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SEPTEMBRE 2010
NOUVELLES D'HAITI /6/9/
RENCONTRE DE PREVAL AVEC LE CANDIDAT CHARLES HENY BAKER.
Le chef de l'Etat haïtien René Préval poursuit sa série de
rencontre avec les candidats à la présidence. Charles Henry
Baker (Respè), un des chefs de file de l'opposition s'est
entretenu hier avec le président Préval autour des principaux
thèmes d'actualité tels les élections et la reconstruction. M.
Baker a plusieurs reprises a réclamé le renvoi des conseillers
électoraux non crédibles en raison des nombreux signes de
partialité. Il assure que le renvoi des 9 conseillers ne
perturbera nullement la machine électorale puisque les nouveaux
conseillers pourront être nommés dans un délai d'une semaine.
Les récents accords paraphés par les autorités haïtiennes ont
été également évoqués au cours de cette rencontre déroulée en la
résidence du chef de l'état à Laboule. 24 heures avant sa
rencontre avec M. Baker le président Préval s'était entretenu
avec Gérard Blot, chef de file de la plateforme 16 décembre. A
ce jour seul le candidat de Remen Haïti, Jean Henry Céant, a
annoncé son intention de ne pas répondre à une invitation du
président Préval. Il qualifie de pernicieux ces rencontres
informelles entre le chef de l'Etat et les candidats à la
présidence. M. Céant dit craindre l'adoption de nouvelles
dispositions par le chef de l'exécutif qui pourrait insinuer que
celles-ci ont été proposées lors des rencontres avec les
candidats. M. Céant a plusieurs reprises a dénoncé une
manipulation et une instrumentalisation de l'organisme électoral
par le chef de l'Etat. Entre autres il dénonce l'intégration de
plusieurs candidats n'ayant pas obtenu décharge de leurs
fonctions du Parlement.
OEA ET LA DISTRIBUTION DES CARTES D'IDENTIFICATION POUR
LES ELECTIONS.
Plusieurs responsables d'organisations de la société civile ont
au cours de ces dernières semaines tiré la sonnette d'alarme en
raison des difficultés enregistrées par les citoyens dans le
processus de livraison des Cartes d'Identification Nationale (CIN).
De longues files d'attente sont quotidiennement visibles devant
le siège central et les succursales de l'Office Nationale
d'Identification (ONI), organisme chargé de fabriquer ces
documents. De nombreux citoyens se sont plaints de retards dans
la livraison des cartes en plus des mauvais traitements qui
leurs sont infligés. Afin de palier à l'incapacité de l'ONI à
répondre de manière efficiente à la demande des citoyens,
l'Organisation des Etats Américains (OEA) envisage de financer
l'ouverture de plusieurs autres centres de distribution de
cartes. Le représentant du secrétaire général de l'OEA à
Port-au-Prince, Ricardo Seitenfus, annonce qu'un centre de
distribution sera opérationnel au Bel Air au cours de cette
semaine. L'ouverture des nouveaux centres permettra de réduire
les longues files d'attente sous un soleil de plomb, assure M.
Seitenfus qui se réjouit de l'affluence des citoyens. La carte
d'identification nationale est un document de citoyenneté et
elle permet également d'exercer son droit de vote. L'OEA lancera
dans les prochains jours une campagne de sensibilisation afin
d'encourager les électeurs potentiels ayant perdu leurs cartes à
adresser une nouvelle demande auprès de l'ONI. M. Seitenfus fait
remarquer que les nouvelles cartes pourront être livrées
quelques jours avant le scrutin. De nouvelles postes de l'ONI
seront également créées en vue de collecter les requêtes des
citoyens. L'OEA apporte un appui technique et financière à l'ONI
depuis 2005. Grâce à l'appui de l'OEA et de l'Acdi, l'ONI a
fabriqué au cours des 5 dernières années plus de 4 500 000
cartes d'identification.
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CANDIDAT JACQUES E. ALEXIS SATISFAIT DE SA VISITE EN
DOMINICANIE.
Jacques Edouard Alexis, a dressé vendredi un bilan positif d'une visite de
3 jours qu’il vient d'effectuer en République Dominicaine à
l'invitation du président Léonel Fernández. L’ex-premier
ministre haïtien affirme avoir rencontré des personnalités de
plusieurs secteurs de la vie nationale dominicaine tant
publiques que privéees. Il s'est entretenu notamment avec le
chef de l'Etat, des membres du gouvernement et du parlement, des
leaders de l’opposition, des universitaires et d’autres membres
de la société civile. Jacques Edouard Alexis a indiqué que, dans
ses différentes rencontres avec ses interlocuteurs dominicains,
il a abordé des questions relatives à la situation actuelle
d'Haïti, estimant qu’il est important que les Haïtiens
apprennent à mieux connaitre leurs voisins de l’Est. D’ailleurs,
a-t-il dit, la reconstruction d’Haïti va se faire avec une forte
implication d'entreprises dominicaines qui seront associées à
des entreprises haïtiennes.
Il a redit avoir profité de sa visite en République
Dominicaine pour remercier le gouvernement et le peuple
dominicains pour la solidarité qu’ils ont manifestée vis-à-vis
d’Haïti après le séisme meurtrier du 12 janvier.
Jacques Edouard Alexis a fait remarquer qu’avant même de
déposer ses pièces au Conseil Electoral Provisoire dans la
perspective des prochaines présidentielles, il avait entamé une
série de visites en terre étrangère qui l'ont déjà conduit aux
Etats Unis, en France, au Japon entre autres. Ma prochaine
destination devrait être Cuba, a-t-il dit, prevoyant aussi de se
rendre au Canada d'où il affirme avoir reçu des invitations.
"Nous sommes un pays à souveraineté limitée qui, en 10 ans, a
connu deux occupations. Nous devons de ce fait nous entretenir
avec les dirigeants du monde, a dit le candidat du MPH qui
affirme son intention d'accorder une attention particulière à
ses relations internationales. Il en a profité pour rappeler
qu'il est pour un retrait progressif de la MINUSTAH qui ne peut
rester definitivement en Haïti. En ce qui concerne la République
Dominicaine, l’ancien chef de gouvernement estime vital que les
Haïtiens apprennent à mieux connaitre leurs voisins dominicains.
Cela devrait permettre, a-t-il dit, une meilleure adaptation de
la politique d’Haïti vis-à-vis de la République Dominicaine. Il
s’est félicité par ailleurs felicité de la réactivation de la
commission mixte haïtiano-dominicaine, ajoutant que les
relations enre les deux pays qui se partagent l’ile ne doivent
pas seulement être l’affaire de leur président. Nous devons
créer des espaces de rencontres entre différents secteurs des
deux pays, a-t-il souligné.
JACQUES ALEXIS PRET A RENCONTRER RENE PREVAL A SA DEMANDE.
Jacques Edouard Alexis, candidat à la présidence du
parti Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH) a estimé
vendredi tardive, la décision récemment prise par le chef de
l'Etat d'opérer des changements dans les délégations et vice-délégations
gouvernementales dans les différents departements du pays.
Plusieurs délégués et vice-délégués ont récemment été remplacés
par le chef de l’Etat alors que la date des élections approche.
C’est dommage que ces changements interviennent seulement
maintenant, a déploré Jacques Edouard Alexis qui rappelle que
depuis 2006 il avait suggéré que ces changements interviennent.
Cependant, l’ex-premier ministre affirme ne pas vouloir opiner
sur les citoyens récemment nommés ni sur les intentions qu’on
pourrait leur prêter, affirmant attendre qu’ils commencent à
agir pour les juger suivant leurs actes. Le candidat à la
présidence d'abord choisi pour être le représentant de la
plateforme présidentielle Inite (Unité) puis évincé 4 jours plus
tard au profit du directeur general du Centre national des
équipements (CNE), a par ailleurs indiqué qu’il n'a plus rien à
voir avec cette plateforme depuis qu'il abandonné une rencontre
au Palais national peu avant de s'inscrire sous la bannière du
MPH Il s'est toutefois declaré disposé à rencontrer le chef de
l’Etat s'il le juge nécessaire. "S’il me demande une rencontre,
je ne vais pas refuser, a dit Jacques Edouard Alexis qui affirme
toutefois n'avoir aucun dossier particulier à vouloir débattre
avec le chef de l'Etat en matière electorale. Il a fait savoir
que ses interventions dans le cadre d'une evenutelle rencontre
seraient en rapport avec ce que le président lui aurait dit.
René Préval a prévu de s’entretenir avec les différents
candidats à la présidence afin de discuter avec eux des grands
dossiers de l’Etat. Il a dejà eu des trencontres notamment avec
l'ancien premier ministre Yvon Neptune et la candidate du RDNP
Mirlande Hippolite Manigat. Mais les candidats dejà rencontrés
se refusent à reveler la teneur des discussions. En oûtre,
l'initiative du président ne fait pas l'unanimité, certains
secteurs et personnalités y voyant une manoeuvre de diversion.
C'est ainsi que le candidat de la platforme Viv Ansanm (Vivre
ensemble), le notaire Jean Henri Céant affirme avoir décliné une
invitation du président pour une rencontre séparée, privlegiant
des rencontres avec tous les candidats.
YVES CRISTALIN, MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES A REMIS SA
DEMISSION.
Le candidat à la présidence de l’Organisation
Politique Lavni (Avenir), Yves Cristalin a remis sa démission en
tant que ministre des affaires sociales au président René Préval
et au chef du gouvernement Jean Max Bellerive dans deux lettres
séparées datées du 1er septembre. Au chef de l’Etat, Yves
Cristalin écrit que sa démission s’explique par sa volonté de
servir son pays à l’échelon suprême et dit compter sur son
soutien de citoyen libre et honnête. Il en a profité pour le
remercier pour la confiance qu’il a placée en lui, précisant que
tout au long de ses 9 mois de service au Ministère des Affaires
Sociales et du Travail (MAST) il s’est efforcé de rester en
étroite adéquation avec la politique générale du gouvernement.
Au chef du gouvernement, Yves Cristalin dit garder la conviction
que l’enseignement acquis dans son gouvernement lui sera d’un
grand recours dans l’exercice de diriger le pays. Il affirme
également compter sur l’appui de citoyen du chef du gouvernement
et de son expérience.
EMBARRAS DES NATIONS UNIES FACE A LA VIOLENCE ET A LA
DROGUE EN HAITI.
Les nations-Unies ont exprimé leur embarras face à la
façon dont évolue l'ambiance politique en Haïti et ont averti
que la stabilité est en jeu, en raison de cette situation, selon
un rapport communiqué par le secrétariat de l'ONU à New-York. La
possibilité de tensions sociales existe et il faut remercier la
population haitienne, s'il n'y a pas eu des troubles de grande
envergure, malgré les précaires et difficiles conditions de vie
de très nombreux haitiens, indique encore le rapport. Le
secrétaire geenéral de l'ONU a souligné qu'il ne faut pas
sous-estimer ce que representent les travaux de déblaiement des
décombres laissés par le tremblement de terre du 12 janvie 2010
et qualifié d'absolument crucial que debutent les travaux de
reconsruction. " Le risque que 100.000 personnes continuent de
vivre dans des camps de déplacés ou dans des abris improvisés au
cours de la prochaine année, fait que la situation politique,
sociale et économique reste fragile. Environ 1.5 million de
personnes vivent encore dans la rue plus de 7 mois après le
séisme. La situation est encore plus fragile en raison d'une
forte circulation d'armes à feu à travers le pays et la présence
des gangs dans ls camps d'hebergement, indique encore le raport.
Ce qui pourait affecter la campagne électorale. Le secretaire
général de l'ONU Ban Ki-moon a fait savoir que le plus grand
défi auquel le pays est aujourd'hui confronté parallèlement à la
reconsruction, ce sont les élections presidentielles et
législatives fixees au 28 novembre prochain. " Ces elections
doivent être crédibles et légitimes si on veut avoir un
président et un gouvernemen dotés d'un mandat clair et
indiscutable pour diriger la reconstruction", affirme le
secrétaire général, ajoutant que la stabilité politique est
essentielle à l'avancement du progrès écnomique. Ban K-moon a
souligné que le tremblement de terre n'a pas affecté les réseaux
des narco-trafiquants qui utilisent Haïti comme pays de transit
entre les producteurs d'Amérique latine et les consommaeurs des
Etas-Unis.Quelque soit le secteur qui l'utilisera, l'argent sale
pourrait influencer le processus electoral Depuis janvier une
augmentaton des cargaisons de stupéfiants utilisant la zone
côtière du pays ou des pistes illégales d'atterrissage , aurait
ete enregistrée. Ban a fait savoir que que l'argent de la drogue
qui continue de s'infiltrer dans l'apareil d'Etat a un effet
corrosif sur les institutions publiques. Réagissant sur cet
aspect du rapport, le Ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger,
Edwin Paraison a indiqué que les cas les plus importants de
trafic de drogue au cours de ces derniers temps ont été
davantage enregistrés en République dominicaine voisine. La
tendance est davantage à la croissance dans ce pays en fait
d'atterrissage chandestins, a indiqué le ministre, appelant à
plus d'échanges d'informaions entre les autorités des deux pays,
en vue d'une lutte efficace contre le narco-trafic. D'autres
secteurs estiment tout de même que contrairement aux objectifs
que le gouvernement haïtien s'etait fixés en 2006 dans le cadre
notamment de la lutte conjointe avec la Republique dominicaine,
plusieurs scandales liés au trafic de la drogue, comme celui de
Tiburon ou celui des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix) été
étouffés.
LE GOUVERNEMENT DE PREVAL FINANCERA LA CAMPAGNE DES
CANDIDATS
Les candidats à la présidentielle de 2010, vont pouvoir
bénéficier d'un financement de l'état haïtien pour réaliser leur
campagne électorale. L'annonce a été faite par le ministre de
l'économie et des finances Ronald Baudin qui n'a pas révélé, le
montant qui serait alloué à ces prétendants à la magistrature
suprême. Monsieur Baudin a indiqué que cette enveloppe serait
utilisée en toute transparence qu'il n'y aura aucun financement
occulte. Il a précisé que cette somme sera disponible avant le
début de la campagne prévue pour le 27 septembre. Rappelons que
dans un communiqué rendu public ce mardi, le CEP a décidé de
prolonger d'un mois la période durant laquelle les candidats
pourront faire campagne, celle-ci courra donc du 27 septembre au
27 novembre. Cependant certaines règles ont été établies par
l'institution électorale durant cette campagne. Par exemple, les
candidats ne pourront pas, organiser de rassemblements publics
ou d'intervenir dans les medias, avant le 15 octobre. Selon le
CEP les contrevenants seront sanctionnés, conformément à la loi
électorale.
NOUVELLES INTERNATIONALES
ESPAGNE. ORGANISATION SEPARATISTE BASQUE PROCLAME
CESSEZ-LE-FEU.
L'ETA, tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en
plus de 40 ans de violences, a annoncé un cessez-le-feu, le 5
septembre 2010. AL’organisation séparatiste basque ETA a décidé
d’observer un cessez-le-feu. Elle l’a annoncé dans une vidéo..
L’information a été confirmée peu après par le quotidien basque
proche des indépendan- tistes, Gara, sur son site internet.
L’organisation affirme qu’elle ne mènera plus d’actions armées
pour obtenir l’indépendance du Pays-Basque afin de mettre en
place un processus démocratique. Fondée en juillet 1959,
l’organisation séparatiste ETA est tenue responsable de la mort
de plus de huit cents personnes, depuis son premier attentat
meurtrier le 7 juin 1968. Cette décision de l’ETA d’observer un
cessez-le-feu est une demi-surprise surtout parce que le
communiqué dit « Nous ne mènerons plus d’opérations armées ».
C’est en substance ce que dit ce communiqué, mais il reste
ambigu comme c’est souvent le cas avec les terroristes basques
car ils ne précisent pas si ce cessez-le-feu est permanent ou
temporaire. Cette déclaration a été faite par une femme cagoulée
qui pourrait être la nouvelle chef d’ETA, Iratxe Sorzabal. Et
d’après les séparatistes armés, la décision aurait été prise il
y a plusieurs mois déjà. Pour le gouvernement Zapatero, c’est un
pas en avant bien sûr, mais il faut demeurer très prudent car
depuis 1989, ETA a déclaré trois trêves tactiques, c’est-à-dire
destinées à se réorganiser et à se réarmer. En un mot, des
pièges. La dernière rupture avait eu lieu en décembre 2006 et
cela avait été un coup cinglant pour Jose Luis Zapatero qui y
avait cru jusqu’au bout. Une seule certitude aujourd’hui,
Batasuna rêve de se présenter au municipales du printemps 2011
CHILI. VIDEO-CONFERENCE DES MINEURS CHILIENS AVEC LEUR
FAMILLE.
Les 33 mineurs chiliens ont pu parler avec leurs
proches et les voir grâce à une vidéoconférence. Jeudi, 2
septembre l’équipe de sauveteurs avait fait glisser une fibre
optique dans le trou de 8 cm qui sert de voie de communication
entre les mineurs et l’extérieur. Quatre des 16 survivants de la
tragédie aérienne des Andes en 1972 sont aussi venus apporter un
message « d'espoir » aux mineurs bloqués depuis 30 jours. Emus
jusqu’aux larmes. C’est ainsi que beaucoup de familles sont
sorties de leur première vidéoconférence avec leurs proches
piégés à 700 mètres sous terre. Jusqu’ici, elles n’avaient pu
communiquer avec eux que par téléphone, et voir leur visage à
travers des vidéos collectives. « Ce fut court, trop court »,
raconte une des mamans des mineurs. Chaque famille avait le
droit à une minute et demie et à trois représentants seulement
par famille. Elles seules pouvaient voir les visages de leurs
proches.Les 33 mineurs manquaient de batterie pour avoir accès à
l’image. Ils ont préféré la garder pour suivre le match de
football Chili-Ukraine de mardi. Les autorités ont promis que le
système irait en s’améliorant. La prochaine fois, les familles
pourront être au complet. Elles auront plus de temps pour parler.
En plus des familles, quatre Uruguayens ont utilisé la petite
cabine téléphonique. Ces anciens rugbymen sont les rescapés du
crash de l’avion dans la cordillère des Andes en 1972. Ils sont
venus apporter leur soutien aux mineurs. « Lorsque vous aurez
notre âge, leur a dit l’un d’entre eux, les problèmes que vous
avez maintenant vous paraîront minuscules face au bonheur qu’est
la vie ».
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AOÛT 2010
NOUVELLES D'HAITI /8/20
P-AU-P. HAITI . WYCLEF JEAN ELIMINE COMME CANDIDAT A LA PRESIDENCE
D'HAITI.
By Jacques Dusseck, Jerry Blumberg, Elizabeth Menos and
Malherbe Metelus
La candidature deu chanteur Wyclef Jean a été officiellement
rejetée Vendredi soir par le Conbsei;l Ele3ctoral Provisoire d'Haiti.
14 autres candidats ont recu le meme traitement et parmi eux ceux qui
viennent de la diaspora. La candidature de Wyclef Jean a mis les elections
presidentielles d'Haiti sur la cartre du monde, qu'on le veuille ou pas.
Wyclef Jean n'a pas fait de déclaration et s'est retiré sur son habitat de
Lasserre dans la region de la Croix des Bouquets. la did not make any
statement and went back to his private residence of Laserre, near Croix
des Bouquets. Voici la liste des candidats approuvés par le CEP:s: Bijou
Anne-Marie Josette (Indépendant) Garaudy Laguerre (Wozo) Charles Henri
Baker (Respè) Blot Gerard Marie-Necker (Plate forme 16 décembre) Wilson
Jeudy (Force 2010) Michel Martelly (Repons Peyizan) Jean Henri Céant (Renmen
Ayiti) Myrlande Hyppolite Manigat (RDNP) Axan Abellard (Konbit nasyonal
pou devlopman AYITI) Yves Cristalin (laveni) Yvon Neptune (Ayisyen pou
Ayiti) Jean-Chavannes Jeune (Alliance chrétienne pour reconstruire Haïti)
Jacques-Edouard Alexis (MPH) Jean-Hector Anacacis (Modejah) Genard Joseph
(Solidarité) Léon Jeune (Kombit Liberation Ekonomik) Leslie Voltaire (Palte
forme ensem nou fo) Jude Célestin (INITE)
La liste des candidats éliminés est la suivante:
Wyclef Jean (Viv ansanm) Raymond Joseph Alcide (PDI) Claire-Lydie Parent (Kombit
pou refe Ayiti) Jean Bertin (Parti socialiste haïtien) Duroseau V. Cluny (Indépendant)
Olicier Pieriche (Parti reconstruire Haiti) Kesler Dalmacy (Independant)
Eugène Jacques Philippe Paul Arthur Fleurival (Voisinaj) Armand Pierre
Camaud (PPL) Christophe H. Jean Bertin (Parti socialiste haïtien) Gaudin
Lavarice (VEYE-YO) Saint-Fort René (Parti Réformiste National) Voight
Charles HenrY (Indépendant) Rodriguez Mario Eddy Gabriel (Indépendant)
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NOUVELLES D'HAITI /8/19
HAITI ELECTIONS. WYCLEF JEAN INTROUVABLE EN HAITI.
Le CEP compte publier officiellement la liste des candidats à
partiicper aux elections dans 24 heures . Wyclef Jean est toujours
introuvable en Haiti.
Wyclef qui se trouve en Haïti depuis le début de la semaine est
restée cloitré dans sa résidence de la Croix des Bouquets entourée de ses
plus proches collaborateurs, selon ceux qui qui se disent
informés.avons-nous appris. En milieu de semaine , des informations
émanant de l'entourage du chanteur faisaient état de menaces de mort
contre Wyclef. Il en a lui même parlé à la presse internationale. Mais
l'origine de ces menaces n'a pas été révélée. Toujours est-il que le
chanteur n'a pas d'interventionfait publique depuis plus de deux semaines
tandis que des rumeurs persistantes annonçaient son éventuelle éviction de
la course à la présidence. Mais le CEP qui a reporté au 20 août la
publication de la liste finale des candidats, a réouvert le tribunal
électoral afin de permettre aux avocats des candidats contestés de
défendre leur client. Parmi les candidats contstés figurent justement
Wyclef Jean dont la candidature serait soutenue par la partie la plus
jeune de l'électorat national. Cependant, le candidat qui a vécu plus de
30 ans aux Etats-Unis où il a amassé sa fortune et son succès musical se
présente avec un déficit linguistique ne maitrisant ni le français ni le
créole les deux langues du pays, ce qui suscite contre lui toutes les
critiques.
HAITI ELECTION. RAY JOSEPH CANDIDAT A LA PRESIDENCE D'HAITI.
,Raymopn Joseph, ex-ambassadeur d'Haïti aux USA a estimé mercredi lors
d'une conférence de presse que "certaines personnes qui prétendent diriger
le pays, devraient pouvoir s'exprimer correctement dans les langues du
pays et s'immerger davantage dans sa culture". Après avoir consacré plus
de 20 ans à la diplomatie, Raymond Joseph, ambassadeur d'Haïti à
Washington il y a encore quelques semaines, vise la présidence d'Haïti.
Inscrit comme 33 autres candidats, Raymond Joseph estime qu'il a les
capacités et les relations pour aider Haïti à se développer. M. Joseph a
rappelé que le 12 janvier il était le seul responsable du pays debout pour
mobiliser la communauté internationale en faveur d'Haïti alors que les
dirigeants de Port-au-Prince étaient introuvables. "Si je suis élu lors de
l'élection, je veux construire la république d'Haïti et non la république
de Port-au-Prince", a promis le candidat qui attend la décision du CEP
pour savoir s'il pourra se lancer dans la course à la succession du
président René Préval. Avec une expérience de plus de trente en diaspora
où il a travaillé aux Etats-Unis au Wall street journal et avec des
grosses compagnies américaines, Raymond Joseph directeur-fondateur du
journal Haiti-observateur, veut apporter du sang neuf à Haïti, des idées
nouvelles. M. Joseph a d'autre part souhaité que la diaspora puisse
participer aux activités politiques du pays. "Les Haïtiens de la diaspora
doivent pouvoir voter et aspirer à diriger le pays", a soutenu
l'ex-ambassadeur d'Haïti à Washington. "La prochaine élection
présidentielle présente des enjeux importants, Haïti est à un tournant où
le pays doit faire un choix judicieux, le pays pourrait perdre toute la
solidarité internationale manifestée en sa faveur", a mis en garde M.
Joseph. Le candidat qui attend la décision finale du CEP sur sa
candidature, met en garde contre toute influence politique sur les mesures
du Conseil ainsi que sur les rumeurs de persécutions de candidats. "Le
pays doit divorcer avec les anciennes pratiques anciennes", a conclu
Raymond
NOUVELLES D'HAITI /8/18
HAITI ELECTION. DEMISSION DU CONSEILLER ENEL DESIR.
Pour raison de santé,un membre du Conseil Electoral, Enel Désir a fait
part de sa démission. " Je ne veux plus continuer à provoquer une
détérioration de ma santé pour quelque chose qui ne vaut pas la peine",
c'est en ces termes que le conseiller électoral Enel Désir a justifié sa
démission du CEP. Enel Désir affirme avoir été hospitalisé ces derniers
jours en raison de ces ennuis de santé. Il ne s'agirait donc pas d'un
acquiescement aux requêtes des 8 autres conseillers qui ne cessaient de
réclamer son remplacement. Le représentant de l'église catholique
haïtienne admet toutefois que son départ facilitera la tache de ces
anciens collègues. Même après son départ de l'organisme électoral, M.
Désir entend être un observateur de la vie politique haïtienne. Il attire
l'attention des autorités haïtiennes sur la nécessité de designer un
nouveau membre pour compléter le conseil d'administration prévu par la loi.
M. Désir soutient avoir exhorté les dirigeants de l'église catholique à
proposer au chef de l'Etat le nom d'une nouvelle personnalité. En tournant
la page M. Désir dit s'engager dans une nouvelle étape de sa vie. L'ex
conseiller électoral ne craint pas les rumeurs sur des éventuelles
décisions de justice relatives aux accusations de corruption. Il rappelle
qu'il bénéficie d'une immunité s'étendant sur une période de 10 ans. Ni la
haute cour de justice ni les tribunaux ordinaires ne pourront lancer des
procédures à l'encontre M. Désir qui au passage attire l'attention sur des
cas de corruption au sein de l'organisme électoral. Un dépassement
budgétaire de 84 millions de gourdes entre autres ne saurait être expliqué
par le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, insiste t-il.
FELICITATION DE LA MINUSTAH
Dans un communiqué, rendu public, La Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) à félicité la Police Nationale d'Haïti (PNH)
pour les opérations menées dans la commune de Croix-des-Bouquets les 13 et
15 août derniers. « C'est un message clair que lance la PNH dans la lutte
contre la criminalité sous toutes ses formes et particulièrement contre le
kidnapping qui fait partie des actes criminels les plus lâches et les plus
abjects », a indiqué Jean-François Vezina, porte-parole de la Police
Internationale des Nations Unies (UNPOL). Le résultat remarquable de ces
opérations démontre l'amélioration continuelle de la capacité
opérationnelle de la PNH au cours de ces dernières années. « C'est une
satisfaction de voir combien nos collègues policiers haïtiens deviennent
de jour en jour plus efficaces. Le travail d'appui technique à la PNH
effectué au quotidien par l'UNPOL porte ses fruits et j'invite la
population à continuer de dénoncer les actes criminels en appelant le 113
», a ajouté Vezina. La UNPOL continuera d'assister la Direction Centrale
de la Police Judiciaire (DCPJ) et les différents services de la PNH dans
le cadre de son mandat d'appui au renforcement des capacités de
l'institution policière au service de la population. Rappelons que la
Cellule contre enlèvement de la Police Nationale d'Haïti a mené avec
succès deux opérations dans la commune de Croix-des-Bouquets qui ont
permis la libération de trois personnes et l'arrestation de cinq individus
suspectés de complicité dans ces enlèvements. L'un des suspects arrêtés
était également activement recherché depuis son évasion du Pénitencier
national le 12 janvier dernier.
ELECTIONS HAITI. WYCLEF JEAN SERAIT EN DANGER DE MORT
Des informations publiées par des agences internationales font croire
que le candidat Wyclef Jean serait en danger de mort alors qu'il se trouve
dans le pays depuis trois jours dans l'attente de la publication de la
liste des candidats admis à entrer dans la course à la présidence. Selon
ces informations, Wyclef se cacherait parce qu'il avait reçu de nombreuses
menaces de mort depuis qu'il est revenu au pays. s. "Il s'est mis à
couvert, il ne circule pas en attendant la publication de la liste des
candidats", a indiqué un conseiller en communication de la vedette du
hip-hop. La sécurité autour de Wyclef a été renforcée", a fait
remarquer la source. Mardi, des rumeurs ont circulé sur une éventulle
arrestation de Pierre Raymond Divers "King Kino" bras droit de Wyclef. Ces
informations n'ont pas été confirmées.
NYPD HAITI. 6 POLICIERS DE NEW YORK EN HAITI POUR AIDER LA PNH.
Six policiers d'origine haïtienne, membres des forces de police de New
York (NYPD), arriveront en Haïti cette semaine en vue d'encadrer, de
former et d'aider la police nationale haïtienne. Hervé Guiteau, Daniel
Lefevre, Rochener Gilot, Patrice Vigne, Jean Pierrenoel et Claude
Jean-Pierre. D’origine haïtienne, ils font partie de la police new-yorkaise
et vont être envoyés en Haïti en appui à la police locale. Choisis par le
commissaire de police Raymond Kelly parmi des centaines de bénévoles, ils
parlent le créole haïtien et ont une expérience militaire.
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NOUVELLES D'HAITI /15
CANDIDATURE DE WYCLEF JEAN ET 8 AUTRES CONTESTEES PAR LE CEP.
A partir de ce mercredi 11 août les autorités électorales entameront
l'analyse des dossiers de contestation des candidatures. Au terme de cette
étape le 17 août, les noms des candidats habilités à participer aux joutes
seront communiqués. La période consacrée à la contestation des
candidatures a pris fin. Des dossiers de contestations ont été soumis à la
direction des opérations électorales à l'encontre de 9 candidats. Le
citoyen Baptiste Luckner a lui seul a contesté les candidatures de 8
personnalités. Il estime que Wyclef Jean, Kesler Dalmacy, Lavarice Gaudin
et Michel Martelly ne résident pas en Haïti comme l'exige la loi
électorale. De plus il soutient que les ex comptables des deniers publics
Lesly Voltaire, Jacques Edouard Alexis, Jude Célestin et Yvon Neptune
n'ont pas soumis de certificats de décharge. Dans le même temps, la
candidature de Bertin Jean est contestée au sein de sa formation le Parti
Socialiste Haïti (PSH). Le secrétaire général du PSH, Pierre Gaston
Garnier, fait remarquer qu'il est la seule personnalité habilitée à
accorder la bannière du parti.
VOYAGE ECLAIR DE L'EX PRESIDENT GEORGE BUSH EN HAITI
L'ancien président américain George W. Bush a effectué mardi une
visite de quelques heures en Haïti. Il était venu évaluer l'état
d'avancement du processus de reconstruction du pays. Lors de cette brève
visite , Monsieur Bush a visité les projets financés par le Fond Clinton
Bush pour Haïti. Selon la porte –parole,Meg Pearce de l'ancien président,
ce voyage avait pour objectif d'attirer l'attention sur les besoins que
continue d'avoir Haïti, sept mois après le tremblement de terre du 12
janvier. M. Bush, a rencontré, les autorités haïtiennes ainsi que
certaines personnalités impliquées dans le processus de reconstruction du
pays. Rappelons qu'a la demande du président Obama, l'ancien chef d'État
américain avait effectué une première visite en Haïti en mars dernier. Il
était accompagné de son collègue, Bill Clinton qui effectuait à l'époque
sa troisième visite en Haïti. L'objectif était de créer le Fond Clinton
Bush pour Haïti, une institution qui devrait récolter de l'argent afin de
venir en aide aux victimes du séisme du 12 janvier. Il a fait un don de $
500.000 US á Haiti
FIN DE LA PERIODE DE CONTESTATIONS DE CANDIDATURES PAR LE CEP.
10 aout 2010 Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a
rappelé mardi aux partis, groupements et regroupements de partis concernés
que le tirage au sort pour l’attribution d’un numéro de campagne aux
partis politiques récemment agrées aura lieu ce jeudi à Port-au-Prince.
Les partis, groupements et regroupements concernés sont priés de désigner
un représentant en vue de participer à cet exercice qui aura lieu au siège
social du CEP à Pétion-Ville. Le Conseil electoral avait été accusé en
decembre dernier d'avoir tronqué au profit de la plateforme presidentielle
Inite un tirage au sort pour l'attribution d'un numéro aux partis
politiques das le cadre des législatives reportéees du 28 février 2010.
les délégués des partis, groupements et regroupements de partis présents
avaient crié au scandale, dénonçant l'octroi frauduleux du No 1 au parti
officiel, le même qu'il avait lors des élections génerales du 7 fevrier
2006. C'était, selon eux, la première preuve de la partialité et de la
dependance du CEP. Dans le communiqué # 19, le Cep jure sa détermination à
organiser des élections libres, transparentes, démocratiques et surtout "inclusives".
Dans un autre communiqué (#18), le CEP confirme que 34 citoyens et
citoyennes ont déposé leurs pièces au bureau des opérations électorales
dans la perspective des prochaines présidentielles annoncées pour le 28
novembre prochain. Le conseil électoral rappelle que la période de
contestation des candidatures qui s’étend du 3 au 10 aout à minuit prendra
fin cette nuit et que la listes des candidats agrées devrait être publiée
après analyse des dossiers et des contestations. La date fixée à cette fin
étant le 17 aout suivant le calendrier électoral récemment publiés. Des
contstations ont éte produites à l'encontre de plusieurs candidats dont
celui de la plateforme presidentielle, Jude Célestin et de la plateforme "
Viv Ansanm", Wyclef Jean. La publication de la liste ds agréés sera connue
le 17 août.
-DEMONSTRATION DEVANT LES RUINES DU PALAIS NATIONAL
– Plusieurs organisations de victimes du 12 janvier et de la société
civile ont annoncé pour ce jeudi 12 aout un sit-in devant les ruines du
Palais Présidentiel. Ce sera une façon pour ces associations de marquer
les 7 mois qui se seront écoulés depuis la tragédie du 12 janvier, sans
que rien de concret ait ete realisé.Il s'agira également de porter les
autorités de l'Etat à assumer leurs responsabilités en créant les
conditions pour que les victimes du 12 janvier puissent vivre dans la
dignité. Sanon Reyneld, de l’organisation FAKKRA, appelle les différents
camps d’ébergement à mandater des représentants à ce sit-in. Nous sommes
fatigués de vivre dans des tentes déchirées et pestilentielles et
d’essuyer quotidiennement des humiliations et des mauvais traitements,
a-t-il dénoncé, estimant qu'il est plus que temps pour les rescapés de
quitter les camps pour vivre sous un toit décent. Passés les premiers mois
de grande sensibilisation en faveur des rescapés avec notamment la
présence des medias internationaux, la vie dans la rue est désormais un
fait divers. Et le spectacle de la misère étalé au champ-de-mars, sur les
places Saint-Pierre, du Canapé-vert et sur la Route des rails, ne semble
plus choquer personne.
MIAMI, FLORIDE. HAITIENNE DE 17 ANS TUEE PAR BALLE A LITTLE
HAITI.
La police de Miamicontinue son enquête sur fusillade jeudi
soir qui a fait un mort, Lexsis Ray, une adolescente de 17 ans, et un
blessé à Little Haïti, le quartier haïtien de Floride. Un individu armé
non identifié a abattu une adolescente de 17 ans qui rentrait chez elle au
Northwest 64th Street and Second Avenue vers les 11 du soir, a signalé la
police locale. « Il semble qu'une voiture SUV au bord duquel se trouvait
un homme qui a sorti son revolver automatique et a commencé à tirer», a
déclaré l’officier de police Kenia Reyes. Selon la police floridienne,
plus de 40 douilles ont été retrouvées sur la scène. En plus des deux
victimes, les tirs ont aussi éraflé une voiture et abîmé une maison. Les
deux victimes ont été transportés au Centre Jackson Memorial Hospital
Ryder Trauma dans un état extrêmement grave. Ray est décédé à l'hôpital.
Baker demeure dans un état critique. La police ne pense pas que la jeune
fille était la cible du tireur.
OBSERVATEURS D'OEA ET CARICOM ATTENDUS EN HAITI.
L'Organisation des Etats américains (OEA) et la communauté caraïbéenne (Caricom)
confirment le déploiement de 193 observateurs lors prochaines élections
législatives et présidentielles. Le représentant spécial du secrétaire
général de l'OEA en Haïti, Ricardo Seitenfus, a soutenu que les premiers
membres de la délégation seront présents sur le territoire haïtien à
partir du 5 août. La première équipe technique pourra assister au
processus d'inscription des candidats à la présidence. "C'est une
expérience unique, ce sera la mission la plus importante, la plus
nombreuse, la plus longue et la plus chère de toute l'histoire des deux
institutions", a indiqué Earl Stephen Huntley, représentant de la Caricom
en Haïti. Le coût du déploiement de cette mission, dirigée par l'assistant
du secrétaire général de la Caricom, Colin Granderson, est estimé à 5.3
millions de dollars. La mission conjointe OEA- Caricom, sera déployée à
travers les 10 départements géographiques et supervisera le processus
électoral qui s'échelonne sur une période de 4 à 6 mois. M. Huntley a
justifié la présence des observateurs au début du mois d'août par la
nécessité de vérifier si la machine électorale peut fonctionner
normalement. " Les observateurs pourront ainsi donner l'assurance aux
électeurs que le système peut fonctionner convenablement", insiste M.
Huntley. M. Seitenfus et Huntley ont émis le vœux que les prochaines
joutes soient "les plus transparentes, les plus démocratiques et les plus
inclusives, les plus pacifiques et les plus participatives possibles".
Interrogé sur le refus de certains dirigeants de partis politiques de
participer aux prochaines élections, M. Seitenfus a fait valoir que l'OEA
entend respecter les choix des acteurs. Les chefs de file des partis
doivent assumer leurs responsabilité, insiste t-il. Outre l'OEA et la
Caricom, plusieurs autres représentants de la communauté internationale
ont réitéré leur appui à la tenue d'élections en vue de renouveler la
chambre des députés et 1/3 du sénat.
PRESIDENT CALDERON DE LA COLOMBIE EN HAITI.
Vendredi matin, le chef de l'Etat haïtien s'est entretenu ce matin au
Palais National avec le président élu de la Colombie, Juan Manuel Santos
Calderon.
La contribution de la Colombie au processus de reconstruction d'Haïti a
été évoquée lors de cette rencontre. Accompagné d'une importante
délégation, M. Santos a analysé des projets importants du gouvernement
haïtien dont un programme de logement à Cabaret et le renforcement de la
coopération dans le domaine de la lutte contre la drogue. L'appui
budgétaire au gouvernement haïtien a été également débattu par les membres
des deux délégations. Des fonctionnaires de la Direction de la Protection
civile du ministère de l'intérieur pourraient bénéficier de session de
formation d'experts colombiens dans le domaine de la réponse aux désastres.
M. Santos a salué le leadership du président Préval qui a su gérer des
moments difficiles après le violent séisme. Il s'est engagé à renforcer la
coopération entre la Colombie et Haïti. De son coté le président haïtien
René Préval a mis l'accent sur l'aide accordée par la Colombie à Haïti
durant l'effort humanitaire. Il s'est réjoui de l'élection de M. Santos et
a souhaité un renforcement de l'amitié entre les deux peuples.
CAMIONNEUR DOMINICAIN LIBERE PAR SES KIDNAPEURS.100.000 DOLLARS US
PAYES.
Le camionneur dominicain kidnappé dans la nuit de mercredi dans la
localité de Trou de Trou du Nord, et pour la liberation duquel les
ravisseurs haïtiens exigeaient la somme de 100 mille dollars americains, a
été libéré et remis ce vendredi aux autorités dominicaines par la Police
Nationale d'Haïti. Miguel José Gil Reyes avait eté enlevé par 6 homes
armés, alors qu'il rentrait en République dominicaine en compagnie de 2
collègues arès avoir transporté au Cap-haïtien des marchandises et des
materiaux de consruction Résidant du secteur Herradura de Santiago, il a
été reçu notamment par le gouverneur Miguel Cruz, la mairesse Sonia Mateo,
le chef du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière Terrestre (CESFRONT),
le colonel Omar Núñez. Gil Reyes a expliqué que la nuit du kidnapping a
été difficile pour lui, en raison du fait que les kidnappeurs lui auraient
fait subir e gravs sevics corporels, tout en le menacant
de mort. Il a fait savoir qu'il avait eté detenu dans immeuble entouré par
la Police Nationale haitienne et que les ravisseurs alrmés l'ont laissé
s'echapper.
Les policiers haïtiens l'ont ensuite livré aux autorités dominicaines. Des
chefs d'associations de transport avaient laisé entendre que si José Gil
Reyes n'etaientpas dans un délai de 24 heures, ils paralyseraient la
frontière en y stationnant des camions pour boycotter la tenue du marché
binational. Gil Reyes a été kidnappé dans la Commune de Trou du Nord,
entre Limonade et Juana Méndez, tout près du lieu où le président Leonel
Fernández posera ce samedi la première pierre de la construction dune
université pour Haïti, avec des fonds du patronat dominicain.
CANDIDATURE DE WYCLEF JEAN A LA PRESIDENCE CREE LA PANIQUE.
L'éventuelle candidature de la star Hip hop haïtienne Wyclef
Jean à la présidentielle annoncéee pour le 28 novembre, est venue créer la
panique dans le monde politique haïtien. Des sources dignes de foi ont
fait savoir que les avocats de l'ancien fugeee qui a quitté la capitale
jeudi après-midi, travaillent activement à l'obtention des pièces dont il
aurait besoin pour se faire inscrire. L'irruption probable et soudaine de
l'artiste de renommée inernationale dans la course électorale risque de
provoquer en 2010 une onde de choc comparable à celle ressentie en 1990
avec la candidature du père Jean Bertrand Aristide, à un moment où se
multiplient les appels au départ du président René Préval et du Conseil
électoral censé organiser les elections.. Dans de nombreux milieux
politiques, particulèrement dans les rangs de la plateforme présidentielle
"Inite" (Unité), c'est le grand branle-bas. Selon des sources proches de
cette plateforme, les critères de choix sont revisés presque tous les
jours et chaque jour, le nom d'une nouvelle personnalité est introduit à
la table des discussions: d'autres noms émergent pour ensuite immerger,
après évaluation des points forts et des points faibles, dans un contexte
où ce ne sont pas les candidats à la représentation de Inite qui manquent.
Au nombre des prétendants, les sénateurs Kély Bastien et Joseph Lambert,
les ministres Paul Denis et Yves Cristalin, sans oublier le patron du
puissant Conseil national des équipements (CNE), Jude Célestin. Jusqu'ici,
l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis était perçu comme celui
qui a le plus de chance de faire gagner Inite. Cependant, selon les mêmes
sources, depuis ces dernières 24 heures, un nouveau nom serait entré en
lice: celui de l'épouse du chef de l'Etat, Elizabeth Débrosse Préval. Mais
beaucoup se demandent s'il ne s'agit pas d'un brouillage de piste. Entre
temps, dans le camp de Wyclej Jean, une demande de casier judiciaire a éte
introduite à la Direction centrale de la police judiciaire. Et le
potentiel candidat devrait revenir au pays la semaine prochaine,
probablement pour faire acte de candidaure. Il serait actuellement en
pourparlers, à cet effet, avec plusieurs plateformes politiques dont "COREH".
La star Hip hop n'a encore fait aucune déclaration, mais la nouvelle
embrase le pays. Et même si, beaucoup estiment qu'il devrait se limiter à
la musique et qu'il n'a pas l'étoffe d'un president, mais ils sont encore
beaucoup plus nombreux à se demander qui aujourd'hui en a l'étoffe et à
croire qu'il est capable d'aider le pays à sortir de sa torpeur et de sa
léthargie, notament après le seisme dévastateur du 12 janvier qui fait
plus de 300.000 morts et jeté 1,5 milion de personns dans la rue où elles
se trouvent encore 7 mois après. Rágissant à l'émotion provoquée par la
possible candidature de la star mondiale, un jeune rapeur haïtien a
rappelé jeudi que Ronald Reagan, acteur renommé de second plan, était
devenu président des Etats-Unis. Wyclej Jean est né le 17 octobre 1969 à
la Croix-des-Bouquets ). Il a obtenu sa résidence américaine en 1976.
Selon ses proches, tous les déplacements qu'il effectue en Haïti et
aileurs, c'est avec son passeport haïtien Il n'a jamais râté une occasion
pour exhiber le drapeau haïtien partout où il passe et sur tous les
podiums où il s'est produit. Il a ete nommé ambasadeur de bonne volonté
par le president René Preval pour continuer de projeter l'image d'Haïti à
travers le monde.
NOUVELLES INTERNATIONALES
THAILANDE. CENSURE POLITIQUE SUR INTERNET.
En Thaïlande, le gouvernement a fermé l’accès au site internet
WikiLeaks, par peur que celui-ci ne révèle les dessous de la répression
militaire des manifestations anti-gouvernementales en mai dernier. Les
autorités thaïlandaises ont fermé l’accès à environ 100 000 sites
internet, souvent pour protéger la réputation de la famille royale, mais
aussi pour des raisons purement politiques. La lutte entre les Chemises
rouges anti gouvernementales et les autorités ne se livre pas dans les
rues de Bangkok mais sur la toile de l’internet. C’est une guerre de
l’information et de la propagande, une guerre dont l’enjeu est de forger
la perception des événements par la population thaïlandaise. Dans ce
combat médiatique le gouvernement sait que l’internet est une arme
redoutable. C’est pour cette raison que les censeurs se sont précipités
pour fermer l’accès à WikiLeaks, après les révélations récentes de ce site
sur la situation en Afghanistan. Le gouvernement craint avant tout que
certaines informations gênantes sur les événements de Bangkok ne soient
rendues publiques. Les censeurs bloquent l’accès à 500 nouveaux sites par
jour en moyenne. Officiellement pour protéger la famille royale des
critiques. Mais en fait, le gouvernement bloque l’accès à tout site
critique de sa politique, ou même à des sites d’informations qui ont pour
tort d’essayer de dévoiler la vérité. Cette lutte sur le champ de bataille
de l’information bat son plein. Mais déjà il est clair que malgré son
appareil répressif, le gouvernement thaïlandais n’est qu’un David face au
Goliath qu’est le réseau internet.
FEUX DE FORÈT S'ETENDENT EN RUSSIE
Selon le ministère des Situations d'urgence russe, les feux qui
ravagent des dizaines de milliers d'hectares dans l'Ouest du pays sont
contenus et sous contrôle. Un constat dénoncé par les médias et les
autorités locales ce lundi 2 août 2010.Les incendies violents, en pleine
canicule, ont déjà tué trente personnes au moins et se rapprochent des
zones à forte densité de population. Le bilan est plutôt contradictoire ce
lundi matin du 2 août sur la situation des feux de forêt. Du côté des
autorités fédérales, on assure que la situation est sous contrôle. On
parle même de 8 000 hectares de moins qui brûlent dans la partie ouest du
pays. Un bilan contredit d'abord par les médias locaux et même par les
autorités locales, dans certaines régions. Le pouvoir n'a d'ailleurs pas
toujours les moyens de contrôler l'information qui circule. Sur Internet
ce week-end, des images ont fait le tour du pays, des images qui n'ont pas
été diffusées par la télévision, où l'on voit le Premier ministre Vladimir
Poutine être violemment interpellé par des villageois en colère, des
villageois qui avaient tout perdu. La catastrophe s'étend désormais à tout
le pays, Extrême-Orient compris, où plus de 400 000 hectares de terres
brûlent. Mais ce sont les environs des grandes villes qui causent le plus
d'inquiétude : des feux se rapprochent de zones densément peuplées. On
évoque de plus en plus des évacuations massives. Mais vu le manque de
matériel ou simplement l'absence des secours, on peut se demander si les
autorités auraient les moyens d'évacuer massivement si cela s'avérait
nécessaire.
LA HAVANNE. DISCOURS DE RAUL CASTRO SUR LES REFORMES ECONOMIQUES
Le président cubain Raul Castro, lors de la session bi-annuelle de
l'Assemblée nationale à La Havane, le 1er août 2010. t Dans le discours
qu’il a prononcé dimanche soir, 1er août 2010, devant le Parlement, le
président cubain Raul Castro a entrouvert la porte des réformes
économiques mais écarté tout changement politique.Pour tous les fins
connaisseurs de Cuba, il est clair que quelque chose bouge actuellement
mais quoi ? C’est toute la question… Depuis que Raul Castro a pris le
pouvoir, il y a quatre ans jour pour jour, tous les observateurs se
demandent quelle est la nature réelle de son pouvoir. Est-il seul maître à
bord ou pieds et poings liés par les durs du Parti communiste ? Veut-il
engager des réformes ou préserver, en l’état, l’héritage de la révolution
cubaine ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que depuis
quelques jours, Fidel Castro a fait sa réapparition sur le devant de la
scène. Il est apparu sept fois en public en une semaine et il a encore
reçu hier dimanche 1er août 2010 en audience publique, le ministre des
Affaires étrangères chinois, Yang Jiechi qui était en visite à Cuba. Le «
Comandante », qui aura 84 ans le 14 août prochain, est-il en train de
soutenir les réformes que son frère est en train d’engager ou au contraire
de lui rappeler les principes de la révolution ? Janet Habel, spécialiste
de Cuba, se demande comment l’interpréter : « Est-ce qu’il réapparaît
aujourd’hui pour dire, à certains des appareils d’Etat qui sont opposés
aux réformes économiques, vous avez tort, j’appuie les réformes que mon
frère va faire, ou au contraire pour donner un signal d’une forme
d’opposition ou en tout cas d’un refus de certaines de ces réformes ? Il
est presque le seul à le savoir. » Ces réformes économiques sont le point
central de l’évolution politique de Cuba dans les mois à venir. En les
annonçant dimanche 1er août devant le Parlement, Raul Castro a été prudent
: le gouvernement va bien engager « les changements socio-économiques
attendus avec impatience par le peuple, mais pas à pas, au rythme que nous
déterminerons nous-mêmes ». A en croire Jean-Jacques Kourliandsky,
spécialiste de géopolitique et historien, chargé de recherche à l'IRIS (Institut
de recherches internationales et stratégiques) sur l'Amérique latine et
l'Espagne, Cuba s’est piégé lui-même en reportant les réformes nécessaires
: « Les dirigeants cubains se sont refusés à tout type de réforme, de type
Perestroïka ou Glasnost comme il y en avait eu avec Gorbatchev à la fin de
l’Union Soviétique et ils ne souhaitent pas non plus suivre la voie
chinoise qui est le maintien du parti unique dans un système d’économie de
marché. La marge est étroite étant donné les interdits dans lesquels se
sont placés les dirigeants cubains entre le maintien du parti unique et le
maintien de l’économie socialiste ». Il y a pourtant urgence : le
protectionnisme politique ne protège pas de la crise économique mondiale
et Cuba subit actuellement de plein fouet la baisse du tourisme. Le manque
de devises limite les importations, or les importations cubaines sont
essentiellement des produits de première nécessité. Entre le maintien de
la ligne politique et la réalité économique, Janet Habel ne voit pas
beaucoup d’options pour le gouvernement cubain : « Pour l’instant le
schéma possible, c’est d’adopter un certain nombre de réformes économiques,
dans le sens d’une plus grande ouverture au marché, donc d’introduire plus
de concurrence dans l’économie et de donner une place plus grande au
secteur privé, ce qui déjà aura des conséquences sur le climat social et à
terme politique mais pas à court terme , il n’y aura pas de grandes
réformes politiques ». Dans son discours au Parlement, Raul Castro a été
très clair : « la révolution peut être généreuse parce qu’elle est forte
et sa force réside dans l’appui majoritaire du peuple en conséquence, il
n’est pas vain de rappeler qu’il n’y aura pas d’impunité pour les ennemis
de la Patrie, pour ceux qui tentent de mettre en danger notre indépendance
». Aucun des 53 prisonniers déjà libérés ou en voie de l’être « n’a été
condamné pour ses idées » mais pour avoir « commis des délits au service
du gouvernement des Etats-Unis et de sa politique de blocus et de
subversion ». La libéralisation du régime n’est donc pas pour demain. Ces
libérations ne sont qu’une concession temporaire à la communauté
internationale, très remontée après la mort d’Orlando Zapata qui a
succombé en février dernier à une grève de la faim de 85 jours. Jacobo
Machover, professeur, écrivain et journaliste et lui-même opposant au
régime cubain et exilé en France, ne se fait donc guère d’illusions : «Il
ne faut pas avoir d’illusions sur l’évolution du régime. Il faut encore
faire pression. On n’est pas encore prêt de recouvrer la liberté. Il faut
encore faire pression, c’est ce que souhaitent les Cubains à l’intérieur
et ceux de l’exil le plus ardemment du monde ». Un message adressé à la
communauté internationale.
GUINEE. ELECTIONS PRESIDENTIELLES: CELLOU DIALLO EN TETE DES
SUFFRAGES.
Le candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée, Cellou
Dalein Diallo le candidat de l’Union des forces démocratiques de
Guinée (UFDG), arrivé largement en tête des suffrages du premier tour de
l’élection présidentielle du 27 juin dernier, se rappelle au bon souvenir
de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Il demande la
tenue rapide du second tour de la présidentielle.Depuis le scrutin du
premier tour, tout le monde à Conakry s’est accommodé des libertés prises
avec le respect des délais. Les résultats officiels ont été proclamés par
la Cour suprême plus de trois semaines après le premier tour. Et la
Constitution prévoit la tenue d’un second tour 14 jours après la
proclamation par la Cour suprême du résultat du premier tour. Les dates et
délais n’ont plus de sens ni d’importance. C’est désormais le bon sens qui
prime. C’est bien pourquoi Cellou Dalein Diallo, précise : « si on nous
dit que compte tenu de l’ampleur des faiblesses, des irrégularités
constatées la Céni a besoin d’une semaine de plus, on peut le concéder
consensuellement, c’est que nous avons fait ». La date du 22 août est
avancée par la Céni et celui qui apparaît déjà comme le grandissime favori,
Cellou Dalein Diallo, manifeste déjà son accord. Il vient d’obtenir le
ralliement de l’ancien Premier ministre Sidya Touré (Union des forces
républicaines) accrédité de 13,62% et arrivé en troisième position. De
nombreux autres petits partis ont rejoint Cellou Dalein Diallo, et si les
reports de voix sont respectés, il est assuré d’être élu à la présidence
de la République. Au premier tour du 27 juin dernier, il avait obtenu
43,69% contre 18,25% pour son adversaire au second tour Alpha Condé du
Rassemblement du peuple de Guinée (RPG).
