27 Juin 2

 

003

 P-AU-P. JEAN ROBERT FAVEUR EX-DIRECTEUR DE LA PNH ACCUSE.  
  WASHINGTON. JEAN ROBERT FAVEUR AU BROOKINGS INSTITUTION. 
   P-AU-P. OSNER FÉVRY DU PDCH QUESTIONNE LE CAS DE J.R.FAVEUR.
    P-AU-P. LESLY GOUTHIER MINISTRE DU COMMERCE CENSURÉ.
     P-AU-P. TAÏWAN FAIT DON DE 55 MILLIONS DE DOLLARS À HAÏTI.
      AU CAP-HAITIEN
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P-AU-P. JEAN ROBERT FAVEUR EX-DIRECTEUR DE LA PNH ACCUSE.  L'ancien directeur général ai de la Police Nationale Jean-Robert Faveur, a de nouveau nié mercredi avoir reçu le support d'une ambassade étrangère pour quitter le pays.

M. faveur a maintenu ses accusations contre le secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique Jean Gérard Dubreuil et d'autres responsables du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) selon lesquelles il avait été l'objet de leur part.

M. Faveur que le gouvernement considdère comme un déserteur, a redit qu'il n'avait pas les pouvoirs d'un caporal.

Selon lui, le véritable chef de la PNH était le secrétaire d'Etat à la sécurité Publique qui, a-t-il dit faisait tout à sa place, ajoutant que l'intitution policière est politisée à un point tel qu'aucun directeur sérieux ne peut, dit-il, accomplir sa mission convenablement.

WASHINGTON. JEAN ROBERT FAVEUR AU BROOKINGS INSTITUTION.  L'ancien chef de la Police Nationale d'Haïti intervient ce vendredi au Brookings Institution à Washington pour reprendre les explications déjà fournies sur les raisons qui ont motivé sa désertion.

M. Faveur a abandonné depuis dimanche ses fonctions à la PNH arguant qu'il avait fait l'objet de pressions de la part de ses chefs hiérarchiques.

La rencontre avec M. Faveur est coordonnée par M. James Morrel qui dirige l'organisation dénommée Haïti Democracy Project, une institution réputée proche de l'Institut Républicain International (IRI) et de l'opposition haïtienne.

M. Faveur sera introduit par le juge Claudy Gassant lors de la rencontre pour laquelle Haïti democracy Project a lancé de nombreuses invitations notamment sur internet.

P-AU-P. OSNER FÉVRY DU PDCH QUESTIONNE LE CAS DE J.R.FAVEUR.  Osner Févry a questionné jeudi les raisons avancées par l'ancien chef a.i de la Police Nationale , Jean-Robert Faveur pour tenter d'expliquer son abandon dde poste.

M. Févry, également journaliste et avocat de profession, a fait savoir qu'il ne pensait pas qu'une période de 15 jours suffisait à M. Faveur pour conclure qu'il ne pouvait pas accomplir la tâche qui lui a été confiée.

un professionnel responsable ne peut pas trancher dans une période aussi courte, a estimé Me Févry, ajoutant que la première responsabilité de Jean-Robert Faveur était de réclamer au cours des 30 premiers jours un audit, pour avoir une idée des ressources disponibles de la PNH.

La deuxième étape devrait être, a-t-il dit, la préparation par M. Faveur d'un plan de travail en vue de la professionnalisation de la Police. Puis viendrait la mise en place des structures pour l'application du plan.

Ce n'est qu'après une période de 100 jours qu'on pourrait parler d'obstacle. Et là encore, M. Faveur ne devrait pas, selon Osner Févry, abandonner son poste, mais devrait faire une autre évaluation pour dresser la liste des obstacles pour en faire part à qui de droit.

Le responsable du PDCH a critiqué une certaine tendance qui voudrait qu'on devienne héros à partir du moment où l'on arrive à fuir par la frontière haïtiano-dominicaine pour ensuite demander l'exil.Jean-Robert Faveur a quitté le pays en catimini dimanche par la frontière d'Anse-à-Pître. "On ne devient pas héros en 24 heures", a lancé Me Févry.

P-AU-P. LESLY GOUTHIER MINISTRE DU COMMERCE CENSURÉ.

Le Ministre du Commerce et de l'Industrie Lesly Gouthier, a déclaré jeudi être surpris par la motion de censure votée contre lui par la chambre des députés.

Quarante cinq (45) députés sur 49 ont voté mercredi pour la motion de censure présentée par la commission commerce de la chambre basse, alors qu'un seul député a voté contre.

Les députés ont déclaré ne plus faire confiance au ministre qu'ils accusent d'avoir falsifié un rapport remis au premier ministre à l'occasion de la présentation récente du bilan des activités du gouvernement devant l'assemblée nationale.

Le Ministre du Commerce qui affirme avoir répondu avec franchise aux questions des parlementaires déclare qu'il ne s'attendait pas à un vote de non confiance.

M. Gouthier a indiqué avoir entamé un travail positif qui pourrait a-t-il dit, être utile au secteur commerce. il se dit prêt à retourner dans le privé.

Le député de la 3è circonscription de Port-au-Prince Simson Libérus qui a été à la base se cette convocation s'est réjoui du vote de censure.

Selon M. Libérus, Lesly Gouthier n'a pas été à la hauteur de sa tache. Il a présenté un cahier de charges rempli de notes défavorables à l'encontre du Ministre.

Le député du Cap James Desrosins, s'est également déclaré déçu par la prestation de M. Gouthier qui a-t-il dit, a fait preuve d'une grave inéfficacité dans la gestion de son Ministère.

James Desrosins se déclare favorable à l'interpellation d'autres ministres du gouvernement pour qu'ils puissent rendre compte de la gestion de leur ministère.

Parallèlement, le seul député de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) Acluche Louis Jeune qui a voté contre la décision de ses collègues a estimé que Lesly Gouthier n'est pas le seul responsable du sort du pays.

Selon lui, tous les membres du cabinet devraient connaitre le même sort car a-t-il dit, ils forment tous une seule équipe pour gérer le pays.

Il a estimé que si Lesly Gouthier était membre de Fanmi Lavalas, il aurait eu un traitement différent et n'aurait pas connu une telle humiliation.

Plusieurs députés ont ont fait savoir qu'ils pourraient convoquer le chef du gouvernement Yvon Neptune pour rendre compte de la gestion de son cabinet en tant que premier responsable, a informé M. Marcellus.

P-AU-P. TAÏWAN FAIT DON DE 55 MILLIONS DE DOLLARS À HAÏTI.

L’Ambassadeur de la République de Chine a mis environ 55 millions de dollars américains à la disposition d’Haïti pour la période allant de 2002 à 2005. Cette somme est destinée à l’exécution de différents projets de développement.

Selon le diplomate Hsieh Hsin-Ping, la coopération haïtiano-taïwanaise dure depuis quarante-sept ans et existe depuis l’établissement de relations diplomatiques entre les deux républiques. Il a précisé que celle-ci avait toujours été basée sur le principe de la solidarité. « Taïwan a toujours coopéré étroitement avec Haïti », a-t-il ajouté. Il en a profité pour rappeler aux Haïtiens que son pays avait plongé au creux de la vague après la seconde guerre mondiale. Les Taïwanais ont dû travailler sans relâche pendant cinquante ans pour refaire la santé de leur pays. « Aujourd’hui, nous avons les moyens d’aider des pays amis, particulièrement Haïti ».

Le gouvernement chinois a choisi l’infrastructure comme domaine prioritaire dans le cadre de sa coopération avec Haïti, arguant qu’elle était fondamentale pour le développement du pays. Il a cité à titre d’exemple la route de l’aéroport, connue désormais sous le nom de Boulevard Toussaint Louverture. Sa construction a été assurée par une compagnie taïwanaise et financée par l’Etat de Taïwan. Le coût s’est élevé à environ dix-huit millions de dollars US. D’autres projets sont également inclus dans ce programme, c’est-à-dire des logements sociaux pour un montant de quarante-deux millions de dollars.

La République de Chine a décaissé, en avril dernier, à l’occasion de l’anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, trois millions de dollars pour l’alphabétisation, définie comme une priorité absolue par le gouvernement haïtien. Rappelons que le montant global alloué à cette activité est de l’ordre de quinze millions. Au cours de ces trois dernières années, on a réalisé un projet de cantine scolaire. Il a ensuite mentionné l’élaboration d’un projet de micro-crédit. Il a annoncé le lancement, en août prochain, de la construction de vingt-six kilomètres de route pour relier enfin les Cayes à Port Salut, lieu identifié comme une destination touristique prioritaire, au même titre que le Cap et Jacmel. Ces travaux coûteront quinze millions de dollars américains.

