de dollars auraient
été perdus par des particuliers et surtout par des banques du
monde entier. La presse espagnole évoque une exposition de plus
de 3 milliards de dollars pour les investisseurs du pays. Un
fonds géré par la banque Santander serait particulièrement
affecté.
En Suisse, les estimations des pertes du
secteur financier national atteignent les 5 milliards de
dollars. Et on n'en est qu'au début de ces découvertes, la
banque japonaise Nomura Holdings serait aussi exposée tout comme
l'établissement français BNP Paribas, qui n'a pour le moment pas
communiqué sur le sujet. Tous ces investisseurs ont été séduits
par la réputation prestigieuse de Bernard Madoff, 70 ans, une
légende de Wall Street. Tous ont aussi été attirés par les
rendements exceptionnellement élevés qu'il promettait, grâce à
une société frauduleuse créée il y a près de 50 ans, et dont le
principe est de payer les premiers investisseurs avec les sommes
versées par les suivants. Ce qui ne fonctionne que tant que les
investisseurs en question ne cherchent pas tous à retirer leur
argent en même temps. On était dans un système qui à partir du
moment où la dynamique s'arrête, où il n'y a plus d'argent frais
qui arrive pour rembourser les précédents, on s'aperçoit que
tout ça c'était du vent. La place financière suisse et
particulièrement genevoise est sérieusement ébranlée par le
scandale Madoff. Nombre d’établissements bancaires, de sociétés
financières et de gestion privée travaillaient avec l’ancien
président du Nasdaq.
Ce sont le plus souvent des clients très
fortunés qui confiaient la gestion de leur patrimoine aux
banquiers genevois qui sont touchés. Ils ne récupéreront rien
des fonds placés dans les hedge funds new-yorkais, les
établissements suisses n’étant pas légalement contraints à
rembourser les pertes. L’équilibre, voire l’existence de
certaines banques, peuvent de plus être remis en cause. Ainsi,
la banque Bénédicte Hentsch avait conclu, voici à peine trois
mois, un accord d’association avec Fairfield Greenwich que
cogérait Bernard Madoff. Dès la révélation du scandale tout
l’état-major de la banque a pris le chemin des Etats-Unis pour
sauver ce qui peut l’être. D’autres comme l’Union Bancaire
Privée, Julius Baer, Rothschild, Benbassat et Aurelia Finance
feraient partie des victimes de l’arnaque à des niveaux restant
à établir.
PANAMA CITY. PHILIPPE BIAMBY ANCIEN
GENERAL DE BRIGADE EST MORT.
L’ancien général de brigade Philippe Biamby qui avait pris une
part active au sanglant coup d’Etat du 30 septembre 1991 contre
le président Jean Bertrand Aristide, est décédé samedi soir au
Panama où il avait trouvé refuge en 1994, après l’intervention
en Haïti de la "force multinationale" à dominante américaine
chargée alors de rétablir l’ordre constitutionnel. Il etait age
de 56 ans. Philippe Biamby est décédé des suites d’un cancer du
pancréas, selon son camarade de promotion Himmler Rébu. Avant le
débarquement en 1994 de la "force multinationale" , Biamby avait
mis en garde contre toute intervention étrangère en scandant le
mémorable slogan de l’un des héros de l’indépendance haïtienne «
au premier coup de canon, les villes disparaissent et la nation
est debout ! ». Mais, au débarquement de la force étrangère, il
n’y a pas eu de combat et, encore moins, les villes n’ont pas
disparu. Si, par contre, la nation était debout,
c’était beaucoup plus pour acclamer les « occupants ». Tentant
de façon démagogique de joindre le geste à la parole, Biamby
avait entrepris d’entraîner personnellement au Champ-de-mars
(Place des héros de l’indépendance, à proximité du siège de la
présidence, le Palais national) une armée de volontaires
comprenant des parlementaires putschistes et dont la mission
était de faire face aux « envahisseurs ». De façon ironique, la
population avait estimé que les éléments constituant cette «
troupe » n’étaient motivés que par le « chou et le riz » que
distribuait alors le haut commandement de l’armée. Colonel en
1989, Philippe Biamby et ses collègues Himmler Rébu et Léonce
Qualo étaient impliqués dans une tentative de coup d’Etat contre
le général-président Prosper Avril. Expulsés du pays, Biamby et
ses compagnons d’infortune devaient passer plusieurs mois en
exil, notamment au Venezuela. Biamby devait être réintégré au
grade de général de brigade au sein de l’armée au lendemain du
coup d’Etat de 1991 qu’il s’est alors attelé à gérer avec ardeur.
