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Nouvelles d'Haïti et d'ailleurs

 Rédaction :Jacques Dussek, Libertito Pelayo, Jean Harvey Dupiton, Raymond Dussek, Thomas Eddy Dupiton, , Simone Bryan, James Limage, Jean Jr. Joseph, Gislène Laforest, Monica Mena, Malherbe Métélus, Zeyad Falah, Jerry Blumberg, Scott Strong, Elizabeth Menos, Zynep Omar. Yebhe Diallo, David Nzaken, Diaraye Nzaken.

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SEPTEMBRE 2010

NOUVELLES D'HAITI /6/9/

RENCONTRE DE PREVAL AVEC LE CANDIDAT CHARLES HENY BAKER.
Le chef de l'Etat haïtien René Préval poursuit sa série de rencontre avec les candidats à la présidence. Charles Henry Baker (Respè), un des chefs de file de l'opposition s'est entretenu hier avec le président Préval autour des principaux thèmes d'actualité tels les élections et la reconstruction. M. Baker a plusieurs reprises a réclamé le renvoi des conseillers électoraux non crédibles en raison des nombreux signes de partialité. Il assure que le renvoi des 9 conseillers ne perturbera nullement la machine électorale puisque les nouveaux conseillers pourront être nommés dans un délai d'une semaine. Les récents accords paraphés par les autorités haïtiennes ont été également évoqués au cours de cette rencontre déroulée en la résidence du chef de l'état à Laboule. 24 heures avant sa rencontre avec M. Baker le président Préval s'était entretenu avec Gérard Blot, chef de file de la plateforme 16 décembre. A ce jour seul le candidat de Remen Haïti, Jean Henry Céant, a annoncé son intention de ne pas répondre à une invitation du président Préval. Il qualifie de pernicieux ces rencontres informelles entre le chef de l'Etat et les candidats à la présidence. M. Céant dit craindre l'adoption de nouvelles dispositions par le chef de l'exécutif qui pourrait insinuer que celles-ci ont été proposées lors des rencontres avec les candidats. M. Céant a plusieurs reprises a dénoncé une manipulation et une instrumentalisation de l'organisme électoral par le chef de l'Etat. Entre autres il dénonce l'intégration de plusieurs candidats n'ayant pas obtenu décharge de leurs fonctions du Parlement.

OEA ET LA DISTRIBUTION DES CARTES D'IDENTIFICATION POUR LES ELECTIONS.  
Plusieurs responsables d'organisations de la société civile ont au cours de ces dernières semaines tiré la sonnette d'alarme en raison des difficultés enregistrées par les citoyens dans le processus de livraison des Cartes d'Identification Nationale (CIN). De longues files d'attente sont quotidiennement visibles devant le siège central et les succursales de l'Office Nationale d'Identification (ONI), organisme chargé de fabriquer ces documents. De nombreux citoyens se sont plaints de retards dans la livraison des cartes en plus des mauvais traitements qui leurs sont infligés. Afin de palier à l'incapacité de l'ONI à répondre de manière efficiente à la demande des citoyens, l'Organisation des Etats Américains (OEA) envisage de financer l'ouverture de plusieurs autres centres de distribution de cartes. Le représentant du secrétaire général de l'OEA à Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus, annonce qu'un centre de distribution sera opérationnel au Bel Air au cours de cette semaine. L'ouverture des nouveaux centres permettra de réduire les longues files d'attente sous un soleil de plomb, assure M. Seitenfus qui se réjouit de l'affluence des citoyens. La carte d'identification nationale est un document de citoyenneté et elle permet également d'exercer son droit de vote. L'OEA lancera dans les prochains jours une campagne de sensibilisation afin d'encourager les électeurs potentiels ayant perdu leurs cartes à adresser une nouvelle demande auprès de l'ONI. M. Seitenfus fait remarquer que les nouvelles cartes pourront être livrées quelques jours avant le scrutin. De nouvelles postes de l'ONI seront également créées en vue de collecter les requêtes des citoyens. L'OEA apporte un appui technique et financière à l'ONI depuis 2005. Grâce à l'appui de l'OEA et de l'Acdi, l'ONI a fabriqué au cours des 5 dernières années plus de 4 500 000 cartes d'identification.

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CANDIDAT JACQUES E. ALEXIS SATISFAIT DE SA VISITE EN  DOMINICANIE.
 Jacques Edouard Alexis, a dressé vendredi un bilan positif d'une visite de 3 jours qu’il vient d'effectuer en République Dominicaine à l'invitation du président Léonel Fernández. L’ex-premier ministre haïtien affirme avoir rencontré des personnalités de plusieurs secteurs de la vie nationale dominicaine tant publiques que privéees. Il s'est entretenu notamment avec le chef de l'Etat, des membres du gouvernement et du parlement, des leaders de l’opposition, des universitaires et d’autres membres de la société civile. Jacques Edouard Alexis a indiqué que, dans ses différentes rencontres avec ses interlocuteurs dominicains, il a abordé des questions relatives à la situation actuelle d'Haïti, estimant qu’il est important que les Haïtiens apprennent à mieux connaitre leurs voisins de l’Est. D’ailleurs, a-t-il dit, la reconstruction d’Haïti va se faire avec une forte implication d'entreprises dominicaines qui seront associées à des entreprises haïtiennes.

Il a redit avoir profité de sa visite en République Dominicaine pour remercier le gouvernement et le peuple dominicains pour la solidarité qu’ils ont manifestée vis-à-vis d’Haïti après le séisme meurtrier du 12 janvier.

Jacques Edouard Alexis a fait remarquer qu’avant même de déposer ses pièces au Conseil Electoral Provisoire dans la perspective des prochaines présidentielles, il avait entamé une série de visites en terre étrangère qui l'ont déjà conduit aux Etats Unis, en France, au Japon entre autres. Ma prochaine destination devrait être Cuba, a-t-il dit, prevoyant aussi de se rendre au Canada d'où il affirme avoir reçu des invitations.

"Nous sommes un pays à souveraineté limitée qui, en 10 ans, a connu deux occupations. Nous devons de ce fait nous entretenir avec les dirigeants du monde, a dit le candidat du MPH qui affirme son intention d'accorder une attention particulière à ses relations internationales. Il en a profité pour rappeler qu'il est pour un retrait progressif de la MINUSTAH qui ne peut rester definitivement en Haïti. En ce qui concerne la République Dominicaine, l’ancien chef de gouvernement estime vital que les Haïtiens apprennent à mieux connaitre leurs voisins dominicains. Cela devrait permettre, a-t-il dit, une meilleure adaptation de la politique d’Haïti vis-à-vis de la République Dominicaine. Il s’est félicité par ailleurs felicité de la réactivation de la commission mixte haïtiano-dominicaine, ajoutant que les relations enre les deux pays qui se partagent l’ile ne doivent pas seulement être l’affaire de leur président. Nous devons créer des espaces de rencontres entre différents secteurs des deux pays, a-t-il souligné.

JACQUES ALEXIS PRET A RENCONTRER RENE PREVAL A SA DEMANDE.
 Jacques Edouard Alexis, candidat à la présidence du parti Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH) a estimé vendredi tardive, la décision récemment prise par le chef de l'Etat d'opérer des changements dans les délégations et vice-délégations gouvernementales dans les différents departements du pays. Plusieurs délégués et vice-délégués ont récemment été remplacés par le chef de l’Etat alors que la date des élections approche. C’est dommage que ces changements interviennent seulement maintenant, a déploré Jacques Edouard Alexis qui rappelle que depuis 2006 il avait suggéré que ces changements interviennent. Cependant, l’ex-premier ministre affirme ne pas vouloir opiner sur les citoyens récemment nommés ni sur les intentions qu’on pourrait leur prêter, affirmant attendre qu’ils commencent à agir pour les juger suivant leurs actes. Le candidat à la présidence d'abord choisi pour être le représentant de la plateforme présidentielle Inite (Unité) puis évincé 4 jours plus tard au profit du directeur general du Centre national des équipements (CNE), a par ailleurs indiqué qu’il n'a plus rien à voir avec cette plateforme depuis qu'il abandonné une rencontre au Palais national peu avant de s'inscrire sous la bannière du MPH Il s'est toutefois declaré disposé à rencontrer le chef de l’Etat s'il le juge nécessaire. "S’il me demande une rencontre, je ne vais pas refuser, a dit Jacques Edouard Alexis qui affirme toutefois n'avoir aucun dossier particulier à vouloir débattre avec le chef de l'Etat en matière electorale. Il a fait savoir que ses interventions dans le cadre d'une evenutelle rencontre seraient en rapport avec ce que le président lui aurait dit. René Préval a prévu de s’entretenir avec les différents candidats à la présidence afin de discuter avec eux des grands dossiers de l’Etat. Il a dejà eu des trencontres notamment avec l'ancien premier ministre Yvon Neptune et la candidate du RDNP Mirlande Hippolite Manigat. Mais les candidats dejà rencontrés se refusent à reveler la teneur des discussions. En oûtre, l'initiative du président ne fait pas l'unanimité, certains secteurs et personnalités y voyant une manoeuvre de diversion. C'est ainsi que le candidat de la platforme Viv Ansanm (Vivre ensemble), le notaire Jean Henri Céant affirme avoir décliné une invitation du président pour une rencontre séparée, privlegiant des rencontres avec tous les candidats.

YVES CRISTALIN, MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES A REMIS SA DEMISSION.
 Le candidat à la présidence de l’Organisation Politique Lavni (Avenir), Yves Cristalin a remis sa démission en tant que ministre des affaires sociales au président René Préval et au chef du gouvernement Jean Max Bellerive dans deux lettres séparées datées du 1er septembre. Au chef de l’Etat, Yves Cristalin écrit que sa démission s’explique par sa volonté de servir son pays à l’échelon suprême et dit compter sur son soutien de citoyen libre et honnête. Il en a profité pour le remercier pour la confiance qu’il a placée en lui, précisant que tout au long de ses 9 mois de service au Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) il s’est efforcé de rester en étroite adéquation avec la politique générale du gouvernement. Au chef du gouvernement, Yves Cristalin dit garder la conviction que l’enseignement acquis dans son gouvernement lui sera d’un grand recours dans l’exercice de diriger le pays. Il affirme également compter sur l’appui de citoyen du chef du gouvernement et de son expérience.

EMBARRAS DES NATIONS UNIES FACE A LA VIOLENCE ET A LA DROGUE EN HAITI.
 Les nations-Unies ont exprimé leur embarras face à la façon dont évolue l'ambiance politique en Haïti et ont averti que la stabilité est en jeu, en raison de cette situation, selon un rapport communiqué par le secrétariat de l'ONU à New-York. La possibilité de tensions sociales existe et il faut remercier la population haitienne, s'il n'y a pas eu des troubles de grande envergure, malgré les précaires et difficiles conditions de vie de très nombreux haitiens, indique encore le rapport. Le secrétaire geenéral de l'ONU a souligné qu'il ne faut pas sous-estimer ce que representent les travaux de déblaiement des décombres laissés par le tremblement de terre du 12 janvie 2010 et qualifié d'absolument crucial que debutent les travaux de reconsruction. " Le risque que 100.000 personnes continuent de vivre dans des camps de déplacés ou dans des abris improvisés au cours de la prochaine année, fait que la situation politique, sociale et économique reste fragile. Environ 1.5 million de personnes vivent encore dans la rue plus de 7 mois après le séisme. La situation est encore plus fragile en raison d'une forte circulation d'armes à feu à travers le pays et la présence des gangs dans ls camps d'hebergement, indique encore le raport. Ce qui pourait affecter la campagne électorale. Le secretaire général de l'ONU Ban Ki-moon a fait savoir que le plus grand défi auquel le pays est aujourd'hui confronté parallèlement à la reconsruction, ce sont les élections presidentielles et législatives fixees au 28 novembre prochain. " Ces elections doivent être crédibles et légitimes si on veut avoir un président et un gouvernemen dotés d'un mandat clair et indiscutable pour diriger la reconstruction", affirme le secrétaire général, ajoutant que la stabilité politique est essentielle à l'avancement du progrès écnomique. Ban K-moon a souligné que le tremblement de terre n'a pas affecté les réseaux des narco-trafiquants qui utilisent Haïti comme pays de transit entre les producteurs d'Amérique latine et les consommaeurs des Etas-Unis.Quelque soit le secteur qui l'utilisera, l'argent sale pourrait influencer le processus electoral Depuis janvier une augmentaton des cargaisons de stupéfiants utilisant la zone côtière du pays ou des pistes illégales d'atterrissage , aurait ete enregistrée. Ban a fait savoir que que l'argent de la drogue qui continue de s'infiltrer dans l'apareil d'Etat a un effet corrosif sur les institutions publiques. Réagissant sur cet aspect du rapport, le Ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger, Edwin Paraison a indiqué que les cas les plus importants de trafic de drogue au cours de ces derniers temps ont été davantage enregistrés en République dominicaine voisine. La tendance est davantage à la croissance dans ce pays en fait d'atterrissage chandestins, a indiqué le ministre, appelant à plus d'échanges d'informaions entre les autorités des deux pays, en vue d'une lutte efficace contre le narco-trafic. D'autres secteurs estiment tout de même que contrairement aux objectifs que le gouvernement haïtien s'etait fixés en 2006 dans le cadre notamment de la lutte conjointe avec la Republique dominicaine, plusieurs scandales liés au trafic de la drogue, comme celui de Tiburon ou celui des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix) été étouffés.

LE GOUVERNEMENT DE PREVAL FINANCERA LA CAMPAGNE DES CANDIDATS
Les candidats à la présidentielle de 2010, vont pouvoir bénéficier d'un financement de l'état haïtien pour réaliser leur campagne électorale. L'annonce a été faite par le ministre de l'économie et des finances Ronald Baudin qui n'a pas révélé, le montant qui serait alloué à ces prétendants à la magistrature suprême. Monsieur Baudin a indiqué que cette enveloppe serait utilisée en toute transparence qu'il n'y aura aucun financement occulte. Il a précisé que cette somme sera disponible avant le début de la campagne prévue pour le 27 septembre. Rappelons que dans un communiqué rendu public ce mardi, le CEP a décidé de prolonger d'un mois la période durant laquelle les candidats pourront faire campagne, celle-ci courra donc du 27 septembre au 27 novembre. Cependant certaines règles ont été établies par l'institution électorale durant cette campagne. Par exemple, les candidats ne pourront pas, organiser de rassemblements publics ou d'intervenir dans les medias, avant le 15 octobre. Selon le CEP les contrevenants seront sanctionnés, conformément à la loi électorale.

 NOUVELLES INTERNATIONALES

ESPAGNE. ORGANISATION SEPARATISTE BASQUE PROCLAME CESSEZ-LE-FEU.

L'ETA, tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de violences, a annoncé un cessez-le-feu, le 5 septembre 2010. AL’organisation séparatiste basque ETA a décidé d’observer un cessez-le-feu. Elle l’a annoncé dans une vidéo.. L’information a été confirmée peu après par le quotidien basque proche des indépendan- tistes, Gara, sur son site internet. L’organisation affirme qu’elle ne mènera plus d’actions armées pour obtenir l’indépendance du Pays-Basque afin de mettre en place un processus démocratique. Fondée en juillet 1959, l’organisation séparatiste ETA est tenue responsable de la mort de plus de huit cents personnes, depuis son premier attentat meurtrier le 7 juin 1968. Cette décision de l’ETA d’observer un cessez-le-feu est une demi-surprise surtout parce que le communiqué dit « Nous ne mènerons plus d’opérations armées ». C’est en substance ce que dit ce communiqué, mais il reste ambigu comme c’est souvent le cas avec les terroristes basques car ils ne précisent pas si ce cessez-le-feu est permanent ou temporaire. Cette déclaration a été faite par une femme cagoulée qui pourrait être la nouvelle chef d’ETA, Iratxe Sorzabal. Et d’après les séparatistes armés, la décision aurait été prise il y a plusieurs mois déjà. Pour le gouvernement Zapatero, c’est un pas en avant bien sûr, mais il faut demeurer très prudent car depuis 1989, ETA a déclaré trois trêves tactiques, c’est-à-dire destinées à se réorganiser et à se réarmer. En un mot, des pièges. La dernière rupture avait eu lieu en décembre 2006 et cela avait été un coup cinglant pour Jose Luis Zapatero qui y avait cru jusqu’au bout. Une seule certitude aujourd’hui, Batasuna rêve de se présenter au municipales du printemps 2011

CHILI. VIDEO-CONFERENCE DES MINEURS CHILIENS AVEC LEUR FAMILLE.
 Les 33 mineurs chiliens ont pu parler avec leurs proches et les voir grâce à une vidéoconférence. Jeudi, 2 septembre l’équipe de sauveteurs avait fait glisser une fibre optique dans le trou de 8 cm qui sert de voie de communication entre les mineurs et l’extérieur. Quatre des 16 survivants de la tragédie aérienne des Andes en 1972 sont aussi venus apporter un message « d'espoir » aux mineurs bloqués depuis 30 jours. Emus jusqu’aux larmes. C’est ainsi que beaucoup de familles sont sorties de leur première vidéoconférence avec leurs proches piégés à 700 mètres sous terre. Jusqu’ici, elles n’avaient pu communiquer avec eux que par téléphone, et voir leur visage à travers des vidéos collectives. « Ce fut court, trop court », raconte une des mamans des mineurs. Chaque famille avait le droit à une minute et demie et à trois représentants seulement par famille. Elles seules pouvaient voir les visages de leurs proches.Les 33 mineurs manquaient de batterie pour avoir accès à l’image. Ils ont préféré la garder pour suivre le match de football Chili-Ukraine de mardi. Les autorités ont promis que le système irait en s’améliorant. La prochaine fois, les familles pourront être au complet. Elles auront plus de temps pour parler. En plus des familles, quatre Uruguayens ont utilisé la petite cabine téléphonique. Ces anciens rugbymen sont les rescapés du crash de l’avion dans la cordillère des Andes en 1972. Ils sont venus apporter leur soutien aux mineurs. « Lorsque vous aurez notre âge, leur a dit l’un d’entre eux, les problèmes que vous avez maintenant vous paraîront minuscules face au bonheur qu’est la vie ».

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AOÛT  2010

NOUVELLES D'HAITI /8/20

P-AU-P. HAITI . WYCLEF JEAN ELIMINE COMME CANDIDAT A LA PRESIDENCE D'HAITI.
 By Jacques Dusseck, Jerry Blumberg, Elizabeth Menos and Malherbe Metelus
La candidature deu chanteur Wyclef Jean a été officiellement rejetée Vendredi soir  par le Conbsei;l Ele3ctoral Provisoire d'Haiti. 14 autres candidats ont recu le meme traitement et parmi eux ceux qui viennent de la diaspora. La candidature de Wyclef Jean a mis les elections presidentielles d'Haiti sur la cartre du monde, qu'on le veuille ou pas. Wyclef Jean n'a pas fait de déclaration et s'est retiré sur son habitat de Lasserre dans la region de la Croix des Bouquets. la did not make any statement and went back to his private residence of Laserre, near Croix des Bouquets. Voici la liste des candidats approuvés par le CEP:s: Bijou Anne-Marie Josette (Indépendant) Garaudy Laguerre (Wozo) Charles Henri Baker (Respè) Blot Gerard Marie-Necker (Plate forme 16 décembre) Wilson Jeudy (Force 2010) Michel Martelly (Repons Peyizan) Jean Henri Céant (Renmen Ayiti) Myrlande Hyppolite Manigat (RDNP) Axan Abellard (Konbit nasyonal pou devlopman AYITI) Yves Cristalin (laveni) Yvon Neptune (Ayisyen pou Ayiti) Jean-Chavannes Jeune (Alliance chrétienne pour reconstruire Haïti) Jacques-Edouard Alexis (MPH) Jean-Hector Anacacis (Modejah) Genard Joseph (Solidarité) Léon Jeune (Kombit Liberation Ekonomik) Leslie Voltaire (Palte forme ensem nou fo) Jude Célestin (INITE)

La liste des candidats éliminés est la suivante:
 Wyclef Jean (Viv ansanm) Raymond Joseph Alcide (PDI) Claire-Lydie Parent (Kombit pou refe Ayiti) Jean Bertin (Parti socialiste haïtien) Duroseau V. Cluny (Indépendant) Olicier Pieriche (Parti reconstruire Haiti) Kesler Dalmacy (Independant) Eugène Jacques Philippe Paul Arthur Fleurival (Voisinaj) Armand Pierre Camaud (PPL) Christophe H. Jean Bertin (Parti socialiste haïtien) Gaudin Lavarice (VEYE-YO) Saint-Fort René (Parti Réformiste National) Voight Charles HenrY (Indépendant) Rodriguez Mario Eddy Gabriel (Indépendant)

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NOUVELLES D'HAITI /8/19

HAITI ELECTIONS. WYCLEF JEAN INTROUVABLE  EN HAITI.
Le CEP compte publier officiellement la liste des candidats à partiicper aux elections dans 24 heures . Wyclef Jean est toujours introuvable en Haiti.
Wyclef  qui se trouve en Haïti depuis le début de la semaine est restée cloitré dans sa résidence de la Croix des Bouquets entourée de ses plus proches collaborateurs, selon ceux qui qui se disent informés.avons-nous appris. En milieu de semaine , des informations émanant de l'entourage du chanteur faisaient état de menaces de mort contre Wyclef. Il en a lui même parlé à la presse internationale. Mais l'origine de ces menaces n'a pas été révélée. Toujours est-il que le chanteur n'a pas d'interventionfait publique depuis plus de deux semaines tandis que des rumeurs persistantes annonçaient son éventuelle éviction de la course à la présidence. Mais le CEP qui a reporté au 20 août  la publication de la liste finale des candidats, a réouvert le tribunal électoral afin de permettre aux avocats des candidats contestés de défendre leur client. Parmi les candidats contstés figurent justement Wyclef Jean dont la candidature serait soutenue par la partie la plus jeune de l'électorat national. Cependant, le candidat qui a vécu plus de 30 ans aux Etats-Unis où il a amassé sa fortune et son succès musical se présente avec un déficit linguistique ne maitrisant ni le français ni le créole les deux langues du pays, ce qui suscite contre lui toutes les critiques.

HAITI ELECTION. RAY JOSEPH CANDIDAT A LA PRESIDENCE D'HAITI.
,Raymopn Joseph, ex-ambassadeur d'Haïti aux USA a estimé mercredi lors d'une conférence de presse que "certaines personnes qui prétendent diriger le pays, devraient pouvoir s'exprimer correctement dans les langues du pays et s'immerger davantage dans sa culture". Après avoir consacré plus de 20 ans à la diplomatie, Raymond Joseph, ambassadeur d'Haïti à Washington il y a encore quelques semaines, vise la présidence d'Haïti.  Inscrit comme 33 autres candidats, Raymond Joseph estime qu'il a les capacités et les relations pour aider Haïti à se développer. M. Joseph a rappelé que le 12 janvier il était le seul responsable du pays debout pour mobiliser la communauté internationale en faveur d'Haïti alors que les dirigeants de Port-au-Prince étaient introuvables. "Si je suis élu lors de l'élection, je veux construire la république d'Haïti et non la république de Port-au-Prince", a promis le candidat qui attend la décision du CEP pour savoir s'il pourra se lancer dans la course à la succession du président René Préval. Avec une expérience de plus de trente en diaspora où il a travaillé aux Etats-Unis au Wall street journal et avec des grosses compagnies américaines, Raymond Joseph directeur-fondateur du journal Haiti-observateur, veut apporter du sang neuf à Haïti, des idées nouvelles. M. Joseph a d'autre part souhaité que la diaspora puisse participer aux activités politiques du pays. "Les Haïtiens de la diaspora doivent pouvoir voter et aspirer à diriger le pays", a soutenu l'ex-ambassadeur d'Haïti à Washington. "La prochaine élection présidentielle présente des enjeux importants, Haïti est à un tournant où le pays doit faire un choix judicieux, le pays pourrait perdre toute la solidarité internationale manifestée en sa faveur", a mis en garde M. Joseph. Le candidat qui attend la décision finale du CEP sur sa candidature, met en garde contre toute influence politique sur les mesures du Conseil ainsi que sur les rumeurs de persécutions de candidats. "Le pays doit divorcer avec les anciennes pratiques anciennes", a conclu Raymond

 

NOUVELLES D'HAITI /8/18

HAITI ELECTION. DEMISSION DU CONSEILLER ENEL DESIR.
Pour raison de santé,un membre du Conseil Electoral, Enel Désir a fait part de sa démission.  " Je ne veux plus continuer à provoquer une détérioration de ma santé pour quelque chose qui ne vaut pas la peine", c'est en ces termes que le conseiller électoral Enel Désir a justifié sa démission du CEP. Enel Désir affirme avoir été hospitalisé ces derniers jours en raison de ces ennuis de santé. Il ne s'agirait donc pas d'un acquiescement aux requêtes des 8 autres conseillers qui ne cessaient de réclamer son remplacement. Le représentant de l'église catholique haïtienne admet toutefois que son départ facilitera la tache de ces anciens collègues. Même après son départ de l'organisme électoral, M. Désir entend être un observateur de la vie politique haïtienne. Il attire l'attention des autorités haïtiennes sur la nécessité de designer un nouveau membre pour compléter le conseil d'administration prévu par la loi. M. Désir soutient avoir exhorté les dirigeants de l'église catholique à proposer au chef de l'Etat le nom d'une nouvelle personnalité. En tournant la page M. Désir dit s'engager dans une nouvelle étape de sa vie. L'ex conseiller électoral ne craint pas les rumeurs sur des éventuelles décisions de justice relatives aux accusations de corruption. Il rappelle qu'il bénéficie d'une immunité s'étendant sur une période de 10 ans. Ni la haute cour de justice ni les tribunaux ordinaires ne pourront lancer des procédures à l'encontre M. Désir qui au passage attire l'attention sur des cas de corruption au sein de l'organisme électoral. Un dépassement budgétaire de 84 millions de gourdes entre autres ne saurait être expliqué par le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, insiste t-il.

FELICITATION DE LA MINUSTAH
Dans un communiqué, rendu public, La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) à félicité la Police Nationale d'Haïti (PNH) pour les opérations menées dans la commune de Croix-des-Bouquets les 13 et 15 août derniers. « C'est un message clair que lance la PNH dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et particulièrement contre le kidnapping qui fait partie des actes criminels les plus lâches et les plus abjects », a indiqué Jean-François Vezina, porte-parole de la Police Internationale des Nations Unies (UNPOL). Le résultat remarquable de ces opérations démontre l'amélioration continuelle de la capacité opérationnelle de la PNH au cours de ces dernières années. « C'est une satisfaction de voir combien nos collègues policiers haïtiens deviennent de jour en jour plus efficaces. Le travail d'appui technique à la PNH effectué au quotidien par l'UNPOL porte ses fruits et j'invite la population à continuer de dénoncer les actes criminels en appelant le 113 », a ajouté Vezina. La UNPOL continuera d'assister la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) et les différents services de la PNH dans le cadre de son mandat d'appui au renforcement des capacités de l'institution policière au service de la population. Rappelons que la Cellule contre enlèvement de la Police Nationale d'Haïti a mené avec succès deux opérations dans la commune de Croix-des-Bouquets qui ont permis la libération de trois personnes et l'arrestation de cinq individus suspectés de complicité dans ces enlèvements. L'un des suspects arrêtés était également activement recherché depuis son évasion du Pénitencier national le 12 janvier dernier.

ELECTIONS HAITI. WYCLEF JEAN SERAIT EN DANGER DE MORT
Des informations publiées par des agences internationales font croire que le candidat Wyclef Jean serait en danger de mort alors qu'il se trouve dans le pays depuis trois jours dans l'attente de la publication de la liste des candidats admis à entrer dans la course à la présidence. Selon ces informations, Wyclef se cacherait parce qu'il avait reçu de nombreuses menaces de mort depuis qu'il est revenu au pays. s. "Il s'est mis à couvert, il ne circule pas en attendant la publication de la liste des candidats", a indiqué un conseiller en communication de la vedette du hip-hop.  La sécurité autour de Wyclef a été renforcée", a fait remarquer la source. Mardi, des rumeurs ont circulé sur une éventulle arrestation de Pierre Raymond Divers "King Kino" bras droit de Wyclef. Ces informations n'ont pas été confirmées.

NYPD HAITI. 6 POLICIERS DE NEW YORK EN HAITI POUR AIDER LA PNH.
Six policiers d'origine haïtienne, membres des forces de police de New York (NYPD), arriveront en Haïti cette semaine en vue d'encadrer, de former et d'aider la police nationale haïtienne. Hervé Guiteau, Daniel Lefevre, Rochener Gilot, Patrice Vigne, Jean Pierrenoel et Claude Jean-Pierre. D’origine haïtienne, ils font partie de la police new-yorkaise et vont être envoyés en Haïti en appui à la police locale. Choisis par le commissaire de police Raymond Kelly parmi des centaines de bénévoles, ils parlent le créole haïtien et ont une expérience militaire.

 

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NOUVELLES D'HAITI /15

  CANDIDATURE DE WYCLEF JEAN ET 8 AUTRES CONTESTEES PAR LE CEP.
A partir de ce mercredi 11 août les autorités électorales entameront l'analyse des dossiers de contestation des candidatures. Au terme de cette étape le 17 août, les noms des candidats habilités à participer aux joutes seront communiqués. La période consacrée à la contestation des candidatures a pris fin. Des dossiers de contestations ont été soumis à la direction des opérations électorales à l'encontre de 9 candidats. Le citoyen Baptiste Luckner a lui seul a contesté les candidatures de 8 personnalités. Il estime que Wyclef Jean, Kesler Dalmacy, Lavarice Gaudin et Michel Martelly ne résident pas en Haïti comme l'exige la loi électorale. De plus il soutient que les ex comptables des deniers publics Lesly Voltaire, Jacques Edouard Alexis, Jude Célestin et Yvon Neptune n'ont pas soumis de certificats de décharge. Dans le même temps, la candidature de Bertin Jean est contestée au sein de sa formation le Parti Socialiste Haïti (PSH). Le secrétaire général du PSH, Pierre Gaston Garnier, fait remarquer qu'il est la seule personnalité habilitée à accorder la bannière du parti.

VOYAGE ECLAIR DE L'EX PRESIDENT GEORGE BUSH EN HAITI
L'ancien président américain George W. Bush a effectué  mardi une visite de quelques heures en Haïti. Il était venu évaluer l'état d'avancement du processus de reconstruction du pays. Lors de cette brève visite , Monsieur Bush a visité les projets financés par le Fond Clinton Bush pour Haïti. Selon la porte –parole,Meg Pearce de l'ancien président, ce voyage avait pour objectif d'attirer l'attention sur les besoins que continue d'avoir Haïti, sept mois après le tremblement de terre du 12 janvier. M. Bush, a rencontré, les autorités haïtiennes ainsi que certaines personnalités impliquées dans le processus de reconstruction du pays. Rappelons qu'a la demande du président Obama, l'ancien chef d'État américain avait effectué une première visite en Haïti en mars dernier. Il était accompagné de son collègue, Bill Clinton qui effectuait à l'époque sa troisième visite en Haïti. L'objectif était de créer le Fond Clinton Bush pour Haïti, une institution qui devrait récolter de l'argent afin de venir en aide aux victimes du séisme du 12 janvier. Il a fait un don de $ 500.000 US á Haiti

 FIN DE LA PERIODE DE CONTESTATIONS DE CANDIDATURES PAR LE CEP.
 10 aout 2010  Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a rappelé mardi aux partis, groupements et regroupements de partis concernés que le tirage au sort pour l’attribution d’un numéro de campagne aux partis politiques récemment agrées aura lieu ce jeudi à Port-au-Prince. Les partis, groupements et regroupements concernés sont priés de désigner un représentant en vue de participer à cet exercice qui aura lieu au siège social du CEP à Pétion-Ville. Le Conseil electoral avait été accusé en decembre dernier d'avoir tronqué au profit de la plateforme presidentielle Inite un tirage au sort pour l'attribution d'un numéro aux partis politiques das le cadre des législatives reportéees du 28 février 2010. les délégués des partis, groupements et regroupements de partis présents avaient crié au scandale, dénonçant l'octroi frauduleux du No 1 au parti officiel, le même qu'il avait lors des élections génerales du 7 fevrier 2006. C'était, selon eux, la première preuve de la partialité et de la dependance du CEP. Dans le communiqué # 19, le Cep jure sa détermination à organiser des élections libres, transparentes, démocratiques et surtout "inclusives". Dans un autre communiqué (#18), le CEP confirme que 34 citoyens et citoyennes ont déposé leurs pièces au bureau des opérations électorales dans la perspective des prochaines présidentielles annoncées pour le 28 novembre prochain. Le conseil électoral rappelle que la période de contestation des candidatures qui s’étend du 3 au 10 aout à minuit prendra fin cette nuit et que la listes des candidats agrées devrait être publiée après analyse des dossiers et des contestations. La date fixée à cette fin étant le 17 aout suivant le calendrier électoral récemment publiés. Des contstations ont éte produites à l'encontre de plusieurs candidats dont celui de la plateforme presidentielle, Jude Célestin et de la plateforme " Viv Ansanm", Wyclef Jean. La publication de la liste ds agréés sera connue le 17 août.

-DEMONSTRATION DEVANT  LES RUINES DU PALAIS NATIONAL
– Plusieurs organisations de victimes du 12 janvier et de la société civile ont annoncé pour ce jeudi 12 aout un sit-in devant les ruines du Palais Présidentiel. Ce sera une façon pour ces associations de marquer les 7 mois qui se seront écoulés depuis la tragédie du 12 janvier, sans que rien de concret ait ete realisé.Il s'agira également de porter les autorités de l'Etat à assumer leurs responsabilités en créant les conditions pour que les victimes du 12 janvier puissent vivre dans la dignité. Sanon Reyneld, de l’organisation FAKKRA, appelle les différents camps d’ébergement à mandater des représentants à ce sit-in. Nous sommes fatigués de vivre dans des tentes déchirées et pestilentielles et d’essuyer quotidiennement des humiliations et des mauvais traitements, a-t-il dénoncé, estimant qu'il est plus que temps pour les rescapés de quitter les camps pour vivre sous un toit décent. Passés les premiers mois de grande sensibilisation en faveur des rescapés avec notamment la présence des medias internationaux, la vie dans la rue est désormais un fait divers. Et le spectacle de la misère étalé au champ-de-mars, sur les places Saint-Pierre, du Canapé-vert et sur la Route des rails, ne semble plus choquer personne.

MIAMI, FLORIDE.  HAITIENNE DE 17 ANS TUEE PAR BALLE A LITTLE HAITI.
La police de Miamicontinue son  enquête sur  fusillade jeudi soir qui a fait un mort, Lexsis Ray, une adolescente de 17 ans, et un blessé à Little Haïti, le quartier haïtien de Floride. Un individu armé non identifié a abattu une adolescente de 17 ans qui rentrait chez elle au Northwest 64th Street and Second Avenue vers les 11 du soir, a signalé la police locale. « Il semble qu'une voiture SUV au bord duquel se trouvait un homme qui a sorti son revolver automatique et a commencé à tirer», a déclaré l’officier de police Kenia Reyes. Selon la police floridienne, plus de 40 douilles ont été retrouvées sur la scène. En plus des deux victimes, les tirs ont aussi éraflé une voiture et abîmé une maison. Les deux victimes ont été transportés au Centre Jackson Memorial Hospital Ryder Trauma dans un état extrêmement grave. Ray est décédé à l'hôpital. Baker demeure dans un état critique. La police ne pense pas que la jeune fille était la cible du tireur.

OBSERVATEURS D'OEA ET CARICOM ATTENDUS EN HAITI.
L'Organisation des Etats américains (OEA) et la communauté caraïbéenne (Caricom) confirment le déploiement de 193 observateurs lors prochaines élections législatives et présidentielles. Le représentant spécial du secrétaire général de l'OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, a soutenu que les premiers membres de la délégation seront présents sur le territoire haïtien à partir du 5 août. La première équipe technique pourra assister au processus d'inscription des candidats à la présidence. "C'est une expérience unique, ce sera la mission la plus importante, la plus nombreuse, la plus longue et la plus chère de toute l'histoire des deux institutions", a indiqué Earl Stephen Huntley, représentant de la Caricom en Haïti. Le coût du déploiement de cette mission, dirigée par l'assistant du secrétaire général de la Caricom, Colin Granderson, est estimé à 5.3 millions de dollars. La mission conjointe OEA- Caricom, sera déployée à travers les 10 départements géographiques et supervisera le processus électoral qui s'échelonne sur une période de 4 à 6 mois. M. Huntley a justifié la présence des observateurs au début du mois d'août par la nécessité de vérifier si la machine électorale peut fonctionner normalement. " Les observateurs pourront ainsi donner l'assurance aux électeurs que le système peut fonctionner convenablement", insiste M. Huntley. M. Seitenfus et Huntley ont émis le vœux que les prochaines joutes soient "les plus transparentes, les plus démocratiques et les plus inclusives, les plus pacifiques et les plus participatives possibles". Interrogé sur le refus de certains dirigeants de partis politiques de participer aux prochaines élections, M. Seitenfus a fait valoir que l'OEA entend respecter les choix des acteurs. Les chefs de file des partis doivent assumer leurs responsabilité, insiste t-il. Outre l'OEA et la Caricom, plusieurs autres représentants de la communauté internationale ont réitéré leur appui à la tenue d'élections en vue de renouveler la chambre des députés et 1/3 du sénat.


PRESIDENT CALDERON DE LA COLOMBIE EN HAITI.
Vendredi matin, le chef de l'Etat haïtien s'est entretenu ce matin au Palais National avec le président élu de la Colombie, Juan Manuel Santos Calderon.
La contribution de la Colombie au processus de reconstruction d'Haïti a été évoquée lors de cette rencontre. Accompagné d'une importante délégation, M. Santos a analysé des projets importants du gouvernement haïtien dont un programme de logement à Cabaret et le renforcement de la coopération dans le domaine de la lutte contre la drogue. L'appui budgétaire au gouvernement haïtien a été également débattu par les membres des deux délégations. Des fonctionnaires de la Direction de la Protection civile du ministère de l'intérieur pourraient bénéficier de session de formation d'experts colombiens dans le domaine de la réponse aux désastres. M. Santos a salué le leadership du président Préval qui a su gérer des moments difficiles après le violent séisme. Il s'est engagé à renforcer la coopération entre la Colombie et Haïti. De son coté le président haïtien René Préval a mis l'accent sur l'aide accordée par la Colombie à Haïti durant l'effort humanitaire. Il s'est réjoui de l'élection de M. Santos et a souhaité un renforcement de l'amitié entre les deux peuples.

CAMIONNEUR DOMINICAIN LIBERE PAR SES KIDNAPEURS.100.000 DOLLARS US PAYES.
 
Le camionneur dominicain kidnappé dans la nuit de mercredi dans la localité de Trou de Trou du Nord, et pour la liberation duquel les ravisseurs haïtiens exigeaient la somme de 100 mille dollars americains, a été libéré et remis ce vendredi aux autorités dominicaines par la Police Nationale d'Haïti. Miguel José Gil Reyes avait eté enlevé par 6 homes armés, alors qu'il rentrait en République dominicaine en compagnie de 2 collègues arès avoir transporté au Cap-haïtien des marchandises et des materiaux de consruction Résidant du secteur Herradura de Santiago, il a été reçu notamment par le gouverneur Miguel Cruz, la mairesse Sonia Mateo, le chef du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière Terrestre (CESFRONT), le colonel Omar Núñez. Gil Reyes a expliqué que la nuit du kidnapping a été difficile pour lui, en raison du fait que les kidnappeurs lui auraient fait subir e gravs sevics corporels, tout en le menacant
de mort. Il a fait savoir qu'il avait eté detenu dans immeuble entouré par la Police Nationale haitienne et que les ravisseurs alrmés l'ont laissé s'echapper.
Les policiers haïtiens l'ont ensuite livré aux autorités dominicaines. Des chefs d'associations de transport avaient laisé entendre que si José Gil Reyes n'etaientpas dans un délai de 24 heures, ils paralyseraient la frontière en y stationnant des camions pour boycotter la tenue du marché binational. Gil Reyes a été kidnappé dans la Commune de Trou du Nord, entre Limonade et Juana Méndez, tout près du lieu où le président Leonel Fernández posera ce samedi la première pierre de la construction dune université pour Haïti, avec des fonds du patronat dominicain.

CANDIDATURE DE WYCLEF JEAN A LA PRESIDENCE CREE LA PANIQUE.
 L'éventuelle candidature de la star Hip hop haïtienne Wyclef Jean à la présidentielle annoncéee pour le 28 novembre, est venue créer la panique dans le monde politique haïtien. Des sources dignes de foi ont fait savoir que les avocats de l'ancien fugeee qui a quitté la capitale jeudi après-midi, travaillent activement à l'obtention des pièces dont il aurait besoin pour se faire inscrire. L'irruption probable et soudaine de l'artiste de renommée inernationale dans la course électorale risque de provoquer en 2010 une onde de choc comparable à celle ressentie en 1990 avec la candidature du père Jean Bertrand Aristide, à un moment où se multiplient les appels au départ du président René Préval et du Conseil électoral censé organiser les elections.. Dans de nombreux milieux politiques, particulèrement dans les rangs de la plateforme présidentielle "Inite" (Unité), c'est le grand branle-bas. Selon des sources proches de cette plateforme, les critères de choix sont revisés presque tous les jours et chaque jour, le nom d'une nouvelle personnalité est introduit à la table des discussions: d'autres noms émergent pour ensuite immerger, après évaluation des points forts et des points faibles, dans un contexte où ce ne sont pas les candidats à la représentation de Inite qui manquent. Au nombre des prétendants, les sénateurs Kély Bastien et Joseph Lambert, les ministres Paul Denis et Yves Cristalin, sans oublier le patron du puissant Conseil national des équipements (CNE), Jude Célestin. Jusqu'ici, l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis était perçu comme celui qui a le plus de chance de faire gagner Inite. Cependant, selon les mêmes sources, depuis ces dernières 24 heures, un nouveau nom serait entré en lice: celui de l'épouse du chef de l'Etat, Elizabeth Débrosse Préval. Mais beaucoup se demandent s'il ne s'agit pas d'un brouillage de piste. Entre temps, dans le camp de Wyclej Jean, une demande de casier judiciaire a éte introduite à la Direction centrale de la police judiciaire. Et le potentiel candidat devrait revenir au pays la semaine prochaine, probablement pour faire acte de candidaure. Il serait actuellement en pourparlers, à cet effet, avec plusieurs plateformes politiques dont "COREH". La star Hip hop n'a encore fait aucune déclaration, mais la nouvelle embrase le pays. Et même si, beaucoup estiment qu'il devrait se limiter à la musique et qu'il n'a pas l'étoffe d'un president, mais ils sont encore beaucoup plus nombreux à se demander qui aujourd'hui en a l'étoffe et à croire qu'il est capable d'aider le pays à sortir de sa torpeur et de sa léthargie, notament après le seisme dévastateur du 12 janvier qui fait plus de 300.000 morts et jeté 1,5 milion de personns dans la rue où elles se trouvent encore 7 mois après. Rágissant à l'émotion provoquée par la possible candidature de la star mondiale, un jeune rapeur haïtien a rappelé jeudi que Ronald Reagan, acteur renommé de second plan, était devenu président des Etats-Unis. Wyclej Jean est né le 17 octobre 1969 à la Croix-des-Bouquets ). Il a obtenu sa résidence américaine en 1976. Selon ses proches, tous les déplacements qu'il effectue en Haïti et aileurs, c'est avec son passeport haïtien Il n'a jamais râté une occasion pour exhiber le drapeau haïtien partout où il passe et sur tous les podiums où il s'est produit. Il a ete nommé ambasadeur de bonne volonté par le president René Preval pour continuer de projeter l'image d'Haïti à travers le monde.

 NOUVELLES INTERNATIONALES

THAILANDE. CENSURE POLITIQUE SUR INTERNET.

 En Thaïlande, le gouvernement a fermé l’accès au site internet WikiLeaks, par peur que celui-ci ne révèle les dessous de la répression militaire des manifestations anti-gouvernementales en mai dernier. Les autorités thaïlandaises ont fermé l’accès à environ 100 000 sites internet, souvent pour protéger la réputation de la famille royale, mais aussi pour des raisons purement politiques. La lutte entre les Chemises rouges anti gouvernementales et les autorités ne se livre pas dans les rues de Bangkok mais sur la toile de l’internet. C’est une guerre de l’information et de la propagande, une guerre dont l’enjeu est de forger la perception des événements par la population thaïlandaise. Dans ce combat médiatique le gouvernement sait que l’internet est une arme redoutable. C’est pour cette raison que les censeurs se sont précipités pour fermer l’accès à WikiLeaks, après les révélations récentes de ce site sur la situation en Afghanistan. Le gouvernement craint avant tout que certaines informations gênantes sur les événements de Bangkok ne soient rendues publiques. Les censeurs bloquent l’accès à 500 nouveaux sites par jour en moyenne. Officiellement pour protéger la famille royale des critiques. Mais en fait, le gouvernement bloque l’accès à tout site critique de sa politique, ou même à des sites d’informations qui ont pour tort d’essayer de dévoiler la vérité. Cette lutte sur le champ de bataille de l’information bat son plein. Mais déjà il est clair que malgré son appareil répressif, le gouvernement thaïlandais n’est qu’un David face au Goliath qu’est le réseau internet.

 

FEUX DE FORÈT S'ETENDENT EN RUSSIE
 Selon le ministère des Situations d'urgence russe, les feux qui ravagent des dizaines de milliers d'hectares dans l'Ouest du pays sont contenus et sous contrôle. Un constat dénoncé par les médias et les autorités locales ce lundi 2 août 2010.Les incendies violents, en pleine canicule, ont déjà tué trente personnes au moins et se rapprochent des zones à forte densité de population. Le bilan est plutôt contradictoire ce lundi matin du 2 août sur la situation des feux de forêt. Du côté des autorités fédérales, on assure que la situation est sous contrôle. On parle même de 8 000 hectares de moins qui brûlent dans la partie ouest du pays. Un bilan contredit d'abord par les médias locaux et même par les autorités locales, dans certaines régions. Le pouvoir n'a d'ailleurs pas toujours les moyens de contrôler l'information qui circule. Sur Internet ce week-end, des images ont fait le tour du pays, des images qui n'ont pas été diffusées par la télévision, où l'on voit le Premier ministre Vladimir Poutine être violemment interpellé par des villageois en colère, des villageois qui avaient tout perdu. La catastrophe s'étend désormais à tout le pays, Extrême-Orient compris, où plus de 400 000 hectares de terres brûlent. Mais ce sont les environs des grandes villes qui causent le plus d'inquiétude : des feux se rapprochent de zones densément peuplées. On évoque de plus en plus des évacuations massives. Mais vu le manque de matériel ou simplement l'absence des secours, on peut se demander si les autorités auraient les moyens d'évacuer massivement si cela s'avérait nécessaire.

LA HAVANNE. DISCOURS DE RAUL CASTRO SUR LES REFORMES ECONOMIQUES
Le président cubain Raul Castro, lors de la session bi-annuelle de l'Assemblée nationale à La Havane, le 1er août 2010. t Dans le discours qu’il a prononcé dimanche soir, 1er août 2010, devant le Parlement, le président cubain Raul Castro a entrouvert la porte des réformes économiques mais écarté tout changement politique.Pour tous les fins connaisseurs de Cuba, il est clair que quelque chose bouge actuellement mais quoi ? C’est toute la question… Depuis que Raul Castro a pris le pouvoir, il y a quatre ans jour pour jour, tous les observateurs se demandent quelle est la nature réelle de son pouvoir. Est-il seul maître à bord ou pieds et poings liés par les durs du Parti communiste ? Veut-il engager des réformes ou préserver, en l’état, l’héritage de la révolution cubaine ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que depuis quelques jours, Fidel Castro a fait sa réapparition sur le devant de la scène. Il est apparu sept fois en public en une semaine et il a encore reçu hier dimanche 1er août 2010 en audience publique, le ministre des Affaires étrangères chinois, Yang Jiechi qui était en visite à Cuba. Le « Comandante », qui aura 84 ans le 14 août prochain, est-il en train de soutenir les réformes que son frère est en train d’engager ou au contraire de lui rappeler les principes de la révolution ? Janet Habel, spécialiste de Cuba, se demande comment l’interpréter : « Est-ce qu’il réapparaît aujourd’hui pour dire, à certains des appareils d’Etat qui sont opposés aux réformes économiques, vous avez tort, j’appuie les réformes que mon frère va faire, ou au contraire pour donner un signal d’une forme d’opposition ou en tout cas d’un refus de certaines de ces réformes ? Il est presque le seul à le savoir. » Ces réformes économiques sont le point central de l’évolution politique de Cuba dans les mois à venir. En les annonçant dimanche 1er août devant le Parlement, Raul Castro a été prudent : le gouvernement va bien engager « les changements socio-économiques attendus avec impatience par le peuple, mais pas à pas, au rythme que nous déterminerons nous-mêmes ». A en croire Jean-Jacques Kourliandsky, spécialiste de géopolitique et historien, chargé de recherche à l'IRIS (Institut de recherches internationales et stratégiques) sur l'Amérique latine et l'Espagne, Cuba s’est piégé lui-même en reportant les réformes nécessaires : « Les dirigeants cubains se sont refusés à tout type de réforme, de type Perestroïka ou Glasnost comme il y en avait eu avec Gorbatchev à la fin de l’Union Soviétique et ils ne souhaitent pas non plus suivre la voie chinoise qui est le maintien du parti unique dans un système d’économie de marché. La marge est étroite étant donné les interdits dans lesquels se sont placés les dirigeants cubains entre le maintien du parti unique et le maintien de l’économie socialiste ». Il y a pourtant urgence : le protectionnisme politique ne protège pas de la crise économique mondiale et Cuba subit actuellement de plein fouet la baisse du tourisme. Le manque de devises limite les importations, or les importations cubaines sont essentiellement des produits de première nécessité. Entre le maintien de la ligne politique et la réalité économique, Janet Habel ne voit pas beaucoup d’options pour le gouvernement cubain : « Pour l’instant le schéma possible, c’est d’adopter un certain nombre de réformes économiques, dans le sens d’une plus grande ouverture au marché, donc d’introduire plus de concurrence dans l’économie et de donner une place plus grande au secteur privé, ce qui déjà aura des conséquences sur le climat social et à terme politique mais pas à court terme , il n’y aura pas de grandes réformes politiques ». Dans son discours au Parlement, Raul Castro a été très clair : « la révolution peut être généreuse parce qu’elle est forte et sa force réside dans l’appui majoritaire du peuple en conséquence, il n’est pas vain de rappeler qu’il n’y aura pas d’impunité pour les ennemis de la Patrie, pour ceux qui tentent de mettre en danger notre indépendance ». Aucun des 53 prisonniers déjà libérés ou en voie de l’être « n’a été condamné pour ses idées » mais pour avoir « commis des délits au service du gouvernement des Etats-Unis et de sa politique de blocus et de subversion ». La libéralisation du régime n’est donc pas pour demain. Ces libérations ne sont qu’une concession temporaire à la communauté internationale, très remontée après la mort d’Orlando Zapata qui a succombé en février dernier à une grève de la faim de 85 jours. Jacobo Machover, professeur, écrivain et journaliste et lui-même opposant au régime cubain et exilé en France, ne se fait donc guère d’illusions : «Il ne faut pas avoir d’illusions sur l’évolution du régime. Il faut encore faire pression. On n’est pas encore prêt de recouvrer la liberté. Il faut encore faire pression, c’est ce que souhaitent les Cubains à l’intérieur et ceux de l’exil le plus ardemment du monde ». Un message adressé à la communauté internationale.