Monsieur Hsin-Ping a indiqué qu’un comité pilote, formé de membres du gouvernement haïtien et de représentants de son pays, a été mis sur pied dans le cadre de cette coopération. Ceci pour discuter chaque projet qui doit être mis en exécution. Le décaissement des fonds se fait en fonction de l’avancement des projets. Selon l’Ambassadeur accrédité à Port-au-Prince, quarante haïtiens en moyenne obtiennent, chaque année, des bourses pour participer à des séminaires de formation professionelle ou d’échanges sur les plans économique et politique. Il y a en outre des programmes d’études universitaires. Mais la contrainte de la langue retarde le processus. « Six personnes ont déjà étudié à Taïwan », a affirmé le diplomate Hsieh Hsin-Ping.

Ces chiffres permettent de comprendre qu’Haïti a beaucoup bénéficié de cette coopération. En retour, Taïwan ne se contente que de l’amitié d’Haïti, à en croire l’Ambassadeur Hsin-Ping. Ce dernier a indiqué que la crise politique locale n’affectait en rien les relations existant entre son gouvernement et Haïti. Il a déclaré qu’il n’était pas vraiment préoccupé par cette situation, soulignant toutefois que le développement économique du pays dépendait tout de même de sa résolution.

 

AU CAP-HAITIEN

Des inconnus armés ont investi la résidence privée de M. Rémy Handal. Bilan, un mort dans le camp des bandits lors d’un échange de tirs entre les brigands et la police et trois blessés du côté de la famille de M. Rémy. Quatre personnes sont actuellement sous les verrous. Selon Rémy Handal, ces individus auraient mené l’opération à bord d’un véhicule d’une compagnie de sécurité fonctionnant dans la ville. Pour le moment, la police a ouvert une enquête à ce sujet et ce gang devrait être démantelé d’ici quelques jours.

 

 

26 Juin 2003

P-AU-P. DUBREUIL A MINIMISÉ LES ACCUSATIONS DE SAUVEUR.
  P-AU-P. QUESTION DE RESTITUTION. AVOCAT ENGAGÉ.
   P-AU-P. LAVALAS ACCUSE L'OPPOSITION.
    P-AU-P. MONSEIGNEUR ROMULUS PARLE.
     P-AU-P. AFFAIRE SAUVEUR, AMBASSADE USA RÉAGIT
      P-AU-P. AFFAIRE SAUVEUR. OEA PRÉOCCUPÉE
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P-AU-P. DUBREUIL A MINIMISÉ LES ACCUSATIONS DE SAUVEUR.

 Le Secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique Jean Gérard Dubreuil, a minimisé mercredi les accusations portées contre lui par l'ancien chef ai de la Police Nationale Jean-Robert Faveur selon lesquelles il aurait exercé des pressions contre lui.

Dans un document envoyé à la presse avant sa fuite, M. faveur avait accusé un ensemble de secteurs et personnalités de l'avoir poussé à déserter.

Jean Gérard Dubreuil qui dément avoir exercé des pressions sur M. Faveur a plutôt fait savoir qu'il avait toujours entretenu de bonnes relations avec ce dernier.

" Je lui ai parlé samedi après-midi. Seule une affaire concernant la maison résidentielle de M. Faveur inachevée, avait fait l'objet des discussions ", a-t-il fait savoir, ajoutant que l'Etat haïtien avait dû louer une chambre d'hôtel pour l'ex chef ai de la PNH, pour un montant de 7 mille dollars américains pour une période de quinze jours.

Le secrétaire d'Etat à la sécurité Publique a également rejeté les allégations de M. Faveur selon lesquels ce dernier aurait été contraint de procéder à certaines nominations qui ne tiendraient pas compte des réglements internes de l'institution policière.

Selon M. Dubreuil, Le policier Germain St Fleur, agent II, n'a pas été nommé commissaire à la Croix-des-Bouquets tel que l'a affirmé M. Faveur dans son document.

Il a toutefois souligné que Germain Saint Fleur est un ancien commandant de l'unité spécialisée " CAT-TEAM" qui réunit toutes les conditions requises pour être promu.

Il a fait savoir que le dossier de Saint-Fleur présenté à M. Faveur était celui de 1996 et non celui de 2003. Il a alors été fait actualiser par M. Faveur lui-même.

M. Dubreuil qui s'est demandé pourquoi cet aspect de la question a été omis dans le papier mis en circulation par M. faveur, a affirmé que de nombreux mensonges y sont contenus.

P-AU-P. QUESTION DE RESTITUTION. AVOCAT ENGAGÉ.
 
Plusieurs responsables du gouvernement se sont réunis récemment à Port-au-prince avec l'un des avocats du gouvernement haïtien aux Etats-Unis, Me Ira Kurzban pour discuter des différentes options à prendre dans le cadre des démarches visant la restitution par la France de la dette de l'indépendance, a appris mercredi l'AHP.

Les autorités haïtiennes réclament de la France 21.7 milliards de dollars en retour des 90 millions de francs or que l'Etat haïtien avait dû payer en 1825 à la France pour que celle-ci reconnaisse son indépendance.

Au cours de cette rencontre présidée par le chancelier Joseph Philippe Antonio, les participants au nombre desquels le Ministre de la Justice, Calixte Délatour et le ministre des haïtiens vivant à l'Etranger, Leslie Voltaire, ont fait le tour de plusieurs options dont l'emploi d'une firme d'avocats internationaux aux Etats-Unis, en France ou ailleurs pour conduire le dossier.

Après avoir consulté les documents disponibles, "Me Ira Kurzban, un éminent avocat américain, a fait savoir qu'il existe de bonnes chance pour Haïti de faire avancer le dossier de la restitution.

" Je suis très optimiste quant à la capacité d'Haïti à soutenir la demande de restitution contre le gouvernement francais et ses banques", a-t-il fait savoir , ajoutant que les montants exigés sont définis et quantifiables et le droit de recours légal valable.

La commission projette d'initier une variété d'actions aussitôt que tous les documents nécessaires auront été compilés, a appris l'AHP.

Le président français, Jacques Chirac, avait reconnu récemment à Evian lors du sommet du G8, l'existence d'un contentieux entre la France et Haïti à propos de la dette de l'indépendance, mais il avait estimé que les autorités haïtiennes feraient mieux de réfléchir sur la nature de leur gouvernement, tout en évoquant l'aide accordée à Haïti dans le cadre de la coopération bilatérale.

Des responsables et des parlementaires haïtiens avaient assimilé les déclarations de Chirac à une manoeuvre de diversion.

De nombreux secteurs locaux appuient les démarches des autorités gouvernementales, mais l'opposition réunie au sein de la Convergence et des secteurs de la société civile affiliés à l'ISC se sont déclarés opposés à la démarche du gouvernement qui estime que l'Etat a une bonne chance de développer le pays avec la restitution de ces fonds.

P-AU-P. LAVALAS ACCUSE L'OPPOSITION.

Les autorités gouvernementales ont rendu mercredi l'opposition politique responsable des assassinats perpétrés le week-end écoulé contre des membres de la population de Lascaobas et des membres de l'organisation politique Fanmi Lavalas.

Lors d'une conférence de presse, le Ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales Jocelerme Privert, a fait savoir que les partisans de Lavalas ont été tués par un commando de plus de quinze individus identifiés comme membres d'un groupe dénommé " Force de la Protection Citoyenne " (FPC).

Selon M. Privert, la FPC travaille à la solde de l'opposition politique puisqu'au moment de l'incident, les membres de cette force avaient déclaré être à la recherche des partisans du parti au pouvoir.

Le ministre a annoncé un ensemble de dispositions pour contrecarrer les bandits dont l'augmentation de l'effectif policier dans cette région notamment à Pernal où ils ont établi leur base.

Jocelerme Privert explique les difficultés rencontrées par les agents de l'ordre pour mettre la main au collet des guerrieros par le fait qu'après avoir commis leurs forfaits, ils prennent aussitôt la fuite vers la République dominicaine.

P-AU-P. MONSEIGNEUR ROMULUS PARLE.

L'Evêque de Jérémie Monseigneur Willy Romélus, a une nouvelle fois invité mercredi, les différents protagonistes de la crise à retourner à la table des négociations pour sortir le pays de l'impasse politique qui dure depuis plus de trois ans.

Selon Mgr Romélus, les haïtiens ne doivent plus compter sur la communauté internationale pour la résolution de la crise politique mais doivent plutôt se donner la main, a-t-il dit, pour sauver le pays.

" Les acteurs doivent s'engager resolument dans un processus de négocialion pour sortir le pays de l'impasse notamment dans la perspective de la célébration du bicentenaire de l'indépendance ", a déclaré le prélât.