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
ENTREE EN VIGUEUR DE LA CONVENTION SUR LES ARMES A SOUS-MUNITIONS.
L'ONU salue l'entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions
La Convention sur les armes à sous-munitions, signé par 94 États à Oslo (Norvège)
en décembre 2008, entrera en vigueur dimanche 1er août. Pour le Secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-moon, ce nouveau traité qui introduit pour la
première fois dans le droit international des dispositions précises sur
l'assistance aux victimes civiles, est une « avancée majeure » pour
débarrasser le monde de ces « armes ignobles ».« Cela va nous aider à
lutter contre l'extrême insécurité et les souffrances causées par ces
armes terribles, notamment parmi les civils et les enfants », a dit Ban Ki-moon
dans un communiqué publié vendredi. Signé à ce jour par 107 Etats, la
Convention d'Oslo interdit l'emploi, la production, le stockage et le
transfert des bombes à sous-munitions (BASM), qu'elle définit comme « une
munition classique conçue pour disperser ou libérer des sous-munitions
explosives dont chacune pèse moins de 20 kilogrammes, et comprend ces sous-munitions
explosives ». Larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre, les
BASM dispersent leurs sous-munitions sur de larges zones, mais 5 à 40%
d'entre elles n'explosent pas au contact du sol. Actives pendant des
années, elles continuent à tuer ou blesser des civils, en particulier des
enfants tentés de les ramasser. Ces bombes ont été particulièrement
utilisées pendant la guerre du Vietnam, dans les Balkans, en Iraq en 2003
et au Liban en 2006. Selon la Coalition contre les armes à sous-munitions
(CMC) qui regroupe environ 300 organisations de la société civile
originaires de plus de 80 pays, l'un des pays les plus touchés est le
Laos, où 300 personnes en moyenne sont encore tuées ou blessées chaque
année par des bombes à sous-munitions larguées pendant la guerre du
Vietnam. C'est ce qui a poussé ce pays à accueillir en novembre prochain
la première réunion de suivi de la Convention d'Oslo. Toujours selon la
Coalition contre les armes à sous-munitions, le stock mondial s'élèverait
aujourd'hui à plus d'un milliard de bombes, dont l'essentiel dans les
arsenaux des grandes puissances militaires comme la Chine, la Russie, les
Etats-Unis et Israël, qui n'ont pas signé la Convention jusqu'à présent.
Vingt-deux des 29 Etats membres de l'OTAN ont en revanche signé le texte,
dont le Royaume Uni, l'Allemagne et la France qui possèdent chacun des
stocks estimés à 50 millions de BASM. Pour Ban Ki-moon, l'entrée en
vigueur de la Convention d'Oslo dimanche « traduit non seulement la
répulsion collective dans le monde envers ces armes ignobles, mais aussi
le pouvoir de la collaboration entre les gouvernements, la société civile
et les Nations unies pour changer les comportements et les politiques face
à une menace pour tous les êtres humains ». « Une telle coopération sera
cruciale maintenant que nous allons chercher à appliquer la Convention, y
compris dans le domaine de l'assistance aux victimes », a-t-il ajouté dans
son communiqué. Car outre l'interdiction de l'emploi, de la production, du
stockage et du transfert de ces armes par les Etats parties, la Convention
d'Oslo comporte aussi plusieurs obligations pour les Etats parties,
notamment dans le domaine de l'assistance aux victimes, une première dans
le droit international. Si dans un délai de huit ans après avoir ratifié
la Convention, les Etats sont tenus d'avoir détruit leurs stocks et dans
un délai de dix ans, d'avoir enlevé de leur territoire les bombes à sous-munitions
abandonnées qui n'auraient pas explosé, ils sont aussi obligés de prendre
en charge les victimes de BASM sur leur territoire ou dans des zones sous
leur contrôle. La Conventions énumèrent des mesures précises qui leur
incombent de mettre en œuvre : fournir des soins médicaux, une
réadaptation physique, un soutien psychologique et une insertion sociale
et économique aux victimes. Ils doivent également évaluer les besoins
domestiques dans les zones touchées et élaborer des plans et mobiliser des
ressources pour y répondre. « J'appelle tous les Etats Membres de l'ONU
qui ne l'ont pas encore fait à signer et ratifier sans délai la Convention
», a conclu Ban Ki-moon. Dans un communiqué diffusé vendredi, le Directeur
du Service de la lutte anti-mines de l'ONU (UNMAS), Max Kerley, a
également exprimé sa satisfaction de voir la Convention d'Oslo entrer en
vigueur, deux ans seulement après son élaboration définitive et le début
des adhésions des Etats membres. « C'est une étape majeure pour l'agenda
mondial du désarmement. Les bombes à sous-munitions causent des dommages
humanitaires et socio-économiques considérables », a-t-il souligné,
rappelant que l'UNMAS en voyait quotidiennement les traces dans les pays
où il intervient. « A la lumière du succès de la Convention d'Ottawa sur
l'interdiction des mines anti-personnelles, nous ne pouvons qu'espérer que
la Convention d'Oslo aura autant de soutien de la part des pays touchés
par ces armes que des pays qui les utilisent, afin de mettre un terme aux
pertes inutiles de vies de civils innocents », a conclu Max Kerley.
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JUILLET 2010
NOUVELLES D'HAITI
NEW YORK. VENDREDI 23 JUILLET, WYCLEF JEAN A OUVERT LA BOURSE NASDAQ
Accompagné de ses amis et membres de YELE HAITI, Wyclef Jean a été
invité à ouvert la bourse de NASDAQ .Dans son discours, il en
a profité pour faire savoir que Haiti est ouverte pour les
investissementsaprès la catastrophe qui a causé la mort des milliers
d'Haitiens et la destruction
des habitations de la capitale et des provinces. Il a fait l'éloge du
Président Préval qui a gardé son calme à la suite de la catastrophe..
En Haiti, on ne cesse de parler de la prochaine candidature de Wyclef Jean
à la Présidence d'Haiti. Selon une source, plusieurs équipes sont
constituées autour du fondateur du groupe musical "the Fugees", qui l'a
propulsé sur la scène internationale, pour étudier et préparer la
candidature de la pop star."Ce n'est pas un secret, mais ce n'est pas
encore officielle", un conseiller juridique du chanteur. "Pour le moment,
des avocats seraient en
train de préparer les dossiers de M. Jean qui pourrait rendre sa
candidature officielle à l'ouverture de l'inscription des candidats à la
présidence
à partir du 1er août selon le calendrier électoral du CEP. "On pourrait
voir quelque chose d'extraordinaire si Wyclef lance sa candidature, il
aura le soutien de la population et de grands noms de la communauté
internationale", a assuré un de ses conseillers en communication. Le
fondateur de
"Yele Haïti" a multiplié les séjours en Haïti après le 12 janvier où il a
entrepris beaucoup d'actions en faveur des victimes de la catastrophe.
De nombreuses actions ont été lancées par le chanteur pour apporter de la
nourriture, de l'eau et des abris aux déplacés. Nommé ambassadeur
de bonne volonté pour Haïti par le président Préval, Wyclef a plaidé la
cause de son pays d'origine devant le Congrès américain pour soutenir la
loi HOPE en faveur de l'indusrie du textile et a lancé des programmes avec
le PAM pour distribuer de la nourriture en Haïti. Duranat ces dernières
années,
Wyclef a accompagné de nombreuses stars du cinéma et de la chanson en
Haïti dont Angelina Jolie et Brad Pitt, le couple le plus populaire de
Hollywood ainsi que Matt Damon et Akon.
CANADA. WYCLEF JEAN, CANDIDAT A LA PRESIDENCE AFFIRME LE JOURNAL LE
DROIT.
Le journal canadien " Le Droit" affirme que la star du Hip hop Wyclef
Jean veut se présenter à la présidence d'Haïti. Citant une source proche
du gouvernement haïtien qui a requis l'anonymat, le journal d'Ottawa a
indiqué que M. Jean s'évertue à regrouper les documents indispensables
pour soumettre sa candidature à l'organisme électoral. Nommé « ambassadeur
de bonne volonté » par le président haïtien René Préval, en 2007, Wyclef
Jean ne cesse de faire la promotion d'Haïti à l'étranger. Dans son article
titré " Question de temps pour Wyclef Jean", le journaliste Louis Denis
Ebacher explique que le PDG de Yélé Haïti a obtenu des documents livrés
seulement à des candidats aux prochaines élections présidentielles.
Originaire de la Croix-des-Bouquets, Wyclef avait émigré aux États-Unis
depuis l'âge de neuf ans. M. Jean aurait déjà remis « certaines lettres »
au ministère haïtien des Affaires étrangères, pour se conformer à la loi
électorale. " Le Droit" croit que Wyclef Jean, qui ne s'était toujours pas
adressé au Conseil Electoral Provisoire (CEP), semble vouloir annoncer le
plus tardivement possible sa candidature sur la place publique. Wyclef a
ouvert vendredi dernier le NASDAQ de New York sonnant la cloche pour
annoncer le début de la journée des transactions sur Wall Street. La
semaine dernière il avait publié une tribune dans le journal français " Le
Monde " dans laquelle il réclamait une intensification de l'aide
internationale envers Haïti 6 mois après le violent séisme. Cette présence
sur la scène internationale est associée à de nombreuses interventions
sociales et engagées sur le territoire national avec Yélé Haïti.
PROCESSUS ELECTORAL PAR LE CEP..
Après une prorogation de 3 jours, la période consacrée à
l'enregistrement des partis politiques doit prendre fin ce lundi 26
juillet 2010. Les responsables de 6 nouvelles formations politiques,
Reconstruire Haïti, Parti National pour le Développement (PND), Forces
Militantes Révolutionnaires (FMR), Mouvement Jeunesse pour Refonder Haïti
(MJFH), Renaissance Haïti (RH) et Plateforme 16 décembre, avaient soumis
leurs dossiers aux autorités
électorales. Cette dernière formation dirigée par le docteur Gérard Blot
comporte le parti Tèt Ansanm et une organisation populaire. Au total
58 partis et regroupements pourraient être autorisés à participer aux
élections présidentielles du 28 novembre. Après l'enregistrement des
partis auprès de la direction des opérations les dossiers seront soumis à
la direction juridique qui devra vérifier l'authenticité des pièces. Les
autorités électorales envisagent de communiquer la liste des nouveaux
partis agréés le 30 juillet 2010. Des leaders l'opposition critiquent
l'attitude de certains chefs de partis qui s'activent à remplir les
formalités tandis qu'aucune garantie n'est donnée en ce qui a trait à la
crédibilité des joutes. Le père Anick François (OPL), candidat au sénat
dans l'Artibonite, soutient que nombre de dirigeants de partis veulent se
lancer dans le processus afin d'encaisser les 3 millions de gourdes promis
dans le cadre d'une subvention aux formations politiques. L'ambassadeur de
France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, a mis l'accent sur la nécessité
de donner des garanties de crédibilité aux acteurs. Dans le même temps il
a annoncé une contribution de 40 millions de dollars du gouvernement
français à l'organisation des élections.
REPORT DE LA DEUXIEME RENCONTRE DE LA COMMISSION INTERIMAIRE.
La deuxième rencontre de la Commission Intérimaire pour la
Reconstruction d'Haïti (CIRH) prévue ce vendredi 23 juillet 2010 a été
reportée par les autorités. Les motifs de ce report n'ont pas été rendus
public. En guise de rencontre les deux co-présidents de la Commission, le
Premier Ministre haïtien Jean-Max Bellerive et l'ex-président Bill
Clinton, se sont entretenus hier à New York les principaux bailleurs
bilatéraux d'Haïti. Le service de communication de la CIRH indique que M.
Clinton et Bellerive ont ont demandé aux donateurs d'honorer leurs
engagements, en rendant disponible plus rapidement les fonds promis pour
la reconstruction d'Haïti. L'intégration de la République Dominicaine en
tant que membre de cette commission devrait avoir lieu au cours de cette
rencontre. Selon des medias dominicains, le ministre des haïtiens vivant à
l'étranger, Edwin Paraison, a récemment confirmé que le Ministre
dominicain de la Planification, Temistocles Montas, siégera au sein de la
CIRH. Cette intégration s'inscrit dans le cadre du rapprochement entre les
deux Etats avant la reprise des activités de la commission mixte
bilatérale le 30 juillet 2010. Le coordonnateur général de la PAPDA,
Camille Charlemers dénonce le report de la réunion de la Commission
Intérimaire qu'il assimile à une lourdeur administrative. Il estime que la
commission est en retard par rapport à la situation d'extrême urgence de
plusieurs milliers d'haïtiens. L'entrée en fonction du directeur exécutif
de la Commission Intérimaire, Gabriel Verret, était prévue au cours de la
dernière semaine de juillet. La seconde rencontre de la CIRH a été
reportée au cours du mois d'août. Au cours de la prochaine rencontre
plusieurs projets identifiés par les autorités haïtiennes seront soumis à
l'approbation des membres de la commission. D'importantes personnalités
étrangères sont membres de cette entité chargée de gérer les 9 milliards
de dollars promis par la communauté internationale pour la reconstruction
d'Haïti. Parmi les personnalités étrangères figurent le premier Vice-président
de l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI), David
Moloney, la conseillère juridique auprès de la secrétaire d'État
américaine, Cheryl Mills, le président de la Banque Interaméricaine de
Développement (BID), Luis Alberto Moreno, l'administratrice du Programme
des Nations unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, et le
directeur général pour le Développement de la Commission européenne,
Stefano Manservisi.
BANQUE MONDIALE ET LES FONDS A DFECAISSER.
Les responsables de la banque mondiale invitent, les bailleurs à
matérialiser leurs promesses faites, lors de la conférence des donateurs
tenue à New York le 31 mars dernier. Selon cette institution financière
internationale, seulement 97 millions de dollars sont déjà décaissés. Ces
fonds proviennent du Brésil qui a remis 55 millions, la Norvège, 31.2
millions, l'Australie (8.6), La Colombie 3.2 millions et l'Estonie qui a
versé 50 000 dollars. Les dirigeants de la Banque mondiale estiment, que
cette somme représente moins de 20% du montant total du fonds fiduciaire
multi donateur. Ils disent attendre, les contributions du Canada, de
l'Union Européenne, de la France de la Géorgie de l'Ile Maurice, du Qatar,
de l'Arabie Saoudite, de la Corée du Sud, de l'Espagne, de la Suède et des
Etats Unis. La vice –présidente de la Banque Mondiale pour l'Amérique
latine et les Caraïbes, Pamela Cox, exhorte la communauté internationale à
respecter ses engagements pris à New York. Toutefois, Madame Cox dit
reconnaitre que nombreux de ces pays sont dépendants de leurs processus de
budgétisation. Cependant elle affirme que la Banque Mondiale est
déterminée afin de trouver des bons résultats pour Haïti.
ORDRE DE GREVE DE LA COSSTTRAH BOUDE PAR 3 AUTRES SYNDICATS.
Le mot d’ordre de grève lancé pour ce jeudi divise le secteur
syndical. Mardi les responsable de la coordination Solidarité Syndicale
des Transporteurs et des Travailleurs Haïtiens (COSSTTRAH), a appelé à
grève généralisée en vue entre autres de forcer le chef de l’Etat à
renvoyer les actuels conseillers électoraux jugés à la solde du pouvoir et
à satisfaire les principales revendications des transporteurs et
travailleurs haïtiens . La Fédération des Transporteurs Publics Haïtien (FTPH),
la Coalition Nationale des Syndicats de Transports Haïtiens (CNSTH) et
l’Union des Transporteurs et des Travailleurs Haïtiens (UT2H) se sont
prononcés contre cette grève, appelant plutôt les forces de l’ordre à
sévir contre tous fauteurs de trouble. Pour Saint Fort Dieumaître du CNSTH,
les transporteurs haïtiens n’ont aucun intérêt à respecter la grève lancée
par la (COSSTTRAH), grève qu’il qualifie de démagogique et qui risque de
plonger le pays dans une crise encore plus profonde que celle qu’il
confronte particulièrement depuis le 12 janvier. De son côté, le
représentant de la FTPH, Rétès Réjouit dénonce une utilisation politique à
outrancequ’un certain secteur cherche à faire du mouvement syndical depuis
la chute de Jean Claude Duvalier en 1986. M. Réjouit estime que les
revendications brandies par les initiateurs du mouvement de ce jeudi n’ont
rien à voir avec celles des transporteurs haïtiens,. "S’ils font la grève
pour exiger une meilleure accessibilité des transporteurs à
l’administration publique, s’ils veulent que les rues soient libérées des
déblais, s’ils veulent la modernisation du transport en Haïti, nous sommes
partants mais autrement personne ne les suivra, a-t-il fait savoir. Paul
Loulou Chéry de la CTH abonde dans le même sens. Il croit que la grève
annoncée pour ce jeudi ne poursuit que des objectifs politiques. Por lui
l'appel au changement de CEP n'a pas de sens. M. Chéry dit plutôt croire
que le CEP de Gaillot Dorsinvil, décrié par une tranche importante de la
classe politique et de la société civile, est en mesure d’organiser les
meilleures élections jamais organisées dans le pays. Nous avons eu des
réunions de travail avec les conseillers électoraux et nous sommes
persuadés de leur volonté et de leur capacité à organiser un scrutin libre,
honnête et démocratique, a-t-il dit. Cete grève est mlancée dans le
contexte dee manifstations organisées depuis 2 mois dans plusieurs vils du
pays pour réclamer le départ du president Préval accusé de graves
violations de la constitution et du CEP dont plusieurs membres seraient
accusés de malversation et d'être des instruments au service du chef de
l'Etat .
SENATEUR JEAN HECTOR ANACASIS POUR LA PARTICIPATION DE LAVALS
AUX ELECTIONS.
Le Sénateur Jean Hector Anacacis a plaidé mercredi en faveur de la
participation de l’organisation politique Fanmi Lavalas à la
présidentielle annoncée pour le dimanche 28 novembre prochain. Fanmi
Lavalas, déjà écartée à 2 reprises pratiquement par ce même CEP, ne
devrait pas s’inscrire dans la perspective de cette présidentielle a
laissé entendre mardi un de ses membre, René Civil qui dits’appuyer sur de
recentes déclarations du chef de l’Etat selon lesquelles rien n’allait
changer. Pour Jean Hector Anacacis, qui affirme être pour un replâtrage du
CEP, Fanmi Lavalas est un parti de masse très populaire et sa
participation aux prochaines compétitions électorales ferait monter la
fièvre électorale dans le pays, comme le candidat Aristide l'avait fait en
1990, rapelle-t-il, tout en ajoutant que rien ne dit qu'elle aujourd'hui
gagner. Si aucune division et rivalité n'apparait aujourd'hui au sein de
ce parti, s'il n'y a pas 2 secteurs qui présentent des candodats, pourquoi
l'empêcehe-t-on de participer à des elections inclusives, interroge Jean
Hector Anacacis qui admet que l'ancien président Jean Bertrand Aristide
avait fait une mise au point sur la question en novembre dernier. Pour ce
qui est de sa plateforme parti Inite (Unité), le choix du candidat qui
aura à briguer la magistrature suprême n’est pas encore arrêté. Nous
sommes en concertation, a-t-il dit, précisant que l’heureux élu sera une
personnalité proche de différents secteurs notamment les paysans, les gens
de la classe défavorisée et de la communauté internationale. Il a aussi
estimé que le chef de l’Etat, René Préval, devrait utiliser de son
autorité pour faire au final le choix cette personnalité, parce quil doit
gérer la période qui suivra son depart du pouvoir . " Vous savez dans ce
pays, les presidents sont presque toujours contraints à l'exil après leur
depart du pouvoir, a fait remarquer le sénateur,ajoutant que toutes
primaires mettraient en cause son leadership. En ce qui concerne le
fonctionnement du Sénat, Jean Hector Anacacis reconnait que ses collègues
n’ont presque rien fait depuis le vote de la loi d’urgence en mai dernier.
Un groupe de sénateurs boude les séances, contestant le leadership du
sénateur Kély Bastien accusé d'avoir violé les règlements internes du
grand corps Il n'écarte pas que l'Exécutif puisse constater le
dysfonctionement du grand corps et convoquer des élections pour renouveler
tout le parlement après la fin du mandat des députés en mai dernier.
LA PAPDA ET LA lPOHDH ONT DENONCE LE DYSFONCTIONNEMENT DE LA
CIRH.
- La Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement
Alternative (PAPDA) continue de dénoncer le fonctionnement ou le
dysfonctionnement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction
d’Haïti (CIRH). C’est une entité qui, trois mois après sa mise sur pied,
n’a pas réussi à organiser deux réunions alors qu’il y a une situation
d’urgence dans le pays, a fait savoir son secr´taire genéral, Camille
Chalmers. Le report au mois prochain de la 2ème rencontre de la CIRH
initialement prévue pour ce jeudi prouve clairement, a-t-il dit, son
incapacité à s’organiser en vue de répondre aux objectifs fixés, notamment
l’exécution des projets de reconstruction en Haïti. M. Chalmers a par
ailleurs dénoncé la méthode utilisée pour mettre en place la CIRH. Comment
cette commission peut-elle prétendre œuvrer à la reconstruction du pays
quand le secteur paysan, majoritaire dans le pays, n’y est pas représenté,
s’est-il interrogé. Il appelle les citoyens à une grande mobilisation en
vue de forcer les autorités à prendre en compte tous les secteurs de la
population dans le cadre du processus de reconstruction . Cette
mobilisation,a-t-il dit, doit être un espace de dialogue entre divers
secteurs de la vie nationale autour des questions fondamentales relatives
à l’avenir du pays. De son coté, Anthonal Mortimé, directeur exécutif de
la Plateforme des Organisations haïtiennes de Droits Humains (POHDH), a
rappelé que, depuis le 12 janvier, les violations des droits de la
pop;lationse sont multipliées dans le pays. Parmi les droits violés, M.
Mortimé cite le droit à l’alimentation, au logement, à l’éducation et à la
sécurité entre autres. Les responsables haïtiens ne respectent même pas
les droits des citoyens de participer dans les affaires politiques du
pays, a dit Anthonal Mortimé qui en veut pour preuve la mise à l’écart des
secteurs vitaux dans l’élaboration du plan de reconstruction du pays après
la catastrophe provoquée par le séisme du 12 janvier.
NOUVELLES INTERNATIONALES
FRANCE. DIXIEME ANNIVERSAIRE DE L'ACCIDENT DU CONCORDE.
Une cérémonie à l'occasion du dixième anniversaire du crash du
Concorde d'Air France qui a fait 113 morts le 25 juillet 2000, a eu lieu à
Gonesse. AFP/Bertrand LangloisPar RFI Environ soixante-dix personnes ont
assisté dimanche 25 juillet au matin à Gonesse, à une cérémonie à
l'occasion du dixième anniversaire du crash du Concorde d'Air France, qui
a fait 113 morts le 25 juillet 2000. Après avoir déposé une gerbe au pied
de la stèle, érigée en mémoire de la catastrophe, le maire de Gonesse a
rendu hommage aux 113 victimes, notamment allemandes. Dans son discours,
Jean-Pierre Blazy a parlé de choc, de violence et de l’émotion d’une
vision de mort et de désolation, encore d’actualité dix ans après le
crash. Le maire a aussi évoqué le procès qui s’est déroulé cette année et
qui a duré quatre mois. Il est persuadé que la lamelle du DC10 de
Continental Airlines, retrouvée sur la piste de décollage, n’est pas la
seule cause de l’accident, comme l’indiquent les conclusions des experts.
Jean-Pierre Blazy a rappelé que le Concorde avait connu 57 incidents à
répétition, et ne comprend pas pourquoi l’appareil n’avait pas été
amélioré. Enfin, le maire redoute que le 6 décembre, une relaxe générale
soit prononcée par le tribunal correctionnel de Pontoise. Le principal
témoin de la catastrophe, le directeur d’un hôtel situé à quelques mètres
de l'impact et présent le 25 juillet 2000, a raconté ce qu’il a vu et
entendu ; le Concorde en flammes dans le ciel, un bruit de réacteur
strident, insoutenable et une explosion inimaginable. Il s’est ensuite
dirigé vers l’incendie avec des moyens dérisoires, un extincteur et un
tuyau d’arrosage, mais il n’a pu que constater l’ampleur de la catastrophe
et qu’il n’y avait aucun survivant. Aujourd'hui, les familles allemandes
des victimes sont venues se recueillir sur place. Des membres du personnel
d’Air France leur ont donné une rose orange, jaune ou ivoire, qu’elles ont
déposé au pied de la stèle.
KABUL. TALIBANS ONT TUE UN SOLDAT AMERICAIN ET DETENU UN AUTRE.
Les talibans disent avoir capturé un soldat américain et avoir tué
l'autre Les talibans ont affirmé dimanche 25 juillet 2010, avoir capturé
un soldat américain après en avoir tué un autre au sud de Kaboul, alors
que les recherches continuent pour retrouver les deux militaires disparus
depuis vendredi. Selon Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans, «
les deux soldats américains, ont été attaqués dans la province du Logar.
Et le corps (du soldat tué) et le soldat capturé et ils ont été conduits
dans un endroit sûr ». L'Isaf a déployé des moyens aériens et au sol pour
retrouver les deux militaires, qui étaient partis de Kaboul selon l'Otan.
THAILAND. EXPLOSION DANS LE CENTRE DE BAGKOK.
En Thaïlande, une explosion dans le centre de Bangkok fait au moins
neuf blessés Au moins neuf personnes ont été blessées dans une explosion
survenue dimanche soir 25 juillet 2010 à un arrêt de bus dans un quartier
commerçant du centre de Bangkok, a annoncé à l'AFP la police thaïlandaise.
COREE DU SUD. MANOEUVRES NAVALES AMERICANO-SUDE COREENNES
«Esprit invincible», ont levé l'ancre Le porte-avions nucléaire
américain George Washington ( bas) et le porte-hélicoptères coréen Dokdo
(haut) quittent le port naval sud-coréen de Busan pour des exercices
aériens et navals conjoints, Les tensions ne baissent pas sur la
péninsule coréenne, depuis que la Corée du Sud accuse son voisin du Nord
du torpillage de l’un de ses croiseurs en mars dernier. Washington et
Séoul ont choisi la manière forte. A partir de ce dimanche 25 juillet 2010
au matin, un exercice militaire conjoint est organisé en mer du Japon, la
mer située entre la Corée et le Japon. Ces manœuvres massives ont, une
nouvelle fois, déclenché la colère de Pyongyang, qui a même menacé de
répondre en utilisant l’arme nucléaire. Un porte-avions nucléaire, deux
cents avions de combat et des avions furtifs, une vingtaine de bateaux et
de sous-marins et huit mille soldats : voilà l’armada alliée qui participe
aux manœuvres militaires au large des côtes coréennes. L’opération,
baptisée du doux nom de « Esprit invincible », comprend, ce n’est pas un
hasard, des exercices anti-sous-marins. Elle va durer quatre jours et sera
suivie d'autres opérations de ce type dans les prochaines semaines. Séoul
et Washington organisent tous les ans des exercices de ce type,
déclenchant à chaque fois la fureur de Pyongyang. Mais ce sont les
effectifs déployés qui sont remarquables cette année ; ces manœuvres sont
les plus massives jamais organisées depuis 1976, l’année où deux soldats
américains avaient été tués par des gardes nord-coréens à la frontière.
C’est donc à une véritable démonstration de force que se livrent
Américains et Sud-Coréens. Sans surprise, la Corée du Nord a ressorti la
rhétorique guerrière dont elle est coutumière. Le régime a exprimé sa
colère face à ces manœuvres qualifiés de «provocations pures et simples».
Il a aussi promis de répondre «physiquement» à toute tentative d'agression,
et a même menacé d'utiliser l'arme nucléaire. Destinés à dissuader
Pyongyang de toute future provocation et à afficher la cohésion de leur
alliance militaire, ces exercices inquiètent aussi beaucoup Pékin. La
Chine a protesté à de nombreuses reprises, s’opposant à ce que les
opérations aient lieu en mer Jaune, c'est-à-dire au large de ses propres
côtes. Soucieux de ménager Pékin, Washington a accepté de modifier ses
plan initiaux, et de déplacer ses navires en mer du Japon. Enfin le Japon,
lui, ne trouve rien à redire à des exercices qui tiennent à distance son
turbulent voisin nord-coréen. Il a même pour la première fois envoyé
quatre officiers participer aux manœuvres en tant qu'observateurs.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
FLOTILLE POUR GAZA.
Le Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies,
Sihasak Phuangketkeow, a nommé trois experts pour prendre part à la
mission internationale indépendante d'établissement des faits chargée
d'enquêter sur les violations du droit international résultant de
l'attaque israélienne contre la flottille de bateaux transportant de
l'aide humanitaire le 31 mai dernier. Les trois experts sont le Juge Karl
T. Hudson-Phillips, de Trinité-et-Tobago, ancien juge à la Cour pénale
internationale ; Sir Desmond de Silva, du Royaume-Uni, ancien Procureur en
chef du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone; et Mary Shanthi Dairiam, de
Malaisie, ancienne membre du Comité pour l'élimination de la
discrimination à l'égard des femmes. « L'expertise, l'indépendance et
l'impartialité des membres de la mission seront dévolus à clarifier les
événements survenus ce jour-là et leur légalité. Nous appelons toutes les
parties à coopérer pleinement avec la mission et nous espérons que cette
dernière contribuera à la paix dans la région et à la justice pour les
victimes », a déclaré Sihasak Phuangketkeow. La mise sur pied d'une
mission internationale indépendante d'établissement des faits destinée à
examiner « les graves attaques menées par les forces israéliennes contre
le convoi humanitaire de bateaux » a été décidée par le Conseil des droits
de l'homme le 2 juin 2010. Le Conseil avait précédemment tenu un débat
urgent sur le raid des Forces de défense israéliennes contre la flottille
pour Gaza. A cette occasion, cet organe des Nations Unies avait déploré «
la mort de civils innocents ». Les experts vont maintenant définir leur
plan d'action et prendre contact avec toutes les parties concernées avant
de partir pour la région. Ils doivent présenter le résultat de leurs
investigations au Conseil des droits de l'homme lors de sa 15e session, au
mois de septembre 2010. Le Juge Karl T. Hudson-Phillips a été juge à la
Cour pénale internationale de 2003 à 2007. Il a été Procureur général et
ministre des affaires juridiques de la Trinité-et-Tobago de 1969 à 1973.
Il a désormais repris une clientèle privée. Sir Desmond de Silva est un
juriste bénéficiant d'une vaste expérience dans le domaine des droits de
l'homme, des crimes de guerre, du terrorisme. Il a été Procureur en chef
du Tribunal Spécial pour la Sierra Leone en 2005. Mary Shanthi Dairiam a
été membre du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des
femmes de 2005 à 2008. Depuis 2007, elle œuvre au sein du groupe de
travail sur l'égalité des sexes du Programme des Nations Unies pour le
Développement (PNUD). Elle est membre fondateur du Conseil
d'administration de l'International Women's Rights Action Watch Asia
Pacific.
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NOUVELLES D'HAITI
PORT-AU-PRINCE. APRES 6 MOIS , LES SINISTRES SONT LIVRES A EUX-MEMES
Il y a plus d'un million et demi de sans-abri depuis le
séisme survenu à Port-au-Prince le 12 janvier 2010. Six mois après
le séisme dévastateur, les places publiques de la capitale haïtienne
accueillent toujours ceux qui ont tout perdu le 12 janvier.
Et malgré toute l’aide humanitaire arrivée en Haïti, les conditions de vie
y sont toujours aussi précaires. Désespoir des Jeunes
et des Vieux. Les frustrations sont les mêmes dans chacun des quelque 1
342 camps de sinistrés recensés par l’ONU dans
le pays. Malgré ce sentiment d’abandon, nulle révolte massive n’a encore
vu le jour. La ferveur religieuse prend le dessus sur
la colère :
FRUSTRATION DE BILL CLINTON AVEC LA LENTEUR DU PROCESSUS DE
RECONSTRUCTION.
Six mois après le violent séisme qui a détruit la capitale haïtienne
et plusieurs villes de province dont Léogane et Jacmel,
le coprésident de la Commission Intérimaire de Reconstruction d'Haïti (CIRH),
Bill Clinton, a fait part de sa frustration
en raison de la lenteur du processus de reconstruction. Toutefois
l'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU a
soutenu qu'il croyait qu'Haïti pourra surmonter ces difficultés s'il est
capable de développer son autonomie. Répondant
aux questions d'un journaliste de AP, M. Clinton a révélé que les
donateurs internationaux n'avaient versé que 10 pour
cent des fonds promis. Il a également fait état d'énormes difficultés dans
le processus d'assainissement et dans la
construction d'habitats transitionnels. Bill Clinton a attiré l'attention
sur les frustrations dans le processus visant à
construire des maisons pour plus de 1,6 millions de sans abris. Au nombre
de obstacles rencontrés, l'insuffisance
de ressources financières et les querelles entre les propriétaires
terriens du pays et les autorités gouvernementales
pour l'utilisation de terrain. Seuls le Brésil, la Norvège et l'Australie
ont décaissé les fonds promis pour la reconstruction
du pays dévasté. A ce jour les États-Unis ont versé 30 millions de dollars
sur un total de 1,15 milliard promis lors
de la conférence des donateurs du 31 mars. L'émissaire spécial du
secrétaire général de l'ONU promet de contacter
les donateurs au cours de cette semaine afin de leur rappeler leurs
engagements respectifs.
BERNARD OUELLETTE RELEVE DE SES FONCTIONS COMME CHEF D'ETAT
MAJOR
Le chef d'Etat major de la force militaire de la Mission de
stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah), le Canadien
Bernard Ouellette, a été relevé de ses fonctions par Ottawa qui n'a plus "confiance"
en lui, a indiqué vendredi le
porte-parole du ministre canadien de la Défense. Jay Paxton , le porte
parole du ministre Peter, MacKay. " a fait
remarquer que la décision a été prise par la hiérarchie" militaire
canadienne, "en raison de l'incapacité du Colonel
Ouellette à répondre ces derniers mois à la baisse de moral (des Casques
bleus) et à (maintenir) la cohésion des
équipes" Selon Jay Paxton, qui annonce l'ouverture d'une enquête dans le
cadre de ce dossier, le haut gradé de
l'armée canadienne a perdu la confiance" de l'Etat major canadien. Selon
les médias canadiens, Ottawa reproche
notamment au haut gradé d'avoir entretenu une "relation inappropriée", une
allégation qu'a refusée de commenter M. Paxton.
NOUVELLES INTERNATIONALES
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL. ESPAGNE EN LIESSE. C'EST LA FIESTA.
1-0.
Les supporters espagnols fêtent la victoire de leur équipe en Coupe du
monde. L’Espagne n’en finit plus
de fêter son titre de champion du monde. La Roja s’est imposée dimanche 11
juillet 2010 face aux Pays-Bas
en finale du Mondial 2010 organisé en Afrique du Sud. Une victoire 1-0
historique pour les joueurs qui
obtiennent le premier titre de champion du monde pour l'Espagne. Une
consécration célébrée dans tout le pays.
C’est un séisme indescriptible qui parcourt l’Espagne. La sensation de
vivre un moment historique. Une onde
de choc qui s’est répandue avec le but d’Andrès Iniesta qui donne à
l’Espagne sa première Coupe du monde
après des années d'attentes. En pleine dépression économique, alors que le
pays connaît 20% de chômage,
les Espagnols vivent un immense moment de bonheur qui est aussi un moment
d’unité exceptionnelle entre
toutes les régions, toutes les communautés autonomes du Pays Basque à la
Castille de la Catalogne aux îles
Canaries. On entend partout « Campeones del mundo » (Champions du monde).
La grande phrase incantatoire de ce Mondial qui manifeste un sentiment de
communion entre des régions
souvent hostiles. Un grand moment de joie aussi en pleine déprime
économique. Décidément, ce Mondial
aura été un baume au cœur à tout point de vue. L’Espagne entre dans le
club restreint des pays ayant gagné
une Coupe du monde. La fête, ici la fiesta, ne fait que commencer.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
CONSEIL DE SECURITE CONDAMNE ATTAQUE DU NAVIRE SUD COREEN.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté vendredi une
déclaration condamnant « l'attaque qui a
entraîné le naufrage du Cheonan » le 26 mars dernier, une corvette de la
marine de la République de Corée,
qui a entraîné la mort de 46 marins. Dans leur déclaration, lue à la
presse par le représentant du Nigéria, dont
le pays préside en juillet le Conseil de sécurité, les 15 membres du
Conseil expriment leur « profonde
préoccupation », « compte tenu des résultats de la Commission d'enquête
mixte civilo-militaire dirigée par la
République de Corée, avec la participation de cinq Etats, qui a conclu
que la République populaire démocratique
de Corée était responsable du naufrage du Cheonan ». Après avoir pris
note du fait que « la République populaire
démocratique de Corée a déclaré qu'elle n'avait rien à voir avec cet
incident », le Conseil de sécurité salue
« la retenue dont fait preuve la République de Corée » et « demande que la
Convention d'armistice de Corée
soit pleinement respectée ». En conclusion de sa déclaration, le Conseil
« encourage le règlement des problèmes
en suspens dans la péninsule de Corée, par des moyens pacifiques pour
permettre la reprise d'un dialogue
et de négociations directes ». Selon la presse, le 26 mars, le bâtiment
de guerre Cheonan de la République de
Corée, qui naviguait dans ses eaux territoriales, a été touché par une
torpille tirée par la marine de la République
populaire démocratique de Corée.
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NOUVELLES D'HAITI
FINANCEMENT DU PROCHAIN SCRUTIN OPPOSE PAR LES SENATEURS
MINORITAIRES.
Les sénateurs du groupe minoritaire sollicitent l'appui des
parlementaires étrangers dans leur bras de fer avec le chef de l'Etat. La
semaine dernière des sénateurs ont adressé une correspondance aux
législateurs de plusieurs pays pour les mettre en garde contre le
financement des prochaines joutes. Ces sénateurs soutiennent que le
prochain scrutin sera frauduleux et ne devrait pas bénéficier des fonds de
la communauté internationale. Le congrès américain, le Parlement d'Ottawa,
l'assemblée nationale de France et les Parlements de la francophonie ont
été touchés par les arguments des sénateurs de
l'opposition. Ces derniers mois les auteurs de la lettre avaient à
plusieurs reprises dénoncé l'ingérence de la communauté internationale
dans les affaires internes d'Haïti. "Nous sommes acculés de nous adresser
à la communauté internationale", concède le sénateur Youri Latortue
faisant valoir que les multiples démarches auprès du chef de l'Etat ont
été vaines. Il déplore le refus du président Préval d'engager le dialogue
avec les partis politiques afin de former un nouveau Conseil Electoral
Provisoire. Le président de la commission affaires politiques du sénat ne
veut pas entendre parler des conseillers électoraux qui selon lui sont
impliqués dans plusieurs cas de corruption. Il regrette que l'ULCC n'ait
jamais voulu enquêter sur les dénonciations de cas de corruption. Selon le
chef de file de AAA, le président Préval doit consulter les partis
politiques afin de constituer un CEP de consensus. La réaction des
sénateurs minoritaires vise à s'opposer à des décisions contraires aux
normes démocratiques, explique le sénateur Latortue. Les sénateurs de
l'opposition estiment qu'un dialogue entre les acteurs politiques et le
chef de l'Etat doit être un préalable au processus électoral. Youri
Latortue espère bénéficier de l'appui de ses partenaires de la communauté
internationale afin d'éviter le pire au pays.
LEADERS POLITIQUES NON CONCERNES PAR LE PROCESSUS ELECTORAL.
Les dirigeants de plusieurs regroupements politiques affirment qu'ils ne
sont pas encore disposés à se lancer dans la course électorale. Evans
Paul (Alternative) et Chavannes Jeunes (Union) ont indiqué qu'ils
concentrent leurs efforts sur la concertation avec d'autres formations
politiques. M. Paul croit que la concertation doit favoriser la
poursuite de la mobilisation en vue d'aboutir à de bonnes élections. Il
soutient que la plateforme Alternative se prépare dans la perspective de
bonnes élections qui ne seront pas organisées par le CEP actuel et le
président Préval. Faisant valoir que les conditions ne sont pas réunies
pour la tenue d'élections honnêtes et crédibles, M. Paul insiste sur la
nécessité pour que le peuple puisse librement prendre part aux joutes.
Interrogé sur les priorités du programme de l'Alternative, Evans Paul a
soutenu qu'il faudra considérer des domaines comme un package puisque
tout est prioritaire. L'éducation, le renforcement des institutions, la
stabilité, la création d'emploi et le renforcement de la production
nationale figurent parmi les priorités de l'Alternative. De son coté, le
pasteur Chavannes Jeunes affirme qu'il s'évertue à consolider les bases
de l'Union dans les villes de province. Il envisage des alliances avec
d'autres partis dans la perspective des prochaines joutes. M. Jeune
n'entend pas participer à des élections sous l'égide de l'actuel CEP à
ses yeux non crédible. Dans l'attente des consultations entre les
acteurs politiques et le chef de l'Etat, Chavannes Jeunes concentre une
partie de ses efforts dans le domaine humanitaire.
INAUGURATION D'UN NOUVEAU CENTRE POSTAL.
I Un nouveau centre de traitement de courrier a été inauguré ce mardi
7 juillet à Port-au-Prince. Une initiative du gouvernement à travers les
postes d'Haïti en collaboration avec l'Union Postale Universelle. Ce
centre qui devient le nouveau bureau d'échange du courrier international
d'Haïti sera installé dans le parc industriel SONAPI. L'ensemble du
courrier courriers arrivant au pays et en sortant y transitera. L'Union
Postale Universelle (UPU) a financé l'achat et l'installation de cette
nouvelle structure. Les pays membres de cette institution des Nations
Unies spécialisée pour les services postaux, ont donné plus de 500. Mille
dollars à un fonds spécial. Ils ont aussi proposé des ressources humaines
et matérielles afin d'aider la poste haïtienne à se remettre sur
pied. La plupart des installations de la poste à Port au Prince, dont le
Bureau des postes ont été détruite ou endommagées lors du séisme.
DENONCIATION DE FANMI LAVALAS
Fanmi Lavalas dénonce de nouveles magouilles du pouvoir pour
continuer de garder le parti de l’ancien président Aristide en dehors du
processus électoral: l'organisation politique de l'ancien president en
exil Jean Bertrand Aristide réaffirmé sa volonté de lutter jusqu’au bout
en vue du retour à la legalité. L’organisation politique Fanmi
Lavalas continue de dénoncer ce qu’elle qualifie de magouilles orchestrées
par le pouvoir en place et le Conseil électoral provisoire (CEP) pour
continuer garder le parti de l’ancien président Aristide en dehors du
processus électoral. La semaine dernière, le chef de l’Etat avait
réaffirmé que le Conseil Electoral Provisoire (CEP), qui aura à organiser
les prochaines élections, n’avait exclu aucun parti du processus, tentant
d'expliquer que l’institution ne pouvait pas inscrire pour les mêmes
postes plusieurs candidats presentés par des branches d'un même parti . La
coordonnatrice de Fanmi Lavalas, le docteur Maryse Narcisse a rappelé
qu’après l’avoir dument mandatée, le chef de Fanmi Lavalas, en exil forcée
en Afrique du Sud avait confirmé, dans une interview accordée à Radio
Solidarité, qu’il était bel et bien l’auteur du mandat, rejeté par le CEP,
qui avait l’autorisée à inscrire les candidats du parti et le représenter
sur le terrain en attendant son retour dans le pays. Ceux qui luttent pour
maintenir le président Aristide en exil, sont ceux-là qui veulent exclure
son parti du processus électoral et qui sont également contre la paix et
la stabilité", a souligné le docteur Narcisse, ajoutant que ces mêmes
individus ne conaissent que leurs que leurs interêts de clans, se moquant
de la situation de millions de victimes du séisme du 12 janvier dernier, .
La coordonatrice de Fanmi lavalas soutient qu’il ne peut y avoir de
légitimité dans une election en l’absence du parti majoritaire qu’est
Fanmi Lavalas. Elle a également critiqué les tenants du pouvoir en place
pour avoir, dit-elle, utilisé les fonds publics en vue de monter des
structures politiques aux détriments des partis qui sont sur le terrain
pendant qu’ils disent vouloir travailler à leur renforcement. Pour sa
part, l’ancien député Lionel Etienne, a réaffirmé la volonté des membres
de Fanmi Lavalas de lutter jusqu’au bout en vue de forcer le chef de
l’Etat, René Préval, à la démission. L’ex-parlementaire rappelle que la
constitution est claire quant au remplacement d’un gouvernement par une
équipe intérimaire. Cette nouvelle équipe, dit-il, aura à organiser des
élections anticipées pour que des dirigeants honnêtes et sérieux puissent
prendre les rennes du pays. Plusieurs autres paticipants à la conférence
ont fait savoir que les gymnastiques du président Preval et du CEP pour
tenter d'evoquer la loi dans le dossier de Fanmi lavalas ne tiennent pas
dans un pays où l'exécutif et le legislatif présente et vote des lois pour
permettre à des étrangers de diriger le pays. Ils se disent étonnés de
voir la MINUSTAH censée être là pour aider au renforcement de la
démocratie, soutenir en action ou par son silence des pratiques d'eclusion
les plus répugnantes. Le directeur du Centre de Facilitation des
Investissements (CFI), Guy Lamothe a indiqué lundi que l’Investissement
Direct Etranger (IDE) serait la seule source de salut sur laquelle Haïti
pourrait s’appuyer.
GUY LAMOTHE DECLARE FAIBLES LES CAPITAUX HAITIENS.
Pour Guy Lamothe, ce qu’il faut pour reconstruire le pays, balayé par
le tremblement du 12 janvier dernier, c’est davantage d’investissements en
vue de la création d’emplois. Et pour éviter tout déséquilibre,
l’attention devrait être portée sur les différentes régions du pays, a-t-il
ajouté. C’est tout le pays qui a souffert suite à la catastrophe du 12
janvier qui avait frappé Port-au-Prince et ses environ de même que les
départements du sud-est et des Nippes. Il a indiqué que plusieurs
rencontres entre le CFI et la communauté internationale ont déjà été
organisées autour de la phase de reconstruction de pays et plusieurs
promesses ont été faites dans cette perspective.
NOUVELLES INTERNATIONALES
USA-RUSSIE. ECHANGE D'ESPIONS.
Le scientifique russe Igor Soutiaguine aurait été exfiltré ce
jeudi 8 juillet vers Vienne, en échange de la jeune espionne moscovite
de 28 ans, Anna Chapman. Ce chercheur avait été condamné à de la prison
ferme en Russie : il avait été convaincu d’espionnage pour le compte des
États-Unis. Anna Chapman, elle, fait partie des dix personnes qui ont
été arrêtées lors d’un coup de filet spectaculaire aux Etats-Unis, en
juin 2010. Pourquoi Vienne a-t-elle été choisie pour effectuer l'échange
? Le chercheur-espion russe Igor Soutiaguine se trouverait déjà à Vienne
et l’échange entre espions a donc commencé – tout va apparemment très
vite. Officiellement, évidemment, les autorités autrichiennes disent
n'être au courant de rien. Et ça tombe bien, c’est justement la
discrétion de l’Autriche qui fait que l’échange se fait ici, et pas
ailleurs. Le bureau de Vienne est très important pour le FSB - les
services secrets russes. C’est en effet un ancien ministre russe qui
dirige le FSB depuis octobre 2005 en Autriche. Il s’appelle Said-Selim
Plechkaev, c’est un Tchétchène et un proche de Vladimir Poutine. L’homme
a tissé des liens de confiance avec le ministère autrichien de
l’Intérieur. Les Russes ne se sentent nulle part aussi à l’aise en
Europe qu’à Vienne. Mais la CIA a aussi de nombreux agents à Vienne, les
Etats-Unis ont des liens très forts avec les services secrets
britanniques pour qui Vienne est le second bureau en Europe en terme
d’importance. Et c’est un agent des services secrets britanniques qui
maintenant devrait intercepter le chercheur et le ramener pour l’instant
à Londres.L’échange d’espions entre Russes et Américains aurait commencé
L'espion russe Igor Soutiaguine a été libéré de la prison de Lefortovo à
Moscou le 8 juillet 2010 avant son départ vers Vienne en Autriche. AFP/Alexey
SazonovPar RFI Le scientifique russe Igor Soutiaguine aurait été
exfiltré ce jeudi 8 juillet vers Vienne, en échange de la jeune espionne
moscovite de 28 ans, Anna Chapman. Ce chercheur avait été condamné à de
la prison ferme en Russie : il avait été convaincu d’espionnage pour le
compte des États-Unis. Anna Chapman, elle, fait partie des dix personnes
qui ont été arrêtées lors d’un coup de filet spectaculaire aux
Etats-Unis, en juin 2010. Pourquoi Vienne a-t-elle été choisie pour
effectuer l'échange ? Le chercheur-espion russe Igor Soutiaguine se
trouverait déjà à Vienne et l’échange entre espions a donc commencé –
tout va apparemment très vite. Officiellement, évidemment, les autorités
autrichiennes disent n'être au courant de rien. Et ça tombe bien, c’est
justement la discrétion de l’Autriche qui fait que l’échange se fait ici,
et pas ailleurs. Le bureau de Vienne est très important pour le FSB -
les services secrets russes. C’est en effet un ancien ministre russe qui
dirige le FSB depuis octobre 2005 en Autriche. Il s’appelle Said-Selim
Plechkaev, c’est un Tchétchène et un proche de Vladimir Poutine. L’homme
a tissé des liens de confiance avec le ministère autrichien de
l’Intérieur. Les Russes ne se sentent nulle part aussi à l’aise en
Europe qu’à Vienne. Mais la CIA a aussi de nombreux agents à Vienne, les
Etats-Unis ont des liens très forts avec les services secrets
britanniques pour qui Vienne est le second bureau en Europe en terme
d’importance. Et c’est un agent des services secrets britanniques qui
maintenant devrait intercepter le chercheur et le ramener pour l’instant
à Londres.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
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NOUVELLES D'HAITI
ELECTIONS PRESIDENTIELLES AU 28 NOVEMBRE 2010.
Selon un dernier arrêté de la présidence, les élections
présidentielles se tiendront à la même date que les législatives, soit
le 28 novembre prochain. Ce décret a été signé le mardi 29 juin, dans
les jardins du Palais national, par le président René Préval, le Premier
ministre Jean Max Bellerive
PRESIDENT PREVAL EN VISITE A CUBA.
Le président René Garcia Préval est arrivé jeudi à la Havane où il a
été accueilli par le vice-ministre des affaires étrangères cubain,
Rogelio Sierra. Lors de son séjour à Cuba, le chef de l’Etat va
notamment discuter de la coopération haïtiano-cubaine. Une coopération
axée surtout sur la santé et l’alphabétisation. M. Préval devrait aussi
rencontrer le général Raul Castro. René Préval entreprend une tournée
qui le conduit d’abord à Cuba et qui se poursuivra en Jamaïque et au
Venezuela.
SUITE A L'ELIMINATION DU BRESIL DEUX HAITIENS ONT TROUVE LA
MORT.
Les Haitiens vivant en Haiti sont des fous adeptes de la sélection
du Brésil. Des heurts entre les fans argentins et brésiliens ont
causé des blessés à Port-au-Prince. Les fans du Brésil et de l’Argentine,
les deux équipes de foot les plus populaires en Haïti, en sont venus aux
mains et se sont affrontés à l’arme blanche, selon la police. Par
ailleurs, au moins deux personnes sont mortes, l’une à Pétion-ville et
l’autre au Bel-Air, après la fin du match qui a vu la défaite
brésilienne face a la Hollande, a-t-on appris.
ELECTIONS EN HAITI. POUR PAUL ANTOINE BIEN-AIME CONSEILS
MUNICIPAUX RESTERONT
Le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul
Antoine Bien-aimé a indiqué jeudi que les membres des conseils
municipaux, les délégués de villes, les membres des Conseils
d’Administrations des Collectivités territoriales (CASEC), les membres
des Assemblées des Sections Communales (ASEC) resteront en fonction
jusqu’à leur remplacement par de nouveaux élus. Dans une note en date du
1er juillet, Paul Antoine Bien-aimé a confirmé que les élections pour
renouveler ces personnels seront réalisées après les deux tours des
présidentielles et législatives. e premier tour de ces élections est
fixé au 28 novembre prochain pa arrêté présidentiel.. La décision de
maintenir les responsables locaux en poste a été prise, selon Paul
Antoine Bien-aimé, pour permettre au Conseil Electoral Provisoire (CEP)
d’avoir suffisamment de temps pour traiter les dossiers des candidats
aux Présidentielles et Législatives. Lors des dernières élections pour
les collectivités territoriales, plus de 30.000 dossiers étaient
parvenus au CEP pour traitement, a dit M. Bien-Aimé, affirmant que si le
CEP devait traiter les dossiers des collectivités territoriales en même
temps que ceux des Présidentielles et Législatives, des retards
considérables seraient accumulés dans le processus. Il a renouvelé la
volonté de l’équipe en place d’organiser des élections présidentielles
et législatives dont les résultats devraient être publiés avant le 7
février 2011.
A ELMONT, NY TRAGEDIE HAITIENNE, UN DARIO ORMEJUSTE A TUE
SON PERE ET FRERE.
Selon des sources policières de la police d'Elmont à Long Island où
résident pas mal d'Haitiens, un certain Dario Ormejuste,
d'une famille originaire de la Petite Rivière de l'Artibonite a tué par
balles, son père et son frère, un policier affecté à la prison de
Rickers Islands de New York. Sa mèra a eu la vie sauve en laissant la
maison pour prendre la fuite à bord de la voiture de famille. Des
sources proches de la famille auraient savoir que ce Darion Ormejuste,
24 ans, serait un connu comme un drogué de la région. Les funérailles de
Robert Bob Ormejuste, 65 ans et de Guerby Ormejuste, 30 ans, ont été
chantées ce Samedi 3 Juillet à Elmont, New York. Ecroué par la police,
ce Dario Ormejuste attend son jugement pour double meurtre.
COUPE DU MONDE. DECEPTION. GHANA ELIMINE PAR URUGUAY.