      

      

      

      

      

      

GUINEE. ELECTIONS PRESIDENTIELLES: CELLOU DIALLO EN TETE DES SUFFRAGES.
Le candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée, Cellou Dalein Diallo  le candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), arrivé largement en tête des suffrages du premier tour de l’élection présidentielle du 27 juin dernier, se rappelle au bon souvenir de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Il demande la tenue rapide du second tour de la présidentielle.Depuis le scrutin du premier tour, tout le monde à Conakry s’est accommodé des libertés prises avec le respect des délais. Les résultats officiels ont été proclamés par la Cour suprême plus de trois semaines après le premier tour. Et la Constitution prévoit la tenue d’un second tour 14 jours après la proclamation par la Cour suprême du résultat du premier tour. Les dates et délais n’ont plus de sens ni d’importance. C’est désormais le bon sens qui prime. C’est bien pourquoi Cellou Dalein Diallo, précise : « si on nous dit que compte tenu de l’ampleur des faiblesses, des irrégularités constatées la Céni a besoin d’une semaine de plus, on peut le concéder consensuellement, c’est que nous avons fait ». La date du 22 août est avancée par la Céni et celui qui apparaît déjà comme le grandissime favori, Cellou Dalein Diallo, manifeste déjà son accord. Il vient d’obtenir le ralliement de l’ancien Premier ministre Sidya Touré (Union des forces républicaines) accrédité de 13,62% et arrivé en troisième position. De nombreux autres petits partis ont rejoint Cellou Dalein Diallo, et si les reports de voix sont respectés, il est assuré d’être élu à la présidence de la République. Au premier tour du 27 juin dernier, il avait obtenu 43,69% contre 18,25% pour son adversaire au second tour Alpha Condé du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG).

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
 

ENTREE EN VIGUEUR DE LA CONVENTION SUR LES ARMES A SOUS-MUNITIONS.
 
L'ONU salue l'entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions  La Convention sur les armes à sous-munitions, signé par 94 États à Oslo (Norvège) en décembre 2008, entrera en vigueur dimanche 1er août. Pour le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ce nouveau traité qui introduit pour la première fois dans le droit international des dispositions précises sur l'assistance aux victimes civiles, est une « avancée majeure » pour débarrasser le monde de ces « armes ignobles ».« Cela va nous aider à lutter contre l'extrême insécurité et les souffrances causées par ces armes terribles, notamment parmi les civils et les enfants », a dit Ban Ki-moon dans un communiqué publié vendredi. Signé à ce jour par 107 Etats, la Convention d'Oslo interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert des bombes à sous-munitions (BASM), qu'elle définit comme « une munition classique conçue pour disperser ou libérer des sous-munitions explosives dont chacune pèse moins de 20 kilogrammes, et comprend ces sous-munitions explosives ». Larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre, les BASM dispersent leurs sous-munitions sur de larges zones, mais 5 à 40% d'entre elles n'explosent pas au contact du sol. Actives pendant des années, elles continuent à tuer ou blesser des civils, en particulier des enfants tentés de les ramasser. Ces bombes ont été particulièrement utilisées pendant la guerre du Vietnam, dans les Balkans, en Iraq en 2003 et au Liban en 2006. Selon la Coalition contre les armes à sous-munitions (CMC) qui regroupe environ 300 organisations de la société civile originaires de plus de 80 pays, l'un des pays les plus touchés est le Laos, où 300 personnes en moyenne sont encore tuées ou blessées chaque année par des bombes à sous-munitions larguées pendant la guerre du Vietnam. C'est ce qui a poussé ce pays à accueillir en novembre prochain la première réunion de suivi de la Convention d'Oslo. Toujours selon la Coalition contre les armes à sous-munitions, le stock mondial s'élèverait aujourd'hui à plus d'un milliard de bombes, dont l'essentiel dans les arsenaux des grandes puissances militaires comme la Chine, la Russie, les Etats-Unis et Israël, qui n'ont pas signé la Convention jusqu'à présent. Vingt-deux des 29 Etats membres de l'OTAN ont en revanche signé le texte, dont le Royaume Uni, l'Allemagne et la France qui possèdent chacun des stocks estimés à 50 millions de BASM. Pour Ban Ki-moon, l'entrée en vigueur de la Convention d'Oslo dimanche « traduit non seulement la répulsion collective dans le monde envers ces armes ignobles, mais aussi le pouvoir de la collaboration entre les gouvernements, la société civile et les Nations unies pour changer les comportements et les politiques face à une menace pour tous les êtres humains ». « Une telle coopération sera cruciale maintenant que nous allons chercher à appliquer la Convention, y compris dans le domaine de l'assistance aux victimes », a-t-il ajouté dans son communiqué. Car outre l'interdiction de l'emploi, de la production, du stockage et du transfert de ces armes par les Etats parties, la Convention d'Oslo comporte aussi plusieurs obligations pour les Etats parties, notamment dans le domaine de l'assistance aux victimes, une première dans le droit international. Si dans un délai de huit ans après avoir ratifié la Convention, les Etats sont tenus d'avoir détruit leurs stocks et dans un délai de dix ans, d'avoir enlevé de leur territoire les bombes à sous-munitions abandonnées qui n'auraient pas explosé, ils sont aussi obligés de prendre en charge les victimes de BASM sur leur territoire ou dans des zones sous leur contrôle. La Conventions énumèrent des mesures précises qui leur incombent de mettre en œuvre : fournir des soins médicaux, une réadaptation physique, un soutien psychologique et une insertion sociale et économique aux victimes. Ils doivent également évaluer les besoins domestiques dans les zones touchées et élaborer des plans et mobiliser des ressources pour y répondre. « J'appelle tous les Etats Membres de l'ONU qui ne l'ont pas encore fait à signer et ratifier sans délai la Convention », a conclu Ban Ki-moon. Dans un communiqué diffusé vendredi, le Directeur du Service de la lutte anti-mines de l'ONU (UNMAS), Max Kerley, a également exprimé sa satisfaction de voir la Convention d'Oslo entrer en vigueur, deux ans seulement après son élaboration définitive et le début des adhésions des Etats membres. « C'est une étape majeure pour l'agenda mondial du désarmement. Les bombes à sous-munitions causent des dommages humanitaires et socio-économiques considérables », a-t-il souligné, rappelant que l'UNMAS en voyait quotidiennement les traces dans les pays où il intervient. « A la lumière du succès de la Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines anti-personnelles, nous ne pouvons qu'espérer que la Convention d'Oslo aura autant de soutien de la part des pays touchés par ces armes que des pays qui les utilisent, afin de mettre un terme aux pertes inutiles de vies de civils innocents », a conclu Max Kerley.

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JUILLET 2010

NOUVELLES D'HAITI

NEW YORK. VENDREDI 23 JUILLET, WYCLEF JEAN A OUVERT LA BOURSE NASDAQ
Accompagné de ses amis et membres de YELE HAITI, Wyclef Jean a été invité à ouvert la bourse de NASDAQ .Dans son discours, il en
a profité pour faire savoir que Haiti est ouverte pour les investissementsaprès la catastrophe qui a causé la mort des milliers d'Haitiens et la destruction
des habitations de la capitale et des provinces. Il a fait l'éloge du Président Préval qui a gardé son calme à la suite de la catastrophe..
En Haiti, on ne cesse de parler de la prochaine candidature de Wyclef Jean à la Présidence d'Haiti. Selon une source, plusieurs équipes sont
constituées autour du fondateur du groupe musical "the Fugees", qui l'a propulsé sur la scène internationale, pour étudier et préparer la candidature de la pop star."Ce n'est pas un secret, mais ce n'est pas encore officielle", un conseiller juridique du chanteur. "Pour le moment, des avocats seraient en
 train de préparer les dossiers de M. Jean qui pourrait rendre sa candidature officielle à l'ouverture de l'inscription des candidats à la présidence
 à partir du 1er août selon le calendrier électoral du CEP. "On pourrait voir quelque chose d'extraordinaire si Wyclef lance sa candidature, il aura le soutien de la population et de grands noms de la communauté internationale", a assuré un de ses conseillers en communication. Le fondateur de
 "Yele Haïti" a multiplié les séjours en Haïti après le 12 janvier où il a entrepris beaucoup d'actions en faveur des victimes de la catastrophe.
De nombreuses actions ont été lancées par le chanteur pour apporter de la nourriture, de l'eau et des abris aux déplacés. Nommé ambassadeur
 de bonne volonté pour Haïti par le président Préval, Wyclef a plaidé la cause de son pays d'origine devant le Congrès américain pour soutenir la loi HOPE en faveur de l'indusrie du textile et a lancé des programmes avec le PAM pour distribuer de la nourriture en Haïti. Duranat ces dernières années,
Wyclef a accompagné de nombreuses stars du cinéma et de la chanson en Haïti dont Angelina Jolie et Brad Pitt, le couple le plus populaire de
Hollywood ainsi que Matt Damon et Akon.

CANADA. WYCLEF JEAN, CANDIDAT A LA PRESIDENCE AFFIRME LE JOURNAL LE DROIT.
Le journal canadien " Le Droit" affirme que la star du Hip hop Wyclef Jean veut se présenter à la présidence d'Haïti. Citant une source proche du gouvernement haïtien qui a requis l'anonymat, le journal d'Ottawa a indiqué que M. Jean s'évertue à regrouper les documents indispensables pour soumettre sa candidature à l'organisme électoral. Nommé « ambassadeur de bonne volonté » par le président haïtien René Préval, en 2007, Wyclef Jean ne cesse de faire la promotion d'Haïti à l'étranger. Dans son article titré " Question de temps pour Wyclef Jean", le journaliste Louis Denis Ebacher explique que le PDG de Yélé Haïti a obtenu des documents livrés seulement à des candidats aux prochaines élections présidentielles. Originaire de la Croix-des-Bouquets, Wyclef avait émigré aux États-Unis depuis l'âge de neuf ans. M. Jean aurait déjà remis « certaines lettres » au ministère haïtien des Affaires étrangères, pour se conformer à la loi électorale. " Le Droit" croit que Wyclef Jean, qui ne s'était toujours pas adressé au Conseil Electoral Provisoire (CEP), semble vouloir annoncer le plus tardivement possible sa candidature sur la place publique. Wyclef a ouvert vendredi dernier le NASDAQ de New York sonnant la cloche pour annoncer le début de la journée des transactions sur Wall Street. La semaine dernière il avait publié une tribune dans le journal français " Le Monde " dans laquelle il réclamait une intensification de l'aide internationale envers Haïti 6 mois après le violent séisme. Cette présence sur la scène internationale est associée à de nombreuses interventions sociales et engagées sur le territoire national avec Yélé Haïti.

PROCESSUS ELECTORAL PAR LE CEP..
Après une prorogation de 3 jours, la période consacrée à l'enregistrement des partis politiques doit prendre fin ce lundi 26 juillet 2010. Les responsables de 6 nouvelles formations politiques, Reconstruire Haïti, Parti National pour le Développement (PND), Forces Militantes Révolutionnaires (FMR), Mouvement Jeunesse pour Refonder Haïti (MJFH), Renaissance Haïti (RH) et Plateforme 16 décembre, avaient soumis leurs dossiers aux autorités
 électorales. Cette dernière formation dirigée par le docteur Gérard Blot comporte le parti Tèt Ansanm et une organisation populaire. Au total
58 partis et regroupements pourraient être autorisés à participer aux élections présidentielles du 28 novembre. Après l'enregistrement des partis auprès de la direction des opérations les dossiers seront soumis à la direction juridique qui devra vérifier l'authenticité des pièces. Les autorités électorales envisagent de communiquer la liste des nouveaux partis agréés le 30 juillet 2010. Des leaders l'opposition critiquent l'attitude de certains chefs de partis qui s'activent à remplir les formalités tandis qu'aucune garantie n'est donnée en ce qui a trait à la crédibilité des joutes. Le père Anick François (OPL), candidat au sénat dans l'Artibonite, soutient que nombre de dirigeants de partis veulent se lancer dans le processus afin d'encaisser les 3 millions de gourdes promis dans le cadre d'une subvention aux formations politiques. L'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, a mis l'accent sur la nécessité de donner des garanties de crédibilité aux acteurs. Dans le même temps il a annoncé une contribution de 40 millions de dollars du gouvernement français à l'organisation des élections.

REPORT DE LA DEUXIEME RENCONTRE DE LA COMMISSION INTERIMAIRE.
La deuxième rencontre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) prévue ce vendredi 23 juillet 2010 a été reportée par les autorités. Les motifs de ce report n'ont pas été rendus public. En guise de rencontre les deux co-présidents de la Commission, le Premier Ministre haïtien Jean-Max Bellerive et l'ex-président Bill Clinton, se sont entretenus hier à New York les principaux bailleurs bilatéraux d'Haïti. Le service de communication de la CIRH indique que M. Clinton et Bellerive ont ont demandé aux donateurs d'honorer leurs engagements, en rendant disponible plus rapidement les fonds promis pour la reconstruction d'Haïti. L'intégration de la République Dominicaine en tant que membre de cette commission devrait avoir lieu au cours de cette rencontre. Selon des medias dominicains, le ministre des haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison, a récemment confirmé que le Ministre dominicain de la Planification, Temistocles Montas, siégera au sein de la CIRH. Cette intégration s'inscrit dans le cadre du rapprochement entre les deux Etats avant la reprise des activités de la commission mixte bilatérale le 30 juillet 2010. Le coordonnateur général de la PAPDA, Camille Charlemers dénonce le report de la réunion de la Commission Intérimaire qu'il assimile à une lourdeur administrative. Il estime que la commission est en retard par rapport à la situation d'extrême urgence de plusieurs milliers d'haïtiens. L'entrée en fonction du directeur exécutif de la Commission Intérimaire, Gabriel Verret, était prévue au cours de la dernière semaine de juillet. La seconde rencontre de la CIRH a été reportée au cours du mois d'août. Au cours de la prochaine rencontre plusieurs projets identifiés par les autorités haïtiennes seront soumis à l'approbation des membres de la commission. D'importantes personnalités étrangères sont membres de cette entité chargée de gérer les 9 milliards de dollars promis par la communauté internationale pour la reconstruction d'Haïti. Parmi les personnalités étrangères figurent le premier Vice-président de l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI), David Moloney, la conseillère juridique auprès de la secrétaire d'État américaine, Cheryl Mills, le président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Luis Alberto Moreno, l'administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, et le directeur général pour le Développement de la Commission européenne, Stefano Manservisi.

BANQUE MONDIALE ET LES FONDS A DFECAISSER.
Les responsables de la banque mondiale invitent, les bailleurs à matérialiser leurs promesses faites, lors de la conférence des donateurs tenue à New York le 31 mars dernier. Selon cette institution financière internationale, seulement 97 millions de dollars sont déjà décaissés. Ces fonds proviennent du Brésil qui a remis 55 millions, la Norvège, 31.2 millions, l'Australie (8.6), La Colombie 3.2 millions et l'Estonie qui a versé 50 000 dollars. Les dirigeants de la Banque mondiale estiment, que cette somme représente moins de 20% du montant total du fonds fiduciaire multi donateur. Ils disent attendre, les contributions du Canada, de l'Union Européenne, de la France de la Géorgie de l'Ile Maurice, du Qatar, de l'Arabie Saoudite, de la Corée du Sud, de l'Espagne, de la Suède et des Etats Unis. La vice –présidente de la Banque Mondiale pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Pamela Cox, exhorte la communauté internationale à respecter ses engagements pris à New York. Toutefois, Madame Cox dit reconnaitre que nombreux de ces pays sont dépendants de leurs processus de budgétisation. Cependant elle affirme que la Banque Mondiale est déterminée afin de trouver des bons résultats pour Haïti.

ORDRE DE GREVE DE LA COSSTTRAH BOUDE PAR 3 AUTRES SYNDICATS.
 Le mot d’ordre de grève lancé pour ce jeudi divise le secteur syndical. Mardi les responsable de la coordination Solidarité Syndicale des Transporteurs et des Travailleurs Haïtiens (COSSTTRAH), a appelé à grève généralisée en vue entre autres de forcer le chef de l’Etat à renvoyer les actuels conseillers électoraux jugés à la solde du pouvoir et à satisfaire les principales revendications des transporteurs et travailleurs haïtiens . La Fédération des Transporteurs Publics Haïtien (FTPH), la Coalition Nationale des Syndicats de Transports Haïtiens (CNSTH) et l’Union des Transporteurs et des Travailleurs Haïtiens (UT2H) se sont prononcés contre cette grève, appelant plutôt les forces de l’ordre à sévir contre tous fauteurs de trouble. Pour Saint Fort Dieumaître du CNSTH, les transporteurs haïtiens n’ont aucun intérêt à respecter la grève lancée par la (COSSTTRAH), grève qu’il qualifie de démagogique et qui risque de plonger le pays dans une crise encore plus profonde que celle qu’il confronte particulièrement depuis le 12 janvier. De son côté, le représentant de la FTPH, Rétès Réjouit dénonce une utilisation politique à outrancequ’un certain secteur cherche à faire du mouvement syndical depuis la chute de Jean Claude Duvalier en 1986. M. Réjouit estime que les revendications brandies par les initiateurs du mouvement de ce jeudi n’ont rien à voir avec celles des transporteurs haïtiens,. "S’ils font la grève pour exiger une meilleure accessibilité des transporteurs à l’administration publique, s’ils veulent que les rues soient libérées des déblais, s’ils veulent la modernisation du transport en Haïti, nous sommes partants mais autrement personne ne les suivra, a-t-il fait savoir. Paul Loulou Chéry de la CTH abonde dans le même sens. Il croit que la grève annoncée pour ce jeudi ne poursuit que des objectifs politiques. Por lui l'appel au changement de CEP n'a pas de sens. M. Chéry dit plutôt croire que le CEP de Gaillot Dorsinvil, décrié par une tranche importante de la classe politique et de la société civile, est en mesure d’organiser les meilleures élections jamais organisées dans le pays. Nous avons eu des réunions de travail avec les conseillers électoraux et nous sommes persuadés de leur volonté et de leur capacité à organiser un scrutin libre, honnête et démocratique, a-t-il dit. Cete grève est mlancée dans le contexte dee manifstations organisées depuis 2 mois dans plusieurs vils du pays pour réclamer le départ du president Préval accusé de graves violations de la constitution et du CEP dont plusieurs membres seraient accusés de malversation et d'être des instruments au service du chef de l'Etat .

SENATEUR JEAN HECTOR ANACASIS POUR LA  PARTICIPATION DE LAVALS AUX ELECTIONS.
Le Sénateur Jean Hector Anacacis a plaidé mercredi en faveur de la participation de l’organisation politique Fanmi Lavalas à la présidentielle annoncée pour le dimanche 28 novembre prochain. Fanmi Lavalas, déjà écartée à 2 reprises pratiquement par ce même CEP, ne devrait pas s’inscrire dans la perspective de cette présidentielle a laissé entendre mardi un de ses membre, René Civil qui dits’appuyer sur de recentes déclarations du chef de l’Etat selon lesquelles rien n’allait changer. Pour Jean Hector Anacacis, qui affirme être pour un replâtrage du CEP, Fanmi Lavalas est un parti de masse très populaire et sa participation aux prochaines compétitions électorales ferait monter la fièvre électorale dans le pays, comme le candidat Aristide l'avait fait en 1990, rapelle-t-il, tout en ajoutant que rien ne dit qu'elle aujourd'hui gagner. Si aucune division et rivalité n'apparait aujourd'hui au sein de ce parti, s'il n'y a pas 2 secteurs qui présentent des candodats, pourquoi l'empêcehe-t-on de participer à des elections inclusives, interroge Jean Hector Anacacis qui admet que l'ancien président Jean Bertrand Aristide avait fait une mise au point sur la question en novembre dernier. Pour ce qui est de sa plateforme parti Inite (Unité), le choix du candidat qui aura à briguer la magistrature suprême n’est pas encore arrêté. Nous sommes en concertation, a-t-il dit, précisant que l’heureux élu sera une personnalité proche de différents secteurs notamment les paysans, les gens de la classe défavorisée et de la communauté internationale. Il a aussi estimé que le chef de l’Etat, René Préval, devrait utiliser de son autorité pour faire au final le choix cette personnalité, parce quil doit gérer la période qui suivra son depart du pouvoir . " Vous savez dans ce pays, les presidents sont presque toujours contraints à l'exil après leur depart du pouvoir, a fait remarquer le sénateur,ajoutant que toutes primaires mettraient en cause son leadership. En ce qui concerne le fonctionnement du Sénat, Jean Hector Anacacis reconnait que ses collègues n’ont presque rien fait depuis le vote de la loi d’urgence en mai dernier. Un groupe de sénateurs boude les séances, contestant le leadership du sénateur Kély Bastien accusé d'avoir violé les règlements internes du grand corps Il n'écarte pas que l'Exécutif puisse constater le dysfonctionement du grand corps et convoquer des élections pour renouveler tout le parlement après la fin du mandat des députés en mai dernier.

 LA PAPDA ET LA lPOHDH ONT DENONCE LE DYSFONCTIONNEMENT DE LA CIRH.

- La Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternative (PAPDA) continue de dénoncer le fonctionnement ou le dysfonctionnement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH). C’est une entité qui, trois mois après sa mise sur pied, n’a pas réussi à organiser deux réunions alors qu’il y a une situation d’urgence dans le pays, a fait savoir son secr´taire genéral, Camille Chalmers. Le report au mois prochain de la 2ème rencontre de la CIRH initialement prévue pour ce jeudi prouve clairement, a-t-il dit, son incapacité à s’organiser en vue de répondre aux objectifs fixés, notamment l’exécution des projets de reconstruction en Haïti. M. Chalmers a par ailleurs dénoncé la méthode utilisée pour mettre en place la CIRH. Comment cette commission peut-elle prétendre œuvrer à la reconstruction du pays quand le secteur paysan, majoritaire dans le pays, n’y est pas représenté, s’est-il interrogé. Il appelle les citoyens à une grande mobilisation en vue de forcer les autorités à prendre en compte tous les secteurs de la population dans le cadre du processus de reconstruction . Cette mobilisation,a-t-il dit, doit être un espace de dialogue entre divers secteurs de la vie nationale autour des questions fondamentales relatives à l’avenir du pays. De son coté, Anthonal Mortimé, directeur exécutif de la Plateforme des Organisations haïtiennes de Droits Humains (POHDH), a rappelé que, depuis le 12 janvier, les violations des droits de la pop;lationse sont multipliées dans le pays. Parmi les droits violés, M. Mortimé cite le droit à l’alimentation, au logement, à l’éducation et à la sécurité entre autres. Les responsables haïtiens ne respectent même pas les droits des citoyens de participer dans les affaires politiques du pays, a dit Anthonal Mortimé qui en veut pour preuve la mise à l’écart des secteurs vitaux dans l’élaboration du plan de reconstruction du pays après la catastrophe provoquée par le séisme du 12 janvier.


 NOUVELLES INTERNATIONALES

FRANCE. DIXIEME ANNIVERSAIRE DE L'ACCIDENT DU CONCORDE.
Une cérémonie à l'occasion du dixième anniversaire du crash du Concorde d'Air France qui a fait 113 morts le 25 juillet 2000, a eu lieu à Gonesse. AFP/Bertrand LangloisPar RFI Environ soixante-dix personnes ont assisté dimanche 25 juillet au matin à Gonesse, à une cérémonie à l'occasion du dixième anniversaire du crash du Concorde d'Air France, qui a fait 113 morts le 25 juillet 2000. Après avoir déposé une gerbe au pied de la stèle, érigée en mémoire de la catastrophe, le maire de Gonesse a rendu hommage aux 113 victimes, notamment allemandes. Dans son discours, Jean-Pierre Blazy a parlé de choc, de violence et de l’émotion d’une vision de mort et de désolation, encore d’actualité dix ans après le crash. Le maire a aussi évoqué le procès qui s’est déroulé cette année et qui a duré quatre mois. Il est persuadé que la lamelle du DC10 de Continental Airlines, retrouvée sur la piste de décollage, n’est pas la seule cause de l’accident, comme l’indiquent les conclusions des experts. Jean-Pierre Blazy a rappelé que le Concorde avait connu 57 incidents à répétition, et ne comprend pas pourquoi l’appareil n’avait pas été amélioré. Enfin, le maire redoute que le 6 décembre, une relaxe générale soit prononcée par le tribunal correctionnel de Pontoise. Le principal témoin de la catastrophe, le directeur d’un hôtel situé à quelques mètres de l'impact et présent le 25 juillet 2000, a raconté ce qu’il a vu et entendu ; le Concorde en flammes dans le ciel, un bruit de réacteur strident, insoutenable et une explosion inimaginable. Il s’est ensuite dirigé vers l’incendie avec des moyens dérisoires, un extincteur et un tuyau d’arrosage, mais il n’a pu que constater l’ampleur de la catastrophe et qu’il n’y avait aucun survivant. Aujourd'hui, les familles allemandes des victimes sont venues se recueillir sur place. Des membres du personnel d’Air France leur ont donné une rose orange, jaune ou ivoire, qu’elles ont déposé au pied de la stèle.

KABUL. TALIBANS ONT TUE UN SOLDAT AMERICAIN ET DETENU UN AUTRE.
Les talibans disent avoir capturé un soldat américain et avoir tué l'autre Les talibans ont affirmé dimanche 25 juillet 2010, avoir capturé un soldat américain après en avoir tué un autre au sud de Kaboul, alors que les recherches continuent pour retrouver les deux militaires disparus depuis vendredi. Selon Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans, « les deux soldats américains, ont été attaqués dans la province du Logar. Et le corps (du soldat tué) et le soldat capturé et ils ont été conduits dans un endroit sûr ». L'Isaf a déployé des moyens aériens et au sol pour retrouver les deux militaires, qui étaient partis de Kaboul selon l'Otan.

THAILAND. EXPLOSION DANS LE CENTRE DE BAGKOK.
En Thaïlande, une explosion dans le centre de Bangkok fait au moins neuf blessés Au moins neuf personnes ont été blessées dans une explosion survenue dimanche soir 25 juillet 2010 à un arrêt de bus dans un quartier commerçant du centre de Bangkok, a annoncé à l'AFP la police thaïlandaise.

COREE DU SUD. MANOEUVRES NAVALES AMERICANO-SUDE COREENNES
 «Esprit invincible», ont levé l'ancre Le porte-avions nucléaire américain George Washington ( bas) et le porte-hélicoptères coréen Dokdo (haut) quittent le port naval sud-coréen de Busan pour des exercices aériens et navals conjoints,  Les tensions ne baissent pas sur la péninsule coréenne, depuis que la Corée du Sud accuse son voisin du Nord du torpillage de l’un de ses croiseurs en mars dernier. Washington et Séoul ont choisi la manière forte. A partir de ce dimanche 25 juillet 2010 au matin, un exercice militaire conjoint est organisé en mer du Japon, la mer située entre la Corée et le Japon. Ces manœuvres massives ont, une nouvelle fois, déclenché la colère de Pyongyang, qui a même menacé de répondre en utilisant l’arme nucléaire. Un porte-avions nucléaire, deux cents avions de combat et des avions furtifs, une vingtaine de bateaux et de sous-marins et huit mille soldats : voilà l’armada alliée qui participe aux manœuvres militaires au large des côtes coréennes. L’opération, baptisée du doux nom de « Esprit invincible », comprend, ce n’est pas un hasard, des exercices anti-sous-marins. Elle va durer quatre jours et sera suivie d'autres opérations de ce type dans les prochaines semaines. Séoul et Washington organisent tous les ans des exercices de ce type, déclenchant à chaque fois la fureur de Pyongyang. Mais ce sont les effectifs déployés qui sont remarquables cette année ; ces manœuvres sont les plus massives jamais organisées depuis 1976, l’année où deux soldats américains avaient été tués par des gardes nord-coréens à la frontière. C’est donc à une véritable démonstration de force que se livrent Américains et Sud-Coréens. Sans surprise, la Corée du Nord a ressorti la rhétorique guerrière dont elle est coutumière. Le régime a exprimé sa colère face à ces manœuvres qualifiés de «provocations pures et simples». Il a aussi promis de répondre «physiquement» à toute tentative d'agression, et a même menacé d'utiliser l'arme nucléaire. Destinés à dissuader Pyongyang de toute future provocation et à afficher la cohésion de leur alliance militaire, ces exercices inquiètent aussi beaucoup Pékin. La Chine a protesté à de nombreuses reprises, s’opposant à ce que les opérations aient lieu en mer Jaune, c'est-à-dire au large de ses propres côtes. Soucieux de ménager Pékin, Washington a accepté de modifier ses plan initiaux, et de déplacer ses navires en mer du Japon. Enfin le Japon, lui, ne trouve rien à redire à des exercices qui tiennent à distance son turbulent voisin nord-coréen. Il a même pour la première fois envoyé quatre officiers participer aux manœuvres en tant qu'observateurs.

NOUVELLES DES NATIONS UNIES

FLOTILLE POUR GAZA.

 Le Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, Sihasak Phuangketkeow, a nommé trois experts pour prendre part à la mission internationale indépendante d'établissement des faits chargée d'enquêter sur les violations du droit international résultant de l'attaque israélienne contre la flottille de bateaux transportant de l'aide humanitaire le 31 mai dernier. Les trois experts sont le Juge Karl T. Hudson-Phillips, de Trinité-et-Tobago, ancien juge à la Cour pénale internationale ; Sir Desmond de Silva, du Royaume-Uni, ancien Procureur en chef du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone; et Mary Shanthi Dairiam, de Malaisie, ancienne membre du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes. « L'expertise, l'indépendance et l'impartialité des membres de la mission seront dévolus à clarifier les événements survenus ce jour-là et leur légalité. Nous appelons toutes les parties à coopérer pleinement avec la mission et nous espérons que cette dernière contribuera à la paix dans la région et à la justice pour les victimes », a déclaré Sihasak Phuangketkeow. La mise sur pied d'une mission internationale indépendante d'établissement des faits destinée à examiner « les graves attaques menées par les forces israéliennes contre le convoi humanitaire de bateaux » a été décidée par le Conseil des droits de l'homme le 2 juin 2010. Le Conseil avait précédemment tenu un débat urgent sur le raid des Forces de défense israéliennes contre la flottille pour Gaza. A cette occasion, cet organe des Nations Unies avait déploré « la mort de civils innocents ». Les experts vont maintenant définir leur plan d'action et prendre contact avec toutes les parties concernées avant de partir pour la région. Ils doivent présenter le résultat de leurs investigations au Conseil des droits de l'homme lors de sa 15e session, au mois de septembre 2010. Le Juge Karl T. Hudson-Phillips a été juge à la Cour pénale internationale de 2003 à 2007. Il a été Procureur général et ministre des affaires juridiques de la Trinité-et-Tobago de 1969 à 1973. Il a désormais repris une clientèle privée. Sir Desmond de Silva est un juriste bénéficiant d'une vaste expérience dans le domaine des droits de l'homme, des crimes de guerre, du terrorisme. Il a été Procureur en chef du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone en 2005. Mary Shanthi Dairiam a été membre du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes de 2005 à 2008. Depuis 2007, elle œuvre au sein du groupe de travail sur l'égalité des sexes du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle est membre fondateur du Conseil d'administration de l'International Women's Rights Action Watch Asia Pacific.

 

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NOUVELLES D'HAITI

PORT-AU-PRINCE. APRES 6 MOIS , LES SINISTRES SONT LIVRES A EUX-MEMES
Il y a plus d'un   million et demi de sans-abri depuis le séisme survenu à Port-au-Prince le 12 janvier 2010.  Six mois après
 le séisme dévastateur, les places publiques de la capitale haïtienne accueillent toujours ceux qui ont tout perdu le 12 janvier.
 Et malgré toute l’aide humanitaire arrivée en Haïti, les conditions de vie y sont toujours aussi précaires. Désespoir des Jeunes
  et des Vieux. Les frustrations sont les mêmes dans chacun des quelque 1 342 camps de sinistrés recensés par l’ONU dans
le pays. Malgré ce sentiment d’abandon, nulle révolte massive n’a encore vu le jour. La ferveur religieuse prend le dessus sur
 la colère :

FRUSTRATION DE BILL CLINTON AVEC LA LENTEUR DU PROCESSUS DE RECONSTRUCTION.
Six mois après le violent séisme qui a détruit la capitale haïtienne et plusieurs villes de province dont Léogane et Jacmel,
le coprésident de la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH), Bill Clinton, a fait part de sa frustration
en raison de la lenteur du processus de reconstruction. Toutefois l'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU a
soutenu qu'il croyait qu'Haïti pourra surmonter ces difficultés s'il est capable de développer son autonomie. Répondant
aux questions d'un journaliste de AP, M. Clinton a révélé que les donateurs internationaux n'avaient versé que 10 pour
cent des fonds promis. Il a également fait état d'énormes difficultés dans le processus d'assainissement et dans la
construction d'habitats transitionnels. Bill Clinton a attiré l'attention sur les frustrations dans le processus visant à
construire des maisons pour plus de 1,6 millions de sans abris. Au nombre de obstacles rencontrés, l'insuffisance
de ressources financières et les querelles entre les propriétaires terriens du pays et les autorités gouvernementales
 pour l'utilisation de terrain. Seuls le Brésil, la Norvège et l'Australie ont décaissé les fonds promis pour la reconstruction
du pays dévasté. A ce jour les États-Unis ont versé 30 millions de dollars sur un total de 1,15 milliard promis lors
de la conférence des donateurs du 31 mars. L'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU promet de contacter
les donateurs au cours de cette semaine afin de leur rappeler leurs engagements respectifs.

 BERNARD OUELLETTE RELEVE DE SES FONCTIONS COMME CHEF D'ETAT MAJOR
Le chef d'Etat major de la force militaire de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah), le Canadien
Bernard Ouellette, a été relevé de ses fonctions par Ottawa qui n'a plus "confiance" en lui, a indiqué vendredi le
porte-parole du ministre canadien de la Défense. Jay Paxton , le porte parole du ministre Peter, MacKay. " a fait
remarquer que la décision a été prise par la hiérarchie" militaire canadienne, "en raison de l'incapacité du Colonel
 Ouellette à répondre ces derniers mois à la baisse de moral (des Casques bleus) et à (maintenir) la cohésion des
 équipes" Selon Jay Paxton, qui annonce l'ouverture d'une enquête dans le cadre de ce dossier, le haut gradé de
 l'armée canadienne a perdu la confiance" de l'Etat major canadien. Selon les médias canadiens, Ottawa reproche
 notamment au haut gradé d'avoir entretenu une "relation inappropriée", une allégation qu'a refusée de commenter M. Paxton.


NOUVELLES INTERNATIONALES
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL. ESPAGNE EN LIESSE. C'EST LA FIESTA. 1-0.
Les supporters espagnols fêtent la victoire de leur équipe en Coupe du monde. L’Espagne n’en finit plus
de fêter son titre de champion du monde. La Roja s’est imposée dimanche 11 juillet 2010 face aux Pays-Bas
 en finale du Mondial 2010 organisé en Afrique du Sud. Une victoire 1-0 historique pour les joueurs qui
obtiennent le premier titre de champion du monde pour l'Espagne. Une consécration célébrée dans tout le pays.
C’est un séisme indescriptible qui parcourt l’Espagne. La sensation de vivre un moment historique. Une onde
de choc qui s’est répandue avec le but d’Andrès Iniesta qui donne à l’Espagne sa première Coupe du monde
après des années d'attentes. En pleine dépression économique, alors que le pays connaît 20% de chômage,
 les Espagnols vivent un immense moment de bonheur qui est aussi un moment d’unité exceptionnelle entre
 toutes les régions, toutes les communautés autonomes du Pays Basque à la Castille de la Catalogne aux îles
 Canaries. On entend partout « Campeones del mundo » (Champions du monde).
 La grande phrase incantatoire de ce Mondial qui manifeste un sentiment de communion entre des régions
souvent hostiles. Un grand moment de joie aussi en pleine déprime économique. Décidément, ce Mondial
aura été un baume au cœur à tout point de vue. L’Espagne entre dans le club restreint des pays ayant gagné
 une Coupe du monde. La fête, ici la fiesta, ne fait que commencer.

 

NOUVELLES DES NATIONS UNIES

CONSEIL DE SECURITE CONDAMNE ATTAQUE DU NAVIRE SUD COREEN.
 Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté vendredi une déclaration condamnant « l'attaque qui a
 entraîné le naufrage du Cheonan » le 26 mars dernier, une corvette de la marine de la République de Corée,
qui a entraîné la mort de 46 marins. Dans leur déclaration, lue à la presse par le représentant du Nigéria, dont
le pays préside en juillet le Conseil de sécurité, les 15 membres du Conseil expriment leur « profonde
préoccupation », « compte tenu des résultats de la Commission d'enquête mixte civilo-militaire dirigée par la
République de Corée, avec la participation de cinq Etats, qui a conclu que la République populaire démocratique
de Corée était responsable du naufrage du Cheonan ». Après avoir pris note du fait que « la République populaire
démocratique de Corée a déclaré qu'elle n'avait rien à voir avec cet incident », le Conseil de sécurité salue
 « la retenue dont fait preuve la République de Corée » et « demande que la Convention d'armistice de Corée
soit pleinement respectée ». En conclusion de sa déclaration, le Conseil « encourage le règlement des problèmes
 en suspens dans la péninsule de Corée, par des moyens pacifiques pour permettre la reprise d'un dialogue
et de négociations directes ». Selon la presse, le 26 mars, le bâtiment de guerre Cheonan de la République de
Corée, qui naviguait dans ses eaux territoriales, a été touché par une torpille tirée par la marine de la République
 populaire démocratique de Corée.

 

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NOUVELLES D'HAITI

FINANCEMENT DU PROCHAIN SCRUTIN OPPOSE PAR LES SENATEURS MINORITAIRES.
 Les sénateurs du groupe minoritaire sollicitent l'appui des parlementaires étrangers dans leur bras de fer avec le chef de l'Etat. La semaine dernière des sénateurs ont adressé une correspondance aux législateurs de plusieurs pays pour les mettre en garde contre le financement des prochaines joutes. Ces sénateurs soutiennent que le prochain scrutin sera frauduleux et ne devrait pas bénéficier des fonds de la communauté internationale. Le congrès américain, le Parlement d'Ottawa, l'assemblée nationale de France et les Parlements de la francophonie ont été touchés par les arguments des sénateurs de
 l'opposition. Ces derniers mois les auteurs de la lettre avaient à plusieurs reprises dénoncé l'ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes d'Haïti. "Nous sommes acculés de nous adresser à la communauté internationale", concède le sénateur Youri Latortue faisant valoir que les multiples démarches auprès du chef de l'Etat ont été vaines. Il déplore le refus du président Préval d'engager le dialogue avec les partis politiques afin de former un nouveau Conseil Electoral Provisoire. Le président de la commission affaires politiques du sénat ne veut pas entendre parler des conseillers électoraux qui selon lui sont impliqués dans plusieurs cas de corruption. Il regrette que l'ULCC n'ait jamais voulu enquêter sur les dénonciations de cas de corruption. Selon le chef de file de AAA, le président Préval doit consulter les partis politiques afin de constituer un CEP de consensus. La réaction des sénateurs minoritaires vise à s'opposer à des décisions contraires aux normes démocratiques, explique le sénateur Latortue. Les sénateurs de l'opposition estiment qu'un dialogue entre les acteurs politiques et le chef de l'Etat doit être un préalable au processus électoral. Youri Latortue espère bénéficier de l'appui de ses partenaires de la communauté internationale afin d'éviter le pire au pays.

LEADERS POLITIQUES NON CONCERNES PAR LE PROCESSUS ELECTORAL. 
Les dirigeants de plusieurs regroupements politiques affirment qu'ils ne sont pas encore disposés à se lancer dans la course électorale. Evans Paul (Alternative) et Chavannes Jeunes (Union) ont indiqué qu'ils concentrent leurs efforts sur la concertation avec d'autres formations politiques. M. Paul croit que la concertation doit favoriser la poursuite de la mobilisation en vue d'aboutir à de bonnes élections. Il soutient que la plateforme Alternative se prépare dans la perspective de bonnes élections qui ne seront pas organisées par le CEP actuel et le président Préval. Faisant valoir que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d'élections honnêtes et crédibles, M. Paul insiste sur la nécessité pour que le peuple puisse librement prendre part aux joutes. Interrogé sur les priorités du programme de l'Alternative, Evans Paul a soutenu qu'il faudra considérer des domaines comme un package puisque tout est prioritaire. L'éducation, le renforcement des institutions, la stabilité, la création d'emploi et le renforcement de la production nationale figurent parmi les priorités de l'Alternative. De son coté, le pasteur Chavannes Jeunes affirme qu'il s'évertue à consolider les bases de l'Union dans les villes de province. Il envisage des alliances avec d'autres partis dans la perspective des prochaines joutes. M. Jeune n'entend pas participer à des élections sous l'égide de l'actuel CEP à ses yeux non crédible. Dans l'attente des consultations entre les acteurs politiques et le chef de l'Etat, Chavannes Jeunes concentre une partie de ses efforts dans le domaine humanitaire.

INAUGURATION D'UN NOUVEAU CENTRE POSTAL.
I Un nouveau centre de traitement de courrier a été inauguré ce mardi 7 juillet à Port-au-Prince. Une initiative du gouvernement à travers les postes d'Haïti en collaboration avec l'Union Postale Universelle. Ce centre qui devient le nouveau bureau d'échange du courrier international d'Haïti sera installé dans le parc industriel SONAPI. L'ensemble du courrier courriers arrivant au pays et en sortant y transitera. L'Union Postale Universelle (UPU) a financé l'achat et l'installation de cette nouvelle structure. Les pays membres de cette institution des Nations Unies spécialisée pour les services postaux, ont donné plus de 500. Mille dollars à un fonds spécial. Ils ont aussi proposé des ressources humaines et matérielles afin d'aider la poste haïtienne à se remettre sur
 pied. La plupart des installations de la poste à Port au Prince, dont le Bureau des postes ont été détruite ou endommagées lors du séisme.

DENONCIATION DE FANMI LAVALAS
 Fanmi Lavalas dénonce de nouveles magouilles du pouvoir pour continuer de garder le parti de l’ancien président Aristide en dehors du processus électoral: l'organisation politique de l'ancien president en exil Jean Bertrand Aristide réaffirmé sa volonté de lutter jusqu’au bout en vue du retour à la legalité.  L’organisation politique Fanmi Lavalas continue de dénoncer ce qu’elle qualifie de magouilles orchestrées par le pouvoir en place et le Conseil électoral provisoire (CEP) pour continuer garder le parti de l’ancien président Aristide en dehors du processus électoral. La semaine dernière, le chef de l’Etat avait réaffirmé que le Conseil Electoral Provisoire (CEP), qui aura à organiser les prochaines élections, n’avait exclu aucun parti du processus, tentant d'expliquer que l’institution ne pouvait pas inscrire pour les mêmes postes plusieurs candidats presentés par des branches d'un même parti . La coordonnatrice de Fanmi Lavalas, le docteur Maryse Narcisse a rappelé qu’après l’avoir dument mandatée, le chef de Fanmi Lavalas, en exil forcée en Afrique du Sud avait confirmé, dans une interview accordée à Radio Solidarité, qu’il était bel et bien l’auteur du mandat, rejeté par le CEP, qui avait l’autorisée à inscrire les candidats du parti et le représenter sur le terrain en attendant son retour dans le pays. Ceux qui luttent pour maintenir le président Aristide en exil, sont ceux-là qui veulent exclure son parti du processus électoral et qui sont également contre la paix et la stabilité", a souligné le docteur Narcisse, ajoutant que ces mêmes individus ne conaissent que leurs que leurs interêts de clans, se moquant de la situation de millions de victimes du séisme du 12 janvier dernier, . La coordonatrice de Fanmi lavalas soutient qu’il ne peut y avoir de légitimité dans une election en l’absence du parti majoritaire qu’est Fanmi Lavalas. Elle a également critiqué les tenants du pouvoir en place pour avoir, dit-elle, utilisé les fonds publics en vue de monter des structures politiques aux détriments des partis qui sont sur le terrain pendant qu’ils disent vouloir travailler à leur renforcement. Pour sa part, l’ancien député Lionel Etienne, a réaffirmé la volonté des membres de Fanmi Lavalas de lutter jusqu’au bout en vue de forcer le chef de l’Etat, René Préval, à la démission. L’ex-parlementaire rappelle que la constitution est claire quant au remplacement d’un gouvernement par une équipe intérimaire. Cette nouvelle équipe, dit-il, aura à organiser des élections anticipées pour que des dirigeants honnêtes et sérieux puissent prendre les rennes du pays. Plusieurs autres paticipants à la conférence ont fait savoir que les gymnastiques du président Preval et du CEP pour tenter d'evoquer la loi dans le dossier de Fanmi lavalas ne tiennent pas dans un pays où l'exécutif et le legislatif présente et vote des lois pour permettre à des étrangers de diriger le pays. Ils se disent étonnés de voir la MINUSTAH censée être là pour aider au renforcement de la démocratie, soutenir en action ou par son silence des pratiques d'eclusion les plus répugnantes.  Le directeur du Centre de Facilitation des Investissements (CFI), Guy Lamothe a indiqué lundi que l’Investissement Direct Etranger (IDE) serait la seule source de salut sur laquelle Haïti pourrait s’appuyer.

GUY LAMOTHE DECLARE FAIBLES LES CAPITAUX HAITIENS.
Pour Guy Lamothe, ce qu’il faut pour reconstruire le pays, balayé par le tremblement du 12 janvier dernier, c’est davantage d’investissements en vue de la création d’emplois. Et pour éviter tout déséquilibre, l’attention devrait être portée sur les différentes régions du pays, a-t-il ajouté. C’est tout le pays qui a souffert suite à la catastrophe du 12 janvier qui avait frappé Port-au-Prince et ses environ de même que les départements du sud-est et des Nippes. Il a indiqué que plusieurs rencontres entre le CFI et la communauté internationale ont déjà été organisées autour de la phase de reconstruction de pays et plusieurs promesses ont été faites dans cette perspective.

  NOUVELLES INTERNATIONALES   

USA-RUSSIE. ECHANGE D'ESPIONS.
 Le scientifique russe Igor Soutiaguine aurait été exfiltré ce jeudi 8 juillet vers Vienne, en échange de la jeune espionne moscovite de 28 ans, Anna Chapman. Ce chercheur avait été condamné à de la prison ferme en Russie : il avait été convaincu d’espionnage pour le compte des États-Unis. Anna Chapman, elle, fait partie des dix personnes qui ont été arrêtées lors d’un coup de filet spectaculaire aux Etats-Unis, en juin 2010. Pourquoi Vienne a-t-elle été choisie pour effectuer l'échange ? Le chercheur-espion russe Igor Soutiaguine se trouverait déjà à Vienne et l’échange entre espions a donc commencé – tout va apparemment très vite. Officiellement, évidemment, les autorités autrichiennes disent n'être au courant de rien. Et ça tombe bien, c’est justement la discrétion de l’Autriche qui fait que l’échange se fait ici, et pas ailleurs. Le bureau de Vienne est très important pour le FSB - les services secrets russes. C’est en effet un ancien ministre russe qui dirige le FSB depuis octobre 2005 en Autriche. Il s’appelle Said-Selim Plechkaev, c’est un Tchétchène et un proche de Vladimir Poutine. L’homme a tissé des liens de confiance avec le ministère autrichien de l’Intérieur. Les Russes ne se sentent nulle part aussi à l’aise en Europe qu’à Vienne. Mais la CIA a aussi de nombreux agents à Vienne, les Etats-Unis ont des liens très forts avec les services secrets britanniques pour qui Vienne est le second bureau en Europe en terme d’importance. Et c’est un agent des services secrets britanniques qui maintenant devrait intercepter le chercheur et le ramener pour l’instant à Londres.L’échange d’espions entre Russes et Américains aurait commencé L'espion russe Igor Soutiaguine a été libéré de la prison de Lefortovo à Moscou le 8 juillet 2010 avant son départ vers Vienne en Autriche. AFP/Alexey SazonovPar RFI Le scientifique russe Igor Soutiaguine aurait été exfiltré ce jeudi 8 juillet vers Vienne, en échange de la jeune espionne moscovite de 28 ans, Anna Chapman. Ce chercheur avait été condamné à de la prison ferme en Russie : il avait été convaincu d’espionnage pour le compte des États-Unis. Anna Chapman, elle, fait partie des dix personnes qui ont été arrêtées lors d’un coup de filet spectaculaire aux Etats-Unis, en juin 2010. Pourquoi Vienne a-t-elle été choisie pour effectuer l'échange ? Le chercheur-espion russe Igor Soutiaguine se trouverait déjà à Vienne et l’échange entre espions a donc commencé – tout va apparemment très vite. Officiellement, évidemment, les autorités autrichiennes disent n'être au courant de rien. Et ça tombe bien, c’est justement la discrétion de l’Autriche qui fait que l’échange se fait ici, et pas ailleurs. Le bureau de Vienne est très important pour le FSB - les services secrets russes. C’est en effet un ancien ministre russe qui dirige le FSB depuis octobre 2005 en Autriche. Il s’appelle Said-Selim Plechkaev, c’est un Tchétchène et un proche de Vladimir Poutine. L’homme a tissé des liens de confiance avec le ministère autrichien de l’Intérieur. Les Russes ne se sentent nulle part aussi à l’aise en Europe qu’à Vienne. Mais la CIA a aussi de nombreux agents à Vienne, les Etats-Unis ont des liens très forts avec les services secrets britanniques pour qui Vienne est le second bureau en Europe en terme d’importance. Et c’est un agent des services secrets britanniques qui maintenant devrait intercepter le chercheur et le ramener pour l’instant à Londres.


                         
  NOUVELLES DES NATIONS UNIES

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NOUVELLES D'HAITI

ELECTIONS PRESIDENTIELLES AU 28 NOVEMBRE 2010.
 Selon un dernier arrêté de la présidence, les élections présidentielles se tiendront à la même date que les législatives, soit le 28 novembre prochain. Ce décret a été signé le mardi 29 juin, dans les jardins du Palais national, par le président René Préval, le Premier ministre Jean Max Bellerive

PRESIDENT PREVAL EN VISITE A CUBA.
Le président René Garcia Préval est arrivé jeudi à la Havane où il a été accueilli par le vice-ministre des affaires étrangères cubain, Rogelio Sierra. Lors de son séjour à Cuba, le chef de l’Etat va notamment discuter de la coopération haïtiano-cubaine. Une coopération axée surtout sur la santé et l’alphabétisation. M. Préval devrait aussi rencontrer le général Raul Castro. René Préval entreprend une tournée qui le conduit d’abord à Cuba et qui se poursuivra en Jamaïque et au Venezuela.

SUITE  A L'ELIMINATION DU BRESIL DEUX HAITIENS ONT TROUVE LA MORT.
Les Haitiens vivant en Haiti sont des fous adeptes de la sélection du Brésil.  Des heurts entre les fans argentins et brésiliens ont causé des blessés à Port-au-Prince. Les fans du Brésil et de l’Argentine, les deux équipes de foot les plus populaires en Haïti, en sont venus aux mains et se sont affrontés à l’arme blanche, selon la police. Par ailleurs, au moins deux personnes sont mortes, l’une à Pétion-ville et l’autre au Bel-Air, après la fin du match qui a vu la défaite brésilienne face a la Hollande, a-t-on appris.

ELECTIONS EN HAITI. POUR PAUL ANTOINE BIEN-AIME CONSEILS MUNICIPAUX RESTERONT
Le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-aimé a indiqué jeudi que les membres des conseils municipaux, les délégués de villes, les membres des Conseils d’Administrations des Collectivités territoriales (CASEC), les membres des Assemblées des Sections Communales (ASEC) resteront en fonction jusqu’à leur remplacement par de nouveaux élus. Dans une note en date du 1er juillet, Paul Antoine Bien-aimé a confirmé que les élections pour renouveler ces personnels seront réalisées après les deux tours des présidentielles et législatives. e premier tour de ces élections est fixé au 28 novembre prochain pa arrêté présidentiel.. La décision de maintenir les responsables locaux en poste a été prise, selon Paul Antoine Bien-aimé, pour permettre au Conseil Electoral Provisoire (CEP) d’avoir suffisamment de temps pour traiter les dossiers des candidats aux Présidentielles et Législatives. Lors des dernières élections pour les collectivités territoriales, plus de 30.000 dossiers étaient parvenus au CEP pour traitement, a dit M. Bien-Aimé, affirmant que si le CEP devait traiter les dossiers des collectivités territoriales en même temps que ceux des Présidentielles et Législatives, des retards considérables seraient accumulés dans le processus. Il a renouvelé la volonté de l’équipe en place d’organiser des élections présidentielles et législatives dont les résultats devraient être publiés avant le 7 février 2011.