Philippe Biamby fut le fils de Pierre Biamby, l’un des plus
farouches ministres de l’intérieur de François Duvalier, "Papa
Doc" , qui prit une part active dans les "vêpres jérémiennes", massacre au milieu des années 60 d’opposants à Duvalier,
mulâtres pour la plupart, dans la ville de Jérémie, dans le
Sud-Ouest. Commentant le décès de Biamby, des proches des
anciens militaires intervenant samedi dans des émissions de
radios haïtiennes à New York, ont laissé entendre que le général
Raoul Cédras qui avait dirigé le régime issu du coup d’Etat de
1991, souffrirait d’un cancer de la prostate pour lequel il a
récemment subi une intervention chirurgicale.
D’autres membres de la même promotion que
Biamby (1971-1973), sont également décédés. Le colonel Guy
François, également impliqué dans le coup d’Etat de 1989, a été
tué en 2006 à Pétion Ville , vraisemblablement par des voleurs.
Le colonel Georges Valcin, ex-chef de la police sous Avril, est
décédé récemment à Port-au-Prince d’un problème du foie.
100 MILLIONS DE DOLLARS A VERSER A
HAITI PAR LA BID.
Doublement des dons de la Banque Interaméricaine de
Développement à Haïti : de 50 millions, ils passeront à 100
millions de dollars en 2009 Près de 50 mille dollars de don de
la BID aux victimes de l’école « La Promesse Evangélique » et à
deux ONG engagées dans l’aide à des écoliers et à des handicapés
La Banque interaméricaine de développement va doubler le montant
de ses dons à Haïti, à hauteur de 100 millions de dollars, en
2009 afin d’aider le gouvernement haïtien à effectuer des
investissements clés dans des programmes économiques et sociaux,
a annoncé samedi dans un communiqué de la BID citant le
président de l’institution, Luis Alberto Moreno.
Le fonctionnaire international devait
personnellement annoncer la nouvelle dimanche aux autorités
haïtiennes, lors d’une brève visite à Port-au-Prince.
L’Assemblée des Gouverneurs de la BID a également approuvé 14,15
millions de dollars en vue de l’allègement provisoire de la
dette du pays au cours du premier semestre 2009. « Haïti est le
pays le plus fragile de nos pays membres. Aucune autre nation
d’Amérique latine et des Caraïbes n’est aussi vulnérable aux
turbulences économiques et aux catastrophes naturelles qu’Haïti.
C’est pourquoi ce pays a besoin d’une aide extraordinaire de la
part de la communauté internationale », a affirmé Moreno. Le
communiqué de la BID précise par ailleurs qu’Haïti est à même
d’obtenir une annulation totale des remboursements programmés du
principal et des intérêts dus à la BID, se montant à environ 25
millions de dollars, à la fin du processus d’allègement de la
dette multilatérale connu sous le nom d’Initiative Elargie pour
les Pays Pauvres très endettés (PPTE). Moreno prévoit qu’Haïti
aura conclu ce processus vers le milieu de l’année prochaine. La
BID indique avoir, depuis 2007, offert à Haïti, sous forme de
dons, 50 millions de dollars par an dans le cadre d’un accord
préétabli visant à réduire les dettes des membres de
l’institution réputés les plus pauvres d’Amérique latine et des
Caraïbes. En ce sens, la BID a alloué 20 millions de dollars au
Fonds d’Assistance Economique et Social (FAES) pour l’exécution
de projets communautaires, tels la construction de systèmes
d’alimentation en eau au niveau local, la modernisation d’écoles
ou la réfection de routes rurales. Des fonds supplémentaires de
15 millions de dollars iront à des projets d’eau potable, de
reconstruction de systèmes de drainage urbain et
d’assainissement aux Gonaïves , à Port-de-Paix , aux Cayes (Sud),
à Ouanaminthe et à Saint-Marc .
Une donation de 12,5 millions de dollars
sera apportée comme appui budgétaire. Des ressources qui
viendront s’ajouter aux 12,5 millions de dollars que la BID a
prévu d’octroyer à Haïti l’année prochaine aux mêmes fins. Les 2
millions restants appuieront un projet de nutrition infantile
destiné aux familles les plus pauvres et les plus vulnérables,
en coordination avec d’autres donateurs, précise le communiqué.