L’Uruguay s’est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde
en battant le Ghana aux tirs au but (1-1 à l’issue de la prolongation, 4
tab à 2). A la dernière minute de jeu, les Black Stars ont manqué un
penalty qui récompensait leur nette domination en fin de match. Le Ghana
ne sera pas la première équipe africaine à jouer les demi-finales d’une
Coupe du monde. A l’issue d’un match plein, engagé, sérieux, il a fallu
qu’un coup du sort , un de ceux que l’histoire retient durant de très
longues années, s’abatte sur les Black Stars et envoie finalement
l’Uruguay dans le dernier carré de la compétition.
Le drame se noue à la 120e minute, quand l’Uruguayen Luis Suarez
repousse des deux mains une tête d’Adiyah qui va entrer dans le but
sud-américain et donner la victoire au Ghana, en toute fin de
prolongation. L’arbitre n’hésite pas une seconde : il expulse le joueur
de la Céleste et indique le point de penalty. Gyan s’empare alors du
ballon, le pose sur la craie et tire. Le ballon frappe le haut de la
barre transversale. La Ghana vient de voir une chance historique passer.
Derrière cette occasion unique, la série de tirs au but tournera en
faveur des Uruguayens. Après une tentative courageuse de Gyan, désireux
d'effacer son échec tout récent, John Mensah puis Adiyah se heurtent aux
gants très sûrs de Muslera, le portier des Charruas. Les Black Stars
ouvrent le score Bien avant d’en arriver à ce final dramatique, le Ghana
et l’Uruguay ont offert un spectacle très plaisant. Si les
Sud-Américains dominent durant toute la première demi-heure de jeu, ils
ne parviennent pas à concrétiser leur emprise sur le match. A la 26e
minute, Suarez exploite une mauvaise relance adverse et place un beau
tir sous la barre de Kingson qui repousse. Les Ghanéens mettent le nez à
la fenêtre à partir de la 30e minute, quand Vorsah frappe une tête au
ras de la lucarne. Une poignée de secondes plus tard, Gyan, servi par un
excellent Boateng aux seize mètres, tire de peu à côté. En fin de
première période, le sursaut ghanéen est récompensé par un but de
Muntari inscrit d’une belle frappe du gauche à trente mètre de la cage
de Muslera, trompé par la trajectoire fuyante du ballon
Si le Ghana revient des vestiaires avec de belles intentions, c’est
l’Uruguay qui égalise contre le cours du jeu, à la 55e minute, grâce à
Forlan qui choisit de tirer directement un coup franc excentré depuis le
coin gauche de la surface de Kingson (1-1). Malgré l’égalisation,
l’Uruguay éprouve de grandes difficultés à construire son jeu. De leur
côté, les Ghanéens sont fringants et se procurent une belle occasion par
Gyan (58e), dont la tentative est repoussée par Muslera. Pour les
Charruas, Suarez se montre toutefois dangereux en reprenant un centre de
Forlan au second poteau qui trouve le petit filet (63e), puis en tirant
en force dans un angle fermé sur un service de Fucile (70e). Sans
vraiment briller, les Uruguayens sont à nouveau menaçants par Forlan qui
frappe un coup franc très lointain dans le petit filet (74e), puis par
Suarez qui place une tête plongeante sur laquelle Kingson se couche bien
(77e).
A 1-1 au terme du temps réglementaire, on joue la prolongation. Le
Ghana démarre pied au plancher, poussant durant plusieurs minutes face à
des Uruguayens à la peine physiquement. Seul le nouvel entrant Abreu et
son 1,93 mètre parvenant à peser sur la défense des Black Stars. A la
109e minute, Gyan coupe bien de la tête un centre d’Appiah, mais le
ballon passe à côté. Dans les cinq dernières minutes, les Ghanéens
mettent le feu dans la surface uruguayenne par l’intermédiaire d’Appiah,
Gyan, Boateng ou Pantsil. Jusqu’à cette fatidique 120e et dernière
minute et ce penalty indiscutable qui doit rendre justice aux efforts
des hommes de Milovan Rajevac. La fin, on la connaît… Gyan qui frappe le
penalty sur la barre… Et durant les tirs au but, Muslera qui sort deux
beaux arrêts.
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50ème ANNIVERSAIRE DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO,.
A l'occasion du 50ème anniversaire du Congo, notre collaborateur
Jean Junior Joseph a présenté ses souhaits
en ces termes aux Congolais de la RD oú il a prêté ses services au
Bureau du Premier Ministre.
Joyeux 50ème anniversaire à la RD Congo
30 juin 1960 – 30 juin 2010
En foulant pour la première fois le sol de l’aéroport de Kinshasa en ce
janvier 2009, vers la route de l’hôtel
en cette nuit fraîche, j’ai vu une autre Haïti dans un autre bout du monde, la terre de nos
ancêtres. L’Haïtien
que je suis comprend bien vite Kinshasa, les gens et leur mouvement. Le New Yorkais en moi remarqua
bien vite les
immeubles huppés et surtout ce restaurant à Kinshasa
dans un 8ème étage en plein air qui
surplombe la ville que l’on peut
contempler le soir. Les hommes d’affaires étrangers n’y manquent pas.
Kinshasa, selon Jacques FUMUNZANZA, auteur de « Kinshasa,
d’un quartier à un autre » fut le Paris
de toute
l’Afrique. Elle fut choyée par le roi Belge d’alors. De la politique
quotidienne, ce n’est pas le
tam-tam musical qui manque chez
chaque kinois qui a son Congo en tête ou son Congo de rêve. Cette
musique,
on sent qu’elle se joue « Si j’étais Président de la République... » De l’économie, on sent le
boom financier. Du social, on
sent les jeunes à la recherche d’une solidification de la classe moyenne.
Une anecdote parmi centaines. Au Congo, on est Papa ou Mama au lieu de
Monsieur ou Madame.
Au bureau du PNUD, mon
superviseur, un blanc qui a fait le tour de l’Afrique en 25 fois m’a
déconseillé
de me faire appeler Jean-Junior car Junior aurait
une résonnance trop ‘jeunot’ dans un continent où le
prestige du plus âgé
est important. J’ai du réfléchir un instant en passant ar mon patronyme qui est
Pierre,
François (Arvin François),
Firmin (Anténor Firmin), ce ne sont que des noms hérités des colons. Donc
en
utilisant JOSEPH au lieu de Jean-Junior, j’ai du
éviter le fameux « Papa Jean-Junior » un peu ‘indigestible’
pour l’occidental que je suis. J’ai du dire à plusieurs de m’appeler
JOSEPH qui sonne encore mieux que
Jean-Junior. En me faisant appeler
Joseph, j’ai toujours dit au Congolais… Ecoutez bien,
Joseph est très
sacré ici. Des quatre présidents de la RDC, trois d’entre
eux ont comme prénoms Joseph. Par exemple, Joseph
KASA VUBU (1960-1965), Joseph-Désiré MOBUTU (1965-1997) et Joseph KABILA
(2001 –présent).
L’Haïtien que je suis, rien ne m’a stupéfié à Kinshasa. Il suffit de
rester sur sa garde. Les gens et les choses, tout est du déjà
vu et du déjà entendu. Et quand la presse internationale déconseille de se
rendre au Congo, je l’ai déjà lu quand j’étais Directeur
du Bureau de Communication de la Primature en Haïti. Quand la politique
fait la une dans les media, je sais aussi que Rome
n’a jamais été bâtie en un jour alors comment pourrait-on construire Congo
en une demi-journée? Le miracle du développement
d’un Etat est l’œuvre s’inscrivant dans la durée.
De Patrice Lumumba, le tout 1er Premier Ministre à Adolphe Muzito le
tout dernier Premier Ministre (21ème), en 50 ans dans
un pays avec toutes les complexités dont on sait, on fait ce qu’on peut
sans s’illusionner de faire ce qu’on veut.
De l’assassinat de Lumumba passant aux multiples Premiers Ministres de
Mobutu qui pour moi semble une instabilité dans la
stabilité. Le 21ème Premier Ministre, Adolphe Muzito, ancien Ministre du
Budget dont on sait qui fut le meilleur de la 2ème
République sous Kabila-Gizenga, arrivé à la Primature organise cette
institution par décret pour lui donner une forme qu’elle
n’a jamais eue, invite de grands investissements dans le cadre de la
modernisation de Kinshasa, l’introduction d’experts congolais
nationaux et d’outre-mer, d’experts étrangers pour une introduction de la
communication moderne et surtout les études sur
l’informatisation de la Primature pour la construction d’un réseau, cyber-portail
virtuel, logique pour faciliter la révolution
numérique (e-gouvernement aussi) dans l’administration publique,
l’optimisation vers la maximisation des recettes,
la modernisation des entreprises étatiques par décrets, le point
d’achèvement du tandem FMI/Banque Mondiale pour
l’élimination des dettes de Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), la lutte
constante face à la fluctuation du Franc Congolais
par rapport à la Crise Mondiale subissant l’inflation menaçante, suscitant
les intérêts des étrangers dont un Chef d’Etat étranger
accompagné de plus d’une centaine d’hommes d’affaires à investir dans ce
Congo difficile vers un afro-optimisme, je dis :
Joyeux 50ème Anniversaire! Peut-être qu’un un Livre Blanc développerait ce
bilan en textes, images, et chiffres de la courbe
descendante et ascendante du Congo, dont seulement quatre (4) provinces
sur onze (11) contribuent aux recettes fiscales
pour une population de 68 millions d’habitants et de 2,34 milliards de
kilomètres carrés.
Ma connexion avec ce pays où j’ai vécu pendant plus de 17 mois
m’indique que les pays tiers-mondistes se ressemblent
mais ne sont pas les mêmes. Ils ont de vrais ennemis silencieux qui sont
eux-mêmes des apôtres anti-développementistes
et de faux donneurs de leçons.
Mon souhait le plus entier lors de cet âge d’or est le suivant : «
Qu’on établisse la promotion, la construction et le
renforcement d’une classe de jeunes entrepreneurs pour les prochaines 50
années, qu’il y ait une véritable politique
de financements des entreprises pour introduire plus d’investissements des
nationaux et étrangers, qu’il y ait une vision
commune sur le Congo qu’on veut avoir, pas celui selon les occidentaux qui
ne voient l’Afrique que dans leurs œillères
des sept couleurs de l’arc-en-ciel… »
Pour un 50ème anniversaire, restons afro-optimistes pour les prochaines
50 années car un pays dont le sous-sol est
hyper-riche en uranium, en potentialité d’énergies électriques en
gigawatts capables de servir des millions d’habitants
de pays frontaliers, d’une réserve écologique propre, en diamant, or,
cuivre, manganèse, cobalt, coltan, sans parler
d’autres choses où chaque congolais devrait pouvoir manger à sa faim
quotidiennement et sans ambages. Que ce soit
un rêve, ou un possible objectif, restons afro optimistes.
Joyeux 50ème Anniversaire à la RD Congo. Que l’amitié entre Haïti et le
Congo demeure toujours solide soit hier,
soit aujourd’hui et demain.
Jean-Junior JOSEPH New York, USA - Le 30 juin 2010
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NOUVELLES D'HAITI
200 MILLIONS DE DOLLARS DE LA BID DANS L'AGRICULTURE D'HAITI.
La Banque interaméricaine de développement (BID) annonce des
subventions de l'ordre de 200 millions de dollars pour
affermir les droits
de
titularisation des terrains, stimuler la production agricole, augmenter
l'accès aux marchés pour les
fermiers, et renforcer la sécurité
alimentaire
en Haïti. Les subventions, qui s'échelonneront sur 5 ans, couvriront un
quart
des coûts totaux d'un plan gouvernemental pour renforcer l'industrie agricole après le séisme du 12 Janvier. Il s'agit
d'une augmentation
significative des contributions de la BID pour le développement en Haïti.
Au cours des 6 dernières
années la BID avait approuvé 129 millions de
dollars pour des projets dans ce secteur stratégique. Le chef de la
Division d'environnement et développement rural de la BID, Hector Malarin,
a soutenu qu'il faut " aider Haïti à
améliorer sa sécurité alimentaire
avec des projets qui stimulent la productivité et contribuent à attirer
les investissements
dans les régions rurales." Les responsables de la BID indiquent que ces investissements contribueront à des projets
antérieurement mis en place pour la gestion de l'irrigation et de la
canalisation
des eaux, ainsi qu'aux efforts pour
combattre les éléments nuisibles et
les maladies affectant les cultures clés. Par biais de ce programme la BID
cherchera à augmenter le nombre de propriétés titularisées, et à améliorer
la qualité et l'accès aux services de
registre dans certaines
communautés rurales, en particulier dans des régions où la BID finance des
projets.
DECES DE SIMONE HARENTAS MENOS A 92 ANS.
De Port-au-Prince, on nous a fait part du décès de Madasme Simonbe
Harentas Menos à l'age de 92 ans.
Marriée à l'age de 16 ans,
Madame Menos a élevé son garçon Michel Menos et tous les membres de sa
famille.
Sous le régime de François Duvalier , les tortionaires
du régime l'ont incarcérée au Fort Dimanche avec une de
ses soeurs
portée disparue.Sa grande fille, Elizabeth Menos, notre collaboratrice,est affectée par ce deuuil ainsi
que son frère Emile qui vit aussi aux
Etats Unis. Aux familles éprouvées par ce deuil, nous présentons nos
sincères condoléances. Les funérailles de Simone Harentas Menos seront
chantées le Mardi 15 Juin á Pétion-Ville.
MANIFESTATION DE PAYSAN PAPAYE A HINCHE.
Des milliers de manifestants ont gagné les rues dans le haut plateau
central Plusieurs milliers de paysans ont manifesté
vendredi dernier à
Hinche , dans le Haut plateau Central, contre la distribution de semences
provenant de la firme
multinationale américaine, Monsanto. La
manifestation a été organisé le Mouvman Peyizan Papay (MPP), mais elle
a
été supportée par un coalition qui regroupe Greenpeace, L'union Paysanne
et Action SOS Haïti. Les manifestants
qui portaient des chemises rouges et
des chapeaux de paille, ont lancé des slogans hostiles à l'endroit du
Président
René Préval qu'ils accusent de vouloir détruire la production
nationale en faisant venir sur le territoire haïtien des
Organismes
génétiquement Modifiés (OGM) « Les dons de Monsanto représentent un danger
pour l'agriculture
haïtienne et les semences locales », a déclaré le
codonateur du Mouvman Peyizan Papay (MPP), Chavannes Jean
Baptiste qui se
montre très critique contre le pouvoir en place. Alors que d'autre
manifestants ont clairement
exprimé leurs désaccords par rapport au
gouvernement Préval /Bellerive qu'ils souhaitent le départ. Le ministre
haïtien de l'agriculture Joanas Gué avait démenti les informations selon
lesquelles les semences fournies par la firme
Monsanto , étaient
génétiquement modifiées.
JOUR DE L'ENVIRONNEMENT CELEBRE EN HAITI.
Des ONG et des organisations de la société civile ont réalisé
plusieurs activités afin de commémorer, le 5 juin
dernier, la 37 eme
journée mondiale de l'environnement. En cette occasion le ministère de
l'environnement a
présenté un document traitant des problèmes cruciaux de
l'environnement haïtien. Intitulé Géo Haïti 2010, le
document présente
l'impact des catastrophes naturelles sur l'environnement. Autour du thème
" Plusieurs milliers
d'espèces, une planète et un avenir commun", des
responsables d'organisations locales et des élus locaux ont
participé aux
activités du 5 juin. Dans le quartier Dumulseaux à la Croix des Bouquets
plus de 1 000 plantules
ont été mises en terre. Le maire Guy Jean Paul
s'est réjoui de ce programme de reboisement qui permettra de
contenir les
débordements de la rivière blanche. Plus d'une centaine de résidents de la
région, enrôlés dans le
programme Cash for Work de Plan Haïti, ont
contribué au programme de reboisement et de curage du canal
de la rivière
blanche. Dans le sud, des chercheurs du Groupe d'Appui de Recherche et de
Développement
d'Haïti ont publié les résultats d'une étude sur les
mangroves. Ils donnent l'assurance que les mangroves peuvent
réduire
considérablement l'impact des tsunamis. Ces plantes appelés " mangues "
par les haïtiens doivent être
plantées en grand nombre recommandent les
spécialistes. Par ailleurs à Cité Soleil, l'Organisation Internationale
pour la Migration (OIM) a distribué des matériels pour la réalisation d'un
projet d'assainissement. Les outils ont
été distribués aux sans abris du
camp fierté.
NOUVELLES INTERNATIONALES
L'AFRIQUE DU SUD MOBILISEE POUR LA COUPE DU MONDE.
Toute une nation en rêvait. La voilà enfin cette Coupe du monde de
football en Afrique du Sud. La première
du genre en terre africaine. C'est le jour J et l'ambiance est là. Et la
fierté de tout un peuple de voir son équipe
participer à cet évènement planétaire . Quelque chose d'impensable, il y a
quelques années. En match
d'ouverture le pays organisateur affronte le Mexique. Les Bafana Bafana
ont reçu l'ordre du président
Jacob Zuma d'aller jusqu'en finale et de la gagner! Chaque apparition des
Bafana Bafana, se transforme
en carnaval géant, les gens viennent coiffés de perruque, vêtus d’anoraks
d’écharpes de maillots vert et
jaune canari. Les artisans au coin des rues qui il y a deux mois encore,
enfilaient patiemment des perles le
long de fils de fer pour fabriquer des zèbres et des hippopotames, se sont
mis à la page du football. Eux
aussi, aujourd’hui ils vendent des coupes du monde et des ballons en
perles, on entend déjà les trompettes
vuvuzella dans la rue. Les Sud-Africains se préparent pour le match face
au Mexique. Ils s’apprêtent à vivre
une folle journée, elle sera suivie de quatre semaines de foot et de fête.
L’Afrique du Sud a été sortie du
chapeau en mai 2004 il y a six ans, depuis les Sud-Africains se sont
serrés les coudes, les ingénieurs, les
ouvriers ont passé des milliers d’heures à bâtir les stades, les routes,
les terminaux d’aéroport, le pays a
essuyé des affronts, on a douté de ses capacités, on a même parlé d’un
plan B, mais il a tenu bon, on a
eu des frayeurs avec les grèves sur les stades en juillet dernier mais les
stades sont beaux et ils sont prêts.
L’Afrique du Sud démocratique et multiraciale est une adolescente. Elle
n’a que seize ans, les Noirs qui,
durant les décennies de l’apartheid, étaient opprimés sont debout et
souriants aujourd’hui, prêts à donner
l’accolade aux visiteurs étrangers, les Blancs qui durant l’apartheid
étaient montrés du doigt à l’étranger,
sont fiers aussi. Ils sont aux côtés des Noirs pour accueillir le monde et
partager l’ivresse du mondial.
Toutefois, une série d’incidents a déjà été signalée, de l’argent liquide
a disparu des chambres d’hôtels
de plusieurs joueurs grecs, des journalistes portugais ont été victimes
d’un vol à main armée, des touristes
chinois ont aussi été menacés et dévalisés dans leur bus. A signaler aussi
dans la province du Mpumalanga,
ce grave accident de bus qui a coûté la vie à deux touristes britanniques,
tout cela alors que le coup d’envoi
du Mondial n’a pas été donné. Cela dit, la plupart des auteurs des vols et
des agressions ont déjà été
appréhendés et vont comparaître devant les tribunaux spéciaux mis sur pied
spécialement pour la Coupe du monde.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
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NOUVELLES D'HAITI
CONSEILLER DU PRESIDENT AU POSTE DE
DIRECTEUR A LA CIRH.
A moins de 48 heures de la conférence de Punta Cana (RD) sur la
reconstruction d'Haïti (2 juin), la Commission intérimaire chargée de
gérer, au cours des 18 prochains mois, les fonds y relatifs (plus de 5
miliards de dollars), est pratiquement complète. On a appris que le
conseiller éconmique du président René Préval, Gabriel Verret pourrait
assurer de manière provisoire et pendant 2 mois le poste de directeur
exécutif de la CIRH, en attendant que soit dénichée une personnalité
haitienne ou étangère qui réponde au profil de celui qui doit
diriger définitivement cette commission. L'actuele governeure generale du
Canada, en fin de mandat, Michaelle Jean, pourrait elle-même, représenter
la diaspora au sein de la commission. Les démaches seraient avancées en ce
sens Dans le même dossier, le secteur privé des Affaires a fait
choix du president de la Chambre de Commerce et d'Industrue d'Haïti, le Dr
Réginald Boulos, pour le representer. Le senat a designé le professeur
Jean-Bernard Lucien; la Chambre des députés, le citoyen Lucien Francoeur;
le secteur syndical, Jean-Claude Lebrun. Les CASECS se seraient fait
représenter par l'Ingénieur Raoul Pierre-Louis. Tous les noms du côté
haïtien comme de l'étranger devraient être dévoilés lors d'une rencontre
ce mardi à Santo-Domingo, à la veille du sommet de Punta Cana où les 20
membres de la CIRH (10 Haïtiens et 10 étrangers) doivent avoir leur
première prise de contact. A la reunion de Santo-Domingo, prendont part
les deux co-présidents de la Commission, l'ancien président americain Bill
Clinton et le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Y
participeront également, les représentants des pays et des institutions
ayant promis plus de 100 millions de dollars pour la recnstruction d'Haïti.
Il s'agit notamment des Etats-Unis, du Canada, de la France , du Brésil,
du Vénézuela, de la Norvège, de la BID et de la Banque mondiale....
11 ANS APRES LA TUERIE DES JEUNES DE CARREFOUR FEUILLES
Il y a aujourd'hui un peu plus de 11 ans, une patrouille de la
police nationale exécutait systématiquement 11 jeunes dans le quartier
populaire de Carrefour-Feuilles . C'était plus précisément le 28 mai
1999. C'était sous le premier gouvernement du président René Préval. Le
chef de l'Etat avait alors comme premier ministre, Jacques Edouard
Alexis. Ce massacre avait soulevé la réprobation générale et un tollé de
protestations au niveau local et international. Mais, le chef du
gouvernement avait su prendre la bonne décision en faisant mener une
enquête qui aboutit au procès des principaux accusés et à leur
condamnaton. Mais, 11 ans plus tard, Jacques Edouard Alexis en est
encore, et le seul, à "payer" les conséquences de ce drame, comme si
rien ne s'était passé sur le plan judiciaire. En effet, le gouvernement
libéral de Paul Martin accusé d'avoir été trop réceptif aux chants des
adversaires politiques de M. Aexis, a inscrit son nom sur une liste
noire de personnes interdites de séjour au Canada, tout en l'accusant de
crimes contre l'humanité. Voilà qu'aujourd'hui, 11 ans plus tard et
presque jour pour jour, on est au coeur d'une tuerie pratiquement
similaire sinon plus grave que celle perpétrée le 28 mai 1999. En effet,
le 19 janvier 2010, soit 8 jours après le séisme du 12 janvier qui a
fait quelque 300.000 morts, alors que le réflexe aurait dû être de
protéger les vivants, des "policiers sans foi ni loi" sont accusés
d'avoir abattu de sang-froid, plus d'une douzaine de prisonniers qui
tentaient de fuir dans le cadre de la panique générale qui s'est
emparéee du pays au lendemain de la catastrophe. Aux Cayes, à la
Croix-des-bouquets, au Pénitencier national de Port-au-Prince comme
ailleurs, l'état d'esprit des détenus étaient de se protéger. Car,
secoués et harcelés par des répliques quotidienennes et pratiquement
abandonnés à eux-même au cours des premiers jours post-séisme, les
Haïtiens en général et les détenus en particulier ne pouvaient savoir si
la magnitude 7 ne serait pas suivie d'une autre secousse encore plus
violente n'importe où dans le pays. Et personne ne pouvait non plus
souhaiter se retrouver à ce moment-là dans la cellule d'une prison très
peu sécuritaire et dont ils ne détenaient pas la clé, naturellement.
A la prison civile des Cayes, les autorités policières ont tenté
d'invoquer une mutinerie suivie d'une tentative d'évasion pour ensuite
accuser un chef de gangs d'avoir abattu ses collègues prisonniers parce
qu'ils auraient refusé de rejoindre le mouvement. De fait, tous les
témoignages indiquent le contraire: les détenus aux mains nues qui
tentaient effectivement de se sauver auraient même été forcés pour la
plupart de se mettre à plat ventre pour être ensuite executés et jetés
dans des fosses communes comme c'etait la mode à Port-au-Prince après le
séisme. Le massacre des prisonniers est une chose, mais la gestion du
massacre par les autorités est d'une gravité sans pareille. On pouvait
comprendre que les autorités de Port-au-Prince, prises dans le tourbillon
et l'imbroglio post-tremblement de terre, n'aient pu réágir dans les jours
qui ont suivi le massacre, mais avoir attendu plus de 4 mois ou encore un
reportage du New-York Times pour annoncer une enquête, voilà qui est jugé
révoltant.... D'autant que, les autorités judiciaires sont intervenues
avec vigueur à plusieurs reprises sur l'urgence de neutraliser les détenus
en cavale de la prison centrale de Port-au-Prince, sans jamais évoquer une
seule petite fois le dossier bien plus grave de la tuerie des Cayes. Mais,
selon certaines autorités, le gouvernement ne savait rien de ce massacre.
La Mission onusienne qui est là pour aider "au renforcement de la
démocratie et au respect des droits de l'homme", n'est pas restée moins
muette sur cette tuerie pendant plus de 4 mois, mais s'en est vite
démarquée quand le quotidien de New-York l'a rendue publique, laissant la
police nationale seule sous les feux des projecteurs. Pour beaucoup de
gens, après le massacre des Cayes et la tentative de mettre le drame sur
le compte d'un chef de gang, on ne peut plus prêter foi à certaines
déclarations sur des cas d'évadés du Penitencier national dont on dit
qu'ils ont été lynchés par la population. La grande formule aujourd'hui,
est que partout où il y a un meurtre, une attaque ou un autre acte
répréhensible, un évadé doit y être passé. Porte ouverte donc à toutes
sortes de dérapage et d'abus. Les organisations de droits de l'homme, si
elles décident aujourd'hui de faire un travail non partisan, elles doivent
avoir la force et la neutralité nécessaire pour intervenir sur le cas de
toutes les victimes quelque soient leurs affinités politiques.
HOMMAGE AUX MAMANS D'HAITI
A l'occasion de la fête des mères le gouvernement haïtien a organisé
le dimanche 30 mai une cérémonie spéciale en l'honneur de 300 mères.
Sélectionnées dans certains camps d'hébergement, l'administration publique
ou la PNH, ces femmes de différentes catégories d'ages ont constitué un
échantillon de l'ensemble des mères haïtiennes. En organisant cette
activité le Ministère des Affaires sociales a voulu encourager les mamans
afin de saluer la mémoire des milliers de femmes disparues lors du violent
séisme du 12 janvier. Le ministre des affaires sociales a offert des
appareil électroménager et une enveloppe à chaque femme en guise de cadeau.
Dans une ambiance de fête, ces mères ont dîner avec le ministre des
affaires sociales Yves Christalin accompagné de plusieurs de ses collègues
dont Marie Laurence Jocelyn Lassegue, Alex Larsen et Joseph Jasmin. Dans
un message à l'occasion de cette fête traditionnelle, le chef de l'Etat
avait salué le courage des femmes haïtiennes, sévèrement éprouvées par le
séisme du 12 janvier. Le président Préval croit que le courage, qui a
permis de supporter la douleur, apportera la force nécessaire dans
l'entreprise de reconstruction. Haïti revivra avec la force des mères et
des femmes avait martelé le chef de l'Etat qui encourage l'harmonie au
sein des familles. Il avait eu en cette occasion une pensée spéciale pour
les mères amputées et celles vivant sous les tentes depuis le 12 janvier.
NOUVELLES INTERNATIONALES
GAZA. CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU A INTERVENU DANS L'ASSAUT PAR
ISRAEL.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé mardi 1er juin une enquête
sur l'intervention militaire israélienne contre une flottille pro-palestinienne
chargée d'aide humanitaire pour Gaza. Le Conseil a appelé « à lancer sans
retard une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux
critères internationaux », alors que la Turquie et les pays arabes
voulaient également une condamnation claire d'Israël.
Les membres du Conseil de sécurité ont fait de la dentelle diplomatique.
Ils réclament une enquête prompte, impartiale, crédible, transparente,
conforme aux normes internationales. Mais il ne s’agit pas de l’enquête
internationale mandatée par l’ONU initialement réclamée par la Turquie et
les pays arabes. Les Etats-Unis s’y opposaient et ont eu le dernier mot.
Le texte est suffisamment vague pour que les pays qui le souhaitent y
trouvent des arguments pour demander au secrétaire général de l’ONU, Ban
Ki-moon, de mener l’enquête. Mais les Etats-Unis ont déjà donné leur
interprétation très claire : « Israël peut mener une enquête crédible,
sans l’ONU ». De la même manière, les pays arabes voulaient une
condamnation d’Israël, mais les Etats-Unis l‘ont refusée avant qu’une
enquête soit menée. Le Conseil a donc condamné les violences, mais sans
dire clairement qui en était responsable. Même chose pour la levée du
blocus, voulue par une grande majorité de pays, le mot ne figure pas dans
la déclaration même si le Conseil appelle à une distribution sans entraves
de l’aide humanitaire. En fin de compte, le texte est tellement alambiqué
que chaque camp y trouve son compte. Une affaire qui enflamme la presse
israélienne Un commentateur affirme pour sa part que « Netanyahu et Barack
auraient dû relire l’histoire de leur propre pays et comprendre les
erreurs commises déjà en 1947 par les Britanniques face au bateau des
immigrants, l’Exodus ». Un professeur de droit américain vole au secours
des responsables israéliens en écrivant dans Maariv « la flottille n’avait
pas des objectifs humanitaires et donc tout Etat souverain pouvait
l’intercepter en dehors des eaux territoriales ». Yediot Aharonot montre à
la une les armes blanches saisies à bord de l’un des navires. « Finalement,
estime un éditorialiste, malgré les erreurs, la mission des soldats était
pleinement justifiée. Rendons leur donc hommage et cessons de pleurnicher
».
CONFIRMATION DE LA MORT DE MUSTAFA ABOU AL-YAZID D'AL-QAIDA.
Mustafa Abou al-Yazid, connu aussi sous le nom de Cheikh Saïd al-Masri,
est considéré comme le n°3 d'al-Qaïda. Il aurait été tué il y a une
dizaine de jours par un tir de missile américain sur le nord-Waziristan,
une zone tribale pakistanaise à la frontière de l'Afghanistan. Cette
région est considérée comme l'un des sanctuaires des talibans et des
combattants étrangers d'al-Qaïda, sur laquelle les frappes aériennes se
sont multipliées ces dernières semaines. L'égyptien Mustafa Abou al-Yazid
est l'une des figures les plus importantes de l'organisation islamiste,
parce qu'il a participé à la fondation d'al-Qaïda, avant d'en devenir l'un
des trésoriers, donc l'un des personnages clef. Considéré comme l'un des
intermédiaires avec Oussama Ben-Laden et Ayman al-Zawahiri, le n°2
d'al-Qaïda, il était devenu le chef principal de l'organisation en
Afghanistan. Il était aussi réputé pour être l'un des artisans de la
propagande de l'organisation. On l'a notamment vu figurer sur plusieurs
vidéos, rendant des hommages postumes à des membres d'al-Qaïda : sa
dernière apparition date du 4 mai dernier.
SOMMET AFRIQUE-FRANCE TERMINEE.
Le sommet Afrique-France s'est terminé ce mardi 1er juin à Nice, dans
le sud-est de la France. Une rencontre au cours de laquelle le président
français, Nicolas Sarkozy, a voulu, à la fois, montrer un intérêt
renouvelé pour le continent africain, tout en affichant sa volonté de
refonder cette relation pour maintenir les positions de la France. Pour
Nicolas Sarkozy La France veut parler avec l’Afrique dans son ensemble. Le
sommet vient de se terminer par un plaidoyer. Nicolas Sarkozy la veut
désormais «décomplexée» et «tournée vers l'avenir», la relation entre la
France et l'Afrique. En tout cas, il a au moins gagné un pari. Les quelque
200 entreprises françaises et africaines qu'il a conviées pour ce sommet,
ont adopté une charte professionnelle pour les investisseurs sur le
continent africain. Ce sont Laurence Parisot, présidente du patronat
français et Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de
développement (BAD) qui l'ont annoncé, quelques minutes avant la clôture,
devant les chefs d'Etat. Nouvelle stratégie pour maintenir ses positions ?
Ce qui est clair, c'est que le continent est de plus en plus convoité. Non
seulement par les Chinois mais également l'Inde et le Brésil. Signe de la
rénovation tant souhaitée par le président français : deux chefs d'Etat
anglophones dont les pays sont des poids lourds, ont été particulièrement
choyés.Jacob Zuma Il y a une chose qui empêche le développement du
continent africain, il faut bien le comprendre, ce sont les conflits. Le
Nigérian Goodluck Jonathan a eu un tête-à-tête de près d'une heure avec
Nicolas Sarkozy. Quant au Sud-Africain Jacob Zuma il a été convié lundi 31
mai à un déjeuner de travail avec son homologue français. Comme tous ses
prédécesseurs, Nicolas Sarkozy a fait des promesses aux dirigeants
africains. Il annonce que la France va prendre des initiatives pour
accroître le poids international de l'Afrique lorsqu'elle va présider le
G8 et le G20. En clair, Nicolas Sarkozy s'engage à défendre l'idée d'un
siège permanent pour l'Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations
unies. Autre promesse, le président français assure qu'il va « travailler
avec les pays africains » pour lutter contre le terrorisme. Il a annoncé
que la France allait consacrer 300 millions d’euros sur 2010-2012 pour
former 12 000 soldats africains pour les forces de maintien de la paix en
Afrique.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
BAN KI-MOON SALUE LA GRACE ACCORDEE AUX HOMOS DE MALAWI.
En visite à Lilongwe, la capitale du Malawi, le Secrétaire
général de l'ONU a loué le "courage" de la décision prise samedi par le
Président Bingu wa Mutarika de pardonner un couple homosexuel récemment
condamné à 14 ans de prison. Ban Ki-moon a dit espérer voir ce pays
d'Afrique australe, qui préside actuellement l'Union africaine (UA),
changer sa législation criminalisant l'homosexualité. « Nous ne pouvons
pas rester passifs lorsque les droits fondamentaux de personnes sont niés
-quelque soit leur race, leur croyance, leur sexe, leur âge ou leurs
orientations sexuelles », a-t-il expliqué à l'occasion d''un discours
devant le parlement du Malawi. « Il est malheureux que des lois
criminalisant les individus en fonction de leurs orientations sexuelles
existent dans certains pays. Ces législations devraient être amendées »,
a-t-il insisté. Arrêtés le 28 décembre 2009, deux jours après avoir
célébré leur mariage, Steven Monjeza et Tiwonge Chimbalanga ont été
reconnus coupables jeudi 20 mai de « pratiques indécentes entre hommes »
et « d'offense à l'ordre de la nature ». Ils ont été condamnés à 14 ans de
prison ferme et à des travaux forcés. Après cette condamnation, la Haut
commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, avait
critiqué une sentence « évidemment discriminatoire » qui crée « un
précédent alarmant dans la région ». Après avoir salué la grâce finalement
accordée par le Président du Malawi aux deux hommes, Ban Ki-moon a espéré
voir le Parlement du pays prendre "les bonnes mesures pour mettre à jour
sa législation et la rendre conforme aux standards internationaux”. Le
Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, a de son côté estimé que
la décision du Président constituait "une victoire pour les sans voix et
ceux que la société marginalise ». Dans son intervention devant le
Parlement, le Secrétaire général de l'ONU a par ailleurs énuméré les
quatre éléments clés qui permettront, selon lui, à l'Afrique d''atteindre
avec succès les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)
définis en 2000 pour éradiquer l'extrême pauvreté d''ici à 2015. Il a
d'abord rappelé que les engagements des pays développés devaient être
réalisés. « Il y a trop de promesses, trop souvent non tenues », a-t-il
estimé. Ban Ki-moon a ensuite appelé l'Afrique à libérer son potentiel
humain et matériel. "Les peuples d'Afrique n''ont besoin ni de pitié, ni
de charité. Ils ont juste besoin des outils pour créer des emplois et
générer des revenus », a-t-il insisté, avant de défendre "une lutte à
armes égales pour le continent africain dans le commerce international ».
Le Secrétaire général a également prôné une nouvelle approche du
développement, dans laquelle tous les OMD sont pris en compte et
coordonnés, plutôt que sélectionnés, avec des objectifs respectifs à
atteindre. « Nous devrions nous concentrer sur la manière de renforcer la
capacité des pays d'Afrique à accroître les investissements dans
l'agriculture, l'éducation, la santé et les infrastructures", a-t-il
poursuivit, appelant à un « vrai partenariat » entre l'Afrique et les
donateurs. Ban Ki-moon a d'ailleurs indiqué que lors du Sommet sur les OMD,
en septembre prochain, au siège des Nations Unies, à New York, il
demanderait aux États Membres de formuler un plan d'actions concrètes, par
étape et avec un calendrier précis. Dernier élément clé pour atteindre les
OMD selon le Secrétaire général, la bonne gouvernance, indispensable pour
que les initiatives en faveur du développement aient des effets réels. «
Nous ne pouvons pas laisser la volonté des gens trompée par la fraude
électorale. Nous ne pouvons pas accepter les changements
inconstitutionnels de gouvernement. Nous ne pouvons pas accepter les
manipulations de la loi pour préserver les privilèges de ceux qui sont au
pouvoir », a-t-il conlu devant les parlementaires. Dimanche, le Secrétaire
général s'est rendu dans le nord du pays, à Mwandama, pour visiter un
"Village du millénaire". Les « Villages du Millénaire » sont nés d'un
partenariat entre l'Institut de la terre de l'Université Columbia à New
York, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le
Millenium Promise et le Millenium Villages International. Ils ont été
développés dans 12 sites, répartis dans 10 pays d'Afrique, dont le Malawi.
L'objectif fondamental de ces « Villages du Millénaire » est d'aider les
communautés rurales à réaliser les OMD. Ban Ki-moon sera ensuite à
Kampala, en Ouganda pour l'ouverture de la Conférence de révision du
traité signé en 1998 à Rome et instaurant la Cour pénale internationale
(CPI). À partir du 31 mai, les représentants des 111 Etats parties à la
CPI, de pays observateurs, de l'ONU et de la société civile se
retrouveront dans la capitale ougandaise pour réaffirmer l'importance de
la justice internationale. Le Secrétaire général de l'ONU achèvera cette
tournée en France, à Nice, où il a été invité au Sommet France-Afrique
organisé les 31 mai et 1er juin. Il y rencontrera de nombreux chefs
d'États africains et participera à un atelier sur les changements
climatiques et le développement. Ban Ki-moon retournera sur le continent
africain le 11 juin, pour la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde de
football en Afrique du Sud, « un hommage fabuleux à la vaillance et au
potentiel de l'Afrique », selon lui. Il s'entretiendra aussi les
dirigeants sud-africains pour faire le point sur l'état d'avancement des
OMD dans le pays. Le Secrétaire général s'envolera ensuite pour une
tournée africaine qui commencera au Burundi et se poursuivra dans
plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest où l'ONU intervient : Cameroun,
Nigéria, Bénin et Sierra Leone
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NOUVELLES D'HAITI
LABOULE. TIRS DANS LES PARAGES DE LA RESIDENCE DU PRESIDENT
D'HAITI.
Des informations font état de coups d’armes tirés aux environs de
minuit jeudi par des inconus dans les parages de la résidence du chef de
l'Etat dans le quartier de Laboule dans les hauteurs de Pétion-Ville. "Ces
tirs n’ont pas atteint ou n'ont pas visé le portail d’entrée de la
résidence du président contrairement à des informations communiquées par
des medias, ont fait savoir des sources policières. Des impacts de
balles n'auraient pas non plus été relevés Les sources mêmes sources ont
précisé qu’à partir des informations dont elles disposent, les tirs ont
été entendus dans les environs de la résidence du chef de l'Etat. Ce qui
a occasionné des fouilles de véhicules sur la route de Laboule. Une dame
qui ne voulait que son véhicule soit fouillé a eu les pneus crevés. Des
habitants de Laboule ont affirmé avoir entendu les rafales, mais se sont
declarés étonnés que les policiers généralement postés non loin de la
résidence du chef de l'Etat n'aient pas vu les fauteurs de trouble ou le
véhicule dans lequel ils se trouvaient. Une enquête aurait toutefois été
ouverte.
-CAP HAITIEN. MANIFESTATION POIUR RECLAMER L'ELECTRICITE.
Au moins 4 personnes ont eté blessées vendredi à Cité Lescot, un
quartier populaire du Cap-Haïtien (nord) alors qu'elles manifstaientpour
réclamer l'electricité dont ils elles disent être privées depuis plus de 4
mois. Le mouvement etait accompagné de jets de pierres et de tessons
bouteilles. Une patrouille de la MINUSTAH qui tentait de neutraliser les
manifestants a dû se replier. Les balles ayant blessé les protestataires,
auraient été tirés par des agents de la police nationale. D'autres
personnes ont été blessées à coups de pierres. La situation était restée
tendue toute la journée à Cité Lescot où les habitants ont promis de
revenir à la charge.
MINUSTAH. EDMOND MULLET ET LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES D'HAITI.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en
Haïti, Edmond Mulet, a indiqué jeudi que la communauté internationale est
contre l’idée de la mise en place d’un gouvernement ad hoc de transition
dans le pays. Plusieurs manifestations ont été organisées ces dernières
semaines à Port-au-Prince et dans différentes villes de province pour
réclamer le départ du chef de l'Etat accusé de graves violations de la
constitution et de vouloir organiser des élections partisanes. Selon
Edmond Mulet, un gouvernement de ransitionn’aura pas d’assises légitimes
et démocratiques et pourrait miner les efforts de stabilité déjà entrepris
en Haïti. Il appelle les haïtiens à redoubler d’efforts pour que des
élections puissent se tenir avant la fin de l’année. Edmond Mulet a
déclaré soutenir la position exprimée par le forum des ex-premiers
ministres qui ont récemment affirmé qu’il est primordial que tous les
groupes mettent de coté leurs intérêts personnels pour défendre la
souveraineté nationale et le développement du pays. Il a souligné que le
respect de la constitution et des élections qu’elle prévoit est essentiel
à la stabilité politique, ajoutant que la communauté internationale et le
groupe de travail sur les élections font tout ce qui est en leur pouvoir
pour permettre la tenue de ces joutes à la date prévue par la
constitution. Le représentant spécial du secrétaire général a dit
comprendre la position de ceux qui affirment que l’attention devrait être
portée sur le sort des déplacés et la reconstruction mais il a précisé que
si un gouvernement légitime n'émerge pas d’élections crédibles,
l’alternative sera une gouvernance chaotique. Il se dit, tout comme la
communauté internationale, préoccupé par le discours de ceux qui prônent
des changements anticonstitutionnels et antidémocratiques dans le pays.
Toutefois, des responsables politiques qui prenaient part à une
manifestation ce jeudi, ont rappelé que le president Préval était revenu
au pouvoir en 2006 à la faveur d'élections organisées par un régime de
transition issu lui-même d'un coup d'état. Edmond Mulet a fait savoir par
ailleurs avoir été étonné d’entendre des secteurs politiques l'accuser de
faire la promotion de l’idée d’organiser des élections le 28 novembre
prochain. Pusieurs membres des plateformes politiques et populaires à la
base des manifstations réclamant le départ du président René Préval, ont
en effet accusé la MINUSTAH et le représentant du secrétaire général de
cautionner des décisions anti-constitutionelles du pouvoir en place et de
s'immiscer dans les affaires politiques du pays. " Je n'ai rien inventé, a
rétorqué Edmond Mulet, ajoutant que, dans son article 134, la constitution
dit clairement que les élections présidentielles doivent être organisées
le dernier dimanche du mois de novembre de la 5ème année de mandat du
président sortant. Il a réaffirmé la volonté de la communauté
internationale d’accompagner le processus électoral de manière à
contribuer à la stabilité, la consolidation et l’institutionnalisation de
la démocratie en Haïti. L'instabilité conduit vers l’échec et ne favorise
pas le développement, la croissance et la création d’emplois", a dit le
représentant du secrétaire général, faisant savoir que l’Office National
d’Identification (ONI) et le Conseil Electoral Provisoire (CEP)
s’emploient à la mise en œuvre d’un plan devant permettre à tout électeur
désireux de prendre part aux prochaines joutes, de remplir pleinement son
devoir de citoyen. Du coup, M. Mulet encourage l’ensemble des acteurs
politiques à participer à la création d’un environnement favorable à la
tenue d’élections honnêtes et crédibles. L’organisation des prochaines
élections avant la fin de l’année est techniquement possible en Haïti,
a-t-il fait savoir, citant les conclusions d'un rapport d'une mission des
Nations-Unies sur la faisabilité des élections..
MANIFESTATION RECLAMANT LE DEPART DU GOUVERNEMENT PREVAL
Plus d'un millier de personnes ont pris part ce jeudi à la 2ème
manifstation de cette semaine convoquée par des platesformes de
l'opposition pour reclamer la démission du chef de l’Etat, René Préval et
de son équipe gouvernementale. Des slogans défavorables au chef de
l'Etatont une fois de plus été lancées par les manifstants venus de divers
points de la capitale, contre le chef de l'Etat accusé d'inefficacité et
de violation de la constitution. La manifestation allait être dispersée à
coups de gaz lacrymogènes par des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH)
devant le Palais Présidentiel où les manifestants voulaient briser le
périmètre de sécurité en fer forgés installés devant les ruines du Palais.
Des pierres auraient également été lancés par des individus. Un membre de
« la plateforme "tèt kole" ds oganisations populaires Bateau Junior a
dénoncé les brutalites exerceee par des agents de la PNH qu’il accuse
d’être l’instrument de répression que le pouvoir utilise pour empêcher les
citoyens de manifester. "Ce genre de comportement loin de nous faire
reculer, attise plutôt notre desir de changement a-t-il dit, réitérant que
les manifestants n'ont pas l'intention de s'arrêter en chemin. Un autre
membre de l’opposition, André Michel, a lui aussi condamné l’attitude des
agents de la PNH. Attitude qui, dit-il, participe d’une stratégie
d’intimidation. "Mais, le combat va continuer et notre objectif demeure
inchangé, affirme-t-il, ajoutant que la politique du chef de l’Etat n'a
pas le support de la population. Pour sa part, Jacques Matelier, ancien
délégué départementa du Sud sous la présidence de Jean Bertrand Aristide
dont les partisans réclament le retour en Haïti, affirme que c'est le
président Préval, par sa manière d’agir, qui a poussé la population à se
soulever contre lui. Selon lui, René Préval a montré qu’il n’au aucune
volonté de changer la situation des citoyens en proie à de sérieuses
difficultés, particulièrement après le séisme du 12 janvier dernier.
REGINALD BOULOS DE LA CCIH S'OPPOSE A UN RENVERSEMENT DE PREVAL.
Le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH),
Reginald Boulos, n'appuie pas la mobilisation de plusieurs secteurs de
l'opposition qui veulent renverser le gouvernement de René Préval. Dans
une interview à radio Métropole, M. Boulos a mis l'accent sur la nécessité
d'éviter la formation d'un gouvernement de transition qui ne fera
qu'accentuer les problèmes. L'homme d'affaires rappelle que les
gouvernements de transition au cours de ces 25 dernières années n'ont pas
permis de résoudre les problèmes. Faisant remarquer qu'un gouvernement
provisoire contribuera à créer un climat d'instabilité, le président de la
CCIH soutient que les acteurs doivent se préparer pour obtenir le
décaissement des fonds promis par les donateurs. Entre autres le
coordonnateur du Forum économique estime que la démission de Préval ne
fera qu'aggraver la situation des sans abris dans les camps. A 10 mois de
la fin du mandat de René Préval, le président de la CCIH exhorte les
acteurs à concentrer leur attention sur la préparation d'élections
crédibles. Il invite les acteurs politiques à s'engager dans un dialogue
constructif sur la crédibilité de l'organisme électoral. Il croit que le
chef de l'Etat devrait prendre l'initiative de ce dialogue indispensable
avant le lancement du processus électoral.
LEADERS POLKITIQUES CONDAMNENT ATTENTAT CONTRE LA RESIDENCE DU
PRESIDENT.
Plusieurs leaders de l'opposition haïtienne, dont Luc Mesadieu (
Mochrena) Harry Marsan (OPL), Turneb Delpé ( PNDPH), condamnent l'attaque
d'individus armés contre la résidence du président Préval. Pasteur
Mesadieu et Turneb Delpé estiment que les forces de l'ordre doivent
renforcer le dispositif sécuritaire à la résidence du chef de l'état. Luc
Mesadieu rappelle toutefois que la population a le droit de manifester sa
volonté politique. De son coté, Rosny Desroches de l'Initiative de la
Société Civile (ISC) condamne également l'attentat contre la résidence du
chef de l'Etat à Laboule 20. Il souhaite que cet incident n'entraîne une
phase de violence dans les rapports politiques en Haïti. M. Desrosches et
plusieurs autres dirigeants de l'opposition sont dans l'attente des
résultats de l'enquête sur ce dossier. M. Desroches n'a pas voulu faire de
spéculations et préfère attendre les résultats de l'enquête policière qui
doivent être rendu publique. Pour sa part le chef de file du KID, Evans
Paul, dit craindre qu'il s'agisse d'une manipulation des proches du
pouvoir. Il signale que cet attentat est survenu alors que la mobilisation
contre Préval commence à s'intensifier. Evans Paul se dit précautionneux
et réclame plus de transparence sur ce dossier. Le porte parole de l'OPL,
Harry Marsan, partage les préoccupations de M. Paul. Faisant remarquer que
l'attentat n'a rien a voir avec la mobilisation de l'opposition,
l'ex-député Marsan réclame une investigation afin de capturer les bandits.
Je condamne énergiquement de telles agressions martèle M. Delpé pour qui
il peut s'agir de manœuvre de diversion visant a freiner
NOUVELLES INTERNATIONALES
LES DEBOIRES DE BRITISH PETROLEUM DANS LE GULF DU MEXIQUE
La marrée noire continue. BP prépare une nouvelle tentative de
colmatage. La marée noire sévit dans le Golfe du Mexique depuis le 22
avril dernier et la compagnie BP -qui n'est toujours pas parvenue à
endiguer les flots de pétrole qui jaillissent quotidiennement en dépit de
plusieurs tentatives- prépare actuellement une nouvelle opération de
colmatage du puits de pétrole. L'échec essuyé ce week end a été qualifié
de « navrant » et « déchirant » par le président américain Barack Obama.
La prudence est désormais de mise quant aux chances de succès du prochain
projet. Depuis le début de l’accident, il y a six semaines, la compagnie
pétrolière a monté 5 opérations pour tenter de stopper la fuite, cinq
opérations qui se sont soldées par autant d’échecs. Cette fois il est
prévu de commencer par sectionner le tuyau endommagé qui relie le puits à
la plateforme échouée au fond de l’océan. L’idée est d’obtenir une coupe
nette afin de pouvoir connecter un autre tuyau qui récupérerait le mélange
de gaz et de pétrole et l’acheminerait à la surface sur un bateau. Le
dispositif prévoit une sorte de capuchon chargé de confiner la fuite.
Hormis la nouvelle coupe du tuyau cette nouvelle approche rappelle celle
qui avait échoué il y a trois semaines quand le couvercle de confinement
n’avait pu fonctionner à cause de la formation de cristaux de glace. Le
groupe pétrolier reste donc prudent sur les chances de succès de cette
nouvelle opération. En fait la seule solution qui aurait toutes les
chances de réussir serait celle du puits de dérivation qui capterait le
flot de pétrole à sa source. La construction d'un tel puits est en cours
elle devrait durer jusqu'au début du mois d'août.
25EME SOMMET SPECIALE AFRIQUE-FRANCE.
Le 25e sommet Afrique-France s'ouvre ce lundi 31 mai 2010 à Nice, dans
le sud de la France. Le premier depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas
Sarkozy. Une rencontre que le président français a voulu pour la première
fois ouverte au secteur privé et à la société civile, tout en veillant à
la forte participation des chefs d'Etats et de gouvernements. Une manière
d'imprimer sa marque après les années Chirac. Le 25e sommet Afrique-France
s'ouvre ce lundi 31 mai 2010 à Nice dans le sud de la France. Trente-huit
dirigeants africains ont fait le déplacement. 31/05/2010 - 25e sommet
Afrique-France Débat à Nice autour de la place de l'Afrique au Conseil de
sécurité de l'ONU La place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale, en
clair, la place de l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU est en
discussion à Nice. Paris-Nice à pied pour réclamer la régularisation
des sans papier Les travailleurs clandestins qui ont quitté Paris le 1er
mai dernier pour rejoindre Nice à pied où se déroule le sommet sont
arrivés ce 30 mai 2010
50 ANS APRES LES INDEPENDANCES, LA FRANCE AFRIQUE CONTINUE A BOUGER.
« On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands
services » . C'est ainsi que le secrétaire général de l'Élysée, Claude
Guéant, justifie la politique du président français, Nicolas Sarkozy, à
l'égard de l'Afrique. Celui-ci avait promis de rompre avec les réseaux de
la Françafrique de ses prédécesseurs. Pas facile de se débarrasser d'un
système. Dès janvier 1994, quand le franc CFA est dévalué de 50%, beaucoup
croient que c’est fini. Un mois plus tard, aux obsèques de Félix
Houphouët-Boigny, « c’est le père de la Françafrique que l’on enterre,
mais c’est aussi la Françafrique elle-même (François Mitterrand, Jacques
Chirac, Omar Bongo, Gnassingbé Eyadema, etc) qui se réunit une dernière
fois pour une ultime cérémonie d’adieu ». En avril 1997, après une
victoire électorale de la gauche en France, le nouveau Premier ministre
Lionel Jospin définit sa politique africaine en quatre mots : « Ni
ingérence, ni indifférence ». Et beaucoup pensent alors que la
Françafrique va mourir pour de bon. Enfin, en janvier 2008, quand le
secrétaire d’État français à la coopération, Jean-Marie Bockel, proclame
dans le journal Le Monde : « Je veux signer l’acte de décès de la
Françafrique », beaucoup pensent : « Si c’est le ministre lui-même qui le
dit… ». Le problème est que, deux mois après cette déclaration,
l’infortuné Bockel perd le portefeuille de la coopération à la demande du
président gabonais Omar Bongo. À la même époque, en février 2008, la
France aide le président tchadien Idriss Déby à repousser un assaut
rebelle sur N’Djamena sans lui demander la moindre contrepartie. À ce
jour, aucune enquête judiciaire réelle n’a été menée sur la disparition de
l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh. La Françafrique C'est un complexe
franco-africain, un système tentaculaire, ni tout à fait français, ni tout
à fait africain, dont le centre de commandement se situe à Paris, à la
cellule africaine de l’Elysée, et dont les pseudopodes s’étendent en
Afrique. Toujours en février 2008, Paris ferme les yeux sur la répression
implacable qui s’abat sur les émeutiers de la faim au Cameroun – plus de
100 morts de source indépendante. Enfin, en août 2009, quelques jours
avant la présidentielle qui doit désigner le successeur d’Omar Bongo à la
tête du Gabon, l’un des conseillers officieux du président français
Nicolas Sarkozy, Robert Bourgi, confie au journal Le Monde : « Au Gabon,
la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est
Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon
subliminale, l’électeur le comprendra ». Et au même moment, le secrétaire
d’État français à la Coopération, Alain Joyandet, se rend très
discrètement en Guinée équatoriale pour demander au président Obiang
Nguema de ne plus soutenir le candidat André Mba Obame contre celui de
Paris…La « rupture » promise par le candidat Sarkozy est-elle tombée aux
oubliettes ? Pas si simple. Tous les pays ne sont pas logés à la même
enseigne. Au Togo par exemple, le président français essaie de se
démarquer de son prédécesseur Jacques Chirac. Dès avril 2005, il a
qualifié de « mascarade » l’élection très controversée du fils du défunt
Gnassingbé Eyadema – un scrutin qui, selon l’Onu, s’est soldé par la mort
d’au moins 500 personnes.
Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2007, Nicolas Sarkozy a fait
recevoir le principal opposant togolais, Gilchrist Olympio, par deux de
ses collaborateurs : en septembre 2008 par Alain Joyandet, et en février
2009 par le chef de la cellule Afrique de l’Élysée, Bruno Joubert. Est-ce
parce que le Togo n’occupe pas la position stratégique du Tchad ou ne
possède pas les richesses pétrolières du Gabon ? Visiblement, Paris est
plus exigeant avec Lomé qu’avec d’autres capitales. D’ailleurs, Faure
Gnassingbé ne s’y trompe pas. En décembre dernier, il a fait expulser le
premier secrétaire de l’ambassade de France à Lomé – une première depuis
l’indépendance du Togo. En retour, Nicolas Sarkozy le bat froid. En
février, après la dernière présidentielle togolaise, il ne l’a félicité
que du bout des lèvres. Dans son télégramme, il a lourdement insisté sur «
l’ampleur des efforts qui restent à accomplir en faveur de l’enracinement
de la démocratie dans toutes ses dimensions » au Togo. Autre signe de «
rupture » : la renégociation des accords de défense avec les anciennes
colonies françaises. Finies les clauses secrètes qui garantissaient aux
régimes en place une aide militaire française en cas de soulèvement
populaire ou de rébellion armée. « Les temps ont changé et la France n’a
pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique », a lancé Nicolas Sarkozy au
Cap, en Afrique du Sud, en février 2008. Cela dit, le chef de l’État
français a renoncé à fermer la base militaire française de Libreville au
Gabon, comme le suggérait pourtant le Livre blanc de la défense publié en
juin 2008. Commentaire d’un conseiller du président Ali Bongo : « C’est
donnant-donnant. Les Français protègent notre régime contre les menaces
intérieures ou extérieures. En échange, nous soutenons leur politique en
Afrique et ailleurs ». Avec le régime du Président rwandais Paul Kagamé,
les retrouvailles sont spectaculaires. Après trois ans de rupture, les
relations diplomatiques ont été rétablies en novembre 2009. Dans la foulée,
Bernard Kouchner puis Nicolas Sarkozy se sont rendus à Kigali. La justice
française soupçonne le régime rwandais d’être impliqué dans l’attentat du
6 avril 1994 contre l’avion du président Habyarimana. De son côté, la
justice rwandaise accuse la France d’être complice du génocide de 1994.
Aujourd’hui, Paris et Kigali essaient de vider leur querelle judiciaire.
Avec le régime du président ivoirien Laurent Gbagbo, les choses sont plus
compliquées, sans doute à cause de la force des liens entre Français et
Ivoiriens via l’UMP, le PS, le FPI, le PDCI et le RDR. Tout va dépendre de
la future présidentielle et des conditions de sa transparence. En privé,
Nicolas Sarkozy s’impatiente des lenteurs du processus électoral et les
attribue au camp Gbagbo qui aurait peur de perdre. Mais en public, il se
garde de toute critique à l’égard du régime ivoirien. Des relations
pragmatiques En fait, l’une des différences entre Jacques Chirac et
Nicolas Sarkozy est que le premier refusait de prendre au téléphone les
chefs d’État africains qui lui étaient ouvertement hostiles. Mieux, il ne
cachait pas son antipathie à l’égard de certains, comme l’Ivoirien Laurent
Gbagbo. Le second est plus « rond ». Cinquante après, la France commence
enfin à « dépassionner » ses relations avec l’Afrique et à traiter de la
même façon toutes ses anciennes colonies, celles qui restent amies comme
celles qui ont « coupé le cordon ». Finie l’époque de Sékou Touré, où
Charles de Gaulle voulait « punir » la Guinée d’avoir dit non à la France.
Moins de pathos, plus de pragmatisme. De ce point de vue, la France a tiré
quelques leçons des émeutes anti-françaises d’Abidjan en novembre 2004.
L’avenir de la Côte d’Ivoire ne se décide plus à Marcoussis en France,
sous la houlette de Jacques Chirac, mais en Afrique, sous celle du chef de
l’État burkinabé Blaise Compaoré. Et aujourd’hui, les « patriotes »
proches de Laurent Gbagbo ont de plus en plus de mal à mobiliser les
foules d’Abidjan contre la « France coloniale ». Cinquante ans après, la
relation franco-africaine se normalise lentement.
Que reste-t-il de la Françafrique en 2010 ? D’abord du business. Paris
accorde la priorité aux pays africains qui lui vendent du pétrole (Angola,
Nigeria, etc.) ou de l’uranium (Niger), et à ceux qui peuvent lui acheter
de la haute technologie (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Afrique du Sud).
D’où l’extrême prudence de Nicolas Sarkozy sur le dossier du Niger. L’an
dernier, quand Mamadou Tandja a tordu le cou à la constitution de son pays
pour essayer de se maintenir au pouvoir, la France n’a rien dit ou presque.
Et jusqu’à preuve du contraire, Paris n’a trempé d’aucune manière dans le
coup d’Etat qui a renversé Tandja en février dernier. Mieux, pendant les
premières heures du putsch, Paris n’y a pas cru. Il a fallu que la radio
nationale diffuse de la musique militaire pour que les Français ouvrent
les yeux... Mais surtout, de la Françafrique, il reste une alliance
d’intérêts bien compris. Côté français, le système D’où l’extrême prudence
de Nicolas Sarkozy à l’égard de Mamadou Tandja, l’homme qui vient de
tordre le cou à la Constitution du Niger pour se maintenir au pouvoir
jusqu’en 2012. Mais surtout, de la Françafrique, il reste une alliance
d’intérêts bien compris. Côté français, la Françafrique a longtemps été
une tirelire, une « France à fric ».
En 2002, lors du procès Elf, Loïc Le Floch-Prigent s’est mis à table :
« On va appeler un chat un chat. L’argent d’Elf part en Afrique et revient
en France ». Et en juin dernier, à l’occasion des obsèques d’Omar Bongo,
l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing a révélé sur la radio
Europe 1 un drôle d’échange téléphonique lors de la campagne
présidentielle de 1981 : « J’ai appelé Bongo et je lui ai dit : « Vous
soutenez actuellement la campagne de mon concurrent [Jacques Chirac]».
Alors il y a eu un temps mort, et il m’a dit « Ah, vous le savez ? », ce
qui était merveilleux. À partir de ce moment-là, j’ai rompu mes relations
personnelles avec lui ». Difficile de croire que ces pratiques ont
totalement disparu en 2010…
Côté français, les décideurs de gauche comme de droite continuent de
nourrir l’ambition d’une « plus grande France ». Une France qui se
projette dans le monde grâce à quatre multiplicateurs de puissance :
l’arme atomique (fabriquée avec un combustible en provenance... du Niger),
le siège permanent au Conseil de sécurité, l’Europe et l’Afrique. En 2003,
lors de son bras de fer avec l’Américain George Bush sur l’Irak, Jacques
Chirac a usé ouvertement de trois de ces instruments de puissance – les
trois derniers. L’Afrique est donc une pièce maîtresse de ce dispositif.
Jean-Pierre Dozon l’appelle même « l’État franco-africain » : « Le plus
fort tour de passe-passe de la Ve République, grâce auquel l’État français
parvint à se métamorphoser en grande puissance, consista à se démultiplier
en autant d’États voués à soutenir sa politique étrangère ». La
Françafrique, « État simultanément un et multiple ». La Françafrique, «
individualité historique », dit encore Dozon en empruntant la formule à
Max Weber.
Côté africain, la Françafrique est perçue par plusieurs chefs dÉtat
comme une assurance-vie. Elle est la garantie d’un soutien financier (l’APD
– Aide publique au développement, l’entregent de Paris auprès du FMI et de
la Banque mondiale) et monétaire (le franc CFA adossé au Trésor français
et à l’euro) à des économies défaillantes. Surtout elle pérennise des
régimes très peu démocratiques mais fidèles à la France.
L’arrivée de Nicolas Sarkozy a-t-elle changé la donne ? « Non », répond
Achille Mbembé. « Le cartel des satrapes – d’Omar Bongo, Paul Biya et
Sassou Nguesso à Idriss Déby, Eyadema fils et les autres – se félicite de
ce qui apparaît clairement comme le choix de la continuité dans la gestion
de la Françafrique – ce système de corruption réciproque qui, depuis la
fin de l’occupation coloniale, lie la France à ses affidés africains »,
écrivait l’historien camerounais dès le 1er août 2007 dans les colonnes du
journal Le Messager de Douala. Depuis, Ali Bongo a succédé à son père et
le Sénégalais Karim Wade semble se préparer lui aussi à briguer la
succession de son père lors de la présidentielle de 2012. En fait, dans
l’esprit de plusieurs chefs d’État africains, la Françafrique reste un
instrument irremplaçable de conservation du pouvoir : une garantie contre
l’alternance démocratique, un gage de présidence à vie, voire une promesse
de transmission héréditaire du pouvoir. La force de ces régimes est de
parvenir à faire croire à la France qu’ils sont ses seuls alliés
indéfectibles, à l’exclusion de leurs adversaires politiques (opposants ou
rebelles).
La faiblesse de la France, c’est de croire que c’est vrai, plus par
commodité que par naïveté. « On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous
rendent de grands services », dit le secrétaire général de l’Élysée,
Claude Guéant. On est loin du discours de Barack Obama à Accra le 11 août
dernier : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais de fortes
institutions ». La Françafrique ou l’Afrique « utilitaire ». Pour la
France, il y a un vrai risque de décrochage avec la jeunesse africaine.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
HOMMAGE DE L'ONU AUX CASQUES BLEUS.
28 mai 2010 – « Cette année la Journée internationale des Casques
bleus est sombre », a indiqué le Secrétaire général, Ban Ki-moon, dans un
hommage adressé au personnel des opérations de maintien de la paix. En
2009, 121 Casques bleus sont morts en service. Le tremblement de terre en
Haïti, au début de l'année 2010, en a également tué 96. « En cette Journée
internationale des Casques bleus de l'ONU, nous honorons les sacrifices de
ces hommes et ces femmes qui ont perdu leurs vies pendant qu'ils servaient
le drapeau des Nations Unies », a déclaré Ban Ki-moon. « Avec 96 Casques
bleus décédés, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti
(MINUSTAH a été la plus grande perte humaine de l'histoire de l'ONU »,
a-t-il déploré, avant d'ajouter que cette épreuve avait aussi démontré
leur efficacité. « Ils ont su mettre leurs traumatismes de côté rapidement,
se remettre vite au travail pour aider la population », a encore le
Secrétaire général. Le 12 janvier, le tremblement de terre en Haïti a
provoqué l'effondrement du siège de la MINUSTAH. Au total, 29 États
Membres de l'ONU ont déploré des pertes militaires ou civiles dans les
contingents mis à la disposition de la l'organisation. Le Brésil, qui a
joué un rôle central dans la mission depuis sa création en 2004, a perdu
20 de ses ressortissants, le chiffre le plus important pour un pays ayant
envoyé des soldats ou des forces de police pour servir sous la bannière
onusienne. En 2009, les Casques bleus ont également dû faire face à des
situations particulièrement délicates, notamment en Afghanistan et au
Darfour où ils ont été au cœur de zones de combats et d'affrontements très
meurtriers. A l'heure actuelle, plus de 124.000 Casques bleus, dont
100.000 militaires et policiers, provenant de 115 pays, sont déployés dans
16 opérations sur quatre continents de la planète. Ils assurent la
sécurité des populations civiles, encadrent les processus électoraux,
rapatrient des refugiés et des déplacés, protègent des convois
humanitaires ou participent à la promotion de la paix et à la
réconciliation dans le monde. Au cours des dernières années, le rôle
traditionnel des Casques bleus, qui consistait principalement à maintenir
la paix en surveillant les accords de cessez-le-feu et les frontières
entre États souverains, a considérablement évolué. Ils sont aujourd'hui
davantage impliqués dans des opérations liées à des conflits internes et
disposent de mandat politique qui élargit leur champ d'action. Ils sont
aussi engager dans la promotion du dialogue et la réconciliation, la
protection les civils, l'aide au désarmement, à la démobilisation et à la
réintégration de combattants, l'appui à l'organisation d'élections, à la
défense et la promotion des droits de l'homme et à la restauration de
l'état de droit. Vendredi 28 mai, à l'occasion de cette « Journée
internationale des Casque bleus », des commémorations sont organisées au
siège des Nations Unies, à New York, ainsi que dans de nombreux bureaux de
l'ONU dans le monde. Les 121 Casques bleus qui ont perdu la vie en 2009,
au service des Nations Unies, recevront vendredi à titre posthume la
médaille « Dag Hammarskjöld », du nom du 2e Secrétaire général de
l'histoire de l'ONU. Lors de la cérémonie qui s'est déroulée au siège de
l'ONU, à New York, vendredi dans la matinée, la Vice-secrétaire générale,
Asha-Rose Migiro, a déposé une couronne de fleurs en hommage aux Casques
bleus décédés. « Au cours de mes missions, j'ai vu le meilleur des Nations
Unies sur le terrain. Rien ne m'a plus impressionné que le courage des
Casques bleus », a-t-elle déclaré. « Vous êtes les gardiens de la promesse
de l'ONU : notre union pour maintenir la paix et la sécurité
internationales ». La Journée internationale des Casques bleus des Nations
Unies à été instaurée par l'Assemblée générale en 2002, pour rendre
hommage à tous les hommes et femmes au service de l'ONU et de ses valeurs.
La date du 29 mai a été choisie en l'honneur de la première mission de
maintien de la paix menée en 1948 par l'Organisme des Nations Unies chargé
de la surveillance de la trêve (UNTSO) en Palestine.
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NOUVELLES D'HAITI
C'EST MON DERNIER 18 MAI COMME PRESIDENT A DECLARE LE PRESIDENT
PREVAL
« C’est mon dernier 18 mai avec vous comme président », a lancé le
président de la république René Préval à l’adresse des Archelois lors de
la Fête du drapeau ce mardi à l’Arcahaie. René Préval, lors de son
discours ce mardi sur la Place du drapeau, a annoncé qu’il s’agissait de
« son dernier 18 mai » comme président d’Haïti. Le président a fait ces
déclarations devant des centaines de sympathisants qui l’acclamaient à
l’Arcahaie. Située dans le département de l’Ouest, la ville de
l’Arcahaie est célèbre pour avoir accueilli le 18 mai 1803 le congrès de
l'Arcahaie qui donna lieu a la création du drapeau national haïtien par
le père de la patrie, Jean-Jacques Dessalines, en arrachant le blanc du
drapeau français et fit coudre le bleu et le rouge par Catherine Flon
pour symboliser l'union des noirs et de mulâtres. Poursuivant son
discours, le président Préval a lancé un appel a l’endroit de tous ceux
qui ont la responsabilité de réaliser des élections de faire tout leur
possible pour que le 7 février 2011 un autre président soit installé à
la tête du pays. « Un président que le peuple choisira dans de bonnes
élections. Alors je m’en irai tranquillement », a jouté M. Préval qui a
remercié la population de la Cité du drapeau de son habituel bon accueil
à son endroit. « Je m’en vais », a-t-il lancé à la fin de son
allocution. A rappeler que de depuis le 1er mai dernier, différentes
manifestations de rue se tiennent à travers Port-au-Prince et les villes
de province pour notamment contester le décret sur la prolongation de la
loi d’urgence et dénoncer le fait que le président veuille se maintenir
au pouvoir au-delà du 7 février 2011, date à laquelle il doit passer la
main à son successeur élu. Des manifestations ont encore eu lieu le 17
mai à Port-au-Prince et à Miragoâne, et le 18 au Cap-Haitien.
DES MILLIERS ONT PRIS PART A LA MANFESTATION ANTI-GOUVERNEMENTALE.
Plusieurs milliers de personnes ont pris part ce lundi à Port-au-Prince
à une nouvelle manifestation anti- gouvernementale, au cours de laquelle,
une personne a été blessée par balle. Les groupes de manifestants qui
provenaient d'endroits différents se sont rencontrés dans les parages du
Palais National où un important dispositif de sécurité avait été mis en
place très tôt dans la matinée en prévision à ce mouvement. Les
protestataires ont forcé des barrages installés par les membres d'une
unité spécialisée de la Police Nationale. Ils scandaient des slogans
hostiles au Chef de l'État. Tous les participants n'avaient pas les
mêmes revendications. Si certains manifestants pro-Lavalas exigeaient le
retour de leur leader, Jean Bertrand Aristide, d'autres réclamaient
purement et simplement le départ du président Préval, qui selon eux est
en train de violer la constitution de 1987. Cette manifestation a été
organisée par plusieurs organisations politiques dont Lavalas et le
PNDPH. Elle fait suite aux mobiclisations qui ont eu lieu le week-end
écoulé, notamment au Cap Haïtien dans le Nord ou à Jacmel dans le
sud-est.
DECES DE L'EX-MINISTRE DE L'EDUCATION BIEN-AIME. DES ETUDIANTS EN
TRISTESSE.
L'ex-ministre de l'éducation nationale Gabriel Bien Aimé est décédé
le samedi 15 mai 2010 dans un centre hospitalier de la capitale
haïtienne. M. Bien Aimé qui était jusqu'à cette date membre du
directoire de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL), a succombé à une
crise d'hypertension artérielle. ospitalisé depuis une semaine en raison
des complications de sa maladie, M. Bien Aimé a rendu l'âme avant d'être
transporté vers un hôpital à l'étranger. Ex-pretre engagé dans les
années 1990, M. Bien Aimé avait joué un rôle important dans la
communauté " Ti Legliz " de Saint Gérard aux coté de Jean Mary Vincent
et Ti Jean. Partisan de la théologie de libération M. Bien Aimé aurait
envisagé de briguer la présidence lors des prochaines joutes. Sa
dernière intervention publique remonte au 18 avril 2010 dans la Grand
Anse. Il avait dénoncé la loi d'urgence qui selon lui comporte des
effets pervers puisqu'elle restreigne les libertés fondamentales. Le
départ de M. Bien Aimé attriste des responsables de syndicats
d'enseignants et ses camarades de l'OPL qui ont en mémoire son action au
sein du ministère de l'éducation nationale. Entre juin 2006 et septembre
2008, M. Bien Aimé avait occupé la fonction de ministre de l'éducation
au sein du gouvernement d'ouverture de Jacques Edouard Alexis. Quelques
mois après son départ du gouvernement son action a été critiquée par les
autorités y compris le chef de l'Etat. Plus de 2 000 personnes avaient
été intégrées dans le système éducatif sans lettre de nomination. A
l'époque les dirigeants de l'OPL avaient dénoncé les critiques contre M.
Bien Aimé qui selon eux visaient à ternir l'image du parti avant les
sénatoriales. Aujourd'hui encore l'ex-sénateur Andrice Riché soutient
que M. Bien Aimé avait déployé des efforts pour améliorer le système
éducatif. Cet avis est partagé par les dirigeants des syndicats, GYEL,
Leonel Pierre et CONEH, Paul Saint Preux. M. Pierre croit que
l'ex-ministre de l'éducation avait fait montre de détermination pour
faire bouger le système éducatif. On notera que les responsables du
ministère de l'éducation ont exprimé leur tristesse en raison du décès
de M. Bien Aimé.
MOUVEMENT ANTI-PREVAL APPUYE PAR MADAME MANIGAT.
La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux
Progressistes, (RDNP), Myrlande Hyppolite Manigat dit supporter le
mouvement orchestré depuis quelques semaines, contre le pouvoir en
place. Cependant, la constitutionaliste ne demande pas le départ
anticipé du Président Préval. Intervenant à la rubrique le point sur le
100, la secrétaire générale du RDNP, estime que la mobilisation anti-Préval
est justifiée compte tenu des violations de la constitution perpétrées
par le régime en place. « Je ne réclame pas son départ, je dis que son
départ serait une bonne chose », précise madame Manigat de la Plateforme
des patriotes haïtiens (PLAPH). Tout en présentant son soutien au
mouvement populaire, elle croit que le départ du Chef de l'État, est
inéluctable et que ce sera une bonne chose pour le pays. Selon, madame
Manigat, cette mobilisation, qui prend de l'ampleur, doit être prise au
sérieux parce qu'elle permet à une frange de la population qui ne
s'implique pas habituellement dans la politique de s'exprimer concernant
le départ du président. Depuis plusieurs semaines, les manifestations
anti-gouvernementales se multiplient au pays, notamment en province. Les
manifestants réclament le départ du Président de la République qui selon
eux ne respecte pas la constitution de 1987.
NOUVELLES INTERNATIONALES
25e sommet Afrique-France: débat tendu sur la gouvernance mondiale
NICE (AFP) - 31.05.2010 09:30 La place de l'Afrique dans la gouvernance
mondiale est l'un des grands thèmes qui devaient être discutés, à partir
de lundi après-midi par le président Nicolas Sarkozy et 38 chefs d'Etat
ou de gouvernement africains.
Jacob Zuma et Abdelaziz Bouteflik le 25 mai 2010 à Alger La place de
l'Afrique dans la gouvernance mondiale est l'un des grands thèmes qui
devaient être discutés, à partir de lundi après-midi par le président
Nicolas Sarkozy et 38 chefs d'Etat ou de gouvernement africains.
AFP/Archives - Fayez Nureldine Le président du Congo-Brazzaville, Denis
Sassou Nguesso, le 27 mai 2010 à Oslo Les dirigeants africains faisaient
pression, lundi à l'ouverture d'un 25e sommet Afrique-France à Nice, pour
obtenir le soutien de Paris à un accroissement de leur influence dans les
grandes enceintes internationales, Conseil de sécurité de l'ONU en tête.
AFP/Archives - Hakon Mosvold LarsenLes dirigeants africains faisaient
pression, lundi à l'ouverture d'un 25e sommet Afrique-France à Nice, pour
obtenir le soutien de Paris à un accroissement de leur influence dans les
grandes enceintes internationales, Conseil de sécurité de l'ONU en tête.
Au sein de ce Conseil, l'Afrique ne peut continuer à être la "cinquième
roue de la charrette", a souligné lundi le président du Congo-Brazzaville,
Denis Sassou Nguesso. "Le Conseil de sécurité ne peut rester sans
l'Afrique, tel qu'il a été décidé après la Seconde guerre mondiale", a-t-il
ajouté sur France Info.
Le sujet suscite des discussions "agitées", avait reconnu dans la nuit
le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, après une réunion de
plus de six heures avec ses homologues africains. "On n'a pas trouvé de
solution. On a trouvé la manière de commencer à se donner les moyens
d'être plus réaliste", a-t-il expliqué à l'AFP et à la radio RFI.
La place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale est l'un des grands
thèmes qui devaient être discutés, à partir de lundi après-midi par le
président Nicolas Sarkozy et 38 chefs d'Etat ou de gouvernement africains.
Selon plusieurs diplomates africains, la discussion a été "houleuse"
dans la nuit, parfois "très dure". "La discussion a très mal démarré.
Certains ont mis en cause la légitimité de la France à lancer ce débat",
selon un diplomate gabonais.
L'Afrique, qui représente 27% des Etats membres des Nations unies, ne
dispose que de trois sièges de membres non permanents au Conseil de
sécurité, dont une réforme pour prendre en compte les nouveaux équilibres
mondiaux est bloquée depuis des années. Ce Conseil est actuellement
composé de cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine,
Grande-Bretagne, France), puissances nucléaires dotées d'un droit de veto,
et de dix membres non permanents.
En 2005, les pays africains ont adopté une position commune sur cette
réforme: ils réclament deux sièges permanents avec droit de veto et au
moins deux sièges non permanents supplémentaires. A Nice, ils défendent
cette position tandis que la France plaide pour un élargissement
progressif, commençant par un siège permanent.
Dans le débat, les Tanzaniens et les Sud-africains étaient "les plus
virulents", selon un diplomate africain.
Les chefs d'Etat, dont le sommet commence à 13H15 après un déjeuner
entre Nicolas Sarkozy et son homologue sud-africain Jacob Zuma, devaient
se saisir du sujet dans l'après-midi. Au cours de leur réunion qui
s'achèvera mardi en milieu de journée, ils aborderont aussi les problèmes
de terrorisme et de trafic de drogue, et les enjeux climatiques.
Dimanche soir, à ce sujet, "les Africains ont souligné l'assymétrie des
profils: entre l'Occident pollueur et l'Afrique polluée à qui on demande
en plus des efforts", a résumé un diplomate gabonais.
Parmi les chefs d'Etat présents au Palais de l'Acropolis de Nice,
quadrillé par les forces de l'ordre, figurent le président égyptien Hosni
Moubarak, co-président du sommet, et l'Algérien Abdelaziz Bouteflika, aux
relations difficiles avec la France.
Seuls deux des 53 pays africains sont absents: le Zimbabwe, dont le
président Robert Mugabe est en disgrâce internationale, et Madagascar, en
pleine crise politique.
Ce 25e sommet, présenté comme celui du "renouveau", s'ouvre pour la
première fois à des acteurs non-étatiques: parallèlement aux discussions
politiques, se tiendront lundi cinq ateliers regroupant des représentants
de 150 entreprises africaines et 80 françaises.
UE ET 6 PAYS DE L'AMERIQUE CENTRALE DANS UN ACCORD DE LIBRE
ECHANGE.|
L'Union européenne et les six pays d'Amérique centrale ont annoncé mardi
18 mai 2010 la conclusion d'un accord de libre-échange, après trois ans
de négociations. Des accords de commerce multilatéraux ont aussi été
conclus mardi entre l'UE et la Colombie, ainsi que le Pérou, dans le
cadre du sixième sommet UE/Amérique latine/Caraïbes. Ce sommet c’est une
rencontre choc entre deux régions du monde dont les trajectoires
économiques divergent. D’un coté, il y a l’Europe qui croule sous le
poids de sa dette, obligée de prendre des mesures d’austérité au risque
de mettre en péril une croissance fragile. De l’autre, il y a une
Amérique latine en pleine essor peu sensible à la crise et qui devrait
enregistrer cette année une croissance moyenne de 4%. Pour José Louis
Zapatero, le chef du gouvernement espagnol, fervent défenseur d’une
présence européenne accrue en Amérique latine, seule l’union des efforts
permettra aux deux partenaires d’aller de l’avant. Et en tant qu’hôte de
ce sommet, José Luis Zapatero peut, d’ores et déjà, revendiquer
plusieurs succès. Contre l’avis d’une dizaine de pays, au premier rang
desquels la France, qui cherche par tous les moyens à protéger son
agriculture, il est parvenu à relancer les négociations commerciales
avec le Mercosur, ce bloc de pays qui regroupent des poids lourds, comme
le Brésil ou l’Argentine. Certes, l’accord est loin d’être signé, mais
avec cette reprise de pourparlers rompus il y a six ans, les deux
partenaires rejettent, en quelque sorte, toute forme de protectionnisme.
L’ouverture commerciale est la meilleure réponse à la crise économique,
n’a cessé de plaider José Luis Zapatèro. Autre succès à l’actif du chef
du gouvernement espagnol : la conclusion d’un accord de libre-échange
entre l’Union européenne et les six pays d’Amérique centrale - Costa
Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama. Un sommet marqué
par des rencontres bilatérales La rencontre la plus emblématique est
celle du président français Nicolas Sarkozy avec le président brésilien
Lula da Silva. Les deux hommes ont longuement évoqué le dossier du
nucléaire iranien et l’accord arraché lundi 17 mai 2010 par le président
brésilien au régime de Téhéran. Un accord qualifié de « positif » par
Nicolas Sarkozy, qui se dit prêt à discuter sans a priori des
engagements pris par l’Iran. Autre sujet abordé par les deux chefs
d’État : le dossier du Rafale. Une source de la présidence française a
affirmé que Paris était plutôt confiant dans le fait que le Brésil
confirmera prochainement le choix de l’avion de combat français pour son
armée de l’air. Mais l’entourage du président Lula a toutefois refusé de
confirmer que les deux hommes aient bien évoqué ce sujet.
CAMEROUN. CONFERENCE SUR LES INDEPENDANCES AFRICAINES.
En cette année de commémoration du cinquantenaire des indépendances
africaines, c’est l'occasion d’évoquer les nouveaux défis auxquels
l’Afrique est confrontée. C’est l’objectif de la grande conférence
internationale « Africa 21 » qui a été inaugurée ce mardi matin par le
président Paul Biya en présence de plusieurs chefs d’Etat du continent.
Lors de son allocution, le président camerounais a notamment plaidé pour
l’attribution d’au moins un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de
sécurité de l’ONU. Parmi les défis qui vont être évoqués ces deux jours
à Yaoundé : comment l’Afrique peut-elle tirer meilleur parti de ses
atouts, quelles sont les conditions de son développement ou, encore,
comment peut-elle renforcer sa place sur la scène internationale. Ce
sont des questions complexes, auxquelles évidemment il ne sera pas
possible de répondre de façon exhaustive en deux jours. Mais c’est
pourtant la seule fois cette année – où l’on célèbre le cinquantième
anniversaire des indépendances – que ces questions sont débattues à un
tel niveau sur le continent africain. Pour aborder ces nombreuses
thématiques, plus de 40 personnalités prestigieuses ont fait le
déplacement à Yaoundé. Parmi lesquels on remarque le Burkinabé Blaise
Compaoré et le Gabonais Ali Bongo. Il y a aussi des chefs de
gouvernement, des ministres et des patrons de grosses entreprises, ainsi
que Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine et les
anciens Premiers ministres français Michel Rocard et Alain Juppé. La
France est représentée par son secrétaire d’Etat à la Coopération Alain
Joyandet. Le président Paul Biya a donné le coup d’envoi de la
conférence dans une intervention au cours de laquelle le chef d’Etat
camerounais a tenu à rappeler que si les défis à relever étaient
nombreux, l’Afrique possède, quand même, ses propres solutions et qu’en
50 ans d’indépendance les pays du continent ont déjà fait beaucoup de
chemin, même s’il en reste encore à parcourir. Et puis, en marge de ces
conférences, il faut noter que le Cameroun est en fête depuis la semaine
dernière. Même si l’indépendance est datée du 1er janvier 1960, c’est
maintenant qu’elle est commémorée, avec un temps fort après demain,
jeudi 20 mai, jour de la Fête nationale. Pour mémoire, c’est en 1972 que
le Cameroun est devenu un Etat unitaire qui regroupe maintenant
francophones et anglophones.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
A GAZA ET EN CISJORDANIE PROCESSUS DE PAIX DANS UNE ACTION
CONCRETE.
A Ramallah, en Cisjordanie, le mur séparant Israéliens et
Palestiniens. 18 mai 2010 – Le Coordonnateur spécial pour le processus
de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a encouragé mardi les Israéliens
et les Palestiniens à réaliser des avancées dans leurs pourparlers de
proximité, qui ont été lancés début mai sous médiation américaine, et a
jugé que des mesures positives sur le terrain, à Gaza et en Cisjordanie,
étaient cruciales pour le processus de paix. Les dirigeants palestiniens
et israéliens « ont montré du courage politique en entrant dans ces
négociations. Ce courage fera à nouveau l'objet d'un test à la table de
négociations, initialement sous forme de pourparlers de proximité, avec
pour perspective d'évoluer vers des pourparlers directs dès que possible
», a dit M. Serry, dans un exposé sur la situation au Moyen-Orient
devant le Conseil de sécurité. Il a rappelé que les Nations Unies
continueraient à jouer pleinement leur rôle dans ces efforts pour faire
avancer le processus de paix au Moyen-Orient. « Il faut se rendre compte
que nous n'avons pas de temps à perdre. Il y a de la méfiance et du
scepticisme chez les populations des deux côtés. Leurs dirigeants sont
confrontés à de multiples défis politiques. Et il y a des éléments
puissants qui chercheront à faire dérailler les progrès », a-t-il ajouté.
« Les négociations doivent répondre aux questions de fond et ne peuvent
pas stagner. De même, le processus doit être soutenu par des mesures
positives sur le terrain, y compris à Gaza et à Jérusalem, et par un
renforcement de la construction d'un Etat palestinien ». Concernant
Gaza, il a suggéré qu'il fallait intervenir dans le domaine de l'eau et
de l'assainissement. « La nappe phréatique sous Gaza est en train de
s'effondrer et elle devrait être complètement inutilisable d'ici deux
ans », a-t-il souligné. « La salinité de l'eau disponible réduit la
productivité agricole, tandis que les eaux usées continuent d'être
déversées dans la mer à des niveaux alarmants ». Deuxièmement, a
expliqué M. Serry, l'Office de secours et de travaux des Nations Unies
pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a besoin de
construire 100 écoles à Gaza, en commençant immédiatement par en bâtir
au moins 15, pour répondre à l'augmentation du nombre d'élèves. Le
Coordonnateur spécial a souligné également les besoins en matière de
construction dans le domaine de la santé, ainsi qu'en matière
d'équipements. Selon lui, il est nécessaire de laisser entrer dans les
jours à venir tous les matériaux nécessaires pour assurer la maintenance
de la centrale électrique et permettre ainsi de réduire le nombre de
coupures d'électricité à travers la bande de Gaza. Enfin, Robert Serry a
jugé nécessaire une augmentation significative du trafic commercial aux
points d'entrée de Gaza. « Actuellement, le commerce illégal florissant
à travers des tunnels permet aux trafiquants et aux activistes de
contrôler le commerce », a-t-il dit. S'agissant de Jérusalem-Est, le
Coordonnateur spécial a noté qu'aucun ordre de démolition de maisons
palestiniennes n'avait été exécuté ces dernières semaines, malgré des
déclarations officielles israéliennes menaçant de nouvelles démolitions.
Aucune nouvelle colonie israélienne n'a été approuvée ou soumise à
Jérusalem-Est, a-t-il également relevé. Quant à la Cisjordanie, il s'est
inquiété de l'augmentation de la violence chez les colons israéliens,
rappelant que deux mosquées avaient été attaquées, dont l'une victime
d'un incendie criminel, par des assaillants non identifiés le 4 mai dans
un village entre Naplouse et Ramallah. « Les autorités israéliennes ont
condamné ces incidents et ont ordonné des enquêtes, mais personne n'a
encore été poursuivi », a-t-il souligné. M. Serry a appelé Israël à
faire plus pour combattre la violence contre les colons extrémistes.Par
ailleurs, le Coordonateur spécial a encouragé l'Autorité palestinienne à
intensifier ses efforts en matière de sécurité notamment la saisie
d'armes et de munitions. Il a également appelé à la libération du soldat
israélien Gilad Shalit détenu depuis 47 mois.
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NOUVELLES D'HAITI
JEAN JOSEPH EXUME, ANCIEN MINISTRE DE LA JUSTICE AU PARQUET POUR
USAGE DE FAUX.
L'ancien ministre de la Justice sous le gouvernement de Michèle
Pierre-Louis, Jean Joseph Exumé qui dirige un cabinet d'avocats, a éte
auditionné ce vendredi au Parquet de Port-au-Prince pour "usage de faux".
L'affaire a commencé avant sa 2ème accession au poste de ministre en
septembre 2008, mais a abouti, alors qu'il etait garde des sceaux, par
l'obtention en cassation par son cabinet, d'un procès au cours duquel des
documents scellés avec de faux sceaux de la Direction génerale des impôts
de kenskoff, auraient été utilisés. Ledit procès avait opposé Télé Haïti à
un autre parti. Le commisaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Joseph
Manès Louis qui a auditionné l'ancien ministre, a fait savoir que le
Parquet cherche à savoir qui a fabriqué ces faux sceaux utilisés par le
cabinet de Me Exumé, a dit le magistrat, faisant savoir que le dossier
sera transféré au cabinet d'instruction. Il a fait savoir que l'action
publique sera mise en mouvement et que Me Exumé, même s'il reste en
liberté, devra être disponible pour repondre à toutes les questions de la
justice pouvant aider à faire la lumière sur cette troublante affaire.
Joseph Manès Louis a souligné que le crime de faux est une menace à
l'ordre public. A sa sortie du parquet, Me Exumé s'est déclaré innocent et
s'est dit en faveur de la pousuite de l'enquête initiée par le Parquet
pour que toute la lumière puisse être faite sur le dossier, l'usage de
faux étant un crime, a-t-il reconnu. Il a également affirme avoir aidé le
commissaire du gouvernement à se faire une idée plus réelle de la
situation. Me Jean Joseph Exumé etait accompagné du bâtonnier de l'ordre
des avocats de Port-au-prince, Gervais Charles, au cours de son audition
au Parquet. Le bâtonnier s’est montré satisfait des discussions entre
l’ex-ministre de la justice et le commissaire du gouvernement.
UNICEF SATISFAIT DU PROGRAMME D'URGENCE AUX ENFANTS DES CAMPS
D'HEBERGEMENT.
Le programme d’urgence élaboré et exécuté par le Comité Olympique
Haïtien (COH) avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (NICEF)
a déjà réalisé une bonne partie de ses objectifs un mois après son
lancement le 5 avril dernier. Selon le coordonateur de projet pour le
programme d’urgence, Jean Max Sait Philippe, 11.340 enfants participent
régulièrement aux activités physiques et sportives dans 17 grandes zones
réparties sur 4 des 5 communes particulièrement touchées par le séisme du
12 janvier. Ces enfants qui vivent dans des camps d’hébergement après le
drame du 12 janvier, s’adonnent à l’initiation ou à la pratique de
plusieurs disciplines sportives dont le Tae Kwon do, le judo, le
mini-tennis, le basketball, volleyball, les jeux de dames et l’athlétisme
entre autres. Ils sont accompagnés par des moniteurs issus des fédérations
et associations dont les disciplines sportives ont été retenues dans le
programme d’urgence. La coordonatrice des activités communautaires de
l’UNICEF en Haïti, Virginia Perez, qui a visité mercredi des sites de la
zone métropolitaine où les enfants participent à ce programme, s’est
déclaréetrès satisfaite du bon déroulement du programme d’urgence. Elle
rappelle que les enfants, particulièrement éprouvés et traumatisés par le
séisme du 12 janvier, ont l’occasion de s’adonner à des activités
physiques et sportives qui leur permettent de mieux vivre l’après séisme.
Nous apprécions ce que le COH fait au profit des enfants vivant dans les
centres d’hébergement, leur permettant de jouir de leur doit à une vie
épanouie. Les activités sont réalisées dans plusieurs centres
d’hébergement de victimes du séisme du 12 janvier notamment à Caradeux, à
Carrefour, à Delmas et au Champ de mars.
ARGUMENTS DU PRESIDENT D'HAITI POUR CONVAINCRE LA PROROGATION DE SON
MANDAT
Le président haïtien René Préval a tenu à présenter des arguments pour
justifier la nécessité d'une prorogation de son mandat. Le chef de l'Etat
a assuré que sa décision est motivée par le souci d'harmoniser le temps
constitutionnel et le temps électoral. La constitution haïtienne fixe deux
échéances pour le chef de l'Etat, les 5 ans de son mandat et la fin
celui-ci, le 7 février. Au cours des 4 premières années de son mandat René
Préval avait opté pour le 7 février. Le premier mandataire de la nation
justifie sa décision de proroger son mandat jusqu'au 14 mai 2011 en raison
de la situation créée par la catastrophe du 12 janvier. Répondant aux
questions des journalistes, M. Préval a donné l'assurance qu'en aucun cas
il n'entendait aller au delà des 5 ans. Il soutient que sa démarche ne
constitue pas une violation de la constitution mais témoigne de son sens
de responsabilité. Le chef de l'Etat refuse de faire montre «
d'irresponsabilité » en abandonnant un processus électoral inachevé. Le
président Préval qui entend tout mettre en œuvre pour favoriser
l'organisation des élections avant la fin de cette années, ne veut pas se
fier aux garanties donnes par le CEP et la communauté internationale.. Il
précise qu'il laissera le fauteuil présidentiel dès qu'un nouveau
président sera élu. Dans le même temps Préval juge que son maintien au
pouvoir est préférable à l'accession d'un président provisoire. Il
soutient que la mise en place d'un gouvernement de transition causera
d'autres retards dans le calendrier électoral.
NOUVELLES INTERNATIONALES
UNION EUROPEENNE EN AIDE AUX PAYS EUROPEENS EN DIFFICULTE.
lus de huit heures de négociations intenses pour mettre au point ce
mécanisme, huit longues heures car cela tirait à hue et à dia en fonction
des intérêts particuliers des pays participants ! Les ministres se sont
finalement accordés sur cette somme «forfaitaire» de 500 milliards d’euros.
Un montant proposé par Berlin avec l’aval de Paris semble-t-il. Ce montant
est composé de 60 milliards d’euros que la Commission européenne aurait à
sa disposition, plus 440 milliards d’euros de prêts et garanties des pays
de l'UE, qui seraient placés dans une société de droit particulier. La
Banque centrale européenne a annoncé pour sa part qu’elle prendrait des «mesures
significatives» pour défendre la monnaie unique. Le FMI n’entend pas être
en reste et apportera également sa contribution. Dominique Strauss-Kahn a
déclaré que le Fonds était prêt à soutenir des programmes d'aides
européens à leur demande et que les dispositions du plan étaient des «mesures
fortes qui contribueront à la stabilité économique et financière globale».
Selon la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado, dont le pays
assure la présidence tournante de l'UE, la contribution du FMI pourrait
s'élever à 220 milliards d'euros. Il reste à déterminer comment ce
mécanisme va être mis en place concrètement et comment cette somme va
pouvoir être débloquée. Selon le commissaire européen aux Finances Olli
Rehn, il est peu problable que ce mécanisme soit utilisé un jour parce
qu’il est suffisamment solide pour rassurer les marchés. Il s’agirait donc
d’un outil que les Européens espéreraient en quelque sorte ne pas devoir
utiliser. La bourse de Tokya a déjà réagi favorablement à l’annonce de cet
accord puisque l'euro est reparti à la hausse ce lundi matin.
MANILLE,PHILIPPINES. ELECTIONS HISTORIQUES.
Les 50 millions d’électeurs philippins renouvellent presque tous
les postes électifs du pays depuis les maires jusqu’au président. En tout,
près de 18 000 fonctions sont à pourvoir en un jour, le 10 mai 2010. Ce
défi logistique est d’autant plus important que ce sera la première fois
que l’archipel asiatique utilisera des machines pour compter les votes et
transmettre les résultats. Ce système soulève de grands espoirs de
transparence dans un pays habitué à des tricheries massives, mais son
organisation a été semée de nombreux dysfonctionnements, et ce, jusqu’à la
dernière minute. La Commission des élections est en train de remporter la
folle course contre la montre lancée depuis une semaine, et à l’ouverture
des bureaux de vote ce 10 mai, les craintes de l’échec de l’organisation
technique des élections semblent dissipées. Lundi dernier, à huit jours
seulement du scrutin le plus important des Philippines, les premiers tests
en situation réelle des machines de comptage de vote avaient totalement
échoué : des votes n’avaient pas été enregistrés, d’autres avaient été
attribués à de mauvais candidats. La Commission des élections (Comelec) et
Smartmatic, la compagnie vénézuélienne chargée de fournir les machines,
ont dû remplacer en quelques jours les cartes de chacune des 76 000
machines, réparties dans cet archipel de plus de 7 000 îles. « Nous
pouvons sourire à nouveau : nous sommes maintenant prêts à 98% pour ces
élections historiques », assurait à la veille du scrutin José Melo, le
directeur de la Commission des élections. Les médias et organisations de
la société civile ne montraient pas, eux, une telle décontraction, dans un
pays qui est connu pour d’importants scandales de tricherie et d’achats de
voix, et où les institutions font elles-mêmes l’objet de toutes les
défiances. Lors de la dernière élection de 2004, la présidente sortante,
Gloria Arroyo, a été enregistrée en train de négocier l’achat de voix en
sa faveur avec le directeur de la Comelec. Le nouveau système, qui
enregistrera les votes de manière électronique et transmettra directement
les résultats à Manille par internet, devrait mettre fin à ces
manipulations. Ce scrutin porte plus généralement l’espoir d’un changement
profond dans cette société philippine. Gloria Arroyo termine en effet sa
présidence de neuf ans avec la cote de popularité la plus basse pour un
président depuis vingt ans. Ce long mandat a été entaché de nombreux
scandales de corruption irrésolus qui ont impliqué les membres du
gouvernement et ceux de la famille de la présidente qui a résisté à quatre
tentatives de destitution. «Pas de corruption, plus de pauvreté», affirme
l'affiche de candidature de Benigno Aquino III, favori pour la
présidentielle dans les sondages. Dans la course à la présidentielle,
c’est son opposant frontal, Benigno «Noynoy» Aquino III, qui est donné
favori, avec près de 20 points d’avance dans les sondages sur le
richissime sénateur Manny Villar. Nynoy Aquino capitalise sur l’image
d’honnêteté de sa mère, l’ancienne présidente Corazon Aquino, défunte en
août dernier et élevée au rang d'idole par le peuple philippin pour avoir
restauré la démocratie, en 1986, après la chute du dictateur Ferdinand
Marcos. Ce fils reprend ainsi dans son programme les valeurs d’intégrité
portées par sa mère : « Il manque 40 000 salles de classe dans le pays, ce
qui oblige les professeurs à faire deux sessions de cours dans la journée
et les enfants doivent se serrer à plus de cinquante par salle. Or nous
avons calculé que nous pourrions construire toutes ces classes rien
qu’avec 10% de l’argent qui est gâché dans la corruption », explique-t-il
dans sa maison familiale de Manille. Cet homme de 50 ans, à l’allure
étonnamment réservée et peu charismatique, doit encore prouver qu’il est
capable de mettre en place ces réformes : car après 12 ans passés au
Congrès, puis au Sénat, il n’a fait adopter aucune loi majeure. Ce vote
pour le changement ne sera en aucun cas une révolution : Nynoy Aquino
appartient à une grande dynastie d’aristocrates et de propriétaires
terriens, et s’il est élu, beaucoup craignent que ce clan ne pérennise le
système de corruption publique qui gangrène les Philippines et classe le
pays dans les 50 plus corrompus du monde. « Certains membres de la famille
Aquino ont déjà été accusés de corruption du temps de Corazon Aquino. Si
Nynoy est élu, ceux-ci chercheront à retrouver leurs privilèges, et cela
empêchera encore une fois l’Etat d’attribuer des fonds pour la lutte
contre la pauvreté et le chômage », analyse Benito Lim, chercheur en
Sciences politiques à l’université Ateneo de Manille. Les dynasties
politiques devraient continuer à occuper la majorité des postes locaux
après cette élection qui verra également le renouvellement de tous les
maires, députés et gouverneurs ainsi que 12 sénateurs. La présidente
sortante, elle-même fille de président, devrait être élue députée dans sa
province d’origine et pourrait ainsi siéger aux côtés de quatre autres
membres de sa famille issus du Congrès précédent. Cette élection marque
également le grand retour d’une autre dynastie : les Marcos. Imelda, la
veuve de l’ancien dictateur, âgée de 80 ans, se présente comme députée
dans la province d’Ilocos Norte, au poste occupé par son fils, Bonbong,
qui lui se présente comme sénateur à Manille, un des postes les plus
élevés du pays. Si ce dernier réussit ce pari, cela serait la première
fois qu’un membre de la famille Marcos est élu à une fonction de
représentation nationale depuis la chute du patriarche en 1986.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
DARFOUR. DEUX SOLDATS DE LA PAIX MORTS DANS UNE EMBUSCADE. ONU
INDIGNEE.
Les Nations Unies ont exprimé vendredi leur indignation au sujet
de la mort de deux soldats de la paix de la Mission de l'Union africaine
et des Nations Unies au Darfour (MINUAD) qui ont été tués lors d'une
embuscade dans cette région de l'ouest du Soudan cette fin de semaine.
Dans une déclaration à la presse lue par la Présidence du Conseil de
sécurité pour le mois de mai (Liban), les membres du Conseil ont condamné
"dans les termes les plus forts" cette embuscade. Ils ont présenté leurs
condoléances aux familles de ceux qui ont été tués et au gouvernement
d'Egypte. Ils ont encouragé le gouvernement du Soudan à s'assurer que les
auteurs de cette attaque soient traduits rapidement en justice. Les
militaires tués sont de nationalité égyptienne. Trois autres ont été
blessés quand leur convoi composé de trois véhicules et de vingt soldats
de la paix a été attaqué vendredi vers 11h30 locales par des hommes armés
non identifiés près du village de Katila, à 85 kilomètres au sud d'Edd al
Fursan, dans le Sud-Darfour, a précisé la MINUAD dans un communiqué. « Les
attaquants ont fui quand le convoi a riposté », a précisé la Mission. Les
soldats blessés ont été transportés par moyen aérien vers l'hôpital de la
MINUAD à Nyala, au Sud-Darfour. Leur état est stable. Le Représentant
spécial conjoint de l'Union africaine et des Nations Unies, Ibrahim
Gambari, a exprimé son indignation au sujet de cette « lâche attaque
contre des soldats de la paix de la MINUAD, qui sont au Darfour pour aider
à restaurer la paix et la stabilité. » « La MINUAD reste inébranlable et
résolue dans sa détermination à mener son mandat au service de la paix »,
ajoute le communiqué. La Mission « appelle le gouvernement du Soudan à
identifier, capturer et rapidement traduire en justice les auteurs de cet
acte et rappelle à toutes les parties que toute attaque contre des soldats
de la paix constitue un crime de guerre. » Cette attaque porte à 24 le
nombre d'employés de la MINUAD tués à la suite d'actes hostiles depuis que
la Mission a été établie en janvier 2008.
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NOUVELLES D'HAITI
PROJET DE LOI QUI PERMET A PREVAL DE RESTER AU POUVOIR APRES LE 7
FEVRIER 2011
Le président haïtien René Préval, qui avait longtemps
réaffirmé sa volonté de quitter le palais présidentiel le 7 février
2011, a fait deposer mercredi au parlement un projet de loi visant
l'amendement de l'article 232 de la loi électorale, ce qui lui
permettrait de rester encore en poste 3 mois après cette date. Suivant
cette proposition d’amendement, le chef de l’Etat garderait son fauteuil
présidentiel jusqu’au 14 mai 2011 (date à laquelle il a été investi,) au
cas où les élections n’auraient pas lieu comme prévu à la fin de l'année,
"par mesure de prévention". Le chef de l'Etat signifie ainsi son refus
de passer l'écharpe presidentielle à un nouveau président qui ne serait
pas constitutionel, bien que cette même écharpe lui ait été transmise le
14 mai 2006 par un président de facto, (Boniface Alexandre) issu du
renversement du président Aristide. Les sénateurs élus pour 6 ans en
2006 et en fonction jusqu’au deuxième lundi de janvier 2012, pourraient
egalement jouer les prolongations, car ils resteraient en poste jusqu’au
8 mai de la même année, si les élections ne sont pas organisées à la fin
de l'annéee. Pour ce qui est des membres des conseils et des assemblée
des collectivités territoriales qui sont élus pour 4 ans, ils resteront
en fonction jusqu’à l’installation de leurs successeurs issus des
élections programmées pur la fin de cette année. Sur la question du
dépot très tardif de ce projet de loi intervenant à 2 jours (8 mai) de
la fin du mandat des députés, des citoyens interrogés dans la rue,
l'expliquent par le fait que l'exécutif s'est rendu compte qu'aucune
election n'est possible dans le délai prévu. " La mission d'évaluation
de l'ONU ayant séjourné recemment dans le pays aurait-elle dissuadé les
autorites de les organiser dans le délai initialement fixé", s'est
interogé un ancien superviseur électoral. D'autres interviewés se sont
demandés si l'initiative de l'amendement de la loi électorale n'est pas
une réponse aux secteurs de l'opposition qui organisent des
manifestations pour réclamer le départ du chef de l'Etat et la
révocation de la loi d'urgence révisée, leur faisant comprendre qu'ils
pourraient encore attendre plus longtemps s'ils continuent de vouloir
faire barrage au gouvernement. Un premier amendement de la loi
électorale par la 48 ème legislature avait dejà permis notamment aux
députés, sénateurs élus pour 4 ans et dont le mandat avait expiré depuis
le 2ème lundi de janvier 2010, de rester en poste jusqu'à ce mois de mai.
En vertu du premier amendement, les maires et autrs élus locaux de
2006/2007 dont le mandat a pris fin en novembre 2009 restent en poste
jusqu'à la fin de l'année. Toutefois, le cas du président de la
Republique n'avait pas été pris en compte par les "amendeurs" de
l'actuelle législature, en raison du fait que le président de la
république avait toujours martelé que rien ni persone ne lui ferait
changer d'avis et qu'il s'en irait le fevrier 2011.
LE PRESIDENT PREVAL NE LAISSERA PAS LE POUVOIR LE 7 FEVRIER PROCHAIN.