Mgr Romélus a estimé qu'il est temps que tous les protagonistes renoncent à leurs intérêts personnels pour privilégier ceux du pays et mettre un terme au calvaire de la population.

Les haïtiens doivent se rendre à cette évidence qu'ils perdent leur temps à compter sur certains secteurs de la communauté internationale pour résoudre à leur place la crise qui mine le pays, a-t-il fait savoir, ajoutant que plus tôt ils le comprendront mieux ça vaudra pour eux.

P-AU-P. AFFAIRE SAUVEUR, AMBASSADE USA RÉAGIT

L’Ambassade des Etats-Unis en Haïti a réagi en apportant des précisions après la démission de l’ancien directeur ad intérim de la PNH, Jean Robert Faveur. Elle dit ignorer où M. Faveur se trouve actuellement

« Nous ne savons pas où se trouve actuellement M. Faveur. Nous n'avons pas reçu de demande d'asile. Si une telle demande était déposée, elle serait traitée selon les procédures habituelles », a écrit le bureau de l’Ambassade des USA le mardi 24 juin 2003.

D’entrée de jeu, la note de presse reconnaît que les accusations d'ingérence politique que M. Faveur a mentionnées dans sa lettre de démission étaient graves. Si elles se révélaient exactes, elles seraient totalement inacceptables, souligne le document.

L’ambassade a renouvelé la volonté du gouvernement américain de travailler pour la professionnalisation de la Police Nationale d’Haïti (PNH). La déclaration souligne le fait que M. Faveur a fait part dans son courrier de tentatives du gouvernement haïtien de saper l'autonomie de la police, tout en questionnant la bonne foi des autorités haïtiennes dans l'adoption de réformes nécessaires en vue résoudre la crise.

« Les Etats-Unis pensent qu'il est essentiel d'avoir une direction de police professionnelle, libre de toute ingérence, pour avancer vers une résolution démocratique de l'impasse politique en Haïti », mentionne la note de presse. Elle a également rappelé que le gouvernement haïtien avait accepté l'appel de l'OEA pour une force de police professionnelle et indépendante dans le cadre des résolutions de l'OEA.

« La démission de M. Faveur n'aura aucun impact sur l'aide bilatérale. Le peuple haïtien ne devrait pas souffrir à cause des mesures prises par le leadership politique haïtien. Notre aide est canalisée par le biais des Organisations Non Gouvernementales (ONG) et continuera à l'être jusqu'à ce que des réformes significatives soient entreprises par le gouvernement d'Haïti », précise le document émis par l’ambassade.

P-AU-P. AFFAIRE SAUVEUR. OEA PRÉOCCUPÉE

L’OEA a réagi, le mardi 24 juin, à la démission du Directeur Général de la PNH. L’organisation tient compte des révélations de l’exilé et s’attend à ce que le Président Aristide désigne un remplaçant digne

Dans une note de presse publiée le mardi 24 juin 2003, la mission spéciale de l’Organisation des Etats Américains en Haïti (OEA) a fait part de sa préoccupation après le départ en exil du Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Jean Robert Faveur. Ce document reconnaît que les allégations contenues dans la lettre de démission publiée par l’ex-Numéro Un de la police soulèvent de graves interrogations.

L’organisation hémisphérique a posé la professionnalisation de la PNH et la consolidation d’un Etat de Droit en Haïti comme la base de sa coopération avec l’Etat haïtien.

La Mission Spéciale de l’OEA en Haïti s’attend à ce que le Président de la République désigne un nouveau Directeur Général au sein de la PNH. En conformité avec la loi et selon des critères techniques et de compétence nécessaires pour assurer la stabilité et la bonne marche de cette institution. Il s’agit de favoriser le processus de professionnalisation, qui a déjà débuté, précise encore la note.

« Les dispositions des Résolutions CP 806 et 822, AG 1959, ainsi que les termes de référence signés entre le Gouvernement de la République d’Haïti et la Mission Spéciale de l’OEA, devraient être mis en œuvre de manière crédible et déterminée pour faciliter la réalisation du prochain processus électoral afin de mettre fin à la crise politique qui perdure en Haïti ».

Rappelons que l’OEA avait approuvé la nomination de M. Faveur à ce poste.

 

   

25 Juin 2003

P-AU-P. CHEF a.i. DE LA PNH CONSIDÉRÉ COMME DÉSERTEUR
      P-AU-P. LE PARTI POPULAIRE NATIONAL ACCUSE FAVEUR DE DÉSERTEUR.
       P-AU-P. L'AMBASSADE DES USA INFORME.
        P-AU-P. CONVERGENCE N'EST PAS IMPLIQUÉE DANS LE PLATEAU CENTRAL.
         P-AU-P. DANS LE CADRE DE LA LUTTE ANTI-DROGUE.
          P-AU-P. MANDAT D'ARRÊT CONTRE JEAN ROBERT SAUVEUR.
           P-AU-P. PRÉVENTION DU CANCER DE PROSTATE.
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P-AU-P. EX-CHEF a.i. DE LA PNH CONSIDÉRÉ COMME DÉSERTEUR

 Les autorités gouvernementales ont considéré mardi la décision du nouveau chef ai de la Police Jean-Robert Faveur comme une abandon de poste puisqu'aucun document officiel relatif à la démission du responsable de la PNH ne leur a été adressé.

Le chancelier haïtien Joseph Philippe Antonio qui intervenait dans le cadre des mardis de la presse, a déclaré que les manoeuvres entreprises par le nouveau chef ai de la Police Nationale Jean-Robert Faveur, participe d'un plan visant la remise en question de la légitimité du gouverment haïtien et sa destabilisation.

M. Antonio a fait savoir que si M. Faveur se trouvait à l'étranger comme les rumeurs le laissent faire croire, ce serait avec la complicité d'un ensemble de secteurs locaux et internationaux dont des ambassades.

Il a souligné à ce propos que les rumeurs de la démission de M. Faveur véhiculées le 10 juin à Santiago du Chili, en pleine séance de négociations lors de l'assemblée générale de l'Organisation des Etats Américains (OEA), ont été véhiculées et alimentées a-t-il dit, par des responsables de l'oppostion présents à Santiago et par des membres d'une délégation officielle de l'OEA, autre que la délégation américaine, a-t-il tenu à préciser.

Le Ministre des Affaires Etrangères a rapproché la désertion de Jean-Robert faveur à celle de l'ancien président du Conseil Electoral Provisoire, M. Léon Manus qui avait abandonné son poste au moment des premiers résultats des joutes du 21 mai 2000 pour tenter de discréditer les élections.

Toutes ces manoeuvres participent d'un plan des secteurs sus-mentionnés pour tenter de conforter la position des responsables de l'opposition qui prônent l'option zéro comme solution de sortie de crise.

M. Antonio a invité tous les secteurs à la compréhension et à aider à la mise en place du nouveau CEP car selon lui, seules de nouvelles élections peuvent permettre la résolution de la crise politique dans la pays.

Pour sa part, le Ministre de la Justice Me Calixte Délatour, a considéré l'absence de robert faveur à la tête de la PNH comme une désertion car,il n'a adressé aucune lettre officielle aux instances supérieures pour les informer de sa pseudo démission.

Me Délatour a rappelé qu'au cours de la réunion le 18 juin du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), avec tous les hauts gradés de la Police, 3 jours avant la fuite de M. Faveur, le chef ai de la PNH n'avait à aucun moment, fait état de difficultés rencontrées dans l'exercice de ses fonctions.

Me Délatour a déclaré avoir reçu un coup de fil de M. Faveur le vendredi 21 juin, l'invitant à signer pour lui quelques réquisitions pour la Police Nationale. Il dit avoir refusé de les signer puisque selon lui, M. Faveur ne devrait pas se lancer dans des opérations de réquisitions mais devrait plutôt être en plein inventaire de sa nouvelle direction.

Me Délatour dit également s'étonner des informations fournies par Me faveur selon lesquelles il aurait fui par Anse-à Pître où il dit avoir quitté son véhicule et ses armes au bon soin d'un subalterne à qui il aurait fait signer un papier attestant de ce fait.

" Pourquoi aurait-il été nécessaire de faire signer un papier à ce subalterne qui ne pourrait en aucune façon ne pas obéir aux ordres de son chef hiérarchique ", s'est interrogé le ministre.

Le Ministre de la Justice dit attendre l'aboutissement d'une enquête diligentée sur ce dossier avant de procéder au remplacement du nouveau chef ai de la PNH.

Pour sa part, le secrétaire d'Etat à la communication Mario Dupuy s'est demandé pourquoi M. Faveur devait-il fuir par Anse-à-Pître pour quitter le pays alors que Malpasse est plus près de la capitale.