A ELMONT, NY TRAGEDIE HAITIENNE, UN  DARIO ORMEJUSTE A TUE SON PERE ET FRERE.
Selon des sources policières de la police d'Elmont à Long Island où résident pas mal d'Haitiens, un certain Dario Ormejuste,
d'une famille originaire de la Petite Rivière de l'Artibonite a tué par balles, son père et son frère, un policier affecté à la prison de Rickers Islands de New York. Sa mèra a eu la vie sauve en laissant la maison pour prendre la fuite à bord de la voiture de famille. Des sources proches de la famille auraient savoir que ce Darion Ormejuste, 24 ans, serait un connu comme un drogué de la région. Les funérailles de Robert Bob Ormejuste, 65 ans et de Guerby Ormejuste, 30 ans, ont été chantées ce Samedi 3 Juillet à Elmont, New York. Ecroué par la police, ce Dario Ormejuste attend son jugement pour double meurtre.

COUPE DU MONDE. DECEPTION. GHANA ELIMINE PAR URUGUAY.
L’Uruguay s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde en battant le Ghana aux tirs au but (1-1 à l’issue de la prolongation, 4 tab à 2). A la dernière minute de jeu, les Black Stars ont manqué un penalty qui récompensait leur nette domination en fin de match. Le Ghana ne sera pas la première équipe africaine à jouer les demi-finales d’une Coupe du monde. A l’issue d’un match plein, engagé, sérieux, il a fallu qu’un coup du sort , un de ceux que l’histoire retient durant de très longues années, s’abatte sur les Black Stars et envoie finalement l’Uruguay dans le dernier carré de la compétition.

Le drame se noue à la 120e minute, quand l’Uruguayen Luis Suarez repousse des deux mains une tête d’Adiyah qui va entrer dans le but sud-américain et donner la victoire au Ghana, en toute fin de prolongation. L’arbitre n’hésite pas une seconde : il expulse le joueur de la Céleste et indique le point de penalty. Gyan s’empare alors du ballon, le pose sur la craie et tire. Le ballon frappe le haut de la barre transversale. La Ghana vient de voir une chance historique passer. Derrière cette occasion unique, la série de tirs au but tournera en faveur des Uruguayens. Après une tentative courageuse de Gyan, désireux d'effacer son échec tout récent, John Mensah puis Adiyah se heurtent aux gants très sûrs de Muslera, le portier des Charruas. Les Black Stars ouvrent le score Bien avant d’en arriver à ce final dramatique, le Ghana et l’Uruguay ont offert un spectacle très plaisant. Si les Sud-Américains dominent durant toute la première demi-heure de jeu, ils ne parviennent pas à concrétiser leur emprise sur le match. A la 26e minute, Suarez exploite une mauvaise relance adverse et place un beau tir sous la barre de Kingson qui repousse. Les Ghanéens mettent le nez à la fenêtre à partir de la 30e minute, quand Vorsah frappe une tête au ras de la lucarne. Une poignée de secondes plus tard, Gyan, servi par un excellent Boateng aux seize mètres, tire de peu à côté. En fin de première période, le sursaut ghanéen est récompensé par un but de Muntari inscrit d’une belle frappe du gauche à trente mètre de la cage de Muslera, trompé par la trajectoire fuyante du ballon

Si le Ghana revient des vestiaires avec de belles intentions, c’est l’Uruguay qui égalise contre le cours du jeu, à la 55e minute, grâce à Forlan qui choisit de tirer directement un coup franc excentré depuis le coin gauche de la surface de Kingson (1-1). Malgré l’égalisation, l’Uruguay éprouve de grandes difficultés à construire son jeu. De leur côté, les Ghanéens sont fringants et se procurent une belle occasion par Gyan (58e), dont la tentative est repoussée par Muslera. Pour les Charruas, Suarez se montre toutefois dangereux en reprenant un centre de Forlan au second poteau qui trouve le petit filet (63e), puis en tirant en force dans un angle fermé sur un service de Fucile (70e). Sans vraiment briller, les Uruguayens sont à nouveau menaçants par Forlan qui frappe un coup franc très lointain dans le petit filet (74e), puis par Suarez qui place une tête plongeante sur laquelle Kingson se couche bien (77e).

A 1-1 au terme du temps réglementaire, on joue la prolongation. Le Ghana démarre pied au plancher, poussant durant plusieurs minutes face à des Uruguayens à la peine physiquement. Seul le nouvel entrant Abreu et son 1,93 mètre parvenant à peser sur la défense des Black Stars. A la 109e minute, Gyan coupe bien de la tête un centre d’Appiah, mais le ballon passe à côté. Dans les cinq dernières minutes, les Ghanéens mettent le feu dans la surface uruguayenne par l’intermédiaire d’Appiah, Gyan, Boateng ou Pantsil. Jusqu’à cette fatidique 120e et dernière minute et ce penalty indiscutable qui doit rendre justice aux efforts des hommes de Milovan Rajevac. La fin, on la connaît… Gyan qui frappe le penalty sur la barre… Et durant les tirs au but, Muslera qui sort deux beaux arrêts.

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50ème ANNIVERSAIRE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO,.
A l'occasion du 50ème anniversaire du Congo, notre collaborateur  Jean Junior Joseph  a présenté ses souhaits
en ces termes aux  Congolais de la RD oú il a prêté ses services au Bureau du Premier Ministre.

Joyeux 50ème anniversaire à la RD Congo

30 juin 1960 – 30 juin 2010

En foulant pour la première fois le sol de l’aéroport de Kinshasa en ce janvier 2009, vers la route de l’hôtel
en cette nuit fraîche, j’ai vu une autre Haïti dans un autre bout du monde, la terre de nos ancêtres. L’Haïtien
que je suis comprend bien vite Kinshasa, les gens et leur mouvement. Le New Yorkais en moi remarqua
bien vite les immeubles huppés et surtout ce restaurant à Kinshasa dans un 8ème étage en plein air qui
surplombe la ville que l’on peut contempler le soir. Les hommes d’affaires étrangers n’y manquent pas.
Kinshasa, selon Jacques FUMUNZANZA, auteur de « Kinshasa, d’un quartier à un autre » fut le Paris
de toute l’Afrique. Elle fut choyée par le roi Belge d’alors. De la politique quotidienne, ce n’est pas le
 tam-tam musical qui manque chez chaque kinois qui a son Congo en tête ou son Congo de rêve. Cette
 musique, on sent qu’elle se joue « Si j’étais Président de la République... » De l’économie, on sent le
boom financier. Du social, on sent les jeunes à la recherche d’une solidification de la classe moyenne.

Une anecdote parmi centaines. Au Congo, on est Papa ou Mama au lieu de Monsieur ou Madame.
Au bureau du PNUD, mon superviseur, un blanc qui a fait le tour de l’Afrique en 25 fois m’a déconseillé
de me faire appeler Jean-Junior car Junior aurait une résonnance trop ‘jeunot’ dans un continent où le
prestige du plus âgé est important. J’ai du réfléchir un instant en passant ar mon patronyme qui est Pierre,
François (Arvin François), Firmin (Anténor Firmin), ce ne sont que des noms hérités des colons. Donc en
utilisant JOSEPH au lieu de Jean-Junior, j’ai du éviter le fameux « Papa Jean-Junior » un peu ‘indigestible’
pour l’occidental que je suis. J’ai du dire à plusieurs de m’appeler JOSEPH qui sonne encore mieux que
Jean-Junior. En me faisant appeler Joseph, j’ai toujours dit au Congolais… Ecoutez bien, Joseph est très
sacré ici. Des quatre présidents de la RDC, trois d’entre eux ont comme prénoms Joseph. Par exemple, Joseph
KASA VUBU (1960-1965), Joseph-Désiré MOBUTU (1965-1997) et Joseph KABILA (2001 –présent).

L’Haïtien que je suis, rien ne m’a stupéfié à Kinshasa. Il suffit de rester sur sa garde. Les gens et les choses, tout est du déjà
vu et du déjà entendu. Et quand la presse internationale déconseille de se rendre au Congo, je l’ai déjà lu quand j’étais Directeur
 du Bureau de Communication de la Primature en Haïti. Quand la politique fait la une dans les media, je sais aussi que Rome
 n’a jamais été bâtie en un jour alors comment pourrait-on construire Congo en une demi-journée? Le miracle du développement
 d’un Etat est l’œuvre s’inscrivant dans la durée.

De Patrice Lumumba, le tout 1er Premier Ministre à Adolphe Muzito le tout dernier Premier Ministre (21ème), en 50 ans dans
un pays avec toutes les complexités dont on sait, on fait ce qu’on peut sans s’illusionner de faire ce qu’on veut.

De l’assassinat de Lumumba passant aux multiples Premiers Ministres de Mobutu qui pour moi semble une instabilité dans la
stabilité. Le 21ème Premier Ministre, Adolphe Muzito, ancien Ministre du Budget dont on sait qui fut le meilleur de la 2ème
 République sous Kabila-Gizenga, arrivé à la Primature organise cette institution par décret pour lui donner une forme qu’elle
n’a jamais eue, invite de grands investissements dans le cadre de la modernisation de Kinshasa, l’introduction d’experts congolais
 nationaux et d’outre-mer, d’experts étrangers pour une introduction de la communication moderne et surtout les études sur
l’informatisation de la Primature pour la construction d’un réseau, cyber-portail virtuel, logique pour faciliter la révolution
numérique (e-gouvernement aussi) dans l’administration publique, l’optimisation vers la maximisation des recettes,
la modernisation des entreprises étatiques par décrets, le point d’achèvement du tandem FMI/Banque Mondiale pour
 l’élimination des dettes de Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), la lutte constante face à la fluctuation du Franc Congolais
par rapport à la Crise Mondiale subissant l’inflation menaçante, suscitant les intérêts des étrangers dont un Chef d’Etat étranger
 accompagné de plus d’une centaine d’hommes d’affaires à investir dans ce Congo difficile vers un afro-optimisme, je dis :
 Joyeux 50ème Anniversaire! Peut-être qu’un un Livre Blanc développerait ce bilan en textes, images, et chiffres de la courbe
descendante et ascendante du Congo, dont seulement quatre (4) provinces sur onze (11) contribuent aux recettes fiscales
 pour une population de 68 millions d’habitants et de 2,34 milliards de kilomètres carrés.

Ma connexion avec ce pays où j’ai vécu pendant plus de 17 mois m’indique que les pays tiers-mondistes se ressemblent
mais ne sont pas les mêmes. Ils ont de vrais ennemis silencieux qui sont eux-mêmes des apôtres anti-développementistes
et de faux donneurs de leçons.

Mon souhait le plus entier lors de cet âge d’or est le suivant : « Qu’on établisse la promotion, la construction et le
renforcement d’une classe de jeunes entrepreneurs pour les prochaines 50 années, qu’il y ait une véritable politique
de financements des entreprises pour introduire plus d’investissements des nationaux et étrangers, qu’il y ait une vision
commune sur le Congo qu’on veut avoir, pas celui selon les occidentaux qui ne voient l’Afrique que dans leurs œillères
des sept couleurs de l’arc-en-ciel… »

Pour un 50ème anniversaire, restons afro-optimistes pour les prochaines 50 années car un pays dont le sous-sol est
hyper-riche en uranium, en potentialité d’énergies électriques en gigawatts capables de servir des millions d’habitants
de pays frontaliers, d’une réserve écologique propre, en diamant, or, cuivre, manganèse, cobalt, coltan, sans parler
d’autres choses où chaque congolais devrait pouvoir manger à sa faim quotidiennement et sans ambages. Que ce soit
un rêve, ou un possible objectif, restons afro optimistes.

Joyeux 50ème Anniversaire à la RD Congo. Que l’amitié entre Haïti et le Congo demeure toujours solide soit hier,
soit aujourd’hui et demain.

Jean-Junior JOSEPH New York, USA - Le 30 juin 2010

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NOUVELLES D'HAITI

 200 MILLIONS DE DOLLARS DE LA BID DANS L'AGRICULTURE D'HAITI.
La Banque interaméricaine de développement (BID) annonce des subventions de l'ordre de 200 millions de dollars pour
affermir les droits de  titularisation des terrains, stimuler la production agricole, augmenter l'accès aux marchés pour les
fermiers, et renforcer la sécurité alimentaire en Haïti. Les subventions, qui s'échelonneront sur 5 ans, couvriront un quart
des coûts totaux d'un plan gouvernemental pour renforcer l'industrie agricole après le séisme du 12 Janvier. Il s'agit
d'une augmentation significative des contributions de la BID pour le développement en Haïti. Au cours des 6 dernières
années la BID avait approuvé 129 millions de dollars pour des projets dans ce secteur stratégique. Le chef de la
Division d'environnement et développement rural de la BID, Hector Malarin, a soutenu qu'il faut " aider Haïti à
améliorer sa sécurité alimentaire avec des projets qui stimulent la productivité et contribuent à attirer les investissements
dans les régions rurales." Les responsables de la BID indiquent que ces investissements contribueront à des projets
 antérieurement mis en place pour la gestion de l'irrigation et de la canalisation des eaux, ainsi qu'aux efforts pour
combattre les éléments nuisibles et les maladies affectant les cultures clés. Par biais de ce programme la BID
 cherchera à augmenter le nombre de propriétés titularisées, et à améliorer la qualité et l'accès aux services de
registre dans certaines communautés rurales, en particulier dans des régions où la BID finance des projets.

DECES DE SIMONE HARENTAS MENOS A 92 ANS.
De Port-au-Prince, on nous a fait part du décès de Madasme Simonbe Harentas Menos à l'age de 92 ans.
Marriée à l'age de 16 ans, Madame Menos a élevé son garçon Michel Menos et tous les membres de sa famille.
Sous le régime de François Duvalier , les tortionaires du régime l'ont incarcérée au Fort Dimanche avec une de
ses soeurs portée disparue.Sa grande fille, Elizabeth Menos, notre collaboratrice,est affectée par ce deuuil ainsi
que son frère Emile qui vit aussi aux Etats Unis. Aux familles éprouvées par ce deuil, nous présentons nos
sincères condoléances. Les funérailles de Simone Harentas Menos seront chantées le Mardi 15 Juin á Pétion-Ville.
 

 MANIFESTATION DE PAYSAN PAPAYE A HINCHE. 
Des milliers de manifestants ont gagné les rues dans le haut plateau central Plusieurs milliers de paysans ont manifesté
vendredi dernier à Hinche , dans le Haut plateau Central, contre la distribution de semences provenant de la firme
multinationale américaine, Monsanto. La manifestation a été organisé le Mouvman Peyizan Papay (MPP), mais elle
a été supportée par un coalition qui regroupe Greenpeace, L'union Paysanne et Action SOS Haïti. Les manifestants
qui portaient des chemises rouges et des chapeaux de paille, ont lancé des slogans hostiles à l'endroit du Président
René Préval qu'ils accusent de vouloir détruire la production nationale en faisant venir sur le territoire haïtien des
Organismes génétiquement Modifiés (OGM) « Les dons de Monsanto représentent un danger pour l'agriculture
 haïtienne et les semences locales », a déclaré le codonateur du Mouvman Peyizan Papay (MPP), Chavannes Jean
Baptiste qui se montre très critique contre le pouvoir en place. Alors que d'autre manifestants ont clairement
exprimé leurs désaccords par rapport au gouvernement Préval /Bellerive qu'ils souhaitent le départ. Le ministre
haïtien de l'agriculture Joanas Gué avait démenti les informations selon lesquelles les semences fournies par la firme
 Monsanto , étaient génétiquement modifiées.

JOUR DE L'ENVIRONNEMENT CELEBRE EN HAITI.
Des ONG et des organisations de la société civile ont réalisé plusieurs activités afin de commémorer, le 5 juin
dernier, la 37 eme journée mondiale de l'environnement. En cette occasion le ministère de l'environnement a
présenté un document traitant des problèmes cruciaux de l'environnement haïtien. Intitulé Géo Haïti 2010, le
document présente l'impact des catastrophes naturelles sur l'environnement. Autour du thème " Plusieurs milliers
d'espèces, une planète et un avenir commun", des responsables d'organisations locales et des élus locaux ont
 participé aux activités du 5 juin. Dans le quartier Dumulseaux à la Croix des Bouquets plus de 1 000 plantules
ont été mises en terre. Le maire Guy Jean Paul s'est réjoui de ce programme de reboisement qui permettra de
contenir les débordements de la rivière blanche. Plus d'une centaine de résidents de la région, enrôlés dans le
programme Cash for Work de Plan Haïti, ont contribué au programme de reboisement et de curage du canal
de la rivière blanche. Dans le sud, des chercheurs du Groupe d'Appui de Recherche et de Développement
d'Haïti ont publié les résultats d'une étude sur les mangroves. Ils donnent l'assurance que les mangroves peuvent
 réduire considérablement l'impact des tsunamis. Ces plantes appelés " mangues " par les haïtiens doivent être
plantées en grand nombre recommandent les spécialistes. Par ailleurs à Cité Soleil, l'Organisation Internationale
 pour la Migration (OIM) a distribué des matériels pour la réalisation d'un projet d'assainissement. Les outils ont
été distribués aux sans abris du camp fierté.

      NOUVELLES INTERNATIONALES

L'AFRIQUE DU SUD MOBILISEE POUR LA COUPE DU MONDE.
 Toute une nation en rêvait. La voilà enfin cette Coupe du monde de football en Afrique du Sud. La première
du genre en terre africaine. C'est le jour J et l'ambiance est là. Et la fierté de tout un peuple de voir son équipe
participer à cet évènement planétaire . Quelque chose d'impensable, il y a quelques années. En match
d'ouverture le pays organisateur affronte le Mexique. Les Bafana Bafana ont reçu l'ordre du président
Jacob Zuma d'aller jusqu'en finale et de la gagner! Chaque apparition des Bafana Bafana, se transforme
en carnaval géant, les gens viennent coiffés de perruque, vêtus d’anoraks d’écharpes de maillots vert et
jaune canari. Les artisans au coin des rues qui il y a deux mois encore, enfilaient patiemment des perles le
long de fils de fer pour fabriquer des zèbres et des hippopotames, se sont mis à la page du football. Eux
aussi, aujourd’hui ils vendent des coupes du monde et des ballons en perles, on entend déjà les trompettes
vuvuzella dans la rue. Les Sud-Africains se préparent pour le match face au Mexique. Ils s’apprêtent à vivre
 une folle journée, elle sera suivie de quatre semaines de foot et de fête. L’Afrique du Sud a été sortie du
chapeau en mai 2004 il y a six ans, depuis les Sud-Africains se sont serrés les coudes, les ingénieurs, les
ouvriers ont passé des milliers d’heures à bâtir les stades, les routes, les terminaux d’aéroport, le pays a
essuyé des affronts, on a douté de ses capacités, on a même parlé d’un plan B, mais il a tenu bon, on a
eu des frayeurs avec les grèves sur les stades en juillet dernier mais les stades sont beaux et ils sont prêts.
L’Afrique du Sud démocratique et multiraciale est une adolescente. Elle n’a que seize ans, les Noirs qui,
durant les décennies de l’apartheid, étaient opprimés sont debout et souriants aujourd’hui, prêts à donner
 l’accolade aux visiteurs étrangers, les Blancs qui durant l’apartheid étaient montrés du doigt à l’étranger,
sont fiers aussi. Ils sont aux côtés des Noirs pour accueillir le monde et partager l’ivresse du mondial.
Toutefois, une série d’incidents a déjà été signalée, de l’argent liquide a disparu des chambres d’hôtels
de plusieurs joueurs grecs, des journalistes portugais ont été victimes d’un vol à main armée, des touristes
chinois ont aussi été menacés et dévalisés dans leur bus. A signaler aussi dans la province du Mpumalanga,
ce grave accident de bus qui a coûté la vie à deux touristes britanniques, tout cela alors que le coup d’envoi
du Mondial n’a pas été donné. Cela dit, la plupart des auteurs des vols et des agressions ont déjà été
appréhendés et vont comparaître devant les tribunaux spéciaux mis sur pied spécialement pour la Coupe du monde.


                         
  NOUVELLES DES NATIONS UNIES

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  NOUVELLES D'HAITI
 
CONSEILLER DU PRESIDENT AU POSTE DE DIRECTEUR A LA CIRH.
A moins de 48 heures de la conférence de Punta Cana (RD) sur la reconstruction d'Haïti (2 juin), la Commission intérimaire chargée de gérer, au cours des 18 prochains mois, les fonds y relatifs (plus de 5 miliards de dollars), est pratiquement complète. On a appris que le conseiller éconmique du président René Préval, Gabriel Verret pourrait assurer de manière provisoire et pendant 2 mois le poste de directeur exécutif de la CIRH, en attendant que soit dénichée une personnalité haitienne ou étangère  qui réponde au profil de celui qui doit diriger définitivement cette commission. L'actuele governeure generale du Canada, en fin de mandat, Michaelle Jean, pourrait elle-même, représenter la diaspora au sein de la commission. Les démaches seraient avancées en ce sens  Dans le même dossier, le secteur privé des Affaires a fait choix du president de la Chambre de Commerce et d'Industrue d'Haïti, le Dr Réginald Boulos, pour le representer. Le senat a designé le professeur Jean-Bernard Lucien; la Chambre des députés, le citoyen Lucien Francoeur; le secteur syndical, Jean-Claude Lebrun. Les CASECS se seraient fait représenter par l'Ingénieur Raoul Pierre-Louis. Tous les noms du côté haïtien comme de l'étranger devraient être dévoilés lors d'une rencontre ce mardi à Santo-Domingo, à la veille du sommet de Punta Cana où les 20 membres de la CIRH (10 Haïtiens et 10 étrangers) doivent avoir leur première prise de contact. A la reunion de Santo-Domingo, prendont part les deux co-présidents de la Commission, l'ancien président americain Bill Clinton et le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Y participeront également, les représentants des pays et des institutions ayant promis plus de 100 millions de dollars pour la recnstruction d'Haïti. Il s'agit notamment des Etats-Unis, du Canada, de la France , du Brésil, du Vénézuela, de la Norvège, de la BID et de la Banque mondiale....

11 ANS APRES LA TUERIE DES JEUNES DE CARREFOUR FEUILLES 
Il y a aujourd'hui un peu plus de 11 ans, une patrouille de la police nationale exécutait systématiquement 11 jeunes dans le quartier populaire de Carrefour-Feuilles . C'était plus précisément le 28 mai 1999. C'était sous le premier gouvernement du président René Préval. Le chef de l'Etat avait alors comme premier ministre, Jacques Edouard Alexis. Ce massacre avait soulevé la réprobation générale et un tollé de protestations au niveau local et international. Mais, le chef du gouvernement avait su prendre la bonne décision en faisant mener une enquête qui aboutit au procès des principaux accusés et à leur condamnaton. Mais, 11 ans plus tard, Jacques Edouard Alexis en est encore, et le seul, à "payer" les conséquences de ce drame, comme si rien ne s'était passé sur le plan judiciaire. En effet, le gouvernement libéral de Paul Martin accusé d'avoir été trop réceptif aux chants des adversaires politiques de M. Aexis, a inscrit son nom sur une liste noire de personnes interdites de séjour au Canada, tout en l'accusant de crimes contre l'humanité. Voilà qu'aujourd'hui, 11 ans plus tard et presque jour pour jour, on est au coeur d'une tuerie pratiquement similaire sinon plus grave que celle perpétrée le 28 mai 1999. En effet, le 19 janvier 2010, soit 8 jours après le séisme du 12 janvier qui a fait quelque 300.000 morts, alors que le réflexe aurait dû être de protéger les vivants, des "policiers sans foi ni loi" sont accusés d'avoir abattu de sang-froid, plus d'une douzaine de prisonniers qui tentaient de fuir dans le cadre de la panique générale qui s'est emparéee du pays au lendemain de la catastrophe. Aux Cayes, à la Croix-des-bouquets, au Pénitencier national de Port-au-Prince comme ailleurs, l'état d'esprit des détenus étaient de se protéger. Car, secoués et harcelés par des répliques quotidienennes et pratiquement abandonnés à eux-même au cours des premiers jours post-séisme, les Haïtiens en général et les détenus en particulier ne pouvaient savoir si la magnitude 7 ne serait pas suivie d'une autre secousse encore plus violente n'importe où dans le pays. Et personne ne pouvait non plus souhaiter se retrouver à ce moment-là dans la cellule d'une prison très peu sécuritaire et dont ils ne détenaient pas la clé, naturellement.

A la prison civile des Cayes, les autorités policières ont tenté d'invoquer une mutinerie suivie d'une tentative d'évasion pour ensuite accuser un chef de gangs d'avoir abattu ses collègues prisonniers parce qu'ils auraient refusé de rejoindre le mouvement. De fait, tous les témoignages indiquent le contraire: les détenus aux mains nues qui tentaient effectivement de se sauver auraient même été forcés pour la plupart de se mettre à plat ventre pour être ensuite executés et jetés dans des fosses communes comme c'etait la mode à Port-au-Prince après le séisme. Le massacre des prisonniers est une chose, mais la gestion du massacre par les autorités est d'une gravité sans pareille. On pouvait comprendre que les autorités de Port-au-Prince, prises dans le tourbillon et l'imbroglio post-tremblement de terre, n'aient pu réágir dans les jours qui ont suivi le massacre, mais avoir attendu plus de 4 mois ou encore un reportage du New-York Times pour annoncer une enquête, voilà qui est jugé révoltant.... D'autant que, les autorités judiciaires sont intervenues avec vigueur à plusieurs reprises sur l'urgence de neutraliser les détenus en cavale de la prison centrale de Port-au-Prince, sans jamais évoquer une seule petite fois le dossier bien plus grave de la tuerie des Cayes. Mais, selon certaines autorités, le gouvernement ne savait rien de ce massacre.

La Mission onusienne qui est là pour aider "au renforcement de la démocratie et au respect des droits de l'homme", n'est pas restée moins muette sur cette tuerie pendant plus de 4 mois, mais s'en est vite démarquée quand le quotidien de New-York l'a rendue publique, laissant la police nationale seule sous les feux des projecteurs. Pour beaucoup de gens, après le massacre des Cayes et la tentative de mettre le drame sur le compte d'un chef de gang, on ne peut plus prêter foi à certaines déclarations sur des cas d'évadés du Penitencier national dont on dit qu'ils ont été lynchés par la population. La grande formule aujourd'hui, est que partout où il y a un meurtre, une attaque ou un autre acte répréhensible, un évadé doit y être passé. Porte ouverte donc à toutes sortes de dérapage et d'abus. Les organisations de droits de l'homme, si elles décident aujourd'hui de faire un travail non partisan, elles doivent avoir la force et la neutralité nécessaire pour intervenir sur le cas de toutes les victimes quelque soient leurs affinités politiques.

HOMMAGE AUX MAMANS D'HAITI 
A l'occasion de la fête des mères le gouvernement haïtien a organisé le dimanche 30 mai une cérémonie spéciale en l'honneur de 300 mères. Sélectionnées dans certains camps d'hébergement, l'administration publique ou la PNH, ces femmes de différentes catégories d'ages ont constitué un échantillon de l'ensemble des mères haïtiennes. En organisant cette activité le Ministère des Affaires sociales a voulu encourager les mamans afin de saluer la mémoire des milliers de femmes disparues lors du violent séisme du 12 janvier. Le ministre des affaires sociales a offert des appareil électroménager et une enveloppe à chaque femme en guise de cadeau. Dans une ambiance de fête, ces mères ont dîner avec le ministre des affaires sociales Yves Christalin accompagné de plusieurs de ses collègues dont Marie Laurence Jocelyn Lassegue, Alex Larsen et Joseph Jasmin. Dans un message à l'occasion de cette fête traditionnelle, le chef de l'Etat avait salué le courage des femmes haïtiennes, sévèrement éprouvées par le séisme du 12 janvier. Le président Préval croit que le courage, qui a permis de supporter la douleur, apportera la force nécessaire dans l'entreprise de reconstruction. Haïti revivra avec la force des mères et des femmes avait martelé le chef de l'Etat qui encourage l'harmonie au sein des familles. Il avait eu en cette occasion une pensée spéciale pour les mères amputées et celles vivant sous les tentes depuis le 12 janvier.

NOUVELLES INTERNATIONALES

GAZA. CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU A INTERVENU DANS L'ASSAUT PAR ISRAEL.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé mardi 1er juin une enquête sur l'intervention militaire israélienne contre une flottille pro-palestinienne chargée d'aide humanitaire pour Gaza. Le Conseil a appelé « à lancer sans retard une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux », alors que la Turquie et les pays arabes voulaient également une condamnation claire d'Israël.

Les membres du Conseil de sécurité ont fait de la dentelle diplomatique. Ils réclament une enquête prompte, impartiale, crédible, transparente, conforme aux normes internationales. Mais il ne s’agit pas de l’enquête internationale mandatée par l’ONU initialement réclamée par la Turquie et les pays arabes. Les Etats-Unis s’y opposaient et ont eu le dernier mot. Le texte est suffisamment vague pour que les pays qui le souhaitent y trouvent des arguments pour demander au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de mener l’enquête. Mais les Etats-Unis ont déjà donné leur interprétation très claire : « Israël peut mener une enquête crédible, sans l’ONU ». De la même manière, les pays arabes voulaient une condamnation d’Israël, mais les Etats-Unis l‘ont refusée avant qu’une enquête soit menée. Le Conseil a donc condamné les violences, mais sans dire clairement qui en était responsable. Même chose pour la levée du blocus, voulue par une grande majorité de pays, le mot ne figure pas dans la déclaration même si le Conseil appelle à une distribution sans entraves de l’aide humanitaire. En fin de compte, le texte est tellement alambiqué que chaque camp y trouve son compte. Une affaire qui enflamme la presse israélienne Un commentateur affirme pour sa part que « Netanyahu et Barack auraient dû relire l’histoire de leur propre pays et comprendre les erreurs commises déjà en 1947 par les Britanniques face au bateau des immigrants, l’Exodus ». Un professeur de droit américain vole au secours des responsables israéliens en écrivant dans Maariv « la flottille n’avait pas des objectifs humanitaires et donc tout Etat souverain pouvait l’intercepter en dehors des eaux territoriales ». Yediot Aharonot montre à la une les armes blanches saisies à bord de l’un des navires. « Finalement, estime un éditorialiste, malgré les erreurs, la mission des soldats était pleinement justifiée. Rendons leur donc hommage et cessons de pleurnicher ».

CONFIRMATION DE LA MORT DE MUSTAFA ABOU AL-YAZID D'AL-QAIDA.
Mustafa Abou al-Yazid, connu aussi sous le nom de Cheikh Saïd al-Masri, est considéré comme le n°3 d'al-Qaïda. Il aurait été tué il y a une dizaine de jours par un tir de missile américain sur le nord-Waziristan, une zone tribale pakistanaise à la frontière de l'Afghanistan. Cette région est considérée comme l'un des sanctuaires des talibans et des combattants étrangers d'al-Qaïda, sur laquelle les frappes aériennes se sont multipliées ces dernières semaines. L'égyptien Mustafa Abou al-Yazid est l'une des figures les plus importantes de l'organisation islamiste, parce qu'il a participé à la fondation d'al-Qaïda, avant d'en devenir l'un des trésoriers, donc l'un des personnages clef. Considéré comme l'un des intermédiaires avec Oussama Ben-Laden et Ayman al-Zawahiri, le n°2 d'al-Qaïda, il était devenu le chef principal de l'organisation en Afghanistan. Il était aussi réputé pour être l'un des artisans de la propagande de l'organisation. On l'a notamment vu figurer sur plusieurs vidéos, rendant des hommages postumes à des membres d'al-Qaïda : sa dernière apparition date du 4 mai dernier.

SOMMET AFRIQUE-FRANCE TERMINEE.
Le sommet Afrique-France s'est terminé ce mardi 1er juin à Nice, dans le sud-est de la France. Une rencontre au cours de laquelle le président français, Nicolas Sarkozy, a voulu, à la fois, montrer un intérêt renouvelé pour le continent africain, tout en affichant sa volonté de refonder cette relation pour maintenir les positions de la France. Pour Nicolas Sarkozy La France veut parler avec l’Afrique dans son ensemble. Le sommet vient de se terminer par un plaidoyer. Nicolas Sarkozy la veut désormais «décomplexée» et «tournée vers l'avenir», la relation entre la France et l'Afrique. En tout cas, il a au moins gagné un pari. Les quelque 200 entreprises françaises et africaines qu'il a conviées pour ce sommet, ont adopté une charte professionnelle pour les investisseurs sur le continent africain. Ce sont Laurence Parisot, présidente du patronat français et Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD) qui l'ont annoncé, quelques minutes avant la clôture, devant les chefs d'Etat. Nouvelle stratégie pour maintenir ses positions ? Ce qui est clair, c'est que le continent est de plus en plus convoité. Non seulement par les Chinois mais également l'Inde et le Brésil. Signe de la rénovation tant souhaitée par le président français : deux chefs d'Etat anglophones dont les pays sont des poids lourds, ont été particulièrement choyés.Jacob Zuma Il y a une chose qui empêche le développement du continent africain, il faut bien le comprendre, ce sont les conflits. Le Nigérian Goodluck Jonathan a eu un tête-à-tête de près d'une heure avec Nicolas Sarkozy. Quant au Sud-Africain Jacob Zuma il a été convié lundi 31 mai à un déjeuner de travail avec son homologue français. Comme tous ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy a fait des promesses aux dirigeants africains. Il annonce que la France va prendre des initiatives pour accroître le poids international de l'Afrique lorsqu'elle va présider le G8 et le G20. En clair, Nicolas Sarkozy s'engage à défendre l'idée d'un siège permanent pour l'Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Autre promesse, le président français assure qu'il va « travailler avec les pays africains » pour lutter contre le terrorisme. Il a annoncé que la France allait consacrer 300 millions d’euros sur 2010-2012 pour former 12 000 soldats africains pour les forces de maintien de la paix en Afrique. 

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
 

 BAN KI-MOON SALUE LA GRACE ACCORDEE AUX HOMOS DE MALAWI.
 En visite à Lilongwe, la capitale du Malawi, le Secrétaire général de l'ONU a loué le "courage" de la décision prise samedi par le Président Bingu wa Mutarika de pardonner un couple homosexuel récemment condamné à 14 ans de prison. Ban Ki-moon a dit espérer voir ce pays d'Afrique australe, qui préside actuellement l'Union africaine (UA), changer sa législation criminalisant l'homosexualité. « Nous ne pouvons pas rester passifs lorsque les droits fondamentaux de personnes sont niés -quelque soit leur race, leur croyance, leur sexe, leur âge ou leurs orientations sexuelles », a-t-il expliqué à l'occasion d''un discours devant le parlement du Malawi. « Il est malheureux que des lois criminalisant les individus en fonction de leurs orientations sexuelles existent dans certains pays. Ces législations devraient être amendées », a-t-il insisté. Arrêtés le 28 décembre 2009, deux jours après avoir célébré leur mariage, Steven Monjeza et Tiwonge Chimbalanga ont été reconnus coupables jeudi 20 mai de « pratiques indécentes entre hommes » et « d'offense à l'ordre de la nature ». Ils ont été condamnés à 14 ans de prison ferme et à des travaux forcés. Après cette condamnation, la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, avait critiqué une sentence « évidemment discriminatoire » qui crée « un précédent alarmant dans la région ». Après avoir salué la grâce finalement accordée par le Président du Malawi aux deux hommes, Ban Ki-moon a espéré voir le Parlement du pays prendre "les bonnes mesures pour mettre à jour sa législation et la rendre conforme aux standards internationaux”. Le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a de son côté estimé que la décision du Président constituait "une victoire pour les sans voix et ceux que la société marginalise ». Dans son intervention devant le Parlement, le Secrétaire général de l'ONU a par ailleurs énuméré les quatre éléments clés qui permettront, selon lui, à l'Afrique d''atteindre avec succès les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) définis en 2000 pour éradiquer l'extrême pauvreté d''ici à 2015. Il a d'abord rappelé que les engagements des pays développés devaient être réalisés. « Il y a trop de promesses, trop souvent non tenues », a-t-il estimé. Ban Ki-moon a ensuite appelé l'Afrique à libérer son potentiel humain et matériel. "Les peuples d'Afrique n''ont besoin ni de pitié, ni de charité. Ils ont juste besoin des outils pour créer des emplois et générer des revenus », a-t-il insisté, avant de défendre "une lutte à armes égales pour le continent africain dans le commerce international ». Le Secrétaire général a également prôné une nouvelle approche du développement, dans laquelle tous les OMD sont pris en compte et coordonnés, plutôt que sélectionnés, avec des objectifs respectifs à atteindre. « Nous devrions nous concentrer sur la manière de renforcer la capacité des pays d'Afrique à accroître les investissements dans l'agriculture, l'éducation, la santé et les infrastructures", a-t-il poursuivit, appelant à un « vrai partenariat » entre l'Afrique et les donateurs. Ban Ki-moon a d'ailleurs indiqué que lors du Sommet sur les OMD, en septembre prochain, au siège des Nations Unies, à New York, il demanderait aux États Membres de formuler un plan d'actions concrètes, par étape et avec un calendrier précis. Dernier élément clé pour atteindre les OMD selon le Secrétaire général, la bonne gouvernance, indispensable pour que les initiatives en faveur du développement aient des effets réels. « Nous ne pouvons pas laisser la volonté des gens trompée par la fraude électorale. Nous ne pouvons pas accepter les changements inconstitutionnels de gouvernement. Nous ne pouvons pas accepter les manipulations de la loi pour préserver les privilèges de ceux qui sont au pouvoir », a-t-il conlu devant les parlementaires. Dimanche, le Secrétaire général s'est rendu dans le nord du pays, à Mwandama, pour visiter un "Village du millénaire". Les « Villages du Millénaire » sont nés d'un partenariat entre l'Institut de la terre de l'Université Columbia à New York, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Millenium Promise et le Millenium Villages International. Ils ont été développés dans 12 sites, répartis dans 10 pays d'Afrique, dont le Malawi. L'objectif fondamental de ces « Villages du Millénaire » est d'aider les communautés rurales à réaliser les OMD. Ban Ki-moon sera ensuite à Kampala, en Ouganda pour l'ouverture de la Conférence de révision du traité signé en 1998 à Rome et instaurant la Cour pénale internationale (CPI). À partir du 31 mai, les représentants des 111 Etats parties à la CPI, de pays observateurs, de l'ONU et de la société civile se retrouveront dans la capitale ougandaise pour réaffirmer l'importance de la justice internationale. Le Secrétaire général de l'ONU achèvera cette tournée en France, à Nice, où il a été invité au Sommet France-Afrique organisé les 31 mai et 1er juin. Il y rencontrera de nombreux chefs d'États africains et participera à un atelier sur les changements climatiques et le développement. Ban Ki-moon retournera sur le continent africain le 11 juin, pour la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud, « un hommage fabuleux à la vaillance et au potentiel de l'Afrique », selon lui. Il s'entretiendra aussi les dirigeants sud-africains pour faire le point sur l'état d'avancement des OMD dans le pays. Le Secrétaire général s'envolera ensuite pour une tournée africaine qui commencera au Burundi et se poursuivra dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest où l'ONU intervient : Cameroun, Nigéria, Bénin et Sierra Leone

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NOUVELLES D'HAITI
LABOULE. TIRS DANS LES PARAGES DE LA RESIDENCE DU PRESIDENT D'HAITI.
Des informations font état de coups d’armes tirés aux environs de minuit jeudi par des inconus dans les parages de la résidence du chef de l'Etat dans le quartier de Laboule dans les hauteurs de Pétion-Ville. "Ces tirs n’ont pas atteint ou n'ont pas visé le portail d’entrée de la résidence du président contrairement à des informations communiquées par des medias, ont fait savoir des sources policières. Des impacts de balles n'auraient pas non plus été relevés Les sources mêmes sources ont précisé qu’à partir des informations dont elles disposent, les tirs ont été entendus dans les environs de la résidence du chef de l'Etat. Ce qui a occasionné des fouilles de véhicules sur la route de Laboule. Une dame qui ne voulait que son véhicule soit fouillé a eu les pneus crevés. Des habitants de Laboule ont affirmé avoir entendu les rafales, mais se sont declarés étonnés que les policiers généralement postés non loin de la résidence du chef de l'Etat n'aient pas vu les fauteurs de trouble ou le véhicule dans lequel ils se trouvaient. Une enquête aurait toutefois été ouverte.

-CAP HAITIEN. MANIFESTATION POIUR RECLAMER L'ELECTRICITE.
 Au moins 4 personnes ont eté blessées vendredi à Cité Lescot, un quartier populaire du Cap-Haïtien (nord) alors qu'elles manifstaientpour réclamer l'electricité dont ils elles disent être privées depuis plus de 4 mois. Le mouvement etait accompagné de jets de pierres et de tessons bouteilles. Une patrouille de la MINUSTAH qui tentait de neutraliser les manifestants a dû se replier. Les balles ayant blessé les protestataires, auraient été tirés par des agents de la police nationale. D'autres personnes ont été blessées à coups de pierres. La situation était restée tendue toute la journée à Cité Lescot où les habitants ont promis de revenir à la charge.

MINUSTAH. EDMOND MULLET ET LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES D'HAITI.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Edmond Mulet, a indiqué jeudi que la communauté internationale est contre l’idée de la mise en place d’un gouvernement ad hoc de transition dans le pays. Plusieurs manifestations ont été organisées ces dernières semaines à Port-au-Prince et dans différentes villes de province pour réclamer le départ du chef de l'Etat accusé de graves violations de la constitution et de vouloir organiser des élections partisanes. Selon Edmond Mulet, un gouvernement de ransitionn’aura pas d’assises légitimes et démocratiques et pourrait miner les efforts de stabilité déjà entrepris en Haïti. Il appelle les haïtiens à redoubler d’efforts pour que des élections puissent se tenir avant la fin de l’année. Edmond Mulet a déclaré soutenir la position exprimée par le forum des ex-premiers ministres qui ont récemment affirmé qu’il est primordial que tous les groupes mettent de coté leurs intérêts personnels pour défendre la souveraineté nationale et le développement du pays. Il a souligné que le respect de la constitution et des élections qu’elle prévoit est essentiel à la stabilité politique, ajoutant que la communauté internationale et le groupe de travail sur les élections font tout ce qui est en leur pouvoir pour permettre la tenue de ces joutes à la date prévue par la constitution. Le représentant spécial du secrétaire général a dit comprendre la position de ceux qui affirment que l’attention devrait être portée sur le sort des déplacés et la reconstruction mais il a précisé que si un gouvernement légitime n'émerge pas d’élections crédibles, l’alternative sera une gouvernance chaotique. Il se dit, tout comme la communauté internationale, préoccupé par le discours de ceux qui prônent des changements anticonstitutionnels et antidémocratiques dans le pays. Toutefois, des responsables politiques qui prenaient part à une manifestation ce jeudi, ont rappelé que le president Préval était revenu au pouvoir en 2006 à la faveur d'élections organisées par un régime de transition issu lui-même d'un coup d'état. Edmond Mulet a fait savoir par ailleurs avoir été étonné d’entendre des secteurs politiques l'accuser de faire la promotion de l’idée d’organiser des élections le 28 novembre prochain. Pusieurs membres des plateformes politiques et populaires à la base des manifstations réclamant le départ du président René Préval, ont en effet accusé la MINUSTAH et le représentant du secrétaire général de cautionner des décisions anti-constitutionelles du pouvoir en place et de s'immiscer dans les affaires politiques du pays. " Je n'ai rien inventé, a rétorqué Edmond Mulet, ajoutant que, dans son article 134, la constitution dit clairement que les élections présidentielles doivent être organisées le dernier dimanche du mois de novembre de la 5ème année de mandat du président sortant. Il a réaffirmé la volonté de la communauté internationale d’accompagner le processus électoral de manière à contribuer à la stabilité, la consolidation et l’institutionnalisation de la démocratie en Haïti. L'instabilité conduit vers l’échec et ne favorise pas le développement, la croissance et la création d’emplois", a dit le représentant du secrétaire général, faisant savoir que l’Office National d’Identification (ONI) et le Conseil Electoral Provisoire (CEP) s’emploient à la mise en œuvre d’un plan devant permettre à tout électeur désireux de prendre part aux prochaines joutes, de remplir pleinement son devoir de citoyen. Du coup, M. Mulet encourage l’ensemble des acteurs politiques à participer à la création d’un environnement favorable à la tenue d’élections honnêtes et crédibles. L’organisation des prochaines élections avant la fin de l’année est techniquement possible en Haïti, a-t-il fait savoir, citant les conclusions d'un rapport d'une mission des Nations-Unies sur la faisabilité des élections..

 MANIFESTATION RECLAMANT LE DEPART DU GOUVERNEMENT PREVAL  
Plus d'un millier de personnes ont pris part ce jeudi à la 2ème manifstation de cette semaine convoquée par des platesformes de l'opposition pour reclamer la démission du chef de l’Etat, René Préval et de son équipe gouvernementale. Des slogans défavorables au chef de l'Etatont une fois de plus été lancées par les manifstants venus de divers points de la capitale, contre le chef de l'Etat accusé d'inefficacité et de violation de la constitution. La manifestation allait être dispersée à coups de gaz lacrymogènes par des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) devant le Palais Présidentiel où les manifestants voulaient briser le périmètre de sécurité en fer forgés installés devant les ruines du Palais. Des pierres auraient également été lancés par des individus. Un membre de « la plateforme "tèt kole" ds oganisations populaires Bateau Junior a dénoncé les brutalites exerceee par des agents de la PNH qu’il accuse d’être l’instrument de répression que le pouvoir utilise pour empêcher les citoyens de manifester. "Ce genre de comportement loin de nous faire reculer, attise plutôt notre desir de changement a-t-il dit, réitérant que les manifestants n'ont pas l'intention de s'arrêter en chemin. Un autre membre de l’opposition, André Michel, a lui aussi condamné l’attitude des agents de la PNH. Attitude qui, dit-il, participe d’une stratégie d’intimidation. "Mais, le combat va continuer et notre objectif demeure inchangé, affirme-t-il, ajoutant que la politique du chef de l’Etat n'a pas le support de la population. Pour sa part, Jacques Matelier, ancien délégué départementa du Sud sous la présidence de Jean Bertrand Aristide dont les partisans réclament le retour en Haïti, affirme que c'est le président Préval, par sa manière d’agir, qui a poussé la population à se soulever contre lui. Selon lui, René Préval a montré qu’il n’au aucune volonté de changer la situation des citoyens en proie à de sérieuses difficultés, particulièrement après le séisme du 12 janvier dernier.

REGINALD BOULOS DE LA CCIH S'OPPOSE A UN RENVERSEMENT DE PREVAL.
Le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, n'appuie pas la mobilisation de plusieurs secteurs de l'opposition qui veulent renverser le gouvernement de René Préval. Dans une interview à radio Métropole, M. Boulos a mis l'accent sur la nécessité d'éviter la formation d'un gouvernement de transition qui ne fera qu'accentuer les problèmes. L'homme d'affaires rappelle que les gouvernements de transition au cours de ces 25 dernières années n'ont pas permis de résoudre les problèmes. Faisant remarquer qu'un gouvernement provisoire contribuera à créer un climat d'instabilité, le président de la CCIH soutient que les acteurs doivent se préparer pour obtenir le décaissement des fonds promis par les donateurs. Entre autres le coordonnateur du Forum économique estime que la démission de Préval ne fera qu'aggraver la situation des sans abris dans les camps. A 10 mois de la fin du mandat de René Préval, le président de la CCIH exhorte les acteurs à concentrer leur attention sur la préparation d'élections crédibles. Il invite les acteurs politiques à s'engager dans un dialogue constructif sur la crédibilité de l'organisme électoral. Il croit que le chef de l'Etat devrait prendre l'initiative de ce dialogue indispensable avant le lancement du processus électoral.

LEADERS POLKITIQUES CONDAMNENT ATTENTAT CONTRE LA RESIDENCE DU PRESIDENT.
Plusieurs leaders de l'opposition haïtienne, dont Luc Mesadieu ( Mochrena) Harry Marsan (OPL), Turneb Delpé ( PNDPH), condamnent l'attaque d'individus armés contre la résidence du président Préval. Pasteur Mesadieu et Turneb Delpé estiment que les forces de l'ordre doivent renforcer le dispositif sécuritaire à la résidence du chef de l'état. Luc Mesadieu rappelle toutefois que la population a le droit de manifester sa volonté politique. De son coté, Rosny Desroches de l'Initiative de la Société Civile (ISC) condamne également l'attentat contre la résidence du chef de l'Etat à Laboule 20. Il souhaite que cet incident n'entraîne une phase de violence dans les rapports politiques en Haïti. M. Desrosches et plusieurs autres dirigeants de l'opposition sont dans l'attente des résultats de l'enquête sur ce dossier. M. Desroches n'a pas voulu faire de spéculations et préfère attendre les résultats de l'enquête policière qui doivent être rendu publique. Pour sa part le chef de file du KID, Evans Paul, dit craindre qu'il s'agisse d'une manipulation des proches du pouvoir. Il signale que cet attentat est survenu alors que la mobilisation contre Préval commence à s'intensifier. Evans Paul se dit précautionneux et réclame plus de transparence sur ce dossier. Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, partage les préoccupations de M. Paul. Faisant remarquer que l'attentat n'a rien a voir avec la mobilisation de l'opposition, l'ex-député Marsan réclame une investigation afin de capturer les bandits. Je condamne énergiquement de telles agressions martèle M. Delpé pour qui il peut s'agir de manœuvre de diversion visant a freiner

NOUVELLES INTERNATIONALES

LES DEBOIRES DE BRITISH PETROLEUM DANS LE GULF DU MEXIQUE
La marrée noire continue. BP prépare une nouvelle tentative de colmatage. La marée noire sévit dans le Golfe du Mexique depuis le 22 avril dernier et la compagnie BP -qui n'est toujours pas parvenue à endiguer les flots de pétrole qui jaillissent quotidiennement en dépit de plusieurs tentatives- prépare actuellement une nouvelle opération de colmatage du puits de pétrole. L'échec essuyé ce week end a été qualifié de « navrant » et « déchirant » par le président américain Barack Obama. La prudence est désormais de mise quant aux chances de succès du prochain projet. Depuis le début de l’accident, il y a six semaines, la compagnie pétrolière a monté 5 opérations pour tenter de stopper la fuite, cinq opérations qui se sont soldées par autant d’échecs. Cette fois il est prévu de commencer par sectionner le tuyau endommagé qui relie le puits à la plateforme échouée au fond de l’océan. L’idée est d’obtenir une coupe nette afin de pouvoir connecter un autre tuyau qui récupérerait le mélange de gaz et de pétrole et l’acheminerait à la surface sur un bateau. Le dispositif prévoit une sorte de capuchon chargé de confiner la fuite. Hormis la nouvelle coupe du tuyau cette nouvelle approche rappelle celle qui avait échoué il y a trois semaines quand le couvercle de confinement n’avait pu fonctionner à cause de la formation de cristaux de glace. Le groupe pétrolier reste donc prudent sur les chances de succès de cette nouvelle opération. En fait la seule solution qui aurait toutes les chances de réussir serait celle du puits de dérivation qui capterait le flot de pétrole à sa source. La construction d'un tel puits est en cours elle devrait durer jusqu'au début du mois d'août.