Le président René Préval a mis jeudi un bémol à ses récentes promesses
de quitter le pouvoir à tout prix le 7 fevrier 2011, expliquant
aujourd'hui qu'il ne le fera qu'à condition que le processus électoral
aboutisse avant la fin de l’année. Il a fait savoir lors d'une conference
de presse au Palais national que le Conseil Electoral Provisoire analyse
les conditions devant permettre la réalisation des prochaines élections
dans ce délai, mais qu’il n’y avait aucune garantie à ce niveau. Le chef
de l'Etat a fait déposer mercredi au parlement un projet de loi portant
amendement de l'article 232 de la constitution pour lui permettre de rster
au pouvoir jusqu'à mai 2011 au cas où les élections ne se tenaient pas à
la fin de l'annéee. "Il y en a qui font semblant de ne pas comprendre ma
démarche qui n’est aucunement motivée par l'envie de garder le fauteuil
présidentiel, a indiqué le chef de l'Etat qui redit dans le même temps sa
volonté de partir le 7 février 2011. René Préval a fait en oûtre remarquer
que même s’il devrait quitter le pouvoir le 14 mai 2011, il ne serait pas
question de prolongation de son mandat de 5 ans, mandat qui rappelle-t-il,
avait commencé le 14 mai 2006, au lieu du 7 février. Pour ce qui est du
fonctionnement de Conseil Electoral Provisoire (CEP) dont le renvoi ou la
refonte est réclamée par plusieurs secteurs, René Préval affirme ne pas
comprendre leur position, étant donné que l'organisme électoral avait été
formé sur une base consensuelle.. Et ce n’est pas l’affaire Jean Enel
Désir qui lui fera changer d’avis, prévient-il. Le représentant de
l’Eglise Catholique au CEP est accuse de corruption par ses 8 autres
collègues, qui lui demandent de démissionner. Mais M. Désir a fait savoir
qu'il n'obtempeerera pas, expliquant que la démarche de ses pairs est
guidéee parde bases manoeuvres et ds intérêts de clans. Mais le chef dede
l'Etat informe que ce dossier a été acheminé au Ministère de l’Economie et
des Finances et à l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) pour les
suites nécessaires.
MINISTRE CANADIEN DES AFFAIRES ETRANGERES LAWRENCE CANNON EN
HAITI.
Au cours de la première journée de sa visite le ministre canadien
des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé une contribution
supplémentaire de 10 millions de dollars en soutien aux institutions de
justice et de sécurité. Outre l'envoi de nouveaux agents canadiens, le
montant sera utilisé pour le déploiement de véhicules de patrouille,
l'acquisition de locaux de cours temporaires et la formation des
policiers haïtiens. Le ministre Cannon a eu hier des entretiens avec le
chef de l'Etat haïtien, René Préval, le Premier ministre Jean Max
Bellerive et le chef de la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation en Haïti, Edmond Mulet. Le diplomate guatémaltèque s'est
réjouit de la contribution canadienne sur le plan sécuritaire. «
L'expertise du Canada en matière de justice et de sécurité, constitue un
atout important », explique M. Mulet. La sécurité est l'une des
priorités de la coopération canadienne. Au cours de la deuxième journée
de sa visite M. Cannon visitera la prison de Croix-des-Bouquets rénovée
après le séisme, grâce à l'appui financier du Canada. Lawrence Cannon,
effectuera également une visite à Jacmel et Léogâne deux villes
fortement touchées par le séisme du 12 janvier.
MISSION MEDICALE USA EN HAITI.
Une équipe médicale de l’armée américaine, en mission en Haïti pour
dix jours a apporté des soins médicaux de base gratuits et des conseils
sanitaires à la population des Côteaux, commune du département du Sud.
Le 94è détachement médical de l’armée américaine, basé à Dallas (Texas),
a entamé depuis le 26 avril une clinique mobile dans le sud d’Haïti
offrant des soins à plus de 300 personnes par jour. Les auscultations
s’inscrivent dans le cadre d’une médecine générale et dentaire. Mais
l’un des principaux objectifs de l’équipe est d’apprendre à la
population comment prendre soin d’elle-même et ainsi éviter certaines
maladies. « La plupart des maux dont souffrent les soignés auraient pu
être évité par exemple en bouillant l’eau qu’ils boivent », explique
Clara Moses (colonel) qui commande la mission d’une quarantaine de
médecins, d’infirmiers et de techniciens dans la commune de Coteaux,
environ 20.000 habitants. « La majorité des gens examinés ici ont des
maux d’estomac causés par des vers parasites », confirme Thony, 25 ans,
infirmier de la mission. Les médecins américains diagnostiquent aussi de
nombreux cas d’anémie à côté des courbatures, maux de têtes et
irritations des yeux dont se plaignent les patients. Marie, dans la
quarantaine, affirme ressentir de récurrents maux de têtes et d’estomac.
Elle se plaint de douleurs dans tout le corps et déclare avoir attrapé
une infection vaginale. Elle n’avait pas les moyens de payer les examens
médicaux que lui avait prescrits un médecin qu’elle avait consulté à la
fin de l’année dernière. Après les médicaments que lui ont fournis
gratuitement les militaires américains, elle se dit satisfaite. Les
militaires, eux, sont impressionnés par le nombre de « patients ». "L’affluence
est si importante qu’on est obligé de donner des rendez-vous pour un
autre jour", précise la responsable de la mission. Les vétérinaires,
membres de la mission américaine, ont également administré des vaccins
contre la maladie de New Castle aux volailles et le bétail a été
immunisé contre le charbon. « C’est une noble initiative », se réjouit
Timogène Saint-Luc, médecin vétérinaire de la côte Sud du Ministère
haïtien de l’agriculture, avec qui travaillent les Américains. Cette
mission, résultat d’une collaboration entre l’USAID, l’Ambassade
américaine, le gouvernement haïtien et les Nations Unies, est planifiée
depuis un an, révèle le Colonel Villavicencio de l’armée de l’air.
D’autres missions du même genre doivent suivre en juillet aux Gonaïves,
assure-t-il.
MONTREAL. VASTE OPERATION ANTIDROGUE DU VENDREDI 30 AVRIL.HAITIENS
IMPLIQUES.
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a lancé vendredi
après-midi une vaste opération antidrogue baptisée « Eraser », avec le
soutien de groupes d'intervention tactique de la Sûreté du Québec et de
la Gendarmerie royale du Canada (GRC). L'opération a permis
d'interpeller 30 personnes qui seraient impliquées dans la revente de
drogue dans l'est de Montréal. La police a précisé qu'elle avait
intercepté des têtes dirigeantes du réseau, des distributeurs et des
revendeurs. L'organisation aurait des liens avec les Hells Angels. La
police a aussi indiqué que 21 perquisitions ont été effectuées à
Montréal et deux dans la région de Lavaltrie. Elles ont permis de saisir
de la cocaïne et du crack. La quantité et la valeur des drogues saisies
n'ont pas été révélées. L'enquête qui a mené à l'opération Eraser a été
lancée il y a plusieurs mois à la suite de plaintes déposées par des
citoyens pour des nuisances dans le voisinage. D'autres opérations
devraient avoir lieu au cours des prochaines semaines, pour s'attaquer à
la prostitution cette fois.
VISITE EN HAITI D'UNE DELEGATION DE QUEBEC EN HAITI.
Le ministre des Relations internationales et ministre responsable de
la Francophonie, Pierre Arcand conduit une délégation québécoise qui
effectue depuis ce vendredi 30 avril une mission de solidarité économique
en Haïti qui s’achèvera le 1er mai. Vendredi, le ministre québécois s’est
entretenu avec le président haïtien René Préval. « Nous avons discuté de
la meilleure façon pour le Québec d’aider à la reconstruction d’Haïti », a
indiqué Pierre Arcand, lors d’une rencontre avec la presse au centre des
médias de Reporters sans frontières (RSF) à Port-au-Prince. Le ministre
est arrivé en Haïti accompagné d’une délégation restreinte pour évaluer la
mise en œuvre de l’aide du Québec dans le pays ravagé par le séisme. La
délégation qui accompagne M. Arcand est composée du Consul général d’Haïti
à Montréal, M. Pierre Richard Casimir, M. Emmanuel Dubourg, député de Viau
et coordonnateur du gouvernement pour Haïti, M. Gilles Bernier, vice-président
aux relations publiques pour le Groupe Canam et ancien ambassadeur du
Canada en Haïti, ainsi que de M. Marcel Proulx, directeur général de
l’ÉNAP. Lors du point de presse au centre des médias de Reporters sans
frontières, le ministre Pierre Arcand a rappelé les relations d’amitié
entre le Québec et Haïti et souligné l’action québécoise au pays après le
séisme du 12 janvier. Concernant le centre de media mis en place par
Quebecor et Reporters sans frontières, depuis le 21 janvier dernier,
Pierre Arcand a déclaré qu’il était important pour le Québec, de soutenir
la renaissance d’une presse indépendante qui pourra offrir une information
régulière et qualité. La mission de Pierre Arcand vise trois objectifs
précis. Tout d’abord, constater sur place les actions mises en oeuvre par
les organismes de coopération internationale grâce à l’aide d’urgence de 3
M$ versée par le gouvernement du Québec. Ensuite, évaluer de quelle
manière l’expertise publique québécoise peut être utile à la relance de ce
pays dévasté. Enfin, évaluer les secteurs dans lesquels les entreprises
québécoises pourront prendre part à la reconstruction.
|APPUI BUDGETAIRE DE LA BID DE 50 MILLIONS DE DOLLARS A HAITI.
La BID a approuvé une subvention de 50 millions de $ d’appui
budgétaire à Haïti. Les dirigeants du pays dévasté en réclamaient 350
millions en prévision de la réduction de moitié, due au séisme, des
recettes fiscales de l’année. Cette somme sera déboursée en une seule
tranche, lit-on dans un communiqué de la Banque interaméricaine de
développement (BID). Il aidera le gouvernement haïtien dans ses efforts
pour rétablir certaines des fonctions essentielles des principales
institutions fiscales telles que la DGI dont le siège central a été
complètement détruit. Le gouvernement haïtien a aussi besoin d’assistance
financière urgente pour faire face à certaines dépenses, comme payer les
fonctionnaires, déconcentrer les hôpitaux, les écoles et les services
publics, et en supportant l’agriculture et les programmes de préventions
d’inondation, explique la note. Le programme d’appui budgétaire de la BID,
coordonné par des pays donateurs et d’autres agences multilatérales,
supportera des réformes budgétaires qui étaient en cours avant le séisme,
comme la préparation du plan de modernisation de la DGI. Les dépenses du
gouvernement et la dette du secteur public seront mieux devront être mieux
gérées à travers ce programme qui se propose en plus d’augmenter la
transparence fiscale et de combattre la corruption. Affirmant prendre en
compte prend en compte les circonstances extrêmes que vit Haïti,
l’institution internationale dit renvoyer toute mesure qui nécessiterait
l’approbation du parlement ou la reprise complète des opérations du
gouvernement. La BID espère par ailleurs que le gouvernement mette au
point d’une stratégie à moyen terme et d’un budget pour moderniser les
infrastructures énergétiques et de transports. A part cette subvention
pour appuyer le budget, le conseil d’administration de la BID a approuvé
une subvention pour un programme de logement à Port-au-Prince et pour un
projet de développement des services sanitaires dans l’Artibonite, la plus
importante région agricole du pays.
SAINT-MARC. MANIFESTATION CONTRE LA LOI D'URGENCE.
Les opposants au gouvernement ont organisé une manifestation à
St. Marc contre la loi d'urgence. Plus de 500 personnes avaient pris part
à cette manifestation réalisée par plusieurs organisations populaires dont
Kore Nip et Kadnip. Outre le retrait de la loi d'urgence les manifestants
ont exprimé leur opposition à toute tentative visant la formation d'une
assemblée constituante. La marche s'est déroulée dans le calme avec la
présence des forces de l'ordre. Un des organisateurs de la marche a
soutenu que la décentralisation doit être le principal outil pour la
reconstruction du pays. Cet argument a été repris à quelques centaines de
kilomètres plus loin, à Saint Marc par d'autres protestataires. Les
opposants au gouvernement avaient organisé hier un sit-in devant le local
de la Vice délégation de Saint Marc. Les manifestants ont réclamé le
départ des conseillers électoraux comme préalable au lancement du
processus électoral. Le chef de l'Etat et les parlementaires de la
majorité sont dans le collimateur des protestataires. Ils dénoncent la loi
d'urgence comme un complot visant à favoriser un enrichissement illicite
des proches du pouvoir. Ces dernières semaines des manifestations ont eu
lieu à Miragoane, Léogane, Hinche, Cayes, Saint Marc, Gonaïves et Cap
Haïtien. Des dizaines de militants des partis de l'opposition ne cessent
de réclamer le départ du président Préval et le retrait de la loi
d'urgence jugée inconstitutionnelle. Evans Paul, l'un des chefs de file de
l'Alternative, est le principal promoteur du mouvement de protestation
réclamant le départ du chef de l'Etat. D'autres leaders de l'opposition
ont ces dernières semaines pris leur distance vis-à-vis de cette démarche,
exprimant leur volonté de participer aux prochaines joutes.
CONFIANCE ET INQUIETUDE DE MICHEL FORST DE L'ONU A SA 5EME MISSION
EN HAITI.
Au cours de son séjour, M. Forst a eu des entretiens avec le chef de
l'Etat haïtien, des membres du gouvernement, des responsables de la
Minustah et des représentants des secteurs de la société. Michel Forst
invite les autorités haïtiennes à privilégier l'approche par les droits
dans le processus de reconstruction. " On peut faire l'assainissement et
l'adduction d'eau autrement en prenant en compte l'accès aux droits",
soutient M. Forst pour qui cette approche n'est pas encore intégrée au
programme. Il faut qu'on s'interroge sur la finalité de la reconstruction
qui doit satisfaire les besoins de la population explique t-il. L'expert
de l'ONU a attiré l'attention sur les droits des déplacés. M. Forst qui a
visité plusieurs centres d'hébergement note que les standards ne sont pas
respectés dans certaines villes de province dont Jacmel, Léogane et
Gressier. Il a également formulé des recommandations pour qu'une
protection spéciale soit accordée aux personnes vulnérables dont les
femmes, les enfants et les handicapés. Au cours d'un point de presse avant
son départ, Michel Forst a appelé les bailleurs de fonds à accorder des
dons et non des prêts pour le programme de reconstruction. Les dettes
contractées par l'Etat doivent être annulées insiste t-il. M. Forst estime
que la reconstruction tout en s'exerçant sous le leadership des haïtiens
doit prendre en compte les besoins de la population et non être entreprise
suivant un modèle venant de l'étranger. L'expert indépendant se dit
inquiet mais confiant dans la capacité des haïtiens à construire le pays
de leur rêve.
NOUVELLES INTERNATIONALES
ANIGERIA. PRESIDENT UMARU YAR ADUA EST MORT. GOODLUCK JONATHAN
AU POUVOIR. Goodluck Jonathan investi après la mort de Umaru Yar' Adua
Le président Goodluck Jonathan, ce 6 mai 2010. Le président nigérian Umaru
Yar’ Adua est mort après des mois de maladie qui l'avaient écarté du
pouvoir. Il devait être enterré dans l'après-midi de ce jeudi 6 mai à
Katsina, la ville du nord dont il est originaire. Sept jours de deuil
national ont été décrétés mais son successeur, l'ex-vice-président
Goodluck Jonathan, a déjà prêté serment ce jeudi matin. Prochaine étape :
des élections générales.
Goodluck Johnatan est donc officiellement investi à la tête du Nigeria
et sa principale mission sera désormais de préparer le pays à de nouvelles
élections générales prévues l'an prochain. Si dans les faits, Goodluck
Jonathan était déjà aux affaires depuis le 9 février, cette entrée
officielle en fonction met un terme à une crise politique commencée en
novembre dernier lorsque Umaru Yar’ Adua était parti en Arabie Saoudite
pour se faire soigner. Le nouveau président va désormais avoir plus de
latitude pour conduire les destinées d'un pays aussi riche qu'instable
mais la tâche s'annonce difficile. Pour sa première déclaration après sa
prestation de serment, il a promis que les priorités de son administration
seront la lutte contre la corruption et la réforme électorale. Il a
également déclaré que « l'un des vrais tests sera que chaque vote compte,
que chaque vote soit compté, lors de la prochaine présidentielle ». Une
allusion à peine voilée à l'élection très contestée de Umaru Yar’ Adua en
2007. Goodluck Johnatan aura également la charge de poursuivre la
politique de pacification engagée par son prédécesseur dans la région
pétrolière du Delta. Enfin, et ce ne sera pas être la moindre des tâches,
il devra tenter d'éviter que son parti n’explose avant la future élection.
Le PDP ne s'est pas encore prononcé sur le nom du futur candidat à la
présidentielle et au nord comme au sud les ambitions s'affirment. Goodluck
Jonathan, lui, n'a pas encore dit s'il briguera l'investiture mais déjà
des affiches à son effigie sont visibles à Abuja.
BOMBAY. ACCUSE PAKISTANAIS DECLARE COUPABLE.
L'accusé pakistanais, jugé pour les attentats de Bombay en 2008,
déclaré coupable Un Pakistanais de 22 ans, seul accusé survivant du
commando islamiste responsable des attentats de Bombay ayant fait 166
morts en novembre 2008, a été jugé lundi 3 mai 2010 coupable de meurtre et
d'actes de guerre contre l'Inde par un tribunal spécial. Il a été reconnu
coupable de la plupart des 86 chefs d'accusation pesant contre lui et il
encourt la peine de mort
100 MILLIONS D'EUROS POUR SAUVER LA GRECE.
Le plan d'aide à la Grèce représentera entre 100 et 120
milliards d'euros et il sera étalé sur 3 ans » a annoncé la ministre
française de l'Economie, Christine Lagarde en sortant d'un conseil des
ministres réuni à l'Elysée. Les détails de ce plan conçu par le Fonds
monétaire international et l'Union européenne doivent être dévoilés demain,
dimanche 2 mai 2010, à Bruxelles. En contrepartie, Athènes va devoir
adopter des mesures d'austérité draconiennes et, en ce 1er mai, des
milliers de
manifestants se sont réunis à Athènes pour dire non aux
sacrifices. Les négociations tripartites entre les Européens, le Fonds
monétaire international et la Grèce pourraient s'échever dans la journée
de ce 1er mai avant la présentation de ce plan d'austérité par le
gouvernement grec : ce sera demain matin, dimanche 2 mai, en Conseil des
ministres, à Athènes. Dans la capitale grecque les traditionnels défilés
du 1er mai ont cette année un saveur très particulière. Des manifestations
sous très haute tension étaient prévues à Athènes et ailleurs dans le
pays. Dans la capitale, des affrontements ont éclaté avec les forces anti-émeutes
qui ont tiré des gaz lacrymogènes. D'autres incidents ont été signalés en
marge des défilés à Salonique. La tension culmine avant la finalisation
imminente d'un accord sur le plan de sauvetage de la Grèce qui devrait se
traduire par une cure d'austérité sans précédent. Le Premeir ministre
Georges Papandréou a invoqué au Parlement la « survie de la nation » pour
justifier des économies « nécessaires ». En France, à son retour de Chine,
le président Sarkozy a présidé ce matin du 1er mai à l'Elysée une réunion
de travail sur le plan de soutien à la Grèce et la situation des marchés
financiers en présence des ministres concernés : ceux des Affaires
étrangères, du Budget, des Affaires européennes et bien sûr, la ministre
de l'Economie, Christine Lagarde.
LA CHINE INAUGURE EN GRANDE POMPE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE
SHANGHAI.
La cérémonie d'ouverture de l'exposition universelle de Shangai a
débuté sous un immense chapiteau.Des participants brandissent les drapeaux
des 189 nations présentes.Reuters / Alfred Jin La cérémonie d'ouverture de
la première exposition universelle organisée par un pays émergent s'est
déroulée en deux temps: un spectacle avec danseurs et chanteurs puis
un show multimédia en extérieur. Les minorités ethniques chinoises étaient
représentées lors de la cérémonie d'ouverture de l'exposition universelle
2010 à Shangai. Après le spectacle de danse et de chant dans une salle, la
cérémonie d'ouverture a migré à l'extérieur, où des milliers de personnes
ont assisté à des feux d'artifice et des jeux de lumières multicolores sur
le fleuve Huangpu. . Le centre culturel brille de mille feux. Un feu
d'artifice jaillit de la tour Perle orientale. La cérémonie s’est déroulée
sur le site même de l’Exposition universelle avec une dizaine de milliers
de personnes qui assistaient à cette inauguration. Parmi lesquelles une
vingtaine de chefs d’Etat, des officiels chinois, des chefs d’entreprises
et des journalistes. La cérémonie s’est en fait déroulée en deux temps.
D’abord à l’intérieur de la salle de spectacles de l’Exposition. Le
président du BIE, le bureau qui organise les expositions universelles a
salué la grandeur de la Chine, l’amitié entre les peuples et a même
utilisé la salle pour prononcer une partie de son discours en chinois.
C’est plutôt hasardeux. Le président chinois Hu Jintao s’est contenté, de
déclarer la cérémonie ouverte pour laisser place aux artistes comme le
chanteur italien Andrea Bocelli, l'acteur Jackie Chan, aux danseurs de
Soweto, suivis ensuite d'un spectacle de guerriers maori. Mais le clou du
spectacle, c’était la deuxième partie sur les rives du fleuve Huangpu : un
feu d’artifices de 40 minutes avec des jeux de lasers, des jets d’eau à
couper le souffle, avec 200 bateaux sur le fleuve, sur lequel on pouvait
voir les drapeaux des 189 pays participant à l’Exposition. Les feux
d’artifice étaient tirés depuis ces bateaux et surtout depuis le pont du
site de l’Exposition qui surplombe le fleuve et les toits des pavillons.
Un spectacle impressionnant Mais il n’y avait pas que les personnes
présentes sur le site même qui ont pu voir cette cérémonie. Les gens
installés sur le Bund -un peu les Champs Elysées de Shangha i-, ont pu
voir aussi tant bien que mal - à peu près deux minutes -, le spectacle à
travers les immeubles. Ils étaient très nombreux, des milliers à s’être
rassemblés sur le Bund. Donc impossible de circuler comme les Champs
Elysées à Paris pour le Nouvel An.
SHANGHAI, CHINE. EXPOSITION UNIVERSELLE EN GRANDE POMPE.
Tous étaient venus voir le feu d’artifice ou du moins ce que les
autorités auraient pu organiser pour le public, qui attendait tellement
cette fête, cette inauguration après avoir subi des années de travaux dans
Shanghai. Les Shanghaiens ont attendu deux heures sur le Bund, promenade
mythique située en aval du fleuve, à scruter l’horizon, à entendre au loin
les bruits des feux d’artifices. Ils ont donc entraperçu le bouquet final.
C’était donc une grosse déception. Certains étaient même très en colère.
Il y avait une ferveur comparable à celle des Jeux Olympiques, mais la
cérémonie était beaucoup moins grandiose que celle de Pékin. Il n’y avait
pas ces danseurs, ces chorégraphies réglées au millimètre. Le feu
d’artifice était peut-être un peu plus grand que celui de Pékin. Il faut
dire que’on a reproché à Shanghai d’avoir trop dépensé pour cette
Exposition : 3 milliards d’euros. Alors ces dernières semaines, les
organisateurs avaient décidé de réduire la voilure pour la cérémonie
d’ouverture. Maintenant ce sont les Chinois qui vont visiter cette
exposition. A partir de ce samedi 1er mai, on attend un record de
fréquentation : 600 000 personnes. C’est un tour de force. Les Chinois ont
réussi à transformer une Exposition universelle plutôt démodée. Jusqu’ici,
elle se déroulait dans des villes secondaires, ils l’ont transformée en
quelque chose de vraiment attractif. La Chine a fait aussi énormément de
promotions dans le pays pour inciter les Chinois à se rendre à
l’Exposition universelle.
PREMIER MAI CELEBRATION DE LA FETE DU TRAVAIL.
En France, la question des retraites sera au coeur des revendications
Plus de 280 rassemblements et manifestations sont prévues en France pour
le 1er mai, journée de revendication et de mobilisation syndicale. Cette
année outre l'emploi et le pouvoir d'achat, le thème des retraites
s'imposera dans les cortèges.Selon un sondage, 70% des Français voient
d'un oeil favorable les manifestations qui vont se dérouler, notamment sur
la réforme des retraites. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils ont
l'intention d'y participer. Les syndicats espèrent malgré tout une
présence massive de jeunes, d'actifs et de retraités sur une question qui
les concerne tous. Ils voudraient bien que la mobilisation contre le recul
de l'âge légal de la retraite ou l'allongement de la durée de cotisation
soit un signe fort en direction de l'Elysée. Nicolas Sarkozy organise le
10 mai prochain un sommet social avec les organisations syndicales et
devrait rendre publiques peu après ses premières orientations sur la
réforme des retraites. Les organisations syndicales, une fois de plus, ne
sont pas parvenues à se présenter unies. CGT, CFDT, Unsa, Solidaires et la
FSU défileront ensemble. Mais Force Ouvrière a décidé de faire cavalier
seul estimant ne partager avec les autres ni les revendications ni le
choix des modalités d'action. Au Sénégal, c'est le dossier de l'emploi
précaire qui agite les centrales syndicales Au Sénégal, les doléances des
centrales syndicales sont énormes : pouvoir d’achat en berne, entreprises
en difficulté..., entre autres. Un autre sujet agite depuis peu les
organisations syndicales : une proposition de texte leur a été soumise en
Conseil consultatif national du travail concernant la non-limitation du
CDD, le contrat à durée déterminée. Actuellement, le CDD ne peut pas être
renouvelé plus de deux fois, et sa durée ne peut excéder deux ans. L’idée
de renouveler indéfiniment les contrats à durée déterminée des
travailleurs ne passe pas chez les organisations syndicales.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
ONU, NY. 65èmeANNIVERSAIRE DE LA FIN DE SECONDE
GUERRE MONDIALE
« Se souvenir du passé, pour mieux préparer l'avenir ». C'est
avec ces mots que le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a
conclu son intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU qui
commémorait jeudi le 65ème anniversaire de la fin de la Seconde guerre
mondiale. Après avoir rappelé que 40 millions de civils et 20 millions de
soldats avaient perdu la vie au cours des ces années « d'atrocités
indescriptibles », M. Ban a salué la « bravoure extraordinaire » de ceux
qui se sont battus pour « la liberté ». Il y a 65 ans, les représentants
de 50 États se sont retrouvés à San Francisco pour poser les fondements
d'une organisation internationale destinée à prévenir les conflits armés,
afin que des affrontements comme la Première et la Seconde guerres
mondiales ne se reproduisent plus jamais. Quelques mois plus tard, la
Charte des Nations Unies était signée, donnant naissance à l'Organisation
des Nations Unies, « une organisation fondée sur l'espoir le plus humain,
une fin du fléau de la guerre », a insisté le Secrétaire général. Faisant
ensuite référence à la Conférence de suivi du Traité sur la non-prolifération
des armes nucléaires (TNP) qui se déroule actuellement au siège des
Nations Unies, Ban Ki-moon a souligné la résonance particulière que cet
événement donnait à cette 65ème commémoration. Elle se déroule « au moment
même où les nations sont rassemblées pour faire avancer la cause de la
paix », a-t-il souligné. La Seconde guerre mondiale a été marquée par
l'utilisation pour la première fois dans l'histoire de l'arme atomique ;
soixante cinq ans plus tard, l'ONU continue d'œuvrer pour leur éradication
totale en soutenant les objectifs et la mise en œuvre du TNP. Le
Secrétaire général a remercié les Etats membres pour « les progrès faits
dans cette direction », au rang desquels figurent notamment la signature
en avril d'un nouveau traité russo-américain pour la réduction de leurs
arsenaux nucléaires et l'annonce cette semaine par l'Indonésie de son
intention de ratifier le Traité d'interdiction complète des essais
nucléaires (TICE). De son côté, le Président de l'Assemblée générale par
intérim, Abdalmahmoud Mohamad, ambassadeur du Soudan auprès des Nations
Unies, a souligné la nécessité d' « intensifier les efforts pour résoudre
pacifiquement les conflits », afin de « renforcer la paix et la sécurité
internationale autour du globe ». Rappelant qu'il existait toujours des
conflits armés sur la planète et que les populations civiles en payaient
toujours le plus lourd tribut, il a appelé la communauté internationale à
« intensifier ses efforts en faveur de la réconciliation, de la
coopération et de la promotion des valeurs démocratiques, des droits de
l'homme et des libertés fondamentales ».
LES AUTOCHTONES ET LEURS DROITS AUX DEBATS DE DEUX
SEMAINES A L'ONU.
A l'issue de deux semaines de débats au siège de l'ONU à New
York, le président de l'Instance permanente de l'ONU sur les peuples
autochtones, Carlos Mamani, a salué vendredi les progrès effectués par les
pays, notamment le Canada et les Etats-Unis, sur la question autochtone et
a plaidé pour l'élaboration de nouvelles règles sur le processus
d'autonomisation de ces populations. « Nous considérons que les résultats
de ces débats sont positifs et nous accueillons particulièrement l'annonce
des Etats-Unis de s'engager à examiner la Déclaration des Nations Unies
sur les droits des peuples autochtones dans la perspective de la soutenir
», a dit M. Mamani. Il s'est félicité par ailleurs du soutien de la
Nouvelle-Zélande. Les articles 3 et 32 de la Déclaration des Nations Unies
sur les droits des peuples autochtones ont largement occupé les
débats.L'article 3 énonce que « les peuples autochtones ont le droit à
l'autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur
statut politique et assurent librement leur développement économique,
social et culturel ». M. Mamani a expliqué que les peuples autochtones
souhaitaient « remplacer et restaurer le processus de développement de
l'autonomie dans le cadre de la Déclaration des Nations Unies sur les
droits des peuples autochtones ». De même, sur l'article 32 qui définit le
droit des peuples autochtones « d'établir des priorités et des stratégies
pour la mise en valeur et l'utilisation de leurs terres ou territoires et
autres ressources », il a dénoncé la destruction continue des forêts et
l'expansion de son exploitation. M. Mamani a notamment souligné
l'importance de la reconnaissance des effets dévastateurs de la 'Doctrine
de la découverte' par le Canada et les Etats-Unis et de la nécessité «
d'évoluer vers la réconciliation ». Cette doctrine est considérée par
l'Instance comme un des vecteurs essentiels de l'asservissement des
peuples autochtones. Née en 1455, la 'Doctrine de la découverte' consacre
le principe selon lequel tout monarque chrétien qui découvre des terres
non chrétiennes a le droit de les proclamer siennes car elles
n'appartiennent à personne. Au fil des siècles, cette doctrine a été
institutionnalisée dans les lois et politiques nationales et
internationales et s'est traduite par la dépossession et l'appauvrissement
des peuples autochtones. « Malheureusement comme chaque année le respect
des droits humains continue d'être une inquiétude pour les populations
autochtones », a conclu M. Mamani en soulignant l'importance de protéger
l'identité et la culture des peuples autochtones. La Déclaration concerne
environ 370 millions de personnes autochtones à travers le monde. C'est un
document non contraignant qui formule leurs droits individuels et
collectifs, ainsi que leurs droits en matière de culture, d'identité, de
langue, d'emploi, de santé, d'éducation.
ONU. CONFERENCE DU TNP A NEW YORK.
Le TNP est un traité international faisant date dont l’objectif est
d’empêcher la prolifération des armes et technologies nucléaires, de
promouvoir la coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de
l’énergie nucléaire et de favoriser la réalisation du désarmement
nucléaire et d’un désarmement général et complet. Le TNP représente le
seul engagement contraignant en matière de désarmement pris par les États
dotés d’armes nucléaires dans le cadre d’un traité multilatéral. Depuis
l'entrée en vigueur du Traité en 1970, des conférences se sont tenues tous
les cinq ans afin d'en examiner le fonctionnement. Chacune d'elles s'est
efforcée d'aboutir à un accord sur une déclaration finale qui évaluerait
l'application des dispositions du Traité et contiendrait des
recommandations sur les mesures à prendre afin de consolider cette
application. La Conférence d’examen devrait porter sur plusieurs
questions, notamment celles discutées lors de la Conférence de 2005 : le
caractère universel du Traité; le désarmement nucléaire, y compris des
mesures pratiques spécifiques; la non-prolifération des armes nucléaires,
y compris la promotion et le renforcement des garanties; des mesures pour
faire avancer l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, la sûreté et
la sécurité; le désarmement et la non-prolifération à l’échelle régionale;
l’application de la résolution de 1995 sur le Moyen-Orient; des mesures
pour gérer le retrait du Traité; des mesures pour renforcer davantage le
processus d’examen; et des moyens pour promouvoir l’engagement auprès de
la société civile en renforçant les normes du TNP et en faisant la
promotion d'une éducation centrée sur le désarmement
=====\===============
NOUVELLES D'HAITI
MINUSTAH.PROLONGATION ET AUGMENTATION DU PERSONNEL POLICIER.
Le représentant spécial en Haiti du secrétaire général de l’ONU, Edmond
Mulet, a annoncé le prochain réajustement du mandat de la Mission
des Nations Unies dans le but d’assurer la promotion de la stabilité, la
décentralisation, l’organisation des élections avant le 7 février 2011 et
l’exécution du plan de reconstruction. Les termes du réajustement de
mandat seront définis dans le prochain rapport que M. Mulet soumettra au
secrétaire général Ban-Ki-moon. Cette réorientation impliquera une
prolongation jusqu’en 2014 de la présence de la Mission des Nations Unies
pour la Stabilisation en Haiti (MINUSTAH) et l’augmentation de son
effectif policier, a-t-il précisé. Dressant le bilan des
interventions de la MINUSTAH et des agences de l’ONU depuis le séisme du
12 janvier, M. Mulet a précisé que le Programme Alimentaire Mondial (PAM)
a déjà distribué de la nourriture à plus de 3 millions de personnes.
DEPLOIEMENT DE 500 MILITAIRES USA EN JUIN POUR ASSISTANCE MEDICALE
ET AUTRE.
Le commandement sud de l’armée américaine réalisera en Haïti les
exercices d’assistance humanitaire annuels baptisés "Nouveaux Horizons"
entre le 1er juin et le mois de septembre, un geste destiné à manifester
le soutien de Washington au pays sévèrement touché par le séisme du 12
janvier. Annonçant l’événement à la presse américaine, le numéro deux du
commandement sud, le général Ken Keen, fraîchement rentré d’une mission
humanitaire de trois mois en Haïti, a précisé vendredi qu’environ 500
militaires ayant à leur tête la garde nationale de la Louisiane
prendront part à l’opération. Des services médicaux et d’ingénierie
seront fournis à plusieurs villes, dont Gonaïves (Artibonite, nord),
sélectionnées conjointement par le gouvernement haïtien et l’Agence
américaine pour le développement international (USAID). L’assistance
médicale sera disponible sur cinq sites déjà identifiés où le personnel
médical militaire pourra accueillir pendant dix jours consécutivement
jusqu’à 700 patients quotidiennement pour des interventions en médecine
générale, soins dentaires et ophtalmologie. Des médecins vétérinaires
seront également disponibles pour soigner les animaux. Quant aux projets
d’ingénierie, le général Ken Keen précise qu’ils concerneront la
rénovation d’écoles, la construction de trois nouveaux centres éducatifs,
d’infrastructures sportives et l’amélioration du système d’eau potable.
Depuis les années 80, le commandement sud de l’armée américaine réalise
régulièrement les exercices "Nouveaux Horizons" en Amérique latine et
dans la Caraïbe. Environ 2.000 des 22.000 GI’s déployés en Haïti par
l’administration Obama au lendemain du séisme, dans le cadre d’une vaste
opération humanitaire, sont encore sur place, plus d’un mois avant le
retrait officiel des troupes américaines fixé au 1er juin.
UNION EUROPEENNE ET CINQ PROJETS EVALUES A 264 MILLIONS DE DOLLARS.
Le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Pielbags,
arrive ce vendredi à Port-au-Prince où il doit lancer les travaux
d’exécution de cinq projets post-séisme dans des domaines différents que
financera l’UE pour un montant d’environ 264 millions de dollars
Parmi les réalisations prévues figurent notamment l’érection d’un complexe
administratif devant abriter les missions diplomatiques de tous les pays
de l’UE représentés dans la capitale haïtienne, la mise en place d’un
programme de soutien alimentaire à des milliers de sinistrés et la
construction de la route Port-au-Prince/Cap-Haïtien, a annoncé le
commissaire Pielbags. "Le cas d’Haïti représente une priorité absolue pour
l’Union européenne et pour cette raison nous déploierons tous les efforts
nécessaires en vue de contribuer à relancer le pays", a indiqué en visite
à Santo Domingo le haut responsable européen en marge d’une série
d’entretiens avec les autorités dominicaines. Des projets binationaux
financés par Bruxelles ont été parmi les thèmes de discussion. Durant son
séjour en Haïti, Andris Pielbags rencontrera le Président René Préval, son
Premier ministre Jean-Max Bellerive et les ambassadeurs de l’Union
européenne et des Etats-Unis accrédités à Port-au-Prince. Avec environ un
milliard et demi de dollars, l’UE était arrivée en tête des donateurs,
devant les Etats-Unis, à la conférence interntionale sur la reconstruction
d’Haïti organisée le mois dernier à New York. Une aide globale de 9,9
milliards de dollars sur plus de trois ans été formellement promise au
pays dévasté par le séisme du 2 janvier dont le très lourd bilan est de
250.000 à 300.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés,
selon l’ONU
SELON BILL CLINTION, POUR EVITER LE CHAOS, PRESENCE INTERNATIONALE
NECESSAIRE
L'ancien Président des Etats-Unis, Bill Clinton, a fait savoir samedi
que la communauté internationale pourrait devoir à l’avenir faire face
au "terrible chaos" qui menace de s’emparer du pays si elle ne reste pas
impliquée dans la gestion post-séisme.
Répondait à des journalistes lors d’une rencontre de sa fondation, la
Clinton Global Initiative, à l’Université de Miami, il a minimisé
la thèse selon laquelle la corruption pourrait mettre en péril la
reconstruction d’Haïti tout en mettant en garde contre "l’autocomplaisance".
Haïti a aujourd’hui la meilleure chance qu’elle n’a jamais eue depuis
des décennies de devenir une nation autonome, a assuré Bill Clinton.
Toutefois, il estime qu’au cas où la communauté internationale serait
tenue à l’écart "Haïti tombera dans une spirale de violence" semblable à
la terreur instaurée par des gangs rivaux de narcotrafiquants dans le
nord-ouest du Mexique. "Nous savons que quelque chose est certain. Si
les haïtiens trouvent agréable la lutte armée qui se livre dans le
nord-ouest du Mexique alors ils seront contents d’avoir ça en Haïti
d’ici les dix prochaines années", a répété l’envoyé spécial de l’ONU
avant de renchérir "si c’est cela qui les fait rêver, cet horrible chaos
de Monterrey jusqu’à la frontière, alors ils vont adorer Haïti si elle
s’aligne sur ce modèle". Bill Clinton, qui avoue une fois de plus
éprouver une sympathie particulière pour le peuple haïtien, se dit
confiant quant à la reconstruction du pays. "J’ai 63 ans, vous croyez
que je m’engagerais à travailler là-bas au cours des cinq prochaines
années de ma vie si c’était une cause perdue ?, durant son
interview.Enfin, l’ancien Président appelle à une vigilance continue
concernant la gestion des fonds promis par la communauté internationale
dans le cadre du processus de reconstruction du pays ravagé le 12
janvier par un puissant séisme de magnitude 7,3. C’est une façon de "nous
responsabiliser", a-t-il affirmé en référence à l’enveloppe de 9,9
milliards de dollars prévue pour les trois prochaines années, dont 5,3
milliards au cours des 18 mois à venir. L’envoyé spécial du Secrétaire
général de l’ONU, Ban Ki-moon, a adressé cette semaine, conjointement
avec un autre ancien Président, George W. Bush, une lettre au Congrès
américain en vue d’obtenir l’extension jusqu’à 2025 de la loi HOPE qui
permet l’exportation vers les Etats-Unis sans frais de douane des
produits textiles fabriqués en Haïti. Bill Clinton -présidera avec le
Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive la Commission intérimaire
mixte pour la reconstruction (CIRH), une structure très controversée
appelée à orienter la politique de la nation au cours des 18 prochains
mois avec des pouvoirs étendus.
90 HAITIENS INTERCEPTES PAR LES GARDES COTES USA AU LARGE DE LA
TORTUE.
La Garde côtière américaine a intercepté et renvoyé 90
haïtiens dans leur pays. Elle a déclaré avoir arraisonné un bateau
surchargé qui avait à son bord : 57 hommes, 32 femmes et un enfant. Les
migrants faisaient voile sans doute vers les Bahamas ou les îles Turques,
quant ils ont été découvert au large de l'île de La Tortue. Les États-Unis ont augmenté les patrouilles dans les Caraïbes depuis le
tremblement de terre, mais les responsables affirment qu'ils n'ont pas
vu une augmentation des migrations par voie maritime en provenance
d'Haïti.
WASHINGTON. BILL CLINTON DEVANT LE SENAT USA. DECLARATION EVOQUEE.
L'ancien président des USA, Bill Clinton a évoqué, la semaine
derriere devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain,
le rôle que son administration a joué dans l'exportation vers Haïti de
denrées alimentaires américaines subventionnées. Elle a ainsi profité du
fait que la baisse des droits de douane était une des conditions
attachées aux prêts du Fonds monétaire international (FMI) et de la
Banque mondiale. Moins cher que les variétés de riz locales, le produit
américain a contribué à l'effondrement de l'industrie rizicole en Haïti.
La capacité agricole a également été fragilisée par le flot d'aide
alimentaire envoyée pour faire face aux crises humanitaires, dont une
partie s'est retrouvée sur les marchés locaux. C'était une erreur
à laquelle j'ai contribué. Je dois vivre chaque jour avec les
conséquences du fait qu'Haïti ait perdu la capacité de produire du riz
pour nourrir sa population, à cause de ce que j'ai fait, moi et personne
d'autre », a déclaré M. Clinton à la commission présidée par le Sénateur
John Kerry. Bill Clinton présidera avec le Premier ministre Jean-Max
Bellerive la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti.
NEW YORK. PRESIDENT OBAMA DEFEND SA REFORME FINANCIERE.
Le président Obama s’est rendu à New York pour défendre sa
réforme financière qu’il a présenté comme le meilleur moyen d’éviter une
nouvelle crise. Un discours en forme de petit coup de griffe exercé
envers les lobbyistes qui essaient de bloquer la réforme. Avec un appel
aux républicains pour l’adopter, dans l’intérêt non seulement du secteur
bancaire, mais aussi de l’économie en général, et du pays tout entier.
Première réforme : s’assurer que plus jamais le contribuable ne sera
contraint de sauver des banques irresponsables, au seul prétexte
qu’elles sont trop grosses pour qu’on les laisse s’effondrer. Pour
éviter cela, le plan Volcker, du nom de l'ancien président de la Réserve
fédérale -Paul Volcker-, limiterait la taille des banques et le type de
risques qu’elles pourront prendre. Deuxième réforme : imposer la
transparence pour mettre fin à ces transactions mystérieuses qualifiées
par l'homme d'affaires Warren Buffet « d’armes financières de
destruction massive ». Troisième réforme : assurer la protection des
consommateurs souvent dupés par les termes et les conditions de leur
emprunt et enfin, donner une plus grande voix aux actionnaires
concernant les salaires et les bonus des dirigeants, ainsi que leur
sélection. Le président Obama, en présentant ce qu’il a décrit comme des
règles de bon sens qui permettront d’éviter une nouvelle crise, s’est
adressé tout autant aux banquiers de Wall Street, qui s’y opposent, qu’à
l’Américain moyen de Main Street qui les approuvent, surtout après le
scandale Goldman Sachs.
250 HAITIENS ARRIVES AU MEXIQUE.
Un groupe de 250 haïtiens est arrivé au Mexique dimanche dernier.
Ils ont été transportés par le Usumacinta, un navire de la marine
mexicaine. Ils font partie des 324 haïtiens ayant obtenu un visa
humanitaire après le séisme du 12 janvier. Ces haïtiens qui sont venus
retrouvés leurs proches au Mexique, pourront travailler et se déplacer
librement grâce ce visa humanitaire offert par le gouvernement mexicain.
AU CAP HAITIEN MANIFESTATION CONTRE LA LOI D'URGENCE
Des militants politiques du Cap Haïtien ont organisé hier la
première manifestation anti gouvernementale depuis le vote de la loi
d'urgence. Les membres d'une organisation populaire capoise rejoignent
ainsi leurs camarades de Miragoane, Gonaïves, Léogane, Hinche et Cayes
dans le mouvement de protestation visant le retrait de la loi d'urgence.
Les dirigeants de ces organisations qui bénéficient de l'appui de
plusieurs leaders politiques dont Evans Paul (Alternative, William
Jeanty (Konba) et Youri Latortue (AAA) font état d'une concertation
visant à donner un caractère national au mouvement. Dans la vile du Cap
des citoyens ont défilé dans les rues et réalisé un concert de
casseroles. Ils réclament le départ du chef de l'Etat estimant qu'il
serait de connivence avec la communauté internationale pour violer la
souveraineté nationale. Les manifestants, résidents de plusieurs
quartiers populeux dont La Fosset et Nan Banan ont également dénoncé la
précarité de leur condition d'existence. Ils entendent poursuivre leur
mouvement jusqu'à satisfaction de leurs revendications. Dans le même
temps, a Miragoane plus de 200 membres de plusieurs organisations ont
défilé dans les rues pour protester contre la loi d'urgence. Les
manifestants ont lancé un appel à l'unité estimant que la
décentralisation est un outil indispensable pour le développement
économique.
NOUVELLES INTERNATIONALES
PARIS. MANUEL NORIEGA EN DETENTION EN FRANCE.
L’ancien dictateur panaméen a été placé mardi 27 avril en
détention provisoire par le juge des libertés et de la détention lors
d’une audience publique au Palais de justice de Paris. Il doit être
rejugé par la justice française pour blanchiment d'argent. Manuel
Noriega, 76 ans, a été extradé des Etats-Unis vers la France dans la
nuit du 26 au 27 avril, il demandait a être rapatrié vers le Panama.
Manuel Noriega, Cara de pina, (Face d'ananas), comme on le surnomme en
espagnol à cause de sa peau grêlée, est apparu reposé. Et c’est plutôt
étonnant pour un homme âgé de 76 ans, malade et surtout après avoir
passé la nuit dans un avion et la journée au dépôt du Palais de justice.
Maître Olivier Metzner, avocat de Manuel Noriega Compte tenu du statut
du général Noriega, la France n’a pas le droit de le juger. Nous
demandons sa remise en liberté..Vêtu d’une veste sombre, la tête
couverte par un petit bonnet gris, Manuel Noriega s’exprimant en
espagnol a pris la parole en début d’audience. « Je ne suis pas d’accord
avec l’action qui est menée contre moi. Tout cela a été provoqué par les
Etats-Unis lorsqu’ils ont envahi le Panama. Et d’ajouter : Je suis un
prisonnier de guerre, la Convention de Genève doit s’appliquer. J’ai des
droits ». A cet instant, le juge des libertés et de la détention
l’interrompt : « Monsieur Noriega, vos avocats vont plaider tout cela ».
Olivier Metzner, le célèbre pénaliste était à la manœuvre pour s’opposer
à la mise en détention provisoire. Il a posé une question : Manuel
Noriega est-il incarcérable ? Pour l’avocat c’est non à double titre. La
France doit maintenir le statut de prisonnier de guerre accordé par les
Etats-Unis au général Noriega, par conséquent, il ne peut être incarcéré
avec des prisonniers de droit commun. Deuxième point : les faits
reprochés à Manuel Noriega se sont déroulés lorsqu’il était chef d’Etat,
il doit donc bénéficier d’une immunité. Mais le juge des libertés et de
la détention a préféré suivre la position du parquet pour qui Manuel
Noriega a été jugé et condamné pour trafic de drogue, ce qui n’a rien à
voir avec la fonction de chef d’Etat. Cette nuit, le général Noriega va
donc dormir à la prison de la Santé. Au Panama, on est pas pressé de
revoir l'ancien dictateur Au Panama, la population n’a pas envie de se
souvenir de Manuel Noriega. L’ancien dictateur des années 80 a perdu
tous ses amis : personne ne veut le défendre, ni même prononcer son nom.
Il appartient à un passé révolu. Le gouvernement n’a, du reste, rien
fait pour obtenir son extradition bien content que la France s’en
charge. Noriega est associé aux années noires du Panama, il a exercé le
pouvoir à l’ombre de gouvernements très répressifs, évinçant ses ennemis
en les faisant assassiner par le terrible G2, les services secrets qu’il
dirigeait. C’était un tortionnaire, trafiquant d’armes et de drogue,
chef des réseaux de prostitution. Cinq jours après avoir pris de nouveau
le pouvoir en 1989, les troupes américaines envahissent le Panama pour
rétablir la démocratie et surtout garantir la sécurité du canal. Noriega
est arrêté le 3 janvier 1990. Il sera condamné à 40 ans de prison pour
trafic de drogue et blanchiment d’argent. Une peine suffisante pour que
les Panaméens n’aient pas envie de le revoir chez eux.
PAKISTAN. DEMANDE A L'INDE DE TRANSFERER KASAB A BOMBAY.
Mohammed Ajmal Amir Iman, alias «Kasab», est soupçonné d'être
l'un des membres du commando qui a perpétré les attentats de Bombay de
novembre 2008 dans lesquels166 personnes ont été tuées. Kasab, seul
survivant du commando, encourt la peine de mort. Il est notamment
poursuivi pour «actes de guerre» contre l'Inde, «meurtres et tentatives
de meurtres et violation de la législation sur les armes et les
explosifs», après ces attentats qualifiés par la presse de «11 Septembre
indien». Les autorités d’Islamabad affirment qu’elles ont besoin
d’interroger Kasab, le seul auteur présumé des attaques de Bombay ayant
survécu, pour pouvoir boucler le procès de sept suspects jugés en ce
moment au Pakistan, pour implication dans les opérations commando de
Bombay. Kasab, qui a déjà été produit devant une cour indienne, risque
la peine de mort pour « acte de guerre » contre l’Inde. Le verdict
devrait être rendu le 3 mai prochain. Le Pakistan demande également que
lui soit livré Fahim Ansari, un Indien qui aurait participé à
l’élaboration des opérations commando de Bombay, des violences qui
avaient alors fait 166 morts. New Delhi est convaincu de la culpabilité
du Lashkar-e-Taiba Les attaques de novembre 2008 ont considérablement
altéré les relations, déjà tendues, entre l’Inde et le Pakistan. Les
deux puissances nucléaires rivales de l’Asie du Sud ont connu trois
guerres dans le passé. New Delhi qui est convaincu que le
Lashkar-e-Taiba, un groupe djihadiste pakistanais, est responsable de
cette opération meurtrière de Bombay, a vivement reproché à Islamabad de
ne pas avoir rendu justice plus tôt. Dimanche 25 avril, le Pakistan a
fait savoir qu’il avait remis six dossiers à l’Inde concernant ses
propres investigations sur les violences de Bombay. Les procès des sept
suspects jugés au Pakistan sont régulièrement ajournés, et pour le
moment la justice n’est toujours pas rendue
AUTRICHE. HEINZ FISHER REELU PRESIDENT.
Le président autrichien sortant Heinz Fischer, social-démocrate,
a été très largement réélu comme président à un mandat de six ans (79% des
voix). Un résultat sans surprise d'après les dernières estimations à la
sortie des urnes. Il n'avait face à lui que la candidate d'extrême droite
dont la popularité a été battue brèche du fait de sa proximité avec le
mouvement néo-nazi. Les dés étaient jetés avant même le scrutin. Le chef
de l'Etat sortant Heinz Fischer partaient comme le grand favori de ces
présidentielles, d'autant plus que pour faire barrage à l'extrême droite,
ni les conservateurs, ni les Verts n’avaient envoyé de candidat dans la
bataille électorale. Selon les premières estimations, il semble que ce
calcul ait bien fonctionné - le social-démocrate Heinz Fischer a été réélu
avec un score triomphal. Il remporterait près de 80% des suffrages. La
candidate de l'extrême droite, Barbara Rosenkranz, elle, devra se
contenter de moins de 16%, si ces estimations se confirment. Un résultat
médiocre par rapport aux élections législatives de 2008: à l'époque,
l'extrême droite avait alors frôlé la barre des 30%. La stratégie des
grands partis de faire bloc contre les extrémistes a donc payé - mais elle
a causé des dommages collatéraux: avec une baisse historique du taux de
participation. De 72% en 2004, il passe à seulement un peu plus de 50%
cette fois-ci. Jamais auparavant, aussi peu d'électeurs se sont rendus aux
urnes. La campagne électorale sans débat ni engouement, avec de surcroit
un résultat connu d'avance, n'a décidément pas passionné les Autrichiens.
En Autriche, le président sortant a été réélu avec plus de 78% des voix.
Il faut dire que face au populaire candidat social-démocrate (SPÖ) âgé de
71 ans, les conservateurs-chrétiens (ÖVP) n’avaient pas osé présenter de
candidat. Et Heinz Fischer n'a eu comme adversaires qu’une candidate
d’extrême-droite, Barbara Rosenkranz (FPÖ), disqualifiée pour sa proximité
avec le mouvement néonazi autrichien, et un opposant farouche de
l’avortement, Rudolf Gehring. Les conservateurs-chrétiens de l’ÖVP sont
considérés comme les principaux responsables du taux d’abstention. Depuis
la fin de la seconde guerre mondiale, il n’y jamais eu aussi peu
d’Autrichiens pour se rendre aux urnes : un électeur sur deux seulement
est allé voter. La droite en effet, n’a pas présenté de candidat, et
surtout elle n’a pas donné officiellement de consigne de vote, laissant à
ses électeurs le choix entre M. Fischer et deux candidats extrémistes :
Barbara Rosenkranz qui représentait l’aile la plus dure du parti
d’extrême-droite FPÖ, et Rudolf Gehring, le dirigeant inconnu d’un parti
chrétien homophobe et anti-avortement. Or il semble que cette stratégie
des conservateurs n’a pas payé : les sociaux-démocrates ont martelé
pendant la campagne qu’il était scandaleux de ne pas appeler à voter
contre une candidate, Barbara Rosenkranz, qui a nié l’existence des
chambres à gaz et les électeurs conservateurs ont préféré rester chez eux,
laissant seuls les supporters de Heinz Fischer apporter un plébiscite au
président sortant. La dame de fer, quand à elle, qualifiée de rat-de-cave
nazi par une partie de la presse pendant la campagne, n’offre pas un
succès de plus à la puissante extrême-droite autrichienne. Sa nostalgie
décomplexée du IIIe Reich a, semble-t-il, effrayé les électeurs tentés par
un vote de protestation. Seule consolation pour cette formation xénophobe
qu’est le FPÖ donc : elle continue d’avoir les faveurs des moins de 30
ans. Heinz Fischer et la gauche ont, eux, été réélus, une fois encore dans
le pays vieillissant qu’est l’Autriche, avec les voix des retraités.