Mario Dupuy a souligné que le gouvernement fait preuve de beaucoup de prudence vis-à-vis de ce qu'il appelle les manoeuvres programmées de Jean-Robert Faveur.

P-AU-P. BENJAMIN DUPUY DU PPN  ACCUSE FAVEUR DE DÉSERTEUR.

 Le Parti Populaire National (PPN), a indiqué mardi que la fuite fracassante du chef a.i de la PNH, Jean-Robert Faveur, est motivée par le constat d'échec de la mission qui lui a été confiée par les secteurs hostiles au pouvoir.

M. faveur s'étant trouvé dans l'impossibilité d'accomplir la tâche qui lui a été confiée, il a alors été poussé de provoquer un sacandale dans sa désertion, a fait savoir le leader du PPN, Benjamen Dupuy

M. Dupuy explique que si Jean-Robert Faveur avait des problèmes comme il l'explique dans le papier qu'il a fait circuler, il se serait adressé au conseil supérieur de la police nationale, l'institution qui coiffe la police, et non au président Aristide comme il dit l'avoir fait.

Le responsable du PPN fait encore remarquer que le papier de Faveur porte la date du samedi 21 juin qui n'était pas un jour ouvrable.

De ce fait il ne pouvait être reçu, a-t-il dit, au plus tôt que le lundi 23 juin par celui à qui il était destiné, pourtant, le papier était en circulation depuis le dimanche 22 juin.

Le coordonnateur du PPN, estime que la fuite de M. Faveur participe d'un plan visant à embarasser le gouvernement qui déploie, a-t-il dit, de grands efforts pour résoudre la crise.

De son côté, le commissaire du gouvernement Me Josué Pierre Louis, a fait savoir que les nouvelles qui laissent entendre que M. Faveur a démissionné depuis dimanche restent encore au stade de rumeurs car, selon lui, les responsables du gouvernement n'ont pas encore reçu de lettre de démission de sa part.

Il a précisé que tous les fonctionnaires de l'Etat ont le droit de décider de quitter leur poste mais il faut a-t-il dit, que cela se passe dans le cadre le la loi.

Une source policière proche de Jean-Robert faveur a indiqué mardi à l'AHP sous couvert de l'anonymat que M. Faveur lui aurait confié avoir fait l'objet de pressions pour abandonner son poste.

Cette source a également fait savoir que plusieurs secteurs disposaient de la lettre attribuée à M. Faveur bien avant qu'il quitte le pays.

La source a questionné un passage de la lettre de M. Faveur dans laquelle il rapporte que le président l'aurait forcé "de tout faire en consultation avec le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Jean-Gérard Dubreuil et avec son prédécesseur, Jean-Claude Jean-Baptiste, s'il ne veut pas finir comme l'ancien directeur général Jean Neslie Lucien.

" S'il avait effectivement reçu cette mise en garde pourquoi alors aurait-il accepté le poste", s'est interrogée la source, estimant que M. Faveur s'est laissé attirer dans une situation tout à fait inconfortable et dont il n'a aucun contrôle.

P-AU-P. L'AMBASSADE DES USA INFORME.

 L'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, a informé mardi que la décision du nouveau chef ai de la Police Nationale d'Haïti de quitter son poste, n'aura aucun impact sur l'aide américaine canalisée par le biais des ONGs.

Dans un communiqué de presse envoyé à l'AHP, l'ambassade américaine a fait savoir que le peuple haïtien ne devrait pas souffrir en raison des mesures prises par le leadership politique haïtien.

L'ambassade américaine déclare n'avoir reçu aucune demande d'asile de la part de M. Faveur et ne rien savoir de l'endroit où il se trouve actuellement.

Des informations véhiculées à Port-au-pince laissent entendre que M. Faveur se trouvertait en Floride.

L'ambassade affirme par ailleurs que " la professionnalisation de la Police Nationale et son leadership ont toujours été les pricipaux objectifs de l'administration américaine et de l'Organisation des Etats Américains".

Le communiqué indique que les accusations d'ingérence polique auxquelles Jean-Robert Faveur fait allusion dans sa lettre de démission, seraient inacceptables si elles s'avéraient réelles puisqu'elles viseraient à saper l'autonomie de la Police.

Toutefois, les Etats-Unis disent croire qu'il est essentiel d'avoir une direction de Police professsionnelle, libre de toute ingérence pour avancer vers une résolution démocratique de la crise politique haïtienne.

La fondation 30 septembre avait accusé lundi l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince ainsi que des secteurs de l'opposition de chercher à faire main-mise sur l'institution policière et sur un ensemble d'autres institutions stratégiques du pays dont l'Université, la presse et les ONG des droits de l'homme.

P-AU-P. CONVERGENCE N'EST PAS IMPLIQUÉE DANS LE PLATEAU CENTRAL.

Port-au-Prince, 24 juin 2003 -(AHP)- La Convergence Démocratique a nié mardi toute implication dans les actes de violence enregistrés ces derniers temps, dans le Plateau-Central.

Un porte-parole de cette coalition politique Paul Denis, a dénoncé ce qu'il appelle la confusion entretenue selon lui, par le pouvoir autour de l'assassinat de quatre personnes le week-end écoulé à Lascahobas.

M. Denis a déclaré que la Convergence Démocratique ne dispose pas de bras armé.

Selon lui, le pouvoir Lavalas cherche à utiliser ces actes de violence pour justifier des représailles contre l'opposition.

Le ministre de l'intérieur ainsi que des citoyens de Lascaobas avaient rendu l'opposition responsable des actes meurtriers commis au cours du week-end contre des membres et partisans de Fanmi Lavalas à Lascaobas.

P-AU-P. DANS LE CADRE DE LA LUTTE ANTI-DROGUE.

 La Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD), a annoncé mardi la publication d'un document relatif à l'élaboration d'un plan national de lutte anti-drogue.

Ce document national mettra l'accent sur la prévention et la réhabilitation des personnes intoxiquées par la drogue.

Dans une interview à l'AHP, le coordonnateur du Bureau de la Commisssion Nationale de Lutte contre la drogue, René Magloire, a rappelé que les jeunes sont les plus touchés par ce phénomène dans le pays.

M. Magloire a fait savoir que les enquêtes menées dans les établissements scolairess du pays, ont révélé que la quantité de drogue consommée par les jeunes s'est accrue considérablement ces derniers temps.

Il invite les parents, les enseignants et les responsables du pays à entreprendre une campagne de conscientisation autour des effets nocifs de la drogue sur la santé.

Le coordonnateur du CONALD, dit toutefois reconnaitre les efforts entrepris par le gouvernement haïtien dans la cadre de la lutte contre la drogue notamment au niveau des arrestations effectuées et de la surveillance dans les zones sensibles.

" Haïti a joué sa partition dans la lutte anti-drogue au niveau mondial", a estimé M. Magloire qui rappelle que la quantité de drogue transitée par Haïti a baissé considérablement ces dernières années

P-AU-P. MANDAT D'ARRÊT CONTRE JEAN ROBERT SAUVEUR.

Le gouvernement annonce l’émission prochaine d’un mandat à l’encontre de l’ex-directeur de la Police Nationale , Jean Robert Faveur , réfugié aux Etats-Unis depuis le 22 juin 2003 .

Dans une conférence de presse donnée au siège du gouvernement ce mercredi 25 juin , le secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique , Jean Gérard Dubreuil , mis à l’index par M. Faveur dans sa lettre de démission au Président Jean Bertrand Aristide , indique que des dispositions sont prises pour procéder à l ‘arrestation de l’ancien numéro 1 de la PNH . M. Dubreuil considère que Jean Robert Faveur est un déserteur . En attendant de pourvoir à son remplacement , le secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique fait savoir que les autres membres du Haut Etat Major assistés du CSPN s’occupent de la sécurité à travers le pays.

Pendant ce temps, le parti Fanmi Lavalas questionne la facilité avec laquelle le directeur général de la Police démissionnaire a trouvé refuge aux Etats-Unis. Le représentant a.i. du parti au Pouvoir, Jonas Petit , en visite au Cap-Haïtien dans le cadre de l’ organisation d’un congrès estime qu’il y a matière à réflexion.

Pour sa part , le sénateur Lavalas Lans Clonès dénonce le départ du pays de l’ex-directeur de la Police. Le parlementaire du 21 mai croit que l’acte posé par Jean Robert Faveur peut être considéré comme un crime de haute trahison puni par la justice haitienne.

Abondant dans le même sens, le député contesté de Cavaillon/Saint Louis du Sud , Jean Candio , considère la démission de M. Faveur comme une insulte à l’institution policière. M. Candio fait savoir que Jean Robert Faveur était un ancien membre de l’OPL .