La BID doit aussi approuver un don de 25 millions de dollars à
un programme existant qui vise à améliorer les routes et chemins
ruraux dans tout le pays. Les 13 millions supplémentaires
financeront un programme d’atténuation des catastrophes
naturelles dans le principal bassin hydrographique du pays. En
2008, rappelle le communiqué, la BID a offert à Haïti des dons
s’élevant à 50 millions de dollars destinés à des routes, à un
appui budgétaire et à la réhabilitation de la centrale
hydroélectrique de Péligre Le représentant de la BID à
Port-au-Prince, Philippe Dewez, a estimé que « les ressources
additionnelles seront une contribution opportune puisque le
gouvernement haïtien a considérablement augmenté ses capacités
d’exécution de projets de développement ». Cette année la BID
devrait décaisser environ 128 millions de dollars de son
portefeuille d’opérations en Haïti, deux fois plus que la somme
déboursée en 2006, souligne le communiqué. En plus des projets
d’infrastructure liés aux transports, à l’eau potable et à
l’électricité, la BID finance des programmes d’agriculture, de
santé, d’éducation et de formation professionnelle. De même,
elle aide le gouvernement à moderniser ses administrations clés,
y compris la Direction Générale des Impôts et l’Administration
Générale des Douanes. Lors de sa visite à Haïti, Moreno offrira
un don d’un montant total de 48,800 dollars provenant de la BID
et de son personnel pour les victimes de l’école qui s’est
effondrée en novembre et pour deux ONG qui gèrent des écoles et
des programmes destinés aux enfants handicapés de Port-au-Prince
et des Gonaïves, conclut le communiqué de la BID.
PARLEMENT ET SECTEUR PRIVE TRAVAILLENT
SUR LE CODE DOUANIER.
Des membres du secteur privé ont
pris part le vendredi 12 décembre à un atelier de travail sur le
projet de code douanier qui sera soumis la semaine prochaine aux
législateurs. Une rencontre organisée par le Business Alliance
for Secure Commerce (BASC) et le Centre pour la Libre Entreprise
et la démocratie (CLED).
L'un des membres du comité organisateur,
Gregory Mews, affirme que le projet de code douanier est moderne
et représente un bon projet de loi. " Le code prend en
considération les traités signés par Haïti", déclare M. Mews
faisant remarquer qu'il renforce les procédures. " Dans le
contexte de la loi Hope, il est essentiel que les instruments
législatifs améliorent le cadre des affaires", lance t-il
signalant que des recommandations seront adressées au
parlementaires.
Dans le même temps, le président de la
commission commerce de la chambre basse, Jean Limonji, annonce
une rencontre entre les députés et les hommes d'affaires dans le
cadre du processus de ratification du nouveau code douanier.
Il affirme que le document de 329 articles
est plus explicite et plus directe. " La première discussion au
sein de la commission commerce est prévue pour ce lundi 15
décembre ", dit-il soulignant que des représentants de divers
secteurs seront invités à faire valoir leurs points de vue sur
ce document.
Le président de la commission commerce de
la chambre basse informe que des experts haïtiens et étrangers
ainsi que des fonctionnaires de la douane feront part de leurs
commentaires aux membres des commissions finances et commerce de
la chambre des députés.
Selon M. Limonji il est essentiel que les
autorités clarifient les dispositions légales afin de faciliter
la tache aux consommateurs haïtiens.
HAITI. UN ANCIEN POLICIER ET PRÈSUMÈ
KIDNAPPEUR/NARCOTRAFICANT ÈCROUÈ
Des agents de la Police Nationale
ont procédé samedi après-midi à l’arrestation de Gerry Archange
Enderson Lecomte, 33 ans, un ancien membre de la PNH, soupçonné
notamment d’implication dans le kidnapping et le trafic de
drogue. Le suspect a été intercepté au Canapé-Vert à bord
d’une Toyota Rav4 de couleur grise aux vitres teintées en
possession d’une arme illégale et d’une somme d’environ 50.000
gourdes. Après un interrogatoire préliminaire au sous-commissariat
du Canapé-Vert conduit par le juge de paix de la section Est,
Jean-Claude Mondélus, M. Lecomte a été transféré en début de
soirée sous forte escorte au siège de la Direction centrale de
la police judiciaire. L’avocat du prévenu, Me Richard Toussaint,
qui assistait son client, s’est refusé à toute déclaration.
Selon des sources policières ayant requis l’anonymat, la capture
de Gerry Archange Enderson Lecomte constitue une « grosse prise
» en raison de son statut présumé de « membre très influent et
dangereux » d’un important réseau criminel. Cet individu, qui
aurait joué un rôle de premier plan dans l’enlèvement et la
séquestration pendant une dizaine de jours d’une professionnelle
bien connue, Jénane Ledan, serait également impliqué dans
d’autres cas d’enlèvement crapuleux. Lecomte serait lié au
trafic illicite de stupéfiants dans la ville des Cayes où il
était affecté. Les mêmes sources précisent que l’ex-policier
ferait aussi l’objet de plusieurs mandats d’amener pour divers
actes répréhensibles qui lui ont été reprochés lorsqu’il était
en poste à Jacmel . Il avait même échappé in extremis à une
tentative de lynchage et son véhicule avait été incendié par des
éléments de la population locale en 2004 lors de la chute de
l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide. C’est d’ailleurs au
cours de cette même période très agitée que Gerry Archange
Enderson Lecomte devait abandonner la Police Nationale fortement
politisée sous l’administration Lavalas. Ancien membre du Corps
d’intervention et de maintien d’ordre (CIMO) et de la police
administrative, le présumé kidnappeur et narcotrafiquant a été
épinglé au terme d’une filature. Des agents du sous-commissariat
du Canapé-Vert l’ont surpris en possession d’un pistolet Glock
17 grâce aux précieuses révélations de trois autres
individus appréhendés dans le cadre de l’enquête en cours sur le
rapt de Jénane Ledan. La directrice du centre professionnel de
formation ouvrière (CPFO) avait été libérée le week-end dernier
du 6 décembre lors d’une descente nocturne d’unités spécialisées
de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince). Même si les
infrastructures de ce gang opérant dans le quartier ont été
anéanties et plusieurs de ses membres capturés, d’autres, dont
des anciens policiers, sont encore en cavale.