YEMEN. AMBASSADEUR BRITANNIQUE ECHAPPE A UN ATTENTAT.
L'ambassadeur britannique au Yémen est sorti indemne, lundi 26 avril,
d'un attentat suicide à Sanaa qui a fait un mort, vraisemblablement le
kamikaze. Le convoi du diplomate a été la cible d'une attaque près d'un
hôtel fréquenté par des Occidentaux. Aucune revendication, pour l'instant,
n'a été exprimée mais le ministère yéménite de l'Intérieur a affirmé que
l'attentat portait « les empreintes d'al-Qaïda ». Selon une source
sécuritaire, un kamikaze se serait fait exploser à proximité de l’hôtel
international Mövenpick, dans un quartier actuellement en travaux. Un
porte-parole de la représentation diplomatique à Sanaa, a précisé que
l’ambassadeur du Royaume-Uni n’avait pas été blessé, mais selon la police,
l’explosion aurait fait une victime et plusieurs blessés. Le quartier de
l’ambassade, déjà placé sous très haute protection a été entièrement
bouclé par les forces de police, et l’ambassade a été fermée au public
Depuis plusieurs mois, les forces spéciales yéménites multiplient les
coups de force contre al-Qaïda péninsule arabique, la franchise locale du
mouvement terroriste. Et le dernier attentat majeur datait de mars 2009.
Mais ces derniers jours, les mesures de sécurité avaient été renforcées
dans la capitale yéménite de crainte d’une nouvelle action terroriste.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
ELECTIONS AU SOUDAN ET L'ACCORD DE PAIX.
A la suite de l'annonce des résultats des élections
soudanaises par la Commission nationale électorale, le Secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souhaité que ces élections contribuent
à la mise en œuvre complète de l'Accord de paix global de 2005 qui a mis
fin à la guerre civile entre le Nord et le Sud-Soudan. « Le Secrétaire
général félicite le peuple du Soudan pour avoir participé à un processus
électoral qui a été pour l'essentiel pacifique malgré les innombrables
difficultés. Cela montre leur engagement envers la démocratie », a dit
son porte-parole dans un message. Selon la presse, le chef de l'Etat
sortant, Omar Al-Bachir, a remporté la première élection présidentielle
pluraliste organisée au Soudan depuis 24 ans. Il a été réélu pour un
mandat de cinq ans à l'issue d'un scrutin dont s'étaient retirés ses
adversaires les plus sérieux qui ont dénoncé des fraudes. M. Al-Bachir
fait l'objet d'un mandat d'arrêt émit par la Cour pénale internationale
(CPI) pour crimes de guerre. Les Soudanais étaient également appelés à
élire les gouverneurs et les députés, ainsi que le président du
Sud-Soudan, région qui jouit d'un statut d'autonomie. Ban Ki-moon a pris
note des rapports préliminaires des groupes d'observateurs « détaillant
à la fois les succès et les points faibles de ces élections, ainsi qu'un
certain nombre d'incidents en matière de sécurité ». Il « appelle les
autorités et les partis politiques du Soudan à continuer de résoudre par
des moyens pacifiques toutes les questions liées aux résultats contestés
et à d'autres irrégularités ». « Le Secrétaire général espère que cet
exercice électoral sera une étape significative ouvrant l'espace
politique dans le pays et contribuera à la mise en œuvre complète de
l'Accord de paix global », a ajouté son porte-parole. Ban Ki-moon
appelle les partenaires de l'Accord de paix global et les autres acteurs
politiques soudanais à faire des progrès rapides dans les préparatifs
pour la prochaine et ultime phase de mise en œuvre de l'accord : la
tenue de référendums sur l'auto-détermination du Sud-Soudan et d'Abyei.
N'DJAMENA. ONU ET CHAD D'ACCORD POUR UNE REDUCTION DES EFFECTIFS DE
MINUCAT L'ONU et le gouvernement du Tchad ont décidé vendredi
d'un commun accord de réduire les effectifs de la Mission des Nations
Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), opérationnelle
à l'est et au sud du Tchad depuis septembre 2007. « Les deux parties ont
discuté et convenu de la réduction de la composante militaire », a déclaré
le porte-parole de la MINURCAT, Penangnini Touré à N'Djamena la capitale
du Tchad. L'accord prévoit que les effectifs des troupes militaires
passeront de 3.351 à 1.900. La MINURCAT avait été créée principalement
pour prendre en charge et assurer la sécurité des populations fuyant les
conflits des pays voisins notamment de la région du Darfour au Soudan et
abritées dans les camps de refugiés situés dans la zone frontalière des
trois pays limitrophes Tchad, République centrafricaine et Soudan. Le
gouvernement tchadien avait exprimé au mois de février son souhait de voir
un retrait total de la MINURCAT soulignant que les Casques bleus avaient
rempli leur mission et qu'il voulait que les forces militaires
gouvernementales prennent le relais. « Pendant ces consultations, le
gouvernement du Tchad a pris bonne note de ce qu'implique la
responsabilité de sécurisation des populations civiles, conformément au
droit international, responsabilité qu'il assumera à compter du 16 mai
2010 », a indiqué M. Touré tout en soulignant que le mandat de la Mission
avait été modifié en ce sens. La MINURCAT est actuellement composée d'un
total de 4.889 personnels dont 3.351 militaires, 24 observateurs
militaires, 259 policiers soutenus par 1.075 civils. Les résultats de ces
consultations seront soumis au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon puis au Conseil de Sécurité pour approbation finale.
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NOUVELLES D'HAITI
POUR L'AVENIR DU PALAIS NATIONAL, RECOMMANDATIONS DE
L'ISPAN.
Le groupe constitué par l'Institut de Sauvegarde du Patrimoine
National (ISPAN), après consultations de divers secteurs de la société,
après des consultations techniques sur l'état de conservation du Palais
National, formule ses recommandations.
1* Nécessité de prendre en compte les valeurs exceptionnelles du Palais
National, en tant que monument historique à part entière :
2• Le Palais national construit entre 1913 et 1922 selon les plans de
l'architecte haïtien Georges Baussan est, sans conteste, l'expression la
plus achevée d'une grande période de l'Architecture en Haïti et est
probablement un des plus bel exemple d'architecture néo-classique
transplantée en Amérique.
3• Les qualités plastiques, architecturales et architectoniques du
Palais National en ont fait un des bâtiments les plus importants de
l'histoire de l'architecture en Haïti. La réussite architecturale du
Palais National tient à la combinaison des deux composantes principales :
d'une part, la spontanéité de son assentiment à l'architecture
néoclassique, associée à une générosité dans la distribution et le
positionnement des espaces, un constant souci de la commodité, une quête
permanente de la lumière, une rare précision dans le dessin, et d'autre
part, une réelle adaptation aux conditions climatiques.
3• Réalisé en béton armé, cet édifice constitue, de plus, une avancée
remarquable dans la technologie de la construction en Haïti.
4• Siège de la présidence de la république depuis près d'un siècle, le
Palais National est le témoin privilégié d'événements importants de
l'histoire politique et sociale de la nation.
5• Cet édifice possède les trois valeurs définissant un monument
historique : une signification, une valeur documentaire et une valeur
architecturale. Pour toutes ces raisons, le palais national mériterait
largement de rester en place dans la mémoire collective.
6*. Nécessité de maintenir le lieu comme siège du Gouvernement
7*. Nécessité de privilégier une approche urbaine dans tout projet de
restauration du Palais National et de prendre en compte son environnement
immédiat. La notion de préservation du patrimoine devrait dépasser celui
du monument isolée et s'étendre au quartier (Champ- de-Mars), au centre
historique de Port-au-Prince et à la ville.
8*. Nécessité de considérer que les exigences de la bureautique moderne
s'accommodent mal au fonctionnement du Palais National. Sa restauration ne
devrait envisager que les fonctions d'apparat et les activités officielles
de la Présidence (réception officielle, réunion du Conseil des Ministres,
etc.). a visite du monument historique devrait également être pris en
compte. Les fonctions administratives et autres seraient aménagées dans de
nouveaux espaces appropriés et construits à cet effet.
9*. Nécessité d'élargir la réflexion et d'engager un véritable débat
autour de l'avenir du Pa- lais National pour la recherche d'un consensus
national sur la question de la restauration du bâtiment endommagé ou la
construction d'un nouvel édifice.
RAS-LE-BOLE. UN EDITORIAL DU JOURNAL LE MATIN PAR DANY VALET
Le séisme du 12 janvier a assené le dernier coup de pioche fatal à ce
qu’il restait de Port-au-Prince. Notre capitale était devenue une sorte de
poubelle à ciel ouvert. En fait, ce tremblement de terre n’a fait
qu’apporter une signature naturelle à un acte de décès dressé par les
habitants de la ville eux-mêmes et ses gestionnaires successifs depuis
1986. Cette descente ininterrompue aux enfers est à inscrire dans l’ordre
des dommages directs et collatéraux de l’incurie et de la mal gouvernance.
Les élites militaires putschistes, la gent lavalassienne et cette
ribambelle d’objets politiques volants non identifiés de l’ère post-duvaliérienne
n’ont fait que se servir grassement, mais non servir gracieusement. De
l’État central aux municipalités, la République dans son entièreté, une et
indivisible, périclitait. Jusqu’à l’actuelle dislocation. Désastres
transversaux. Marasmes multisectoriels. Absence de vision ? Incompétence ?
Quelle qu’en serait la cause, le bilan de ceux-là qui se disputaient et se
tuaient pour le contrôle des vestiges de l’État bancal et atrophié
duvaliérien est là. Repoussant. Et catastrophique. Nous en avons eu pour
notre compte ! Et avons surtout beaucoup perdu. La crise de gouvernance et
l’inconséquence des élites dirigeantes ont induit d’autres phénomènes -
gabegies, surpopulation, insalubrité et déficit de planning urbain -
lesquels relèvent de facteurs médiats générateurs de distorsions, de
tensions et de déséquilibres au même titre que d’autres causes plus
profondes et matricielles. Le pays et sa capitale implosaient parce que
médiocrement administrés. Et Port-au-Prince a vécu. Mais faut-il
nécessairement que nous perdions Pétion-Ville dans la foulée ? La ville
étouffe. Ses résidents sont comme devenus assiégés. Elle a accueilli les
sinistrés de Port-au-Prince. Ses grands négociants. Ses sauterelles du
commerce informel. Ses plaies. Ses tares. Et des criminels de tous ordres.
Nous assistons au démantèlement de cette ville. Des petits marchés comme
des champignons sauvages. Des campements de fortune mal entretenus.
Atmosphère ambiante pestilentielle. Toilettes mobiles non curées. Des
piles de résidus ici et là. Baignades en plein air d’enfants et de femmes
nus comme à l’âge de la pierre taillée. Du monde. Eh oui du monde ! De la
foule. Une vaste ruche d’abeilles folles. Circulation automobile et
piétonne paralysée. Ni jour ni nuit. Uniformité, verticalité et linéarité
de l’expérience humaine dans cette galère en déconfiture et cette cité des
tentes qu’est devenue l’une des plus belles villes d’Haïti, voire des
Caraïbes. Pourquoi doit-on consentir à ce que nos villes s’écroulent en
cascade sous le poids de l’anarchie et qu’elles disparaissent comme
Port-au- Prince, selonl’effet domino, en tant que centres urbains plus ou
moins modernes? Tout n’est pas à mettre sur le compte du séisme dans le
cas de Pétion-Ville. La municipalité devrait avoir des comptes à rendre.
Aussi bien de sa gestion que de ses plans d’aménagement et de
réaménagement de l’espace pétion-villois. Le pouvoir central doit s’en
mêler. Il faut relocaliser les sinistrés dans des centres d’hébergement
moins précaires, mieux structurés et surtout pensés pour des êtres humains.
Pétion-Ville est en train d’agonir de ses mille et une misères. Elle ne
peut tolérer en plus du laxisme dans l’administration de ses édiles.
Encore moins, un État central démissionnaire. Il y a ras le bol !
Daly Valet
JUSTICE HAITIENNE. LAURA SILSBY TOUJOURS PRISONIERE EN HAITI.
Alors que ses neuf autres co-religionnaires, également arrêtés pour
enlèvement d’enfants, ont été libérés, l’Américaine Laura Silsby reste
emprisonnée en Haïti. Laura Silsby est encore gardée en prison en Haïti
alors que ses neuf autres co-religionnaires ont été libérés en mars
dernier. Une nouvelle charge retient encore en prison l’Américaine, celle
d’organiser des voyages illégaux. Pour rappel, dix Américains, des
baptistes membres d’une association caritative appelée "Le refuge pour une
nouvelle vie des enfants", basée dans l’Idaho, avaient été arrêtés le
samedi 30 janvier après-midi à la frontière Dominicaine de Malpasse avec
33 enfants qu’ils tentaient de faire passer en république voisine. Ces
enfants ont ensuite été transportés au SOS Children’s Village et ont été
remis à leurs parents ou des personnes se présentant comme tels. Durant
son séjour en prison, Mme Silsby en profite pour distribuer des Bibles en
créole et de témoigner de sa foi auprès des autres prisonniers de la
Direction centrale de la police judiciaire Paul Thompson, un pasteur
baptiste américain, croit que le groupe a été faussement accusé et arrêté
le 30 janvier dernier, et invite les Baptistes à interpeller les Sénateurs,
le Département d’Etat et le président Obama afin d’œuvrer auprès du
gouvernement haïtien pour la libération de Laura Silsby.
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MICHELE OBAMA ET JILL BIDEN EN VISITE EN HAITI DIMANCHE.
L'épouse du président américain était en Haiti pour quelques heures.
Elle a survolé la capitale à bord d'un hélicoptère.Elle était accompagnée
de Jill Biden, l'épouse du vice-président américain Joe Biden. Leur
hélicoptère s'est ensuite posé dans le jardin du Palais national où elles
ont été accueillies par René Préval et la Première dame haïtienne,
Elisabeth Préval. Des dizaines de militaires américains et de policiers
haïtiens étaient déployés autour du siège de la présidence. «C'est
frappant. La désolation est vraiment frappante», a déclaré Michelle Obama
à sa descente d'hélicoptère dans le jardin du Palais national, où elle a
été accueillie par le président René Préval et la Première dame haïtienne
Elisabeth Préval. Après leur entretien avec M. Préval, Mmes Obama et Biden
sont montées dans une voiture pour se rendre dans un centre d'accueil pour
enfants, créé dans la capitale par la Première dame haïtienne qui les
accompagnait. Des dizaines d'enfants ont salué en chantant l'arrivée de la
Première dame américaine, qui a dansé avec eux, le sourire aux lèvres. Mme
Obama a ensuite dessiné un poisson à la demande des petits Haïtiens qui
viennent dans ce centre pour exorciser le traumatisme du séisme notamment
à travers des activités artistiques. Elle doit rencontrer des membres de
l'administration américaine pour les remercier de «leurs efforts
extraordinaires en Haïti au cours des trois derniers mois». La Maison
Blanche a expliqué dans un communiqué que cette visite visait à souligner
«l'engagement américain d'aider Haïti à se rétablir et à se reconstruire,
en particulier alors que la saison des pluies et des ouragans débute».
LA CHANTEUSE COLOMBIENNE SHAKIRA A VISITE HAITI DIMANCHE.
Shakira, a effectué dimanche une visite de solidarité en Haïti où elle
s’est rendue dans un camp de réfugiés, trois mois exactement après le
séisme dévastateur du 12 janvier. "Nous sommes en train de mettre le
projet sur des rails", a affirmé l’artiste qui cherche à faire
l’acquisition d’un terrain en vue de la construction d’une école que
prendra en charge sa fondation dénommée "Pies descalzos" (Pieds nus).
Outre leur formation académique, les élèves du futur établissement
devraient bénéficier de cours de sensibilisation à la nutrition et à la
santé. "Depuis le premier jour, nous avons l’obligation de nous unir afin
d’aider à reconstruire Haïti", a ajouté Shakira qui s’exprimait au milieu
de quelques enfants installés avec leurs familles sinistrées au club de
golf de Pétion-Ville, qui abrite à Delmas , près de 50.000 personnes. A
son arrivée, elle a été accueillie par l’acteur américain Sean Penn dont
la fondation Jenkins-Penn Haitian Relief Organization (J/P HRO) fournit de
l’aide humanitaire aux réfugiés du club. La chanteuse devait regagner
dimanche en fin de journée la République Dominicaine d’où elle était
arrivée à bord d’un jet privé en compagnie de son fiancé argentin, Antonio
de la Rùa. Très populaire parmi les jeunes haïtiens, la "bombe colombienne"
a été, lors du Mondial 2006 en Allemagne, l’auteure d’une sublime
prestation sensuelle dans "Hips don’t lie", un mégatube mondial interprété
en duo avec Wyclef Jean, la superstar haïtienne du hip-hop. Après les
acteurs John Travolta, Sean Penn , Angelina Jolie et Harrison Ford ainsi
que le chanteur Julio Iglesias, Shakira est la principale figure du
show-biz international à visiter Haïti plongée dans une grave crise
humanitaire et une brutale récession économique par le tremblement de
terre qui a aussi fait plus de 220.000 morts, 300.000 blessés et 1,3
million de sans-abri
NOUVELLES INTERNATIONALES
RESTRICTIONS DE VOL CRITIQUEES PAR LES COMPAGNIES AERIENNES.
Les deux plus grandes compagnies aériennes allemandes, Lufthansa
et Air Berlin, ont critiqué la décision officielle de fermer l'espace
aérien sans calcul de la concentration de cendres volcaniques dans l'air.
Pour le quatrième jour consécutif, de nombreux aéroports européens étaient
fermés dimanche soir 18 avril. Des milliers de vols ont été annulés,
clouant au sol des millions de voyageurs. Les compagnies aériennes s'en
inquiètent. Elles jugent les restrictions de vols imposées en Europe
excessives et demandent une réévaluation immédiate des critères de
sécurité. En Allemagne, les deux plus grandes compagnies aériennes,
Lufthansa et Air Berlin, ont critiqué la décision du gouvernement de
fermer l'espace aérien sans avoir calculé la concentration de cendres
volcaniques dans l'air, faisant valoir que plusieurs de leurs avions qui
ont effectué la veille des vols tests n'ont présenté « aucun dommage ».
Au départ, tout paraissait clair. Face à une catastrophe naturelle sans
précédent, l’espace aérien devait rester fermé pour préserver la sécurité
des avions et des passagers. Mais au chaos qui règne dans les aéroports et
accessoirement les gares prises d’assaut s'ajoutent désormais des
polémiques en Allemagne. Les deux plus grandes compagnies aériennes du
pays, Lufthansa et Air Berlin, ont reproché aux pouvoirs publics une
interruption complète du trafic fondée d’après les deux sociétés sur des
modèles informatiques et non sur des analyses de l’air. Lufthansa et Air
Berlin soulignent que des vols tests ont montré que les avions concernés
n’avaient subi aucun dommage. Le ministre allemand des Transports, Peter
Ramsauer, rejette ces critiques les jugeant irresponsables en matière de
sécurité. Les décisions prises étaient, pour le ministre, conformes aux
règles internationales. A ces polémiques qui ne peuvent que jeter le
trouble auprès de passagers déjà bien malmenés s’ajoutent des mesures pas
très aisées à comprendre comme la réouverture provisoire dimanche 18 avril
de sept aéroports. Pour les compagnies aériennes, une décision inutile car
elles ne pouvaient pas en quelques heures renouer avec un trafic normal.
POLOGNE.ELECTIONS ANTICIPEES APRES LE DEUIL.
Les cérémonies funèbres du couple présidentiel polonais se sont
terminées au château royal du Wawel à Cracovie avec 21 coups de canon en
l'honneur de Maria et Lech Kaczynski et une longue séance de condoléances
des délégations étrangères à la famille du président défunt et aux
représentants des plus hautes autorités polonaises. Le deuil national
terminé, les Polonais doivent rapidement faire face à la réalité, et en
particulier à la campagne électorale avant l’élection présidentielle
anticipée. Mercredi 21 avril, le président par intérim Bronislaw
Komorowski doit annoncer les dates du premier et du deuxième tour de la
présidentielle. Il est lui-même candidat déclaré du parti libéral au
pouvoir. La droite conservatrice et la gauche ont perdu leur candidat dans
la catastrophe de Smolensk et devront en trouver des nouveaux. En plein
milieu du deuil national, les profondes divisions politiques ont repris
leurs droits avec la désignation du lieu de l'enterrement de Lech
Kaczynski. Le jour des obsèques, beaucoup de Cracoviens se sont
ostensiblement abstenus d'y participer. Marek, âgé d'environ 20 ans, a
passé la journée à se reposer dans un parc. « Je considère que le
président Kaczynski n'est pas digne d'être enterré au château du Wawel.
C'est un lieu où l'on a toujours inhumé des personnes particulièrement
méritantes, les rois par exemple. Le président Kaczynski est mort
tragiquement, mais à part cela, non seulement il n'était pas connu pour
des actes particulièrement marquants, mais il ne jouissait même pas d'un
grand soutien populaire. » Les amis politiques du président défunt donnent
l'impression de vouloir instaurer une sorte de culte de Lech Kaczynski. On
voit bien, ce ne sera pas facile.
AUSTRALIE. CENTRE DE DETENTION DECRIE PAR L'OPPOSITION.
La réouverture en Australie d’un centre de rétention décrié par
l’opposition Le gouvernement de Kevin Rudd a décidé de rouvrir le centre
de rétention de Curtin dans l'ouest de l'Australie. L'Australie décide de
rouvrir un centre de détention dans l'ouest du pays. C'est pour faire face
à l'afflux d'immigrés clandestins venus du Sri Lanka et d'Afghanistan. Une
partie de l'opposition dénonce une mesure inhumaine. Depuis le très
conservateur John Howard, la politique de l'Australie envers les milliers
de migrants clandestins était de les envoyer vers les petites îles
avoisinantes, les gouvernements de Nauru ou des îles Christmas étant trop
contents de les accueillir en échange d'indemnités très conséquentes. Mais
l'afflux d'Afghans et de Sri-Lankais notamment est tel que les centres de
rétention de ces îles affichent maintenant complet depuis bien longtemps
avec le risque d'émeutes lié à la surpopulation. Depuis une semaine,
l'Australie a par ailleurs décidé que plus aucun Afghan ni Sri-Lankais ne
pourra prétendre désormais au titre de demandeur d'asile et du coup, ils
deviennent de fait de nouveaux migrants clandestins. Le gouvernement de
Kevin Rudd a donc décidé de rouvrir le centre de rétention de la base de
Curtin dans l'ouest du pays. « Pire que l'enfer sur terre », estime un
député australien. C'est bien pour cette raison que le gouvernement
l'avait fermé en 2002 après une série d'incidents. Les écologistes
dénoncent des mesures inhumaines sans réelle politique de fond et
inspirées par le pire de la politique des conservateurs. Et qui de fait ne
résoudra pas le problème de l'afflux de migrants venus d'Afghanistan et du
Sri Lanka.
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SEISME EN CHINE. DES CENTAINES DE MORTS A QINGHAI.
Un puissant séisme d'une magnitude de 6,9 s'est produit ce 14 avril
2010 en Chine dans la province isolée du Qinghai, proche de la région
autonome du Tibet. Une vingtaine de répliques ont suivi, certaines allant
jusqu'à 5,8. De nombreuses maisons se sont effondrées, les routes ont été
coupées par des glissements de terrain et les télécommunications sont
difficiles dans cette région montagneuse où les températures oscillent
autour de 0°C. La France s'est dite prête à répondre aux demandes d'aide
des autorités. Ce sont les premiers chiffres donnés par un responsable de
la municipalité de Yushu. Mais les images diffusées depuis quelques heures
maintenant montrent bien l'étendue de la catastrophe avec de très
nombreuses maisons détruites, dans une région très pauvre, à la limite du
Qinghai et du Tibet. On est déjà sur les haut plateaux tibétains, où la
température ne dépassait pas zéro degré ce mercredi 14 avril 2010. Les
régions où vient de se produire le tremblement de terre, ne sont pas très
peuplées ; pas plus de 80 000 habitants dans la zone du séisme, selon les
chiffres du gouvernement local. Le tremblement de terre a été beaucoup
moins fort que dans le Sichuan en 2008, mais encore une fois dans une
région très reculée de la Chine, avec on peut l'imaginer, des habitations
très fragiles. On parle déjà de 10 000 blessés et, certainement, de
nombreuses personnes enfouies sous les décombres. Dans la ville de Jiegu,
sans doute la plus proche de l'épicentre, 85 % des batiments aurait été
détruits. Un des tout premiers sauveteurs, Kang Zifu, explique pour
commencer que les services de sécurité avaient été alertés par une
première secousse. Et il confirme la présence de victimes sous les
décombres : « On est arrivé sur place à 8h10, heure locale et après le
premier tremblement de terre, on avait déja rassemblé des camions de
pompiers. A 7 heures 49, quand le plus gros temblement de terre a commencé,
il n'a pas fallu plus de 10 minutes pour organiser la mobilisation
générale, et répartir les tâches », raconte le sauveteur. « On a été
divisé en trois groupes. Le premier s'est occupé d'éteindre des incendies
dans la ville de Yushu. Le deuxième groupe est parti à la recherche des
personnes enterrées sous les maisons effondrées. Ils ont commencé par les
écoles où il y a encore une vingtaine d'enfants bloqués sons les décombres.
Le troisième groupe est en train de rechercher des personnes ensevelies
sous des bâtiments de la municipalité. Une cinquantaine de personnes, ces
gens sont vivants, on peut communiquer avec eux », ajoute encore Kang Zifu.
La région est difficile d'accès et les secours vont avoir du mal à arriver
sur place... On le voit déjà... Les sauveteurs sont en train de se
regrouper dans la capitale de la région, Xining. Mais elle se trouve à
plus de 5 heures de voiture des lieux de la catastrophe. Les secours
devront emprunter des routes de très haute montagne et certaines ont été
coupées par des glissement de terrain. Les conditions d'accès seront
déficiles, et pour les victimes, l'attente risque d'être longue...
CONGO. HUIT HUMANITAIRES DE LA CROIX ROUGE ENLEVES PAR DES
CONGOLAIS.
Un ressortissant Suisse et 7 Congolais onbt été enlevés dans dans la
province de Sud-Kivu par des miliciens du groupe Mai-MaiYakutumba.Ils
étaient de retour d'une mission humanitaire d'évaluation dans les
plateaux de Minembwé dont l'objectif était d'évaluer les besoins des
habitants de la région.C'est un choc, d’autant plus que les otages sont
détenus dans une zone où des opérations militaires sont en cours.
L'organisation a d’ailleurs exigé mardi 13 avril la libération « au plus
vite » de ses huit agents.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
KIRGHIZISTAN. JAN KUBIS DE L'ONU SOUHAITE DU SOUTIEN POUR LE PAYS/
16 avril 2010 – Au lendemain de l'accord entre le gouvernement
provisoire du Kirghizistan et l'ancien Président Bakaïev qui a permis à ce
dernier de quitter le pays, l'Envoyé spécial de l'ONU, Jan Kubis, a estimé
que le nouveau gouvernement avait besoin d'un soutien international et a
affirmé que l'ONU soutiendrait les efforts pour instaurer un gouvernement
plus démocratique. Le nouveau gouvernement « a besoin d'un soutien
international », a dit M. Kubis lors d'un point presse au siège de l'ONU à
New York, de retour d'une mission au Kirghizistan où il avait été envoyé
par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. « Chacun doit comprendre
que le Kirghizistan est un des pays les plus pauvres au monde », a-t-il
ajouté précisant que « beaucoup de problèmes n'ont pas disparu avec ce
changement de gouvernement ». Les nouvelles autorités doivent renforcer
leur contrôle sur tout le pays, a dit M. Kubis, qui est par ailleurs chef
de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe. « J'étais
peut être le seul à parler et à avoir des contacts réguliers avec le
président Bakaïev, qui était dans le sud du pays, afin de comprendre la
situation et passer des messages, comme ne pas utiliser les armes, de ne
pas aller à la confrontation », a-t-il ajouté. « Ce qui est encourageant
c'est que le gouvernement provisoire est pleinement conscient de la
nécessité de se donner une base plus solide d'un point de vue
constitutionnel et légal », a-t-il indiqué. L'ONU et les organisations
partenaires comme l'Organisation pour la sécurité et la coopération en
Europe (OSCE) sont prêtes à fournir leur assistance si le gouvernement
provisoire le demande, a conclu l'Envoyé spécial. Selon la presse, le
Président Burmanbek Bakiev a officiellement démissionné jeudi avant de
partir avec sa famille proche pour le Kazakhstan voisin. Il avait fui la
capitale Bichkek le 7 avril alors que des manifestations contre la flambée
des prix, la corruption et les violations des droits de l'homme avaient
été violemment réprimées et s'étaient soldées par au moins 83 morts.
OMS INDIQUE QUE LES CENDRES DU VOLCAN ISLANDAIS RISQUERAIENT LA
SANTE.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi que les
cendres projetées dans l'atmosphère par le volcan en éruption en Islande
pourraient poser un risque pour la santé, en particulier pour les gens
souffrant d'asthme et d'autres problèmes respiratoires. On estime
qu'environ 25% des particules de cendre liées à l'éruption du volcan
Eyjafjalla le 14 avril ont une taille inférieure à 10 microns, ce qui est
plus dangereux car elles peuvent pénétrer plus profondément dans les
poumons, a précisé l'OMS dans un communiqué. Selon l'agence des Nations
Unies, les gens souffrant de conditions respiratoires chroniques, tels que
l'asthme ou la bronchite, pourraient être sujets à des irritations si les
cendres se trouvent en fortes concentrations dans les couches basses de
l'atmosphère. Mais tant que les cendres restent dans les couches hautes de
l'atmosphère, il ne devrait pas y avoir de risque accru d'impact sur la
santé. L'OMS conseille aux gens de suivre les directives des autorités
locales chargées de la santé et de rester à l'intérieur s'ils ressentent
des irritations dans leur gorge et leurs poumons, si leur nez coule et
leurs yeux piquent. L'OMS a noté qu'actuellement le nuage de cendres est
suspendu dans les couches élevées de l'atmosphère. Des problèmes pour la
santé pourraient se poser quand ces particules vont commencer à retomber.
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NATIONS UNIES ET L'EXTENSION DE LA PERIODE ELECTORALE AU SOUDAN
Les Nations Unies saluent la décision de la Commission
électorale du Soudan d'étendre la période électorale, ce qui « devrait
permettre de dépasser les différentes difficultés techniques rencontrées
lors des deux premiers jours de scrutin », a déclaré mardi le porte-parole
du Secrétaire général de l'ONU. Le scrutin a démarré dimanche 11 avril et
devait initialement durer jusqu'à mardi 13 avril. « L'ONU espère également
que cela permettra à plus de Soudanais d'exprimer leur vote,
particulièrement dans les zones et les circonscriptions où les erreurs
techniques ont entraîné des retards dans le processus électoral ou lorsque
les votants n'ont pas été en mesure de déterminer le bureau de vote où ils
étaient enregistrés », a ajouté ce porte-parole, Martin Nesirky, lors de
son point-presse quotidien au Siège de des Nations Unies, à New York. M.
Nesirky a rappelé que la Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS)
fournissait une assistance technique et un soutien logistique à la
Commission électorale nationale, à la demande de cette dernière, et
continuerait de le faire, dans la limite de ses capacités. Selon des
informations parues dans la presse, les élections ont été prolongées
jusqu'à jeudi. Il s'agit des premières élections multipartites dans le
pays depuis 1986.
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HAITIENS ILLEGAUX EN DETENTION A LA FRONTIERE DE VERMONT.
114 haïtiens ont été arrêtés en tentant de se rendre illégalement aux
Etats-Unis à partir du territoire canadien, selon les autorités policières
américaines qui font état d’une nette augmentation de ce type
d’immigration clandestine depuis quelques semaines. « Depuis le 21 janvier,
114 haïtiens ont été appréhendés dans le Vermont et un à New York », a
indiqué Mark Henry, porte-parole de la police des frontières de l’Etat du
Vermont. Les autorités américaines refusent cependant d’établir un lien
entre cette vague d’immigration illégale et le tremblement de terre ayant
dévasté Haïti le 12 janvier. Elles précisent que ces compatriotes
n’étaient pas arrivés d’Haïti après la catastrophe. Ce sont de préférence
des immigrants établis illégalement aux Etats-Unis depuis des années et
qui ont été expulsés vers le Canada où leurs demandes d’asile n’ont pas
été agréées. Responsable d’au moins 230.000 morts, 300.000 blessés et 1,3
million de sans-abri, selon des estimations officielles, le séisme a
provoqué une paupérisation de masse dans un pays qui était déjà confronté
à une crise économique chronique.
DON DE 10.000 TENTES A HAITI PAR LE MEXIQUE.
Le Mexique a fait don ce 6 avril de 10.000 tentes à Haiti pour
pouvoir héberger des personnes qui demeurent sans-abris suite au terrible
séisme de janvier dernier. L’annonce officielle a été faite par la
première dame du Mexique, Margarita Calderon, en présence du président
René Préval, lors d’une cérémonie qui a eu lieu sur le site en ruine du
palais présidentiel. « Le Mexique a compris que les désastres naturels
n’apportent pas seulement la destruction et la desolation mais sont
également des moments où les peuples découvrent la plus grande sensibilité
humaine, la générosité et la solidarité », déclare Margarita Calderon. Ces
10.000 tentes font partie d’un lot de 50.000 qui ont été promises à Haiti
par le président Felipe Calderon. Le reste doit arriver à Port-au-Prince
dans les prochains jours, promet la première dame mexicaine. Préval salue
« l’engagement personnel » du président mexicain et remercie le Mexique
qui octroie également 5 milions de dollars d’appui budgétaire à Haiti. Il
souligne aussi que les citoyens et citoyennes du Mexique ont fait
directement don de 1 million de dollars à Haiti. Les gouvernements
mexicain et haïtien ont également signé un accord humanitaire migratoire
pour permettre aux victimes du séisme en Haiti de rejoindre leurs parents
résidant au Mexique.
JEAN ALIX BOYER DE L'ONA ACCUSE DE CORRUPTION.
Le directeur général de l’Office Nationale d’Assurance
Vieillesse (ONA), Jean Alix Boyer devrait être entendu lundi au Parquet de
Port-au-Prince pour présomption de corruption et détournement de fonds. Le
president du syndicat de l'ONA, Réginald Petit Homme a fait savoir qu'une
plainte a été déposée au parquet par des membres de ce syndicat qui
accusent M. Boyer de toute sortes de malversations. La plainte a également
deposée à la Cour supérieure des Comptes invitée a prendre un arrêt de
débet contre M. Boyer parce qu'il y aurait, selon le syndicat,
suffisamment de documents capables de prouver qu'il a pillé les caisses de
l'ONA. L'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) touchée elle aussi du
dossier est invitée à auditer sur la gestion de M. Boyer pour "stopper
l'hémorragie des fonds des assurés de l'ONA", a fait savoir Réginald Petit
Homme qui dénonce par ailleurs ce qu'il appelle les mesures dictatoriales
de M. Boyer qui aurait décidé manu militari de fermer les portes du bureau
du syndicat et confisquer le véhicule qui été mis à la disposition de ses
membres pour effectuer le travail de l'Institution. "C'est une atteinte
grave à la liberté syndicale et une violation de la constitution haïtienne
et des convention et traités signés par Haïti avec le Bureau international
du Travail ( BIT), a indiqué M. Petit-Homme. Il a fait savoir en outre que
depuis le 24 février, date à laquelle ses collègues et lui-même ont
commencé à dénoncer la mauvaise gestion de M. Boyer, ils font l’objet de
toute sortes de menaces dont des menaces de mort de la part d'individus à
lunettes noires circulant à bord de véhicules aux vitres teintées. Des
mesures de transfert, de rétrogradation et de mise en disponibilité et de
confiscation de chèques d'employés réputés proches du syndicat se sont
multipliées en guise de représailles. Le president du syndicat Réginald
Petit Homme a lui-même été rtrogradé du niveau de chef de service à celui
d'assistant-chef de service pour s'être élevé, a-t-il dit, contre la
gabegie administrative. Il a également denoncé des manoeuvres visant à
créer la division entre les employés, ce qui détériore davantage le climat
de travail dejà mis à mal par le seisme du 12 janvier Le syndicat de l'EDH
appelle les différentes autorités du pays et les institutions impliquées
dans la lutte contre la corruption à favoriser un audit sérieux sur la
gestion du directeur général de l'ONA, au moment où des institutions
internationales s'apprêtent à decaisser des fonds importants pour la
reconstruction du pays. "Ce sera l'occasion de découvrir toute la vérité
sur la gestion de l'ONA et de prouver que l'Etat haïtien s'est
définitivement engagé dans la bataille contre la gabegie, estime encore le
syndicat. Le directeur général de l'ONA a, dans ses différentes
interventions dans la presse, rejeté les différentes accusations portées
contre lui, les assimilant à des règlements de comptes. Le Ministère des
Affaires sociales, ministère de tutelle de l'ONA, s'est gardé jusqu'ici
d'intervenir dans ce nouveau conflit qui risque de paralyser l'Institution
et lui faire perdre toute sa crédibilité pour gérer l'épargne de ses
assurés.Port-au-Prince, le 6 avril 2010 – (AHP) – Le Conseil Electoral
provisoire (CEP) se serait déjà penché sur un calendrier électoral dans la
perspective des prochaines élections devant se dérouler dans le pays. Le
conseiller Jacques Belzin affirme que le CEP est techniquement prêt pour
organiser les élections durant l’année en cours, se refusant toutefois à
donner des détails sur les dates susceptibles d’être retenues pour
l’organisation de ces joutes. Des rencontres ont été réalisées avec des
partenaires privilégiés du CEP dont les partis politiques et la communauté
internationale en vue de mieux planifier les élections. Une réunion est
prévue pour ce mercredi avec des partenaires internationaux dont l’OEA et
son directeur général adjoint, Albert Ramdin, autour de la question
électorale, affirme M. Belzin. M. Ramdin sera en Haïti du 7 au 10 avril
pour discuter en priorité de la possibilité d'organiser les élections au
début 2011. Les conseillers électoraux, conformément à l’arrêt qui les
avait nommés, seront aussi préposés à organiser outre les élections
présidentiellese et législatives mais aussi les municipales, a fait savoir
Jacques Belzin.
CANADA. DES HAITIENS DEMANDENT RENOUVELLEMENT DE MANDAT DE MME JEAN
Dex journaux canadiens dont le Toronto Star ont révélé ces derniers jours
que le premier ministre chercherait un un remplaçant à Mme Jean, dont le
mandat arive à terme en été prochain. Le maire de Port-Au-Prince,
Jean-Yves Jason et la ministre haïtienne du Commerce et de l'Industrie,
Josseline Féthière qui participaitt à un symposium international « Haïti
aujourd'hui, Haïti demain : regards croisés », ont souligné le rôle
crucial joué par la gouverneure depuis le séisme du 12 janvier dernier.
Ils ont affirmé voir en elle une alliée indispensable pour le peuple
haïtien au moment où il amorce la reconstruction de son pays. Présidée par
le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, cette rencontre visait à
favoriser un dialogue entre des acteurs de divers horizons incluant,
gouvernements, agences de coopération, organisations non gouvernementales,
universités et communauté haïtienne, pour mieux faire face à la
catastrophe qui a dévasté Haïti et favoriser sa reconstruction. Dans
l'allocution qu'elle a prononcée au cours du symposium, la gouverneur
générale du Canada a invité le monde à témoigner, par des paroles et par
des actions, d'une solidarité inébranlable avec Haïti "Outre la nécessité
des mesures d'urgence pour procurer nourriture et eau potable, pour
relocaliser les populations sinistrées, ériger des abris temporaires et
empêcher la propagation de maladies, à l'approche de la saison des pluies
qui menace gravement des dizaines de milliers de personnes, il faut aussi
et tout autant, que la reconstruction d'Haïti se pense et se réalise comme
une mise à l'épreuve de la capacité de faire triompher la solidarité :
pour le bien commun avant les intérêts personnels ou particuliers" a
martelé Michaelle Jean. Mme Jean avait été investie dans ses fonctions de
gouverneure générale du Canada en septembre 2005. Ses prédécesseurs ont
souvent servi plus de cinq ans. Adrienne Clarkson est restée à son poste
six ans. En 1967, Georges Vanier est mort en fonction alors qu'il en était
à sa huitième année.
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NOUVELLES D'HAITI
ONU. RECONSTRUCTION D'HAITI: QUATRE MILLIARDS DE DOLLARS.
Organisée par l’ONU et les États-Unis, avec le gouvernement
haïtien, la Conférence internationale des donateurs vers un nouvel
avenir pour Haïti est co-présidée par le Brésil, le Canada, l’Espagne,
la France et l’Union européenne. Reuters / Chip EastPar RFI Deux mois
après le séisme du 12 janvier 2010 qui a tué au moins 220 000 personnes
et fait quelque 1,3 million de sans-abri, une conférence internationale
des donateurs pour Haïti s’est tenue ce mercredi 31 mars à New York au
siège de l'ONU avec plus de cent pays et plusieurs organismes
internationaux présents. Quelque 3,8 milliards de dollars leur ont été
demandés, comme premier versement sur un montant total de 11,5 milliards
de dollars d'aide estimée nécessaire pour reconstruire le pays sur 10
ans. Les Etats-Unis et l'Union européenne se sont engagés à verser
respectivement 1,15 milliard et 1,6 milliard de dollars. L’ONU l’a
constaté ces dernières semaines. L’élan de générosité internationale
pour Haïti avait tendance à s’essouffler. Pourtant, les besoins restent
énormes. A court terme, il faut préparer la saison des pluies et des
ouragans en installant plus de tentes et d’abris dans les camps de
réfugiés qui ont aussi besoin de sanitaires, d’eau et d’électricité.
Sinon, dans les prochaines semaines, ces camps pourraient bien se
transformer en un enfer d’eau et de boue. Les Haïtiens manquent
également toujours de nourriture et de soins. Toutes ces opérations vont
coûter près de quatre milliards de dollars au cours des dix prochains
mois. Mais il faut déjà penser à reconstruire, et à reconstruire mieux.
Pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, Haïti a rendez-vous
avec l’histoire. L’ONU estime que le pays aura besoin de plus d’un
milliard de dollars par an pendant les dix prochaines années. Il faut
ainsi rassurer les pays donateurs qui se méfient d’un Etat haïtien
faible et soupçonné de corruption. Des structures de surveillance de
l’aide internationale sont mises en place, l’une d’elles coprésidée par
l’ancien président américain Bill Clinton. Mais l’ONU affirme qu’il ne
faut plus contourner les autorités haïtiennes, mais au contraire, les
aider à reprendre les rênes de l’avenir de leur pays.
NOUVELLES D'HAITI
NATIONS UNIES, NY. PRESIDENT PREVAL A NEW YORK POUR LA CONFERENCE
SUR HAITI.
Le s informations dignes de foi confirment la présence à New York, du
président d'Haiti René Préval depuis Dimanche soir pour la Conférence
Internationale des bailleurs de fonds aux Nations Unies, ce Mercredi
31 Mars.La délégation haitienne .La délégation haïtienne attendue à l’ONU
comprendra le Premier ministre Jean-Max Bellerive, les présidents du Sénat,
Kély Bastien et de la Chambre des Députés, Levaillant Louis-Jeune, le
gouverneur de la Banque Centrale, Charles Castel et le maire de
Port-au-Prince, Jean-Yves Jason Muscadin.Des membres de la société civile,
comprenant le secteur privé des affaires, le secteur religieux
Des membres de la société civile non identifiés représentant le secteur
privé des affaires, le secteur religieux, les organisations syndicales ont
été également invités à se rendre à New York.Plusieurs voix dans la
société civile et l’opposition démocratique ont dénoncé les "consultations
très sélectives" engagées par le pouvoir autour de la réunion de New York
et la présence majoritaire des représentants de la communauté
internationale (10 étrangers contre 7 haïtiens) au sein de la Commission
intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).Plusieurs Chefs d'Etat
seront présents à la dite conférence qui débutera à 9:00 du matin au siège
des Nations Unies.
LES ONG D'HAITI SE SENTENT EXCLUES.
Les organisations non gouvernementales (ONG) - par lesquelles passent
65 pour cent des contributions actuelles des bailleurs de fonds -
cherchent un rôle plus cohérent dans la reconstruction du pays. «Les ONG
sont les troisièmes plus grands bailleurs de fonds en Haïti », a précisé
Sam Worthington, président d'InterAction. «Nous avons de grandes
responsabilités auprès du gouvernement haïtien et de la population
haïtienne. La seule façon d'assumer cette responsabilité, c'est de mettre
en place une coordination efficace entre nous et au sein du système des
Nations Unies. La société civile haïtienne se sent toujours exclue de ce
processus ». «Nous, les Haïtiens, sommes fiers. Nous savons ce que nous
voulons, nous savons ce dont nous avons besoin, mais nous n'en avons pas
les moyens », a dit Jean Luc Dessables, coordonnateur de Haiti Response
Coalition - l'une des trois seules ONG haïtiennes présentes à la réunion
de New York.. «Nous nous sentons isolés, déconnectés, et nous voulons nous
reconnecter. Nous sommes tellement habitués aux gens qui viennent en
disant ce qu'ils veulent faire pour nous, mais ça n'a encore jamais marché.
Nous craignons que ça ne marche encore pas». Mario Joseph, directeur du
Bureau des avocats internationaux, un cabinet de droit public siégeant
dans la capitale haïtienne, s'est fait l'écho de ce sentiment «d'exclusion»
de la société civile «Nous ne disposons pas de mécanisme favorisant la
participation des ONG et, sans cela, sans ce genre d'engagement ouvert,
comment trouver une responsabilité ?» a demandé M. Joseph. M. Clinton a
reconnu la nécessité d'améliorer la transparence gouvernementale, mais a
ajouté que cela devait s'étendre aux ONG locales travaillant en Haïti. «S'il
est vrai qu'Haïti a pris la décision de construire un pays véritablement
indépendant, autosuffisant et moderne, digne de ses habitants, pour la
première fois. S'il est vrai que les éléments de la société haïtienne qui
ont été trop longtemps négligés et exclus du processus de décision s'y
dirigent plus que jamais, alors nous devons nous demander comment cela
devrait changer ce que font les ONG en Haïti», a déclaré l'envoyé spécial
des Nations Unies, Kristalina Georgieva, commissaire de l'Union européenne.
TURNEB DELPE DU PARTI PNDPH A DECLARE QU'HAITI EST AU STADE
D'ETAT INFORMEL.
Le leader du Parti National Démocratique Populaire Haïtien (PNDPH),
Turneb Delpé a estimé lundi que bien qu’elle dispose d’une constitution en
vigueur, Haïti resteau stade d'un Etat informel, en raison du fait qu'ele
ne dispose d'aucun projet de société. M. Delpé a fait cette déclaration, à
l'occasion d’une journée de réflexion organisée à l’initiative du
Groupement des Haïtiens Nationalistes Conséquents (GRHAN) , dans le cadre
du 23ème anoiversaire de la constitution. Le leader du PNDPH se prononce
une fois de plus en faveur de l’organisation d’une conférence nationale
pour jeter les bases de la nouvelle Haïti et lui permettre d'être un état
formel. Il en a profité pour prendre le contrepied d’une déclaration du
chef de l’Etat selon laquelle la constitution de 1987 était une source
d’instabilité. "Ce n’est pas la constitution mais son non-respect, la
misère, le chômage et l’exclusion qui sont des sources d’instabilité", a
corrigé le leader du PNDPH. Turneb Delpé s’est prononcé contre tout
amendement de la constitution en dehors de ce qu’il appelle la refondation
de la nation. Nous devons, dit-il, refonder cette nation, à partir d’un
projet de société dont la constitution sera le reflet. Ce sera une
constitution amendée, révisée ou tout bonnement une nouvelle constitution
dépendamment de ce que nous définirionacomme projet de société, a souligné
le docteur Delpé. Selon lui, ce n’est pas non plus l’amendement de la
constitution qui va permettre à Haïti de s’engager sur la voie du
développement, il s'agit plutôt de lui donner une constitution élaborée à
partir la réalité haïtienne. Pour sa part, le leader de l’Union pour le
Sauvetage National (UNION), Jean Chavannes Jeune, a déploré que 23 ans
après l’adoption de la constitution de 1987, la souveraineté d’Haïti
traine encore. Jean Chavannes Jeune déplore aussi que le 23ème
anniversaire de la constitution soit célébré sous occupation. Le pasteur
Jeune estime nécessaire que cette constitution soit amendée mais pas
chambardée, puisqu'elle comprend beaucoup d’aspects positifs notamment sur
la décentralisation. Cet amendement devrait aussi permettre aux haïtiens
vivant à l’étranger de jouir de pleinement de leurs droits civiques. Aux
Gonaïves, des hommes de lois et des politiques ont plaidé dimancheen
faveur d’un amendement de la constitution. A Saint Marc aussi plusieurs
organisations socio-politiques ont participé à une conférence-débat sur la
problématique de l’application de la constitution.
NOUVELLES INTERNATIONALES
RUSSIE.POUTINE A APPELE A RACLER LES EGOUTS POUR RETROUVER LES
COMMANDITAIRES
Des bougies forment le nombre « 39 », en souvenir des 39
victimes de l’attentat du métro de Moscou, durant une cérémonie
commémorative, à Beslan.Jour de deuil en Russie ce mardi 30 mars au
lendemain du double attentat suicide qui a tué au moins 39 personnes, dans
le métro de Moscou. Toujours pas de revendication mais les autorités
retiennent la piste du Nord-Caucase, où le Kremlin combat plusieurs foyers
d'insurrection islamiste. La piste caucasienne : c'est désormais
l'hypothèse principale retenue par les autorités et par la presse
russe.Mardi 30 mars, le président Dmitri Medvedev et le Premier ministre
Vladimir Poutine ont tenu un discours de fermeté. « Il faut revoir les
lois antiterrorisme », a dit le président. Vladimir Poutine, lui, y est
allé d'une formule choc comme il en a l'habitude : Il faut « racler le
fond des égouts », pour trouver les terroristes complices du double
attentat de lundi. Le président tchéchène Ramzan Kadyrov parle d'éliminer
les terroristes comme des rats. Bref, un discours violent, alors qu'à
Moscou on parle de plus en plus d'une revanche. Les forces russes avaient
abattu début mars un leader de la rébellion tchétchène. L'attaque du 29
mars contre le métro moscovite pourrait avoir été programmée en réaction.
Un message des rebelles tchétchènes, un pied de nez aux autorités de
Moscou.
COLOMBIE. LIBERATION DE PABLO EMILIO MONCAYO, UN DES PLUS ANCIENS
OTAGES.
Après plus de 12 ans de captivité, Pablo Emilio Moncayo est
libre. Il n'est plus aux mains de la guérilla colombienne. Un hélicoptère
de la Croix-Rouge s'est rendu dans la jungle pour aller récupérer celui
qui est l'un des deux plus anciens otages des FARC. On a pu le voir sur la
chaîne de télévision Telesur, vêtu d'une tenue de camouflage. Il a déclaré
que dans deux heures il serait de retour dans sa famille. Un délai qui
pourrait toutefois être un peu plus long, en raison des conditions météo.
Le caporal Moncayo n'avait pas vingt ans lorsqu'il a été capturé par les
FARC. En 1997, peu avant Noël, une trentaine de soldats colombiens gardent
des installations de radio sur la hauteur de Patascoy, dans l'une de ces
régions montagneuses, froides et inhospitalières où les FARC sont bien
implantés. C'est précisément le moment choisi par 200 rebelles pour
attaquer et prendre des otages, parmi lesquels le caporal Pablo Emilio
Moncayo, âgé de 19 ans à peine. Plus de 12 ans après sa capture, Pablo
Emilio avait le triste privilège, avec un autre sous-officier enlevé lui
aussi à Patascoy, d'être le plus ancien prisonnier des FARC. Ses parents,
devant une vidéo de leur fils envoyée comme preuve de vie par la guérilla
en septembre dernier, n'avaient d'abord pas reconnu l'adolescent amaigri
mais surtout devenu trentenaire. Plus de douze années de calvaire pour
cette famille qui, malgré les espoirs déçus, n'a jamais baissé les bras.
Le père en particulier, le professeur en sciences sociales Gustavo Moncayo,
a maintenu la pression par de nombreuses et interminables marches, en
Amérique et en Europe. Il est d'ailleurs douteux que l'infatigable «marcheur
pour la paix», comme on l'a surnommé en Colombie, cesse le combat du fait
de la libération de son fils. C'est qu'il reste encore 21 soldats et
policiers aux mains des FARC, dont le caporal Libio José Martinez qui a
partagé la si longue captivité de Pablo Emilio.
CENTRE AFRIQUE. ELECTIONS REPORTEES AU 16 MAI.
Le premier tour des élections présidentielle et législatives est
finalement reporté en Centrafrique. Au lieu du 25 avril, les électeurs
seront appelés aux urnes le 16 mai prochain, le 13 juin pour le second
tour. Une décision du président François Bozizé, rendue publique hier
mardi 30 mars par la radio nationale. Selon le décret présidentiel, la
campagne électorale sera ouverte le lundi 3 mai. Le décret du président
Bozizé a surpris tout le monde à Bangui. Les représentants de la
communauté internationale recevaient lundi la coalition des partis de
l'opposition centrafricaine, le collectif des forces du changement. Ils
évoquaient justement la question du calendrier des élections et des
retards du programme DDR de désarmement des ex-rebelles (Désarmement,
Démobilisation et Réinsertion). « Nous avons discuté pendant plus de deux
heures et nul n'était au courant que la date des élections venait d'être
fixée par le chef de l'Etat », s'exclame un opposant. Le comité de
pilotage devait d'ailleurs recevoir les représentants de la commission
électorale ce mercredi pour que la CEI leur présente son projet de
calendrier. D'après une source diplomatique, la réunion est maintenue.