De son côté, le député de Dame Marie, Accluche Louis Jeune dit partager les douleurs du directeur démissionnaire de la police. Le député anti-lavalas de Dame Marie souhaite le retour de M. Faveur pour le bien-être de l’institution . Pour sa part , le sénateur Lavalas, Prince Pierre, qui a pris la défense du directeur démissionnaire de la police plaide en faveur d’une réforme en profondeur de l’institution. Le parlementaire du Sud-Est croit que ceci doit passer par une direction compétente et neutre car la PNH est malade.

P-AU-P. PRÉVENTION DU CANCER DE PROSTATE.

Encouragés par le succès du mois de la prévention et du dépistage des cancers du sein et du col, la Société Haïtienne d’Oncologie et l’Institut Haïtien d’Oncologie récidivent avec deux (2) journées d’information et de dépistage du cancer de la prostate, le vendredi 27 et le dimanche 29 juin, à l’occasion de la fête des pères.

La SHONC et l’IHDO mettent à la disposition des hommes âgés entre 45 ans et 99 ans une centaine de Prostatique Spécifique Antigène (PSA) grâce au support de l’INASSA. Quelque soit le cancer, la prévention est une nécessité. Ceci est valable et pour la femme et pour l’homme. Et qui dit prévention dit dépistage précoce permettant de détecter à temps un terrain susceptible de développer une tumeur.

Il est prouvé que les hommes bien informés de la question et qui subissent régulièrement un PSA sont moins vulnérables par rapport au cancer de la prostate. Raison pour laquelle, la SHONC et l’IHDO lancent ces journées d’infomation pour sensibiliser les hommes haïtiens sur l’importance de la prévention et du dépistage, explique le docteur Jean Cantave , président de la Société Haïtienne d’Oncologie.

Selon une étude publiée récemment, il est démontré que tous les tumeurs ont un lien direct avec le tabac. Un motif de plus pour que tout un chacun accorde une importance capitale aux campagnes d’information sur le cancer de la prostate. Et à partir des informations qui seront véhiculés le vendredi 27 et le dimanche 29 juin au local de l’IHDO à Delmas 48, les hommes n’auront plus peur d’effectuer un PSA. De surcroît, tous les tabous entretenus autour de cette maladie disparaîtront.

Dans tous les cas de figure, prévenir vaut mieux que guérir. Tout homme informé et averti s’attache à ce principe qui n’est pas forcément une obligation mais une nécessité absolue.

 

24 Juin 2003

P-AU-P. SÉNATEUR SONSON P. PIERRE DÉFEND J.R. FAVEUR.
P-AU-P. NOUVELLE ÉTAPE DE CRISE AVEC LE DÉPART DE SAUVEUR. 
P-AU-P. ÉVITER LE PIRE, UN CRI DE  LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE.
P-AU-P. EXAMENS DE RHÉTO ET DIFFICULTÉS TECHNIQUES.
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P-AU-P. SÉNATEUR SONSON P. PIERRE DÉFEND J.R. FAVEUR.

Le sénateur Prince Pierre Sonson prend la défense du directeur démissionnaire de la Police Nationale d’Haiti (PNH). Le parlementaire Lavalas soutient que Jean Robert Faveur était constamment sous pression.

Prince Pierre Sonson a indiqué que ce départ forcé était la conséquence des consultations entre le Pouvoir et la Communauté Internationale qui ont conduit M. Faveur à la tête de la PNH . Tout en regrettant cette démission , le sénateur du Sud-Est s’inscrit en faux contre certaines allégations dont est l’objet M. Faveur .

Prince Pierre Sonson affirme que le contenu de la lettre adressée par Jean Robert Faveur au Président Jean Bertrand Aristide dans laquelle il dénonce sa mainmise sur l’institution policière est vérifiable . Le parlementaire se dit prêt à témoigner des difficultés rencontrées par son ami qui , soutient-il, ne complotait pas contre le Pouvoir et n’était pas un trafiquant de drogue comme l’ont déclaré certains députés. Prince Pierre Sonson indique que Lavalas a peur des valeurs , de la compétence . Le sénateur du Sud-Est invite le Pouvoir à assumer les conséquences de ses actions .

Pour leur part , les organisations de défense des droits de l’homme déplorent le départ précipité de Jean Robert Faveur de la direction de la Police Nationale d’Haiti (PNH). Pour le Centre Œcuménique des Droits Humains, dirigé par Jean Claude Bajeux, il s’agit de la preuve de l’état de dégradation au sein de la police qui est mise sous coupe réglée par l’Exécutif.

De son côté, la National Coalition for Human Rights ( NCHR) dénonce une tentative du Pouvoir de vassaliser l’institution policière en cherchant à intégrer dans son sein les bandits armés . Pierre Espérance , dirigeant de cette organisation , souhaite que les autorités se ressaisissent .

P-AU-P. NOUVELLE ÉTAPE DE CRISE AVEC LE DÉPART DE SAUVEUR. 

La crise politique a de toute évidence franchi une nouvelle étape avec le départ forcé du directeur général a.i. de la Police Nationale d’Haiti (PNH) après moins de trois (3) semaines en poste. Les relations entre Lavalas et la Communauté Internationale risquent de se détériorer . D’ailleurs , les nouvelles donnes confortent la position de scepticisme de l’Opposition à l’endroit du Pouvoir.

Catastrophe ou scandale , pensent certains après l’ annonce de la démission du directeur a.i. de la PNH, Jean Robert Faveur. Si l’on met momentanément de côté les révélations évoquées dans la lettre adressée au Président de la République,Jean Bertrand Aristide, où Jean Robert Faveur présente l’institution policière comme étant totalement soumise , cet acte peut tout aussi bien avoir des répercussions sur l’espoir d’une résolution de la crise politique. Le secrétaire d’Etat américain , Collin Powell , avait donné au gouvernement jusqu’au mois de septembre pour créer les conditions de la formation du Conseil Electoral Provisoire (CEP) faute de quoi la Mission de l’Organisation des Etats Américains (OEA) sera réévaluée .

Si l’on met cette démission dans le contexte de la crise actuelle, on verra que Jean Robert Faveur croyait pouvoir jouer sa partition ou du moins contribuer à faire de la Police Nationale une institution efficace dans la recherche d’une solution à la crise ou encore dans la perspective des élections . On verra que la lettre est aussi bien imprégnée d’une marque de déception quand le démissionnaire s’est rendu compte de sa réelle situation.

Avant de prendre l’exil, le directeur démissionnaire a écrit « aujourd’ hui, j’ai choisi le chemin de l’exil au lieu de me laisser corrompre et m’asservir. La situation n’est pas bonne au sein de la PNH et la misère fait rage dans le pays ». Il poursuit dans sa lettre à Jean Bertrand Aristide que « je pensais qu’avec moi, vous voyez un début de solution au problème de la crise. Mais , non, vous n’en tenez pas compte. Beaucoup de gens qui s’enrichissent autour de vous ont peur de vous dire que ça val mal dehors. Je suis fier de n’avoir pas trahi la confiance que le peuple, les policiers, la grande majorité de la Communauté Internationale et certains de vos proches avaient placé en moi ».

Juste avant de placer ces propos dans le contexte de la crise actuelle, on se le rappelle, il y a quinze (15) jours, des parlementaires Lavalas avaient applaudi cette nomination en indiquant avoir l’espoir que d’aucuns n’auront pas à redire de ce choix. De même que David Lee, chef de la Mission Spéciale , avait applaudi de façon diplomatique la nomination de Jean Robert Faveur. Il a eu à souligner à l’attention de l’opinion que la Mission était consultée comme prévu dans la Résolution 822 et que c’était pas un mauvais choix. Allusion, bien entendu, à la carrière de M. Faveur.

Bien évidemment, cette démission témoigne d’un malaise qui réside au sein du Pouvoir . Tandis que l’Opposition et la Société Civile voient dans la démission l’explication de la crise qui dure et dont le dénouement se complique. D’ailleurs, les partis de l’Opposition et d’autres secteurs de la Société Civile conditionnent leur participation aux prochaines élections à l’établissement d’un climat de sécurité par l’institution policière .

Les révélations de Jean Robert Faveur ,à tort ou à raison, peuvent constituer un coup dur pour Lavalas qui invite ,à cor et a cri , aux élections tandis qu’elles mettent de l’eau au moulin de l’Opposition ou d’autres secteurs qui continuent de douter de la capacité ou encore de la volonté du régime de garantir un climat de sécurité propice à la tenue d’élections dans le pays dans l’état actuel des choses. Et nous sommes à moins de trois (3) mois de septembre ou encore six (6) mois de 2004.