25EME SOMMET SPECIALE AFRIQUE-FRANCE.
Le 25e sommet Afrique-France s'ouvre ce lundi 31 mai 2010 à Nice, dans le sud de la France. Le premier depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Une rencontre que le président français a voulu pour la première fois ouverte au secteur privé et à la société civile, tout en veillant à la forte participation des chefs d'Etats et de gouvernements. Une manière d'imprimer sa marque après les années Chirac.  Le 25e sommet Afrique-France s'ouvre ce lundi 31 mai 2010 à Nice dans le sud de la France. Trente-huit dirigeants africains ont fait le déplacement. 31/05/2010 - 25e sommet Afrique-France Débat à Nice autour de la place de l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU La place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, en clair, la place de l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU est en discussion à Nice.  Paris-Nice à pied pour réclamer la régularisation des sans papier Les travailleurs clandestins qui ont quitté Paris le 1er mai dernier pour rejoindre Nice à pied où se déroule le sommet sont arrivés ce 30 mai 2010

50 ANS APRES LES INDEPENDANCES, LA FRANCE AFRIQUE CONTINUE A BOUGER.
 « On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services » . C'est ainsi que le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, justifie la politique du président français, Nicolas Sarkozy, à l'égard de l'Afrique. Celui-ci avait promis de rompre avec les réseaux de la Françafrique de ses prédécesseurs. Pas facile de se débarrasser d'un système. Dès janvier 1994, quand le franc CFA est dévalué de 50%, beaucoup croient que c’est fini. Un mois plus tard, aux obsèques de Félix Houphouët-Boigny, « c’est le père de la Françafrique que l’on enterre, mais c’est aussi la Françafrique elle-même (François Mitterrand, Jacques Chirac, Omar Bongo, Gnassingbé Eyadema, etc) qui se réunit une dernière fois pour une ultime cérémonie d’adieu ». En avril 1997, après une victoire électorale de la gauche en France, le nouveau Premier ministre Lionel Jospin définit sa politique africaine en quatre mots : « Ni ingérence, ni indifférence ». Et beaucoup pensent alors que la Françafrique va mourir pour de bon. Enfin, en janvier 2008, quand le secrétaire d’État français à la coopération, Jean-Marie Bockel, proclame dans le journal Le Monde : « Je veux signer l’acte de décès de la Françafrique », beaucoup pensent : « Si c’est le ministre lui-même qui le dit… ». Le problème est que, deux mois après cette déclaration, l’infortuné Bockel perd le portefeuille de la coopération à la demande du président gabonais Omar Bongo. À la même époque, en février 2008, la France aide le président tchadien Idriss Déby à repousser un assaut rebelle sur N’Djamena sans lui demander la moindre contrepartie. À ce jour, aucune enquête judiciaire réelle n’a été menée sur la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh. La Françafrique C'est un complexe franco-africain, un système tentaculaire, ni tout à fait français, ni tout à fait africain, dont le centre de commandement se situe à Paris, à la cellule africaine de l’Elysée, et dont les pseudopodes s’étendent en Afrique. Toujours en février 2008, Paris ferme les yeux sur la répression implacable qui s’abat sur les émeutiers de la faim au Cameroun – plus de 100 morts de source indépendante. Enfin, en août 2009, quelques jours avant la présidentielle qui doit désigner le successeur d’Omar Bongo à la tête du Gabon, l’un des conseillers officieux du président français Nicolas Sarkozy, Robert Bourgi, confie au journal Le Monde : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra ». Et au même moment, le secrétaire d’État français à la Coopération, Alain Joyandet, se rend très discrètement en Guinée équatoriale pour demander au président Obiang Nguema de ne plus soutenir le candidat André Mba Obame contre celui de Paris…La « rupture » promise par le candidat Sarkozy est-elle tombée aux oubliettes ? Pas si simple. Tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Au Togo par exemple, le président français essaie de se démarquer de son prédécesseur Jacques Chirac. Dès avril 2005, il a qualifié de « mascarade » l’élection très controversée du fils du défunt Gnassingbé Eyadema – un scrutin qui, selon l’Onu, s’est soldé par la mort d’au moins 500 personnes.

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2007, Nicolas Sarkozy a fait recevoir le principal opposant togolais, Gilchrist Olympio, par deux de ses collaborateurs : en septembre 2008 par Alain Joyandet, et en février 2009 par le chef de la cellule Afrique de l’Élysée, Bruno Joubert. Est-ce parce que le Togo n’occupe pas la position stratégique du Tchad ou ne possède pas les richesses pétrolières du Gabon ? Visiblement, Paris est plus exigeant avec Lomé qu’avec d’autres capitales. D’ailleurs, Faure Gnassingbé ne s’y trompe pas. En décembre dernier, il a fait expulser le premier secrétaire de l’ambassade de France à Lomé – une première depuis l’indépendance du Togo. En retour, Nicolas Sarkozy le bat froid. En février, après la dernière présidentielle togolaise, il ne l’a félicité que du bout des lèvres. Dans son télégramme, il a lourdement insisté sur « l’ampleur des efforts qui restent à accomplir en faveur de l’enracinement de la démocratie dans toutes ses dimensions » au Togo. Autre signe de « rupture » : la renégociation des accords de défense avec les anciennes colonies françaises. Finies les clauses secrètes qui garantissaient aux régimes en place une aide militaire française en cas de soulèvement populaire ou de rébellion armée. « Les temps ont changé et la France n’a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique », a lancé Nicolas Sarkozy au Cap, en Afrique du Sud, en février 2008. Cela dit, le chef de l’État français a renoncé à fermer la base militaire française de Libreville au Gabon, comme le suggérait pourtant le Livre blanc de la défense publié en juin 2008. Commentaire d’un conseiller du président Ali Bongo : « C’est donnant-donnant. Les Français protègent notre régime contre les menaces intérieures ou extérieures. En échange, nous soutenons leur politique en Afrique et ailleurs ». Avec le régime du Président rwandais Paul Kagamé, les retrouvailles sont spectaculaires. Après trois ans de rupture, les relations diplomatiques ont été rétablies en novembre 2009. Dans la foulée, Bernard Kouchner puis Nicolas Sarkozy se sont rendus à Kigali. La justice française soupçonne le régime rwandais d’être impliqué dans l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Habyarimana. De son côté, la justice rwandaise accuse la France d’être complice du génocide de 1994. Aujourd’hui, Paris et Kigali essaient de vider leur querelle judiciaire. Avec le régime du président ivoirien Laurent Gbagbo, les choses sont plus compliquées, sans doute à cause de la force des liens entre Français et Ivoiriens via l’UMP, le PS, le FPI, le PDCI et le RDR. Tout va dépendre de la future présidentielle et des conditions de sa transparence. En privé, Nicolas Sarkozy s’impatiente des lenteurs du processus électoral et les attribue au camp Gbagbo qui aurait peur de perdre. Mais en public, il se garde de toute critique à l’égard du régime ivoirien. Des relations pragmatiques En fait, l’une des différences entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy est que le premier refusait de prendre au téléphone les chefs d’État africains qui lui étaient ouvertement hostiles. Mieux, il ne cachait pas son antipathie à l’égard de certains, comme l’Ivoirien Laurent Gbagbo. Le second est plus « rond ». Cinquante après, la France commence enfin à « dépassionner » ses relations avec l’Afrique et à traiter de la même façon toutes ses anciennes colonies, celles qui restent amies comme celles qui ont « coupé le cordon ». Finie l’époque de Sékou Touré, où Charles de Gaulle voulait « punir » la Guinée d’avoir dit non à la France. Moins de pathos, plus de pragmatisme. De ce point de vue, la France a tiré quelques leçons des émeutes anti-françaises d’Abidjan en novembre 2004. L’avenir de la Côte d’Ivoire ne se décide plus à Marcoussis en France, sous la houlette de Jacques Chirac, mais en Afrique, sous celle du chef de l’État burkinabé Blaise Compaoré. Et aujourd’hui, les « patriotes » proches de Laurent Gbagbo ont de plus en plus de mal à mobiliser les foules d’Abidjan contre la « France coloniale ». Cinquante ans après, la relation franco-africaine se normalise lentement.

Que reste-t-il de la Françafrique en 2010 ? D’abord du business. Paris accorde la priorité aux pays africains qui lui vendent du pétrole (Angola, Nigeria, etc.) ou de l’uranium (Niger), et à ceux qui peuvent lui acheter de la haute technologie (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Afrique du Sud). D’où l’extrême prudence de Nicolas Sarkozy sur le dossier du Niger. L’an dernier, quand Mamadou Tandja a tordu le cou à la constitution de son pays pour essayer de se maintenir au pouvoir, la France n’a rien dit ou presque. Et jusqu’à preuve du contraire, Paris n’a trempé d’aucune manière dans le coup d’Etat qui a renversé Tandja en février dernier. Mieux, pendant les premières heures du putsch, Paris n’y a pas cru. Il a fallu que la radio nationale diffuse de la musique militaire pour que les Français ouvrent les yeux... Mais surtout, de la Françafrique, il reste une alliance d’intérêts bien compris. Côté français, le système D’où l’extrême prudence de Nicolas Sarkozy à l’égard de Mamadou Tandja, l’homme qui vient de tordre le cou à la Constitution du Niger pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2012. Mais surtout, de la Françafrique, il reste une alliance d’intérêts bien compris. Côté français, la Françafrique a longtemps été une tirelire, une « France à fric ».

En 2002, lors du procès Elf, Loïc Le Floch-Prigent s’est mis à table : « On va appeler un chat un chat. L’argent d’Elf part en Afrique et revient en France ». Et en juin dernier, à l’occasion des obsèques d’Omar Bongo, l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing a révélé sur la radio Europe 1 un drôle d’échange téléphonique lors de la campagne présidentielle de 1981 : « J’ai appelé Bongo et je lui ai dit : « Vous soutenez actuellement la campagne de mon concurrent [Jacques Chirac]». Alors il y a eu un temps mort, et il m’a dit « Ah, vous le savez ? », ce qui était merveilleux. À partir de ce moment-là, j’ai rompu mes relations personnelles avec lui ». Difficile de croire que ces pratiques ont totalement disparu en 2010…

Côté français, les décideurs de gauche comme de droite continuent de nourrir l’ambition d’une « plus grande France ». Une France qui se projette dans le monde grâce à quatre multiplicateurs de puissance : l’arme atomique (fabriquée avec un combustible en provenance... du Niger), le siège permanent au Conseil de sécurité, l’Europe et l’Afrique. En 2003, lors de son bras de fer avec l’Américain George Bush sur l’Irak, Jacques Chirac a usé ouvertement de trois de ces instruments de puissance – les trois derniers. L’Afrique est donc une pièce maîtresse de ce dispositif. Jean-Pierre Dozon l’appelle même « l’État franco-africain » : « Le plus fort tour de passe-passe de la Ve République, grâce auquel l’État français parvint à se métamorphoser en grande puissance, consista à se démultiplier en autant d’États voués à soutenir sa politique étrangère ». La Françafrique, « État simultanément un et multiple ». La Françafrique, « individualité historique », dit encore Dozon en empruntant la formule à Max Weber.

Côté africain, la Françafrique est perçue par plusieurs chefs dÉtat comme une assurance-vie. Elle est la garantie d’un soutien financier (l’APD – Aide publique au développement, l’entregent de Paris auprès du FMI et de la Banque mondiale) et monétaire (le franc CFA adossé au Trésor français et à l’euro) à des économies défaillantes. Surtout elle pérennise des régimes très peu démocratiques mais fidèles à la France.

L’arrivée de Nicolas Sarkozy a-t-elle changé la donne ? « Non », répond Achille Mbembé. « Le cartel des satrapes – d’Omar Bongo, Paul Biya et Sassou Nguesso à Idriss Déby, Eyadema fils et les autres – se félicite de ce qui apparaît clairement comme le choix de la continuité dans la gestion de la Françafrique – ce système de corruption réciproque qui, depuis la fin de l’occupation coloniale, lie la France à ses affidés africains », écrivait l’historien camerounais dès le 1er août 2007 dans les colonnes du journal Le Messager de Douala. Depuis, Ali Bongo a succédé à son père et le Sénégalais Karim Wade semble se préparer lui aussi à briguer la succession de son père lors de la présidentielle de 2012. En fait, dans l’esprit de plusieurs chefs d’État africains, la Françafrique reste un instrument irremplaçable de conservation du pouvoir : une garantie contre l’alternance démocratique, un gage de présidence à vie, voire une promesse de transmission héréditaire du pouvoir. La force de ces régimes est de parvenir à faire croire à la France qu’ils sont ses seuls alliés indéfectibles, à l’exclusion de leurs adversaires politiques (opposants ou rebelles).

La faiblesse de la France, c’est de croire que c’est vrai, plus par commodité que par naïveté. « On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services », dit le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant. On est loin du discours de Barack Obama à Accra le 11 août dernier : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais de fortes institutions ». La Françafrique ou l’Afrique « utilitaire ». Pour la France, il y a un vrai risque de décrochage avec la jeunesse africaine.

 NOUVELLES DES NATIONS UNIES

HOMMAGE DE L'ONU AUX CASQUES BLEUS.
28 mai 2010 – « Cette année la Journée internationale des Casques bleus est sombre », a indiqué le Secrétaire général, Ban Ki-moon, dans un hommage adressé au personnel des opérations de maintien de la paix. En 2009, 121 Casques bleus sont morts en service. Le tremblement de terre en Haïti, au début de l'année 2010, en a également tué 96. « En cette Journée internationale des Casques bleus de l'ONU, nous honorons les sacrifices de ces hommes et ces femmes qui ont perdu leurs vies pendant qu'ils servaient le drapeau des Nations Unies », a déclaré Ban Ki-moon. « Avec 96 Casques bleus décédés, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH a été la plus grande perte humaine de l'histoire de l'ONU », a-t-il déploré, avant d'ajouter que cette épreuve avait aussi démontré leur efficacité. « Ils ont su mettre leurs traumatismes de côté rapidement, se remettre vite au travail pour aider la population », a encore le Secrétaire général. Le 12 janvier, le tremblement de terre en Haïti a provoqué l'effondrement du siège de la MINUSTAH. Au total, 29 États Membres de l'ONU ont déploré des pertes militaires ou civiles dans les contingents mis à la disposition de la l'organisation. Le Brésil, qui a joué un rôle central dans la mission depuis sa création en 2004, a perdu 20 de ses ressortissants, le chiffre le plus important pour un pays ayant envoyé des soldats ou des forces de police pour servir sous la bannière onusienne. En 2009, les Casques bleus ont également dû faire face à des situations particulièrement délicates, notamment en Afghanistan et au Darfour où ils ont été au cœur de zones de combats et d'affrontements très meurtriers. A l'heure actuelle, plus de 124.000 Casques bleus, dont 100.000 militaires et policiers, provenant de 115 pays, sont déployés dans 16 opérations sur quatre continents de la planète. Ils assurent la sécurité des populations civiles, encadrent les processus électoraux, rapatrient des refugiés et des déplacés, protègent des convois humanitaires ou participent à la promotion de la paix et à la réconciliation dans le monde. Au cours des dernières années, le rôle traditionnel des Casques bleus, qui consistait principalement à maintenir la paix en surveillant les accords de cessez-le-feu et les frontières entre États souverains, a considérablement évolué. Ils sont aujourd'hui davantage impliqués dans des opérations liées à des conflits internes et disposent de mandat politique qui élargit leur champ d'action. Ils sont aussi engager dans la promotion du dialogue et la réconciliation, la protection les civils, l'aide au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration de combattants, l'appui à l'organisation d'élections, à la défense et la promotion des droits de l'homme et à la restauration de l'état de droit. Vendredi 28 mai, à l'occasion de cette « Journée internationale des Casque bleus », des commémorations sont organisées au siège des Nations Unies, à New York, ainsi que dans de nombreux bureaux de l'ONU dans le monde. Les 121 Casques bleus qui ont perdu la vie en 2009, au service des Nations Unies, recevront vendredi à titre posthume la médaille « Dag Hammarskjöld », du nom du 2e Secrétaire général de l'histoire de l'ONU. Lors de la cérémonie qui s'est déroulée au siège de l'ONU, à New York, vendredi dans la matinée, la Vice-secrétaire générale, Asha-Rose Migiro, a déposé une couronne de fleurs en hommage aux Casques bleus décédés. « Au cours de mes missions, j'ai vu le meilleur des Nations Unies sur le terrain. Rien ne m'a plus impressionné que le courage des Casques bleus », a-t-elle déclaré. « Vous êtes les gardiens de la promesse de l'ONU : notre union pour maintenir la paix et la sécurité internationales ». La Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies à été instaurée par l'Assemblée générale en 2002, pour rendre hommage à tous les hommes et femmes au service de l'ONU et de ses valeurs. La date du 29 mai a été choisie en l'honneur de la première mission de maintien de la paix menée en 1948 par l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (UNTSO) en Palestine.

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NOUVELLES D'HAITI

C'EST MON DERNIER 18 MAI COMME PRESIDENT A DECLARE LE PRESIDENT PREVAL
« C’est mon dernier 18 mai avec vous comme président », a lancé le président de la république René Préval à l’adresse des Archelois lors de la Fête du drapeau ce mardi à l’Arcahaie. René Préval, lors de son discours ce mardi sur la Place du drapeau, a annoncé qu’il s’agissait de « son dernier 18 mai » comme président d’Haïti. Le président a fait ces déclarations devant des centaines de sympathisants qui l’acclamaient à l’Arcahaie. Située dans le département de l’Ouest, la ville de l’Arcahaie est célèbre pour avoir accueilli le 18 mai 1803 le congrès de l'Arcahaie qui donna lieu a la création du drapeau national haïtien par le père de la patrie, Jean-Jacques Dessalines, en arrachant le blanc du drapeau français et fit coudre le bleu et le rouge par Catherine Flon pour symboliser l'union des noirs et de mulâtres. Poursuivant son discours, le président Préval a lancé un appel a l’endroit de tous ceux qui ont la responsabilité de réaliser des élections de faire tout leur possible pour que le 7 février 2011 un autre président soit installé à la tête du pays. « Un président que le peuple choisira dans de bonnes élections. Alors je m’en irai tranquillement », a jouté M. Préval qui a remercié la population de la Cité du drapeau de son habituel bon accueil à son endroit. « Je m’en vais », a-t-il lancé à la fin de son allocution. A rappeler que de depuis le 1er mai dernier, différentes manifestations de rue se tiennent à travers Port-au-Prince et les villes de province pour notamment contester le décret sur la prolongation de la loi d’urgence et dénoncer le fait que le président veuille se maintenir au pouvoir au-delà du 7 février 2011, date à laquelle il doit passer la main à son successeur élu. Des manifestations ont encore eu lieu le 17 mai à Port-au-Prince et à Miragoâne, et le 18 au Cap-Haitien.

DES MILLIERS ONT PRIS PART A LA MANFESTATION ANTI-GOUVERNEMENTALE.
Plusieurs milliers de personnes ont pris part ce lundi à Port-au-Prince à une nouvelle manifestation anti- gouvernementale, au cours de laquelle, une personne a été blessée par balle. Les groupes de manifestants qui provenaient d'endroits différents se sont rencontrés dans les parages du Palais National où un important dispositif de sécurité avait été mis en place très tôt dans la matinée en prévision à ce mouvement. Les protestataires ont forcé des barrages installés par les membres d'une unité spécialisée de la Police Nationale. Ils scandaient des slogans hostiles au Chef de l'État. Tous les participants n'avaient pas les mêmes revendications. Si certains manifestants pro-Lavalas exigeaient le retour de leur leader, Jean Bertrand Aristide, d'autres réclamaient purement et simplement le départ du président Préval, qui selon eux est en train de violer la constitution de 1987. Cette manifestation a été organisée par plusieurs organisations politiques dont Lavalas et le PNDPH. Elle fait suite aux mobiclisations qui ont eu lieu le week-end écoulé, notamment au Cap Haïtien dans le Nord ou à Jacmel dans le sud-est.

DECES DE L'EX-MINISTRE DE L'EDUCATION BIEN-AIME. DES ETUDIANTS EN TRISTESSE.
L'ex-ministre de l'éducation nationale Gabriel Bien Aimé est décédé le samedi 15 mai 2010 dans un centre hospitalier de la capitale haïtienne. M. Bien Aimé qui était jusqu'à cette date membre du directoire de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), a succombé à une crise d'hypertension artérielle. ospitalisé depuis une semaine en raison des complications de sa maladie, M. Bien Aimé a rendu l'âme avant d'être transporté vers un hôpital à l'étranger. Ex-pretre engagé dans les années 1990, M. Bien Aimé avait joué un rôle important dans la communauté " Ti Legliz " de Saint Gérard aux coté de Jean Mary Vincent et Ti Jean. Partisan de la théologie de libération M. Bien Aimé aurait envisagé de briguer la présidence lors des prochaines joutes. Sa dernière intervention publique remonte au 18 avril 2010 dans la Grand Anse. Il avait dénoncé la loi d'urgence qui selon lui comporte des effets pervers puisqu'elle restreigne les libertés fondamentales. Le départ de M. Bien Aimé attriste des responsables de syndicats d'enseignants et ses camarades de l'OPL qui ont en mémoire son action au sein du ministère de l'éducation nationale. Entre juin 2006 et septembre 2008, M. Bien Aimé avait occupé la fonction de ministre de l'éducation au sein du gouvernement d'ouverture de Jacques Edouard Alexis. Quelques mois après son départ du gouvernement son action a été critiquée par les autorités y compris le chef de l'Etat. Plus de 2 000 personnes avaient été intégrées dans le système éducatif sans lettre de nomination. A l'époque les dirigeants de l'OPL avaient dénoncé les critiques contre M. Bien Aimé qui selon eux visaient à ternir l'image du parti avant les sénatoriales. Aujourd'hui encore l'ex-sénateur Andrice Riché soutient que M. Bien Aimé avait déployé des efforts pour améliorer le système éducatif. Cet avis est partagé par les dirigeants des syndicats, GYEL, Leonel Pierre et CONEH, Paul Saint Preux. M. Pierre croit que l'ex-ministre de l'éducation avait fait montre de détermination pour faire bouger le système éducatif. On notera que les responsables du ministère de l'éducation ont exprimé leur tristesse en raison du décès de M. Bien Aimé.

MOUVEMENT ANTI-PREVAL APPUYE PAR MADAME MANIGAT.
La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes, (RDNP), Myrlande Hyppolite Manigat dit supporter le mouvement orchestré depuis quelques semaines, contre le pouvoir en place. Cependant, la constitutionaliste ne demande pas le départ anticipé du Président Préval. Intervenant à la rubrique le point sur le 100, la secrétaire générale du RDNP, estime que la mobilisation anti-Préval est justifiée compte tenu des violations de la constitution perpétrées par le régime en place. « Je ne réclame pas son départ, je dis que son départ serait une bonne chose », précise madame Manigat de la Plateforme des patriotes haïtiens (PLAPH). Tout en présentant son soutien au mouvement populaire, elle croit que le départ du Chef de l'État, est inéluctable et que ce sera une bonne chose pour le pays. Selon, madame Manigat, cette mobilisation, qui prend de l'ampleur, doit être prise au sérieux parce qu'elle permet à une frange de la population qui ne s'implique pas habituellement dans la politique de s'exprimer concernant le départ du président. Depuis plusieurs semaines, les manifestations anti-gouvernementales se multiplient au pays, notamment en province. Les manifestants réclament le départ du Président de la République qui selon eux ne respecte pas la constitution de 1987.

 
   NOUVELLES INTERNATIONALES

25e sommet Afrique-France: débat tendu sur la gouvernance mondiale NICE (AFP) - 31.05.2010 09:30 La place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale est l'un des grands thèmes qui devaient être discutés, à partir de lundi après-midi par le président Nicolas Sarkozy et 38 chefs d'Etat ou de gouvernement africains.

Jacob Zuma et Abdelaziz Bouteflik le 25 mai 2010 à Alger La place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale est l'un des grands thèmes qui devaient être discutés, à partir de lundi après-midi par le président Nicolas Sarkozy et 38 chefs d'Etat ou de gouvernement africains.

AFP/Archives - Fayez Nureldine Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, le 27 mai 2010 à Oslo Les dirigeants africains faisaient pression, lundi à l'ouverture d'un 25e sommet Afrique-France à Nice, pour obtenir le soutien de Paris à un accroissement de leur influence dans les grandes enceintes internationales, Conseil de sécurité de l'ONU en tête.

AFP/Archives - Hakon Mosvold LarsenLes dirigeants africains faisaient pression, lundi à l'ouverture d'un 25e sommet Afrique-France à Nice, pour obtenir le soutien de Paris à un accroissement de leur influence dans les grandes enceintes internationales, Conseil de sécurité de l'ONU en tête.

Au sein de ce Conseil, l'Afrique ne peut continuer à être la "cinquième roue de la charrette", a souligné lundi le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso. "Le Conseil de sécurité ne peut rester sans l'Afrique, tel qu'il a été décidé après la Seconde guerre mondiale", a-t-il ajouté sur France Info.

Le sujet suscite des discussions "agitées", avait reconnu dans la nuit le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, après une réunion de plus de six heures avec ses homologues africains. "On n'a pas trouvé de solution. On a trouvé la manière de commencer à se donner les moyens d'être plus réaliste", a-t-il expliqué à l'AFP et à la radio RFI.

La place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale est l'un des grands thèmes qui devaient être discutés, à partir de lundi après-midi par le président Nicolas Sarkozy et 38 chefs d'Etat ou de gouvernement africains.

Selon plusieurs diplomates africains, la discussion a été "houleuse" dans la nuit, parfois "très dure". "La discussion a très mal démarré. Certains ont mis en cause la légitimité de la France à lancer ce débat", selon un diplomate gabonais.

L'Afrique, qui représente 27% des Etats membres des Nations unies, ne dispose que de trois sièges de membres non permanents au Conseil de sécurité, dont une réforme pour prendre en compte les nouveaux équilibres mondiaux est bloquée depuis des années. Ce Conseil est actuellement composé de cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France), puissances nucléaires dotées d'un droit de veto, et de dix membres non permanents.

En 2005, les pays africains ont adopté une position commune sur cette réforme: ils réclament deux sièges permanents avec droit de veto et au moins deux sièges non permanents supplémentaires. A Nice, ils défendent cette position tandis que la France plaide pour un élargissement progressif, commençant par un siège permanent.

Dans le débat, les Tanzaniens et les Sud-africains étaient "les plus virulents", selon un diplomate africain.

Les chefs d'Etat, dont le sommet commence à 13H15 après un déjeuner entre Nicolas Sarkozy et son homologue sud-africain Jacob Zuma, devaient se saisir du sujet dans l'après-midi. Au cours de leur réunion qui s'achèvera mardi en milieu de journée, ils aborderont aussi les problèmes de terrorisme et de trafic de drogue, et les enjeux climatiques.

Dimanche soir, à ce sujet, "les Africains ont souligné l'assymétrie des profils: entre l'Occident pollueur et l'Afrique polluée à qui on demande en plus des efforts", a résumé un diplomate gabonais.

Parmi les chefs d'Etat présents au Palais de l'Acropolis de Nice, quadrillé par les forces de l'ordre, figurent le président égyptien Hosni Moubarak, co-président du sommet, et l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, aux relations difficiles avec la France.

Seuls deux des 53 pays africains sont absents: le Zimbabwe, dont le président Robert Mugabe est en disgrâce internationale, et Madagascar, en pleine crise politique.

Ce 25e sommet, présenté comme celui du "renouveau", s'ouvre pour la première fois à des acteurs non-étatiques: parallèlement aux discussions politiques, se tiendront lundi cinq ateliers regroupant des représentants de 150 entreprises africaines et 80 françaises.

UE ET 6 PAYS DE L'AMERIQUE CENTRALE DANS UN ACCORD DE LIBRE ECHANGE.| 
L'Union européenne et les six pays d'Amérique centrale ont annoncé mardi 18 mai 2010 la conclusion d'un accord de libre-échange, après trois ans de négociations. Des accords de commerce multilatéraux ont aussi été conclus mardi entre l'UE et la Colombie, ainsi que le Pérou, dans le cadre du sixième sommet UE/Amérique latine/Caraïbes. Ce sommet c’est une rencontre choc entre deux régions du monde dont les trajectoires économiques divergent. D’un coté, il y a l’Europe qui croule sous le poids de sa dette, obligée de prendre des mesures d’austérité au risque de mettre en péril une croissance fragile. De l’autre, il y a une Amérique latine en pleine essor peu sensible à la crise et qui devrait enregistrer cette année une croissance moyenne de 4%. Pour José Louis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol, fervent défenseur d’une présence européenne accrue en Amérique latine, seule l’union des efforts permettra aux deux partenaires d’aller de l’avant. Et en tant qu’hôte de ce sommet, José Luis Zapatero peut, d’ores et déjà, revendiquer plusieurs succès. Contre l’avis d’une dizaine de pays, au premier rang desquels la France, qui cherche par tous les moyens à protéger son agriculture, il est parvenu à relancer les négociations commerciales avec le Mercosur, ce bloc de pays qui regroupent des poids lourds, comme le Brésil ou l’Argentine. Certes, l’accord est loin d’être signé, mais avec cette reprise de pourparlers rompus il y a six ans, les deux partenaires rejettent, en quelque sorte, toute forme de protectionnisme. L’ouverture commerciale est la meilleure réponse à la crise économique, n’a cessé de plaider José Luis Zapatèro. Autre succès à l’actif du chef du gouvernement espagnol : la conclusion d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les six pays d’Amérique centrale - Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama. Un sommet marqué par des rencontres bilatérales La rencontre la plus emblématique est celle du président français Nicolas Sarkozy avec le président brésilien Lula da Silva. Les deux hommes ont longuement évoqué le dossier du nucléaire iranien et l’accord arraché lundi 17 mai 2010 par le président brésilien au régime de Téhéran. Un accord qualifié de « positif » par Nicolas Sarkozy, qui se dit prêt à discuter sans a priori des engagements pris par l’Iran. Autre sujet abordé par les deux chefs d’État : le dossier du Rafale. Une source de la présidence française a affirmé que Paris était plutôt confiant dans le fait que le Brésil confirmera prochainement le choix de l’avion de combat français pour son armée de l’air. Mais l’entourage du président Lula a toutefois refusé de confirmer que les deux hommes aient bien évoqué ce sujet.

CAMEROUN. CONFERENCE SUR LES INDEPENDANCES AFRICAINES.
En cette année de commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, c’est l'occasion d’évoquer les nouveaux défis auxquels l’Afrique est confrontée. C’est l’objectif de la grande conférence internationale « Africa 21 » qui a été inaugurée ce mardi matin par le président Paul Biya en présence de plusieurs chefs d’Etat du continent. Lors de son allocution, le président camerounais a notamment plaidé pour l’attribution d’au moins un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU. Parmi les défis qui vont être évoqués ces deux jours à Yaoundé : comment l’Afrique peut-elle tirer meilleur parti de ses atouts, quelles sont les conditions de son développement ou, encore, comment peut-elle renforcer sa place sur la scène internationale. Ce sont des questions complexes, auxquelles évidemment il ne sera pas possible de répondre de façon exhaustive en deux jours. Mais c’est pourtant la seule fois cette année – où l’on célèbre le cinquantième anniversaire des indépendances – que ces questions sont débattues à un tel niveau sur le continent africain. Pour aborder ces nombreuses thématiques, plus de 40 personnalités prestigieuses ont fait le déplacement à Yaoundé. Parmi lesquels on remarque le Burkinabé Blaise Compaoré et le Gabonais Ali Bongo. Il y a aussi des chefs de gouvernement, des ministres et des patrons de grosses entreprises, ainsi que Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine et les anciens Premiers ministres français Michel Rocard et Alain Juppé. La France est représentée par son secrétaire d’Etat à la Coopération Alain Joyandet. Le président Paul Biya a donné le coup d’envoi de la conférence dans une intervention au cours de laquelle le chef d’Etat camerounais a tenu à rappeler que si les défis à relever étaient nombreux, l’Afrique possède, quand même, ses propres solutions et qu’en 50 ans d’indépendance les pays du continent ont déjà fait beaucoup de chemin, même s’il en reste encore à parcourir. Et puis, en marge de ces conférences, il faut noter que le Cameroun est en fête depuis la semaine dernière. Même si l’indépendance est datée du 1er janvier 1960, c’est maintenant qu’elle est commémorée, avec un temps fort après demain, jeudi 20 mai, jour de la Fête nationale. Pour mémoire, c’est en 1972 que le Cameroun est devenu un Etat unitaire qui regroupe maintenant francophones et anglophones.


   
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
 

A GAZA ET EN CISJORDANIE PROCESSUS DE PAIX DANS UNE ACTION CONCRETE.
A Ramallah, en Cisjordanie, le mur séparant Israéliens et Palestiniens. 18 mai 2010 – Le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a encouragé mardi les Israéliens et les Palestiniens à réaliser des avancées dans leurs pourparlers de proximité, qui ont été lancés début mai sous médiation américaine, et a jugé que des mesures positives sur le terrain, à Gaza et en Cisjordanie, étaient cruciales pour le processus de paix. Les dirigeants palestiniens et israéliens « ont montré du courage politique en entrant dans ces négociations. Ce courage fera à nouveau l'objet d'un test à la table de négociations, initialement sous forme de pourparlers de proximité, avec pour perspective d'évoluer vers des pourparlers directs dès que possible », a dit M. Serry, dans un exposé sur la situation au Moyen-Orient devant le Conseil de sécurité. Il a rappelé que les Nations Unies continueraient à jouer pleinement leur rôle dans ces efforts pour faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient. « Il faut se rendre compte que nous n'avons pas de temps à perdre. Il y a de la méfiance et du scepticisme chez les populations des deux côtés. Leurs dirigeants sont confrontés à de multiples défis politiques. Et il y a des éléments puissants qui chercheront à faire dérailler les progrès », a-t-il ajouté. « Les négociations doivent répondre aux questions de fond et ne peuvent pas stagner. De même, le processus doit être soutenu par des mesures positives sur le terrain, y compris à Gaza et à Jérusalem, et par un renforcement de la construction d'un Etat palestinien ». Concernant Gaza, il a suggéré qu'il fallait intervenir dans le domaine de l'eau et de l'assainissement. « La nappe phréatique sous Gaza est en train de s'effondrer et elle devrait être complètement inutilisable d'ici deux ans », a-t-il souligné. « La salinité de l'eau disponible réduit la productivité agricole, tandis que les eaux usées continuent d'être déversées dans la mer à des niveaux alarmants ». Deuxièmement, a expliqué M. Serry, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a besoin de construire 100 écoles à Gaza, en commençant immédiatement par en bâtir au moins 15, pour répondre à l'augmentation du nombre d'élèves. Le Coordonnateur spécial a souligné également les besoins en matière de construction dans le domaine de la santé, ainsi qu'en matière d'équipements. Selon lui, il est nécessaire de laisser entrer dans les jours à venir tous les matériaux nécessaires pour assurer la maintenance de la centrale électrique et permettre ainsi de réduire le nombre de coupures d'électricité à travers la bande de Gaza. Enfin, Robert Serry a jugé nécessaire une augmentation significative du trafic commercial aux points d'entrée de Gaza. « Actuellement, le commerce illégal florissant à travers des tunnels permet aux trafiquants et aux activistes de contrôler le commerce », a-t-il dit. S'agissant de Jérusalem-Est, le Coordonnateur spécial a noté qu'aucun ordre de démolition de maisons palestiniennes n'avait été exécuté ces dernières semaines, malgré des déclarations officielles israéliennes menaçant de nouvelles démolitions. Aucune nouvelle colonie israélienne n'a été approuvée ou soumise à Jérusalem-Est, a-t-il également relevé. Quant à la Cisjordanie, il s'est inquiété de l'augmentation de la violence chez les colons israéliens, rappelant que deux mosquées avaient été attaquées, dont l'une victime d'un incendie criminel, par des assaillants non identifiés le 4 mai dans un village entre Naplouse et Ramallah. « Les autorités israéliennes ont condamné ces incidents et ont ordonné des enquêtes, mais personne n'a encore été poursuivi », a-t-il souligné. M. Serry a appelé Israël à faire plus pour combattre la violence contre les colons extrémistes.Par ailleurs, le Coordonateur spécial a encouragé l'Autorité palestinienne à intensifier ses efforts en matière de sécurité notamment la saisie d'armes et de munitions. Il a également appelé à la libération du soldat israélien Gilad Shalit détenu depuis 47 mois.

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NOUVELLES D'HAITI

JEAN JOSEPH EXUME, ANCIEN MINISTRE DE LA JUSTICE AU PARQUET POUR USAGE DE FAUX.
 L'ancien ministre de la Justice sous le gouvernement de Michèle Pierre-Louis, Jean Joseph Exumé qui dirige un cabinet d'avocats, a éte auditionné ce vendredi au Parquet de Port-au-Prince pour "usage de faux". L'affaire a commencé avant sa 2ème accession au poste de ministre en septembre 2008, mais a abouti, alors qu'il etait garde des sceaux, par l'obtention en cassation par son cabinet, d'un procès au cours duquel des documents scellés avec de faux sceaux de la Direction génerale des impôts de kenskoff, auraient été utilisés. Ledit procès avait opposé Télé Haïti à un autre parti. Le commisaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis qui a auditionné l'ancien ministre, a fait savoir que le Parquet cherche à savoir qui a fabriqué ces faux sceaux utilisés par le cabinet de Me Exumé, a dit le magistrat, faisant savoir que le dossier sera transféré au cabinet d'instruction. Il a fait savoir que l'action publique sera mise en mouvement et que Me Exumé, même s'il reste en liberté, devra être disponible pour repondre à toutes les questions de la justice pouvant aider à faire la lumière sur cette troublante affaire. Joseph Manès Louis a souligné que le crime de faux est une menace à l'ordre public. A sa sortie du parquet, Me Exumé s'est déclaré innocent et s'est dit en faveur de la pousuite de l'enquête initiée par le Parquet pour que toute la lumière puisse être faite sur le dossier, l'usage de faux étant un crime, a-t-il reconnu. Il a également affirme avoir aidé le commissaire du gouvernement à se faire une idée plus réelle de la situation. Me Jean Joseph Exumé etait accompagné du bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-prince, Gervais Charles, au cours de son audition au Parquet. Le bâtonnier s’est montré satisfait des discussions entre l’ex-ministre de la justice et le commissaire du gouvernement.

UNICEF SATISFAIT DU PROGRAMME D'URGENCE AUX ENFANTS DES CAMPS D'HEBERGEMENT.
 
Le programme d’urgence élaboré et exécuté par le Comité Olympique Haïtien (COH) avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (NICEF) a déjà réalisé une bonne partie de ses objectifs un mois après son lancement le 5 avril dernier. Selon le coordonateur de projet pour le programme d’urgence, Jean Max Sait Philippe, 11.340 enfants participent régulièrement aux activités physiques et sportives dans 17 grandes zones réparties sur 4 des 5 communes particulièrement touchées par le séisme du 12 janvier. Ces enfants qui vivent dans des camps d’hébergement après le drame du 12 janvier, s’adonnent à l’initiation ou à la pratique de plusieurs disciplines sportives dont le Tae Kwon do, le judo, le mini-tennis, le basketball, volleyball, les jeux de dames et l’athlétisme entre autres. Ils sont accompagnés par des moniteurs issus des fédérations et associations dont les disciplines sportives ont été retenues dans le programme d’urgence. La coordonatrice des activités communautaires de l’UNICEF en Haïti, Virginia Perez, qui a visité mercredi des sites de la zone métropolitaine où les enfants participent à ce programme, s’est déclaréetrès satisfaite du bon déroulement du programme d’urgence. Elle rappelle que les enfants, particulièrement éprouvés et traumatisés par le séisme du 12 janvier, ont l’occasion de s’adonner à des activités physiques et sportives qui leur permettent de mieux vivre l’après séisme. Nous apprécions ce que le COH fait au profit des enfants vivant dans les centres d’hébergement, leur permettant de jouir de leur doit à une vie épanouie. Les activités sont réalisées dans plusieurs centres d’hébergement de victimes du séisme du 12 janvier notamment à Caradeux, à Carrefour, à Delmas et au Champ de mars.

ARGUMENTS DU PRESIDENT D'HAITI POUR CONVAINCRE LA PROROGATION DE SON MANDAT
L
e président haïtien René Préval a tenu à présenter des arguments pour justifier la nécessité d'une prorogation de son mandat. Le chef de l'Etat a assuré que sa décision est motivée par le souci d'harmoniser le temps constitutionnel et le temps électoral. La constitution haïtienne fixe deux échéances pour le chef de l'Etat, les 5 ans de son mandat et la fin celui-ci, le 7 février. Au cours des 4 premières années de son mandat René Préval avait opté pour le 7 février. Le premier mandataire de la nation justifie sa décision de proroger son mandat jusqu'au 14 mai 2011 en raison de la situation créée par la catastrophe du 12 janvier. Répondant aux questions des journalistes, M. Préval a donné l'assurance qu'en aucun cas il n'entendait aller au delà des 5 ans. Il soutient que sa démarche ne constitue pas une violation de la constitution mais témoigne de son sens de responsabilité. Le chef de l'Etat refuse de faire montre « d'irresponsabilité » en abandonnant un processus électoral inachevé. Le président Préval qui entend tout mettre en œuvre pour favoriser l'organisation des élections avant la fin de cette années, ne veut pas se fier aux garanties donnes par le CEP et la communauté internationale.. Il précise qu'il laissera le fauteuil présidentiel dès qu'un nouveau président sera élu. Dans le même temps Préval juge que son maintien au pouvoir est préférable à l'accession d'un président provisoire. Il soutient que la mise en place d'un gouvernement de transition causera d'autres retards dans le calendrier électoral.

   NOUVELLES INTERNATIONALES

UNION EUROPEENNE EN AIDE AUX PAYS EUROPEENS EN DIFFICULTE.
lus de huit heures de négociations intenses pour mettre au point ce mécanisme, huit longues heures car cela tirait à hue et à dia en fonction des intérêts particuliers des pays participants ! Les ministres se sont finalement accordés sur cette somme «forfaitaire» de 500 milliards d’euros. Un montant proposé par Berlin avec l’aval de Paris semble-t-il. Ce montant est composé de 60 milliards d’euros que la Commission européenne aurait à sa disposition, plus 440 milliards d’euros de prêts et garanties des pays de l'UE, qui seraient placés dans une société de droit particulier. La Banque centrale européenne a annoncé pour sa part qu’elle prendrait des «mesures significatives» pour défendre la monnaie unique. Le FMI n’entend pas être en reste et apportera également sa contribution. Dominique Strauss-Kahn a déclaré que le Fonds était prêt à soutenir des programmes d'aides européens à leur demande et que les dispositions du plan étaient des «mesures fortes qui contribueront à la stabilité économique et financière globale». Selon la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, la contribution du FMI pourrait s'élever à 220 milliards d'euros. Il reste à déterminer comment ce mécanisme va être mis en place concrètement et comment cette somme va pouvoir être débloquée. Selon le commissaire européen aux Finances Olli Rehn, il est peu problable que ce mécanisme soit utilisé un jour parce qu’il est suffisamment solide pour rassurer les marchés. Il s’agirait donc d’un outil que les Européens espéreraient en quelque sorte ne pas devoir utiliser. La bourse de Tokya a déjà réagi favorablement à l’annonce de cet accord puisque l'euro est reparti à la hausse ce lundi matin.

MANILLE,PHILIPPINES. ELECTIONS HISTORIQUES.
 Les 50 millions d’électeurs philippins renouvellent presque tous les postes électifs du pays depuis les maires jusqu’au président. En tout, près de 18 000 fonctions sont à pourvoir en un jour, le 10 mai 2010. Ce défi logistique est d’autant plus important que ce sera la première fois que l’archipel asiatique utilisera des machines pour compter les votes et transmettre les résultats. Ce système soulève de grands espoirs de transparence dans un pays habitué à des tricheries massives, mais son organisation a été semée de nombreux dysfonctionnements, et ce, jusqu’à la dernière minute. La Commission des élections est en train de remporter la folle course contre la montre lancée depuis une semaine, et à l’ouverture des bureaux de vote ce 10 mai, les craintes de l’échec de l’organisation technique des élections semblent dissipées. Lundi dernier, à huit jours seulement du scrutin le plus important des Philippines, les premiers tests en situation réelle des machines de comptage de vote avaient totalement échoué : des votes n’avaient pas été enregistrés, d’autres avaient été attribués à de mauvais candidats. La Commission des élections (Comelec) et Smartmatic, la compagnie vénézuélienne chargée de fournir les machines, ont dû remplacer en quelques jours les cartes de chacune des 76 000 machines, réparties dans cet archipel de plus de 7 000 îles. « Nous pouvons sourire à nouveau : nous sommes maintenant prêts à 98% pour ces élections historiques », assurait à la veille du scrutin José Melo, le directeur de la Commission des élections. Les médias et organisations de la société civile ne montraient pas, eux, une telle décontraction, dans un pays qui est connu pour d’importants scandales de tricherie et d’achats de voix, et où les institutions font elles-mêmes l’objet de toutes les défiances. Lors de la dernière élection de 2004, la présidente sortante, Gloria Arroyo, a été enregistrée en train de négocier l’achat de voix en sa faveur avec le directeur de la Comelec. Le nouveau système, qui enregistrera les votes de manière électronique et transmettra directement les résultats à Manille par internet, devrait mettre fin à ces manipulations. Ce scrutin porte plus généralement l’espoir d’un changement profond dans cette société philippine. Gloria Arroyo termine en effet sa présidence de neuf ans avec la cote de popularité la plus basse pour un président depuis vingt ans. Ce long mandat a été entaché de nombreux scandales de corruption irrésolus qui ont impliqué les membres du gouvernement et ceux de la famille de la présidente qui a résisté à quatre tentatives de destitution. «Pas de corruption, plus de pauvreté», affirme l'affiche de candidature de Benigno Aquino III, favori pour la présidentielle dans les sondages. Dans la course à la présidentielle, c’est son opposant frontal, Benigno «Noynoy» Aquino III, qui est donné favori, avec près de 20 points d’avance dans les sondages sur le richissime sénateur Manny Villar. Nynoy Aquino capitalise sur l’image d’honnêteté de sa mère, l’ancienne présidente Corazon Aquino, défunte en août dernier et élevée au rang d'idole par le peuple philippin pour avoir restauré la démocratie, en 1986, après la chute du dictateur Ferdinand Marcos. Ce fils reprend ainsi dans son programme les valeurs d’intégrité portées par sa mère : « Il manque 40 000 salles de classe dans le pays, ce qui oblige les professeurs à faire deux sessions de cours dans la journée et les enfants doivent se serrer à plus de cinquante par salle. Or nous avons calculé que nous pourrions construire toutes ces classes rien qu’avec 10% de l’argent qui est gâché dans la corruption », explique-t-il dans sa maison familiale de Manille.  Cet homme de 50 ans, à l’allure étonnamment réservée et peu charismatique, doit encore prouver qu’il est capable de mettre en place ces réformes : car après 12 ans passés au Congrès, puis au Sénat, il n’a fait adopter aucune loi majeure. Ce vote pour le changement ne sera en aucun cas une révolution : Nynoy Aquino appartient à une grande dynastie d’aristocrates et de propriétaires terriens, et s’il est élu, beaucoup craignent que ce clan ne pérennise le système de corruption publique qui gangrène les Philippines et classe le pays dans les 50 plus corrompus du monde. « Certains membres de la famille Aquino ont déjà été accusés de corruption du temps de Corazon Aquino. Si Nynoy est élu, ceux-ci chercheront à retrouver leurs privilèges, et cela empêchera encore une fois l’Etat d’attribuer des fonds pour la lutte contre la pauvreté et le chômage », analyse Benito Lim, chercheur en Sciences politiques à l’université Ateneo de Manille. Les dynasties politiques devraient continuer à occuper la majorité des postes locaux après cette élection qui verra également le renouvellement de tous les maires, députés et gouverneurs ainsi que 12 sénateurs. La présidente sortante, elle-même fille de président, devrait être élue députée dans sa province d’origine et pourrait ainsi siéger aux côtés de quatre autres membres de sa famille issus du Congrès précédent. Cette élection marque également le grand retour d’une autre dynastie : les Marcos. Imelda, la veuve de l’ancien dictateur, âgée de 80 ans, se présente comme députée dans la province d’Ilocos Norte, au poste occupé par son fils, Bonbong, qui lui se présente comme sénateur à Manille, un des postes les plus élevés du pays. Si ce dernier réussit ce pari, cela serait la première fois qu’un membre de la famille Marcos est élu à une fonction de représentation nationale depuis la chute du patriarche en 1986.

 NOUVELLES DES NATIONS UNIES

DARFOUR. DEUX SOLDATS DE LA PAIX MORTS DANS UNE EMBUSCADE. ONU INDIGNEE.
 Les Nations Unies ont exprimé vendredi leur indignation au sujet de la mort de deux soldats de la paix de la Mission de l'Union africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD) qui ont été tués lors d'une embuscade dans cette région de l'ouest du Soudan cette fin de semaine. Dans une déclaration à la presse lue par la Présidence du Conseil de sécurité pour le mois de mai (Liban), les membres du Conseil ont condamné "dans les termes les plus forts" cette embuscade. Ils ont présenté leurs condoléances aux familles de ceux qui ont été tués et au gouvernement d'Egypte. Ils ont encouragé le gouvernement du Soudan à s'assurer que les auteurs de cette attaque soient traduits rapidement en justice. Les militaires tués sont de nationalité égyptienne. Trois autres ont été blessés quand leur convoi composé de trois véhicules et de vingt soldats de la paix a été attaqué vendredi vers 11h30 locales par des hommes armés non identifiés près du village de Katila, à 85 kilomètres au sud d'Edd al Fursan, dans le Sud-Darfour, a précisé la MINUAD dans un communiqué. « Les attaquants ont fui quand le convoi a riposté », a précisé la Mission. Les soldats blessés ont été transportés par moyen aérien vers l'hôpital de la MINUAD à Nyala, au Sud-Darfour. Leur état est stable. Le Représentant spécial conjoint de l'Union africaine et des Nations Unies, Ibrahim Gambari, a exprimé son indignation au sujet de cette « lâche attaque contre des soldats de la paix de la MINUAD, qui sont au Darfour pour aider à restaurer la paix et la stabilité. » « La MINUAD reste inébranlable et résolue dans sa détermination à mener son mandat au service de la paix », ajoute le communiqué. La Mission « appelle le gouvernement du Soudan à identifier, capturer et rapidement traduire en justice les auteurs de cet acte et rappelle à toutes les parties que toute attaque contre des soldats de la paix constitue un crime de guerre. » Cette attaque porte à 24 le nombre d'employés de la MINUAD tués à la suite d'actes hostiles depuis que la Mission a été établie en janvier 2008.

 

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NOUVELLES D'HAITI

PROJET DE LOI QUI PERMET A PREVAL DE RESTER AU POUVOIR APRES LE 7 FEVRIER 2011
 Le président haïtien René Préval, qui avait longtemps réaffirmé sa volonté de quitter le palais présidentiel le 7 février 2011, a fait deposer mercredi au parlement un projet de loi visant l'amendement de l'article 232 de la loi électorale, ce qui lui permettrait de rester encore en poste 3 mois après cette date. Suivant cette proposition d’amendement, le chef de l’Etat garderait son fauteuil présidentiel jusqu’au 14 mai 2011 (date à laquelle il a été investi,) au cas où les élections n’auraient pas lieu comme prévu à la fin de l'année, "par mesure de prévention". Le chef de l'Etat signifie ainsi son refus de passer l'écharpe presidentielle à un nouveau président qui ne serait pas constitutionel, bien que cette même écharpe lui ait été transmise le 14 mai 2006 par un président de facto, (Boniface Alexandre) issu du renversement du président Aristide. Les sénateurs élus pour 6 ans en 2006 et en fonction jusqu’au deuxième lundi de janvier 2012, pourraient egalement jouer les prolongations, car ils resteraient en poste jusqu’au 8 mai de la même année, si les élections ne sont pas organisées à la fin de l'annéee. Pour ce qui est des membres des conseils et des assemblée des collectivités territoriales qui sont élus pour 4 ans, ils resteront en fonction jusqu’à l’installation de leurs successeurs issus des élections programmées pur la fin de cette année. Sur la question du dépot très tardif de ce projet de loi intervenant à 2 jours (8 mai) de la fin du mandat des députés, des citoyens interrogés dans la rue, l'expliquent par le fait que l'exécutif s'est rendu compte qu'aucune election n'est possible dans le délai prévu. " La mission d'évaluation de l'ONU ayant séjourné recemment dans le pays aurait-elle dissuadé les autorites de les organiser dans le délai initialement fixé", s'est interogé un ancien superviseur électoral. D'autres interviewés se sont demandés si l'initiative de l'amendement de la loi électorale n'est pas une réponse aux secteurs de l'opposition qui organisent des manifestations pour réclamer le départ du chef de l'Etat et la révocation de la loi d'urgence révisée, leur faisant comprendre qu'ils pourraient encore attendre plus longtemps s'ils continuent de vouloir faire barrage au gouvernement. Un premier amendement de la loi électorale par la 48 ème legislature avait dejà permis notamment aux députés, sénateurs élus pour 4 ans et dont le mandat avait expiré depuis le 2ème lundi de janvier 2010, de rester en poste jusqu'à ce mois de mai. En vertu du premier amendement, les maires et autrs élus locaux de 2006/2007 dont le mandat a pris fin en novembre 2009 restent en poste jusqu'à la fin de l'année. Toutefois, le cas du président de la Republique n'avait pas été pris en compte par les "amendeurs" de l'actuelle législature, en raison du fait que le président de la république avait toujours martelé que rien ni persone ne lui ferait changer d'avis et qu'il s'en irait le fevrier 2011.