Afin de contrecarrer les bandits à la
veille des fêtes de fin d’année, après divers actes de
kidnapping et autres attaques criminelles impliquant notamment
des motards, la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) a
lancé l’opération « Bouclier Bleu » destinée à seconder la
police haïtienne dans ses efforts. Les mois de décembre 2006 et
2007 avaient été marqués par des vagues de kidnappings qui
visaient principalement des écoliers et des membres du secteur
privé des affaires.
GUYLER DELVA DE S.O.S. JOURNALISTES
CONDAMNÈ A UN MOIS DE PRISON.
L’avocat du sénateur du Nord-Est Rudolph Boulos exclu par ses
pairs en raison de sa nationalité étrangère, Me Samuel Madistin,
s’est réjoui jeudi de la condamnation par le tribunal
correctionnel à un mois de prison, pour diffamation, du
journaliste Joseph Guyler C. Delva, au terme de l’action qu’il
avait intentée contre lui pour ses prises de position dans le
dossier. « La liberté d’expression est de première importance.
Mais, depuis quelque, temps des journalistes haïtiens en font un
usage abusif », a déclaré l’avocat, formant le voeu que la
décision du tribunal serve d’exemple et contribue à remettre de
l’ordre au sein de la presse. Tout en reconnaissant le droit de
la partie adverse de faire appel de la décision dans le délai
légal, Me Madistin a souhaité qu’elle s’applique dans toute sa
rigueur si elle se maintient après épuisement des voies de
recours. Réagissant à sa condamnation, Joseph Guyler C. Delva a
dénoncé le fait que la décision a été prise à son insu et à
celui de son avocat.. Il a toutefois annoncé avoir déjà fait
appel du verdict. Il en a profité pour dénoncer les menaces dont
il dit être l’objet depuis ses révélations concernant Boulos.
Appointé par le gouvernement dans une
commission chargée d’appuyer les enquêtes sur les dossiers de
journalistes haïtiens assassinés, Joseph Guyler C. Delva, s’en
était pris à maintes reprises à Rudolph Boulos, alors que ce
dernier était en fonction. Outre ses révélations sur sa
nationalité étrangère qui l’empêche, selon la Constitution,
d’être parlementaire, il lui reprochait de faire obstruction à
l’enquête sur l’assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique
le 3 avril 2000 en refusant obstinément de se présenter à une
convocation du Cabinet d’instruction. Défendant sa position,
Delva a publiquement mis en doute la crédibilité de l’avocat et
de son client après que ces derniers eurent à déclarer que le
juge instructeur avait finalement soumis un questionnaire auquel
le parlementaire a alors répondu. Réfutant davantage le fait, le
responsable de SOS Journalistes a soutenu que le juge lui a
affirmé qu’il s’agissait là du pire des mensonges.
Me Samuel Madistin allait alors citer
Delva à comparaître au correctionnel pour répondre de ses «
diffamations » après qu’il n’a daigné donner aucune suite à une
sommation de rétracter ses dire
RESEAU DE KIDNAPEURS EN DEMANTELLEMENT.
Trois des membres d’un important réseau de kidnappeurs opérant
depuis juin de l’année dernière, ont été appréhendés samedi
dernier au cours de l’opération policière ayant conduit à la
libération de Mme Jénane Ledan enlevée le 26 novembre dernier à
Port-au-Prince. Au moins deux ex-policiers font partie du
gang qui disposait d’importants moyens pour perpétrer ses
forfaits, selon le chef de la Direction Centrale de Police
Judiciaire (DCPJ), le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus.
Le réseau était en possession de plus de trois cent mille
dollars américains (USD 300.000.00), montant de rançons reçues
en échange de la libération d’otages. Affirmant qu’au moins 10 membres du réseau
ont été identifiés, le directeur central de la police judiciaire
a donné la garantie que le gang sera entièrement démantelé. Il
en a profité pour solliciter la collaboration de la population,
de même que sa confiance en la police, afin que cette dernière
puisse en venir à bout des bandits.