Et Jean Robert Faveur s’en est allé pour avoir fait le triste constat de ne plus pouvoir défendre ou sauvegarder ce qu’il appelle lui même les valeurs qui font défaut aujourd’hui dans le pays : l’honneur, la dignité, l’intégrité et le caractère d’homme .

P-AU-P. ÉVITER LE PIRE, UN CRI DE  LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE.

Dans un message à la nation publié , le lundi 23 juin 2003, les évêques catholiques expriment leurs vives inquiétudes face à la détérioration de la situation socio-politique .

Les responsables de l’Eglise continuent de prôner une solution haitienne à l’impasse . Ils disent déplorer le fait que « nos nombreux cris lancés n’ont pas été écoutés, aucune de nos solutions proposées n’a été empruntée ni même explorée ». Mais la Conférence Episcopale continue d’attirer l’attention sur un danger, un péril en plus imminent.

Avec la crise politique qui crée une profonde fracture sociale, écrivent les évêques, « la situation socio-politique dramatique que vit le pays s’est doublée d’une dérive éthique et s’est ainsi muée en une vrai crise morale, telle si nous n’y prenons garde, encore une fois nous nous risquons de perdre notre âme de peuple ». Plus loin, les évêques estiment que la solution ne peut venir de l’extérieur. Toutefois , soulignent-ils , « personne ni aucun secteur à lui tout seul ne peut prétendre résoudre la débilitante crise : ni le chef de l’Etat à lui tout seul , ni Fanmi Lavalas , ni la Convergence , ni aucun autre groupe politique , ni la Société Civile , ni la Communauté Internationale , ni non plus l’Eglise ».

Pour sortir de l’impasse, la Hiérarchie Catholique recommande aux différents acteurs d’avoir recours à la puissance du Très Haut. La Conférence Episcopale invite l’ensemble des protagonistes à être au rendez- vous de l’histoire en trouvant une sortie de crise « même au prix , s’il le faut de coûteuses concessions . »

P-AU-P. EXAMENS DE RHÉTO ET DIFFICULTÉS TECHNIQUES.

La première journée du Bacc 1ère partie, le lundi 23 juin 2003 , a été marquée par des difficultés techniques qui ont occasionné le report des examens d’Espagnol dans quatre régions .

Le Bureau National des Examens d ‘Etat (BUNEXE) , dirigé par Ariel Joseph , a annoncé cette décision à la suite de la découverte dans une enveloppe d’un mélange de textes d’Espagnol et de Sciences Sociales pour les zones de Pétion-Ville , Carrefour , Croix-des-Bouquets et Arcahaie . Ces épreuves seront reprises dans l’après-midi du mercredi 25 juin pour les élèves de Rhéto C. Pour le reste, à en croire M. Joseph , la journée s’est dans l’ensemble bien déroulée sur le territoire national .

Les propos du directeur du BUNEXE sont corroborés par les témoignages de plusieurs candidats . D’aucuns pensent qu’il n’y avait pas de quoi se plaindre. D’autres estiment que les textes d’examens ne relevaient d’aucune difficulté dans la mesure où, soutiennent-ils, le ministère a eu soin de les bien concocter, ce qui leur a permis, en quelque sorte, de subir les épreuves avec un peu d’optimisme.

Entre les candidats et les surveillants, il n’y avait pas de divergences d’opinion en matière de comportement. Selon eux, chacun tenait à respecter les consignes transmises par le ministère en vue d’éviter tout ce qui pourrait nuire au bon déroulement des épreuves sur l’ensemble du territoire. Pas de « par ceour », si l’on en croit l’un des bacheliers. D’autant que la majeure partie de l’épreuve de sciences sociales était concentrée sur des textes d’analyse.

Plus de 107 mille candidats ont pris part aux examens du Bacc I. Reste à savoir combien d’entre eux parviendront à passer le cap, ce , pour atteindre la Philo dont les épreuves démarrent la semaine prochaine.

 

23 Juin 2003


  P-AU-P. JEAN ROBERT FAVEUR A ABANDONNÉ SON POSTE DE DIRECTEUR DE LA PNH.
   P-AU-P. MARIO DUPUY DE LA COMMUNICATION N'EST PAS ENCORE INFORMÉ.
    P-AU-P. AFFAIRE JEAN ROBERT FAVEUR: SA LETTRE DE DÉMISSION.
     P-AU-P. APPEL DE LA PRÉSIDENCE A L'OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE.
      P-AU-P. ALPHONSE INÉVIL, NOUVEAU DIRECTEUR DE LA TELECO.
       DANS LES VILLES DE PROVINCE:
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P-AU-P. JEAN ROBERT FAVEUR A ABANDONNÉ SON POSTE DE DIRECTEUR DE LA PNH.

Le nouveau directeur général ai de la Police Nationale d'Haïti, Jean Robert Faveur, a abandonné son poste dimanche, un peu plus d'une quinzaine de jours après sa nomination pour remplacer M. Jean-Claude Jean-Baptiste.

Selon les informations en circulation, M. Faveur dont la nomination n'avait pas été ratifiée par le Sénat de la République aurait reçu le support d'une ambassade pour quitter le pays.

Pour tenter de justifier son abandon de poste, le nouveau directeur général ai de la PNH aurait évoqué des pressions qui auraient été exercées contre lui pour signer des lettres de transfert et de promotion de policiers.

Dans une déclaration écrite distribuée à Miami, M. Faveur se serait également plaint de n'avoir pu jouir d'un ensemble de prérogatives liées à sa fonction dont le choix des membres de son cabinet, l'accès aux différents comptes de l'institution.

Selon d'autres informations, Jean Robert Faveur aurait affirmé avoir été l'objet de reproches en raison de ses liens présumés avec un groupe d'anciens commissaires de police réfugiés à l'étranger et réputés hostiles au gouvernement dont Jean Jacques Nau et Guy Philippe.

Ce dernier est accusé d'implication dans plusieurs actes de violence perpétrés récemment en Haïti dont le sabotage de la centrale hydro-électrique de Péligre

Les premières informations diffusées sur la fuite de Jean Robert Faveur avaient été assimilées à des canards, vu que des rumeurs autour de son éventuelle démission avaient déjà circulé.

En effet, le 10 juin au moment du vote de la dernière résolution sur Haïti à la fin de la l'assemblée générale de l'OEA à Santiago du chili, des rumeurs avait traversé le siège de le réunion laissant entendre que Jean-Robert Faveur avait démissionné.

Le moment d'émotion passé, tous s'étaient rendus compte qu'il s'agissait d'une manoeuvre visant à paralyser le vote de la résolution qui appelait toutes les parties à honorer leurs engagements dans le cadre de la résolution 822 pour facvoriser une sortie de crise en Haïti.

La semaine dernière, des rumeurs avaient laissé entendre que M. Faveur avait été victime d'un attentat.

La nomination du nouveau chef ai de la Police avait influencé considérablement la position des représentants de l'OEA lors de l'assemblée générale de Santiago.

Une clause de la résolution de Santiago avait même reconnu comme un point positif la nomination du nouveau chef ai de la PNH.

P-AU-P. MARIO DUPUY DE LA COMMUNICATION N'EST PAS ENCORE INFORMÉ.

Le secrétaire d'Etat à la Communication Mario Dupuy, a indiqué lundi qu'aucune instance du gouvernement haïtien n'avait encore été informée officiellement de la démission de M. Jean-Robert Faveur, le nouveau directeur général ai de la Police Nationale.

Selon M. Dupuy, Jean-Robert Faveur n'a adressé aucun document officiel relatif à sa démission, à l'Exécutif. Il déclare ne pas disposer d'éléments d'information permettant de confirmer ou d'infirmer la démission du nouveau chef ai de la PNH.

Parallèlement, l'oppsition affirme qu'elle est bien au courant que M. faveur a abandonne son poste et qu'elle s'y attendait. Un porte-parole de cette coalition politique Paul Denis a accusé les autorités gouvernementales d'avoir exercé des pressions sur M. Faveur pour le contraindre à démissionner.

M. Denis, s'est déclaré convaincu qu'avec le pouvoir Lavalas, aucun directeur de Police ne peut exercer efficacement ses fonctions. Il a encore fait savoir que la démission de M. Faveur prouve que les conditions de sécurité ne sont toujours pas réunies pour la tenue d'élections dans le pays.