LE PRESIDENT PREVAL NE LAISSERA PAS LE POUVOIR LE 7 FEVRIER PROCHAIN.
L
e président René Préval a mis jeudi un bémol à ses récentes promesses de quitter le pouvoir à tout prix le 7 fevrier 2011, expliquant aujourd'hui qu'il ne le fera qu'à condition que le processus électoral aboutisse avant la fin de l’année. Il a fait savoir lors d'une conference de presse au Palais national que le Conseil Electoral Provisoire analyse les conditions devant permettre la réalisation des prochaines élections dans ce délai, mais qu’il n’y avait aucune garantie à ce niveau. Le chef de l'Etat a fait déposer mercredi au parlement un projet de loi portant amendement de l'article 232 de la constitution pour lui permettre de rster au pouvoir jusqu'à mai 2011 au cas où les élections ne se tenaient pas à la fin de l'annéee. "Il y en a qui font semblant de ne pas comprendre ma démarche qui n’est aucunement motivée par l'envie de garder le fauteuil présidentiel, a indiqué le chef de l'Etat qui redit dans le même temps sa volonté de partir le 7 février 2011. René Préval a fait en oûtre remarquer que même s’il devrait quitter le pouvoir le 14 mai 2011, il ne serait pas question de prolongation de son mandat de 5 ans, mandat qui rappelle-t-il, avait commencé le 14 mai 2006, au lieu du 7 février. Pour ce qui est du fonctionnement de Conseil Electoral Provisoire (CEP) dont le renvoi ou la refonte est réclamée par plusieurs secteurs, René Préval affirme ne pas comprendre leur position, étant donné que l'organisme électoral avait été formé sur une base consensuelle.. Et ce n’est pas l’affaire Jean Enel Désir qui lui fera changer d’avis, prévient-il. Le représentant de l’Eglise Catholique au CEP est accuse de corruption par ses 8 autres collègues, qui lui demandent de démissionner. Mais M. Désir a fait savoir qu'il n'obtempeerera pas, expliquant que la démarche de ses pairs est guidéee parde bases manoeuvres et ds intérêts de clans. Mais le chef dede l'Etat informe que ce dossier a été acheminé au Ministère de l’Economie et des Finances et à l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) pour les suites nécessaires.

 MINISTRE CANADIEN DES AFFAIRES ETRANGERES LAWRENCE CANNON EN HAITI.
Au cours de la première journée de sa visite le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé une contribution supplémentaire de 10 millions de dollars en soutien aux institutions de justice et de sécurité. Outre l'envoi de nouveaux agents canadiens, le montant sera utilisé pour le déploiement de véhicules de patrouille, l'acquisition de locaux de cours temporaires et la formation des policiers haïtiens. Le ministre Cannon a eu hier des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, René Préval, le Premier ministre Jean Max Bellerive et le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Edmond Mulet. Le diplomate guatémaltèque s'est réjouit de la contribution canadienne sur le plan sécuritaire. « L'expertise du Canada en matière de justice et de sécurité, constitue un atout important », explique M. Mulet. La sécurité est l'une des priorités de la coopération canadienne. Au cours de la deuxième journée de sa visite M. Cannon visitera la prison de Croix-des-Bouquets rénovée après le séisme, grâce à l'appui financier du Canada. Lawrence Cannon, effectuera également une visite à Jacmel et Léogâne  deux villes fortement touchées par le séisme du 12 janvier.

MISSION MEDICALE USA EN HAITI.
Une équipe médicale de l’armée américaine, en mission en Haïti pour dix jours a apporté des soins médicaux de base gratuits et des conseils sanitaires à la population des Côteaux, commune du département du Sud. Le 94è détachement médical de l’armée américaine, basé à Dallas (Texas), a entamé depuis le 26 avril une clinique mobile dans le sud d’Haïti offrant des soins à plus de 300 personnes par jour. Les auscultations s’inscrivent dans le cadre d’une médecine générale et dentaire. Mais l’un des principaux objectifs de l’équipe est d’apprendre à la population comment prendre soin d’elle-même et ainsi éviter certaines maladies. « La plupart des maux dont souffrent les soignés auraient pu être évité par exemple en bouillant l’eau qu’ils boivent », explique Clara Moses (colonel) qui commande la mission d’une quarantaine de médecins, d’infirmiers et de techniciens dans la commune de Coteaux, environ 20.000 habitants. « La majorité des gens examinés ici ont des maux d’estomac causés par des vers parasites », confirme Thony, 25 ans, infirmier de la mission. Les médecins américains diagnostiquent aussi de nombreux cas d’anémie à côté des courbatures, maux de têtes et irritations des yeux dont se plaignent les patients. Marie, dans la quarantaine, affirme ressentir de récurrents maux de têtes et d’estomac. Elle se plaint de douleurs dans tout le corps et déclare avoir attrapé une infection vaginale. Elle n’avait pas les moyens de payer les examens médicaux que lui avait prescrits un médecin qu’elle avait consulté à la fin de l’année dernière. Après les médicaments que lui ont fournis gratuitement les militaires américains, elle se dit satisfaite. Les militaires, eux, sont impressionnés par le nombre de « patients ». "L’affluence est si importante qu’on est obligé de donner des rendez-vous pour un autre jour", précise la responsable de la mission. Les vétérinaires, membres de la mission américaine, ont également administré des vaccins contre la maladie de New Castle aux volailles et le bétail a été immunisé contre le charbon. « C’est une noble initiative », se réjouit Timogène Saint-Luc, médecin vétérinaire de la côte Sud du Ministère haïtien de l’agriculture, avec qui travaillent les Américains. Cette mission, résultat d’une collaboration entre l’USAID, l’Ambassade américaine, le gouvernement haïtien et les Nations Unies, est planifiée depuis un an, révèle le Colonel Villavicencio de l’armée de l’air. D’autres missions du même genre doivent suivre en juillet aux Gonaïves, assure-t-il.

 

MONTREAL. VASTE OPERATION ANTIDROGUE DU VENDREDI 30 AVRIL.HAITIENS IMPLIQUES.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a lancé vendredi après-midi une vaste opération antidrogue baptisée « Eraser », avec le soutien de groupes d'intervention tactique de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). L'opération a permis d'interpeller 30 personnes qui seraient impliquées dans la revente de drogue dans l'est de Montréal. La police a précisé qu'elle avait intercepté des têtes dirigeantes du réseau, des distributeurs et des revendeurs. L'organisation aurait des liens avec les Hells Angels. La police a aussi indiqué que 21 perquisitions ont été effectuées à Montréal et deux dans la région de Lavaltrie. Elles ont permis de saisir de la cocaïne et du crack. La quantité et la valeur des drogues saisies n'ont pas été révélées. L'enquête qui a mené à l'opération Eraser a été lancée il y a plusieurs mois à la suite de plaintes déposées par des citoyens pour des nuisances dans le voisinage. D'autres opérations devraient avoir lieu au cours des prochaines semaines, pour s'attaquer à la prostitution cette fois.

VISITE EN HAITI D'UNE DELEGATION DE QUEBEC EN HAITI.
Le ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie, Pierre Arcand conduit une délégation québécoise qui effectue depuis ce vendredi 30 avril une mission de solidarité économique en Haïti qui s’achèvera le 1er mai. Vendredi, le ministre québécois s’est entretenu avec le président haïtien René Préval. « Nous avons discuté de la meilleure façon pour le Québec d’aider à la reconstruction d’Haïti », a indiqué Pierre Arcand, lors d’une rencontre avec la presse au centre des médias de Reporters sans frontières (RSF) à Port-au-Prince. Le ministre est arrivé en Haïti accompagné d’une délégation restreinte pour évaluer la mise en œuvre de l’aide du Québec dans le pays ravagé par le séisme. La délégation qui accompagne M. Arcand est composée du Consul général d’Haïti à Montréal, M. Pierre Richard Casimir, M. Emmanuel Dubourg, député de Viau et coordonnateur du gouvernement pour Haïti, M. Gilles Bernier, vice-président aux relations publiques pour le Groupe Canam et ancien ambassadeur du Canada en Haïti, ainsi que de M. Marcel Proulx, directeur général de l’ÉNAP. Lors du point de presse au centre des médias de Reporters sans frontières, le ministre Pierre Arcand a rappelé les relations d’amitié entre le Québec et Haïti et souligné l’action québécoise au pays après le séisme du 12 janvier. Concernant le centre de media mis en place par Quebecor et Reporters sans frontières, depuis le 21 janvier dernier, Pierre Arcand a déclaré qu’il était important pour le Québec, de soutenir la renaissance d’une presse indépendante qui pourra offrir une information régulière et qualité. La mission de Pierre Arcand vise trois objectifs précis. Tout d’abord, constater sur place les actions mises en oeuvre par les organismes de coopération internationale grâce à l’aide d’urgence de 3 M$ versée par le gouvernement du Québec. Ensuite, évaluer de quelle manière l’expertise publique québécoise peut être utile à la relance de ce pays dévasté. Enfin, évaluer les secteurs dans lesquels les entreprises québécoises pourront prendre part à la reconstruction.

|APPUI BUDGETAIRE DE LA BID DE 50 MILLIONS DE DOLLARS A HAITI. 
La BID a approuvé une subvention de 50 millions de $ d’appui budgétaire à Haïti. Les dirigeants du pays dévasté en réclamaient 350 millions en prévision de la réduction de moitié, due au séisme, des recettes fiscales de l’année. Cette somme sera déboursée en une seule tranche, lit-on dans un communiqué de la Banque interaméricaine de développement (BID). Il aidera le gouvernement haïtien dans ses efforts pour rétablir certaines des fonctions essentielles des principales institutions fiscales telles que la DGI dont le siège central a été complètement détruit. Le gouvernement haïtien a aussi besoin d’assistance financière urgente pour faire face à certaines dépenses, comme payer les fonctionnaires, déconcentrer les hôpitaux, les écoles et les services publics, et en supportant l’agriculture et les programmes de préventions d’inondation, explique la note. Le programme d’appui budgétaire de la BID, coordonné par des pays donateurs et d’autres agences multilatérales, supportera des réformes budgétaires qui étaient en cours avant le séisme, comme la préparation du plan de modernisation de la DGI. Les dépenses du gouvernement et la dette du secteur public seront mieux devront être mieux gérées à travers ce programme qui se propose en plus d’augmenter la transparence fiscale et de combattre la corruption. Affirmant prendre en compte prend en compte les circonstances extrêmes que vit Haïti, l’institution internationale dit renvoyer toute mesure qui nécessiterait l’approbation du parlement ou la reprise complète des opérations du gouvernement. La BID espère par ailleurs que le gouvernement mette au point d’une stratégie à moyen terme et d’un budget pour moderniser les infrastructures énergétiques et de transports. A part cette subvention pour appuyer le budget, le conseil d’administration de la BID a approuvé une subvention pour un programme de logement à Port-au-Prince et pour un projet de développement des services sanitaires dans l’Artibonite, la plus importante région agricole du pays.

SAINT-MARC. MANIFESTATION CONTRE LA LOI D'URGENCE.
 Les opposants au gouvernement ont organisé une manifestation à St. Marc contre la loi d'urgence. Plus de 500 personnes avaient pris part à cette manifestation réalisée par plusieurs organisations populaires dont Kore Nip et Kadnip. Outre le retrait de la loi d'urgence les manifestants ont exprimé leur opposition à toute tentative visant la formation d'une assemblée constituante. La marche s'est déroulée dans le calme avec la présence des forces de l'ordre. Un des organisateurs de la marche a soutenu que la décentralisation doit être le principal outil pour la reconstruction du pays. Cet argument a été repris à quelques centaines de kilomètres plus loin, à Saint Marc par d'autres protestataires. Les opposants au gouvernement avaient organisé hier un sit-in devant le local de la Vice délégation de Saint Marc. Les manifestants ont réclamé le départ des conseillers électoraux comme préalable au lancement du processus électoral. Le chef de l'Etat et les parlementaires de la majorité sont dans le collimateur des protestataires. Ils dénoncent la loi d'urgence comme un complot visant à favoriser un enrichissement illicite des proches du pouvoir. Ces dernières semaines des manifestations ont eu lieu à Miragoane, Léogane, Hinche, Cayes, Saint Marc, Gonaïves et Cap Haïtien. Des dizaines de militants des partis de l'opposition ne cessent de réclamer le départ du président Préval et le retrait de la loi d'urgence jugée inconstitutionnelle. Evans Paul, l'un des chefs de file de l'Alternative, est le principal promoteur du mouvement de protestation réclamant le départ du chef de l'Etat. D'autres leaders de l'opposition ont ces dernières semaines pris leur distance vis-à-vis de cette démarche, exprimant leur volonté de participer aux prochaines joutes.

CONFIANCE ET INQUIETUDE DE MICHEL FORST DE L'ONU A SA 5EME MISSION EN HAITI.
Au cours de son séjour, M. Forst a eu des entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, des membres du gouvernement, des responsables de la Minustah et des représentants des secteurs de la société. Michel Forst invite les autorités haïtiennes à privilégier l'approche par les droits dans le processus de reconstruction. " On peut faire l'assainissement et l'adduction d'eau autrement en prenant en compte l'accès aux droits", soutient M. Forst pour qui cette approche n'est pas encore intégrée au programme. Il faut qu'on s'interroge sur la finalité de la reconstruction qui doit satisfaire les besoins de la population explique t-il. L'expert de l'ONU a attiré l'attention sur les droits des déplacés. M. Forst qui a visité plusieurs centres d'hébergement note que les standards ne sont pas respectés dans certaines villes de province dont Jacmel, Léogane et Gressier. Il a également formulé des recommandations pour qu'une protection spéciale soit accordée aux personnes vulnérables dont les femmes, les enfants et les handicapés. Au cours d'un point de presse avant son départ, Michel Forst a appelé les bailleurs de fonds à accorder des dons et non des prêts pour le programme de reconstruction. Les dettes contractées par l'Etat doivent être annulées insiste t-il. M. Forst estime que la reconstruction tout en s'exerçant sous le leadership des haïtiens doit prendre en compte les besoins de la population et non être entreprise suivant un modèle venant de l'étranger. L'expert indépendant se dit inquiet mais confiant dans la capacité des haïtiens à construire le pays de leur rêve.

NOUVELLES INTERNATIONALES
 

ANIGERIA.  PRESIDENT UMARU YAR ADUA EST MORT. GOODLUCK JONATHAN AU POUVOIR. Goodluck Jonathan investi après la mort de Umaru Yar' Adua Le président Goodluck Jonathan, ce 6 mai 2010. Le président nigérian Umaru Yar’ Adua est mort après des mois de maladie qui l'avaient écarté du pouvoir. Il devait être enterré dans l'après-midi de ce jeudi 6 mai à Katsina, la ville du nord dont il est originaire. Sept jours de deuil national ont été décrétés mais son successeur, l'ex-vice-président Goodluck Jonathan, a déjà prêté serment ce jeudi matin. Prochaine étape : des élections générales.

Goodluck Johnatan est donc officiellement investi à la tête du Nigeria et sa principale mission sera désormais de préparer le pays à de nouvelles élections générales prévues l'an prochain. Si dans les faits, Goodluck Jonathan était déjà aux affaires depuis le 9 février, cette entrée officielle en fonction met un terme à une crise politique commencée en novembre dernier lorsque Umaru Yar’ Adua était parti en Arabie Saoudite pour se faire soigner. Le nouveau président va désormais avoir plus de latitude pour conduire les destinées d'un pays aussi riche qu'instable mais la tâche s'annonce difficile. Pour sa première déclaration après sa prestation de serment, il a promis que les priorités de son administration seront la lutte contre la corruption et la réforme électorale. Il a également déclaré que « l'un des vrais tests sera que chaque vote compte, que chaque vote soit compté, lors de la prochaine présidentielle ». Une allusion à peine voilée à l'élection très contestée de Umaru Yar’ Adua en 2007. Goodluck Johnatan aura également la charge de poursuivre la politique de pacification engagée par son prédécesseur dans la région pétrolière du Delta. Enfin, et ce ne sera pas être la moindre des tâches, il devra tenter d'éviter que son parti n’explose avant la future élection. Le PDP ne s'est pas encore prononcé sur le nom du futur candidat à la présidentielle et au nord comme au sud les ambitions s'affirment. Goodluck Jonathan, lui, n'a pas encore dit s'il briguera l'investiture mais déjà des affiches à son effigie sont visibles à Abuja.


BOMBAY. ACCUSE PAKISTANAIS DECLARE COUPABLE.
L'accusé pakistanais, jugé pour les attentats de Bombay en 2008, déclaré coupable Un Pakistanais de 22 ans, seul accusé survivant du commando islamiste responsable des attentats de Bombay ayant fait 166 morts en novembre 2008, a été jugé lundi 3 mai 2010 coupable de meurtre et d'actes de guerre contre l'Inde par un tribunal spécial. Il a été reconnu coupable de la plupart des 86 chefs d'accusation pesant contre lui et il encourt la peine de mort

100 MILLIONS D'EUROS POUR SAUVER LA GRECE.
  Le plan d'aide à la Grèce représentera entre 100 et 120 milliards d'euros et il sera étalé sur 3 ans » a annoncé la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde en sortant d'un conseil des ministres réuni à l'Elysée. Les détails de ce plan conçu par le Fonds monétaire international et l'Union européenne doivent être dévoilés demain, dimanche 2 mai 2010, à Bruxelles. En contrepartie, Athènes va devoir adopter des mesures d'austérité draconiennes et, en ce 1er mai, des milliers de manifestants se sont réunis à Athènes pour dire non aux sacrifices. Les négociations tripartites entre les Européens, le Fonds monétaire international et la Grèce pourraient s'échever dans la journée de ce 1er mai avant la présentation de ce plan d'austérité par le gouvernement grec : ce sera demain matin, dimanche 2 mai, en Conseil des ministres, à Athènes. Dans la capitale grecque les traditionnels défilés du 1er mai ont cette année un saveur très particulière. Des manifestations sous très haute tension étaient prévues à Athènes et ailleurs dans le pays. Dans la capitale, des affrontements ont éclaté avec les forces anti-émeutes qui ont tiré des gaz lacrymogènes. D'autres incidents ont été signalés en marge des défilés à Salonique. La tension culmine avant la finalisation imminente d'un accord sur le plan de sauvetage de la Grèce qui devrait se traduire par une cure d'austérité sans précédent. Le Premeir ministre Georges Papandréou a invoqué au Parlement la « survie de la nation » pour justifier des économies « nécessaires ». En France, à son retour de Chine, le président Sarkozy a présidé ce matin du 1er mai à l'Elysée une réunion de travail sur le plan de soutien à la Grèce et la situation des marchés financiers en présence des ministres concernés : ceux des Affaires étrangères, du Budget, des Affaires européennes et bien sûr, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.

LA CHINE INAUGURE EN GRANDE POMPE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE SHANGHAI.
La cérémonie d'ouverture de l'exposition universelle de Shangai a débuté sous un immense chapiteau.Des participants brandissent les drapeaux des 189 nations présentes.Reuters / Alfred Jin La cérémonie d'ouverture de la première exposition universelle organisée par un pays émergent s'est déroulée en deux temps: un spectacle avec danseurs  et chanteurs puis un show multimédia en extérieur. Les minorités ethniques chinoises étaient représentées lors de la cérémonie d'ouverture de l'exposition universelle 2010 à Shangai. Après le spectacle de danse et de chant dans une salle, la cérémonie d'ouverture a migré à l'extérieur, où des milliers de personnes ont assisté à des feux d'artifice et des jeux de lumières multicolores sur le fleuve Huangpu. . Le centre culturel brille de mille feux. Un feu d'artifice jaillit de la tour Perle orientale. La cérémonie s’est déroulée sur le site même de l’Exposition universelle avec une dizaine de milliers de personnes qui assistaient à cette inauguration. Parmi lesquelles une vingtaine de chefs d’Etat, des officiels chinois, des chefs d’entreprises et des journalistes. La cérémonie s’est en fait déroulée en deux temps. D’abord à l’intérieur de la salle de spectacles de l’Exposition. Le président du BIE, le bureau qui organise les expositions universelles a salué la grandeur de la Chine, l’amitié entre les peuples et a même utilisé la salle pour prononcer une partie de son discours en chinois. C’est plutôt hasardeux. Le président chinois Hu Jintao s’est contenté, de déclarer la cérémonie ouverte pour laisser place aux artistes comme le chanteur italien Andrea Bocelli, l'acteur Jackie Chan, aux danseurs de Soweto, suivis ensuite d'un spectacle de guerriers maori. Mais le clou du spectacle, c’était la deuxième partie sur les rives du fleuve Huangpu : un feu d’artifices de 40 minutes avec des jeux de lasers, des jets d’eau à couper le souffle, avec 200 bateaux sur le fleuve, sur lequel on pouvait voir les drapeaux des 189 pays participant à l’Exposition. Les feux d’artifice étaient tirés depuis ces bateaux et surtout depuis le pont du site de l’Exposition qui surplombe le fleuve et les toits des pavillons. Un spectacle impressionnant Mais il n’y avait pas que les personnes présentes sur le site même qui ont pu voir cette cérémonie. Les gens installés sur le Bund -un peu les Champs Elysées de Shangha i-, ont pu voir aussi tant bien que mal - à peu près deux minutes -, le spectacle à travers les immeubles. Ils étaient très nombreux, des milliers à s’être rassemblés sur le Bund. Donc impossible de circuler comme les Champs Elysées à Paris pour le Nouvel An.

SHANGHAI, CHINE. EXPOSITION UNIVERSELLE EN GRANDE POMPE.
Tous étaient venus voir le feu d’artifice ou du moins ce que les autorités auraient pu organiser pour le public, qui attendait tellement cette fête, cette inauguration après avoir subi des années de travaux dans Shanghai. Les Shanghaiens ont attendu deux heures sur le Bund, promenade mythique située en aval du fleuve, à scruter l’horizon, à entendre au loin les bruits des feux d’artifices. Ils ont donc entraperçu le bouquet final. C’était donc une grosse déception. Certains étaient même très en colère. Il y avait une ferveur comparable à celle des Jeux Olympiques, mais la cérémonie était beaucoup moins grandiose que celle de Pékin. Il n’y avait pas ces danseurs, ces chorégraphies réglées au millimètre. Le feu d’artifice était peut-être un peu plus grand que celui de Pékin. Il faut dire que’on a reproché à Shanghai d’avoir trop dépensé pour cette Exposition : 3 milliards d’euros. Alors ces dernières semaines, les organisateurs avaient décidé de réduire la voilure pour la cérémonie d’ouverture. Maintenant ce sont les Chinois qui vont visiter cette exposition. A partir de ce  samedi 1er mai, on attend un record de fréquentation : 600 000 personnes. C’est un tour de force. Les Chinois ont réussi à transformer une Exposition universelle plutôt démodée. Jusqu’ici, elle se déroulait dans des villes secondaires, ils l’ont transformée en quelque chose de vraiment attractif. La Chine a fait aussi énormément de promotions dans le pays pour inciter les Chinois à se rendre à l’Exposition universelle.

PREMIER MAI CELEBRATION DE LA FETE DU TRAVAIL.
En France, la question des retraites sera au coeur des revendications Plus de 280 rassemblements et manifestations sont prévues en France pour le 1er mai, journée de revendication et de mobilisation syndicale. Cette année outre l'emploi et le pouvoir d'achat, le thème des retraites s'imposera dans les cortèges.Selon un sondage, 70% des Français voient d'un oeil favorable les manifestations qui vont se dérouler, notamment sur la réforme des retraites. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils ont l'intention d'y participer. Les syndicats espèrent malgré tout une présence massive de jeunes, d'actifs et de retraités sur une question qui les concerne tous. Ils voudraient bien que la mobilisation contre le recul de l'âge légal de la retraite ou l'allongement de la durée de cotisation soit un signe fort en direction de l'Elysée. Nicolas Sarkozy organise le 10 mai prochain un sommet social avec les organisations syndicales et devrait rendre publiques peu après ses premières orientations sur la réforme des retraites. Les organisations syndicales, une fois de plus, ne sont pas parvenues à se présenter unies. CGT, CFDT, Unsa, Solidaires et la FSU défileront ensemble. Mais Force Ouvrière a décidé de faire cavalier seul estimant ne partager avec les autres ni les revendications ni le choix des modalités d'action. Au Sénégal, c'est le dossier de l'emploi précaire qui agite les centrales syndicales Au Sénégal, les doléances des centrales syndicales sont énormes : pouvoir d’achat en berne, entreprises en difficulté..., entre autres. Un autre sujet agite depuis peu les organisations syndicales : une proposition de texte leur a été soumise en Conseil consultatif national du travail concernant la non-limitation du CDD, le contrat à durée déterminée. Actuellement, le CDD ne peut pas être renouvelé plus de deux fois, et sa durée ne peut excéder deux ans. L’idée de renouveler indéfiniment les contrats à durée déterminée des travailleurs ne passe pas chez les organisations syndicales.

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
ONU, NY.  65èmeANNIVERSAIRE DE LA FIN DE SECONDE GUERRE MONDIALE
 « Se souvenir du passé, pour mieux préparer l'avenir ». C'est avec ces mots que le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a conclu son intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU qui commémorait jeudi le 65ème anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. Après avoir rappelé que 40 millions de civils et 20 millions de soldats avaient perdu la vie au cours des ces années « d'atrocités indescriptibles », M. Ban a salué la « bravoure extraordinaire » de ceux qui se sont battus pour « la liberté ». Il y a 65 ans, les représentants de 50 États se sont retrouvés à San Francisco pour poser les fondements d'une organisation internationale destinée à prévenir les conflits armés, afin que des affrontements comme la Première et la Seconde guerres mondiales ne se reproduisent plus jamais. Quelques mois plus tard, la Charte des Nations Unies était signée, donnant naissance à l'Organisation des Nations Unies, « une organisation fondée sur l'espoir le plus humain, une fin du fléau de la guerre », a insisté le Secrétaire général. Faisant ensuite référence à la Conférence de suivi du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui se déroule actuellement au siège des Nations Unies, Ban Ki-moon a souligné la résonance particulière que cet événement donnait à cette 65ème commémoration. Elle se déroule « au moment même où les nations sont rassemblées pour faire avancer la cause de la paix », a-t-il souligné. La Seconde guerre mondiale a été marquée par l'utilisation pour la première fois dans l'histoire de l'arme atomique ; soixante cinq ans plus tard, l'ONU continue d'œuvrer pour leur éradication totale en soutenant les objectifs et la mise en œuvre du TNP. Le Secrétaire général a remercié les Etats membres pour « les progrès faits dans cette direction », au rang desquels figurent notamment la signature en avril d'un nouveau traité russo-américain pour la réduction de leurs arsenaux nucléaires et l'annonce cette semaine par l'Indonésie de son intention de ratifier le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE). De son côté, le Président de l'Assemblée générale par intérim, Abdalmahmoud Mohamad, ambassadeur du Soudan auprès des Nations Unies, a souligné la nécessité d' « intensifier les efforts pour résoudre pacifiquement les conflits », afin de « renforcer la paix et la sécurité internationale autour du globe ». Rappelant qu'il existait toujours des conflits armés sur la planète et que les populations civiles en payaient toujours le plus lourd tribut, il a appelé la communauté internationale à « intensifier ses efforts en faveur de la réconciliation, de la coopération et de la promotion des valeurs démocratiques, des droits de l'homme et des libertés fondamentales ».

LES AUTOCHTONES ET LEURS DROITS AUX DEBATS DE DEUX SEMAINES A L'ONU.
 A l'issue de deux semaines de débats au siège de l'ONU à New York, le président de l'Instance permanente de l'ONU sur les peuples autochtones, Carlos Mamani, a salué vendredi les progrès effectués par les pays, notamment le Canada et les Etats-Unis, sur la question autochtone et a plaidé pour l'élaboration de nouvelles règles sur le processus d'autonomisation de ces populations. « Nous considérons que les résultats de ces débats sont positifs et nous accueillons particulièrement l'annonce des Etats-Unis de s'engager à examiner la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones dans la perspective de la soutenir », a dit M. Mamani. Il s'est félicité par ailleurs du soutien de la Nouvelle-Zélande. Les articles 3 et 32 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ont largement occupé les débats.L'article 3 énonce que « les peuples autochtones ont le droit à l'autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel ». M. Mamani a expliqué que les peuples autochtones souhaitaient « remplacer et restaurer le processus de développement de l'autonomie dans le cadre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ». De même, sur l'article 32 qui définit le droit des peuples autochtones « d'établir des priorités et des stratégies pour la mise en valeur et l'utilisation de leurs terres ou territoires et autres ressources », il a dénoncé la destruction continue des forêts et l'expansion de son exploitation. M. Mamani a notamment souligné l'importance de la reconnaissance des effets dévastateurs de la 'Doctrine de la découverte' par le Canada et les Etats-Unis et de la nécessité « d'évoluer vers la réconciliation ». Cette doctrine est considérée par l'Instance comme un des vecteurs essentiels de l'asservissement des peuples autochtones. Née en 1455, la 'Doctrine de la découverte' consacre le principe selon lequel tout monarque chrétien qui découvre des terres non chrétiennes a le droit de les proclamer siennes car elles n'appartiennent à personne. Au fil des siècles, cette doctrine a été institutionnalisée dans les lois et politiques nationales et internationales et s'est traduite par la dépossession et l'appauvrissement des peuples autochtones. « Malheureusement comme chaque année le respect des droits humains continue d'être une inquiétude pour les populations autochtones », a conclu M. Mamani en soulignant l'importance de protéger l'identité et la culture des peuples autochtones. La Déclaration concerne environ 370 millions de personnes autochtones à travers le monde. C'est un document non contraignant qui formule leurs droits individuels et collectifs, ainsi que leurs droits en matière de culture, d'identité, de langue, d'emploi, de santé, d'éducation.

ONU. CONFERENCE DU TNP A NEW YORK.
Le TNP est un traité international faisant date dont l’objectif est d’empêcher la prolifération des armes et technologies nucléaires, de promouvoir la coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et de favoriser la réalisation du désarmement nucléaire et d’un désarmement général et complet. Le TNP représente le seul engagement contraignant en matière de désarmement pris par les États dotés d’armes nucléaires dans le cadre d’un traité multilatéral. Depuis l'entrée en vigueur du Traité en 1970, des conférences se sont tenues tous les cinq ans afin d'en examiner le fonctionnement. Chacune d'elles s'est efforcée d'aboutir à un accord sur une déclaration finale qui évaluerait l'application des dispositions du Traité et contiendrait des recommandations sur les mesures à prendre afin de consolider cette application. La Conférence d’examen devrait porter sur plusieurs questions, notamment celles discutées lors de la Conférence de 2005 : le caractère universel du Traité; le désarmement nucléaire, y compris des mesures pratiques spécifiques; la non-prolifération des armes nucléaires, y compris la promotion et le renforcement des garanties; des mesures pour faire avancer l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, la sûreté et la sécurité; le désarmement et la non-prolifération à l’échelle régionale; l’application de la résolution de 1995 sur le Moyen-Orient; des mesures pour gérer le retrait du Traité; des mesures pour renforcer davantage le processus d’examen; et des moyens pour promouvoir l’engagement auprès de la société civile en renforçant les normes du TNP et en faisant la promotion d'une éducation centrée sur le désarmement

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NOUVELLES D'HAITI
MINUSTAH.PROLONGATION ET AUGMENTATION DU PERSONNEL POLICIER.

Le représentant spécial en Haiti du secrétaire général de l’ONU, Edmond Mulet, a annoncé  le prochain réajustement du mandat de la Mission des Nations Unies dans le but d’assurer la promotion de la stabilité, la décentralisation, l’organisation des élections avant le 7 février 2011 et l’exécution du plan de reconstruction. Les termes du réajustement de mandat seront définis dans le prochain rapport que M. Mulet soumettra au secrétaire général Ban-Ki-moon. Cette réorientation impliquera une prolongation jusqu’en 2014 de la présence de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti (MINUSTAH) et l’augmentation de son effectif policier, a-t-il précisé. Dressant  le bilan des interventions de la MINUSTAH et des agences de l’ONU depuis le séisme du 12 janvier, M. Mulet a précisé que le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a déjà distribué de la nourriture à plus de 3 millions de personnes.

DEPLOIEMENT DE 500 MILITAIRES USA EN JUIN POUR ASSISTANCE MEDICALE ET AUTRE.
Le commandement sud de l’armée américaine réalisera en Haïti les exercices d’assistance humanitaire annuels baptisés "Nouveaux Horizons" entre le 1er juin et le mois de septembre, un geste destiné à manifester le soutien de Washington au pays sévèrement touché par le séisme du 12 janvier. Annonçant l’événement à la presse américaine, le numéro deux du commandement sud, le général Ken Keen, fraîchement rentré d’une mission humanitaire de trois mois en Haïti, a précisé vendredi qu’environ 500 militaires ayant à leur tête la garde nationale de la Louisiane prendront part à l’opération. Des services médicaux et d’ingénierie seront fournis à plusieurs villes, dont Gonaïves (Artibonite, nord), sélectionnées conjointement par le gouvernement haïtien et l’Agence américaine pour le développement international (USAID). L’assistance médicale sera disponible sur cinq sites déjà identifiés où le personnel médical militaire pourra accueillir pendant dix jours consécutivement jusqu’à 700 patients quotidiennement pour des interventions en médecine générale, soins dentaires et ophtalmologie. Des médecins vétérinaires seront également disponibles pour soigner les animaux. Quant aux projets d’ingénierie, le général Ken Keen précise qu’ils concerneront la rénovation d’écoles, la construction de trois nouveaux centres éducatifs, d’infrastructures sportives et l’amélioration du système d’eau potable. Depuis les années 80, le commandement sud de l’armée américaine réalise régulièrement les exercices "Nouveaux Horizons" en Amérique latine et dans la Caraïbe. Environ 2.000 des 22.000 GI’s déployés en Haïti par l’administration Obama au lendemain du séisme, dans le cadre d’une vaste opération humanitaire, sont encore sur place, plus d’un mois avant le retrait officiel des troupes américaines fixé au 1er juin.

UNION EUROPEENNE ET CINQ PROJETS EVALUES A 264 MILLIONS DE DOLLARS.
Le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Pielbags, arrive ce vendredi à Port-au-Prince où il doit lancer les travaux d’exécution de cinq projets post-séisme dans des domaines différents que financera l’UE pour un montant d’environ 264 millions de dollars  Parmi les réalisations prévues figurent notamment l’érection d’un complexe administratif devant abriter les missions diplomatiques de tous les pays de l’UE représentés dans la capitale haïtienne, la mise en place d’un programme de soutien alimentaire à des milliers de sinistrés et la construction de la route Port-au-Prince/Cap-Haïtien, a annoncé le commissaire Pielbags. "Le cas d’Haïti représente une priorité absolue pour l’Union européenne et pour cette raison nous déploierons tous les efforts nécessaires en vue de contribuer à relancer le pays", a indiqué en visite à Santo Domingo le haut responsable européen en marge d’une série d’entretiens avec les autorités dominicaines. Des projets binationaux financés par Bruxelles ont été parmi les thèmes de discussion. Durant son séjour en Haïti, Andris Pielbags rencontrera le Président René Préval, son Premier ministre Jean-Max Bellerive et les ambassadeurs de l’Union européenne et des Etats-Unis accrédités à Port-au-Prince. Avec environ un milliard et demi de dollars, l’UE était arrivée en tête des donateurs, devant les Etats-Unis, à la conférence interntionale sur la reconstruction d’Haïti organisée le mois dernier à New York. Une aide globale de 9,9 milliards de dollars sur plus de trois ans été formellement promise au pays dévasté par le séisme du 2 janvier dont le très lourd bilan est de 250.000 à 300.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés, selon l’ONU

SELON BILL CLINTION, POUR EVITER LE CHAOS, PRESENCE INTERNATIONALE NECESSAIRE
 
L'ancien Président des Etats-Unis, Bill Clinton, a fait savoir samedi que la communauté internationale pourrait devoir à l’avenir faire face au "terrible chaos" qui menace de s’emparer du pays si elle ne reste pas impliquée dans la gestion post-séisme.

Répondait à des journalistes lors d’une rencontre de sa fondation, la Clinton Global Initiative, à l’Université de Miami, il a  minimisé la thèse selon laquelle la corruption pourrait mettre en péril la reconstruction d’Haïti tout en mettant en garde contre "l’autocomplaisance". Haïti a aujourd’hui la meilleure chance qu’elle n’a jamais eue depuis des décennies de devenir une nation autonome, a assuré Bill Clinton. Toutefois, il estime qu’au cas où la communauté internationale serait tenue à l’écart "Haïti tombera dans une spirale de violence" semblable à la terreur instaurée par des gangs rivaux de narcotrafiquants dans le nord-ouest du Mexique. "Nous savons que quelque chose est certain. Si les haïtiens trouvent agréable la lutte armée qui se livre dans le nord-ouest du Mexique alors ils seront contents d’avoir ça en Haïti d’ici les dix prochaines années", a répété l’envoyé spécial de l’ONU avant de renchérir "si c’est cela qui les fait rêver, cet horrible chaos de Monterrey jusqu’à la frontière, alors ils vont adorer Haïti si elle s’aligne sur ce modèle". Bill Clinton, qui avoue une fois de plus éprouver une sympathie particulière pour le peuple haïtien, se dit confiant quant à la reconstruction du pays. "J’ai 63 ans, vous croyez que je m’engagerais à travailler là-bas au cours des cinq prochaines années de ma vie si c’était une cause perdue ?, durant son interview.Enfin, l’ancien Président appelle à une vigilance continue concernant la gestion des fonds promis par la communauté internationale dans le cadre du processus de reconstruction du pays ravagé le 12 janvier par un puissant séisme de magnitude 7,3. C’est une façon de "nous responsabiliser", a-t-il affirmé en référence à l’enveloppe de 9,9 milliards de dollars prévue pour les trois prochaines années, dont 5,3 milliards au cours des 18 mois à venir. L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a adressé cette semaine, conjointement avec un autre ancien Président, George W. Bush, une lettre au Congrès américain en vue d’obtenir l’extension jusqu’à 2025 de la loi HOPE qui permet l’exportation vers les Etats-Unis sans frais de douane des produits textiles fabriqués en Haïti. Bill Clinton -présidera avec le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive la Commission intérimaire mixte pour la reconstruction (CIRH), une structure très controversée appelée à orienter la politique de la nation au cours des 18 prochains mois avec des pouvoirs étendus.

90 HAITIENS INTERCEPTES PAR LES GARDES COTES USA AU LARGE DE LA TORTUE.
La Garde côtière américaine a intercepté et renvoyé 90  haïtiens dans leur pays. Elle a déclaré avoir arraisonné un bateau surchargé qui avait à son bord : 57 hommes, 32 femmes et un enfant. Les migrants faisaient voile sans doute vers les Bahamas ou les îles Turques, quant ils ont été découvert au large de l'île de La Tortue. Les États-Unis ont augmenté les patrouilles dans les Caraïbes depuis le tremblement de terre, mais les responsables affirment qu'ils n'ont pas vu une augmentation des migrations par voie maritime en provenance d'Haïti.

WASHINGTON. BILL CLINTON DEVANT LE SENAT USA. DECLARATION EVOQUEE.
L'ancien président des USA,  Bill Clinton a évoqué, la semaine derriere devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain, le rôle que son administration a joué dans l'exportation vers Haïti de denrées alimentaires américaines subventionnées. Elle a ainsi profité du fait que la baisse des droits de douane était une des conditions attachées aux prêts du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Moins cher que les variétés de riz locales, le produit américain a contribué à l'effondrement de l'industrie rizicole en Haïti. La capacité agricole a également été fragilisée par le flot d'aide alimentaire envoyée pour faire face aux crises humanitaires, dont une partie s'est retrouvée sur les marchés locaux.  C'était une erreur à laquelle j'ai contribué. Je dois vivre chaque jour avec les conséquences du fait qu'Haïti ait perdu la capacité de produire du riz pour nourrir sa population, à cause de ce que j'ai fait, moi et personne d'autre », a déclaré M. Clinton à la commission présidée par le Sénateur John Kerry. Bill Clinton présidera avec le Premier ministre Jean-Max Bellerive la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti.

NEW YORK. PRESIDENT OBAMA DEFEND SA REFORME FINANCIERE.
 Le président Obama s’est rendu à New York pour défendre sa réforme financière qu’il a présenté comme le meilleur moyen d’éviter une nouvelle crise. Un discours en forme de petit coup de griffe exercé envers les lobbyistes qui essaient de bloquer la réforme. Avec un appel aux républicains pour l’adopter, dans l’intérêt non seulement du secteur bancaire, mais aussi de l’économie en général, et du pays tout entier. Première réforme : s’assurer que plus jamais le contribuable ne sera contraint de sauver des banques irresponsables, au seul prétexte qu’elles sont trop grosses pour qu’on les laisse s’effondrer. Pour éviter cela, le plan Volcker, du nom de l'ancien président de la Réserve fédérale -Paul Volcker-, limiterait la taille des banques et le type de risques qu’elles pourront prendre. Deuxième réforme : imposer la transparence pour mettre fin à ces transactions mystérieuses qualifiées par l'homme d'affaires Warren Buffet « d’armes financières de destruction massive ». Troisième réforme : assurer la protection des consommateurs souvent dupés par les termes et les conditions de leur emprunt et enfin, donner une plus grande voix aux actionnaires concernant les salaires et les bonus des dirigeants, ainsi que leur sélection. Le président Obama, en présentant ce qu’il a décrit comme des règles de bon sens qui permettront d’éviter une nouvelle crise, s’est adressé tout autant aux banquiers de Wall Street, qui s’y opposent, qu’à l’Américain moyen de Main Street qui les approuvent, surtout après le scandale Goldman Sachs.

250 HAITIENS ARRIVES AU MEXIQUE.
Un groupe de 250 haïtiens est arrivé au Mexique dimanche dernier. Ils ont été transportés par le Usumacinta, un navire de la marine mexicaine. Ils font partie des 324 haïtiens ayant obtenu un visa humanitaire après le séisme du 12 janvier. Ces haïtiens qui sont venus retrouvés leurs proches au Mexique, pourront travailler et se déplacer librement grâce ce visa humanitaire offert par le gouvernement mexicain.

AU CAP HAITIEN MANIFESTATION CONTRE LA LOI D'URGENCE
Des militants politiques du Cap Haïtien ont organisé hier la première manifestation anti gouvernementale depuis le vote de la loi d'urgence. Les membres d'une organisation populaire capoise rejoignent ainsi leurs camarades de Miragoane, Gonaïves, Léogane, Hinche et Cayes dans le mouvement de protestation visant le retrait de la loi d'urgence. Les dirigeants de ces organisations qui bénéficient de l'appui de plusieurs leaders politiques dont Evans Paul (Alternative, William Jeanty (Konba) et Youri Latortue (AAA) font état d'une concertation visant à donner un caractère national au mouvement. Dans la vile du Cap des citoyens ont défilé dans les rues et réalisé un concert de casseroles. Ils réclament le départ du chef de l'Etat estimant qu'il serait de connivence avec la communauté internationale pour violer la souveraineté nationale. Les manifestants, résidents de plusieurs quartiers populeux dont La Fosset et Nan Banan ont également dénoncé la précarité de leur condition d'existence. Ils entendent poursuivre leur mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Dans le même temps, a Miragoane plus de 200 membres de plusieurs organisations ont défilé dans les rues pour protester contre la loi d'urgence. Les manifestants ont lancé un appel à l'unité estimant que la décentralisation est un outil indispensable pour le développement économique.

 

NOUVELLES INTERNATIONALES
 
PARIS. MANUEL NORIEGA EN DETENTION EN FRANCE.
 L’ancien dictateur panaméen a été placé mardi 27 avril en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention lors d’une audience publique au Palais de justice de Paris. Il doit être rejugé par la justice française pour blanchiment d'argent. Manuel Noriega, 76 ans, a été extradé des Etats-Unis vers la France dans la nuit du 26 au 27 avril, il demandait a être rapatrié vers le Panama. Manuel Noriega, Cara de pina, (Face d'ananas), comme on le surnomme en espagnol à cause de sa peau grêlée, est apparu reposé. Et c’est plutôt étonnant pour un homme âgé de 76 ans, malade et surtout après avoir passé la nuit dans un avion et la journée au dépôt du Palais de justice. Maître Olivier Metzner, avocat de Manuel Noriega Compte tenu du statut du général Noriega, la France n’a pas le droit de le juger. Nous demandons sa remise en liberté..Vêtu d’une veste sombre, la tête couverte par un petit bonnet gris, Manuel Noriega s’exprimant en espagnol a pris la parole en début d’audience. « Je ne suis pas d’accord avec l’action qui est menée contre moi. Tout cela a été provoqué par les Etats-Unis lorsqu’ils ont envahi le Panama. Et d’ajouter : Je suis un prisonnier de guerre, la Convention de Genève doit s’appliquer. J’ai des droits ». A cet instant, le juge des libertés et de la détention l’interrompt : « Monsieur Noriega, vos avocats vont plaider tout cela ». Olivier Metzner, le célèbre pénaliste était à la manœuvre pour s’opposer à la mise en détention provisoire. Il a posé une question : Manuel Noriega est-il incarcérable ? Pour l’avocat c’est non à double titre. La France doit maintenir le statut de prisonnier de guerre accordé par les Etats-Unis au général Noriega, par conséquent, il ne peut être incarcéré avec des prisonniers de droit commun. Deuxième point : les faits reprochés à Manuel Noriega se sont déroulés lorsqu’il était chef d’Etat, il doit donc bénéficier d’une immunité. Mais le juge des libertés et de la détention a préféré suivre la position du parquet pour qui Manuel Noriega a été jugé et condamné pour trafic de drogue, ce qui n’a rien à voir avec la fonction de chef d’Etat. Cette nuit, le général Noriega va donc dormir à la prison de la Santé. Au Panama, on est pas pressé de revoir l'ancien dictateur Au Panama, la population n’a pas envie de se souvenir de Manuel Noriega. L’ancien dictateur des années 80 a perdu tous ses amis : personne ne veut le défendre, ni même prononcer son nom. Il appartient à un passé révolu. Le gouvernement n’a, du reste, rien fait pour obtenir son extradition bien content que la France s’en charge. Noriega est associé aux années noires du Panama, il a exercé le pouvoir à l’ombre de gouvernements très répressifs, évinçant ses ennemis en les faisant assassiner par le terrible G2, les services secrets qu’il dirigeait. C’était un tortionnaire, trafiquant d’armes et de drogue, chef des réseaux de prostitution. Cinq jours après avoir pris de nouveau le pouvoir en 1989, les troupes américaines envahissent le Panama pour rétablir la démocratie et surtout garantir la sécurité du canal. Noriega est arrêté le 3 janvier 1990. Il sera condamné à 40 ans de prison pour trafic de drogue et blanchiment d’argent. Une peine suffisante pour que les Panaméens n’aient pas envie de le revoir chez eux.

PAKISTAN. DEMANDE A L'INDE DE TRANSFERER KASAB A BOMBAY.
 Mohammed Ajmal Amir Iman, alias «Kasab», est soupçonné d'être l'un des membres du commando qui a perpétré les attentats de Bombay de novembre 2008 dans lesquels166 personnes ont été tuées. Kasab, seul survivant du commando, encourt la peine de mort. Il est notamment poursuivi pour «actes de guerre» contre l'Inde, «meurtres et tentatives de meurtres et violation de la législation sur les armes et les explosifs», après ces attentats qualifiés par la presse de «11 Septembre indien». Les autorités d’Islamabad affirment qu’elles ont besoin d’interroger Kasab, le seul auteur présumé des attaques de Bombay ayant survécu, pour pouvoir boucler le procès de sept suspects jugés en ce moment au Pakistan, pour implication dans les opérations commando de Bombay. Kasab, qui a déjà été produit devant une cour indienne, risque la peine de mort pour « acte de guerre » contre l’Inde. Le verdict devrait être rendu le 3 mai prochain. Le Pakistan demande également que lui soit livré Fahim Ansari, un Indien qui aurait participé à l’élaboration des opérations commando de Bombay, des violences qui avaient alors fait 166 morts. New Delhi est convaincu de la culpabilité du Lashkar-e-Taiba Les attaques de novembre 2008 ont considérablement altéré les relations, déjà tendues, entre l’Inde et le Pakistan. Les deux puissances nucléaires rivales de l’Asie du Sud ont connu trois guerres dans le passé. New Delhi qui est convaincu que le Lashkar-e-Taiba, un groupe djihadiste pakistanais, est responsable de cette opération meurtrière de Bombay, a vivement reproché à Islamabad de ne pas avoir rendu justice plus tôt. Dimanche 25 avril, le Pakistan a fait savoir qu’il avait remis six dossiers à l’Inde concernant ses propres investigations sur les violences de Bombay. Les procès des sept suspects jugés au Pakistan sont régulièrement ajournés, et pour le moment la justice n’est toujours pas rendue

AUTRICHE. HEINZ FISHER REELU PRESIDENT.
 Le président autrichien sortant Heinz Fischer, social-démocrate, a été très largement réélu comme président à un mandat de six ans (79% des voix). Un résultat sans surprise d'après les dernières estimations à la sortie des urnes. Il n'avait face à lui que la candidate d'extrême droite dont la popularité a été battue brèche du fait de sa proximité avec le mouvement néo-nazi. Les dés étaient jetés avant même le scrutin. Le chef de l'Etat sortant Heinz Fischer partaient comme le grand favori de ces présidentielles, d'autant plus que pour faire barrage à l'extrême droite, ni les conservateurs, ni les Verts n’avaient envoyé de candidat dans la bataille électorale. Selon les premières estimations, il semble que ce calcul ait bien fonctionné - le social-démocrate Heinz Fischer a été réélu avec un score triomphal. Il remporterait près de 80% des suffrages. La candidate de l'extrême droite, Barbara Rosenkranz, elle, devra se contenter de moins de 16%, si ces estimations se confirment. Un résultat médiocre par rapport aux élections législatives de 2008: à l'époque, l'extrême droite avait alors frôlé la barre des 30%. La stratégie des grands partis de faire bloc contre les extrémistes a donc payé - mais elle a causé des dommages collatéraux: avec une baisse historique du taux de participation. De 72% en 2004, il passe à seulement un peu plus de 50% cette fois-ci. Jamais auparavant, aussi peu d'électeurs se sont rendus aux urnes. La campagne électorale sans débat ni engouement, avec de surcroit un résultat connu d'avance, n'a décidément pas passionné les Autrichiens. En Autriche, le président sortant a été réélu avec plus de 78% des voix. Il faut dire que face au populaire candidat social-démocrate (SPÖ) âgé de 71 ans, les conservateurs-chrétiens (ÖVP) n’avaient pas osé présenter de candidat. Et Heinz Fischer n'a eu comme adversaires qu’une candidate d’extrême-droite, Barbara Rosenkranz (FPÖ), disqualifiée pour sa proximité avec le mouvement néonazi autrichien, et un opposant farouche de l’avortement, Rudolf Gehring. Les conservateurs-chrétiens de l’ÖVP sont considérés comme les principaux responsables du taux d’abstention. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il n’y jamais eu aussi peu d’Autrichiens pour se rendre aux urnes : un électeur sur deux seulement est allé voter. La droite en effet, n’a pas présenté de candidat, et surtout elle n’a pas donné officiellement de consigne de vote, laissant à ses électeurs le choix entre M. Fischer et deux candidats extrémistes : Barbara Rosenkranz qui représentait l’aile la plus dure du parti d’extrême-droite FPÖ, et Rudolf Gehring, le dirigeant inconnu d’un parti chrétien homophobe et anti-avortement. Or il semble que cette stratégie des conservateurs n’a pas payé : les sociaux-démocrates ont martelé pendant la campagne qu’il était scandaleux de ne pas appeler à voter contre une candidate, Barbara Rosenkranz, qui a nié l’existence des chambres à gaz et les électeurs conservateurs ont préféré rester chez eux, laissant seuls les supporters de Heinz Fischer apporter un plébiscite au président sortant. La dame de fer, quand à elle, qualifiée de rat-de-cave nazi par une partie de la presse pendant la campagne, n’offre pas un succès de plus à la puissante extrême-droite autrichienne. Sa nostalgie décomplexée du IIIe Reich a, semble-t-il, effrayé les électeurs tentés par un vote de protestation. Seule consolation pour cette formation xénophobe qu’est le FPÖ donc : elle continue d’avoir les faveurs des moins de 30 ans. Heinz Fischer et la gauche ont, eux, été réélus, une fois encore dans le pays vieillissant qu’est l’Autriche, avec les voix des retraités.