Se félicitant pour les résultats déjà
obtenus grâce à la mobilisation de la police , Frantz Thermilus a annoncé l’intensification des patrouilles auxquelles
participent des « membres du haut commandement » de la Police
nationale d’Haïti. Il a également fait état de la création
prochaine d’un "service de renseignements" au niveau de la DCPJ En appui à la PNH, la Mission des Nations
Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé le
lancement lundi, à l’échelle du territoire, de l’Opération «
Bouclier bleu » consistant en la multiplication des patrouilles,
des points fixes et des contrôles par les contingents militaires
et policiers de la mission.
Ernst Dorfeuille et Ansy
Coulanges impliques dans l'assassinat de Monique Pierre
Le commissaire Ernst Bouquet Dorfeuille et
son ami Ansy Coulanges ont été entendus mercredi par le juge
d’instruction Jean-Claude Rigueur dans le cadre de l’enquête
ouverte sur le rapt suivi de l’assassinat de Monique Pierre,
concubine de l’officier de police.
Après plus de quatre heures d’audition,
les deux hommes, attachés l’’un à l’autre, ont été reconduits
sous forte escorte au Pénitencier National, la prison civile de
Port-au-Prince.
Les avocats des détenus, Mes Rigaud Duplan,
Edwin Coq et Ephésien Joassaint ont annoncé avoir sollicité du
magistrat instructeur une main levée d’écrou en faveur de leurs
clients. Cette demande a été produite conformément aux
dispositions de l’article 80 du code d’instruction criminelle (CIC).
Les trois hommes de loi en ont profité
pour dénoncer une fois de plus la « décision prématurée » du
chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, de
transférer le dossier au cabinet d’instruction. Ils estiment que
d’un point de vue juridique le dossier était « vide ». Un
quatrième avocat, Rodrigue Dumas, faisait également partie des
membres du conseil de défense de MM. Dorfeuille et Coulanges
présents mercredi au Palais de justice.
N’ayant pas été interrogé, Ansy Coulanges
devrait comparaître à nouveau jeudi au cabinet d’instruction.
Les deux détenus avaient été entendus une première fois lundi
pendant que des milliers de personnes avaient gagné les rues aux
Gonaïves (171 km au nord de la capitale) pour réclamer
l’élargissement immédiat du commissaire Ernst Dorfeuille
présenté comme celui qui, depuis sa prise de fonction, avait
permis à la police de mettre fin au règne des bandits dans la
Cité de l’indépendance. Dorfeuille vivait avec Monique Pierre,
une jeune femme fortunée, mais au passé sulfureux, exécutée il y
a une dizaine de jours peu après son enlèvement par un commando.
IMMIGRATION USA ET LES ILLEGAUX
HAITIENS.
Les services d’immigration
américains ont annoncé la reprise des déportations des sans-papiers
en provenance d’Haïti, mettant fin à trois mois de suspension de
ces opérations en raison du passage de plusieurs cyclones qui
avait considérablement affecté le pays.
« Nous avons compris qu’il était approprié
de reprendre les déportations compte tenu de l’évolution de la
situation en Haïti », a affirmé Nicole Navas, porte-parole des
services des douanes et d’immigration. Se refusant à commenter
cette décision, elle a ajouté « des individus ont été rapatriés
munis des documents de voyage nécessaires et sur la base
d’ordres de déportation définitifs émis contre eux ».
Le Miami Herald fait remarquer que cette
annonce intervient au moment où Haïti peine à se remettre du
lourd bilan laissé par quatre ouragans et tempêtes tropicales
qui avaient causé en août et septembre derniers au moins 800
morts, 800.000 sinistrés et près d’un milliard de dollars de
dégâts matériels et économiques.
« Cette décision de relancer les
déportations vers Haïti représente un choc pour la conscience »,
a pour sa part déclaré Randolph Mc Grorty directeur exécutif des
services légaux catholiques de l’archidiocèse de Miami.
A l’instar de plusieurs autres militants
des droits des réfugiés, il s’est engagé à porter la cause des
sans-papiers haïtiens devant le futur président démocrate
américain Barack Obama qui devrait, à partir du 20 janvier
prochain, appliquer une politique en matière d’immigration
quelque peu différente de celle de l’administration Bush.
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BOMBAY, INDE. 195 MORTS, 295 BLESSÉS.
BOMBAY TOUJOURS EN CAUCHEMAR.
Les visiteurs aussi bien que les habitants de Bombay peuvent
au moins respirer à la fin des opérations qui ont mis en déroute
les assassins venus on ne sait d'où. C'est un cauchemar
qui a duré plus de 3 jours. Les forces spéciales indiennes ont
donné l'assaut final, tuant les derniers extrémistes. Les
attaques coordonnées perpétrées à Bombay par des islamistes ont
fait 195 morts et 295 blessés. Les indices mèneraient au
Pakistan mais aussi en Grande-Bretagne. Le Pakistan, qui devait
envoyer en Inde son chef des renseignements a finalement dépêché
sur place un simple enquêteur.