Joint au téléphone en fin d'après midi, l'opposant Gabriel Koyambounou qui
est le premier vice-président de la commission électorale assure qu'il
n'est au courant de rien, que la CEI n'a jamais adopté en plénière son
chronogramme définitif. Mais le pasteur Binguimalé, le président de la CEI
se réjouit plutôt que ses recommandations aient été suivies par le chef de
l'Etat « Nous serons fin prêt pour le jour J», assure-t-il.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
ONU MOBILISEE POUR LA RECONSTRUCTION TOTALE D'HAITI. CONFERENCE DU
31 MARS.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé mardi le
lancement de nouveaux projets « argent et nourriture contre travail » en
Haïti, afin de soutenir la réhabilitation agricole, illustrant la
mobilisation des Nations Unies pour une transformation en profondeur du
pays avant la Conférence des donateurs à New York. « Ces programmes ont
été validés par le gouvernement haïtien et seront mis en oeuvre en étroit
partenariat avec les institutions nationales. Ils suivent les priorités du
gouvernement pour soutenir la production agricole et la sécurité
alimentaire tout en garantissant l'accès à la nourriture pour les plus
vulnérables, ce qui en fait un élément essentiel vers la sécurité et la
stabilité sociale en Haïti », a déclaré Michel Chancy, secrétaire d'Etat
pour la production animale et l'assistance alimentaire en Haïti. Ces
programmes seront lancés dans les prochaines semaines à destination de
deux millions de personnes, alors que la phase initiale d'aide d'urgence
touche à sa fin. Depuis le tremblement de terre du 12 janvier, le PAM est
venu en aide à près de 3,5 millions de personnes avec la distribution de
rations de riz, de farine, de haricots, d'huile et de sel, grâce à des
contributions à hauteur de 260 millions de dollars. « Les donateurs
internationaux ont été extrêmement généreux mais nous avons encore besoin
de contributions en liquidités », a indiqué la Représentante du Programme
dans le pays, Myrta Kaulard. « De plus, nous avons besoin de 55 millions
de dollars pour financer le rôle essentiel du PAM dans le soutien
logistique à la communauté humanitaire internationale dans son ensemble,
surtout dans le pré-positionnement des abris et d'autres éléments urgents
que nous devons installer avant la saison des pluies et des ouragans »,
a-t-elle expliqué. Le PAM a souligné que le capital humain en Haïti aurait
un rôle prépondérant pour fournir des filets de sécurité pour les plus
vulnérables, stimuler la production agricole locale et soutenir les
marchés dans tout le pays, après le tremblement de terre. En amont de la
conférence des donateurs, l'expert indépendant des Nations Unies sur la
situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst, a pour sa part
averti depuis Genève que si les donateurs se concentraient exclusivement
sur la reconstruction physique et institutionnelle du pays, sans prêter
une attention égale aux droits de tous les citoyens, ils risquaient de
recréer les conditions qui ont fait du tremblement de terre du 12 janvier
une catastrophe si dévastatrice. « La perte d'environ 230.000 vies dans le
tremblement de terre ne peut pas être attribuée uniquement à la nature »,
a-t-il souligné. « La main de l'homme a joué un rôle majeur dans le
désastre, surtout par les politiques et la mauvaise gouvernance qui ont
amené tant d'Haïtiens à vivre depuis si longtemps dans la pauvreté et dans
des logements inappropriés », a-t-il expliqué. Par conséquent, « ceux qui
sont responsables de la reconstruction, aux niveaux national et
international, doivent empêcher que l'on recrée les mêmes conditions
perpétuant les inégalités et la pauvreté, ainsi qu'une violence largement
répandue ». M. Forst a donc appelé les donateurs à « promouvoir l'accès
des Haïtiens aux droits sociaux, culturels et économiques, ainsi que
civiques et politiques ». « Ces deux ensembles de droits vont de pair, et
si l'un des aspects est négligé, les autres en souffrent également », a-t-il
insisté. La reconstruction du système judiciaire est d'une importance
vitale à cet égard, et une attention particulière doit être portée aux
personnes déplacées, aux populations des quartiers les plus pauvres, aux
femmes, aux enfants, aux personnes âgées, aux handicapés et aux personnes
atteintes du VIH/Sida, a-t-il précisé. A Genève également, le Fonds des
Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a souligné l'importance du rôle des
enfants dans le processus de reconstruction. En effet, 40% de la
population a moins de 15 ans. Enfin, l'Organisation internationale pour
les migrations a annoncé le lancement d'une nouvelle stratégie de santé
environnementale et d'assainissement pour le pays afin d'améliorer l'accès
à l'eau potable et aux latrines. La première phase de cette stratégie
inclut des campagnes de sensibilisation dans les campements spontanés où
les sinistrés ont trouvé refuge après la catastrophe.Le président d'Haiti,
René Préval et une forte délégation Haitienne seront présents à cette
conférence dont le but est de reconstruire Haiti.
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NOUVELLES D'HAITI
DEMANDES DE VISA DE VISITEUR POUR LES USA SERONT ACCEPTEES LE 5
AVRIL.
Dans un communiqué de presse, l'ambassade des Etats Unis en Haïti,
annonce pour ce 5 avril, la reprise de ses services pour les demandes de
visa non- immigrant, d'affaires et de tourisme (B1/B2) Cette section a été
fermée, depuis le 12 janvier dernier après le puissant séisme qui a ravagé
Haïti, faisant plus de 200 mille morts. Selon le communiqué publié par
l'ambassade, pour l'obtention d'un rendez –vous, les demandeurs de visa
devront désormais utiliser le système en ligne disponible à l'adresse
suivante :http://evisaforms.state.gov/shedulingsystem.aspgénéral des
Etats-Unis à Port-au-Prince. En outre, l'ambassade informe, que le
renouvellement de visa à travers les agences de voyages est désormais
suspendu. «Les demandeurs de visa désireux de renouveler leur visa
multiple de cinq ans devront obligatoirement utiliser le système de rendez
–vous en ligne », indique le consulat américain.
UNE ECOLE PLACEE DANS UN ANCIEN BORDEL DE CARREFOUR.
Une école a rouvert ses portes dans une ancienne maison close à
Carrefour. Désormais, les activités nocturnes de El Caribeño sont
remplacées par les jeux, les chants et les rires des écoliers du collège
mixte Frère Roc. Sur la route de Carrefour, au sud de Port-au-Prince, dans
le quartier de Martissant, un ancien bordel accueille depuis le 22 mars
une école, le Collège mixte Frère Roc qui y a ouvert son nouveau local.
Ayant abandonné son immeuble de Martissant 17 qui effraie les élèves, le
collège fonctionne maintenant à El Caribeño, une maison close qui a cessé
ses activités depuis quelques temps, a-t-on été informé. Depuis le 22 mars
résonne dans la cour de cette ancienne maison de passe maison de passe des
cris d’enfants heureux de retrouver les bancs de l’école, sans la peur de
se faire écraser sous des tonnes de béton. Dans la grande cour aménagée à
cet effet l’atmosphère est gaie, des petites filles sautent à la corde ce
vendredi matin, d’autres écoliers assis sur les bancs devant des tableaux
verts semblent attendre leur professeur. Le collège Frère Roc fait partie
de ces écoles qui n’ont pas attendu l’autorisation du ministère de
l’Education nationale pour reprendre leurs activités. « Nous ne pouvons
pas attendre indéfiniment le ministère qui tarde à publier une date et qui
se contente de regarder les responsables d’établissements scolaires se
débrouiller seuls » a confié à HPN Austiné Yvens, responsable de la
section pédagogique du collège. Mais, poursuit-il, avant de replonger les
enfants dans leurs livres, nous devons les reconnecter aux activités
scolaires par un accompagnement psychosocial. Assistés par les
psychologues du Covor, les enfants suivent des animations, s’exercent à
des chants, des jeux qui doivent les préparer à reprendre la classe et
leur permettre de tourner la page des derniers événements. Dirigé par
Pierre-Louis Roc Aspil, le collège accueille depuis lundi des enfants et
des adolescents en civil et en uniforme. Sur la cour, les écoliers
écoutent la musique, discutent avec leurs camarades qu’ils n’ont pas vus
depuis deux mois, les conversations tournant inévitablement auteur du
séisme. « Cinq de nos élevés ont été tués, mais c’est en dehors de l’école
car celle-ci ne s’était pas effondrée », a poursuivi M. Austiné qui nous a
emmené visiter l’ancien local situé à quelques pas de là. Celui-ci a effet
tenu le coup, mais ce beau bâtiment de quatre étages suscite la peur chez
les écoliers et leurs parents qui redoutent les maisons élevés comme la
peste depuis le 12 janvier. Le local de El Caribeño a semblé tout indiqué
au directeur de l’école, vu qu’il y a de l’espace et qu’une bonne partie
est en tôle. Le club fonctionnait au ralenti, il n’y avait plus guère que
« quelques chambres de filles », explique le responsable pédagogique du
collège. De plus, nous apprend, Austiné Yvens, des inspecteurs de
l’Education nationale sont venus et ont donné leur accord pour ce nouveau
local reconverti dans le domaine éducatif. Les enfants sont désormais au
niveau du sol, et la toiture en tôle ou les bâches rassurent davantage. «
On a promis des tentes, mais ces promesses tardant à se concrétiser alors
on fait avec ce qu’on a, on va étendre un immense prélart dans la cour
arrière pour les enfants du primaire, les élèves du secondaire s’assiéront
ici et ceux du kindergarden là », nous montre du doigt le responsable
pédagogique en nous faisant visiter le local. Dans le nouveau collège, des
enfants d’autres écoles qui se sont effondrés sont accueillis et ces
derniers sont inscrits gratuitement, indique Austiné qui ajoute que plus
de 600 enfants ont été accueillis au collège depuis sa réouverture. Aucune
date officielle n’est retenue pour la réouverture des classes, mais la
plupart des écoles affichent le 5 avril. L’Education nationale encourage
la réouverture des écoles qui le peuvent.
CITOYEN BELGE LIBERE APRES KIDNAPPING.
Un ressortissant belge enlevé en Haïti mercredi dernier en
Plaine, au nord de Port-au-Prince, a été libéré. Le citoyen belge d’une
quarantaine d’années a été libéré moins de 48 heures après son enlèvement
le mercredi 24 mars. Il n'a pas été blessé, sa famille a eu des nouvelles
rassurantes à son sujet la nuit dernière, ont confirmé vendredi les
Affaires étrangères belges. L'homme, dont les circonstances de
l'enlèvement et de la libération n’ont pas été précisées, vit depuis
plusieurs années en Haïti.
DIQUINI. QUARTIER RECONSTRUIT EN TOLE A CARREFOUR.
À Diquini 63, à Carrefour, est érigée « Lakou Plonbri ». Complètement
détruite par le séisme, ce quartier a été reconstruit par ses habitants en
tôle et dans un esprit de solidarité. Situé entre l’Hôpital Adventiste de
Diquini et l’Université Adventiste d’Haïti, « Lakou Plonbri » a été
complètement détruit lors du séisme du 12 janvier 2010. Mais depuis
quelques temps, le visage de ce quartier a changé. On y remarque
aujourd’hui de solides maisonnettes en tôles qui côtoient les débris de
maisons effondrées. Un peu plus loin, on voit un jeune homme en train
d’apposer une lame de tôle sur le toit d’une maison. À côté de cette
maisonnette en construction, la foule discute de tout. « Dès le lendemain
du séisme, Bruno a entamé la reconstruction de sa maison, et nous avons
suivi son exemple, » se souvient Donel, un jeune de ce quartier. Les
maisonnettes sont toutes très simples et très confortables. Elles sont
faites de matériaux simples comme de la tôle, du bois et autres matériaux
récupérés de maisons détruites par le séisme du 12 janvier. Certaines ont
même été repeintes. Bleu, vert, blanc, la vie a commencé à reprendre des
couleurs dans ce quartier. Mais la solidarité est ce qui marque le plus
dans ce quartier qui tente de se reconstruire. « On n’a reçu aucune visite
des autorités municipales, regrette Jean, un jeune universitaire de la
zone, tout ce qu’on a fait est le fruit de l’entraide. » Par contre, ils
craignent la saison des pluies puisque « Lakou Plonbri » a été inondée par
les intempéries de novembre 2009. « Si nous en avions les moyens, nous
curerions le canal avec nos propres moyens, » admet Jean qui lance un
appel aux autorités pour agir vite pour non seulement curer la ravine,
mais également enlever les décombres qu’ils ont assemblés.
PLUS D'UNE SOIXANTAINE DE MORTS A LA MORGUE DE P-AU-P.
La morgue de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH) a
enregistrée une soixantaine de morts par balle rien que pour le mois de
mars, alors que du côté de Médecins sans Frontières selon un dernier bilan,
50 blessés par balle sont traité depuis le tremblement de terre du 12
janvier, parmi ces victimes plusieurs n'ont pas survécus. Des chiffres qui
contredisent les récentes données de la MINUSTHA qui affirmait pas plus
tard que jeudi dernier que la situation sécuritaire été stable.
Selon Gaby Saget de Metropole, 63 morts par balle depuis le début du
mois de mars des chiffres émanant de la morgue de l'Hôpital de
l'Université d'État d'Haïti (HUEH), une source proche de l'hôpital général,
voulant garder l'anonymat, nous a dit que jamais la morgue n'avait
enregistrée autant de victimes en si peu de temps. Les victimes
proviennent de tous les quartiers de la capitale et même de sa banlieue,
cette même source nous a précisé qu'avant le 12 janvier, alors que le
climat sécuritaire était «plus stable», la morgue enregistrait l'entrée de
6 morts par mois. Ajouté à cela, l'organisation international Médecins
sans Frontières déclare avoir traitée 50 blessés par balle depuis le
tremblement de terre sans compter une dizaine de blessures à l'arme
blanche. La meurtre par balle n'est donc pas la seule cause de morts
violentes en recrudescence et on enregistre aussi une nette augmentation
des cas de lapidation ou d'immolation. Tant de morts violente en si peu de
temps il y a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête, surtout
lorsqu'on l'on sait que 4.000 évadés de prison courent toujours les rues.
À ce jour, malgré les efforts de la police et de la MINUSTAH, seulement
10% de ces évadés ont été remit sous les verrous. On craint actuellement
la reconstitution des gangs dans les zones à risque. Si la comparaison des
données statistiques de la mission onusienne de mars 2010 avec celle de
2009 ne permet pas de démontrer une éventuelle aggravation du climat
sécuritaire on peut s'interroger sur la valeur de ces chiffres et
notamment sur la méthode utilisée pour les obtenir dans la mesure où bon
nombre de commissariats ont été détruits et qu'il est beaucoup plus
difficile actuellement de rapporter un délit que cela ne l'a été l'année
passée. Rappellons que pas plus tard que jeudi dernier, le chef de la
cellule intelligence criminelle de la MINUSTHA soulignait que rien que
l'année passée pour la période de février-mars 697 crimes avaient été
enregistré contre 442 cette année pour la même période. Le porte parole de
la MINUSTAH George Ola-Davies avait même déclaré lors de cette même
conférence hebdomadaire, que la situation sécuritaire était, à leur avis,
stable. Cependant les faits sur le terrain, s'acharnent à contredire les
chiffres rassurants des données statistique, en tous cas du côté des
autorités gouvernementale on semble préoccupé par le problème car
désormais, le bureau du secrétaire d'Etat à la Sécurité publique, fait
obligation aux professionnels de la santé de fournir à la force publique
tout les renseignements sur les traitements et l'assistance fournies aux
personnes blessées par balle depuis le premier mars dernier.
ARRETE PRESIDENTIEL SUR L'EXPRORIATAION DE BTERRAINS.
Un arrêté présidentiel portant sur l'expropriation de plusieurs
terrains pour cause d'utilité publique a été publié dans le journal
officiel de la République d'Haïti Le Moniteur le lundi 22 mars dernier. En
voici les détails :
Article 1er.- Sont déclarées d'utilité publique, les propriétés situées
à l'intérieur du polygone dont les sommets ont les coordonnées
géographiques suivantes :
Le point A : 773251.73 ; 207373738,11, partant de l'angle de la Rivière
Bretelle à la Route nationale numéro 1 en allant vers Port-au-Prince
jusqu'à Chapigny à l'entrée de Bon Repos ; Le point B: 788 486.84 ;
2061596,09 et le point B1: 791360.24 ; 2063980.60 ; Le point C: 792673.33
; 2067244.09 Corail Cesselesse ; Le point D: 790316.37 ; 2066689.19 Montet
; Le point E : 787514.38 ; 2066908.95 Lerebours ; Le point F : 783064.17 ;
2069326.35 Morne St Christophe ; Le point G : 780108.35 ; 2072381.07
Latanier ; Le point H : 777487.67 ; 2076836.77 Cocombre.
Les terrains retenus dans le cadre de cet arrêté de déclaration
d'utilité publique seront utilisés au réaménagement de la région
métropolitaine de Port-au-Prince et en partie à la relocalisation des
victimes du séisme du 12 janvier 2010.
Article 2.- Dès la publication du présent arrêté, tous travaux de
construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation
du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et
demeurent interdits sur toute l'étendue de l'aire définie à l'article 1er.
Article 3.- Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet objet
du présent arrêté, l'expropriation des propriétaires détenteurs de titres
légaux justifiant leur droit légitime d'occupation ou la reprise des biens
donnés à bail par l'Etat ou occupés indument se fera conformément aux
dispositions des lois du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause
d'utilité publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés
à bail ou indument occupés par les particuliers.
Article 4.- La commission d'expertise prévue par les dispositions de la
loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique,
sera immédiatement activée à l'effet de recueillir les informations et
évaluations nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le
strict respect des droits des propriétaires à exproprier.
Article 5.- Dans un délai de 15 jours, à compter de la date de la
publication du présent arrêté, les propriétaires fonciers et les
détenteurs de bail dans l'aire susmentionnée, déposeront, pour les suites
nécessaires, au local provisoire de la Direction Générale des Impôts au
numéro 62 de l'Avenue Christophe leurs titres de propriété et tous
documents justifiant leurs droits d'occupation.
Article 6.- Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera
imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres des Travaux
Publics, Transports et Communications, de l'Economie et des Finances, de
la Justice et de la Sécurité Publique, de l'Environnement, de l'Intérieur
et des Collectivités Territoriales, de la Planification et de la
Coopération Externe, des Affaires Sociales et du Travail chacun en ce qui
le concerne.
Donné au Palais National à Port-au-Prince le 19 mars 2010, An 207ème de
l'Indépendance.
Cet arrêté porte la signature du Président de la république René PRÉVAL,
du Premier Ministre Jean Max BELLERIVE, du Ministre de l'Intérieur et des
Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIME, du Ministre de la
Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS, du Ministre de l'Economie
et des Finances Ronald BAUDIN, du Ministre de la Planification et de la
Coopération Externe Jean Max BELLERIVE, du Ministre des Affaires Sociales
et du Travail Yves CRISTALLIN et le Ministre des Travaux publics
Transports et Communications Jacques Gabriel
NOUVELLES INTERNATIONALES
AFGHANISTAN. PRESIDENT OBAMA ET SA VISITE ECLAIR DANS LE PAYS.
Le chef de l'Etat américain est arrivé en Afghanistan ce dimanche 28 mars
pour une visite de quelques heures, où il a été reçu par son homologue
afghan, Hamid Karzaï. Reuters / Jim YoungPar RFI Le président américain a
surpris tout le monde en débarquant à Kaboul ce dimanche 28 mars. C’est la
première visite de Barack Obama en Afghanistan depuis son élection et le
voyage avait bien sûr été tenu secret, pour des raisons de sécurité. Le
chef de l'Etat s'est entretenu avec son homologue afghan Hamid Karzaï, qui
sera reçu en mai à Washington. Barack Obama voulait voir les troupes et
faire le point sur place avec le général McChrystal, qui dirige les forces
internationales. Le président Hamid Karzaï a été averti de la visite de
Barack Obama une heure seulement avant son arrivée. Les deux hommes se
sont rencontrés en tête à tête puis lors d'une réunion avec les principaux
ministres afghans. Le président américain a rappelé fermement à Hamid
Karzaï ses engagements en matière de lutte contre la corruption et le
trafic de drogue. Barack Obama a également rencontré le général Stanley
McChrystal, le commandant en chef des forces internationales en
Afghanistan. L'armée américaine prévoit de lancer une offensive majeure à
Kandahar, la grande ville du sud du pays. Une opération à haut risque,
bien plus complexe à organiser et à mener que l'offensive de Marjah, dans
la province voisine du Helmand, qui a mobilisé 15 000 soldats le mois
dernier. L'armée américaine prépare le terrain depuis plusieurs semaines.
Elle a installé des bases autour de la ville et tente de reprendre le
contrôle des routes qui mènent à Kandahar. Mais les talibans continuent de
gagner du terrain. Ils contrôlent plusieurs quartiers de Kandahar et de sa
périphérie, et ils multiplient attentats et assassinats.
MOSCOU. ATTENTATS SANGLANTS DANS LE METRO.
La Russieest sous le choc après les attentats sanglants du métro
de Moscou Barrières dressées dans la station de métro moscovite Kuznetsky,
touchée par un attentat lundi 29 mars 2010. Au moins 38 personnes
sont mortes et 64 blessées ce lundi matin 29 mars dans un double attentat
suicide perpétré à l'heure de pointe dans des rames du métro de Moscou.
Les services spéciaux russes soupçonnent « des groupes terroristes » liés
à la région du Caucase du Nord. Le président Dmitri Medvedev a ordonné de
renforcer la sécurité dans les transports à travers le pays. Ivan, un
témoin Il y a eu une explosion et j’ai vu de la fumée). Les gens étaient
plutôt calmes et essayaient d’organiser la sortie de la foule. Ce sont
deux femmes kamikazes qui, selon le maire de Moscou, ont déclenché leurs
explosifs à l'intérieur de deux trains, à l'heure ou les rames et les
quais du métro moscovite sont particulièrement bondés. D'abord, à 8h, 23
personnes meurent sur le coup dans la station Loubianka. Une station très
symbolique puisqu’elle se trouve tout près du siège des services de
renseignements russes. Une bonne demi-heure après, à 8h37, une deuxième
explosion retentit dans les souterrains du métro, cette fois à la station
Koultoury. Un attentat qui, lui, fait au moins 12 morts. Certains blessés
graves décéderont peu après de leurs blessure, portant le bilan à 38 morts
et 64 blessés. Des scènes de paniques suivent les attentats, les gens
tentent de s'enfuir dans une fumée épaisse et la poussière. Les
secouristes ont du mal à arriver sur place. L'accès aux quais est
difficile à cause de la profondeur du métro moscovite, un métro que plus
de huit millions de personnes empruntent chaque jour. Peu après les
attentats, le président Medvedev a réagi avec la plus grande fermeté, en
déclarant que la lutte contre le terrorisme allait se poursuivre. Selon
Dmitri Medvedev, « les opérations vont continuer sans compromis et
jusqu'au bout ». Les terroristes à l'origine du double attentat de ce
matin seront « anéantis », a dit pour sa part le Premier ministre Vladimir
Poutine. Ces attentats interviennent dans un contexte politique tendu
Ces derniers temps, les forces de l'ordre ont multiplié les opérations
d'envergure dans le Caucase du Nord, pour y traquer les rebelles
islamistes. Plusieurs de leurs leaders ont été abattus. Donc, il pourrait
éventuellement s'agir d'un acte de vengeance. De son côté, le chef des
services spéciaux russe, Alexandre Bortnikov confirme que selon une
enquête préliminaire, les attentats ont été commis par des groupes
terroristes liés au Caucase du Nord. Les deux femmes seraient originaires
de cette région. Déjà le 15 février dernier, des insurgés islamistes
avaient envoyé un avertissement à Moscou en proclamant qu'ils
transporteront la guerre jusque dans les villes russes. Sur un site
internet, leur chef Dokou Oumarov avait déclaré : « Le sang ne se limitera
plus aux villes du Caucase. »
VATICAN. CRISE DE L'EGLISE CATHOLIQUE AVEC LA PEDOPHILIE.
Benoît XVI se veut solide face aux «jacasseries» sur la pédophilie
Avec les scandales des prêtres pédophiles qui éclaboussent l'Eglise
catholique, le Vatican est confronté à l'une de ses crises les plus graves
de l'époque contemporaine. R En ce dimanche des Rameaux, qui coïncide avec
la « Journée mondiale de la jeunesse » célébrée par les jeunes catholiques
du monde entier, le pape a évoqué les accusations qui pèsent sur le
Vatican pour avoir protégé les prêtres pédophiles. Le pape Benoît XVI, qui
aura bientôt 83 ans, a eu une « semaine fatigante », selon son porte-parole,
père Federico Lombardi. Benoît XVI s'est retrouvé au coeur de la polémique
sur les prêtres pédophiles. Lui qui a contribué depuis 2001 à lever le
secret sur les crimes commis au sein de l'Eglise se voit reproché aux
Etats-Unis d'avoir protégé un prêtre américain accusé d'abus sexuels sur
200 enfants dans une institution pour malentendants. Il s'est défendu en
déclarant avoir été informé de cette affaire vingt ans après les faits
alors que le prêtre était vieux et malade. Benoît XVI n'entend pas se
laisser déstabiliser. Au cours de son sermon devant des dizaines de
milliers de fidèles massés place Saint-Pierre à l'occasion de ce dimanche
des Rameaux, il a déclaré que la foi en Dieu aide à « avoir le courage de
ne pas se laisser intimider par les jacasseries médiocres de l'opinion
dominante ». Après avoir exprimé de la compassion et des regrets, le
Vatican semble sur la défensive et les médias sur la sellette, accusés de
vouloir salir le pape et son en
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
31 MARS, CONFERENCE INTERNATIONALE DES DONATEURS POUR HAITI.
i Les États-Unis et les Nations Unies (ONU), en coopération avec le
gouvernement haïtien et avec l’appui du Brésil, du Canada, de l’Union
européenne, de la France et de l’Espagne, accueilleront conjointement une
réunion ministérielle, la « Conférence internationale des donateurs pour
un nouvel avenir en Haïti », le 31 mars 2010 aux Nations Unies à New York.
Les 192 États Membres de l’ONU ont été invités. L’objectif de la
conférence est de mobiliser l’aide internationale pour répondre aux
besoins en développement d’Haïti, afin de poser les fondations de son
relèvement à long terme. Haïti présentera sa vision de l’avenir lors de la
conférence et expliquera comment l'aide internationale peut y contribuer.
Les pays, organisations internationales et autres partenaires auront la
possibilité d'apporter des ressources, de coordonner l’appui au relèvement
à long terme d’Haïti et de s’engager dans des efforts durables pour
soutenir le pays. Réunions d’information Une série de réunions
d’information avec des publics clés auront lieu avant la conférence des
donateurs afin d’obtenir leur avis sur la stratégie du gouvernement
haïtien ainsi que leur appui. Ci dessous la liste des difféentes réunions
tenues pour sauver Haiti.:
•15 mars : Consultations à Haïti avec des citoyens réunis dans des
groupes de discussion, appelés la Voix des sans voix. (Cette initiative
est menée par le Bureau de l’Envoyé spécial des Nations Unies à Haïti.)
•15 mars : Consultation avec des représentants du secteur privé haïtien et
international sous la présidence de la Banque interaméricaine de
développement à Port-au-Prince. •23 mars : Consultation avec la diaspora
haïtienne, présidée par l’Organisation des États américains à Washington,
D.C. •23 mars : Consultation avec les parties prenantes de la MINUSTAH,
organisée par les gouvernements brésilien et haïtien à New York. •23 mars
: Consultation avec les autorités des collectivités locales, présidée par
la France, à Saint Martin. •25 mars : Consultation avec les ONG organisée
par le Bureau de l’Envoyé spécial, Interaction et l’Union européenne, à
New York. Des ONG d’Haïti, des Amériques et d’Europe y participeront.
CE MERCREDI L'ESPOIR NAIT POUR HAITI CE MERCREDI SELON BAN KI-MOON
A deux jours d'une conférence des donateurs pour Haïti à New
York, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé lundi
à faire de l'espoir une réalité, alors qu'on estime que le pays aura
besoin d'environ 11,5 milliards de dollars dans les dix prochaines années
pour se relever du séisme du 12 janvier. « C'est le défi que nous devons
relever à New York : non pas reconstruire mais plutôt 'construire mieux',
pour créer littéralement un Haïti nouveau », a souligné Ban Ki-moon dans
une tribune publiée dans le quotidien américain Washington Post. «
Ensemble, le Président Préval et son gouvernement ont élaboré un plan
d'action stratégique national devant orienter le relèvement et le
développement du pays. Il s'agit à tous égards d'un document visionnaire
», a-t-il assuré. « De toute évidence, l'aide doit être bien dépensée et
bien coordonnée », a continué le Secrétaire général, rappelant que
jusqu'ici, les Nations Unies ont fourni à 1 million de personnes (soit
environ les trois quarts de la population dans le besoin) des tentes et
des bâches et en distribuerons encore 300.000 au cours des prochaines
semaines. « Nous disposons désormais aux alentours de Port-au-Prince de
plusieurs sites importants où nous pouvons reloger les personnes qui
vivent dans des secteurs menacés par les inondations lorsque la saison des
pluies commencera vraiment », a-t-il ajouté. Mais « à mesure que nous
acheminons de l'aide d'urgence à la reconstruction à plus long terme, il
faut admettre que nous ne pouvons pas nous contenter de faire comme
d'habitude », a-t-il dit. « Notre ambition aujourd'hui c'est de rebâtir le
pays de fond en comble. En collaboration avec la communauté internationale,
les dirigeants haïtiens s'engagent à conclure un nouveau contrat social
avec le peuple ». « Autrement dit, il faut un gouvernement entièrement
démocratique, doté de politiques économiques et sociales judicieuses pour
faire face à l'extrême pauvreté et aux disparités profondes en matière de
répartition des richesses. Cela signifie aussi qu'il faut des élections
libres et régulières, organisées avec l'aide de l'ONU, de préférence avant
la fin de l'année », a ajouté M. Ban. Le Secrétaire général a aussi
souligné que « ce nouveau contrat social doit autonomiser les femmes,
comme chefs de ménage assurant l'entretien de leur famille, comme
entrepreneurs créant des entreprises, comme défenseurs des personnes
vulnérables, qui exercent tous leurs droits en tant que responsables dans
les institutions démocratiques et les organisations d'action civile en
constante évolution » En outre, « il doit offrir de nouvelles possibilités
de promotion économique, et surtout des emplois ». Ban Ki-moon a notamment
estimé que « le programme 'travail contre rémunération' de l'ONU devrait
être un modèle ». « En fin de compte, seuls les Haïtiens peuvent
reconstruire, ou plutôt mieux construire, Haïti », a-t-il insisté. « Les
dirigeants haïtiens savent bien que ce nouveau partenariat exige un
attachement à la bonne gouvernance, à la transparence et à la
responsabilité mutuelle – entre l'administration et les administrés, entre
les secteurs public et privé, entre Haïti et la communauté internationale
». « Il faut donc trouver de nouvelles formules pour faire face aux
problèmes de longue date, notamment l'avenir de la capitale haïtienne
surpeuplée. » Le Secrétaire général a souligné que « pour qu'Haïti
s'épanouisse, il faut que toutes les régions et les villes du pays
bénéficient des infrastructures sociales et du développement économique.
C'est pourquoi le plan national haïtien prévoit d'importantes ressources
pour le relèvement de l'environnement, pour la réforme foncière et pour de
nouveaux investissements dans la pêche et l'agriculture ». « Dans les
prochains jours, les dirigeants du monde se mettront à la hauteur de la
situation en épaulant Haïti dans la solidarité, une solidarité qui sera
mesurée dans plusieurs années, longtemps après que le choc initial de la
catastrophe sera passé », a enfin écrit Ban Ki-moon. « Je suis convaincu
qu'ensemble nous pouvons mettre Haïti sur la voie d'un nouvel avenir, très
différent ».
BAN KI-MOUN ET LE TRAITË DE DESARMEMENT ENTRE USA ET USSR
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a salué la
conclusion vendredi de négociations entre les Etats-Unis et la Fédération
de Russie concernant l'accord qui doit succéder au Traité sur la réduction
et la limitation des armements stratégiques offensifs (START) signé en
1991 par George Bush père et Mikhaïl Gorbatchev. « Il s'agit d'une étape
importante pour les efforts internationaux du désarmement nucléaire et
pour arriver à un monde exempt d'armes nucléaires », a-t-il déclaré dans
un message transmis par son porte-parole, félicitant les Présidents russe
Dmitri Medvedev et américain Barack Obama pour cet accomplissement. Ban Ki-moon
a fait part de sa conviction que cela donnera une impulsion supplémentaire
à la Conférence d'examen du Traité de non prolifération des armes
nucléaires (TNP) prévue du 3 au 28 mai à New York. « J'espère que ce
nouveau traité pourra être ratifié sans délai afin de permettre sa mise en
oeuvre rapide », a confié le Secrétaire général, appelant également les
deux pays à poursuivre leurs efforts pour prendre des mesures
additionnelles dans la réduction et l'élimination des armes nucléaires. «
J'encourage d'autres Etats qui ont des armes nucléaires à suivre cet
exemple », a-t-il enfin dit. Selon des informations parues dans la presse,
Washington et Moscou sont parvenus vendredi à un accord sur un nouveau
traité bilatéral de réduction de leurs arsenaux, que les deux présidents
signeront le 8 avril à Prague.
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NOUVELLES D'HAITI
OEA SUGGERE REUNION ANNUELLE POIUR LA RECONSTRUCTION D'HAITI,.
L’OEA a offert mardi d’accueillir une réunion annuelle de la diaspora
haïtienne en vue de suivre l’évolution des efforts de la reconstruction du
pays après la catastrophe du 12 janvier. La proposition a été faite mardi
à la clôture de la réunion des organisations de la diaspora organisée
pendant trios jours au siège de l’organisation à Washington. Plus de 500
représentants de la diaspora ont participé à cette réunion au cours de
laquelle ces organization ont faits une série de recommandations au
gouvernement pour la reconstruction d’Haïti. Les membres de la diaspora
ont également défini le rôle que les Haïtiens expatriés pourraient jouer
dans la reconstruction du pays à quelques jours de la Conférence des
bailleurs internationaux sur la reconstruction d’Haïti. Selon le plan
d’évaluation post-désastre Haïti a besoin de près de 12 milliards de
dollars pour sa reconstruction après avoir été dévasté par le tremblement
de terre du 12 janvier qui a fait plus de 200.000 morts dans le pays.
MAISONS -CONTAINERS POUR HAITI..
Une société française, le Techni Groupe, qui reconvertit des containers
maritimes en logements, propose de fabriquer des maisons-containers comme
une solution durable au pressant problème de l’habitat en Haïti. La
société, qui emploie 130 personnes à Torcy (en France), ouvre dans
quelques jours une filiale en Haïti, a annoncé son président Philippe
Maras. Le Techni Group, qui se tourne en France vers la production de
maisons à petit prix, produira en Haïti, à Petit-Goâve, des unités
d'habitation modulaires, à partir de containers maritimes réformés. Pour
cette PME qui réalise 11 millions d'euros de chiffre d'affaires,
l'investissement, s'élève à 2 millions. Y compris la création d'une école
de formation, pour qualifier la main d'œuvre locale. Des investisseurs
haïtiens entreront au capital de la société de distribution associée à ce
projet, à hauteur de 30 %.
L'unité de production, que Philippe Maras annonce opérationnelle dès le
mois de mai, devrait employer une cinquantaine de personnes, encadrées par
des techniciens français. Le but : reloger rapidement une partie des
victimes du seime du 12 janvier en produisant 100 unités par mois.
DIVERS SECTEURS DE LA SOCIETE CIVILE EXLUS DANS LE PLAN DE
RECONSTRUCTION.
L’organisation évangélique Défi Michée déplore que le PDNA n’ait été
conçu en consultation avec les secteurs importants du pays comme le
secteur religieux, les parties politiques et la société civile. Le PDNA
(“Plan d’Action Pour le Relèvement et le Développement National”), qui
sera présenté au local des Nation Unis à New York, n’inclut ni les divers
secteurs de la population haïtienne et ni les partie prenantes à travers
la nation, poursuit la note. Il n’a pas été conçu, déplore le Défi Michée,
en consultation avec les secteurs importants du pays comme le secteur
religieux, les parties politiques et la société civile, alors que « c’est
un plan qui propose la restauration d’Haïti à une position de
vulnérabilité tandis que nous sommes à une phase de transition politique
». Tout plan préparé au nom d’Haïti, recommande la campagne du Défi Michée,
devrait adresser les questions systémiques présentes avant le tremblement
de terre : La réforme éducative, la production nationale et la sécurité
alimentaire, l’implémentation des pratiques de bonne gouvernance, assurer
la protection de l’environnement, la protection civile, l’amélioration des
services sociaux de base et la création de nouveaux emplois dans une
économie nationale revitalisée. Le Défi Michée annonce avec des acteurs
clefs du secteur protestant un congrès où un plan devra être élaboré et
soumis au gouvernement. Le 31 mars, date a laquelle sera présenté le PDNA
à New-York, d’importantes décisions relatives au destin d’Haïti seront
prises.FORT DE FRANCE. HAITI A LA CONFERENCE INTERNATIONALEPOUR AIDER
LE PAYS.
La conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti
qui se tient depuis ce matin à Fort de France en Martinique réunie près de
200 participants de 30 pays du monde. C'est l'une des quatre réunions
préparatoires, avant le sommet di 31 mars et la seule organisée par la
France. Cette réunion porte sur la coopération directe que peuvent
entretenir les collectivités locales du monde entier avec celles d'Haïti.
Lors de l'ouverture, Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-Mer a
déclaré «Cette conférence doit être un formidable élan pour répondre sur
le moyen et le long terme aux besoins déterminés par les Haïtiens
eux-mêmes». Le secrétaire d'Etat à la Coopération et de la Francophonie,
Alain Joyandet estime «Haïti a rendez-vous avec le monde dans moins d'une
semaine» il appartiendra aux élus locaux d'être «les racines profondes et
nombreuses de la reconstruction du pays». Une délégation haïtienne,
composée de 35 maires, est venue avec des propositions concrètes pour
faire avancer l'idée de la décentralisation, dans un pays où le pouvoir
central est toujours largement prédominant, comme l'a souligné la maire de
Pétion-Ville Claire Lydie Parent «Mais la reconstruction d'Haïti, si elle
est d'abord l'affaire des haïtiens, ne pourra se faire sans la coopération
durable de la communauté internationale», a-t-elle ajouté. Jean-Yves
Jason, Le maire de Port-au-Prince, dont la ville a été dévastée à plus de
70% abonde dans ce sens «On ne peut plus se permettre d'aborder le
problème de la reconstruction d'Haïti sans évoquer le problème de la
centralisation, cet autre pays auquel nous aspirons aujourd'hui, ne sera
possible qu'en synergie entre les élus locaux, le gouvernement central et
les élus du monde en général». Le maire américain de la Nouvelle Orléans,
qui a connu une catastrophe d'envergure en 2005 lors du passage du cyclone
Katrina, estime qu'Haïti «entre dans sa période la plus difficile, entre
la gestion immédiate de la catastrophe et la mise en oeuvre des actions
pour un redressement complet ». S'adressant aux élus haïtien il leur a dit
«Vous devrez avoir un plan, une vision et devrez être ouvert à la
possibilité de changement. Vous devrez faire des choses jamais faites
auparavant. Si vous envoyez cet appel au reste du monde, la communauté
internationale va vous aider et vous serez la perle des Caraïbes que vous
rêvez d'être».
NOUVELLES INTERNATIONALES
COLONISATIONA JERUSALEM-EST:UNE QUESTION DELICATE.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est entretenu
à deux reprises avec le président Barack Obama mardi à Washington, mais
aucun signe de percée n'est apparu immédiatement sur la délicate question
de la colonisation, en dépit des pressions américaines. Benjamin Netanyahu
le 23 mars 2010 à la sortie de la Maison Blanche où il a été reçu par
Barack Obama Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est
entretenu à deux reprises avec le président Barack Obama mardi à
Washington, mais aucun signe de percée n'est apparu immédiatement sur la
délicate question de la colonisation, en dépit des pressions américaines.
Saul Loeb Ancien hôtel palestinien dans le quartier de Sheikh Jarrah à
Jérusalem Est le 24 mars 2010. Au moment même où se déroulaient les
entretiens Netanyahu-Obama, les médias israéliens annonçaient le feu vert
de la mairie de Jérusalem à la construction de 20 logements à
l'emplacement d'un hôtel palestinien dans le secteur oriental annexé par
Israël en 1967. Menahem KahanaIsraël a adopté la plus grande
discrétion après les entretiens cruciaux de Benjamin Netanyahu avec le
président américain Barack Obama à Washington, mais il y a peu de doute
que le contentieux de Jérusalem-Est pèse lourd dans les relations entre
les deux alliés. Le bureau du Premier ministre israélien s'est contenté
d'un communiqué laconique, évoquant une "bonne atmosphère" pendant les
discussions entre M. Netanyahu et le président Obama, tenues loin des
médias. Rien n'indiquait, toutefois, la moindre percée et les équipes de
conseillers des deux pays vont "continuer mercredi à discuter des idées
évoquées durant cette rencontre", selon ce communiqué, sans autre
précision. Une fois de plus, le problème de la colonisation juive à
Jérusalem-Est annexée est venue troubler le dialogue entre Israel et les
Etats-Unis alors que l'administration Obama s'efforce de relancer le
processus de paix au Proche-Orient bloqué depuis fin 2008. Au moment même
où se déroulaient les entretiens Netanyahu-Obama, les médias israéliens
annonçaient le feu vert de la mairie de Jérusalem à la construction de 20
logements à l'emplacement d'un hôtel palestinien dans le secteur oriental
annexé par Israël en 1967. Ce projet immobilier a été lancé par un magnat
juif américain, Irving Moskowitz, qui finance plusieurs organisations
ultra-nationalistes dans le but déclaré d'encourager l'installation
d'Israéliens dans des quartiers arabes de la Ville sainte. Le mouvement
anti-colonisation La Paix Maintenant a aussitôt accusé la municipalité de
Jérusalem de "saborder les chances de parvenir à un accord avec les
Palestiniens". "En fait, Benjamin Netanyahu ne parvient pas à contrôler la
municipalité si bien que la colonisation se poursuit", a déploré Hagit
Ofran, une dirigeante de La Paix Maintenant. C'est l'annonce de la
décision de bâtir 1.600 logements supplémentaires dans le quartier juif de
Ramat Schlomo à Jérusalem-Est, en pleine visite du vice-président
américain Joe Biden en Israël, qui est à l'origine du sérieux coup de
froid diplomatique entre Israël et Washington. En dépit des assurances
répétées des officiels israéliens, la brouille n'est toujours pas dissipée.
Israël considère l'ensemble de la Ville sainte comme sa capitale
"indivisible et éternelle", tandis que les Palestiniens veulent établir la
capitale de leur futur Etat à Jérusalem-Est annexée. La communauté
internationale, elle, ne reconnaît pas l'annexion par Israël de la partie
orientale de Jérusalem conquise lors de la Guerre des Six jours en juin
1967. "Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale", a répété
lundi le chef du gouvernement israélien devant l'AIPAC, le principal
groupe d'influence américain pro-Israël. "Le peuple juif a construit
Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit Jérusalem
aujourd'hui", a-t-il lancé, déclenchant une ovation de l'auditoire. La
veille, à Jérusalem, devant ses ministres, il avait assuré que "la
politique de construction à Jérusalem est la même que celle qui prévaut à
Tel-Aviv". Selon un officiel israélien, M. Netanyahu a averti les
Américains que s'"ils soutiennent les demandes déraisonnables présentées
par les Palestiniens concernant un gel de la construction à Jérusalem, le
processus politique risque d'être bloqué pendant un an". Côté palestinien,
on se contente pour l'instant de réclamer l'arrêt de la colonisation à
Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée et, surtout, on appelle les
Etats-Unis à faire pression sur Israël.
LONDRES. DIPLOMATE EXPULSE PAR UK TRAVAILLAIT POIUR LE SERVICE MOSSAD
Le diplomate israélien expulsé par Londres travaillait à
l'ambassade pour le Mossad et sera remplacé par un autre responsable du
service secret israélien, a indiqué mercredi la radio. L'ambassadeur
d'Israël au Royaume-Uni, Ron Prosor, quitte le ministère des Affaires
étrangères à Londres le 18 février 2010 L'ambassadeur d'Israël à Londres,
Ron Prosor, a fait part immédiatement de sa déception. "Les relations
entre Israël et le Royaume-Uni sont d'une importance mutuelle et nous
sommes donc déçus par la décision du gouvernement britannique", a déclaré
le diplomate à la presse. Ben Stansall Le ministre britannique des
Affaires étrangères, David Miliband quiite son bureau le 23 mars 2010 à
Londres Pour M. Miliband, la Serious Organized Crime Agency, Soca,
organisme chargé des enquêtes sur le crime organisé, a conclu que les 12
documents d'identité britanniques utilisés avaient été "copiés à partir de
passeports britanniques authentiques quand ils ont été transmis pour
inspection par des personnes qui ont des liens avec Israël, en Israël ou
dans d'autres pays". La Soca "n'a trouvé aucun lien avec un quelconque
autre pays", a-t-il poursuivi. Warren AllottLe diplomate israélien
expulsé par Londres travaillait à l'ambassade pour le Mossad et sera
remplacé par un autre responsable du service secret israélien, a indiqué
mercredi la radio Le Royaume-Uni a annoncé mardi l'expulsion d'un
diplomate israélien, déclarant qu'il existait "des raisons convaincantes
de croire" à la responsabilité d'Israël dans l'utilisation de faux
passeports britanniques par le commando qui a assassiné Mahmoud al-Mabhouh,
l'un des fondateurs du bras armé du Hamas, le 20 janvier dans un hôtel de
Dubaï. "Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il existait des raisons
convaincantes de croire qu'Israël est responsable de cette utilisation
abusive de passeports britanniques", a déclaré le ministre britannique des
Affaires étrangères, David Miliband, devant la Chambre des Communes. "J'ai
demandé à ce qu'un membre de l'ambassade d'Israël quitte le Royaume-Uni,
en conséquence de cette affaire". "Le gouvernement prend cette affaire
extrêmement au sérieux. Une telle utilisation abusive de passeports
britanniques est intolérable", a-t-il ajouté. Le diplomate israélien a
deux semaines pour quitter le pays, a précisé un porte-parole du Premier
ministre Gordon Brown. Selon la radio et le quotidien israélien Yediot
Aharonot, le diplomate qui était en fait un représentant du Mossad dans la
capitale britannique sera remplacé "sous peu" par un autre membre de cette
organisation. La radio a également cité un "haut responsable" israélien
non identifié critiquant la Grande-Bretagne. "La décision d'expulsion est
avant tout politique à l'approche des législatives début mai. Le ministre
des Affaires étrangères David Miliband, qui mène depuis longtemps une
politique anti-israélienne, veut ainsi mobiliser les voix des musulmans",
selon lui. L'ambassadeur d'Israël à Londres Ron Prosor s'est dit "déçu",
ajoutant: "Notre intention est clairement de renforcer les solides
fondations de nos relations, qui sont à la fois vitales et bénéfiques à
nos deux pays". Un responsable israélien ayant requis l'anonymat a déclaré
à Jérusalem: "Nous n'avons aucune intention d'expulser un diplomate
britannique en réponse à la décision de Londres". "La priorité est
désormais de calmer le jeu". Le ministre des Affaires étrangères Avidgor
Lieberman a déclaré que Londres n'avait fourni aux autorités israéliennes
"aucune preuve sur l'implication israélienne". "Le Hamas se félicite de la
position britannique et de la décision d'expulser le responsable du Mossad
(services de renseignement israéliens) à l'ambassade sioniste pour son
rôle criminel dans l'assassinat du martyr Mabhouh", a commenté Salah al-Bardawil,
haut dirigeant du Hamas à Gaza. Ce n'est pas la première fois que Londres
expulse un diplomate israélien: en 1988, un attaché d'ambassade a été
contraint au départ après avoir été lié à une opération du Mossad visant à
implanter au Royaume-Uni un membre de l'Organisation de libération de la
Palestine (OLP) en tant qu'agent double. Selon M. Miliband, la Soca --chargée
des enquêtes sur le crime organisé-- a conclu que les 12 documents
d'identité incriminés ont été "copiés à partir de passeports britanniques
authentiques quand ils ont été transmis pour inspection par des personnes
qui ont des liens avec Israël, en Israël ou dans d'autres pays". La Soca "n'a
trouvé aucun lien avec un quelconque autre pays". "Etant donné la
sophistication de l'opération" pour laquelle "des faux de très bonne
qualité ont été faits, le gouvernement juge qu'il est très probable que
ces faux ont été faits par des services de renseignement gouvernementaux",
a-t-il dit, sans jamais nommer le Mossad. La police de Dubaï accuse le
Mossad de l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh, retrouvé mort le 20 janvier
dans un hôtel de l'émirat. Ses agents auraient procédé à une
"falsification à grande échelle" de passeports de ressortissants
occidentaux. Interpol a émis 27 avis de recherche concernant des porteurs
de passeports occidentaux, falsifiés ou utilisés sous de fausses identités,
dont douze britanniques, quatre français et un allemand. En France, le
parquet de Paris a annoncé mardi avoir ouvert le 12 mars une enquête
préliminaire, notamment pour faux et usage de faux. Berlin a dit avoir
ouvert "il y a un bon mois" une enquête contre X pour "activités au profit
d'un service secret étranger" et "usurpation d'identité". L'expulsion
annoncée est un nouvel accroc dans les relations tendues entre Israël et
Londres. M. Brown avait exprimé la semaine dernière sa "sérieuse
préoccupation" après l'annonce de la construction de nouveaux logements à
Jérusalem-est annexée. En décembre, Israël avait protesté lorsque l'ex-chef
de la diplomatie israélienne Tzipi Livni avait dû annuler une visite à
Londres par crainte d'être arrêtée, après l'émission par un tribunal
britannique d'un mandat d'arrêt à son encontre à la suite d'une plainte
sur son rôle pendant l'opération israélienne contre le Hamas dans la bande
de Gaza fin 2008 et début 2009.
AFFAIRE GOOGLE: PEKIN ET WASHINGTON DANS LA BAGARRE.
La Chine et les Etats-Unis ne sont pas prêts à partir en guerre au
sujet de Google, qui a de facto fermé son moteur de recherche en Chine,
à un moment où les relations bilatérales sont éprouvées par plusieurs
gros contentieux. Liu Jin Répartition des parts de marché des
moteurs de recherches en Chine Après une bataille de deux mois contre le
régime communiste, le géant de l'internet a annoncé lundi des Etats-Unis
qu'il ne voulait plus censurer les résultats de la recherche en ligne
sur ce marché de 400 millions d'internautes, comme les autorités
chinoises le requièrent. Toutefois, il a assuré qu'il entendait
maintenir sa présence en Chine. Simon LimLa Chine et les
Etats-Unis ne sont pas prêts à partir en guerre au sujet de Google, qui
a de facto fermé son moteur de recherche en Chine, à un moment où les
relations bilatérales sont éprouvées par plusieurs gros contentieux. Le
yuan, les ventes d'armes américaines à Taiwan et la récente rencontre
aux Etats-Unis entre le président Barack Obama et le dalaï lama, que
Pékin accuse de chercher l'indépendance du Tibet, sont plus importants
que le dossier Google, selon des analystes. Pékin considère d'ailleurs
que ces deux dernières questions touchent à sa souveraineté même.
"Google est bien peu comparé à ces questions que la Chine considère
comme relevant de ses intérêts fondamentaux", juge Barry Sautman,
professeur de sciences sociales à la Hong Kong University of Science and
Technology. "Cela a une certaine portée symbolique en terme de rivalité
idéologique entre les Etats-Unis et la Chine, mais pas plus",
ajoute-t-il. Si la décision de Google annoncée lundi a d'abord provoqué
une vive réaction de Pékin, qui a accusé le groupe américain de violer "une
promesse écrite", un porte-parole du ministère chinois des Affaires
étrangères a apaisé les débats, en écartant tout impact sur les
relations bilatérales, à moins, a-t-il dit, qu'il n'existe une volonté
de "politiser" le dossier. Washington a pour sa part invité la Chine à
réfléchir aux "implications" économiques de la décision de Google, tout
en soulignant que l'administration Obama n'avait pas pris part à
celle-ci. "Ils essaient de donner une réponse mesurée,.ce n'est en aucun
cas une question politique qui devrait impliquer les deux gouvernements",
affirme Bob Broadfoot, responsable du Political and Economic Risk
Consultancy, une entreprise de conseils. "La question de Google n'est
pas considérée comme étant au même niveau que Taiwan, le dalaï lama, le
taux de change, qui sont des sujets sur lesquels se concentrent les deux
gouvernements", dit-il. En janvier, Google s'était déclaré excédé par
des attaques informatiques visant son code source et la messagerie Gmail
de militants chinois des droits de l'homme, prévenant qu'il prévoyait de
cesser de censurer les résultats de son moteur de recherche. Peu après,
la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait érigé les
Etats-Unis en gardiens de la liberté d'expression sur l'internet et
invité les entreprises à refuser la censure. Mais les ventes d'armes à
Taiwan, puis la rencontre entre M. Obama et le dalaï lama ont éclipsé le
dossier Google, alors que Washington renforçait la pression sur le yuan,
accusant Pékin de le maintenir sous-évalué pour favoriser les
exportations chinoises. Car la censure, raison avancée par Google pour
expliquer sa décision, n'est pas un sujet majeur des relations
bilatérales, relève Sautman. "Les gens réalisent que la censure va être
en place encore longtemps, au moins par rapport aux questions les plus
sensibles", dit-il. Pour Russell Leigh Moses, un analyste politique basé
à Pékin, les réactions mesurées de Pékin et Washington montrent surtout
que les deux capitales n'ont pas de ligne claire sur la marche à suivre.
"Je ne crois pas qu'aucun des deux gouvernements ait pris une décision
ferme et rapide sur la manière dont cela va avoir un impact sur leurs
relations en général", estime-t-il. Lundi, avant l'annonce de la
décision de Google, le Premier ministre chinois Wen Jiabao avait affirmé,
devant un parterre d'hommes d'affaires étrangers, être confiant dans la
capacité de Pékin et Washington à surmonter leurs divergences. Et, mardi,
la Chine a annoncé que la prochaine session du Dialogue économique et
stratégique sino-américain se tiendrait fin mai à Pékin.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
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NOUVELLES D'HAITI
VISITE DE BILL CLINTON ET GEORGES BUSH EN HAITI.