YEMEN. AMBASSADEUR BRITANNIQUE ECHAPPE A UN ATTENTAT.
L'ambassadeur britannique au Yémen est sorti indemne, lundi 26 avril, d'un attentat suicide à Sanaa qui a fait un mort, vraisemblablement le kamikaze. Le convoi du diplomate a été la cible d'une attaque près d'un hôtel fréquenté par des Occidentaux. Aucune revendication, pour l'instant, n'a été exprimée mais le ministère yéménite de l'Intérieur a affirmé que l'attentat portait « les empreintes d'al-Qaïda ». Selon une source sécuritaire, un kamikaze se serait fait exploser à proximité de l’hôtel international Mövenpick, dans un quartier actuellement en travaux. Un porte-parole de la représentation diplomatique à Sanaa, a précisé que l’ambassadeur du Royaume-Uni n’avait pas été blessé, mais selon la police, l’explosion aurait fait une victime et plusieurs blessés. Le quartier de l’ambassade, déjà placé sous très haute protection a été entièrement bouclé par les forces de police, et l’ambassade a été fermée au public Depuis plusieurs mois, les forces spéciales yéménites multiplient les coups de force contre al-Qaïda péninsule arabique, la franchise locale du mouvement terroriste. Et le dernier attentat majeur datait de mars 2009. Mais ces derniers jours, les mesures de sécurité avaient été renforcées dans la capitale yéménite de crainte d’une nouvelle action terroriste.

NOUVELLES DES NATIONS UNIES

ELECTIONS AU SOUDAN ET L'ACCORD DE PAIX.
 A la suite de l'annonce des résultats des élections soudanaises par la Commission nationale électorale, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souhaité que ces élections contribuent à la mise en œuvre complète de l'Accord de paix global de 2005 qui a mis fin à la guerre civile entre le Nord et le Sud-Soudan. « Le Secrétaire général félicite le peuple du Soudan pour avoir participé à un processus électoral qui a été pour l'essentiel pacifique malgré les innombrables difficultés. Cela montre leur engagement envers la démocratie », a dit son porte-parole dans un message. Selon la presse, le chef de l'Etat sortant, Omar Al-Bachir, a remporté la première élection présidentielle pluraliste organisée au Soudan depuis 24 ans. Il a été réélu pour un mandat de cinq ans à l'issue d'un scrutin dont s'étaient retirés ses adversaires les plus sérieux qui ont dénoncé des fraudes. M. Al-Bachir fait l'objet d'un mandat d'arrêt émit par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre. Les Soudanais étaient également appelés à élire les gouverneurs et les députés, ainsi que le président du Sud-Soudan, région qui jouit d'un statut d'autonomie. Ban Ki-moon a pris note des rapports préliminaires des groupes d'observateurs « détaillant à la fois les succès et les points faibles de ces élections, ainsi qu'un certain nombre d'incidents en matière de sécurité ». Il « appelle les autorités et les partis politiques du Soudan à continuer de résoudre par des moyens pacifiques toutes les questions liées aux résultats contestés et à d'autres irrégularités ». « Le Secrétaire général espère que cet exercice électoral sera une étape significative ouvrant l'espace politique dans le pays et contribuera à la mise en œuvre complète de l'Accord de paix global », a ajouté son porte-parole. Ban Ki-moon appelle les partenaires de l'Accord de paix global et les autres acteurs politiques soudanais à faire des progrès rapides dans les préparatifs pour la prochaine et ultime phase de mise en œuvre de l'accord : la tenue de référendums sur l'auto-détermination du Sud-Soudan et d'Abyei.

N'DJAMENA. ONU ET CHAD D'ACCORD POUR UNE REDUCTION DES EFFECTIFS DE MINUCAT  L'ONU et le gouvernement du Tchad ont décidé vendredi d'un commun accord de réduire les effectifs de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), opérationnelle à l'est et au sud du Tchad depuis septembre 2007. « Les deux parties ont discuté et convenu de la réduction de la composante militaire », a déclaré le porte-parole de la MINURCAT, Penangnini Touré à N'Djamena la capitale du Tchad. L'accord prévoit que les effectifs des troupes militaires passeront de 3.351 à 1.900. La MINURCAT avait été créée principalement pour prendre en charge et assurer la sécurité des populations fuyant les conflits des pays voisins notamment de la région du Darfour au Soudan et abritées dans les camps de refugiés situés dans la zone frontalière des trois pays limitrophes Tchad, République centrafricaine et Soudan. Le gouvernement tchadien avait exprimé au mois de février son souhait de voir un retrait total de la MINURCAT soulignant que les Casques bleus avaient rempli leur mission et qu'il voulait que les forces militaires gouvernementales prennent le relais. « Pendant ces consultations, le gouvernement du Tchad a pris bonne note de ce qu'implique la responsabilité de sécurisation des populations civiles, conformément au droit international, responsabilité qu'il assumera à compter du 16 mai 2010 », a indiqué M. Touré tout en soulignant que le mandat de la Mission avait été modifié en ce sens. La MINURCAT est actuellement composée d'un total de 4.889 personnels dont 3.351 militaires, 24 observateurs militaires, 259 policiers soutenus par 1.075 civils. Les résultats de ces consultations seront soumis au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon puis au Conseil de Sécurité pour approbation finale.

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NOUVELLES D'HAITI
POUR L'AVENIR DU PALAIS NATIONAL,  RECOMMANDATIONS DE L'ISPAN.
Le groupe constitué par l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN), après consultations de divers secteurs de la société, après des consultations techniques sur l'état de conservation du Palais National, formule ses recommandations.

1* Nécessité de prendre en compte les valeurs exceptionnelles du Palais National, en tant que monument historique à part entière :

2• Le Palais national construit entre 1913 et 1922 selon les plans de l'architecte haïtien Georges Baussan est, sans conteste, l'expression la plus achevée d'une grande période de l'Architecture en Haïti et est probablement un des plus bel exemple d'architecture néo-classique transplantée en Amérique.

3• Les qualités plastiques, architecturales et architectoniques du Palais National en ont fait un des bâtiments les plus importants de l'histoire de l'architecture en Haïti. La réussite architecturale du Palais National tient à la combinaison des deux composantes principales : d'une part, la spontanéité de son assentiment à l'architecture néoclassique, associée à une générosité dans la distribution et le positionnement des espaces, un constant souci de la commodité, une quête permanente de la lumière, une rare précision dans le dessin, et d'autre part, une réelle adaptation aux conditions climatiques.

3• Réalisé en béton armé, cet édifice constitue, de plus, une avancée remarquable dans la technologie de la construction en Haïti.

4• Siège de la présidence de la république depuis près d'un siècle, le Palais National est le témoin privilégié d'événements importants de l'histoire politique et sociale de la nation.

5• Cet édifice possède les trois valeurs définissant un monument historique : une signification, une valeur documentaire et une valeur architecturale. Pour toutes ces raisons, le palais national mériterait largement de rester en place dans la mémoire collective.

6*. Nécessité de maintenir le lieu comme siège du Gouvernement

7*. Nécessité de privilégier une approche urbaine dans tout projet de restauration du Palais National et de prendre en compte son environnement immédiat. La notion de préservation du patrimoine devrait dépasser celui du monument isolée et s'étendre au quartier (Champ- de-Mars), au centre historique de Port-au-Prince et à la ville.

8*. Nécessité de considérer que les exigences de la bureautique moderne s'accommodent mal au fonctionnement du Palais National. Sa restauration ne devrait envisager que les fonctions d'apparat et les activités officielles de la Présidence (réception officielle, réunion du Conseil des Ministres, etc.). a visite du monument historique devrait également être pris en compte. Les fonctions administratives et autres seraient aménagées dans de nouveaux espaces appropriés et construits à cet effet.

9*. Nécessité d'élargir la réflexion et d'engager un véritable débat autour de l'avenir du Pa- lais National pour la recherche d'un consensus national sur la question de la restauration du bâtiment endommagé ou la construction d'un nouvel édifice.

RAS-LE-BOLE. UN EDITORIAL DU JOURNAL LE MATIN PAR DANY VALET

Le séisme du 12 janvier a assené le dernier coup de pioche fatal à ce qu’il restait de Port-au-Prince. Notre capitale était devenue une sorte de poubelle à ciel ouvert. En fait, ce tremblement de terre n’a fait qu’apporter une signature naturelle à un acte de décès dressé par les habitants de la ville eux-mêmes et ses gestionnaires successifs depuis 1986. Cette descente ininterrompue aux enfers est à inscrire dans l’ordre des dommages directs et collatéraux de l’incurie et de la mal gouvernance. Les élites militaires putschistes, la gent lavalassienne et cette ribambelle d’objets politiques volants non identifiés de l’ère post-duvaliérienne n’ont fait que se servir grassement, mais non servir gracieusement. De l’État central aux municipalités, la République dans son entièreté, une et indivisible, périclitait. Jusqu’à l’actuelle dislocation. Désastres transversaux. Marasmes multisectoriels. Absence de vision ? Incompétence ? Quelle qu’en serait la cause, le bilan de ceux-là qui se disputaient et se tuaient pour le contrôle des vestiges de l’État bancal et atrophié duvaliérien est là. Repoussant. Et catastrophique. Nous en avons eu pour notre compte ! Et avons surtout beaucoup perdu. La crise de gouvernance et l’inconséquence des élites dirigeantes ont induit d’autres phénomènes - gabegies, surpopulation, insalubrité et déficit de planning urbain - lesquels relèvent de facteurs médiats générateurs de distorsions, de tensions et de déséquilibres au même titre que d’autres causes plus profondes et matricielles. Le pays et sa capitale implosaient parce que médiocrement administrés. Et Port-au-Prince a vécu. Mais faut-il nécessairement que nous perdions Pétion-Ville dans la foulée ? La ville étouffe. Ses résidents sont comme devenus assiégés. Elle a accueilli les sinistrés de Port-au-Prince. Ses grands négociants. Ses sauterelles du commerce informel. Ses plaies. Ses tares. Et des criminels de tous ordres. Nous assistons au démantèlement de cette ville. Des petits marchés comme des champignons sauvages. Des campements de fortune mal entretenus. Atmosphère ambiante pestilentielle. Toilettes mobiles non curées. Des piles de résidus ici et là. Baignades en plein air d’enfants et de femmes nus comme à l’âge de la pierre taillée. Du monde. Eh oui du monde ! De la foule. Une vaste ruche d’abeilles folles. Circulation automobile et piétonne paralysée. Ni jour ni nuit. Uniformité, verticalité et linéarité de l’expérience humaine dans cette galère en déconfiture et cette cité des tentes qu’est devenue l’une des plus belles villes d’Haïti, voire des Caraïbes. Pourquoi doit-on consentir à ce que nos villes s’écroulent en cascade sous le poids de l’anarchie et qu’elles disparaissent comme Port-au- Prince, selonl’effet domino, en tant que centres urbains plus ou moins modernes? Tout n’est pas à mettre sur le compte du séisme dans le cas de Pétion-Ville. La municipalité devrait avoir des comptes à rendre. Aussi bien de sa gestion que de ses plans d’aménagement et de réaménagement de l’espace pétion-villois. Le pouvoir central doit s’en mêler. Il faut relocaliser les sinistrés dans des centres d’hébergement moins précaires, mieux structurés et surtout pensés pour des êtres humains. Pétion-Ville est en train d’agonir de ses mille et une misères. Elle ne peut tolérer en plus du laxisme dans l’administration de ses édiles. Encore moins, un État central démissionnaire. Il y a ras le bol !

Daly Valet



JUSTICE HAITIENNE. LAURA SILSBY TOUJOURS PRISONIERE EN HAITI.
Alors que ses neuf autres co-religionnaires, également arrêtés pour enlèvement d’enfants, ont été libérés, l’Américaine Laura Silsby reste emprisonnée en Haïti. Laura Silsby est encore gardée en prison en Haïti alors que ses neuf autres co-religionnaires ont été libérés en mars dernier. Une nouvelle charge retient encore en prison l’Américaine, celle d’organiser des voyages illégaux. Pour rappel, dix Américains, des baptistes membres d’une association caritative appelée "Le refuge pour une nouvelle vie des enfants", basée dans l’Idaho, avaient été arrêtés le samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec 33 enfants qu’ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces enfants ont ensuite été transportés au SOS Children’s Village et ont été remis à leurs parents ou des personnes se présentant comme tels. Durant son séjour en prison, Mme Silsby en profite pour distribuer des Bibles en créole et de témoigner de sa foi auprès des autres prisonniers de la Direction centrale de la police judiciaire  Paul Thompson, un pasteur baptiste américain, croit que le groupe a été faussement accusé et arrêté le 30 janvier dernier, et invite les Baptistes à interpeller les Sénateurs, le Département d’Etat et le président Obama afin d’œuvrer auprès du gouvernement haïtien pour la libération de Laura Silsby.

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MICHELE OBAMA ET JILL BIDEN EN VISITE EN HAITI DIMANCHE.
L'épouse du président américain était en Haiti pour quelques heures. Elle a survolé la capitale à bord d'un hélicoptère.Elle était accompagnée de Jill Biden, l'épouse du vice-président américain Joe Biden. Leur hélicoptère s'est ensuite posé dans le jardin du Palais national où elles ont été accueillies par René Préval et la Première dame haïtienne, Elisabeth Préval. Des dizaines de militaires américains et de policiers haïtiens étaient déployés autour du siège de la présidence. «C'est frappant. La désolation est vraiment frappante», a déclaré Michelle Obama à sa descente d'hélicoptère dans le jardin du Palais national, où elle a été accueillie par le président René Préval et la Première dame haïtienne Elisabeth Préval. Après leur entretien avec M. Préval, Mmes Obama et Biden sont montées dans une voiture pour se rendre dans un centre d'accueil pour enfants, créé dans la capitale par la Première dame haïtienne qui les accompagnait. Des dizaines d'enfants ont salué en chantant l'arrivée de la Première dame américaine, qui a dansé avec eux, le sourire aux lèvres. Mme Obama a ensuite dessiné un poisson à la demande des petits Haïtiens qui viennent dans ce centre pour exorciser le traumatisme du séisme notamment à travers des activités artistiques. Elle doit rencontrer des membres de l'administration américaine pour les remercier de «leurs efforts extraordinaires en Haïti au cours des trois derniers mois». La Maison Blanche a expliqué dans un communiqué que cette visite visait à souligner «l'engagement américain d'aider Haïti à se rétablir et à se reconstruire, en particulier alors que la saison des pluies et des ouragans débute».

LA CHANTEUSE COLOMBIENNE SHAKIRA A VISITE HAITI DIMANCHE. 
Shakira, a effectué dimanche une visite de solidarité en Haïti où elle s’est rendue dans un camp de réfugiés, trois mois exactement après le séisme dévastateur du 12 janvier. "Nous sommes en train de mettre le projet sur des rails", a affirmé l’artiste qui cherche à faire l’acquisition d’un terrain en vue de la construction d’une école que prendra en charge sa fondation dénommée "Pies descalzos" (Pieds nus). Outre leur formation académique, les élèves du futur établissement devraient bénéficier de cours de sensibilisation à la nutrition et à la santé. "Depuis le premier jour, nous avons l’obligation de nous unir afin d’aider à reconstruire Haïti", a ajouté Shakira qui s’exprimait au milieu de quelques enfants installés avec leurs familles sinistrées au club de golf de Pétion-Ville, qui abrite à Delmas , près de 50.000 personnes. A son arrivée, elle a été accueillie par l’acteur américain Sean Penn dont la fondation Jenkins-Penn Haitian Relief Organization (J/P HRO) fournit de l’aide humanitaire aux réfugiés du club. La chanteuse devait regagner dimanche en fin de journée la République Dominicaine d’où elle était arrivée à bord d’un jet privé en compagnie de son fiancé argentin, Antonio de la Rùa. Très populaire parmi les jeunes haïtiens, la "bombe colombienne" a été, lors du Mondial 2006 en Allemagne, l’auteure d’une sublime prestation sensuelle dans "Hips don’t lie", un mégatube mondial interprété en duo avec Wyclef Jean, la superstar haïtienne du hip-hop. Après les acteurs John Travolta, Sean Penn , Angelina Jolie et Harrison Ford ainsi que le chanteur Julio Iglesias, Shakira est la principale figure du show-biz international à visiter Haïti plongée dans une grave crise humanitaire et une brutale récession économique par le tremblement de terre qui a aussi fait plus de 220.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sans-abri

 NOUVELLES INTERNATIONALES
RESTRICTIONS DE VOL CRITIQUEES PAR LES COMPAGNIES AERIENNES.
 Les deux plus grandes compagnies aériennes allemandes, Lufthansa et Air Berlin, ont critiqué la décision officielle de fermer l'espace aérien sans calcul de la concentration de cendres volcaniques dans l'air. Pour le quatrième jour consécutif, de nombreux aéroports européens étaient fermés dimanche soir 18 avril. Des milliers de vols ont été annulés, clouant au sol des millions de voyageurs. Les compagnies aériennes s'en inquiètent. Elles jugent les restrictions de vols imposées en Europe excessives et demandent une réévaluation immédiate des critères de sécurité. En Allemagne, les deux plus grandes compagnies aériennes, Lufthansa et Air Berlin, ont critiqué la décision du gouvernement de fermer l'espace aérien sans avoir calculé la concentration de cendres volcaniques dans l'air, faisant valoir que plusieurs de leurs avions qui ont effectué la veille des vols tests n'ont présenté « aucun dommage ».

Au départ, tout paraissait clair. Face à une catastrophe naturelle sans précédent, l’espace aérien devait rester fermé pour préserver la sécurité des avions et des passagers. Mais au chaos qui règne dans les aéroports et accessoirement les gares prises d’assaut s'ajoutent désormais des polémiques en Allemagne. Les deux plus grandes compagnies aériennes du pays, Lufthansa et Air Berlin, ont reproché aux pouvoirs publics une interruption complète du trafic fondée d’après les deux sociétés sur des modèles informatiques et non sur des analyses de l’air. Lufthansa et Air Berlin soulignent que des vols tests ont montré que les avions concernés n’avaient subi aucun dommage. Le ministre allemand des Transports, Peter Ramsauer, rejette ces critiques les jugeant irresponsables en matière de sécurité. Les décisions prises étaient, pour le ministre, conformes aux règles internationales. A ces polémiques qui ne peuvent que jeter le trouble auprès de passagers déjà bien malmenés s’ajoutent des mesures pas très aisées à comprendre comme la réouverture provisoire dimanche 18 avril de sept aéroports. Pour les compagnies aériennes, une décision inutile car elles ne pouvaient pas en quelques heures renouer avec un trafic normal.

POLOGNE.ELECTIONS ANTICIPEES APRES LE DEUIL.
 Les cérémonies funèbres du couple présidentiel polonais se sont terminées au château royal du Wawel à Cracovie avec 21 coups de canon en l'honneur de Maria et Lech Kaczynski et une longue séance de condoléances des délégations étrangères à la famille du président défunt et aux représentants des plus hautes autorités polonaises. Le deuil national terminé, les Polonais doivent rapidement faire face à la réalité, et en particulier à la campagne électorale avant l’élection présidentielle anticipée. Mercredi 21 avril, le président par intérim Bronislaw Komorowski doit annoncer les dates du premier et du deuxième tour de la présidentielle. Il est lui-même candidat déclaré du parti libéral au pouvoir. La droite conservatrice et la gauche ont perdu leur candidat dans la catastrophe de Smolensk et devront en trouver des nouveaux. En plein milieu du deuil national, les profondes divisions politiques ont repris leurs droits avec la désignation du lieu de l'enterrement de Lech Kaczynski. Le jour des obsèques, beaucoup de Cracoviens se sont ostensiblement abstenus d'y participer. Marek, âgé d'environ 20 ans, a passé la journée à se reposer dans un parc. « Je considère que le président Kaczynski n'est pas digne d'être enterré au château du Wawel. C'est un lieu où l'on a toujours inhumé des personnes particulièrement méritantes, les rois par exemple. Le président Kaczynski est mort tragiquement, mais à part cela, non seulement il n'était pas connu pour des actes particulièrement marquants, mais il ne jouissait même pas d'un grand soutien populaire. » Les amis politiques du président défunt donnent l'impression de vouloir instaurer une sorte de culte de Lech Kaczynski. On voit bien, ce ne sera pas facile.

AUSTRALIE. CENTRE DE DETENTION DECRIE PAR L'OPPOSITION.
La réouverture en Australie d’un centre de rétention décrié par l’opposition Le gouvernement de Kevin Rudd a décidé de rouvrir le centre de rétention de Curtin dans l'ouest de l'Australie. L'Australie décide de rouvrir un centre de détention dans l'ouest du pays. C'est pour faire face à l'afflux d'immigrés clandestins venus du Sri Lanka et d'Afghanistan. Une partie de l'opposition dénonce une mesure inhumaine. Depuis le très conservateur John Howard, la politique de l'Australie envers les milliers de migrants clandestins était de les envoyer vers les petites îles avoisinantes, les gouvernements de Nauru ou des îles Christmas étant trop contents de les accueillir en échange d'indemnités très conséquentes. Mais l'afflux d'Afghans et de Sri-Lankais notamment est tel que les centres de rétention de ces îles affichent maintenant complet depuis bien longtemps avec le risque d'émeutes lié à la surpopulation. Depuis une semaine, l'Australie a par ailleurs décidé que plus aucun Afghan ni Sri-Lankais ne pourra prétendre désormais au titre de demandeur d'asile et du coup, ils deviennent de fait de nouveaux migrants clandestins. Le gouvernement de Kevin Rudd a donc décidé de rouvrir le centre de rétention de la base de Curtin dans l'ouest du pays. « Pire que l'enfer sur terre », estime un député australien. C'est bien pour cette raison que le gouvernement l'avait fermé en 2002 après une série d'incidents. Les écologistes dénoncent des mesures inhumaines sans réelle politique de fond et inspirées par le pire de la politique des conservateurs. Et qui de fait ne résoudra pas le problème de l'afflux de migrants venus d'Afghanistan et du Sri Lanka.

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SEISME EN CHINE. DES CENTAINES DE MORTS A QINGHAI.
Un puissant séisme d'une magnitude de 6,9 s'est produit ce 14 avril 2010 en Chine dans la province isolée du Qinghai, proche de la région autonome du Tibet. Une vingtaine de répliques ont suivi, certaines allant jusqu'à 5,8. De nombreuses maisons se sont effondrées, les routes ont été coupées par des glissements de terrain et les télécommunications sont difficiles dans cette région montagneuse où les températures oscillent autour de 0°C. La France s'est dite prête à répondre aux demandes d'aide des autorités. Ce sont les premiers chiffres donnés par un responsable de la municipalité de Yushu. Mais les images diffusées depuis quelques heures maintenant montrent bien l'étendue de la catastrophe avec de très nombreuses maisons détruites, dans une région très pauvre, à la limite du Qinghai et du Tibet. On est déjà sur les haut plateaux tibétains, où la température ne dépassait pas zéro degré ce mercredi 14 avril 2010. Les régions où vient de se produire le tremblement de terre, ne sont pas très peuplées ; pas plus de 80 000 habitants dans la zone du séisme, selon les chiffres du gouvernement local. Le tremblement de terre a été beaucoup moins fort que dans le Sichuan en 2008, mais encore une fois dans une région très reculée de la Chine, avec on peut l'imaginer, des habitations très fragiles. On parle déjà de 10 000 blessés et, certainement, de nombreuses personnes enfouies sous les décombres. Dans la ville de Jiegu, sans doute la plus proche de l'épicentre, 85 % des batiments aurait été détruits. Un des tout premiers sauveteurs, Kang Zifu, explique pour commencer que les services de sécurité avaient été alertés par une première secousse. Et il confirme la présence de victimes sous les décombres : « On est arrivé sur place à 8h10, heure locale et après le premier tremblement de terre, on avait déja rassemblé des camions de pompiers. A 7 heures 49, quand le plus gros temblement de terre a commencé, il n'a pas fallu plus de 10 minutes pour organiser la mobilisation générale, et répartir les tâches », raconte le sauveteur. « On a été divisé en trois groupes. Le premier s'est occupé d'éteindre des incendies dans la ville de Yushu. Le deuxième groupe est parti à la recherche des personnes enterrées sous les maisons effondrées. Ils ont commencé par les écoles où il y a encore une vingtaine d'enfants bloqués sons les décombres. Le troisième groupe est en train de rechercher des personnes ensevelies sous des bâtiments de la municipalité. Une cinquantaine de personnes, ces gens sont vivants, on peut communiquer avec eux », ajoute encore Kang Zifu. La région est difficile d'accès et les secours vont avoir du mal à arriver sur place... On le voit déjà... Les sauveteurs sont en train de se regrouper dans la capitale de la région, Xining. Mais elle se trouve à plus de 5 heures de voiture des lieux de la catastrophe. Les secours devront emprunter des routes de très haute montagne et certaines ont été coupées par des glissement de terrain. Les conditions d'accès seront déficiles, et pour les victimes, l'attente risque d'être longue...

 CONGO. HUIT HUMANITAIRES DE LA CROIX ROUGE ENLEVES PAR DES CONGOLAIS.
Un ressortissant Suisse et 7 Congolais onbt été enlevés dans dans la province de Sud-Kivu par des miliciens du groupe Mai-MaiYakutumba.Ils étaient de retour d'une mission humanitaire d'évaluation dans les  plateaux de Minembwé dont l'objectif était d'évaluer les besoins des habitants de la région.C'est un choc, d’autant plus que les otages sont détenus dans une zone où des opérations militaires sont en cours. L'organisation a d’ailleurs exigé mardi 13 avril la libération « au plus vite » de ses huit agents.

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck

KIRGHIZISTAN. JAN KUBIS DE L'ONU SOUHAITE DU SOUTIEN POUR LE PAYS/
16 avril 2010 – Au lendemain de l'accord entre le gouvernement provisoire du Kirghizistan et l'ancien Président Bakaïev qui a permis à ce dernier de quitter le pays, l'Envoyé spécial de l'ONU, Jan Kubis, a estimé que le nouveau gouvernement avait besoin d'un soutien international et a affirmé que l'ONU soutiendrait les efforts pour instaurer un gouvernement plus démocratique. Le nouveau gouvernement « a besoin d'un soutien international », a dit M. Kubis lors d'un point presse au siège de l'ONU à New York, de retour d'une mission au Kirghizistan où il avait été envoyé par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. « Chacun doit comprendre que le Kirghizistan est un des pays les plus pauvres au monde », a-t-il ajouté précisant que « beaucoup de problèmes n'ont pas disparu avec ce changement de gouvernement ». Les nouvelles autorités doivent renforcer leur contrôle sur tout le pays, a dit M. Kubis, qui est par ailleurs chef de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe. « J'étais peut être le seul à parler et à avoir des contacts réguliers avec le président Bakaïev, qui était dans le sud du pays, afin de comprendre la situation et passer des messages, comme ne pas utiliser les armes, de ne pas aller à la confrontation », a-t-il ajouté. « Ce qui est encourageant c'est que le gouvernement provisoire est pleinement conscient de la nécessité de se donner une base plus solide d'un point de vue constitutionnel et légal », a-t-il indiqué. L'ONU et les organisations partenaires comme l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sont prêtes à fournir leur assistance si le gouvernement provisoire le demande, a conclu l'Envoyé spécial. Selon la presse, le Président Burmanbek Bakiev a officiellement démissionné jeudi avant de partir avec sa famille proche pour le Kazakhstan voisin. Il avait fui la capitale Bichkek le 7 avril alors que des manifestations contre la flambée des prix, la corruption et les violations des droits de l'homme avaient été violemment réprimées et s'étaient soldées par au moins 83 morts.

OMS INDIQUE QUE LES CENDRES DU VOLCAN ISLANDAIS RISQUERAIENT LA SANTE.  
 L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi que les cendres projetées dans l'atmosphère par le volcan en éruption en Islande pourraient poser un risque pour la santé, en particulier pour les gens souffrant d'asthme et d'autres problèmes respiratoires. On estime qu'environ 25% des particules de cendre liées à l'éruption du volcan Eyjafjalla le 14 avril ont une taille inférieure à 10 microns, ce qui est plus dangereux car elles peuvent pénétrer plus profondément dans les poumons, a précisé l'OMS dans un communiqué. Selon l'agence des Nations Unies, les gens souffrant de conditions respiratoires chroniques, tels que l'asthme ou la bronchite, pourraient être sujets à des irritations si les cendres se trouvent en fortes concentrations dans les couches basses de l'atmosphère. Mais tant que les cendres restent dans les couches hautes de l'atmosphère, il ne devrait pas y avoir de risque accru d'impact sur la santé. L'OMS conseille aux gens de suivre les directives des autorités locales chargées de la santé et de rester à l'intérieur s'ils ressentent des irritations dans leur gorge et leurs poumons, si leur nez coule et leurs yeux piquent. L'OMS a noté qu'actuellement le nuage de cendres est suspendu dans les couches élevées de l'atmosphère. Des problèmes pour la santé pourraient se poser quand ces particules vont commencer à retomber.

 

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NATIONS UNIES ET L'EXTENSION DE LA PERIODE ELECTORALE AU SOUDAN
 Les Nations Unies saluent la décision de la Commission électorale du Soudan d'étendre la période électorale, ce qui « devrait permettre de dépasser les différentes difficultés techniques rencontrées lors des deux premiers jours de scrutin », a déclaré mardi le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU. Le scrutin a démarré dimanche 11 avril et devait initialement durer jusqu'à mardi 13 avril. « L'ONU espère également que cela permettra à plus de Soudanais d'exprimer leur vote, particulièrement dans les zones et les circonscriptions où les erreurs techniques ont entraîné des retards dans le processus électoral ou lorsque les votants n'ont pas été en mesure de déterminer le bureau de vote où ils étaient enregistrés », a ajouté ce porte-parole, Martin Nesirky, lors de son point-presse quotidien au Siège de des Nations Unies, à New York. M. Nesirky a rappelé que la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) fournissait une assistance technique et un soutien logistique à la Commission électorale nationale, à la demande de cette dernière, et continuerait de le faire, dans la limite de ses capacités. Selon des informations parues dans la presse, les élections ont été prolongées jusqu'à jeudi. Il s'agit des premières élections multipartites dans le pays depuis 1986.

 

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HAITIENS ILLEGAUX EN DETENTION A LA FRONTIERE DE VERMONT.
114 haïtiens ont été arrêtés en tentant de se rendre illégalement aux Etats-Unis à partir du territoire canadien, selon les autorités policières américaines qui font état d’une nette augmentation de ce type d’immigration clandestine depuis quelques semaines. « Depuis le 21 janvier, 114 haïtiens ont été appréhendés dans le Vermont et un à New York », a indiqué Mark Henry, porte-parole de la police des frontières de l’Etat du Vermont. Les autorités américaines refusent cependant d’établir un lien entre cette vague d’immigration illégale et le tremblement de terre ayant dévasté Haïti le 12 janvier. Elles précisent que ces compatriotes n’étaient pas arrivés d’Haïti après la catastrophe. Ce sont de préférence des immigrants établis illégalement aux Etats-Unis depuis des années et qui ont été expulsés vers le Canada où leurs demandes d’asile n’ont pas été agréées. Responsable d’au moins 230.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sans-abri, selon des estimations officielles, le séisme a provoqué une paupérisation de masse dans un pays qui était déjà confronté à une crise économique chronique.

DON DE 10.000 TENTES A HAITI PAR LE MEXIQUE.
 Le Mexique a fait don ce 6 avril de 10.000 tentes à Haiti pour pouvoir héberger des personnes qui demeurent sans-abris suite au terrible séisme de janvier dernier. L’annonce officielle a été faite par la première dame du Mexique, Margarita Calderon, en présence du président René Préval, lors d’une cérémonie qui a eu lieu sur le site en ruine du palais présidentiel. « Le Mexique a compris que les désastres naturels n’apportent pas seulement la destruction et la desolation mais sont également des moments où les peuples découvrent la plus grande sensibilité humaine, la générosité et la solidarité », déclare Margarita Calderon. Ces 10.000 tentes font partie d’un lot de 50.000 qui ont été promises à Haiti par le président Felipe Calderon. Le reste doit arriver à Port-au-Prince dans les prochains jours, promet la première dame mexicaine. Préval salue « l’engagement personnel » du président mexicain et remercie le Mexique qui octroie également 5 milions de dollars d’appui budgétaire à Haiti. Il souligne aussi que les citoyens et citoyennes du Mexique ont fait directement don de 1 million de dollars à Haiti. Les gouvernements mexicain et haïtien ont également signé un accord humanitaire migratoire pour permettre aux victimes du séisme en Haiti de rejoindre leurs parents résidant au Mexique.

JEAN ALIX BOYER DE L'ONA ACCUSE DE CORRUPTION.
 Le directeur général de l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse (ONA), Jean Alix Boyer devrait être entendu lundi au Parquet de Port-au-Prince pour présomption de corruption et détournement de fonds. Le president du syndicat de l'ONA, Réginald Petit Homme a fait savoir qu'une plainte a été déposée au parquet par des membres de ce syndicat qui accusent M. Boyer de toute sortes de malversations. La plainte a également deposée à la Cour supérieure des Comptes invitée a prendre un arrêt de débet contre M. Boyer parce qu'il y aurait, selon le syndicat, suffisamment de documents capables de prouver qu'il a pillé les caisses de l'ONA. L'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) touchée elle aussi du dossier est invitée à auditer sur la gestion de M. Boyer pour "stopper l'hémorragie des fonds des assurés de l'ONA", a fait savoir Réginald Petit Homme qui dénonce par ailleurs ce qu'il appelle les mesures dictatoriales de M. Boyer qui aurait décidé manu militari de fermer les portes du bureau du syndicat et confisquer le véhicule qui été mis à la disposition de ses membres pour effectuer le travail de l'Institution. "C'est une atteinte grave à la liberté syndicale et une violation de la constitution haïtienne et des convention et traités signés par Haïti avec le Bureau international du Travail ( BIT), a indiqué M. Petit-Homme. Il a fait savoir en outre que depuis le 24 février, date à laquelle ses collègues et lui-même ont commencé à dénoncer la mauvaise gestion de M. Boyer, ils font l’objet de toute sortes de menaces dont des menaces de mort de la part d'individus à lunettes noires circulant à bord de véhicules aux vitres teintées. Des mesures de transfert, de rétrogradation et de mise en disponibilité et de confiscation de chèques d'employés réputés proches du syndicat se sont multipliées en guise de représailles. Le president du syndicat Réginald Petit Homme a lui-même été rtrogradé du niveau de chef de service à celui d'assistant-chef de service pour s'être élevé, a-t-il dit, contre la gabegie administrative. Il a également denoncé des manoeuvres visant à créer la division entre les employés, ce qui détériore davantage le climat de travail dejà mis à mal par le seisme du 12 janvier Le syndicat de l'EDH appelle les différentes autorités du pays et les institutions impliquées dans la lutte contre la corruption à favoriser un audit sérieux sur la gestion du directeur général de l'ONA, au moment où des institutions internationales s'apprêtent à decaisser des fonds importants pour la reconstruction du pays. "Ce sera l'occasion de découvrir toute la vérité sur la gestion de l'ONA et de prouver que l'Etat haïtien s'est définitivement engagé dans la bataille contre la gabegie, estime encore le syndicat. Le directeur général de l'ONA a, dans ses différentes interventions dans la presse, rejeté les différentes accusations portées contre lui, les assimilant à des règlements de comptes. Le Ministère des Affaires sociales, ministère de tutelle de l'ONA, s'est gardé jusqu'ici d'intervenir dans ce nouveau conflit qui risque de paralyser l'Institution et lui faire perdre toute sa crédibilité pour gérer l'épargne de ses assurés.Port-au-Prince, le 6 avril 2010 – (AHP) – Le Conseil Electoral provisoire (CEP) se serait déjà penché sur un calendrier électoral dans la perspective des prochaines élections devant se dérouler dans le pays. Le conseiller Jacques Belzin affirme que le CEP est techniquement prêt pour organiser les élections durant l’année en cours, se refusant toutefois à donner des détails sur les dates susceptibles d’être retenues pour l’organisation de ces joutes. Des rencontres ont été réalisées avec des partenaires privilégiés du CEP dont les partis politiques et la communauté internationale en vue de mieux planifier les élections. Une réunion est prévue pour ce mercredi avec des partenaires internationaux dont l’OEA et son directeur général adjoint, Albert Ramdin, autour de la question électorale, affirme M. Belzin. M. Ramdin sera en Haïti du 7 au 10 avril pour discuter en priorité de la possibilité d'organiser les élections au début 2011. Les conseillers électoraux, conformément à l’arrêt qui les avait nommés, seront aussi préposés à organiser outre les élections présidentiellese et législatives mais aussi les municipales, a fait savoir Jacques Belzin.

CANADA. DES HAITIENS DEMANDENT RENOUVELLEMENT DE MANDAT DE MME JEAN
Dex journaux canadiens dont le Toronto Star ont révélé ces derniers jours que le premier ministre chercherait un un remplaçant à Mme Jean, dont le mandat arive à terme en été prochain. Le maire de Port-Au-Prince, Jean-Yves Jason et la ministre haïtienne du Commerce et de l'Industrie, Josseline Féthière qui participaitt à un symposium international « Haïti aujourd'hui, Haïti demain : regards croisés », ont souligné le rôle crucial joué par la gouverneure depuis le séisme du 12 janvier dernier. Ils ont affirmé voir en elle une alliée indispensable pour le peuple haïtien au moment où il amorce la reconstruction de son pays. Présidée par le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, cette rencontre visait à favoriser un dialogue entre des acteurs de divers horizons incluant, gouvernements, agences de coopération, organisations non gouvernementales, universités et communauté haïtienne, pour mieux faire face à la catastrophe qui a dévasté Haïti et favoriser sa reconstruction. Dans l'allocution qu'elle a prononcée au cours du symposium, la gouverneur générale du Canada a invité le monde à témoigner, par des paroles et par des actions, d'une solidarité inébranlable avec Haïti "Outre la nécessité des mesures d'urgence pour procurer nourriture et eau potable, pour relocaliser les populations sinistrées, ériger des abris temporaires et empêcher la propagation de maladies, à l'approche de la saison des pluies qui menace gravement des dizaines de milliers de personnes, il faut aussi et tout autant, que la reconstruction d'Haïti se pense et se réalise comme une mise à l'épreuve de la capacité de faire triompher la solidarité : pour le bien commun avant les intérêts personnels ou particuliers" a martelé Michaelle Jean. Mme Jean avait été investie dans ses fonctions de gouverneure générale du Canada en septembre 2005. Ses prédécesseurs ont souvent servi plus de cinq ans. Adrienne Clarkson est restée à son poste six ans. En 1967, Georges Vanier est mort en fonction alors qu'il en était à sa huitième année.

 

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NOUVELLES D'HAITI

ONU. RECONSTRUCTION D'HAITI: QUATRE MILLIARDS DE DOLLARS.
 Organisée par l’ONU et les États-Unis, avec le gouvernement haïtien, la Conférence internationale des donateurs vers un nouvel avenir pour Haïti est co-présidée par le Brésil, le Canada, l’Espagne, la France et l’Union européenne. Reuters / Chip EastPar RFI Deux mois après le séisme du 12 janvier 2010 qui a tué au moins 220 000 personnes et fait quelque 1,3 million de sans-abri, une conférence internationale des donateurs pour Haïti s’est tenue ce mercredi 31 mars à New York au siège de l'ONU avec plus de cent pays et plusieurs organismes internationaux présents. Quelque 3,8 milliards de dollars leur ont été demandés, comme premier versement sur un montant total de 11,5 milliards de dollars d'aide estimée nécessaire pour reconstruire le pays sur 10 ans. Les Etats-Unis et l'Union européenne se sont engagés à verser respectivement 1,15 milliard et 1,6 milliard de dollars. L’ONU l’a constaté ces dernières semaines. L’élan de générosité internationale pour Haïti avait tendance à s’essouffler. Pourtant, les besoins restent énormes. A court terme, il faut préparer la saison des pluies et des ouragans en installant plus de tentes et d’abris dans les camps de réfugiés qui ont aussi besoin de sanitaires, d’eau et d’électricité. Sinon, dans les prochaines semaines, ces camps pourraient bien se transformer en un enfer d’eau et de boue. Les Haïtiens manquent également toujours de nourriture et de soins. Toutes ces opérations vont coûter près de quatre milliards de dollars au cours des dix prochains mois. Mais il faut déjà penser à reconstruire, et à reconstruire mieux. Pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, Haïti a rendez-vous avec l’histoire. L’ONU estime que le pays aura besoin de plus d’un milliard de dollars par an pendant les dix prochaines années. Il faut ainsi rassurer les pays donateurs qui se méfient d’un Etat haïtien faible et soupçonné de corruption. Des structures de surveillance de l’aide internationale sont mises en place, l’une d’elles coprésidée par l’ancien président américain Bill Clinton. Mais l’ONU affirme qu’il ne faut plus contourner les autorités haïtiennes, mais au contraire, les aider à reprendre les rênes de l’avenir de leur pays.

NOUVELLES D'HAITI

 

NATIONS UNIES, NY. PRESIDENT PREVAL A NEW YORK POUR LA CONFERENCE SUR HAITI.
Le s informations dignes de foi confirment la présence à New York, du président d'Haiti René Préval depuis Dimanche soir pour la Conférence Internationale des bailleurs de fonds  aux Nations Unies, ce Mercredi 31 Mars.La délégation haitienne .La délégation haïtienne attendue à l’ONU comprendra le Premier ministre Jean-Max Bellerive, les présidents du Sénat, Kély Bastien et de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, le gouverneur de la Banque Centrale, Charles Castel et le maire de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason Muscadin.Des membres de la société civile, comprenant le secteur privé des affaires, le secteur religieux  

Des membres de la société civile non identifiés représentant le secteur privé des affaires, le secteur religieux, les organisations syndicales ont été également invités à se rendre à New York.Plusieurs voix dans la société civile et l’opposition démocratique ont dénoncé les "consultations très sélectives" engagées par le pouvoir autour de la réunion de New York et la présence majoritaire des représentants de la communauté internationale (10 étrangers contre 7 haïtiens) au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).Plusieurs Chefs d'Etat seront présents à la dite conférence qui débutera à 9:00 du matin au siège des Nations Unies.

LES ONG D'HAITI SE SENTENT EXCLUES.
Les organisations non gouvernementales (ONG) - par lesquelles passent 65 pour cent des contributions actuelles des bailleurs de fonds - cherchent un rôle plus cohérent dans la reconstruction du pays. «Les ONG sont les troisièmes plus grands bailleurs de fonds en Haïti », a précisé Sam Worthington, président d'InterAction. «Nous avons de grandes responsabilités auprès du gouvernement haïtien et de la population haïtienne. La seule façon d'assumer cette responsabilité, c'est de mettre en place une coordination efficace entre nous et au sein du système des Nations Unies. La société civile haïtienne se sent toujours exclue de ce processus ». «Nous, les Haïtiens, sommes fiers. Nous savons ce que nous voulons, nous savons ce dont nous avons besoin, mais nous n'en avons pas les moyens », a dit Jean Luc Dessables, coordonnateur de Haiti Response Coalition - l'une des trois seules ONG haïtiennes présentes à la réunion de New York.. «Nous nous sentons isolés, déconnectés, et nous voulons nous reconnecter. Nous sommes tellement habitués aux gens qui viennent en disant ce qu'ils veulent faire pour nous, mais ça n'a encore jamais marché. Nous craignons que ça ne marche encore pas». Mario Joseph, directeur du Bureau des avocats internationaux, un cabinet de droit public siégeant dans la capitale haïtienne, s'est fait l'écho de ce sentiment «d'exclusion» de la société civile «Nous ne disposons pas de mécanisme favorisant la participation des ONG et, sans cela, sans ce genre d'engagement ouvert, comment trouver une responsabilité ?» a demandé M. Joseph. M. Clinton a reconnu la nécessité d'améliorer la transparence gouvernementale, mais a ajouté que cela devait s'étendre aux ONG locales travaillant en Haïti. «S'il est vrai qu'Haïti a pris la décision de construire un pays véritablement indépendant, autosuffisant et moderne, digne de ses habitants, pour la première fois. S'il est vrai que les éléments de la société haïtienne qui ont été trop longtemps négligés et exclus du processus de décision s'y dirigent plus que jamais, alors nous devons nous demander comment cela devrait changer ce que font les ONG en Haïti», a déclaré l'envoyé spécial des Nations Unies, Kristalina Georgieva, commissaire de l'Union européenne.

 TURNEB DELPE DU PARTI PNDPH A DECLARE QU'HAITI EST AU STADE D'ETAT INFORMEL.
Le leader du Parti National Démocratique Populaire Haïtien (PNDPH), Turneb Delpé a estimé lundi que bien qu’elle dispose d’une constitution en vigueur, Haïti resteau stade d'un Etat informel, en raison du fait qu'ele ne dispose d'aucun projet de société. M. Delpé a fait cette déclaration, à l'occasion d’une journée de réflexion organisée à l’initiative du Groupement des Haïtiens Nationalistes Conséquents (GRHAN) , dans le cadre du 23ème anoiversaire de la constitution. Le leader du PNDPH se prononce une fois de plus en faveur de l’organisation d’une conférence nationale pour jeter les bases de la nouvelle Haïti et lui permettre d'être un état formel. Il en a profité pour prendre le contrepied d’une déclaration du chef de l’Etat selon laquelle la constitution de 1987 était une source d’instabilité. "Ce n’est pas la constitution mais son non-respect, la misère, le chômage et l’exclusion qui sont des sources d’instabilité", a corrigé le leader du PNDPH. Turneb Delpé s’est prononcé contre tout amendement de la constitution en dehors de ce qu’il appelle la refondation de la nation. Nous devons, dit-il, refonder cette nation, à partir d’un projet de société dont la constitution sera le reflet. Ce sera une constitution amendée, révisée ou tout bonnement une nouvelle constitution dépendamment de ce que nous définirionacomme projet de société, a souligné le docteur Delpé. Selon lui, ce n’est pas non plus l’amendement de la constitution qui va permettre à Haïti de s’engager sur la voie du développement, il s'agit plutôt de lui donner une constitution élaborée à partir la réalité haïtienne. Pour sa part, le leader de l’Union pour le Sauvetage National (UNION), Jean Chavannes Jeune, a déploré que 23 ans après l’adoption de la constitution de 1987, la souveraineté d’Haïti traine encore. Jean Chavannes Jeune déplore aussi que le 23ème anniversaire de la constitution soit célébré sous occupation. Le pasteur Jeune estime nécessaire que cette constitution soit amendée mais pas chambardée, puisqu'elle comprend beaucoup d’aspects positifs notamment sur la décentralisation. Cet amendement devrait aussi permettre aux haïtiens vivant à l’étranger de jouir de pleinement de leurs droits civiques. Aux Gonaïves, des hommes de lois et des politiques ont plaidé dimancheen faveur d’un amendement de la constitution. A Saint Marc aussi plusieurs organisations socio-politiques ont participé à une conférence-débat sur la problématique de l’application de la constitution.

 NOUVELLES INTERNATIONALES
RUSSIE.POUTINE A APPELE A RACLER LES EGOUTS POUR RETROUVER LES COMMANDITAIRES
 Des bougies forment le nombre « 39 », en souvenir des 39 victimes de l’attentat du métro de Moscou, durant une cérémonie commémorative, à Beslan.Jour de deuil en Russie ce mardi 30 mars au lendemain du double attentat suicide qui a tué au moins 39 personnes, dans le métro de Moscou. Toujours pas de revendication mais les autorités retiennent la piste du Nord-Caucase, où le Kremlin combat plusieurs foyers d'insurrection islamiste. La piste caucasienne : c'est désormais l'hypothèse principale retenue par les autorités et par la presse russe.Mardi 30 mars, le président Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine ont tenu un discours de fermeté. « Il faut revoir les lois antiterrorisme », a dit le président. Vladimir Poutine, lui, y est allé d'une formule choc comme il en a l'habitude : Il faut « racler le fond des égouts », pour trouver les terroristes complices du double attentat de lundi. Le président tchéchène Ramzan Kadyrov parle d'éliminer les terroristes comme des rats. Bref, un discours violent, alors qu'à Moscou on parle de plus en plus d'une revanche. Les forces russes avaient abattu début mars un leader de la rébellion tchétchène. L'attaque du 29 mars contre le métro moscovite pourrait avoir été programmée en réaction. Un message des rebelles tchétchènes, un pied de nez aux autorités de Moscou.

COLOMBIE. LIBERATION DE PABLO EMILIO MONCAYO, UN DES PLUS ANCIENS OTAGES.
 Après plus de 12 ans de captivité, Pablo Emilio Moncayo est libre. Il n'est plus aux mains de la guérilla colombienne. Un hélicoptère de la Croix-Rouge s'est rendu dans la jungle pour aller récupérer celui qui est l'un des deux plus anciens otages des FARC. On a pu le voir sur la chaîne de télévision Telesur, vêtu d'une tenue de camouflage. Il a déclaré que dans deux heures il serait de retour dans sa famille. Un délai qui pourrait toutefois être un peu plus long, en raison des conditions météo. Le caporal Moncayo n'avait pas vingt ans lorsqu'il a été capturé par les FARC. En 1997, peu avant Noël, une trentaine de soldats colombiens gardent des installations de radio sur la hauteur de Patascoy, dans l'une de ces régions montagneuses, froides et inhospitalières où les FARC sont bien implantés. C'est précisément le moment choisi par 200 rebelles pour attaquer et prendre des otages, parmi lesquels le caporal Pablo Emilio Moncayo, âgé de 19 ans à peine. Plus de 12 ans après sa capture, Pablo Emilio avait le triste privilège, avec un autre sous-officier enlevé lui aussi à Patascoy, d'être le plus ancien prisonnier des FARC. Ses parents, devant une vidéo de leur fils envoyée comme preuve de vie par la guérilla en septembre dernier, n'avaient d'abord pas reconnu l'adolescent amaigri mais surtout devenu trentenaire. Plus de douze années de calvaire pour cette famille qui, malgré les espoirs déçus, n'a jamais baissé les bras. Le père en particulier, le professeur en sciences sociales Gustavo Moncayo, a maintenu la pression par de nombreuses et interminables marches, en Amérique et en Europe. Il est d'ailleurs douteux que l'infatigable «marcheur pour la paix», comme on l'a surnommé en Colombie, cesse le combat du fait de la libération de son fils. C'est qu'il reste encore 21 soldats et policiers aux mains des FARC, dont le caporal Libio José Martinez qui a partagé la si longue captivité de Pablo Emilio.