La bataille de Bombay a pris fin. L'assaut
final s'est déroulé au Taj Mahal, l'un des hôtels de luxe visés
par les terroristes, où les commandos indiens ont tué trois
extrémistes. Le chef de la police a demandé à tous les clients
du Taj Mahal de se manifester, en ouvrant les fenêtres. Plus de
36 grenades ont été retrouvées dans l’hôtel. La police craint de
se retrouver dans des chambres piégées. Cinq camions de
commandos sont arrivés à l’intérieur pour investir les lieux. Le
chef de la police a tenu une nouvelle conférence de presse pour
annoncer le début des opérations de déblaiement. Les camions de
pompiers remplacent désormais les camions des forces de l’ordre.
Pour la première fois, pendant toutes ces
heures ponctuées par les tirs et les grenades, la capitale
économique de l'Inde retrouve le calme. Les barrières des
commandos sont en train d’être retirées. Les hommes de la police
scientifique portent des gants en plastique et sont à l’œuvre.
Les pompiers éteignent les derniers incendies. Une armée de
micros et de caméras se tournent vers l'hôtel. La bataille a été
filmée en direct, depuis mercredi soir.
Beaucoup d'incertitudes continuent à
dominer suite à cette action terroriste. Concernant le nombre
d'assaillants on estime entre 20 et 40 hommes. Cette imprécision
invite à la plus grande prudence sur le bilan sécuritaire de
l'intervention des forces indiennes. Ont-elles ou non anéanti le
groupe terroriste, dont les membres, plutôt jeunes, avaient très
minutieusement préparé leur opération au point, pour certains,
selon la presse indienne, d'avoir intégré, il y a plusieurs mois,
le personnel de l'hôtel Taj Mahal ? Huit autres, d'après les
services de renseignements militaires, étaient, eux, arrivés à
Bombay il y a un mois, en se faisant passer pour des étudiants
venus de Malaisie. Rien ne permet d'exclure que des terroristes
aient réussi à s'enfuir, même si les policiers pensent avoir
abattu tous les preneurs d'otages de l’hôtel Taj Mahal et de
l'Oberoi.
Officiellement, tous les terroristes ont
donc été tués, sauf un, blessé, qui aurait revendiqué son
appartenance au mouvement islamiste radical Lashkar e-Taïba,
basé au Pakistan. Beaucoup de flou règne aussi sur les
circonstances de la mort des clients des deux palaces. Ont-ils
été froidement abattus par les terroristes, comme l'ont
semble-t-il été les 8 otages juifs du centre orthodoxe de Bombay
? Ou bien ont-ils été tués dans les assauts donnés par les
forces indiennes?
Parmi ces terroristes, il y en a qui
seraient venus du Pakistan et de la Grande-Bretagne Après
l'assaut final, les hommes des commandos ont, un court instant,
posé leurs fusils pour se prendre en photo avec leurs téléphones
portables. Le Taj Mahal montre une façade calcinée, les voitures
alentour portent les marques des tirs.
Des inspecteurs de Scotland Yard seraient
en route pour Bombay, car deux terroristes seraient d’origine
britannique. Des conversations sur internet et par SMS ont été
enregistrées et des vidéos montrant des terroristes portant des
sacs d'explosifs en entrant dans les hôtels de luxe, le Taj
Mahal et l'Oberoi, sont diffusées. Quinze bateaux seraient en
train d’être inspectés. Les terroristes seraient venus du
Pakistan par la mer, portant de lourds sacs d’explosifs, pour
faire exploser le Taj Mahal et plusieurs monuments de Bombay.
Les résidents Indiens de New York se sont montrés très abattus
vu qu'une telle publicité pourra mettre en péril les grands
projets des hommes d'affaires américains qui aimeraient investir
en Inde dans l'avenir. Enfin on peut respirer à Bombay après ce
carnage.
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GERARD LATORTUE, EX-PREMIER MINISTRE
D'HAITI EN MISSION EN GUINEE.
L’ancien Premier ministre haïtien Gérard Latortue a été
désigné par les Nations Unies pour une mission en Guinée où il
servira de Facilitateur dans la crise que confronte ce pays. Mr.
Latortue, dépêché par l’ONU en République de Guinée, "doit
rencontrer de manière exhaustive les principaux acteurs
politiques, membres du gouvernement dans le but de rechercher
des solutions à la crise dans ce pays".
Il doit aussi se réunir avec des leaders
syndicaux, leaders religieux, responsables universitaires et
membres de la société civile dans le but de partager un cadre
d'actions prioritaires à mener pour la facilitation d'un
dialogue social et politique avant l'organisation des élections
législatives prévues d'ici la fin de l'année.