D'autres secteurs de l'opposition ont abondé dans le même sens. Selon l'Initiative de la Société Civile (ISC), la dfuite de M. Faveur aura des conséquences pour le pouvoir. Le directeur exécutif de l'ISC Rosny Desroches a applé à ce qu'iol appelle l'émergence d'un leardership indépendant à la tête de l'institution policière, reprenant à son compte de récentes déclarations de l'ambassadeur américain en Haïti Brian Dean Curran. Pour sa part, l'ancien sénateur du Plateau-Central Simon Dieuseul Desrats, a dénoncé le caractère démagogique de la démission de Jean-Robert Faveur, puisque cette démission participe, a-t-il dit, des manoeuvres orchestrées par des secteurs hostiles au gouvernement pour déstabiliser le pays. M. Desrats a déclaré que la décision de M. Faveur ne l'a pas surpris car, il était, a -t-il fait savoir, à la solde de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL). Selon lui, M. Faveur savait dès le départ qu'il quitterait son poste à ce moment précis. Et, sa démission se situe, a-t-il dit, dans la droite ligne d'un vaste plan visant à faire perdurer indéfiniment la crise politique. De son côté, la Fondation 30 Septembre a dénoncé des mains politiques cachées, a-t-il dit, derrière l'abandon de poste de M. Faveur. Le coordonnateur de la Fondation, Lovinsky Pierre Antoine, a pointé du doigt une ambassade étrangère qui aurait instigué le départ du nouveau chef ai de la Police. M. Pierre Antoine a cité l'ambassade des Etats-Unis en Haïti et d'autres secteurs locaux, qui chercheraient à faire main-mise sur l'institution policière comme ce fut le cas, a-t-il dit, avec l'ancienne armée. Cette tentative de main-mise viserait, selon lui, tout un ensemble d'autres institutions stratégiques dont l'université, la presse et les ONG des droits de l'homme.

" Tous sont en ligne pour recevoir leur part d'un fonds de 3 millions de dollars disponible à cette fin", a déploré M. Pierre-Antoine.

P-AU-P. AFFAIRE JEAN ROBERT FAVEUR: SA LETTRE DE DÉMISSION.

Au Président de la République,

« Excellence, pour des raisons dont les convenances seront libellées ci-dessous, je vous présente aujourd’hui ma démission en tant que Directeur Général a.i. de la PNH »

C’est par ces mots que commence la longue lettre de quatre pages expliquant la démission de M. Faveur, adressée au Président Aristide. HPN en a obtenu copie. Voici les passages les plus marquants.

« J'ai été pris au dépourvu quand vous aviez commencé à parler de votre autorité sur la gestion de la Police Nationale. Vous aviez commencé par dire que tout ce je dois faire, c'est en consultation avec Jean Baptiste Dubreuil et Jean Claude Jean-Baptiste si je ne veux pas finir comme Nesly Lucien. La nomination et le transfert des directeurs départementaux dépendent de vous et de vous seulement. Les affectations dans la zone métropolitaine dépendaient de vous aussi ».

« Dès lors, j'ai su que j'étais en de très mauvaises postures. Je ne m'illusionnais pas sur mon sort en cette conjoncture mais je ne pensais pas que les pressions allaient commencer avant même mon installation ».

« Grande a été ma stupéfaction quand j'ai pu constater que M. Jean Baptiste a nommé un agent II (Germain St Fleur d'identité policière # 95-06-04-02437) commissaire divisionnaire pour qu'il soit affecté à Croix-des-Bouquets en tant que responsable ».

J'ai été au bureau du SEJ (Secrétaire d’Etat à la Sécurité Publique ndlr) pour lui dire que je ne peux pas signer cela. Si ce monsieur a subi un concours avant mon arrivée pour commissaire de Police, il devrait être promu commissaire de Police et non Commissaire Divisionnaire. Il a répliqué « c'est l'ordre du Président, on peut changer la forme mais la fin doit être atteinte ».

Plus loin, Jean-Robert Faveur est « choqué et émotionné » de constater qu’on lui enlève toute prérogative en matière de gestion financière de la PNH. « Le directeur général a.i. est mis automatiquement en dehors de l'administration. Il n'a plus le droit de contrôler les comptes de la PNH. Et, le comble, c'est lui qui doit autoriser cela ».

« Le président a dit que je m'occuperai de la "professionnalisation de la PNH", tandis que lui et les deux personnes autorisées à signer les chèques s'occuperont de l'administration ».

« Abasourdi, malade, j'ai pris quelques heures de répit en dehors du bureau et certaines personnes m'ont conseillé de faire passer le temps car ma vie et celles de mes proches étaient en danger ».

À ce moment, M. Faveur se rend compte qu’il n’a aucune autorité pour mener à bien sa tâche et se retrouve en « position de pantin ». Il évoque comme un calvaire ces deux semaines de souffrance morale et physique pendant lesquelles il a essayé de résister.

« Monsieur le Président, si vous aviez bien suivi mon discours, vous auriez remarqué que cela fait longtemps depuis que je fais des sacrifices en vue de sauvegarder des valeurs qui font défaut aujourd'hui dans le pays L'HONNEUR, la DIGNITE, l'INTEGRITE, le CARACTERE d'HOMME ».

« Aujourd'hui, j'ai choisi le chemin de l'exil au lieu de me laisser corrompre et de m'asservir ».

M. Faveur a ainsi conclu sa lettre: « J’ai sauvegardé mon âme, ma conscience et ma dignité ».

P-AU-P. APPEL DE LA PRÉSIDENCE A L'OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE.

 La présidence a appelé une nouvelle fois lundi l'opposition et la société civile à jouer leur partition en vue de faciliter la constitution du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) en vue de l'organisation des l´´gislatives anticipées de 2003.

Selon un porte-parole de la présidence Haendel Carré, le retardement de la formation du nouvel organisme électoral par ces deux secteurs constituent a-t-il dit, une entrave aux efforts déployés par le gouvernement dans le cadre de l'application de la résolution 822 de l'OEA.

M. Carré a indiqué que le pouvoir est toujours à pioed d'oeuvre en vue de la mat´´rialisation de la résolution 822 qui offre, a-t-il dit, le cadre nécessaire à la résolution de la crise.

Pour sa part, le chef de cabinet du secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique, Dany Fabien, a indiqué lundi que toutes les conditions de sécurité sont désormais réunies pour l'organisation des prochaines élections.

Dany Fabien a fait savoir que le gouvernement a déployé d'énormes efforts ces derniers temps pour maintenir un climat de sécurité stable dans le pays.

Les problèmes de sécurité évoqués par certains secteurs de l'opposition et de la société civile ne sont que des prétextes qu'ils mettent en avant pour ne pas avoir à assumer leurs responsabilitrés.

P-AU-P. ALPHONSE INÉVIL, NOUVEAU DIRECTEUR DE LA TELECO.

Le gouvernement a procédé, le lundi 23 juin 2003, à l’installation de M. Alphonse Inévil, comme nouveau directeur général des Télécommunications en remplacement de M. Patrick André Joseph.

Conformément à l’arrêté présidentiel du 23 juin 2003, le ministre des travaux publics, des transports et des communications, M. Harry Clinton, a installé M. Alphonse Inévil comme le nouveau dirigeant de la TELECO. La cérémonie a eu lieu au local de l’entreprise publique à Pont-Morin. Elle s’est déroulée en présence du directeur général sortant, M. Patrick A. Joseph, et de plusieurs cadres et employés de cette administration.

M. Alphonse Inévil occupait la fonction de directeur de planification à la TELECO. Il est diplômé à la faculté des Sciences en génie électronique. Il est détenteur d’une maîtrise dans ce domaine avec spécialisation en télécommunication. Il a travaillé pendant 14 ans à Washington. Autant de qualifications évoquées par le ministre pour prouver que M. Inévil avait bien l’étoffe d’un dirigeant.

Dans son discours de circonstance, M. Harry Clinton a présenté les télécommunications comme un vecteur de progrès et de développement durable : « le développement d’un pays est aujourd’hui inconcevable sans le support d’une solide infrastructure de télécommunications et de radiocommunication » Le ministre a garanti au nouveau directeur général de la pleine confiance que le chef de l’État place en lui et du soutien inconditionnel du gouvernement devant la grande tâche qui lui est échue.

Le nouveau directeur de cette administration devra inscrire dans son programme le renforcement des liaisons de transmissions nationales et internationales, l’installation de cabines publiques, la création de centres dans différents coins du pays et à l’extension des centres existants en vue de satisfaire la demande de la population, comme l’a souligné M. Clinton.

M. Alphonse Inévil a, pour sa part, réclamé l’appui de tous pour l’aider à bien accomplir sa mission qui est avant tout technique et non pas politique. Il appelle à toutes les personnes qualifiées pouvant apporter une contribution technique à la TELECO de s’allier à son côté pour l’avancement de la compagnie.

« La tâche ne sera pas facile » a-t-il soutenu ! La tâche est énorme au regard de ce qui n’est pas fait, avec les personnes qui attendent depuis plusieurs années une ligne de téléphone ; et de ce qui devrait être fait pour transformer les télécommunications en un service au profit des habitants du pays.