Une visite historique.
Au cours de la conférence de presse conjointe de Bill Clinton et de
Georges Bush, les deux anciens présidents américains ont expliqué qu’il
s’agit d’une visite d’évaluation suite à une mission que leur a confiée
Barack Obama. M. Bush dont c’est la première visite en Haïti dit
regretter d’être venu dans de telles circonstances. « Notre mission, a
déclaré Georges Bush, est de rappeler au peuple américain qu’il y a
beaucoup de souffrances en Haïti et encore beaucoup à faire pour combler
les besoins humanitaires ». Pour sa part, l’ancien président démocrate a
indiqué que cette visite visait aussi à encourager l’entreprenariat en
Haïti et inciter les investisseurs à venir créer des emplois dans le
pays. “Notre fondation [la Fondation Clinton-Bush] établie pour le long
terme, non seulement pour faire face à l’urgence, notre principal sujet
conversation avec le président Préval, mais aussi pour aider les
Haïtiens à se supporter eux-mêmes et aller au-delà de l’urgence,”
déclare M. Clinton “Nous voulons également travailler à améliorer la loi
Hope votée sous Bush par le Parlement américain, l’ouvrir à d’autres
pays, faire venir plus d’investisseurs et créer 100 000 emplois dans le
secteur du textile”, a annoncé l’ex-président Clinton qui veut aussi
aider l’agriculture haïtienne à se relancer. Plus loin, il a déclaré
qu’il faut voir les choses en Haïti dans le sens où les Haïtiens
arrêteront de vivre au jour le jour et planifier sur le moyen terme. «
S’assurer par exemple que l’école fonctionne, que les services de santé
existent et que les gens aient à manger non pour un jour mais pour un
mois”. A la réunion de New York, Bill Clinton a proposé de voir comment
aider Haïti à reconstruire son économie « selon votre plan ». M. Clinton
a promis de demander aux bailleurs plus d’argent pour Haïti et « nous
assurer que les sommes promises sont effectivement versées et bien
utilisées ». Enfin Bill Clinton a souhaité que tous ceux qui veulent
aider Haïti travaillent dans la même direction.
DELMAS. ACCIDENT DE VOITURE:DEUX MORTS ET DEUX BLESSES.
Au moins deux personnes ont été tuées lundi soir dans un grave
accident survenu à Delmas 33, deux autres personnes sont blessées.Les
cadavres des victimes ont été déposés à l’hôpital de Delmas 33, selon les
informations obtenues sur place. Les blessés, au moins deux personnes
étaient admises dans les services de soins de l’hôpital son loin où
l’accident s’ »tait produit entre un véhicule de transport et un motard.
LE PRESIDENT D'HAITI QUALIFIE D'HISTORIQUE LA VISITE DE BUSH ET
DE CLINTON.
La visite de l'équipe Clinton-Bush réjouit le chef de l'Etat haïtien,
René Préval, qui y voit la preuve de l'engagement des Etats-Unis aux cotés
d'Haïti. Le président Préval a attiré l'attention sur les résultats
positifs que cette visite permettra aux autorités haïtiennes d'obtenir.
Les congresmen démocrates et républicains seront plus enclins à accorder
des fonds pour la reconstruction d'Haïti si des ex-présidents de leur
partis en font la demande insiste M. Préval. Le gouvernement haïtien
espère que les Etats-Unis conserveront leur statut de principal bailleur
de fonds lors de la conférence du 31 mars à New York. En outre, le chef de
l'Etat souhaite que les Etats-Unis, qui n'accordent pas d'appui budgétaire
direct, financent certains projets identifiés dans le budget. Cette
stratégie permettrait d'épargner des fonds qui seraient ensuite investis
dans d'autres projets. Qualifiant la visite de l'équipe Clinton- Bush
d'historique, le chef de l'Etat haïtien a une fois de plus salué
l'engagement du président Obama dans l'effort humanitaire après le 12
janvier. Préval compte sur l'implication des présidents américains (passé
et actuel) dans les démarches pour obtenir une modification de la loi Hope
par le congres. Dans ce dossier également le président haïtien est
confiant que l'influence des ex-présidents américains sera déterminante.
L'influence de l'équipe Clinton-Bush peut s'avérer utile même au niveau
des institutions financières internationales. M. Préval signale que
l'actuel président de la Banque Mondiale, Robert Zoelick, avait été
désigné par Georges W. Bush. Parallèlement aux efforts pour favoriser la
relance économique, René Préval sollicite une aide financière afin de
créer des centres d'hébergement pour les sans abris. Si les prochaines
averses pourront compliquer la tache des sinistrés, elles seront
bénéfiques pour les cultivateurs. Une contribution américaine pour la
relance de la production nationale est souhaitée par les autorités
haïtiennes.
IMPASSE DANS LE PROGRAMME HUMANITAIRE CANADO-HAITIEN
Après le séisme, la ministre de l'immigration et des communautés
culturelles, Yolande James annonçait un programme de parrainage
humanitaire spécial permettant l'arrivée au Québec des Haïtiens qui
souhaitaient rejoindre leurs familles. « 3.000 personnes seront choisies
en fonction de deux critères. Le degré de détresse des personnes
affectées par le séisme du 12 janvier et la capacité d'intégration dans
la société québécoise », disait la ministre le 3 février. En principe,
les Haïtiens vivant au Québec pouvaient faire venir au Canada leurs
frères, leurs sœurs (accompagnés de leurs conjoints et des enfants). Ils
pouvaient faire venir aussi des enfants de plus de 22 ans. Mais, le
programme piétine. Plus d'un mois après son lancement, les va-et-vient
incessants se poursuivent dans la plupart des centres culturels haïtiens.
Une dizaine au total qui, bon gré mal gré, apportent une assistance à
ceux qui souhaitent faire venir leurs proches au Québec. Le hic dans ces
mesures annoncées en grande pompe pour accompagner la communauté
haïtienne dans cette opération de réunification familiale lancée par le
gouvernement Charest reste le financement. Les Haïtiens qui veulent
faire venir des proches et qui ne disposent pas de revenus suffisants
pour s'en porter garants pourront avoir recours à un cosignataire
haïtien ou pas. Or, une personne célibataire qui veut faire venir un
adulte et un enfant haïtiens doit prouver qu'elle ou son cosignataire
dispose de revenus annuels de 42.700 dollars. Un handicap majeur pour ne
pas dire une barrière infranchissable pour une communauté dont la
plupart de ces membres fait partie des plus démunis à Montréal avec un
fort taux de chômage dont plusieurs ne peuvent assumer les frais
d'études des dossiers. Et c’est dans cette catégorie que l’on compte la
grande majorité des candidats. Certains son déjà descendus dans les rues
pour dénoncer le laxisme des autorités mais surtout l’incompréhension et
les pièges relatés dans ce programme de parrainage humanitaire par des
experts en immigration. Comment les Haïtiens peuvent-ils faire venir des
frères et des neveux dans la mesure où les dossiers de 1.500 Haïtiens
dont la venue a déjà été avalisée par Québec sont toujours bloqués à
Ottawa ! Sachant que même l’ambassade du Canada a subi les contrecoups
du séisme, l’on comprend que les services d’immigration de l’ambassade
ne peuvent notamment pas retracer les dossiers des requérants pour le
statut de résident permanent. Sur le terrain, des demandeurs sur les
trottoirs devant l’Ambassade se font dire par des militaires et non pas
par des fonctionnaires de présenter leur papier au consulat canadien à
Santo Domingo.
16.000 FAMILLES DE SANS ABRIS A RELOGER NON LOIN DE L'AERPORT.
Près de 16 mille familles vont être relogés sur les terrains de
l'ancienne aviation civile située sur la route de Delmas, au Nord-est de
la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Environ huit mille tentes sont en
cours d'installation sur les deux tiers de ce terrain qui mesure plus de
100 mille mètres carrés. « Ce nouveau camp d'hébergement s'inscrit dans le
cadre d'un projet de relocalisation mis en place par le gouvernement
haïtien. L'Organisation Internationale pour la migration (OIM) a fourni
l'expertise, le soutien technique et une partie du financement, déclare
Max Rony, spécialiste du montage de tentes. Selon ce technicien, le
nouveau site, considéré comme un centre de transition va accueillir les
personnes qui se trouvent actuellement dans les abris d'urgence,
principalement sur le Champ de Mars. Cet espace sera doté
d'infrastructures sanitaires, d'un dispositif de sécurité et d'un terrain
de jeux. Rappelons que selon des informations fournies par l'OIM, on
recense environ 460 camps répartis sur l'ensemble de l'aire métropolitaine
de Port-au-Prince.
NOUVELLES INTERNATIONALES
WASHINGTON. LA REFORME DU SYSTEME DE SANTE USA PROMULGUEE PAR
OBAMA.
Le president Barack Obama a promulgué la réforme du système de santé Le président
américain, entouré de législateurs, signe le texte de loi de réforme de
l'assurance santé lors d'une cérémonie à la Maison Blanche,ce 23 mars
2010, avant de s'engager dans une
nouvelle bataille avec ses adversaires républicains qui s'annonce rude à
sept mois des élections législatives. Le texte, qui va garantir une
couverture maladie à 32 millions d'Américains qui n'en ont pas, a été
adopté dimanche par la Chambre des représentants lors d'un vote
historique, par 219 voix contre 212, après des mois d'âpres négociations
au Congrès et son adoption en décembre par le Sénat. Joe Biden, vice-président américain Monsieur le président, vous avez
réussi ce que des générations d'hommes et de femmes de grande valeur ont
essayé de faire avant vous. Il est assez rare que l’on entende la foule crier à l’intérieur de la
Maison Blanche. Ce mardi 23 mars 2010, les quelques centaines de personnes
invitées à assister à la promulgation de la loi ont un peu oublié qu’ils
étaient dans un lieu somme toute très solennel. Car ils n’en reviennent
pas, d’avoir réussi. Et Barack Obama lui-même, reconnaissait à quel point
la bataille avait été difficile : « Il y a eu tellement de lobbying, tellement de ces manœuvres que l’on
prend à tort pour de la politique ici à Washington, qu’il aurait été
facile, par moments, de douter de notre capacité à faire une si grande
chose ». Les manœuvres politiques, justement. Quelques heures plus tard, le
ministre de la Justice de Floride, Bill McCollum, rejoint pour l’occasion
par ses collègues d’une douzaine d’autres Etats, annonçait qu’il portait
plainte contre l’Etat fédéral : Les plaignants affirment que la réforme du système de santé viole la
liberté des gens à s’assurer ou non, et qu’elle empiète sur la
souveraineté des Etats. Ils entendent bien aller jusqu’à la Cour suprême,
même si la plupart des experts estiment que c’est un combat perdu d’avance.
PAKISTAN. SECURITE RENFORCEE A ISLAMABAD.
La police pakistanaise a annoncé le 22 mars 2010, avoir procédé à
l’arrestation de deux responsables talibans. Ils auraient préparé des
attentats contre des hôtels et des enlèvements de diplomates dans le
pays. L’un de ses islamistes, indique la police, a reconnu avoir aidé à
planifier de précédents attentats, notamment celui d'octobre dernier
contre l'ONU à
Islamabad. La police affirme avoir déjoué un complot qui visait des
intérêts étrangers à Islamabad. Deux suspects interpellés par les forces
de l’ordre auraient avoué avoir planifié des attaques contre plusieurs
cibles potentielles symboliques. Parmi elles : des locaux de la police,
une école pour fille mais aussi, un hôtel de luxe de la capitale et le
club français, autrement dit, un club fréquenté par des diplomates et
leurs familles. Selon la police, les deux hommes arrêtés seraient liés
au mouvement des talibans pakistanais et ont déjà été impliqués dans des
opérations de ce type dans le passé. Ils auraient notamment participé à
la préparation des attentats contre l’une des agences de l’ONU en
octobre dernier. A l’époque, un homme, déguisé en paramilitaire, avait
pénétré dans les locaux du Programme alimentaire mondial (PAM). Il avait
causé la mort de cinq employés de l’agence onusienne en se faisait
sauter. Selon les enquêteurs, les suspects interpellés il y a quelques
jours s’apprêtaient à faire exploser des bâtiments gouvernementaux ce
mardi 23 mars, jour de la fête nationale au Pakistan. Aujourd’hui, le
dispositif de sécurité a été renforcé dans les rues de la capitale.
WASHINGTON. RENCONTRE OBAMA-NETANYAHU A WASHINGTON.
Le président américain reçoit le Premier ministre israélien
mardi 23 mars 2010 en fin de journée, à la Maison Blanche, dans la plus
grande discrétion. Benyamin Netanyahu a affirmé lundi soir à Washington
que Jérusalem « n'était pas une colonie mais bien la capitale d'Israël. »
C’est la troisième fois que Benyamin Netanyahu et Barack Obama se
rencontrent à Washington. La première fois, le scénario était le même que
pour toutes les visites de dignitaires étrangers. A la fin de l’entretien,
les deux hommes posent un moment pour les photographes et répondent à
quelques questions. Et cette première rencontre avait été tellement
désastreuse, derrière les sourires de façade on pouvait tellement sentir,
presque physiquement, que le courant ne passait pas entre les deux hommes,
que la deuxième fois, au mois de novembre 2009, le Premier ministre
israélien avait été reçu à la nuit tombée, en catimini, sans caméras, sans
photos et surtout sans questions. C’est exactement ce qui va se passer ce
mardi soir. La Maison Blanche appelle cela pudiquement une rencontre «privée»,
ce qui signifie que l’on ne verra rien, que l’on n’entendra rien et que
l’on ne saura que ce que l’on voudra bien nous dire. En premier lieu,
Barack Obama n’aurait pas dû être à Washington, ce qui aurait été plus
pratique pour tout le monde. Mais il a reporté sa tournée, en Indonésie et
en Australie. Etant aux Etats-Unis, et compte tenu du contexte de
relations très tendues avec Tel Aviv , il ne pouvait pas ne pas voir
Benyamin Netanyahu. Hillary Clinton a déjà un peu donné le ton. Lundi 22
mars, elle était au congrès annuel de l’AIPAC, l'American Israel Public
Affairs Committee. Elle y a longuement expliqué que l’amitié avec Israël
était solide et indéfectible, des déclarations accueillies dans un silence
poli mais quand même assez glacial. .. Les nouvelles constructions à
Jérusalem-Est et en Cisjordanie... nuisent à la confiance mutuelle et aux
pourparlers indirects, qui sont la première étape vers de pleines
négociations souhaitables et nécessaires... Et ces constructions révèlent
des divergences entre les Etats-Unis et Israël,... que certains dans la
région rêvent d'exploiter... Quelques heures plus tard elle avait
rendez-vous avec le Premier ministre israélien, au Département d’Etat. La
rencontre figurait à son agenda officiel, avec convocation de la presse,
comme cela se fait normalement. En réalité, Hillary Clinton est sortie
presque en catimini pour aller le rencontrer à son hôtel en « oubliant »
fort opportunément de prévenir les journalistes. Explication officielle de
cette visite : c’est une question de protocole, lui est Premier ministre
et elle seulement ministre des Affaires étrangères, en conséquence c’était
à elle de se déplacer. Il est douteux qu'à Washington on puisse trouver
une personne qui croie une seconde à cette version des faits. En fin de
journée, s'exprimant à son tour devant l'AIPAC, le puissant lobby
américain pro israélien, Benyamin Netanyaou a affirmé que « la ville
sainte n'était pas une colonie mais bien la capitale d'Israël ». Le chef
du gouvernement de l'Etat hébreu s'est offert le luxe de ne faire aucune
allusion à l'incident diplomatique avec les Etats-Unis né de l'annonce de
la construction de 1600 logements juifs dans la partie occupée de
Jérusalem.
CHINE. GOOGLE ET SES PROBLEMES AVEC LA CHINE.
Le géant de l'internet a décidé de cesser de censurer son moteur
de recherche chinois. Depuis lundi 22 mars 2010, les internautes qui
tentent de se connecter sur le moteur de recherche de Google Chine sont
redirigés automatiquement vers la version hong-kongaise du site. Les
autorités chinoises condamnent cet arrêt de la censure mais les
organisations de défense des droits de l’homme, elles, se réjouissent de
cette décision. La Maison Blanche se déclare « déçue » de l'échec des
discussions entre Google et la Chine. La Maison Blanche regrette qu’un
accord n’ait pu être trouvé entre Google et Pékin. Google ne quitte pas la
Chine mais refuse désormais d’obéir au gouvernement de Pékin qui lui
demande de censurer les informations disponibles sur ses sites. La société
californienne vient donc de modifier son réseau : tous les Chinois de
Chine populaire qui utilisent Google se retrouvent désormais sur le site
de Google à Hong Kong, qui lui n’est pas frappé d’obligation de censure.
Google sait parfaitement que les autorités chinoises pourront bloquer
l’accès du site de Google-Hong Kong aux internautes de leur pays. Google
qui compte 600 employés en Chine souhaite y poursuivre ses activités
notamment en matière de recherche et développement. Choqué par les
demandes d’autocensure, par le piratage de ses serveurs, ainsi que le
piratage du courrier électronique d’opposants au régime, utilisateurs des
services de Google, le géant du secteur d’internet tente toutefois
d’éviter une confrontation directe avec Pékin. Il espère par ailleurs
vendre en Chine le Nexus, son nouveau téléphone portable.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
MANDAT DE LA MANUA PROROGE EN AFGHANISTAN.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé lundi pour un an le
mandat de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA)
et a décidé de l'étendre pour inclure notamment le soutien à
l'organisation des élections parlementaires prévues en septembre prochain.
Par une résolution adoptée à l'unanimité, les membres du Conseil ont
prorogé jusqu'au 23 mars 2011 le mandat de la MANUA, suivant les récentes
recommandations du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Le Conseil de
Sécurité a mandaté la MANUA pour fournir un soutien technique et
logistique à l'Assemblée nationale et la société civile afghane dans la
préparation des prochaines élections parlementaires, comme cela a été
demandé par le Président afghan Hamid Karzaï. Présente dans le pays depuis
mars 2002, la MANUA est également mandatée pour continuer d'organiser
l'aide humanitaire et les activités de reconstruction du pays. Dans un
récent rapport sur la situation en Afghanistan, l'ONU a constaté des
progrès dans la mise en œuvre du processus de réconciliation nationale. Un
consensus a notamment été trouvé, lors de la Conférence de Londres sur
l'Afghanistan organisée en janvier dernier, sur la création d'un conseil
national pour la paix. Ce conseil « sera chargé de superviser la
réintégration des combattants de l'opposition armée, et un fonds
d'affectation spéciale pour la paix et la réintégration sera financé par
les donateurs afin de créer des emplois et d'accorder des incitations
financières à ceux qui renoncent à la violence », indique le rapport.
Cette stratégie a été défendue par le Secrétaire général adjoint aux
opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, qui avait appelé jeudi le
Conseil de sécurité à la vigilance afin que le concept d'« afghanisation »
des compétences et des responsabilités dans le pays se matérialise et
devienne la base du processus politique dans le pays. L'intensification
des opérations militaires et un calendrier politique chargé, avec
notamment l'organisation d'élections parlementaires, la Jirga consultative
de paix nationale annoncée par le Président Hamid Karzaï et la Conférence
de Kaboul, menacent cette transition, a estimé M. Le Roy. Ignorer la
stratégie d'appropriation des responsabilités par le pouvoir afghan
pourrait aboutir à un échec de nos efforts communs, avait-il déclaré, et «
cela n'est pas une option ». Neuf ans après la chute des Taliban, la
situation humanitaire reste inquiétante en Afghanistan où l'on dénombre
296.000 déplacés.
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NOUVELLES D'HAITI
FORT DE FRANCE. REUNION A MARTINIQUE POUR LA RECONSTRUCTION
D'HAITI.
150 représentants de villes et régions d'une dizaine de pays et une
trentaine d'élus haïtiens se réunissent mardi à Fort de France en
Martinique, dans les Antilles françaises, pour débattre de la
reconstruction en Haïti. Cette rencontre s'inscrit dans le cycle de
conférences préparatoires au sommet du 31 mars à New York. La Conférence
de Fort-de-France s'articulera autour d'un débat en séance plénière, de
travaux en ateliers et d'une restitution générale en fin de journée.
Cinq ateliers seront constitués (développement urbain et aménagement du
territoire, ressources humaines, finances locales, développement
économique local, mutualisation et coordination) et co-présidés par un
représentant haïtien et un représentant d'un pays tiers. La conférence
sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain
Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre
haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé. Les débats porteront sur
des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer
les 18.000 agents morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau
central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son
aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier.
La conférence de Fort de France réunira des collectivités de pays
accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les
Etats-Unis et le Canada. Les objectifs de cette importante conférence
vise à: - Apporter la contribution des collectivités territoriales au
plan de développement voulu par les autorités haïtiennes, en particulier
dans son volet d'appui à la gouvernance locale.
- Coordonner l'aide
internationale des collectivités territoriales - Mutualiser les efforts
des collectivités territoriales étrangères et haïtiennes ; Aider
au renforcement de la décentralisation haïtienne, déjà engagée avant le
séisme.
Les résultats attendus sont les suivants : - Identifier de façon
concrète, et dans des secteurs clés, les projets à engager par les
collectivités territoriales haïtiennes
- Établir des partenariats sur la
base de ces projets, en mutualisant les efforts entre différentes
collectivités territoriales, - Contribuer, aux côtés des autorités
haïtiennes et sous leur direction, à la définition d'une stratégie globale
et cohérente de développement du territoire haïtien, alliant dynamique de
décentralisation et de déconcentration.
- Contribuer au chapitre «gouvernance
locale» du plan qui sera adopté à New York. Le résultat des travaux sera
consolidé dans un document unique portant la vision des collectivités
territoriales dans la reconstruction d'Haïti et présentera leurs
différents programme d'actions. Ce texte sera soumis au Gouvernement
haïtien lors de la Conférence internationale des donateurs du 31 mars 2010
à New York.
WASHINGTON. OEA. DIASPORA HAITIENNE POUR LA RECONSTRUCTION D'HAITI.
Désireuse de relever ce défi sans précédent, la communauté de la
Diaspora haïtienne, se réunira au Siège de l'Organisation des Etats
Américains (OEA) à Washington DC, pour élaborer une stratégie qui traite
des questions fondamentales dans le cadre des efforts de réhabilitation,
reconstruction et développement en Haïti. Le Forum de la Diaspora
Haïtienne débutera le dimanche 21 mars 2010 par un rassemblement au siège
de l'OEA, durera un jour et demi (22 et 23 mars), et consistera en une
session inaugurale et six ateliers simultanés pour atteindre les résultats
attendus. Chaque atelier sera dirigé par un représentant de la Diaspora
Haïtienne. De même, un rapporteur de la Diaspora sera assigné à chaque
atelier, et un ou plusieurs expert(s) technique(s) d'agences
internationales pertinentes et/ou d'institutions haïtiennes y
participeront. Ce Forum vise à rassembler la Diaspora Haïtienne pour
mettre au point des recommandations pour un plan de réhabilitation à court
terme, ainsi que de reconstruction et de développement à long terme en
Haïti. A ce Forum, la Diaspora élaborera aussi une stratégie de
collaboration qui aborde des questions fondamentales pour un développement
intégré et un développement durable. Les deux grands domaines abordé sont:
- Quel type de plan de reconstruction et de développement doit être mis au
point en vue de s'attaquer aux défis actuels et de faire d'Haïti un pays
vibrant et fonctionnel jouissant de la paix et de la prospérité ? -
Comment la Diaspora Haïtienne contribuera-t-elle à la mise en œuvre du
plan de reconstruction et de développement ? Le résultat de ce Forum
consistera en l'élaboration d'une stratégie sur la manière dont la
Diaspora Haïtienne s'engagera dans le renforcement des compétences et des
institutions nationales et tissera des liens avec d'autres partenaires
internationaux dans cet effort. Le document final sera aussi posté sur le
site web de la Société Civile de l'OEA et sera largement disséminé à des
réseaux de la société civile à travers la région. La stratégie et les
recommandations issues de la Diaspora Haïtienne dans ce Forum seront
présentées au Gouvernement Haïtien, aux gouvernements et agences (Groupe
des 9) participant à la prochaine Conférence des Bailleurs de fonds qui se
tiendra au siège des Nations Unies à New York, le 31 mars 2010.
NOUVELLES INTERNATIONALES
WASHINGTON. REFORME DE LA SANTE D'OBAMA ADOPTEE.
Le président américain Barack Obama a remporté dimanche 21
mars une victoire législative majeure, avec l’adoption par la Chambre
des représentants de sa réforme historique de l’assurance maladie (219
voix pour et 212 contre). Mais les Républicains ne s’avouent pas vaincus
et tentent déjà de revenir sur cette loi. Un dimanche dont on se
souviendra longtemps à Washington C’est une scène assez bizarre qui est
en train de se dérouler en ce moment dans la Chambre. Cette même chambre
qui vient d'approuver lors de ce vote historique la fameuse réforme de
la santé tant souhaitée par Barack Obama. Il semble en effet que les
Républicains veulent un peu gâcher cette victoire. Ils essaient pour le
moment de renvoyer la loi en commission. Ils se plaignent en effet d’une
décision prise par le président Obama le 21 mars, afin de rallier
certains démocrates opposés à la réforme en raison de leur hostilité à
l’avortement. Ils estiment ainsi que cette loi n’est pas assez claire
pour garantir que les fonds alloués à la réforme ne seraient pas
utilisés pour payer des avortements. Pour les rassurer, le président
avait signé un décret présidentiel qui renforçait la loi fédérale. La
loi actuelle interdisant l’utilisation des fonds fédéraux pour les
avortements. Après le vote, après que les Démocrates aient obtenus trois
voix de plus que les 216 dont ils avaient besoin, les Républicains
essaient d'obtenir une sorte de retour à la case départ et de
recommencer la discussion cette fois en commission.
Comment faire bénéficier d'une assurance maladie à 32 millions
d'Américains de plus sans faire exploser les déficits ? C'est à cette
question que l'administration Obama s'est efforcée de répondre pour
emporter l'adhésion du congrès. La réforme devrait coûter 940 milliards de
dollars sur dix ans et en même temps réduire le déficit public de 138
milliards. Pour y parvenir, le président Obama mise sur la baisse globale
des dépenses de santé. Actuellement le système américain est l'un des plus
coûteux au monde, mais pas le plus efficace. Les dépenses de santé
atteignent 16% du PIB contre 10% en Europe occidentale et pourtant 15% des
Américains en sont exclus. En faisant baisser les tarifs des assurances et
des médicaments, en obligeant les américains à s'assurer et les
entreprises à assurer leurs salariés, davantage d'américains seraient
couverts par une assurance privée. Ce qui est sans effet sur les dépenses
publiques. Et cela permettrait aussi de réduire les moyens alloués à
l'assurance publique, medicaid et medicare, réduisant ainsi le déficit
public. Enfin, une partie de la réforme sera financée par une augmentation
des impôts des plus riches
FRANCE .VICTOIRE DU PARTI SOCIALISTE AU SECOND DES ELECTIONS
REGIONALES.
Le parti socialiste remporte une large victoire en France au
second tour des élections régionales. La gauche ne réussit pas le grand
chelem mais elle s'impose dans la quasi-totalité des régions sauf en
Alsace, à la Réunion et, selon des résultats partiels, à la Guyane,
remportées par la majorité présidentielle. Le PS remporte 54,1% des voix
contre 35,4% pour l'UMP et 9,4% pour le FN selon le ministére de
l'Intérieur.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
POUR BAN KI-MOON, LE SPORT EST UN MOYEN DE LUTTER CONTRE LA
DISCRIMINATION.
Alors que la Coupe du monde de football se déroulera cette année
en Afrique du Sud, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné
combien le sport est un excellent moyen de lutter contre le racisme, à
l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la
discrimination raciale célébrée le 21 mars 2010. « Il y a aujourd'hui 50
ans, une foule de manifestants non violents a été massacrée à Sharpeville,
en Afrique du Sud, alors que ces hommes et ces femmes protestaient contre
la révoltante législation relative aux laissez-passer », a déclaré Ban Ki-moon.
« Il est particulièrement opportun, en cette année où l'Afrique du Sud
sera le premier pays d'Afrique à accueillir la Coupe du monde de football
organisée par la FIFA, que la Journée soit axée sur les rapports entre le
racisme et le sport », a-t-il ajouté. La Journée internationale pour
l'élimination de la discrimination raciale commémore les événements
survenus le 21 mars 1960 à Sharpeville en Afrique du Sud lors desquels la
police avait ouvert le feu et tué des étudiants qui manifestaient
pacifiquement contre l'apartheid. Les Nations Unies ont proclamé cette
Journée en 1966, 2010 marquant le cinquantième anniversaire du massacre de
SharpevilleLes agences des Nations Unies se mobilisent pour célébrer cette
journée et réaffirmer l'attachement de l'ONU « à la lutte contre la
reproduction des horreurs issues du racisme, qu'il s'agisse de l'esclavage
ou de l'Holocauste, de l'apartheid ou de la purification ethnique et du
génocide », a dit M. Ban. L'Organisation des Nations Unies pour
l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et l'équipe espagnole de
football du FC Barcelone lancent une campagne antiraciste dont le coup
d'envoi sera donné lors d'une rencontre entre le FC Barcelone et Osasuna
le 24 mars au stade du Camp Nou à Barcelone. Des messages contre le
racisme seront diffusés lors de l'événement. En outre, de nombreuses
activités auront lieu tout au long de l'année qui impliqueront l'équipe de
football du FC Barcelone et des jeunes. La Haut commissaire aux droits de
l'homme, Navi Pillay, a pour sa part déploré les incidents racistes qui se
sont déroulés ces dernières années dans les stades de football. « La
prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud nous donne une bonne
opportunité d'aborder le problème du racisme dans le sport, et d'accroître
le formidable potentiel du sport pour éliminer le racisme, la xénophobie
et les formes similaires d'intolérance dans l'ensemble de la société », a
dit Navi Pillay vendredi. Plusieurs experts indépendants pour les droits
de l'homme de l'ONU rappellent que « le racisme n'est pas un problème du
passé, mais un immense défi actuel ». « Des personnes continuent de perdre
leurs vies ou ont des existences empoisonnées par le racisme dans toutes
les régions du monde », ont-ils souligné, exhortant les états à « remplir
leur obligations pour agir contre le racisme ». « Transformons nos bonnes
intentions en législations et ayons la volonté de les appliquer », a dit
Ban Ki-moon. « Et, par-dessus tout, attachons toute la valeur qu'elle
mérite à la richesse que représente la diversité de l'humanité et
respectons la dignité et l'égalité inhérentes de chaque être humain »,
a-t-il conclu.
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NOUVELLES D'HAITI
7 MILLIARDS DE
DOLLARS: VALEUR DES DEGATS DU SEISME.
La plupart des dommages et pertes ont été subis par le secteur privé
(5,491 millions de dollars, soit 70 % du total), tandis que la part du
secteur public s’élève à 2,374 millions de dollars soit 30%. La valeur
totale des dommages et des pertes causés par le tremblement de terre du
12 Janvier 2010 est estimée à 7 863 millions de dollars ce qui équivaut
à un peu plus de 120 % du produit intérieur brut du pays en 2009. De
fait, depuis 35 ans d’application de la méthodologie d’estimation des
dommages et des pertes DALA, c’est la première fois que le coût d’un
désastre est aussi élevé relatif à taille de l’économie d’un pays. La
plupart des dommages et pertes ont été subis par le secteur privé (5,491
millions de dollars, soit 70 % du total), tandis que la part du secteur
public s’élève à 2,374 millions de dollars soit 30%. La valeur des
actifs matériels détruits, entre autres les unités de logement, les
écoles, les hôpitaux, les bâtiments, les routes et les ponts, les ports
et aéroports - a été estimée à 4,302 millions de dollars (55 % des
effets totaux de la catastrophe). La variation des flux économiques (perte
de production, réduction des chiffres d’affaires, perte d’emploi et de
salaires, augmentation des coûts de production, etc) atteint 3,561
millions de dollars (équivalent à 45 % du total).
UN AUTRE POLICIER TUÉ A LA CAPITALE.
Un autre policier a été tué mercredi à Port-au-Prince.Des tirs ont
été entendus aujourd’hui dans le centre de la capitale où un policier a
été tué par balles et deux inconnus armés ont été également tués lors
d’échanges de tirs avec une patrouille policière. Un policier a été
abattu de six balles à la Croix des bouquets par un évadé de prison
qu’il venait d’appréhender avant d’être tué à son tour, a annoncé le
porte-parole de la PNH Gary Desrosiers. Un autre policier en uniforme
aurait été tué à Carrefour, a-t-on appris. Le porte-parole de la police
n’a cependant pas confirmé cette information. Mardi soir, deux policiers
ont été tués par balles alors qu’ils se trouvaient dans un véhicule
privée dans le quartier de la Salines. Dans le centre de la capitale où
une panique a été enregistrée suite à de nombreux tirs, au moins deux
individus armés ont été abattus par la police, a-t-on également appris.
LEONEL FERNANDEZ A PARLE A LA REUNION DES DELEGUES
INTERNATIONAUX.Le président Leonel Fernández s'est exprimé lors de
la dernière journée de la réunion technique des délégués internationaux
à Santo Domingo qui réunissait 28 pays et a appelé la communauté
internationale à fournir 130.000 tentes pour abriter les quelques 1,3
million de personnes vivant dans des camps de fortune. La construction
de milliers de foyers au sein d'un plan de décentralisation de
Port-au-Prince, la création de pôles de développement liés à des zones
spécifiques de l'économie, la relance de l'économie et de l'agriculture
pour la sécurité alimentaire ainsi que la mise en œuvre de nouvelles
technologies sont certains des défis auxquels Haïti fait face, selon lui.
Il a également mentionné la nécessité de promouvoir le développement des
infrastructures touristiques et de programmes visant à encourager
l'investissement afin de revitaliser l'éducation. Le président a annoncé
que les autorités dominicaines étudient un projet visant à construire
une université en Haïti d'une capacité de 10.000 étudiants, afin que les
jeunes Haïtiens puissent cristalliser leurs aspirations par la
formation. Fernandez a suggéré au Premier ministre haïtien, Jean Max
Bellerive, que dans la reconstruction du pays, il y ait «un dialogue
constructif et permanent avec la société haïtienne», parce que dans la
mesure où tous les secteurs sont intégrés dans l'effort, les plans sont
d'autant plus efficaces. Le chef dominicain a également noté la
nécessité de travailler sur des projets de relance de la Nation dans les
domaines sociaux, la santé et les infrastructures, entre autres, et a
appelé au maintien de l'engagement international en Haïti. Cet
engagement doit être précisé dans des sommets ultérieurs à celui du 31
mars, entre l'UE et l'Amérique latine en mai à Madrid et à Saint-Domingue
en Juin.
CARICOM. HAITI NE PRESIDERA PAS LE CARICOM EN JUILLET. JAMAIQUE
PREND LA PLACE.
La présidence tournante de l'organisation régionale CARICOM, ne sera
pas assurée par la République D'Haïti comme prévue en juillet prochain.
René Préval estime qu'Haïti n'est pas en mesure de prendre la tête de
cette organisation après la catastrophe du 12 janvier dernier. Tout en
déclinant la responsabilité Monsieur Préval, a mis l'accent sur les
difficultés pour le pays de gérer, la question de la reconstruction en
même temps que les affaires de l'organisation régionale Caricom. Selon
le secrétariat général de la communauté caraïbéenne basé à Geortown en
Guyana, c'est la Jamaïque qui devrait remplacer Haïti après cette
annonce faite par le président haïtien. Cette décision a été adoptée
lors du 21e sommet intersessionel réalisé les 11 et 12 mars dernier à la
Dominique en présence du numéro un haïtien. L'ancien premier ministre
jamaïcain PJ Patterson vient d'être nommé représentant de la CARICOM
auprès d'Haïti. EJ
GAILLOT DORSAINVILLE DU CEP SE DIT PRET A ORGANISER LES ELECTIONS.
Le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP) Gaillot
Dorsainvil affirme que son institution est prête techniquement à
organiser les prochaines joutes. Qu'il s'agisse d'élections législatives
et présidentielles ou générales le CEP a la capacité d'organiser le
scrutin assure M. Dorsainvil. Il minimise l'impact des pertes
enregistrées lors du séisme du 12 janvier sur la machine électorale. 38
% des centres de vote avaient été détruits et 41 % doivent être
localisés révèle M. Dorsainvil. Le président de l'organisme électoral
reconnaît toutefois que la tache sera ardue dans le sud-est où 47 % des
centres de vote ont été détruits. De préférence M. Dorsainvil exprime
ses préoccupations pour le registre électoral qui doit subir des
modifications importantes. Plusieurs centaines de milliers de Carte
d'Identification nationale ont été perdues lors de la catastrophe
rappelle M. Dorsainvil. En outre l'organisme électoral devra également
prendre en compte les 500 000 personnes déplacées et plus d'un millions
d'autres regroupées dans les centres d'hébergement. Le président du CEP
signale qu'il revient en réalité à l'Office Nationale d'identification
de gérer ces dossiers. Gaillot Dorsainvil souligne qu'il faudra un
consensus pour que le CEP puisse organiser les prochaines joutes. Le
mandat de l'actuel CEP devra être modifier par le chef de l'Etat. Les
conseillers électoraux avant de s'atteler à leur tache devront
convaincre les acteurs politiques de leur bonne foi.
NOUVELLES INTERNATIONALES
NIGER.GOODLUCK JONATHAN DISSOUT LE GOUVERNEMENT.
le président par interim Goodluck Jonathan dissout le gouvernement
Le président nigérian par interim Goodluck Jonathan le Un peu
contre toute attente, le président en exercice du Nigeria Goodluck
Jonathan a dissous hier soir mercredi le gouvernement. Un acte politique
important que les Nigérians attendaient depuis sa nomination officielle
en tant que président par interim le 9 février dernier. Car malgré le
retour au pays d'Umaru Yar'Adua, le président n'a pas été beaucoup vu en
public et pendant ce temps, les dossiers s'accumulent. La dissolution
hier mercredi 17 mars 2010 du gouvernement du Nigeria constitue un acte
politique important. Le président en exercice, Goodluck Jonathan, prouve
qu’il a consolidé son assise politique, et que désormais il entend
prendre en main les affaires du pays. Depuis le départ du président
Umaru Yar'Adua le 23 novembre dernier, la bataille politique avait en
effet pris le pas sur les questions intérieures. Le retour au pays du
président, effectué en catimini il y a un mois n’avait rien arrangé,
laissant craindre un statu quo au plus haut sommet de l’Etat entre deux
clans pour deux présidents. Cette solution permet donc à Goodluck
Jonathan de s’entourer de nouveaux ministres. Reste à savoir à présent
quels seront les membres de ce nouveau gouvernement : « Tout le monde
attend un peu crispé », indique un observateur nigérian. D’après la
Constitution, il faut au moins que les 36 Etats de la fédération soient
représentés. Pour ce qui est des postes-clés du gouvernement, ils
devraient faire l’objet de nombreuses tractations.
COREE DU NORD. EXECUTION D;UN RESPONSABLE MONETAIRE.
La Corée du Nord aurait procédé à l'éxécution d'un dirigeant du
parti accusé d'avoir plongé le pays dans le chaos, en sabotant la
réforme monétaire. Ce sont les médias sud coréens qui diffusent cette
information. Il s'agirait ainsi pour Pyongyang de mettre un frein à la
contestation. Une nouvelle qui intervient dans un contexte problématique
pour le régime de Pyongyang. La Corée du nord vit des moments
extrêmement difficiles. La population est mise à rude épreuve au
quotidien pour se procurer de quoi manger, en raison d'une inflation des
prix due à la réévaluation de sa monnaie. Les médias sud coréens ont
suivi les développements liés à cette affaire, les émeutes de la faim,
les protestations puis la purge dans les rangs des fonctionnaires.
Aujourd'hui, l'agence de presse sud coréenne va plus loin, en annonçant
l'éxécution du chef de la plannification économique du Parti unique. Il
était clair, depuis un certain temps déjà, que monsieur Pak Nam-ki,
allait faire les frais de cette réforme désastreuse. Il n'avait plus été
vu en public depuis le mois de janvier. D'après les sources citées par
l'agence Yonhap, les autorités de Pyongyang auraient retenu contre lui
des accusations de complot contre le régime. Le vieux technocrate, âgé
de 77 ans, aurait tenté de ruiner l'économie nationale de façon
délibérée, en instituant cette réforme monétaire aux effets
catastrophiques. Monsieur Pak Nam-ki avait également contre lui, le fait
d'être fils d'un grand propriétaire terrien, autrement dit un « fils de
bourgeois », bouc émissaire idéal en cas de crise. D'autant que le
régime traverse une période délicate, du fait de la santé chancellante
du leader Kim Il Sung et des incertitudes liées à sa succession.
PARIS. SIMONE VEIL A L'ACADEMIE FRANCAISE.
Simone Veil, la personnalité féminine préférée des Français, fait
son entrée ce jeudi 18 mars à l'Académie française en présence de deux
anciens présidents, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing. Elle
devient la sixième femme «immortelle» de l'Histoire. Simone Veil a été
élue en novembre 2008 au fauteuil précédemment occupé par l'ancien
Premier ministre Pierre Messmer. Une élection qu'elle doit surtout à sa
personnalité et à son parcours exceptionnel de femme d'Etat humaniste.
Il fallait au cercle des immortels cette femme politique de tête, cette
figure charismatique attachée aux valeurs morales et républicaines. Les
Français pensent en grande majorité qu’elle ferait une très bonne
présidente de la République. Première femme secrétaire général du
Conseil de la magistrature, première femme ministre d’Etat, ministre de
la Santé, on lui doit un combat acharné pour faire passer la loi
légalisant l’avortement en 1975. Elle fut aussi, la première femme à
présider le Parlement européen de 1979 à 1982. Avec son eternel chignon
noué, ses tailleurs Chanel stricts, Simone Veil dégage à la fois un
sentiment rassurant, maternel, même si elle impose ce regard bleu,
sévère, même acéré. Femme discrète, elle surprend tout le monde en 2006,
en publiant son autobiographie. Simone Jacob, de son vrai nom de
naissance, revient sur toute se vie. Celle d’avant, pendant et celle
d’après les camps, dans ce livre paru sous le titre de Une vie. Tout
ceci fait de Simone Veil une conscience morale française, une figure
humaniste, désormais immortelle.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Dusseck
BAN KI-MOON CONDAMNE UN TIR DE ROQUETTE DEPUIS GAZA.
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a
condamné jeudi depuis Gaza une attaque à la roquette qui a causé la mort
d'un civil israélien. « Tout acte de terreur et de violence contre des
civils comme celui-ci est totalement inacceptable et contraire au droit
international », a-t-il souligné dans une déclaration transmise par son
porte-parole depuis Moscou, où le Quatuor doit se réunir vendredi sur la
situation au Moyen-Orient. Le Quatuor sur le Moyen-Orient est composé
des Etats-Unis, de la Fédération de Russie, des Nations Unies et de
l'Union européenne. Selon des informations parues dans la presse, la
roquette a tué un ouvrier agricole d'une trentaine d'années qui
travaillait dans une ferme collective située en territoire israélien, au
nord de Gaza.
NOUVEAUX LOGEMENTS ISRAELIENS A JERUSALEM EST CONDAMNE PAR LE S G.
DE L'ONU.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a condamné la
décision du ministère israélien de l'Intérieur d'autoriser la
construction de nouveaux logements à Jérusalem-Est alors qu'il doit se
rendre en mars en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Au
regard du droit international, l'implantation de colonies est illégale,
a rappelé le porte-parole du Secrétaire général dans un communiqué
publié au siège de l'ONU à New-York. Les autorités israéliennes ont
approuvé mardi la construction de 1.600 nouveaux logements à
Jérusalem-Est. L'implantation de ces colonies va à l'encontre des
obligations israéliennes au regard de la Feuille de route et sape toute
évolution vers un processus de paix viable, a-t-il ajouté. Avant de se
rendre en Israël et dans le Territoire palestinien occupé, M. Ban
participera le 19 mars à Moscou à la réunion du Quatuor (Etats-Unis,
Russie, ONU et Union européenne) qui soutient l'application de la
Feuille de route appelant à la création de l'Etat de Palestine, vivant
côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité. Les récents
développements dans le processus de paix au Moyen-Orient ont aussi été
au centre des discussions entre M. Ban et le Vice-Premier ministre
israélien Silvan Shalom, qui se sont rencontrés lundi à New York. Lors
de cet entretien, le Secrétaire général a regretté le manque de progrès
dans la reconstruction et la réhabilitation de Gaza, un an après le
conflit qui a opposé Israël et le mouvement palestinien Hamas. Il a
appelé une nouvelle fois Israël à lever son blocus de Gaza.
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NOUVELLES D'HAITI
P-AU-P. DEUX AGENTS DE LA PNH TUES A LA CAPITALE.
Deux policiers ont été tués au centre-ville de Port-au-Prince, selon
le porte-parole de la police nationale haïtienne Garry Desrosiers. Deux
policiers ont été abattus dans le centre-ville de Port-au-Prince où les
bandits ont repris du service depuis quelques jours. Ces agents de
l’ordre ont été attaqués par des inconnus armés alors qu'ils se
trouvaient dans leur voiture, selon le porte-parole de la police Garry
Desrosiers. Plusieurs meurtres ont été perpétrés dans la zone
métropolitaine depuis la semaine dernière. A rappeler que près de 5000
de prisonniers s’étaient évadés du Pénitencier national le 12 janvier
dernier lors du séisme. Des citoyens haïtiens avaient par ailleurs
exprimé leurs préoccupations sur la question sécuritaire au départ des
troupes américaines d’Haïti.
DENONCIATION DE VENTE D'AIDE HUMANITAIRE .
Huit organisations de défense des droits de l’homme réunies au sein
de la POHDH (Plate-forme des organisations haïtiennes de défense des
droits humains) ont dénoncé la vente de la nourriture destinée aux
sinistrés. Dans un communiqué conjoint, les membres de la POHDH ont
dénoncé la distribution de l’aide qui se fait dans un climat de désordre
mettant en jeu la dignité des victimes. « Pour avoir une carte, ces
dernières ont dû parcourir plusieurs endroits de la capitale. Certaines
fois, elles sont obligées de l’acheter. Les responsables de la
distribution des matériels et de la nourriture s’amusent à les
confisquer chez eux pour les vendre en retour aux vrais destinataires »,
écrivent les huit organisations. Plus loin, la PODHD estime que les
sinistrés vivent dans des conditions dégradantes dans les abris. « Les
gens sont entassés dans des cases construites, pour la plupart, avec des
morceaux de toiles, de tôles, de bois, de cartons…. La majorité des
personnes sinistrées n’ont bénéficie d’aucune tente ». « La réalité des
abris provisoires dans les quartiers populaires et dans le reste du pays
laisse à désirer. Les conditions dans lesquelles vivent les victimes
dans les abris dénotent une violation flagrante, le non respect de leurs
Droits Sociaux et Economiques », poursuivent les organisations. Selon
elles, certaines familles (femmes, enfants, hommes) dorment à la belle
étoile jusqu’à maintenant et leur sécurité est hautement menacée,
puisqu’il n’y a pas de présence policière dans les camps. La POHDH a
recommandé aux responsables de mettre des patrouilles policières fixes
et mobiles dans les camps et les zones à fortes concentration des
personnes déplacées. Elle suggère aussi de mettre sur pied des
programmes de fumigation, de désinfestation en vue de diminuer les
risques d’épidémies et de maladie.
HAITI A RECU PLUSIEURS VISITEURS DE MARQUE APRES LE SEISME.
Plusieurs chefs d’État ont déjà visité Haïti deux mois après le
séisme du 12 janvier. Pour la première fois de son histoire, Haïti a
accueilli un président français sur son sol. Le président dominicain
Leonel Fernandez a été le premier chef d’État à visiter Haïti 48 heures
après le séisme dévastateur du 12 janvier. L’assistance dominicaine a
été très significative pour le pays peu après ce terrible tremblement de
terre sur le plan humanitaire, médical et dans le domaine de la
migration, comme l'a souligné le président Préval. Tour à tour, Haïti a
accueilli le président équatorien, Rafael Corea, la présidente du Chili,
Michèle Bachelet, dont le pays allait connaitre quelques jours plus tard
un séisme de magnitude 8.8. Le président français Nicolas Sarkozy a
marqué l’Histoire en devenant le 1e chef d’État de l’hexagone à fouler
le sol haïtien. Le président brésilien, Luis Ignacio Lula Da Silva, dont
l’armée dirige la composante militaire des troupes onusiennes en Haïti,
est également du nombre des chefs d’État à visiter le pays, sans oublier
la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, haïtienne d’origine.
A côté de ces différents chefs d’État, Haïti a reçu la visite du Premier
ministre canadien, Stephen Harper, du secrétaire d’État américain,
Hillary Clinton. Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a déjà
effectué deux visites dans le pays, sans parler de des visites de
l’ex-président Clinton, promu coordonnateur de l’aide à Haïti. Outre ces
visites officielles dans le pays, le dossier d’Haïti est débattu lors de
conférences internationales ou de sommets régionaux. Diverses réunions
préparatoires ont lieu en plusieurs endroits du monde dans la
perspective de la conférence des bailleurs sur le cas Haïti.
SELON L'ONU 11,5 MILLIARDS DE DOLLARS NECESSAIRES POUR
RECONSTRUCTION D'HAITI
Un rapport de l'ONU chiffre actuellement les besoins d'Haïti pour se
reconstruire après le séisme de janvier à 11,5 milliards de dollars sur
trois ans, a annoncé la Banque mondiale. Ce montant, que la Banque
mondiale a contribué à évaluer, est une estimation provisoire du coût de
la reconstruction et de la relance de l'activité économique, selon un
porte-parole de la banque. La Banque mondiale, l’ONU, la BID et d’autres
institutions internationales ont participé avec le gouvernement à la
préparation du document d’évaluation des dégâts enregistrés lors du
séisme du 12 janvier. Le document PDNA (document d’évaluation post-désastre)
est actuellement en discussion de finalisation à la réunion technique de
Santo-Domingo. Le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive participe
à la réunion de Santo-Domingo qui doit permettre de réviser le PDNA
avant la rencontre du 31 mars à New-York.
NOUVELLES INTERNATIONALES
MEXICO. CALDERON A DEMANDE L'AIDE DES ETATS UNIS.
Le président Calderon a demandé l'aide des Etats-Unis contre le
crime organisé A Ciudad Juarez, le président mexicain a tenu une réunion
de travail avec l'ambassadeur des Etats-Unis, Carlos Pascual. Il a
demandé aux Américains de partager la responsabilité de la lutte contre
le crime organisé. Des employés du consulat nord-américain de Ciudad
Juarez ont été tués le week-end dernier et le crime est attribué à un
gang lié au cartel de Juarez.
ALGER. 7 PAYS DE LA ZONE CONTRE LE TERRORISME DANS LE PAYS.
La réunion ministérielle de sept pays de la région du Sahel,
l’Algérie, le Burkina Faso, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger
et le Tchad, s'est achevée mardi 16 mars 2010 à Alger. Les pays
représentés ont exprimé à cette occasion, dans un communiqué, leur
détermination à faire front contre le terrorisme. A l'évidence les
échanges ont été vigoureux ce mardi à Alger entre les ministres des
Affaires étrangères des 7 pays de la zone sahélo-saharienne. En jeu, la
collaboration efficace de tous pour éradiquer le terrorisme. Selon le
communiqué final, les ministres ont condamné sans équivoque le paiement
de rançons contre la libération des otages. Dans le collimateur
notamment, le Mali, qui est accusé par plusieurs de ses voisins d'être
le maillon faible de la lutte contre AQMI pour avoir durant plusieurs
années, joué les médiateurs dans les libérations d'otages et servi de
zone de repli pour les troupes d'al-Qaïda. Les ministres présents ont
rappelé l'obligation de chaque Etat d'appliquer intégralement les
résolutions de l'ONU : récemment le Conseil de sécurité a adopté une
résolution qui criminalise le paiement d'une rançon aux groupes
terroristes. Or malgré les démentis officiels, la plupart des
libérations d'otages dans la zone se sont jusque là traduites par le
versement d'argent. Il a été décidé que des réunions des services de
renseignement et des chefs d'Etat majors des 7 pays devraient se tenir
dans les toutes prochaines semaines. Les ministres ont aussi souhaité
l'organisation dans les plus brefs délais à Bamako de la conférence des
chefs d'Etats sur la paix et la sécurité et le développement annoncée
depuis des mois.
ADIEU AU POETE CHANTEUR JEAN FERRAT
Près de 5 000 personnes ont assisté mardi 16 mars 2010 aux
obsèques de Jean Ferrat, lors d'une cérémonie sobre mais émouvante dans
le petit village d’Antraigues-sur-Volane, en Ardèche, où il résidait
depuis plus de quarante ans. Le chanteur et poète engagé, auteur de
quelque 200 chansons, est décédé samedi 12 mars à l'âge de 79 ans.
NOUVELLES DES NATIONS
UNIES
Jacques Duseck
BAN KI-MOON PLAIDE POUR LES OBJECTIFS DU MILLENAIRE.
A seulement cinq ans de la date butoir de 2015 pour atteindre
les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le Secrétaire
général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté mardi les pays à
adopter en septembre prochain un agenda global d'action pour accélérer
l'atteinte des OMD à l'occasion du sommet de l'ONU qui se déroulera à
New York. « Le Sommet sera une opportunité pour tenir notre promesse aux
milliards de personnes, oui, aux milliards de personnes pauvres et
vulnérables », a déclaré Ban Ki-moon lors de la présentation mardi de
son rapport intitulé Tenons la promesse au siège de l'ONU à New-York. Le
rapport identifie les succès et les enseignements tirés, met en relief
les opportunités et les défis à relever mais aussi propose des
recommandations spécifiques pour agir et progresser vers l'atteinte des
OMD pendant les cinq années qui restent. « Notre monde détient le savoir
et les ressources pour atteindre les OMD », a affirmé M. Ban dans le
rapport en se référant aux OMD ciblés par la Déclaration du Millénaire
pour la réduction de la pauvreté, la faim, les maladies, la santé
maternelle et la mortalité infantile d'ici 2015. Ne pas réussir à
atteindre les OMD « serait un échec moral et pratique inacceptable », a
dit M. Ban dans le rapport. « Si nous échouons, les dangers du monde,
instabilité, violence |