C’est la deuxième fois que l’ancien
Premier ministre a été désigné par une organisation
internationale pour une mission en Afrique.
NATIONS UNIES, NEW YORK.
MICHELE MONTAS: PORTE- PAROLE DU NOUVEAU SG.
Un communiqué du bureau du nouveau Secrétaire
Général de l'ONU, le sud-coréen Ban Ki-Moon, a informé les
membres de la presse onusienne qu'il a été fait choix de la
journaliste Michèle Montas comme la porte-parole du Secrétaire
Général.
Veuve de Jean Dominique, Michèle
Montas, 61 ans, était responsable de la section française de la
Radio des Nations Unies. Michèle Montas, en 2003, a été aussi la
porte-parole du Président de l'Assemblée Générale.
Deux ans après la mort de son mari, elle
avait décidé de fermer Radio Haiti Inter pour retourner à New
York. Comme porte-parole du Secrétaire Général, Miss Montas,
chaque jour à midi, elle occupera son siège à la salle de presse
226 pour informer les journaliste des activités du bureau du
Secrétaire Général. Les correspondants de presse au siège des
Nations Unies sont unanimes à reconnaître en Michèle Montas une
employée articulée à la hauteur de son nouveau poste. Elle
remplace Stephane Dujarric qui s'était montré très sympathique à
la presse de l'ONU comme porte-parole de Koffi Annan.
WASHINGTON. PRESIDENT PREVAL REÇU A LA
MAISON BLANCHE.
Le président haïtien René Préval a annoncé mardi à
Washington le lancement dès la semaine prochaine d’une campagne
nationale contre la corruption, la contrebande et le trafic de
drogue, à l’issue d’un entretien avec son homologue américain
George W. Bush qui l’a assuré du soutien des Etats-Unis.
Selon une dépêche de l’AFP, pour sa
première visite officielle dans la capitale fédérale américaine
depuis son retour au pouvoir, il y a un an, le chef de l’Etat
haïtien a déclaré avoir créé des conditions favorables à
l’investissement étranger en Haïti grâce à l’amélioration de la
situation sécuritaire.
"La paix est revenue, les conditions de
l’investissement sont là, Haïti attend les investisseurs
américains et nous allons ouvrir maintenant une année de lutte
contre la contrebande et contre la corruption pour que tous
soient sur un pied d’égalité (...) pour que les investisseurs
n’aient aucune crainte de sécurité et de corruption", a indiqué
M. Préval peu après son tête-à-tête au Bureau ovale de la Maison
Blanche avec le président Bush.
La campagne annoncée sera lancée dès la
semaine prochaine et une commission spéciale va être créée à
cete effet, avait affirmé plus tôt dans la journée le dirigeant
haïtien qui s’exprimait devant la Chambre de Commerce des
Etats-Unis.
Préval a tenu à remercier Bush pour l’aide
américaine destinée à combattre la drogue, "contre laquelle
Haïti ne peut pas se battre seule" et l’entrée en vigueur de la
loi HOPE qui permettra l’exportation, sans frais de douane, aux
Etats-Unis de produits textiles et de pièces automobiles
fabriqués en Haïti.
Pour sa part, le numéro un américain a
rendu hommage au "courage" de son hôte qui, selon lui, s’est
engagé dans "l’un des métiers les plus durs au monde, apporter
la prospérité et la sécurité à votre pays". Il a salué les
efforts déjà déployés tout en estimant qu’il restait encore
beaucoup à faire et a réaffirmé le soutien de son pays à la
Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) déployée en Haïti
depuis 2004. .
"On voit des progrès sur toute une série
de fronts. La sécurité s’améliore quelque peu et les Etats-Unis
soutiennent la mission de l’ONU en Haïti. L’économie s’améliore,
l’inflation diminue, les exportations augmentent", a-t-il dit.
"Mais il y a encore beaucoup de travail
(...) et les Etats-Unis veulent vous aider", a promis le chef de
la Maison Blanche.
Les deux dirigeants ont aussi évoqué le
cas de milliers d’haïtiens vivant en situation irrégulière aux
Etats-Unis et menacés de déportation. René Préval considère
comme une "note d’espoir" la volonté de George Bush de réformer
la législation américaine sur l’immigration. Ce dont pourrait
bénéficier nos compatriotes.
Les Etats-Unis demeurent le principal
partenaire d’Haïti sur le plan des relations commerciales et de
l’aide humanitaire.
Dans le cadre de sa visite aux Etats-Unis,
René Préval doit rencontrer la présidente démocrate de la
Chambre des représentants (Députés), Nancy Pelosi, les
présidents de plusieurs commissions parlementaires et le
Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA),
José Miguel Insulza. C’est d’ailleurs au siège de l’organisation
hémisphérique qu’il devait s’entretenir mercredi soir avec des
représentants de la communauté haïtienne.