CENTRE AFRIQUE. ELECTIONS REPORTEES AU 16 MAI.
Le premier tour des élections présidentielle et législatives est finalement reporté en Centrafrique. Au lieu du 25 avril, les électeurs seront appelés aux urnes le 16 mai prochain, le 13 juin pour le second tour. Une décision du président François Bozizé, rendue publique hier mardi 30 mars par la radio nationale. Selon le décret présidentiel, la campagne électorale sera ouverte le lundi 3 mai. Le décret du président Bozizé a surpris tout le monde à Bangui. Les représentants de la communauté internationale recevaient lundi la coalition des partis de l'opposition centrafricaine, le collectif des forces du changement. Ils évoquaient justement la question du calendrier des élections et des retards du programme DDR de désarmement des ex-rebelles (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion). « Nous avons discuté pendant plus de deux heures et nul n'était au courant que la date des élections venait d'être fixée par le chef de l'Etat », s'exclame un opposant. Le comité de pilotage devait d'ailleurs recevoir les représentants de la commission électorale ce mercredi pour que la CEI leur présente son projet de calendrier. D'après une source diplomatique, la réunion est maintenue. Joint au téléphone en fin d'après midi, l'opposant Gabriel Koyambounou qui est le premier vice-président de la commission électorale assure qu'il n'est au courant de rien, que la CEI n'a jamais adopté en plénière son chronogramme définitif. Mais le pasteur Binguimalé, le président de la CEI se réjouit plutôt que ses recommandations aient été suivies par le chef de l'Etat « Nous serons fin prêt pour le jour J», assure-t-il.


 NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck

ONU MOBILISEE POUR LA RECONSTRUCTION TOTALE D'HAITI. CONFERENCE DU 31 MARS.
 Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mardi le lancement de nouveaux projets « argent et nourriture contre travail » en Haïti, afin de soutenir la réhabilitation agricole, illustrant la mobilisation des Nations Unies pour une transformation en profondeur du pays avant la Conférence des donateurs à New York. « Ces programmes ont été validés par le gouvernement haïtien et seront mis en oeuvre en étroit partenariat avec les institutions nationales. Ils suivent les priorités du gouvernement pour soutenir la production agricole et la sécurité alimentaire tout en garantissant l'accès à la nourriture pour les plus vulnérables, ce qui en fait un élément essentiel vers la sécurité et la stabilité sociale en Haïti », a déclaré Michel Chancy, secrétaire d'Etat pour la production animale et l'assistance alimentaire en Haïti. Ces programmes seront lancés dans les prochaines semaines à destination de deux millions de personnes, alors que la phase initiale d'aide d'urgence touche à sa fin. Depuis le tremblement de terre du 12 janvier, le PAM est venu en aide à près de 3,5 millions de personnes avec la distribution de rations de riz, de farine, de haricots, d'huile et de sel, grâce à des contributions à hauteur de 260 millions de dollars. « Les donateurs internationaux ont été extrêmement généreux mais nous avons encore besoin de contributions en liquidités », a indiqué la Représentante du Programme dans le pays, Myrta Kaulard. « De plus, nous avons besoin de 55 millions de dollars pour financer le rôle essentiel du PAM dans le soutien logistique à la communauté humanitaire internationale dans son ensemble, surtout dans le pré-positionnement des abris et d'autres éléments urgents que nous devons installer avant la saison des pluies et des ouragans », a-t-elle expliqué. Le PAM a souligné que le capital humain en Haïti aurait un rôle prépondérant pour fournir des filets de sécurité pour les plus vulnérables, stimuler la production agricole locale et soutenir les marchés dans tout le pays, après le tremblement de terre. En amont de la conférence des donateurs, l'expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst, a pour sa part averti depuis Genève que si les donateurs se concentraient exclusivement sur la reconstruction physique et institutionnelle du pays, sans prêter une attention égale aux droits de tous les citoyens, ils risquaient de recréer les conditions qui ont fait du tremblement de terre du 12 janvier une catastrophe si dévastatrice. « La perte d'environ 230.000 vies dans le tremblement de terre ne peut pas être attribuée uniquement à la nature », a-t-il souligné. « La main de l'homme a joué un rôle majeur dans le désastre, surtout par les politiques et la mauvaise gouvernance qui ont amené tant d'Haïtiens à vivre depuis si longtemps dans la pauvreté et dans des logements inappropriés », a-t-il expliqué. Par conséquent, « ceux qui sont responsables de la reconstruction, aux niveaux national et international, doivent empêcher que l'on recrée les mêmes conditions perpétuant les inégalités et la pauvreté, ainsi qu'une violence largement répandue ». M. Forst a donc appelé les donateurs à « promouvoir l'accès des Haïtiens aux droits sociaux, culturels et économiques, ainsi que civiques et politiques ». « Ces deux ensembles de droits vont de pair, et si l'un des aspects est négligé, les autres en souffrent également », a-t-il insisté. La reconstruction du système judiciaire est d'une importance vitale à cet égard, et une attention particulière doit être portée aux personnes déplacées, aux populations des quartiers les plus pauvres, aux femmes, aux enfants, aux personnes âgées, aux handicapés et aux personnes atteintes du VIH/Sida, a-t-il précisé. A Genève également, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a souligné l'importance du rôle des enfants dans le processus de reconstruction. En effet, 40% de la population a moins de 15 ans. Enfin, l'Organisation internationale pour les migrations a annoncé le lancement d'une nouvelle stratégie de santé environnementale et d'assainissement pour le pays afin d'améliorer l'accès à l'eau potable et aux latrines. La première phase de cette stratégie inclut des campagnes de sensibilisation dans les campements spontanés où les sinistrés ont trouvé refuge après la catastrophe.Le président d'Haiti, René Préval et une forte délégation Haitienne seront présents à cette conférence dont le but est de reconstruire Haiti.

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NOUVELLES D'HAITI

DEMANDES DE VISA DE VISITEUR POUR LES USA SERONT ACCEPTEES LE 5 AVRIL.
Dans un communiqué de presse, l'ambassade des Etats Unis en Haïti, annonce pour ce 5 avril, la reprise de ses services pour les demandes de visa non- immigrant, d'affaires et de tourisme (B1/B2) Cette section a été fermée, depuis le 12 janvier dernier après le puissant séisme qui a ravagé Haïti, faisant plus de 200 mille morts. Selon le communiqué publié par l'ambassade, pour l'obtention d'un rendez –vous, les demandeurs de visa devront désormais utiliser le système en ligne disponible à l'adresse suivante :http://evisaforms.state.gov/shedulingsystem.aspgénéral des Etats-Unis à Port-au-Prince. En outre, l'ambassade informe, que le renouvellement de visa à travers les agences de voyages est désormais suspendu. «Les demandeurs de visa désireux de renouveler leur visa multiple de cinq ans devront obligatoirement utiliser le système de rendez –vous en ligne », indique le consulat américain.

UNE ECOLE PLACEE DANS UN ANCIEN BORDEL DE CARREFOUR.
 Une école a rouvert ses portes dans une ancienne maison close à Carrefour. Désormais, les activités nocturnes de El Caribeño sont remplacées par les jeux, les chants et les rires des écoliers du collège mixte Frère Roc. Sur la route de Carrefour, au sud de Port-au-Prince, dans le quartier de Martissant, un ancien bordel accueille depuis le 22 mars une école, le Collège mixte Frère Roc qui y a ouvert son nouveau local. Ayant abandonné son immeuble de Martissant 17 qui effraie les élèves, le collège fonctionne maintenant à El Caribeño, une maison close qui a cessé ses activités depuis quelques temps, a-t-on été informé. Depuis le 22 mars résonne dans la cour de cette ancienne maison de passe maison de passe des cris d’enfants heureux de retrouver les bancs de l’école, sans la peur de se faire écraser sous des tonnes de béton. Dans la grande cour aménagée à cet effet l’atmosphère est gaie, des petites filles sautent à la corde ce vendredi matin, d’autres écoliers assis sur les bancs devant des tableaux verts semblent attendre leur professeur. Le collège Frère Roc fait partie de ces écoles qui n’ont pas attendu l’autorisation du ministère de l’Education nationale pour reprendre leurs activités. « Nous ne pouvons pas attendre indéfiniment le ministère qui tarde à publier une date et qui se contente de regarder les responsables d’établissements scolaires se débrouiller seuls » a confié à HPN Austiné Yvens, responsable de la section pédagogique du collège. Mais, poursuit-il, avant de replonger les enfants dans leurs livres, nous devons les reconnecter aux activités scolaires par un accompagnement psychosocial. Assistés par les psychologues du Covor, les enfants suivent des animations, s’exercent à des chants, des jeux qui doivent les préparer à reprendre la classe et leur permettre de tourner la page des derniers événements. Dirigé par Pierre-Louis Roc Aspil, le collège accueille depuis lundi des enfants et des adolescents en civil et en uniforme. Sur la cour, les écoliers écoutent la musique, discutent avec leurs camarades qu’ils n’ont pas vus depuis deux mois, les conversations tournant inévitablement auteur du séisme. « Cinq de nos élevés ont été tués, mais c’est en dehors de l’école car celle-ci ne s’était pas effondrée », a poursuivi M. Austiné qui nous a emmené visiter l’ancien local situé à quelques pas de là. Celui-ci a effet tenu le coup, mais ce beau bâtiment de quatre étages suscite la peur chez les écoliers et leurs parents qui redoutent les maisons élevés comme la peste depuis le 12 janvier. Le local de El Caribeño a semblé tout indiqué au directeur de l’école, vu qu’il y a de l’espace et qu’une bonne partie est en tôle. Le club fonctionnait au ralenti, il n’y avait plus guère que « quelques chambres de filles », explique le responsable pédagogique du collège. De plus, nous apprend, Austiné Yvens, des inspecteurs de l’Education nationale sont venus et ont donné leur accord pour ce nouveau local reconverti dans le domaine éducatif. Les enfants sont désormais au niveau du sol, et la toiture en tôle ou les bâches rassurent davantage. « On a promis des tentes, mais ces promesses tardant à se concrétiser alors on fait avec ce qu’on a, on va étendre un immense prélart dans la cour arrière pour les enfants du primaire, les élèves du secondaire s’assiéront ici et ceux du kindergarden là », nous montre du doigt le responsable pédagogique en nous faisant visiter le local. Dans le nouveau collège, des enfants d’autres écoles qui se sont effondrés sont accueillis et ces derniers sont inscrits gratuitement, indique Austiné qui ajoute que plus de 600 enfants ont été accueillis au collège depuis sa réouverture. Aucune date officielle n’est retenue pour la réouverture des classes, mais la plupart des écoles affichent le 5 avril. L’Education nationale encourage la réouverture des écoles qui le peuvent.

CITOYEN BELGE LIBERE APRES KIDNAPPING.
Un  ressortissant belge enlevé en Haïti mercredi dernier en Plaine, au nord de Port-au-Prince, a été libéré. Le citoyen belge d’une quarantaine d’années a été libéré moins de 48 heures après son enlèvement le mercredi 24 mars. Il n'a pas été blessé, sa famille a eu des nouvelles rassurantes à son sujet la nuit dernière, ont confirmé vendredi les Affaires étrangères belges. L'homme, dont les circonstances de l'enlèvement et de la libération n’ont pas été précisées, vit depuis plusieurs années en Haïti.

 DIQUINI. QUARTIER RECONSTRUIT EN TOLE A CARREFOUR.
À Diquini 63, à Carrefour, est érigée « Lakou Plonbri ». Complètement détruite par le séisme, ce quartier a été reconstruit par ses habitants en tôle et dans un esprit de solidarité. Situé entre l’Hôpital Adventiste de Diquini et l’Université Adventiste d’Haïti, « Lakou Plonbri » a été complètement détruit lors du séisme du 12 janvier 2010. Mais depuis quelques temps, le visage de ce quartier a changé. On y remarque aujourd’hui de solides maisonnettes en tôles qui côtoient les débris de maisons effondrées. Un peu plus loin, on voit un jeune homme en train d’apposer une lame de tôle sur le toit d’une maison. À côté de cette maisonnette en construction, la foule discute de tout. « Dès le lendemain du séisme, Bruno a entamé la reconstruction de sa maison, et nous avons suivi son exemple, » se souvient Donel, un jeune de ce quartier. Les maisonnettes sont toutes très simples et très confortables. Elles sont faites de matériaux simples comme de la tôle, du bois et autres matériaux récupérés de maisons détruites par le séisme du 12 janvier. Certaines ont même été repeintes. Bleu, vert, blanc, la vie a commencé à reprendre des couleurs dans ce quartier. Mais la solidarité est ce qui marque le plus dans ce quartier qui tente de se reconstruire. « On n’a reçu aucune visite des autorités municipales, regrette Jean, un jeune universitaire de la zone, tout ce qu’on a fait est le fruit de l’entraide. » Par contre, ils craignent la saison des pluies puisque « Lakou Plonbri » a été inondée par les intempéries de novembre 2009. « Si nous en avions les moyens, nous curerions le canal avec nos propres moyens, » admet Jean qui lance un appel aux autorités pour agir vite pour non seulement curer la ravine, mais également enlever les décombres qu’ils ont assemblés.

PLUS D'UNE SOIXANTAINE DE MORTS A LA MORGUE DE P-AU-P.
La morgue de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH) a enregistrée une soixantaine de morts par balle rien que pour le mois de mars, alors que du côté de Médecins sans Frontières selon un dernier bilan, 50 blessés par balle sont traité depuis le tremblement de terre du 12 janvier, parmi ces victimes plusieurs n'ont pas survécus. Des chiffres qui contredisent les récentes données de la MINUSTHA qui affirmait pas plus tard que jeudi dernier que la situation sécuritaire été stable.

Selon Gaby Saget de Metropole, 63 morts par balle depuis le début du mois de mars des chiffres émanant de la morgue de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH), une source proche de l'hôpital général, voulant garder l'anonymat, nous a dit que jamais la morgue n'avait enregistrée autant de victimes en si peu de temps. Les victimes proviennent de tous les quartiers de la capitale et même de sa banlieue, cette même source nous a précisé qu'avant le 12 janvier, alors que le climat sécuritaire était «plus stable», la morgue enregistrait l'entrée de 6 morts par mois. Ajouté à cela, l'organisation international Médecins sans Frontières déclare avoir traitée 50 blessés par balle depuis le tremblement de terre sans compter une dizaine de blessures à l'arme blanche. La meurtre par balle n'est donc pas la seule cause de morts violentes en recrudescence et on enregistre aussi une nette augmentation des cas de lapidation ou d'immolation. Tant de morts violente en si peu de temps il y a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête, surtout lorsqu'on l'on sait que 4.000 évadés de prison courent toujours les rues. À ce jour, malgré les efforts de la police et de la MINUSTAH, seulement 10% de ces évadés ont été remit sous les verrous. On craint actuellement la reconstitution des gangs dans les zones à risque. Si la comparaison des données statistiques de la mission onusienne de mars 2010 avec celle de 2009 ne permet pas de démontrer une éventuelle aggravation du climat sécuritaire on peut s'interroger sur la valeur de ces chiffres et notamment sur la méthode utilisée pour les obtenir dans la mesure où bon nombre de commissariats ont été détruits et qu'il est beaucoup plus difficile actuellement de rapporter un délit que cela ne l'a été l'année passée. Rappellons que pas plus tard que jeudi dernier, le chef de la cellule intelligence criminelle de la MINUSTHA soulignait que rien que l'année passée pour la période de février-mars 697 crimes avaient été enregistré contre 442 cette année pour la même période. Le porte parole de la MINUSTAH George Ola-Davies avait même déclaré lors de cette même conférence hebdomadaire, que la situation sécuritaire était, à leur avis, stable. Cependant les faits sur le terrain, s'acharnent à contredire les chiffres rassurants des données statistique, en tous cas du côté des autorités gouvernementale on semble préoccupé par le problème car désormais, le bureau du secrétaire d'Etat à la Sécurité publique, fait obligation aux professionnels de la santé de fournir à la force publique tout les renseignements sur les traitements et l'assistance fournies aux personnes blessées par balle depuis le premier mars dernier.

ARRETE PRESIDENTIEL SUR L'EXPRORIATAION DE BTERRAINS.
Un arrêté présidentiel portant sur l'expropriation de plusieurs terrains pour cause d'utilité publique a été publié dans le journal officiel de la République d'Haïti Le Moniteur le lundi 22 mars dernier. En voici les détails :

Article 1er.- Sont déclarées d'utilité publique, les propriétés situées à l'intérieur du polygone dont les sommets ont les coordonnées géographiques suivantes :

Le point A : 773251.73 ; 207373738,11, partant de l'angle de la Rivière Bretelle à la Route nationale numéro 1 en allant vers Port-au-Prince jusqu'à Chapigny à l'entrée de Bon Repos ; Le point B: 788 486.84 ; 2061596,09 et le point B1: 791360.24 ; 2063980.60 ; Le point C: 792673.33 ; 2067244.09 Corail Cesselesse ; Le point D: 790316.37 ; 2066689.19 Montet ; Le point E : 787514.38 ; 2066908.95 Lerebours ; Le point F : 783064.17 ; 2069326.35 Morne St Christophe ; Le point G : 780108.35 ; 2072381.07 Latanier ; Le point H : 777487.67 ; 2076836.77 Cocombre.

Les terrains retenus dans le cadre de cet arrêté de déclaration d'utilité publique seront utilisés au réaménagement de la région métropolitaine de Port-au-Prince et en partie à la relocalisation des victimes du séisme du 12 janvier 2010.

Article 2.- Dès la publication du présent arrêté, tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l'étendue de l'aire définie à l'article 1er.

Article 3.- Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet objet du présent arrêté, l'expropriation des propriétaires détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d'occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l'Etat ou occupés indument se fera conformément aux dispositions des lois du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indument occupés par les particuliers.

Article 4.- La commission d'expertise prévue par les dispositions de la loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique, sera immédiatement activée à l'effet de recueillir les informations et évaluations nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le strict respect des droits des propriétaires à exproprier.

Article 5.- Dans un délai de 15 jours, à compter de la date de la publication du présent arrêté, les propriétaires fonciers et les détenteurs de bail dans l'aire susmentionnée, déposeront, pour les suites nécessaires, au local provisoire de la Direction Générale des Impôts au numéro 62 de l'Avenue Christophe leurs titres de propriété et tous documents justifiant leurs droits d'occupation.

Article 6.- Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres des Travaux Publics, Transports et Communications, de l'Economie et des Finances, de la Justice et de la Sécurité Publique, de l'Environnement, de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Planification et de la Coopération Externe, des Affaires Sociales et du Travail chacun en ce qui le concerne.

Donné au Palais National à Port-au-Prince le 19 mars 2010, An 207ème de l'Indépendance.

Cet arrêté porte la signature du Président de la république René PRÉVAL, du Premier Ministre Jean Max BELLERIVE, du Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIME, du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS, du Ministre de l'Economie et des Finances Ronald BAUDIN, du Ministre de la Planification et de la Coopération Externe Jean Max BELLERIVE, du Ministre des Affaires Sociales et du Travail Yves CRISTALLIN et le Ministre des Travaux publics Transports et Communications Jacques Gabriel

 NOUVELLES INTERNATIONALES

AFGHANISTAN. PRESIDENT OBAMA ET SA VISITE ECLAIR DANS LE PAYS.
 Le chef de l'Etat américain est arrivé en Afghanistan ce dimanche 28 mars pour une visite de quelques heures, où il a été reçu par son homologue afghan, Hamid Karzaï. Reuters / Jim YoungPar RFI Le président américain a surpris tout le monde en débarquant à Kaboul ce dimanche 28 mars. C’est la première visite de Barack Obama en Afghanistan depuis son élection et le voyage avait bien sûr été tenu secret, pour des raisons de sécurité. Le chef de l'Etat s'est entretenu avec son homologue afghan Hamid Karzaï, qui sera reçu en mai à Washington. Barack Obama voulait voir les troupes et faire le point sur place avec le général McChrystal, qui dirige les forces internationales. Le président Hamid Karzaï a été averti de la visite de Barack Obama une heure seulement avant son arrivée. Les deux hommes se sont rencontrés en tête à tête puis lors d'une réunion avec les principaux ministres afghans. Le président américain a rappelé fermement à Hamid Karzaï ses engagements en matière de lutte contre la corruption et le trafic de drogue. Barack Obama a également rencontré le général Stanley McChrystal, le commandant en chef des forces internationales en Afghanistan. L'armée américaine prévoit de lancer une offensive majeure à Kandahar, la grande ville du sud du pays. Une opération à haut risque, bien plus complexe à organiser et à mener que l'offensive de Marjah, dans la province voisine du Helmand, qui a mobilisé 15 000 soldats le mois dernier. L'armée américaine prépare le terrain depuis plusieurs semaines. Elle a installé des bases autour de la ville et tente de reprendre le contrôle des routes qui mènent à Kandahar. Mais les talibans continuent de gagner du terrain. Ils contrôlent plusieurs quartiers de Kandahar et de sa périphérie, et ils multiplient attentats et assassinats.

MOSCOU. ATTENTATS SANGLANTS DANS LE METRO.
La Russieest  sous le choc après les attentats sanglants du métro de Moscou Barrières dressées dans la station de métro moscovite Kuznetsky, touchée par un attentat lundi 29 mars 2010.  Au moins 38 personnes sont mortes et 64 blessées ce lundi matin 29 mars dans un double attentat suicide perpétré à l'heure de pointe dans des rames du métro de Moscou. Les services spéciaux russes soupçonnent « des groupes terroristes » liés à la région du Caucase du Nord. Le président Dmitri Medvedev a ordonné de renforcer la sécurité dans les transports à travers le pays. Ivan, un témoin Il y a eu une explosion et j’ai vu de la fumée). Les gens étaient plutôt calmes et essayaient d’organiser la sortie de la foule. Ce sont deux femmes kamikazes qui, selon le maire de Moscou, ont déclenché leurs explosifs à l'intérieur de deux trains, à l'heure ou les rames et les quais du métro moscovite sont particulièrement bondés. D'abord, à 8h, 23 personnes meurent sur le coup dans la station Loubianka. Une station très symbolique puisqu’elle se trouve tout près du siège des services de renseignements russes. Une bonne demi-heure après, à 8h37, une deuxième explosion retentit dans les souterrains du métro, cette fois à la station Koultoury. Un attentat qui, lui, fait au moins 12 morts. Certains blessés graves décéderont peu après de leurs blessure, portant le bilan à 38 morts et 64 blessés. Des scènes de paniques suivent les attentats, les gens tentent de s'enfuir dans une fumée épaisse et la poussière. Les secouristes ont du mal à arriver sur place. L'accès aux quais est difficile à cause de la profondeur du métro moscovite, un métro que plus de huit millions de personnes empruntent chaque jour. Peu après les attentats, le président Medvedev a réagi avec la plus grande fermeté, en déclarant que la lutte contre le terrorisme allait se poursuivre. Selon Dmitri Medvedev, « les opérations vont continuer sans compromis et jusqu'au bout ». Les terroristes à l'origine du double attentat de ce matin seront « anéantis », a dit pour sa part le Premier ministre Vladimir Poutine. Ces attentats interviennent dans un contexte politique tendu

Ces derniers temps, les forces de l'ordre ont multiplié les opérations d'envergure dans le Caucase du Nord, pour y traquer les rebelles islamistes. Plusieurs de leurs leaders ont été abattus. Donc, il pourrait éventuellement s'agir d'un acte de vengeance. De son côté, le chef des services spéciaux russe, Alexandre Bortnikov confirme que selon une enquête préliminaire, les attentats ont été commis par des groupes terroristes liés au Caucase du Nord. Les deux femmes seraient originaires de cette région. Déjà le 15 février dernier, des insurgés islamistes avaient envoyé un avertissement à Moscou en proclamant qu'ils transporteront la guerre jusque dans les villes russes. Sur un site internet, leur chef Dokou Oumarov avait déclaré : « Le sang ne se limitera plus aux villes du Caucase. »

 VATICAN. CRISE DE L'EGLISE CATHOLIQUE AVEC LA PEDOPHILIE.
Benoît XVI se veut solide face aux «jacasseries» sur la pédophilie Avec les scandales des prêtres pédophiles qui éclaboussent l'Eglise catholique, le Vatican est confronté à l'une de ses crises les plus graves de l'époque contemporaine. R En ce dimanche des Rameaux, qui coïncide avec la « Journée mondiale de la jeunesse » célébrée par les jeunes catholiques du monde entier, le pape a évoqué les accusations qui pèsent sur le Vatican pour avoir protégé les prêtres pédophiles. Le pape Benoît XVI, qui aura bientôt 83 ans, a eu une « semaine fatigante », selon son porte-parole, père Federico Lombardi. Benoît XVI s'est retrouvé au coeur de la polémique sur les prêtres pédophiles. Lui qui a contribué depuis 2001 à lever le secret sur les crimes commis au sein de l'Eglise se voit reproché aux Etats-Unis d'avoir protégé un prêtre américain accusé d'abus sexuels sur 200 enfants dans une institution pour malentendants. Il s'est défendu en déclarant avoir été informé de cette affaire vingt ans après les faits alors que le prêtre était vieux et malade. Benoît XVI n'entend pas se laisser déstabiliser. Au cours de son sermon devant des dizaines de milliers de fidèles massés place Saint-Pierre à l'occasion de ce dimanche des Rameaux, il a déclaré que la foi en Dieu aide à « avoir le courage de ne pas se laisser intimider par les jacasseries médiocres de l'opinion dominante ». Après avoir exprimé de la compassion et des regrets, le Vatican semble sur la défensive et les médias sur la sellette, accusés de vouloir salir le pape et son en                           

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck

31 MARS, CONFERENCE INTERNATIONALE DES DONATEURS POUR HAITI.
i Les États-Unis et les Nations Unies (ONU), en coopération avec le gouvernement haïtien et avec l’appui du Brésil, du Canada, de l’Union européenne, de la France et de l’Espagne, accueilleront conjointement une réunion ministérielle, la « Conférence internationale des donateurs pour un nouvel avenir en Haïti », le 31 mars 2010 aux Nations Unies à New York. Les 192 États Membres de l’ONU ont été invités. L’objectif de la conférence est de mobiliser l’aide internationale pour répondre aux besoins en développement d’Haïti, afin de poser les fondations de son relèvement à long terme. Haïti présentera sa vision de l’avenir lors de la conférence et expliquera comment l'aide internationale peut y contribuer. Les pays, organisations internationales et autres partenaires auront la possibilité d'apporter des ressources, de coordonner l’appui au relèvement à long terme d’Haïti et de s’engager dans des efforts durables pour soutenir le pays. Réunions d’information Une série de réunions d’information avec des publics clés auront lieu avant la conférence des donateurs afin d’obtenir leur avis sur la stratégie du gouvernement haïtien ainsi que leur appui. Ci dessous la liste des difféentes réunions tenues pour sauver Haiti.: 

•15 mars : Consultations à Haïti avec des citoyens réunis dans des groupes de discussion, appelés la Voix des sans voix. (Cette initiative est menée par le Bureau de l’Envoyé spécial des Nations Unies à Haïti.) •15 mars : Consultation avec des représentants du secteur privé haïtien et international sous la présidence de la Banque interaméricaine de développement à Port-au-Prince. •23 mars : Consultation avec la diaspora haïtienne, présidée par l’Organisation des États américains à Washington, D.C. •23 mars : Consultation avec les parties prenantes de la MINUSTAH, organisée par les gouvernements brésilien et haïtien à New York. •23 mars : Consultation avec les autorités des collectivités locales, présidée par la France, à Saint Martin. •25 mars : Consultation avec les ONG organisée par le Bureau de l’Envoyé spécial, Interaction et l’Union européenne, à New York. Des ONG d’Haïti, des Amériques et d’Europe y participeront.

CE MERCREDI L'ESPOIR NAIT POUR HAITI CE MERCREDI SELON BAN KI-MOON
 A deux jours d'une conférence des donateurs pour Haïti à New York, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé lundi à faire de l'espoir une réalité, alors qu'on estime que le pays aura besoin d'environ 11,5 milliards de dollars dans les dix prochaines années pour se relever du séisme du 12 janvier. « C'est le défi que nous devons relever à New York : non pas reconstruire mais plutôt 'construire mieux', pour créer littéralement un Haïti nouveau », a souligné Ban Ki-moon dans une tribune publiée dans le quotidien américain Washington Post. « Ensemble, le Président Préval et son gouvernement ont élaboré un plan d'action stratégique national devant orienter le relèvement et le développement du pays. Il s'agit à tous égards d'un document visionnaire », a-t-il assuré. « De toute évidence, l'aide doit être bien dépensée et bien coordonnée », a continué le Secrétaire général, rappelant que jusqu'ici, les Nations Unies ont fourni à 1 million de personnes (soit environ les trois quarts de la population dans le besoin) des tentes et des bâches et en distribuerons encore 300.000 au cours des prochaines semaines. « Nous disposons désormais aux alentours de Port-au-Prince de plusieurs sites importants où nous pouvons reloger les personnes qui vivent dans des secteurs menacés par les inondations lorsque la saison des pluies commencera vraiment », a-t-il ajouté. Mais « à mesure que nous acheminons de l'aide d'urgence à la reconstruction à plus long terme, il faut admettre que nous ne pouvons pas nous contenter de faire comme d'habitude », a-t-il dit. « Notre ambition aujourd'hui c'est de rebâtir le pays de fond en comble. En collaboration avec la communauté internationale, les dirigeants haïtiens s'engagent à conclure un nouveau contrat social avec le peuple ». « Autrement dit, il faut un gouvernement entièrement démocratique, doté de politiques économiques et sociales judicieuses pour faire face à l'extrême pauvreté et aux disparités profondes en matière de répartition des richesses. Cela signifie aussi qu'il faut des élections libres et régulières, organisées avec l'aide de l'ONU, de préférence avant la fin de l'année », a ajouté M. Ban. Le Secrétaire général a aussi souligné que « ce nouveau contrat social doit autonomiser les femmes, comme chefs de ménage assurant l'entretien de leur famille, comme entrepreneurs créant des entreprises, comme défenseurs des personnes vulnérables, qui exercent tous leurs droits en tant que responsables dans les institutions démocratiques et les organisations d'action civile en constante évolution » En outre, « il doit offrir de nouvelles possibilités de promotion économique, et surtout des emplois ». Ban Ki-moon a notamment estimé que « le programme 'travail contre rémunération' de l'ONU devrait être un modèle ». « En fin de compte, seuls les Haïtiens peuvent reconstruire, ou plutôt mieux construire, Haïti », a-t-il insisté. « Les dirigeants haïtiens savent bien que ce nouveau partenariat exige un attachement à la bonne gouvernance, à la transparence et à la responsabilité mutuelle – entre l'administration et les administrés, entre les secteurs public et privé, entre Haïti et la communauté internationale ». « Il faut donc trouver de nouvelles formules pour faire face aux problèmes de longue date, notamment l'avenir de la capitale haïtienne surpeuplée. » Le Secrétaire général a souligné que « pour qu'Haïti s'épanouisse, il faut que toutes les régions et les villes du pays bénéficient des infrastructures sociales et du développement économique. C'est pourquoi le plan national haïtien prévoit d'importantes ressources pour le relèvement de l'environnement, pour la réforme foncière et pour de nouveaux investissements dans la pêche et l'agriculture ». « Dans les prochains jours, les dirigeants du monde se mettront à la hauteur de la situation en épaulant Haïti dans la solidarité, une solidarité qui sera mesurée dans plusieurs années, longtemps après que le choc initial de la catastrophe sera passé », a enfin écrit Ban Ki-moon. « Je suis convaincu qu'ensemble nous pouvons mettre Haïti sur la voie d'un nouvel avenir, très différent ».

 

BAN KI-MOUN ET LE TRAITË DE DESARMEMENT ENTRE USA ET USSR
 Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué la conclusion vendredi de négociations entre les Etats-Unis et la Fédération de Russie concernant l'accord qui doit succéder au Traité sur la réduction et la limitation des armements stratégiques offensifs (START) signé en 1991 par George Bush père et Mikhaïl Gorbatchev. « Il s'agit d'une étape importante pour les efforts internationaux du désarmement nucléaire et pour arriver à un monde exempt d'armes nucléaires », a-t-il déclaré dans un message transmis par son porte-parole, félicitant les Présidents russe Dmitri Medvedev et américain Barack Obama pour cet accomplissement. Ban Ki-moon a fait part de sa conviction que cela donnera une impulsion supplémentaire à la Conférence d'examen du Traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) prévue du 3 au 28 mai à New York. « J'espère que ce nouveau traité pourra être ratifié sans délai afin de permettre sa mise en oeuvre rapide », a confié le Secrétaire général, appelant également les deux pays à poursuivre leurs efforts pour prendre des mesures additionnelles dans la réduction et l'élimination des armes nucléaires. « J'encourage d'autres Etats qui ont des armes nucléaires à suivre cet exemple », a-t-il enfin dit. Selon des informations parues dans la presse, Washington et Moscou sont parvenus vendredi à un accord sur un nouveau traité bilatéral de réduction de leurs arsenaux, que les deux présidents signeront le 8 avril à Prague.

 

 

 

 

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NOUVELLES D'HAITI

OEA SUGGERE REUNION ANNUELLE POIUR LA RECONSTRUCTION D'HAITI,.
L’OEA a offert mardi d’accueillir une réunion annuelle de la diaspora haïtienne en vue de suivre l’évolution des efforts de la reconstruction du pays après la catastrophe du 12 janvier. La proposition a été faite mardi à la clôture de la réunion des organisations de la diaspora organisée pendant trios jours au siège de l’organisation à Washington. Plus de 500 représentants de la diaspora ont participé à cette réunion au cours de laquelle ces organization ont faits une série de recommandations au gouvernement pour la reconstruction d’Haïti. Les membres de la diaspora ont également défini le rôle que les Haïtiens expatriés pourraient jouer dans la reconstruction du pays à quelques jours de la Conférence des bailleurs internationaux sur la reconstruction d’Haïti. Selon le plan d’évaluation post-désastre Haïti a besoin de près de 12 milliards de dollars pour sa reconstruction après avoir été dévasté par le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait plus de 200.000 morts dans le pays.

MAISONS -CONTAINERS POUR HAITI..
Une société française, le Techni Groupe, qui reconvertit des containers maritimes en logements, propose de fabriquer des maisons-containers comme une solution durable au pressant problème de l’habitat en Haïti. La société, qui emploie 130 personnes à Torcy (en France), ouvre dans quelques jours une filiale en Haïti, a annoncé son président Philippe Maras. Le Techni Group, qui se tourne en France vers la production de maisons à petit prix, produira en Haïti, à Petit-Goâve, des unités d'habitation modulaires, à partir de containers maritimes réformés. Pour cette PME qui réalise 11 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'investissement, s'élève à 2 millions. Y compris la création d'une école de formation, pour qualifier la main d'œuvre locale. Des investisseurs haïtiens entreront au capital de la société de distribution associée à ce projet, à hauteur de 30 %.

L'unité de production, que Philippe Maras annonce opérationnelle dès le mois de mai, devrait employer une cinquantaine de personnes, encadrées par des techniciens français. Le but : reloger rapidement une partie des victimes du seime du 12 janvier en produisant 100 unités par mois.

DIVERS SECTEURS DE LA SOCIETE CIVILE EXLUS DANS LE PLAN DE RECONSTRUCTION.
L’organisation évangélique Défi Michée déplore que le PDNA n’ait été conçu en consultation avec les secteurs importants du pays comme le secteur religieux, les parties politiques et la société civile. Le PDNA (“Plan d’Action Pour le Relèvement et le Développement National”), qui sera présenté au local des Nation Unis à New York, n’inclut ni les divers secteurs de la population haïtienne et ni les partie prenantes à travers la nation, poursuit la note. Il n’a pas été conçu, déplore le Défi Michée, en consultation avec les secteurs importants du pays comme le secteur religieux, les parties politiques et la société civile, alors que « c’est un plan qui propose la restauration d’Haïti à une position de vulnérabilité tandis que nous sommes à une phase de transition politique ». Tout plan préparé au nom d’Haïti, recommande la campagne du Défi Michée, devrait adresser les questions systémiques présentes avant le tremblement de terre : La réforme éducative, la production nationale et la sécurité alimentaire, l’implémentation des pratiques de bonne gouvernance, assurer la protection de l’environnement, la protection civile, l’amélioration des services sociaux de base et la création de nouveaux emplois dans une économie nationale revitalisée. Le Défi Michée annonce avec des acteurs clefs du secteur protestant un congrès où un plan devra être élaboré et soumis au gouvernement. Le 31 mars, date a laquelle sera présenté le PDNA à New-York, d’importantes décisions relatives au destin d’Haïti seront prises.FORT DE FRANCE. HAITI A LA CONFERENCE INTERNATIONALEPOUR AIDER LE PAYS.
La conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti qui se tient depuis ce matin à Fort de France en Martinique réunie près de 200 participants de 30 pays du monde. C'est l'une des quatre réunions préparatoires, avant le sommet di 31 mars et la seule organisée par la France. Cette réunion porte sur la coopération directe que peuvent entretenir les collectivités locales du monde entier avec celles d'Haïti. Lors de l'ouverture, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-Mer a déclaré «Cette conférence doit être un formidable élan pour répondre sur le moyen et le long terme aux besoins déterminés par les Haïtiens eux-mêmes». Le secrétaire d'Etat à la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet estime «Haïti a rendez-vous avec le monde dans moins d'une semaine» il appartiendra aux élus locaux d'être «les racines profondes et nombreuses de la reconstruction du pays». Une délégation haïtienne, composée de 35 maires, est venue avec des propositions concrètes pour faire avancer l'idée de la décentralisation, dans un pays où le pouvoir central est toujours largement prédominant, comme l'a souligné la maire de Pétion-Ville Claire Lydie Parent «Mais la reconstruction d'Haïti, si elle est d'abord l'affaire des haïtiens, ne pourra se faire sans la coopération durable de la communauté internationale», a-t-elle ajouté. Jean-Yves Jason, Le maire de Port-au-Prince, dont la ville a été dévastée à plus de 70% abonde dans ce sens «On ne peut plus se permettre d'aborder le problème de la reconstruction d'Haïti sans évoquer le problème de la centralisation, cet autre pays auquel nous aspirons aujourd'hui, ne sera possible qu'en synergie entre les élus locaux, le gouvernement central et les élus du monde en général». Le maire américain de la Nouvelle Orléans, qui a connu une catastrophe d'envergure en 2005 lors du passage du cyclone Katrina, estime qu'Haïti «entre dans sa période la plus difficile, entre la gestion immédiate de la catastrophe et la mise en oeuvre des actions pour un redressement complet ». S'adressant aux élus haïtien il leur a dit «Vous devrez avoir un plan, une vision et devrez être ouvert à la possibilité de changement. Vous devrez faire des choses jamais faites auparavant. Si vous envoyez cet appel au reste du monde, la communauté internationale va vous aider et vous serez la perle des Caraïbes que vous rêvez d'être».

 

                   

 

NOUVELLES INTERNATIONALES
  
COLONISATIONA JERUSALEM-EST:UNE QUESTION DELICATE.
 Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est entretenu à deux reprises avec le président Barack Obama mardi à Washington, mais aucun signe de percée n'est apparu immédiatement sur la délicate question de la colonisation, en dépit des pressions américaines. Benjamin Netanyahu le 23 mars 2010 à la sortie de la Maison Blanche où il a été reçu par Barack Obama Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est entretenu à deux reprises avec le président Barack Obama mardi à Washington, mais aucun signe de percée n'est apparu immédiatement sur la délicate question de la colonisation, en dépit des pressions américaines.  Saul Loeb Ancien hôtel palestinien dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem Est le 24 mars 2010. Au moment même où se déroulaient les entretiens Netanyahu-Obama, les médias israéliens annonçaient le feu vert de la mairie de Jérusalem à la construction de 20 logements à l'emplacement d'un hôtel palestinien dans le secteur oriental annexé par Israël en 1967.  Menahem KahanaIsraël a adopté la plus grande discrétion après les entretiens cruciaux de Benjamin Netanyahu avec le président américain Barack Obama à Washington, mais il y a peu de doute que le contentieux de Jérusalem-Est pèse lourd dans les relations entre les deux alliés. Le bureau du Premier ministre israélien s'est contenté d'un communiqué laconique, évoquant une "bonne atmosphère" pendant les discussions entre M. Netanyahu et le président Obama, tenues loin des médias. Rien n'indiquait, toutefois, la moindre percée et les équipes de conseillers des deux pays vont "continuer mercredi à discuter des idées évoquées durant cette rencontre", selon ce communiqué, sans autre précision. Une fois de plus, le problème de la colonisation juive à Jérusalem-Est annexée est venue troubler le dialogue entre Israel et les Etats-Unis alors que l'administration Obama s'efforce de relancer le processus de paix au Proche-Orient bloqué depuis fin 2008. Au moment même où se déroulaient les entretiens Netanyahu-Obama, les médias israéliens annonçaient le feu vert de la mairie de Jérusalem à la construction de 20 logements à l'emplacement d'un hôtel palestinien dans le secteur oriental annexé par Israël en 1967. Ce projet immobilier a été lancé par un magnat juif américain, Irving Moskowitz, qui finance plusieurs organisations ultra-nationalistes dans le but déclaré d'encourager l'installation d'Israéliens dans des quartiers arabes de la Ville sainte. Le mouvement anti-colonisation La Paix Maintenant a aussitôt accusé la municipalité de Jérusalem de "saborder les chances de parvenir à un accord avec les Palestiniens". "En fait, Benjamin Netanyahu ne parvient pas à contrôler la municipalité si bien que la colonisation se poursuit", a déploré Hagit Ofran, une dirigeante de La Paix Maintenant. C'est l'annonce de la décision de bâtir 1.600 logements supplémentaires dans le quartier juif de Ramat Schlomo à Jérusalem-Est, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden en Israël, qui est à l'origine du sérieux coup de froid diplomatique entre Israël et Washington. En dépit des assurances répétées des officiels israéliens, la brouille n'est toujours pas dissipée. Israël considère l'ensemble de la Ville sainte comme sa capitale "indivisible et éternelle", tandis que les Palestiniens veulent établir la capitale de leur futur Etat à Jérusalem-Est annexée. La communauté internationale, elle, ne reconnaît pas l'annexion par Israël de la partie orientale de Jérusalem conquise lors de la Guerre des Six jours en juin 1967. "Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale", a répété lundi le chef du gouvernement israélien devant l'AIPAC, le principal groupe d'influence américain pro-Israël. "Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui", a-t-il lancé, déclenchant une ovation de l'auditoire. La veille, à Jérusalem, devant ses ministres, il avait assuré que "la politique de construction à Jérusalem est la même que celle qui prévaut à Tel-Aviv". Selon un officiel israélien, M. Netanyahu a averti les Américains que s'"ils soutiennent les demandes déraisonnables présentées par les Palestiniens concernant un gel de la construction à Jérusalem, le processus politique risque d'être bloqué pendant un an". Côté palestinien, on se contente pour l'instant de réclamer l'arrêt de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée et, surtout, on appelle les Etats-Unis à faire pression sur Israël.

LONDRES. DIPLOMATE EXPULSE PAR UK TRAVAILLAIT POIUR LE SERVICE MOSSAD
 Le diplomate israélien expulsé par Londres travaillait à l'ambassade pour le Mossad et sera remplacé par un autre responsable du service secret israélien, a indiqué mercredi la radio.  L'ambassadeur d'Israël au Royaume-Uni, Ron Prosor, quitte le ministère des Affaires étrangères à Londres le 18 février 2010 L'ambassadeur d'Israël à Londres, Ron Prosor, a fait part immédiatement de sa déception. "Les relations entre Israël et le Royaume-Uni sont d'une importance mutuelle et nous sommes donc déçus par la décision du gouvernement britannique", a déclaré le diplomate à la presse.  Ben Stansall Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband quiite son bureau le 23 mars 2010 à Londres Pour M. Miliband, la Serious Organized Crime Agency, Soca, organisme chargé des enquêtes sur le crime organisé, a conclu que les 12 documents d'identité britanniques utilisés avaient été "copiés à partir de passeports britanniques authentiques quand ils ont été transmis pour inspection par des personnes qui ont des liens avec Israël, en Israël ou dans d'autres pays". La Soca "n'a trouvé aucun lien avec un quelconque autre pays", a-t-il poursuivi.  Warren AllottLe diplomate israélien expulsé par Londres travaillait à l'ambassade pour le Mossad et sera remplacé par un autre responsable du service secret israélien, a indiqué mercredi la radio Le Royaume-Uni a annoncé mardi l'expulsion d'un diplomate israélien, déclarant qu'il existait "des raisons convaincantes de croire" à la responsabilité d'Israël dans l'utilisation de faux passeports britanniques par le commando qui a assassiné Mahmoud al-Mabhouh, l'un des fondateurs du bras armé du Hamas, le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï. "Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il existait des raisons convaincantes de croire qu'Israël est responsable de cette utilisation abusive de passeports britanniques", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, devant la Chambre des Communes. "J'ai demandé à ce qu'un membre de l'ambassade d'Israël quitte le Royaume-Uni, en conséquence de cette affaire". "Le gouvernement prend cette affaire extrêmement au sérieux. Une telle utilisation abusive de passeports britanniques est intolérable", a-t-il ajouté. Le diplomate israélien a deux semaines pour quitter le pays, a précisé un porte-parole du Premier ministre Gordon Brown. Selon la radio et le quotidien israélien Yediot Aharonot, le diplomate qui était en fait un représentant du Mossad dans la capitale britannique sera remplacé "sous peu" par un autre membre de cette organisation. La radio a également cité un "haut responsable" israélien non identifié critiquant la Grande-Bretagne. "La décision d'expulsion est avant tout politique à l'approche des législatives début mai. Le ministre des Affaires étrangères David Miliband, qui mène depuis longtemps une politique anti-israélienne, veut ainsi mobiliser les voix des musulmans", selon lui. L'ambassadeur d'Israël à Londres Ron Prosor s'est dit "déçu", ajoutant: "Notre intention est clairement de renforcer les solides fondations de nos relations, qui sont à la fois vitales et bénéfiques à nos deux pays". Un responsable israélien ayant requis l'anonymat a déclaré à Jérusalem: "Nous n'avons aucune intention d'expulser un diplomate britannique en réponse à la décision de Londres". "La priorité est désormais de calmer le jeu". Le ministre des Affaires étrangères Avidgor Lieberman a déclaré que Londres n'avait fourni aux autorités israéliennes "aucune preuve sur l'implication israélienne". "Le Hamas se félicite de la position britannique et de la décision d'expulser le responsable du Mossad (services de renseignement israéliens) à l'ambassade sioniste pour son rôle criminel dans l'assassinat du martyr Mabhouh", a commenté Salah al-Bardawil, haut dirigeant du Hamas à Gaza. Ce n'est pas la première fois que Londres expulse un diplomate israélien: en 1988, un attaché d'ambassade a été contraint au départ après avoir été lié à une opération du Mossad visant à implanter au Royaume-Uni un membre de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) en tant qu'agent double. Selon M. Miliband, la Soca --chargée des enquêtes sur le crime organisé-- a conclu que les 12 documents d'identité incriminés ont été "copiés à partir de passeports britanniques authentiques quand ils ont été transmis pour inspection par des personnes qui ont des liens avec Israël, en Israël ou dans d'autres pays". La Soca "n'a trouvé aucun lien avec un quelconque autre pays". "Etant donné la sophistication de l'opération" pour laquelle "des faux de très bonne qualité ont été faits, le gouvernement juge qu'il est très probable que ces faux ont été faits par des services de renseignement gouvernementaux", a-t-il dit, sans jamais nommer le Mossad. La police de Dubaï accuse le Mossad de l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh, retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de l'émirat. Ses agents auraient procédé à une "falsification à grande échelle" de passeports de ressortissants occidentaux. Interpol a émis 27 avis de recherche concernant des porteurs de passeports occidentaux, falsifiés ou utilisés sous de fausses identités, dont douze britanniques, quatre français et un allemand. En France, le parquet de Paris a annoncé mardi avoir ouvert le 12 mars une enquête préliminaire, notamment pour faux et usage de faux. Berlin a dit avoir ouvert "il y a un bon mois" une enquête contre X pour "activités au profit d'un service secret étranger" et "usurpation d'identité". L'expulsion annoncée est un nouvel accroc dans les relations tendues entre Israël et Londres. M. Brown avait exprimé la semaine dernière sa "sérieuse préoccupation" après l'annonce de la construction de nouveaux logements à Jérusalem-est annexée. En décembre, Israël avait protesté lorsque l'ex-chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni avait dû annuler une visite à Londres par crainte d'être arrêtée, après l'émission par un tribunal britannique d'un mandat d'arrêt à son encontre à la suite d'une plainte sur son rôle pendant l'opération israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza fin 2008 et début 2009.

AFFAIRE GOOGLE: PEKIN ET WASHINGTON DANS LA BAGARRE.
 
La Chine et les Etats-Unis ne sont pas prêts à partir en guerre au sujet de Google, qui a de facto fermé son moteur de recherche en Chine, à un moment où les relations bilatérales sont éprouvées par plusieurs gros contentieux.  Liu Jin Répartition des parts de marché des moteurs de recherches en Chine Après une bataille de deux mois contre le régime communiste, le géant de l'internet a annoncé lundi des Etats-Unis qu'il ne voulait plus censurer les résultats de la recherche en ligne sur ce marché de 400 millions d'internautes, comme les autorités chinoises le requièrent. Toutefois, il a assuré qu'il entendait maintenir sa présence en Chine.  Simon LimLa Chine et les Etats-Unis ne sont pas prêts à partir en guerre au sujet de Google, qui a de facto fermé son moteur de recherche en Chine, à un moment où les relations bilatérales sont éprouvées par plusieurs gros contentieux. Le yuan, les ventes d'armes américaines à Taiwan et la récente rencontre aux Etats-Unis entre le président Barack Obama et le dalaï lama, que Pékin accuse de chercher l'indépendance du Tibet, sont plus importants que le dossier Google, selon des analystes. Pékin considère d'ailleurs que ces deux dernières questions touchent à sa souveraineté même. "Google est bien peu comparé à ces questions que la Chine considère comme relevant de ses intérêts fondamentaux", juge Barry Sautman, professeur de sciences sociales à la Hong Kong University of Science and Technology. "Cela a une certaine portée symbolique en terme de rivalité idéologique entre les Etats-Unis et la Chine, mais pas plus", ajoute-t-il. Si la décision de Google annoncée lundi a d'abord provoqué une vive réaction de Pékin, qui a accusé le groupe américain de violer "une promesse écrite", un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a apaisé les débats, en écartant tout impact sur les relations bilatérales, à moins, a-t-il dit, qu'il n'existe une volonté de "politiser" le dossier. Washington a pour sa part invité la Chine à réfléchir aux "implications" économiques de la décision de Google, tout en soulignant que l'administration Obama n'avait pas pris part à celle-ci. "Ils essaient de donner une réponse mesurée,.ce n'est en aucun cas une question politique qui devrait impliquer les deux gouvernements", affirme Bob Broadfoot, responsable du Political and Economic Risk Consultancy, une entreprise de conseils. "La question de Google n'est pas considérée comme étant au même niveau que Taiwan, le dalaï lama, le taux de change, qui sont des sujets sur lesquels se concentrent les deux gouvernements", dit-il. En janvier, Google s'était déclaré excédé par des attaques informatiques visant son code source et la messagerie Gmail de militants chinois des droits de l'homme, prévenant qu'il prévoyait de cesser de censurer les résultats de son moteur de recherche. Peu après, la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait érigé les Etats-Unis en gardiens de la liberté d'expression sur l'internet et invité les entreprises à refuser la censure. Mais les ventes d'armes à Taiwan, puis la rencontre entre M. Obama et le dalaï lama ont éclipsé le dossier Google, alors que Washington renforçait la pression sur le yuan, accusant Pékin de le maintenir sous-évalué pour favoriser les exportations chinoises. Car la censure, raison avancée par Google pour expliquer sa décision, n'est pas un sujet majeur des relations bilatérales, relève Sautman. "Les gens réalisent que la censure va être en place encore longtemps, au moins par rapport aux questions les plus sensibles", dit-il. Pour Russell Leigh Moses, un analyste politique basé à Pékin, les réactions mesurées de Pékin et Washington montrent surtout que les deux capitales n'ont pas de ligne claire sur la marche à suivre. "Je ne crois pas qu'aucun des deux gouvernements ait pris une décision ferme et rapide sur la manière dont cela va avoir un impact sur leurs relations en général", estime-t-il. Lundi, avant l'annonce de la décision de Google, le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait affirmé, devant un parterre d'hommes d'affaires étrangers, être confiant dans la capacité de Pékin et Washington à surmonter leurs divergences. Et, mardi, la Chine a annoncé que la prochaine session du Dialogue économique et stratégique sino-américain se tiendrait fin mai à Pékin.

    NOUVELLES DES NATIONS UNIES

 

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NOUVELLES D'HAITI

VISITE DE BILL CLINTON ET GEORGES BUSH EN HAITI.
Une visite historique.
Au cours de la conférence de presse conjointe de Bill Clinton et de Georges Bush, les deux anciens présidents américains ont expliqué qu’il s’agit d’une visite d’évaluation suite à une mission que leur a confiée Barack Obama. M. Bush dont c’est la première visite en Haïti dit regretter d’être venu dans de telles circonstances. « Notre mission, a déclaré Georges Bush, est de rappeler au peuple américain qu’il y a beaucoup de souffrances en Haïti et encore beaucoup à faire pour combler les besoins humanitaires ». Pour sa part, l’ancien président démocrate a indiqué que cette visite visait aussi à encourager l’entreprenariat en Haïti et inciter les investisseurs à venir créer des emplois dans le pays. “Notre fondation [la Fondation Clinton-Bush] établie pour le long terme, non seulement pour faire face à l’urgence, notre principal sujet conversation avec le président Préval, mais aussi pour aider les Haïtiens à se supporter eux-mêmes et aller au-delà de l’urgence,” déclare M. Clinton “Nous voulons également travailler à améliorer la loi Hope votée sous Bush par le Parlement américain, l’ouvrir à d’autres pays, faire venir plus d’investisseurs et créer 100 000 emplois dans le secteur du textile”, a annoncé l’ex-président Clinton qui veut aussi aider l’agriculture haïtienne à se relancer. Plus loin, il a déclaré qu’il faut voir les choses en Haïti dans le sens où les Haïtiens arrêteront de vivre au jour le jour et planifier sur le moyen terme. « S’assurer par exemple que l’école fonctionne, que les services de santé existent et que les gens aient à manger non pour un jour mais pour un mois”. A la réunion de New York, Bill Clinton a proposé de voir comment aider Haïti à reconstruire son économie « selon votre plan ». M. Clinton a promis de demander aux bailleurs plus d’argent pour Haïti et « nous assurer que les sommes promises sont effectivement versées et bien utilisées ». Enfin Bill Clinton a souhaité que tous ceux qui veulent aider Haïti travaillent dans la même direction.

DELMAS. ACCIDENT DE VOITURE:DEUX MORTS ET DEUX BLESSES.
Au moins deux personnes ont été tuées lundi soir dans un grave accident survenu à Delmas 33, deux autres personnes sont blessées.Les cadavres des victimes ont été déposés à l’hôpital de Delmas 33, selon les informations obtenues sur place. Les blessés, au moins deux personnes étaient admises dans les services de soins de l’hôpital son loin où l’accident s’ »tait produit entre un véhicule de transport et un motard.

 LE PRESIDENT D'HAITI QUALIFIE D'HISTORIQUE LA VISITE DE BUSH ET DE CLINTON.
La visite de l'équipe Clinton-Bush réjouit le chef de l'Etat haïtien, René Préval, qui y voit la preuve de l'engagement des Etats-Unis aux cotés d'Haïti. Le président Préval a attiré l'attention sur les résultats positifs que cette visite permettra aux autorités haïtiennes d'obtenir. Les congresmen démocrates et républicains seront plus enclins à accorder des fonds pour la reconstruction d'Haïti si des ex-présidents de leur partis en font la demande insiste M. Préval. Le gouvernement haïtien espère que les Etats-Unis conserveront leur statut de principal bailleur de fonds lors de la conférence du 31 mars à New York. En outre, le chef de l'Etat souhaite que les Etats-Unis, qui n'accordent pas d'appui budgétaire direct, financent certains projets identifiés dans le budget. Cette stratégie permettrait d'épargner des fonds qui seraient ensuite investis dans d'autres projets. Qualifiant la visite de l'équipe Clinton- Bush d'historique, le chef de l'Etat haïtien a une fois de plus salué l'engagement du président Obama dans l'effort humanitaire après le 12 janvier. Préval compte sur l'implication des présidents américains (passé et actuel) dans les démarches pour obtenir une modification de la loi Hope par le congres. Dans ce dossier également le président haïtien est confiant que l'influence des ex-présidents américains sera déterminante. L'influence de l'équipe Clinton-Bush peut s'avérer utile même au niveau des institutions financières internationales. M. Préval signale que l'actuel président de la Banque Mondiale, Robert Zoelick, avait été désigné par Georges W. Bush. Parallèlement aux efforts pour favoriser la relance économique, René Préval sollicite une aide financière afin de créer des centres d'hébergement pour les sans abris. Si les prochaines averses pourront compliquer la tache des sinistrés, elles seront bénéfiques pour les cultivateurs. Une contribution américaine pour la relance de la production nationale est souhaitée par les autorités haïtiennes.

IMPASSE DANS LE PROGRAMME HUMANITAIRE CANADO-HAITIEN
Après le séisme, la ministre de l'immigration et des communautés culturelles, Yolande James annonçait un programme de parrainage humanitaire spécial permettant l'arrivée au Québec des Haïtiens qui souhaitaient rejoindre leurs familles. « 3.000 personnes seront choisies en fonction de deux critères. Le degré de détresse des personnes affectées par le séisme du 12 janvier et la capacité d'intégration dans la société québécoise », disait la ministre le 3 février. En principe, les Haïtiens vivant au Québec pouvaient faire venir au Canada leurs frères, leurs sœurs (accompagnés de leurs conjoints et des enfants). Ils pouvaient faire venir aussi des enfants de plus de 22 ans. Mais, le programme piétine. Plus d'un mois après son lancement, les va-et-vient incessants se poursuivent dans la plupart des centres culturels haïtiens. Une dizaine au total qui, bon gré mal gré, apportent une assistance à ceux qui souhaitent faire venir leurs proches au Québec. Le hic dans ces mesures annoncées en grande pompe pour accompagner la communauté haïtienne dans cette opération de réunification familiale lancée par le gouvernement Charest reste le financement. Les Haïtiens qui veulent faire venir des proches et qui ne disposent pas de revenus suffisants pour s'en porter garants pourront avoir recours à un cosignataire haïtien ou pas. Or, une personne célibataire qui veut faire venir un adulte et un enfant haïtiens doit prouver qu'elle ou son cosignataire dispose de revenus annuels de 42.700 dollars. Un handicap majeur pour ne pas dire une barrière infranchissable pour une communauté dont la plupart de ces membres fait partie des plus démunis à Montréal avec un fort taux de chômage dont plusieurs ne peuvent assumer les frais d'études des dossiers. Et c’est dans cette catégorie que l’on compte la grande majorité des candidats. Certains son déjà descendus dans les rues pour dénoncer le laxisme des autorités mais surtout l’incompréhension et les pièges relatés dans ce programme de parrainage humanitaire par des experts en immigration. Comment les Haïtiens peuvent-ils faire venir des frères et des neveux dans la mesure où les dossiers de 1.500 Haïtiens dont la venue a déjà été avalisée par Québec sont toujours bloqués à Ottawa ! Sachant que même l’ambassade du Canada a subi les contrecoups du séisme, l’on comprend que les services d’immigration de l’ambassade ne peuvent notamment pas retracer les dossiers des requérants pour le statut de résident permanent. Sur le terrain, des demandeurs sur les trottoirs devant l’Ambassade se font dire par des militaires et non pas par des fonctionnaires de présenter leur papier au consulat canadien à Santo Domingo.

16.000 FAMILLES DE SANS ABRIS A RELOGER NON LOIN DE L'AERPORT.
Près de 16 mille familles vont être relogés sur les terrains de l'ancienne aviation civile située sur la route de Delmas, au Nord-est de la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Environ huit mille tentes sont en cours d'installation sur les deux tiers de ce terrain qui mesure plus de 100 mille mètres carrés. « Ce nouveau camp d'hébergement s'inscrit dans le cadre d'un projet de relocalisation mis en place par le gouvernement haïtien. L'Organisation Internationale pour la migration (OIM) a fourni l'expertise, le soutien technique et une partie du financement, déclare Max Rony, spécialiste du montage de tentes. Selon ce technicien, le nouveau site, considéré comme un centre de transition va accueillir les personnes qui se trouvent actuellement dans les abris d'urgence, principalement sur le Champ de Mars. Cet espace sera doté d'infrastructures sanitaires, d'un dispositif de sécurité et d'un terrain de jeux. Rappelons que selon des informations fournies par l'OIM, on recense environ 460 camps répartis sur l'ensemble de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince.


NOUVELLES INTERNATIONALES

WASHINGTON. LA REFORME DU SYSTEME DE SANTE USA PROMULGUEE PAR OBAMA.
Le president Barack Obama a promulgué la réforme du système de santé Le président américain, entouré de législateurs, signe le texte de loi de réforme de l'assurance santé lors d'une cérémonie à la Maison Blanche,ce 23 mars 2010, avant de s'engager dans une nouvelle bataille avec ses adversaires républicains qui s'annonce rude à sept mois des élections législatives. Le texte, qui va garantir une couverture maladie à 32 millions d'Américains qui n'en ont pas, a été adopté dimanche par la Chambre des représentants lors d'un vote historique, par 219 voix contre 212, après des mois d'âpres négociations au Congrès et son adoption en décembre par le Sénat. Joe Biden, vice-président américain Monsieur le président, vous avez réussi ce que des générations d'hommes et de femmes de grande valeur ont essayé de faire avant vous. Il est assez rare que l’on entende la foule crier à l’intérieur de la Maison Blanche. Ce mardi 23 mars 2010, les quelques centaines de personnes invitées à assister à la promulgation de la loi ont un peu oublié qu’ils étaient dans un lieu somme toute très solennel. Car ils n’en reviennent pas, d’avoir réussi. Et Barack Obama lui-même, reconnaissait à quel point la bataille avait été difficile : « Il y a eu tellement de lobbying, tellement de ces manœuvres que l’on prend à tort pour de la politique ici à Washington, qu’il aurait été facile, par moments, de douter de notre capacité à faire une si grande chose ». Les manœuvres politiques, justement. Quelques heures plus tard, le ministre de la Justice de Floride, Bill McCollum, rejoint pour l’occasion par ses collègues d’une douzaine d’autres Etats, annonçait qu’il portait plainte contre l’Etat fédéral : Les plaignants affirment que la réforme du système de santé viole la liberté des gens à s’assurer ou non, et qu’elle empiète sur la souveraineté des Etats. Ils entendent bien aller jusqu’à la Cour suprême, même si la plupart des experts estiment que c’est un combat perdu d’avance.

 

PAKISTAN. SECURITE RENFORCEE A ISLAMABAD.
La police pakistanaise a annoncé le 22 mars 2010, avoir procédé à l’arrestation de deux responsables talibans. Ils auraient préparé des attentats contre des hôtels et des enlèvements de diplomates dans le pays. L’un de ses islamistes, indique la police, a reconnu avoir aidé à planifier de précédents attentats, notamment celui d'octobre dernier contre l'ONU à
 Islamabad. La police affirme avoir déjoué un complot qui visait des intérêts étrangers à Islamabad. Deux suspects interpellés par les forces de l’ordre auraient avoué avoir planifié des attaques contre plusieurs cibles potentielles symboliques. Parmi elles : des locaux de la police, une école pour fille mais aussi, un hôtel de luxe de la capitale et le club français, autrement dit, un club fréquenté par des diplomates et leurs familles. Selon la police, les deux hommes arrêtés seraient liés au mouvement des talibans pakistanais et ont déjà été impliqués dans des opérations de ce type dans le passé. Ils auraient notamment participé à la préparation des attentats contre l’une des agences de l’ONU en octobre dernier. A l’époque, un homme, déguisé en paramilitaire, avait pénétré dans les locaux du Programme alimentaire mondial (PAM). Il avait causé la mort de cinq employés de l’agence onusienne en se faisait sauter. Selon les enquêteurs, les suspects interpellés il y a quelques jours s’apprêtaient à faire exploser des bâtiments gouvernementaux ce mardi 23 mars, jour de la fête nationale au Pakistan. Aujourd’hui, le dispositif de sécurité a été renforcé dans les rues de la capitale.

WASHINGTON. RENCONTRE OBAMA-NETANYAHU A WASHINGTON.
 Le président américain reçoit le Premier ministre israélien mardi 23 mars 2010 en fin de journée, à la Maison Blanche, dans la plus grande discrétion. Benyamin Netanyahu a affirmé lundi soir à Washington que Jérusalem « n'était pas une colonie mais bien la capitale d'Israël. » C’est la troisième fois que Benyamin Netanyahu et Barack Obama se rencontrent à Washington. La première fois, le scénario était le même que pour toutes les visites de dignitaires étrangers. A la fin de l’entretien, les deux hommes posent un moment pour les photographes et répondent à quelques questions. Et cette première rencontre avait été tellement désastreuse, derrière les sourires de façade on pouvait tellement sentir, presque physiquement, que le courant ne passait pas entre les deux hommes, que la deuxième fois, au mois de novembre 2009, le Premier ministre israélien avait été reçu à la nuit tombée, en catimini, sans caméras, sans photos et surtout sans questions. C’est exactement ce qui va se passer ce mardi soir. La Maison Blanche appelle cela pudiquement une rencontre «privée», ce qui signifie que l’on ne verra rien, que l’on n’entendra rien et que l’on ne saura que ce que l’on voudra bien nous dire. En premier lieu, Barack Obama n’aurait pas dû être à Washington, ce qui aurait été plus pratique pour tout le monde. Mais il a reporté sa tournée, en Indonésie et en Australie. Etant aux Etats-Unis, et compte tenu du contexte de relations très tendues avec Tel Aviv , il ne pouvait pas ne pas voir Benyamin Netanyahu. Hillary Clinton a déjà un peu donné le ton. Lundi 22 mars, elle était au congrès annuel de l’AIPAC, l'American Israel Public Affairs Committee. Elle y a longuement expliqué que l’amitié avec Israël était solide et indéfectible, des déclarations accueillies dans un silence poli mais quand même assez glacial. .. Les nouvelles constructions à Jérusalem-Est et en Cisjordanie... nuisent à la confiance mutuelle et aux pourparlers indirects, qui sont la première étape vers de pleines négociations souhaitables et nécessaires... Et ces constructions révèlent des divergences entre les Etats-Unis et Israël,... que certains dans la région rêvent d'exploiter... Quelques heures plus tard elle avait rendez-vous avec le Premier ministre israélien, au Département d’Etat. La rencontre figurait à son agenda officiel, avec convocation de la presse, comme cela se fait normalement. En réalité, Hillary Clinton est sortie presque en catimini pour aller le rencontrer à son hôtel en « oubliant » fort opportunément de prévenir les journalistes. Explication officielle de cette visite : c’est une question de protocole, lui est Premier ministre et elle seulement ministre des Affaires étrangères, en conséquence c’était à elle de se déplacer. Il est douteux qu'à Washington on puisse trouver une personne qui croie une seconde à cette version des faits. En fin de journée, s'exprimant à son tour devant l'AIPAC, le puissant lobby américain pro israélien, Benyamin Netanyaou a affirmé que « la ville sainte n'était pas une colonie mais bien la capitale d'Israël ». Le chef du gouvernement de l'Etat hébreu s'est offert le luxe de ne faire aucune allusion à l'incident diplomatique avec les Etats-Unis né de l'annonce de la construction de 1600 logements juifs dans la partie occupée de Jérusalem.

CHINE. GOOGLE ET SES PROBLEMES AVEC LA CHINE.
 Le géant de l'internet a décidé de cesser de censurer son moteur de recherche chinois. Depuis lundi 22 mars 2010, les internautes qui tentent de se connecter sur le moteur de recherche de Google Chine sont redirigés automatiquement vers la version hong-kongaise du site. Les autorités chinoises condamnent cet arrêt de la censure mais les organisations de défense des droits de l’homme, elles, se réjouissent de cette décision. La Maison Blanche se déclare « déçue » de l'échec des discussions entre Google et la Chine. La Maison Blanche regrette qu’un accord n’ait pu être trouvé entre Google et Pékin. Google ne quitte pas la Chine mais refuse désormais d’obéir au gouvernement de Pékin qui lui demande de censurer les informations disponibles sur ses sites. La société californienne vient donc de modifier son réseau : tous les Chinois de Chine populaire qui utilisent Google se retrouvent désormais sur le site de Google à Hong Kong, qui lui n’est pas frappé d’obligation de censure. Google sait parfaitement que les autorités chinoises pourront bloquer l’accès du site de Google-Hong Kong aux internautes de leur pays. Google qui compte 600 employés en Chine souhaite y poursuivre ses activités notamment en matière de recherche et développement. Choqué par les demandes d’autocensure, par le piratage de ses serveurs, ainsi que le piratage du courrier électronique d’opposants au régime, utilisateurs des services de Google, le géant du secteur d’internet tente toutefois d’éviter une confrontation directe avec Pékin. Il espère par ailleurs vendre en Chine le Nexus, son nouveau téléphone portable.

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck
MANDAT DE LA MANUA PROROGE EN AFGHANISTAN.
 Le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé lundi pour un an le mandat de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et a décidé de l'étendre pour inclure notamment le soutien à l'organisation des élections parlementaires prévues en septembre prochain. Par une résolution adoptée à l'unanimité, les membres du Conseil ont prorogé jusqu'au 23 mars 2011 le mandat de la MANUA, suivant les récentes recommandations du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Le Conseil de Sécurité a mandaté la MANUA pour fournir un soutien technique et logistique à l'Assemblée nationale et la société civile afghane dans la préparation des prochaines élections parlementaires, comme cela a été demandé par le Président afghan Hamid Karzaï. Présente dans le pays depuis mars 2002, la MANUA est également mandatée pour continuer d'organiser l'aide humanitaire et les activités de reconstruction du pays. Dans un récent rapport sur la situation en Afghanistan, l'ONU a constaté des progrès dans la mise en œuvre du processus de réconciliation nationale. Un consensus a notamment été trouvé, lors de la Conférence de Londres sur l'Afghanistan organisée en janvier dernier, sur la création d'un conseil national pour la paix. Ce conseil « sera chargé de superviser la réintégration des combattants de l'opposition armée, et un fonds d'affectation spéciale pour la paix et la réintégration sera financé par les donateurs afin de créer des emplois et d'accorder des incitations financières à ceux qui renoncent à la violence », indique le rapport. Cette stratégie a été défendue par le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, qui avait appelé jeudi le Conseil de sécurité à la vigilance afin que le concept d'« afghanisation » des compétences et des responsabilités dans le pays se matérialise et devienne la base du processus politique dans le pays. L'intensification des opérations militaires et un calendrier politique chargé, avec notamment l'organisation d'élections parlementaires, la Jirga consultative de paix nationale annoncée par le Président Hamid Karzaï et la Conférence de Kaboul, menacent cette transition, a estimé M. Le Roy. Ignorer la stratégie d'appropriation des responsabilités par le pouvoir afghan pourrait aboutir à un échec de nos efforts communs, avait-il déclaré, et « cela n'est pas une option ». Neuf ans après la chute des Taliban, la situation humanitaire reste inquiétante en Afghanistan où l'on dénombre 296.000 déplacés.

 

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NOUVELLES D'HAITI

FORT DE FRANCE. REUNION A MARTINIQUE POUR LA RECONSTRUCTION D'HAITI.
150 représentants de villes et régions d'une dizaine de pays et une trentaine d'élus haïtiens se réunissent mardi à Fort de France en Martinique, dans les Antilles françaises, pour débattre de la reconstruction en Haïti. Cette rencontre s'inscrit dans le cycle de conférences préparatoires au sommet du 31 mars à New York. La Conférence de Fort-de-France s'articulera autour d'un débat en séance plénière, de travaux en ateliers et d'une restitution générale en fin de journée. Cinq ateliers seront constitués (développement urbain et aménagement du territoire, ressources humaines, finances locales, développement économique local, mutualisation et coordination) et co-présidés par un représentant haïtien et un représentant d'un pays tiers. La conférence sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé. Les débats porteront sur des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer les 18.000 agents morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier. La conférence de Fort de France réunira des collectivités de pays accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les Etats-Unis et le Canada. Les objectifs de cette importante conférence vise à: - Apporter la contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes, en particulier dans son volet d'appui à la gouvernance locale. 
 - Coordonner l'aide internationale des collectivités territoriales - Mutualiser les efforts des collectivités territoriales étrangères et haïtiennes ;  Aider au renforcement de la décentralisation haïtienne, déjà engagée avant le séisme.

Les résultats attendus sont les suivants : - Identifier de façon concrète, et dans des secteurs clés, les projets à engager par les collectivités territoriales haïtiennes 
- Établir des partenariats sur la base de ces projets, en mutualisant les efforts entre différentes collectivités territoriales, - Contribuer, aux côtés des autorités haïtiennes et sous leur direction, à la définition d'une stratégie globale et cohérente de développement du territoire haïtien, alliant dynamique de décentralisation et de déconcentration. 
- Contribuer au chapitre «gouvernance locale» du plan qui sera adopté à New York. Le résultat des travaux sera consolidé dans un document unique portant la vision des collectivités territoriales dans la reconstruction d'Haïti et présentera leurs différents programme d'actions. Ce texte sera soumis au Gouvernement haïtien lors de la Conférence internationale des donateurs du 31 mars 2010 à New York.

WASHINGTON. OEA. DIASPORA HAITIENNE POUR LA RECONSTRUCTION D'HAITI.
Désireuse de relever ce défi sans précédent, la communauté de la Diaspora haïtienne, se réunira au Siège de l'Organisation des Etats Américains (OEA) à Washington DC, pour élaborer une stratégie qui traite des questions fondamentales dans le cadre des efforts de réhabilitation, reconstruction et développement en Haïti. Le Forum de la Diaspora Haïtienne débutera le dimanche 21 mars 2010 par un rassemblement au siège de l'OEA, durera un jour et demi (22 et 23 mars), et consistera en une session inaugurale et six ateliers simultanés pour atteindre les résultats attendus. Chaque atelier sera dirigé par un représentant de la Diaspora Haïtienne. De même, un rapporteur de la Diaspora sera assigné à chaque atelier, et un ou plusieurs expert(s) technique(s) d'agences internationales pertinentes et/ou d'institutions haïtiennes y participeront. Ce Forum vise à rassembler la Diaspora Haïtienne pour mettre au point des recommandations pour un plan de réhabilitation à court terme, ainsi que de reconstruction et de développement à long terme en Haïti. A ce Forum, la Diaspora élaborera aussi une stratégie de collaboration qui aborde des questions fondamentales pour un développement intégré et un développement durable. Les deux grands domaines abordé sont: - Quel type de plan de reconstruction et de développement doit être mis au point en vue de s'attaquer aux défis actuels et de faire d'Haïti un pays vibrant et fonctionnel jouissant de la paix et de la prospérité ? - Comment la Diaspora Haïtienne contribuera-t-elle à la mise en œuvre du plan de reconstruction et de développement ? Le résultat de ce Forum consistera en l'élaboration d'une stratégie sur la manière dont la Diaspora Haïtienne s'engagera dans le renforcement des compétences et des institutions nationales et tissera des liens avec d'autres partenaires internationaux dans cet effort. Le document final sera aussi posté sur le site web de la Société Civile de l'OEA et sera largement disséminé à des réseaux de la société civile à travers la région. La stratégie et les recommandations issues de la Diaspora Haïtienne dans ce Forum seront présentées au Gouvernement Haïtien, aux gouvernements et agences (Groupe des 9) participant à la prochaine Conférence des Bailleurs de fonds qui se tiendra au siège des Nations Unies à New York, le 31 mars 2010.

 NOUVELLES INTERNATIONALES

WASHINGTON. REFORME DE LA SANTE D'OBAMA ADOPTEE.
 Le président américain Barack Obama a remporté dimanche 21 mars une victoire législative majeure, avec l’adoption par la Chambre des représentants de sa réforme historique de l’assurance maladie (219 voix pour et 212 contre). Mais les Républicains ne s’avouent pas vaincus et tentent déjà de revenir sur cette loi. Un dimanche dont on se souviendra longtemps à Washington C’est une scène assez bizarre qui est en train de se dérouler en ce moment dans la Chambre. Cette même chambre qui vient d'approuver lors de ce vote historique la fameuse réforme de la santé tant souhaitée par Barack Obama. Il semble en effet que les Républicains veulent un peu gâcher cette victoire. Ils essaient pour le moment de renvoyer la loi en commission. Ils se plaignent en effet d’une décision prise par le président Obama le 21 mars, afin de rallier certains démocrates opposés à la réforme en raison de leur hostilité à l’avortement. Ils estiment ainsi que cette loi n’est pas assez claire pour garantir que les fonds alloués à la réforme ne seraient pas utilisés pour payer des avortements. Pour les rassurer, le président avait signé un décret présidentiel qui renforçait la loi fédérale. La loi actuelle interdisant l’utilisation des fonds fédéraux pour les avortements. Après le vote, après que les Démocrates aient obtenus trois voix de plus que les 216 dont ils avaient besoin, les Républicains essaient d'obtenir une sorte de retour à la case départ et de recommencer la discussion cette fois en commission.

Comment faire bénéficier d'une assurance maladie à 32 millions d'Américains de plus sans faire exploser les déficits ? C'est à cette question que l'administration Obama s'est efforcée de répondre pour emporter l'adhésion du congrès. La réforme devrait coûter 940 milliards de dollars sur dix ans et en même temps réduire le déficit public de 138 milliards. Pour y parvenir, le président Obama mise sur la baisse globale des dépenses de santé. Actuellement le système américain est l'un des plus coûteux au monde, mais pas le plus efficace. Les dépenses de santé atteignent 16% du PIB contre 10% en Europe occidentale et pourtant 15% des Américains en sont exclus. En faisant baisser les tarifs des assurances et des médicaments, en obligeant les américains à s'assurer et les entreprises à assurer leurs salariés, davantage d'américains seraient couverts par une assurance privée. Ce qui est sans effet sur les dépenses publiques. Et cela permettrait aussi de réduire les moyens alloués à l'assurance publique, medicaid et medicare, réduisant ainsi le déficit public. Enfin, une partie de la réforme sera financée par une augmentation des impôts des plus riches

 FRANCE .VICTOIRE DU PARTI SOCIALISTE AU SECOND DES ELECTIONS REGIONALES.
 Le parti socialiste remporte une large victoire en France au second tour des élections régionales. La gauche ne réussit pas le grand chelem mais elle s'impose dans la quasi-totalité des régions sauf en Alsace, à la Réunion et, selon des résultats partiels, à la Guyane, remportées par la majorité présidentielle. Le PS remporte 54,1% des voix contre 35,4% pour l'UMP et 9,4% pour le FN selon le ministére de l'Intérieur.


 NOUVELLES DES NATIONS UNIES

POUR BAN KI-MOON, LE SPORT EST UN MOYEN DE LUTTER CONTRE LA DISCRIMINATION.
 Alors que la Coupe du monde de football se déroulera cette année en Afrique du Sud, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné combien le sport est un excellent moyen de lutter contre le racisme, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale célébrée le 21 mars 2010. « Il y a aujourd'hui 50 ans, une foule de manifestants non violents a été massacrée à Sharpeville, en Afrique du Sud, alors que ces hommes et ces femmes protestaient contre la révoltante législation relative aux laissez-passer », a déclaré Ban Ki-moon. « Il est particulièrement opportun, en cette année où l'Afrique du Sud sera le premier pays d'Afrique à accueillir la Coupe du monde de football organisée par la FIFA, que la Journée soit axée sur les rapports entre le racisme et le sport », a-t-il ajouté. La Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale commémore les événements survenus le 21 mars 1960 à Sharpeville en Afrique du Sud lors desquels la police avait ouvert le feu et tué des étudiants qui manifestaient pacifiquement contre l'apartheid. Les Nations Unies ont proclamé cette Journée en 1966, 2010 marquant le cinquantième anniversaire du massacre de SharpevilleLes agences des Nations Unies se mobilisent pour célébrer cette journée et réaffirmer l'attachement de l'ONU « à la lutte contre la reproduction des horreurs issues du racisme, qu'il s'agisse de l'esclavage ou de l'Holocauste, de l'apartheid ou de la purification ethnique et du génocide », a dit M. Ban. L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et l'équipe espagnole de football du FC Barcelone lancent une campagne antiraciste dont le coup d'envoi sera donné lors d'une rencontre entre le FC Barcelone et Osasuna le 24 mars au stade du Camp Nou à Barcelone. Des messages contre le racisme seront diffusés lors de l'événement. En outre, de nombreuses activités auront lieu tout au long de l'année qui impliqueront l'équipe de football du FC Barcelone et des jeunes. La Haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a pour sa part déploré les incidents racistes qui se sont déroulés ces dernières années dans les stades de football. « La prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud nous donne une bonne opportunité d'aborder le problème du racisme dans le sport, et d'accroître le formidable potentiel du sport pour éliminer le racisme, la xénophobie et les formes similaires d'intolérance dans l'ensemble de la société », a dit Navi Pillay vendredi. Plusieurs experts indépendants pour les droits de l'homme de l'ONU rappellent que « le racisme n'est pas un problème du passé, mais un immense défi actuel ». « Des personnes continuent de perdre leurs vies ou ont des existences empoisonnées par le racisme dans toutes les régions du monde », ont-ils souligné, exhortant les états à « remplir leur obligations pour agir contre le racisme ». « Transformons nos bonnes intentions en législations et ayons la volonté de les appliquer », a dit Ban Ki-moon. « Et, par-dessus tout, attachons toute la valeur qu'elle mérite à la richesse que représente la diversité de l'humanité et respectons la dignité et l'égalité inhérentes de chaque être humain », a-t-il conclu.

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 NOUVELLES D'HAITI

 7 MILLIARDS DE DOLLARS: VALEUR DES DEGATS DU SEISME.
La plupart des dommages et pertes ont été subis par le secteur privé (5,491 millions de dollars, soit 70 % du total), tandis que la part du secteur public s’élève à 2,374 millions de dollars soit 30%. La valeur totale des dommages et des pertes causés par le tremblement de terre du 12 Janvier 2010 est estimée à 7 863 millions de dollars ce qui équivaut à un peu plus de 120 % du produit intérieur brut du pays en 2009. De fait, depuis 35 ans d’application de la méthodologie d’estimation des dommages et des pertes DALA, c’est la première fois que le coût d’un désastre est aussi élevé relatif à taille de l’économie d’un pays. La plupart des dommages et pertes ont été subis par le secteur privé (5,491 millions de dollars, soit 70 % du total), tandis que la part du secteur public s’élève à 2,374 millions de dollars soit 30%. La valeur des actifs matériels détruits, entre autres les unités de logement, les écoles, les hôpitaux, les bâtiments, les routes et les ponts, les ports et aéroports - a été estimée à 4,302 millions de dollars (55 % des effets totaux de la catastrophe). La variation des flux économiques (perte de production, réduction des chiffres d’affaires, perte d’emploi et de salaires, augmentation des coûts de production, etc) atteint 3,561 millions de dollars (équivalent à 45 % du total).

 UN AUTRE POLICIER TUÉ A LA CAPITALE.
Un autre policier a été tué mercredi à Port-au-Prince.Des tirs ont été entendus aujourd’hui dans le centre de la capitale où un policier a été tué par balles et deux inconnus armés ont été également tués lors d’échanges de tirs avec une patrouille policière. Un policier a été abattu de six balles à la Croix des bouquets par un évadé de prison qu’il venait d’appréhender avant d’être tué à son tour, a annoncé le porte-parole de la PNH Gary Desrosiers. Un autre policier en uniforme aurait été tué à Carrefour, a-t-on appris. Le porte-parole de la police n’a cependant pas confirmé cette information. Mardi soir, deux policiers ont été tués par balles alors qu’ils se trouvaient dans un véhicule privée dans le quartier de la Salines. Dans le centre de la capitale où une panique a été enregistrée suite à de nombreux tirs, au moins deux individus armés ont été abattus par la police, a-t-on également appris.

 LEONEL FERNANDEZ A PARLE A LA REUNION DES DELEGUES INTERNATIONAUX.Le président Leonel Fernández s'est exprimé lors de la dernière journée de la réunion technique des délégués internationaux à Santo Domingo qui réunissait 28 pays et a appelé la communauté internationale à fournir 130.000 tentes pour abriter les quelques 1,3 million de personnes vivant dans des camps de fortune. La construction de milliers de foyers au sein d'un plan de décentralisation de Port-au-Prince, la création de pôles de développement liés à des zones spécifiques de l'économie, la relance de l'économie et de l'agriculture pour la sécurité alimentaire ainsi que la mise en œuvre de nouvelles technologies sont certains des défis auxquels Haïti fait face, selon lui. Il a également mentionné la nécessité de promouvoir le développement des infrastructures touristiques et de programmes visant à encourager l'investissement afin de revitaliser l'éducation. Le président a annoncé que les autorités dominicaines étudient un projet visant à construire une université en Haïti d'une capacité de 10.000 étudiants, afin que les jeunes Haïtiens puissent cristalliser leurs aspirations par la formation. Fernandez a suggéré au Premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, que dans la reconstruction du pays, il y ait «un dialogue constructif et permanent avec la société haïtienne», parce que dans la mesure où tous les secteurs sont intégrés dans l'effort, les plans sont d'autant plus efficaces. Le chef dominicain a également noté la nécessité de travailler sur des projets de relance de la Nation dans les domaines sociaux, la santé et les infrastructures, entre autres, et a appelé au maintien de l'engagement international en Haïti. Cet engagement doit être précisé dans des sommets ultérieurs à celui du 31 mars, entre l'UE et l'Amérique latine en mai à Madrid et à Saint-Domingue en Juin.

CARICOM. HAITI NE PRESIDERA PAS LE CARICOM EN JUILLET. JAMAIQUE PREND LA PLACE.
La présidence tournante de l'organisation régionale CARICOM, ne sera pas assurée par la République D'Haïti comme prévue en juillet prochain.  René Préval estime qu'Haïti n'est pas en mesure de prendre la tête de cette organisation après la catastrophe du 12 janvier dernier. Tout en déclinant la responsabilité Monsieur Préval, a mis l'accent sur les difficultés pour le pays de gérer, la question de la reconstruction en même temps que les affaires de l'organisation régionale Caricom. Selon le secrétariat général de la communauté caraïbéenne basé à Geortown en Guyana, c'est la Jamaïque qui devrait remplacer Haïti après cette annonce faite par le président haïtien. Cette décision a été adoptée lors du 21e sommet intersessionel réalisé les 11 et 12 mars dernier à la Dominique en présence du numéro un haïtien. L'ancien premier ministre jamaïcain PJ Patterson vient d'être nommé représentant de la CARICOM auprès d'Haïti. EJ

GAILLOT DORSAINVILLE DU CEP SE DIT PRET A ORGANISER LES ELECTIONS.
Le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP) Gaillot Dorsainvil affirme que son institution est prête techniquement à organiser les prochaines joutes. Qu'il s'agisse d'élections législatives et présidentielles ou générales le CEP a la capacité d'organiser le scrutin assure M. Dorsainvil. Il minimise l'impact des pertes enregistrées lors du séisme du 12 janvier sur la machine électorale. 38 % des centres de vote avaient été détruits et 41 % doivent être localisés révèle M. Dorsainvil. Le président de l'organisme électoral reconnaît toutefois que la tache sera ardue dans le sud-est où 47 % des centres de vote ont été détruits. De préférence M. Dorsainvil exprime ses préoccupations pour le registre électoral qui doit subir des modifications importantes. Plusieurs centaines de milliers de Carte d'Identification nationale ont été perdues lors de la catastrophe rappelle M. Dorsainvil. En outre l'organisme électoral devra également prendre en compte les 500 000 personnes déplacées et plus d'un millions d'autres regroupées dans les centres d'hébergement. Le président du CEP signale qu'il revient en réalité à l'Office Nationale d'identification de gérer ces dossiers. Gaillot Dorsainvil souligne qu'il faudra un consensus pour que le CEP puisse organiser les prochaines joutes. Le mandat de l'actuel CEP devra être modifier par le chef de l'Etat. Les conseillers électoraux avant de s'atteler à leur tache devront convaincre les acteurs politiques de leur bonne foi.

 NOUVELLES INTERNATIONALES
NIGER.GOODLUCK JONATHAN DISSOUT LE GOUVERNEMENT.
le président par interim Goodluck Jonathan dissout le gouvernement Le président nigérian par interim Goodluck Jonathan le  Un peu contre toute attente, le président en exercice du Nigeria Goodluck Jonathan a dissous hier soir mercredi le gouvernement. Un acte politique important que les Nigérians attendaient depuis sa nomination officielle en tant que président par interim le 9 février dernier. Car malgré le retour au pays d'Umaru Yar'Adua, le président n'a pas été beaucoup vu en public et pendant ce temps, les dossiers s'accumulent. La dissolution hier mercredi 17 mars 2010 du gouvernement du Nigeria constitue un acte politique important. Le président en exercice, Goodluck Jonathan, prouve qu’il a consolidé son assise politique, et que désormais il entend prendre en main les affaires du pays. Depuis le départ du président Umaru Yar'Adua le 23 novembre dernier, la bataille politique avait en effet pris le pas sur les questions intérieures. Le retour au pays du président, effectué en catimini il y a un mois n’avait rien arrangé, laissant craindre un statu quo au plus haut sommet de l’Etat entre deux clans pour deux présidents. Cette solution permet donc à Goodluck Jonathan de s’entourer de nouveaux ministres. Reste à savoir à présent quels seront les membres de ce nouveau gouvernement : « Tout le monde attend un peu crispé », indique un observateur nigérian. D’après la Constitution, il faut au moins que les 36 Etats de la fédération soient représentés. Pour ce qui est des postes-clés du gouvernement, ils devraient faire l’objet de nombreuses tractations.

COREE DU NORD. EXECUTION D;UN RESPONSABLE MONETAIRE.
La Corée du Nord aurait procédé à l'éxécution d'un dirigeant du parti accusé d'avoir plongé le pays dans le chaos, en sabotant la réforme monétaire. Ce sont les médias sud coréens qui diffusent cette information. Il s'agirait ainsi pour Pyongyang de mettre un frein à la contestation. Une nouvelle qui intervient dans un contexte problématique pour le régime de Pyongyang. La Corée du nord vit des moments extrêmement difficiles. La population est mise à rude épreuve au quotidien pour se procurer de quoi manger, en raison d'une inflation des prix due à la réévaluation de sa monnaie. Les médias sud coréens ont suivi les développements liés à cette affaire, les émeutes de la faim, les protestations puis la purge dans les rangs des fonctionnaires. Aujourd'hui, l'agence de presse sud coréenne va plus loin, en annonçant l'éxécution du chef de la plannification économique du Parti unique. Il était clair, depuis un certain temps déjà, que monsieur Pak Nam-ki, allait faire les frais de cette réforme désastreuse. Il n'avait plus été vu en public depuis le mois de janvier. D'après les sources citées par l'agence Yonhap, les autorités de Pyongyang auraient retenu contre lui des accusations de complot contre le régime. Le vieux technocrate, âgé de 77 ans, aurait tenté de ruiner l'économie nationale de façon délibérée, en instituant cette réforme monétaire aux effets catastrophiques. Monsieur Pak Nam-ki avait également contre lui, le fait d'être fils d'un grand propriétaire terrien, autrement dit un « fils de bourgeois », bouc émissaire idéal en cas de crise. D'autant que le régime traverse une période délicate, du fait de la santé chancellante du leader Kim Il Sung et des incertitudes liées à sa succession.

PARIS. SIMONE VEIL A L'ACADEMIE FRANCAISE.
Simone Veil, la personnalité féminine préférée des Français, fait son entrée ce jeudi 18 mars à l'Académie française en présence de deux anciens présidents, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing. Elle devient la sixième femme «immortelle» de l'Histoire. Simone Veil a été élue en novembre 2008 au fauteuil précédemment occupé par l'ancien Premier ministre Pierre Messmer. Une élection qu'elle doit surtout à sa personnalité et à son parcours exceptionnel de femme d'Etat humaniste. Il fallait au cercle des immortels cette femme politique de tête, cette figure charismatique attachée aux valeurs morales et républicaines. Les Français pensent en grande majorité qu’elle ferait une très bonne présidente de la République. Première femme secrétaire général du Conseil de la magistrature, première femme ministre d’Etat, ministre de la Santé, on lui doit un combat acharné pour faire passer la loi légalisant l’avortement en 1975. Elle fut aussi, la première femme à présider le Parlement européen de 1979 à 1982. Avec son eternel chignon noué, ses tailleurs Chanel stricts, Simone Veil dégage à la fois un sentiment rassurant, maternel, même si elle impose ce regard bleu, sévère, même acéré. Femme discrète, elle surprend tout le monde en 2006, en publiant son autobiographie. Simone Jacob, de son vrai nom de naissance, revient sur toute se vie. Celle d’avant, pendant et celle d’après les camps, dans ce livre paru sous le titre de Une vie. Tout ceci fait de Simone Veil une conscience morale française, une figure humaniste, désormais immortelle.                       

NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Dusseck

BAN KI-MOON CONDAMNE UN TIR DE ROQUETTE DEPUIS GAZA.
 Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné jeudi depuis Gaza une attaque à la roquette qui a causé la mort d'un civil israélien. « Tout acte de terreur et de violence contre des civils comme celui-ci est totalement inacceptable et contraire au droit international », a-t-il souligné dans une déclaration transmise par son porte-parole depuis Moscou, où le Quatuor doit se réunir vendredi sur la situation au Moyen-Orient. Le Quatuor sur le Moyen-Orient est composé des Etats-Unis, de la Fédération de Russie, des Nations Unies et de l'Union européenne. Selon des informations parues dans la presse, la roquette a tué un ouvrier agricole d'une trentaine d'années qui travaillait dans une ferme collective située en territoire israélien, au nord de Gaza.

NOUVEAUX LOGEMENTS ISRAELIENS A JERUSALEM EST CONDAMNE PAR LE S G. DE L'ONU.
 Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné la décision du ministère israélien de l'Intérieur d'autoriser la construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est alors qu'il doit se rendre en mars en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Au regard du droit international, l'implantation de colonies est illégale, a rappelé le porte-parole du Secrétaire général dans un communiqué publié au siège de l'ONU à New-York. Les autorités israéliennes ont approuvé mardi la construction de 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-Est. L'implantation de ces colonies va à l'encontre des obligations israéliennes au regard de la Feuille de route et sape toute évolution vers un processus de paix viable, a-t-il ajouté. Avant de se rendre en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, M. Ban participera le 19 mars à Moscou à la réunion du Quatuor (Etats-Unis, Russie, ONU et Union européenne) qui soutient l'application de la Feuille de route appelant à la création de l'Etat de Palestine, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité. Les récents développements dans le processus de paix au Moyen-Orient ont aussi été au centre des discussions entre M. Ban et le Vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom, qui se sont rencontrés lundi à New York. Lors de cet entretien, le Secrétaire général a regretté le manque de progrès dans la reconstruction et la réhabilitation de Gaza, un an après le conflit qui a opposé Israël et le mouvement palestinien Hamas. Il a appelé une nouvelle fois Israël à lever son blocus de Gaza.

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NOUVELLES D'HAITI

 P-AU-P. DEUX AGENTS DE LA PNH TUES A LA CAPITALE.
Deux policiers ont été tués au centre-ville de Port-au-Prince, selon le porte-parole de la police nationale haïtienne Garry Desrosiers. Deux policiers ont été abattus dans le centre-ville de Port-au-Prince où les bandits ont repris du service depuis quelques jours. Ces agents de l’ordre ont été attaqués par des inconnus armés alors qu'ils se trouvaient dans leur voiture, selon le porte-parole de la police Garry Desrosiers. Plusieurs meurtres ont été perpétrés dans la zone métropolitaine depuis la semaine dernière. A rappeler que près de 5000 de prisonniers s’étaient évadés du Pénitencier national le 12 janvier dernier lors du séisme. Des citoyens haïtiens avaient par ailleurs exprimé leurs préoccupations sur la question sécuritaire au départ des troupes américaines d’Haïti.

 DENONCIATION DE VENTE D'AIDE HUMANITAIRE .
Huit organisations de défense des droits de l’homme réunies au sein de la POHDH (Plate-forme des organisations haïtiennes de défense des droits humains) ont dénoncé la vente de la nourriture destinée aux sinistrés. Dans un communiqué conjoint, les membres de la POHDH ont dénoncé la distribution de l’aide qui se fait dans un climat de désordre mettant en jeu la dignité des victimes. « Pour avoir une carte, ces dernières ont dû parcourir plusieurs endroits de la capitale. Certaines fois, elles sont obligées de l’acheter. Les responsables de la distribution des matériels et de la nourriture s’amusent à les confisquer chez eux pour les vendre en retour aux vrais destinataires », écrivent les huit organisations. Plus loin, la PODHD estime que les sinistrés vivent dans des conditions dégradantes dans les abris. « Les gens sont entassés dans des cases construites, pour la plupart, avec des morceaux de toiles, de tôles, de bois, de cartons…. La majorité des personnes sinistrées n’ont bénéficie d’aucune tente ». « La réalité des abris provisoires dans les quartiers populaires et dans le reste du pays laisse à désirer. Les conditions dans lesquelles vivent les victimes dans les abris dénotent une violation flagrante, le non respect de leurs Droits Sociaux et Economiques », poursuivent les organisations. Selon elles, certaines familles (femmes, enfants, hommes) dorment à la belle étoile jusqu’à maintenant et leur sécurité est hautement menacée, puisqu’il n’y a pas de présence policière dans les camps. La POHDH a recommandé aux responsables de mettre des patrouilles policières fixes et mobiles dans les camps et les zones à fortes concentration des personnes déplacées. Elle suggère aussi de mettre sur pied des programmes de fumigation, de désinfestation en vue de diminuer les risques d’épidémies et de maladie.

HAITI A RECU PLUSIEURS VISITEURS DE MARQUE APRES LE SEISME.
Plusieurs chefs d’État ont déjà visité Haïti deux mois après le séisme du 12 janvier. Pour la première fois de son histoire, Haïti a accueilli un président français sur son sol. Le président dominicain Leonel Fernandez a été le premier chef d’État à visiter Haïti 48 heures après le séisme dévastateur du 12 janvier. L’assistance dominicaine a été très significative pour le pays peu après ce terrible tremblement de terre sur le plan humanitaire, médical et dans le domaine de la migration, comme l'a souligné le président Préval. Tour à tour, Haïti a accueilli le président équatorien, Rafael Corea, la présidente du Chili, Michèle Bachelet, dont le pays allait connaitre quelques jours plus tard un séisme de magnitude 8.8. Le président français Nicolas Sarkozy a marqué l’Histoire en devenant le 1e chef d’État de l’hexagone à fouler le sol haïtien. Le président brésilien, Luis Ignacio Lula Da Silva, dont l’armée dirige la composante militaire des troupes onusiennes en Haïti, est également du nombre des chefs d’État à visiter le pays, sans oublier la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, haïtienne d’origine. A côté de ces différents chefs d’État, Haïti a reçu la visite du Premier ministre canadien, Stephen Harper, du secrétaire d’État américain, Hillary Clinton. Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a déjà effectué deux visites dans le pays, sans parler de des visites de l’ex-président Clinton, promu coordonnateur de l’aide à Haïti. Outre ces visites officielles dans le pays, le dossier d’Haïti est débattu lors de conférences internationales ou de sommets régionaux. Diverses réunions préparatoires ont lieu en plusieurs endroits du monde dans la perspective de la conférence des bailleurs sur le cas Haïti.

 SELON L'ONU 11,5 MILLIARDS DE DOLLARS NECESSAIRES POUR  RECONSTRUCTION D'HAITI
Un rapport de l'ONU chiffre actuellement les besoins d'Haïti pour se reconstruire après le séisme de janvier à 11,5 milliards de dollars sur trois ans, a annoncé la Banque mondiale. Ce montant, que la Banque mondiale a contribué à évaluer, est une estimation provisoire du coût de la reconstruction et de la relance de l'activité économique, selon un porte-parole de la banque. La Banque mondiale, l’ONU, la BID et d’autres institutions internationales ont participé avec le gouvernement à la préparation du document d’évaluation des dégâts enregistrés lors du séisme du 12 janvier. Le document PDNA (document d’évaluation post-désastre) est actuellement en discussion de finalisation à la réunion technique de Santo-Domingo. Le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive participe à la réunion de Santo-Domingo qui doit permettre de réviser le PDNA avant la rencontre du 31 mars à New-York.

 NOUVELLES INTERNATIONALES

MEXICO. CALDERON A DEMANDE L'AIDE DES ETATS UNIS.
Le président Calderon a demandé l'aide des Etats-Unis contre le crime organisé A Ciudad Juarez, le président mexicain a tenu une réunion de travail avec l'ambassadeur des Etats-Unis, Carlos Pascual. Il a demandé aux Américains de partager la responsabilité de la lutte contre le crime organisé. Des employés du consulat nord-américain de Ciudad Juarez ont été tués le week-end dernier et le crime est attribué à un gang lié au cartel de Juarez.

ALGER. 7 PAYS DE LA ZONE CONTRE LE TERRORISME DANS LE PAYS.
 La réunion ministérielle de sept pays de la région du Sahel, l’Algérie, le Burkina Faso, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, s'est achevée mardi 16 mars 2010 à Alger. Les pays représentés ont exprimé à cette occasion, dans un communiqué, leur détermination à faire front contre le terrorisme. A l'évidence les échanges ont été vigoureux ce mardi à Alger entre les ministres des Affaires étrangères des 7 pays de la zone sahélo-saharienne. En jeu, la collaboration efficace de tous pour éradiquer le terrorisme. Selon le communiqué final, les ministres ont condamné sans équivoque le paiement de rançons contre la libération des otages. Dans le collimateur notamment, le Mali, qui est accusé par plusieurs de ses voisins d'être le maillon faible de la lutte contre AQMI pour avoir durant plusieurs années, joué les médiateurs dans les libérations d'otages et servi de zone de repli pour les troupes d'al-Qaïda. Les ministres présents ont rappelé l'obligation de chaque Etat d'appliquer intégralement les résolutions de l'ONU : récemment le Conseil de sécurité a adopté une résolution qui criminalise le paiement d'une rançon aux groupes terroristes. Or malgré les démentis officiels, la plupart des libérations d'otages dans la zone se sont jusque là traduites par le versement d'argent. Il a été décidé que des réunions des services de renseignement et des chefs d'Etat majors des 7 pays devraient se tenir dans les toutes prochaines semaines. Les ministres ont aussi souhaité l'organisation dans les plus brefs délais à Bamako de la conférence des chefs d'Etats sur la paix et la sécurité et le développement annoncée depuis des mois.

ADIEU AU POETE CHANTEUR JEAN FERRAT
 Près de 5 000 personnes ont assisté mardi 16 mars 2010 aux obsèques de Jean Ferrat, lors d'une cérémonie sobre mais émouvante dans le petit village d’Antraigues-sur-Volane, en Ardèche, où il résidait depuis plus de quarante ans. Le chanteur et poète engagé, auteur de quelque 200 chansons, est décédé samedi 12 mars à l'âge de 79 ans. 
                         
 
NOUVELLES DES NATIONS UNIES
Jacques Duseck

BAN KI-MOON PLAIDE POUR LES OBJECTIFS DU MILLENAIRE.
 A seulement cinq ans de la date butoir de 2015 pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté mardi les pays à adopter en septembre prochain un agenda global d'action pour accélérer l'atteinte des OMD à l'occasion du sommet de l'ONU qui se déroulera à New York. « Le Sommet sera une opportunité pour tenir notre promesse aux milliards de personnes, oui, aux milliards de personnes pauvres et vulnérables », a déclaré Ban Ki-moon lors de la présentation mardi de son rapport intitulé Tenons la promesse au siège de l'ONU à New-York. Le rapport identifie les succès et les enseignements tirés, met en relief les opportunités et les défis à relever mais aussi propose des recommandations spécifiques pour agir et progresser vers l'atteinte des OMD pendant les cinq années qui restent. « Notre monde détient le savoir et les ressources pour atteindre les OMD », a affirmé M. Ban dans le rapport en se référant aux OMD ciblés par la Déclaration du Millénaire pour la réduction de la pauvreté, la faim, les maladies, la santé maternelle et la mortalité infantile d'ici 2015. Ne pas réussir à atteindre les OMD « serait un échec moral et pratique inacceptable », a dit M. Ban dans le rapport. « Si nous échouons, les dangers du monde, instabilité, violence