Il est également prévu dans l’agenda du
chef de l’Etat des réunions de travail avec les présidents de la
Banque mondiale, Paul Wolfowitz, de la Banque Interaméricaine de
Développement (BID), Luis Alberto Moreno et le directeur général
du Fonds Monétaire International (FMI), Rodrigo de Rato.
Accompagné des présidents du Sénat, Joseph
Lambert et de la Chambre des Députés, Pierre Eric Jean-Jacques,
du Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), Michel Clérié, de
représentants du secteur privé des affaires et de syndicalistes,
René Préval se rendra vendredi au Bélize où il assistera au
Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté
Caraïbe.
La délégation haïtienne regagnera
Port-au-Prince dimanche.
Je termine, simplement pour
ne pas être accusé de ne pas les mentionner, les fonds de
relogement de Fond Verrette. Leur usage, n’était pas du ressort
du Premier ministre. Le Premier ministre, d’hier et
d’aujourd’hui, ni le Président, ne sont pas chargés de tout (heureusement
!). Arrêtons la fable duvaliérienne et aristidiste des
hommes providentiels ou des prophètes. Si scandale il y a eu,
cher « Nouvelliste », chers journalistes, enquêtez, investiguez,
recoupez les témoignages, retournez sur le terrain, questionnez,
contestez, proposez, démontrez, investissez (car une information
coûte beaucoup plus cher et d’efforts qu’un zin)…
Je me tiens bien évidemment à
votre disposition, comme à celle de vos confrères, et de tous
les organismes autorisés et des autorités légitimes, pour
apporter toutes précisions utiles à la vérité et donc au
renforcement de la démocratie balbutiante dans notre chère
Haïti. Je m’honore pour ma part d’avoir apporté une petite
pierre à l’édifice, et d’être en tout cas inattaquable sur le
terrain de l’intégrité, ma plus grande ambition restant d’avoir
créé sur ce plan un exemple et un précédent que j’aimerais
incontournables.
En toute bonne foi,
Gérard Latortue
Serge Beaulieu"Bouboule"
11
Avril 1938- 12 Décembre 2004
New York.
Serge Beaulieu, ami d'enfance des proches de sa génération, nous
a laissé, suite à un cancer du poumon qu'il a vaillamment
combattu pendant 30 mois à New York. Durant les deux derniers
mois, réalisant la bataille perdue,à
ses proches amis, il confia la fin proche de ses jours, mais
continua sa vie d'allégresse jusqu'à sa dernière heure. Serge a
sa place dans le monde artistique comme acteur de grand talent à
La Société Nationale d'Art Dramatique, (la SNAD), à l'Institut
Français et au Conservatoire d'Art Dramatique. A radio Caraïbes,
il a laissé ses empreintes d'Annonceur et d'Editeur. Aux Nations
Unies à New York, il s'est fait bien remarqué comme Journaliste,
Correspondant en Chef de CNS News, Caribbean Network Systems,
avec sa présence et ses questions sur l'actualité mondiale. Sur
les ondes de sa station, Radio Liberté, à Port-au-Prince, Serge
enleva le sommeil à ses milliers d'auditeurs assidus, à
l'occasion de ses analyses politiques. Sur les ondes de Radyo Pa
Nou de Brooklyn, on pouvait l'entendre chaque Dimanche matin
comme invité spécial faisant valoir ses connaissances de la
politique troublée d'Haiti
Et pour son
goût exquis des lettres et des grands écrivains, en sa mémoire
on doit répéter brièvement ces lignes qu'il aima exclamer:
"Si vous
pouvez être amant sans être fou d'amour,
Si vous pouvez être fort sans cesser d'être tendre,
Et, se sentant haï, sans hair à votre tour, pouvant lutter et
vous défendre;
Si vous pouvez supporter vos paroles travesties par des
gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur vous leurs bouches
folles sans mentir vous-même d'un mot;
Si vous pouvez rester digne tout en
étant populaire,
Si vous pouvez rester peuple en
conseillant les rois,
Et si vous pouvez aimer
tous vos amis en frères, sans qu'aucun d'eux soit tout pour vous
;
Alors les
Rois les Dieux la Chance et la Victoire seront à tout jamais vos
esclaves soumis,
Et, ce
qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire, Vous serez un
homme".
Et l'on ne
cessera de partager du triste et prématuré départ de cet amant
du peuple haitien avec sa
sympathique fille unique Céline Beaulieu, son frère Jean-Claude
Beaulieu, sa distinguée compagne Sondra Singer Beaulieu, sa
collaboratrice Linda Baker et Anne-Marie Bernadel, une de ses
cousines très affectée par ce deuil.
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