DANS LES VILLES DE PROVINCE:

CITÉ SOLEIL

Le président de la commission communale de Cité Soleil Fritz Joseph, s'est félicité lundi du fait que les habitants de la Cité se soient engagés dans un processus de pacification de ce bidonville. M. Joseph a assuré que les autorités sont déterminées à accompagner les habitants de la cité en vue de consolider cette paix encore fragile. Fritz Joseph a fait savoir que des projets d'infrastructures de base sont en cours d'exécution à Cité Soleil et participent de l'accompagnent qu'offre le gouvernement pour maintenir un climat de paix dans la cité. Les représentants des 34 quartiers de Cité Soleil ont manifesté pour marquer une entente trouvée entre les leaders des différents quartiers en conflit. Plusieurs personnes ont trouvé la mort ces derniers mois dans des conflits armés entre quartiers rivaux de Cité Soleil notamment les quartiers Bois-Neuf et Boston.

AUX CAYES

Les Cayes : l’opposition dans ce département pense que le désistement de M. Faveur de la direction de la police est un signe que les forces vives de la nation haïtienne ne doivent plus espérer de solution à la crise avec l’équipe au pouvoir. Selon le représentant de la Convergence Démocratique dans le Sud, M. Jean Gabriel Fortuné, la population devrait de ce pas prendre en main sa destinée.

A JACMEL

La société civile, les églises et la population du sud-est regrettent la démission de Jean-Robert Faveur des commandes de la PNH. Selon eux, la crise politique va connaître de nouveaux rebondissements avec le départ pour le moins prématuré de M. Faveur. Le vice-président de la conférence épiscopale d’Haïti, Mgr Guire Poulard, indique que la démission du directeur général de la police, M. Jean Robert Faveur, prouve que les institutions du pays ne sont pas en bonne santé. Pour le président de la Chambre de Commerce du sud-est, M. Jacques Kahwly, la crise se prolongera avec cette démission.

AU CAP

Une forte explosion a soufflé les bâtiments de la délégation du nord, très tôt dans la matinée de ce lundi. Cette explosion a causé de sérieux dégâts matériels. Elle est jusqu’ici inexplicable. Les autorités policières locales ont annoncé l’ouverture immédiate d’une enquête. Elles ne sont pas en mesure de déterminer la nature de l’explosion.

A SAINT-MARC

Des barricades de pneus enflammés ont été érigées devant les locaux des directions administratives des douanes et des impôts de la ville. Ce mouvement a été revendiqué par une organisation populaire, « Bale Wouze », proche du pouvoir. Les membres de « Bale Wouze » entendent contraindre les autorités à intervenir dans le dossier de la corruption dans l’administration publique de Saint-Marc. Des conteneurs auraient disparu de façon mystérieuse au port de cette ville, il y a quelques semaines de cela. Le directeur général des douanes, M. Ronald Civil, est pointé du doigt par les membres de cette organisation.

A PETIT-GOÂVE

La police a procédé à l’arrestation de six individus dans la localité de Fort-Liberté, onzième section communale de Petit-Goâve, commune de Cupidon, ce week-end. Selon les autorités policières, il s’agirait d’une opération conduite pour mettre un frein aux activités d’un groupe d’hommes armés qui agit dans cette zone. La police de Petit-Goâve a également indiqué que ces individus seraient responsables de plusieurs actes de banditisme dans cette région.

A LASCAHOBAS

Quatre civils ont été tués au cours du week-end par des inconnus armés qui ont lancé une attaque contre le commissariat de la ville. Mais aucune des victimes n’a été enregistrée du côté de la police et des assaillants.

22 Juin 2003

P-AU-P. JOSEPH PHILIPPE ANTONIO ET ALFREDO CABRAL EN POURPARLERS
    P-AU-P. JUDITH TRUNZO FACE À LA PRESSE.
     P-AU-P. DOSSIER DU PRÊT DE $ 30 MILLIONS AU GOUVERNEMENT.
       P-AU-P. EMMANUEL FRANÇOIS DE NOUVEAU À LA TV NATIONALE.
         PETIT GOÂVE. UNE VINGTAINE DE TUÉS EN TROIS MOIS.
            MIAMI. L'AFFAIRE JACQUES KÉTANT N'EST PAS UNE SURPRISE POUR LES HAITIENS.
              SAINT MARC. LE DÉPUTÉ DE LA VILLE EST ACCUSÉ DE CORRUPTION.
                P-AU-P. LE DÉPUTÉ DE SAINT- MARC A ACCUSÉ DES OFFICIELS DE CORRUPTION .

                 MARCHAND. LA FONDATION DESSALINES 2004 A UN BON SOUHAIT POUR LA VILLE.
                   HINCHE. FRANÇOIS BAZELAIS DOIT ÊTRE RÉVOQUÉ, DISENT CERTAINS.
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P-AU-P. JOSEPH PHILIPPE ANTONIO ET ALFREDO CABRAL EN POURPARLERS.

Le ministre Joseph Philippe Antonio compte s’entretenir avec l’ambassadeur Alfredo Despardel Cabral sur le soutien conditionnel de son gouvernement à la démarche des autorités haitiennes auprès de la France .

Le diplomate avait fait valoir qu’Haiti se devrait de restituer une partie de cette somme à la République Dominicaine qui était sous domination haitienne lors du paiement de la dette en 1825.

Le Ministre des Affaires Etrangères haitien dit comprendre la position dominicaine qu’il juge positive.  Joseph Philippe Antonio se propose d’expliquer bientôt à M. Cabral la démarche haitienne et d’avoir davantage d’informations sur l’approche de cette question par le gouvernement de Hippolito Mejia . Le Chancelier ne se déclare pas étonné par les propos de M. Cabral en rappelant que la République Dominicaine était sous occupation haitienne en 1825 lors du paiement de la dette.

En marge d’un sit-in organisé par des organisations de défense des droits humains devant l’ambassade dominicaine le mardi 17 juin 2003 , le diplomate a soutenu que les autorités haitiennes devaient restituer une partie de ces fonds à la République Dominicaine qui avait été occupée par Haiti sous le gouvernement de Jean-Pierre Boyer de 1822 à 1843.

Le gouvernement haitien réclame de la France plus de 21 milliards de dollars américains . Le président français, Jacques Chirac, a récemment rejeté toute idée d’en discuter avec les autorités Lavalas . D’ailleurs les propos de M. Chirac avaient même fait l’objet d’une convocation ,le 5 juin , de l’ambassadeur français en Haiti, Yves Gaudeul , à la Chancellerie.

Le dossier de l’occupation haitienne de la République Dominicaine est un sujet sensible dans les relations entre les deux pays . D’autant que les dominicains ne gardent pas un bon souvenir de cette période . Jean Pierre Boyer, 30 mars 1818 -13 mars 1843, détient le record de longévité au pouvoir en Haiti . Durant ces vingt-cinq ans de règne , il a dirigé l’Ile entière, pendant vingt et un  ans .

P-AU-P. JUDITH TRUNZO FACE À LA PRESSE.

Lors d’une rencontre avec la presse, ce 20 juin, la porte-parole de l’ambassade américaine est intervenue sur plusieurs points comme l’arrestation de Jacques Kéitan, le trafic de personnes et l’aide destinée aux médias et aux partis politiques

Lors de son intervention, Mme Trunzo a indiqué que M. Kéitan, le présumé trafiquant de drogue arrêté le 17 juin passé, avait déjà subi une première comparution devant la justice américaine. Il en aura une seconde la semaine prochaine. La porte-parole a soutenu qu’il n’y avait pas de doute sur les preuves que le gouvernement fédéral a présentées. Elle a également remercié le gouvernement haïtien pour sa solidarité dans cette affaire.

Le trafic de personnes et la prostitution est un autre point qui a été abordé au cours de cette rencontre. La diplomate a déclaré que, selon la législation américaine, l’essentiel de l’aide destinée aux pays qui ne combattraient pas ces délits serait automatiquement suspendue, exception faite de l’assistance humanitaire. Or, Haïti figure précisément sur la liste des états qui ne combattent ni le trafic de personnes ni la prostitution, mais elle bénéficie du fait que l’aide qui lui est attribuée est largement humanitaire. Mme J. Trunzo a précisé qu’il ne suffisait pas de signer des lois, mais qu’il fallait aussi les appliquer en mettant en place les structures adéquates avec les fonds nécessaires.

Mme Trunzo a apporté des clarifications à propos du montant alloué à la « Démocratie et la Gouvernance » dans le budget de l’assistance des Etats-Unis à Haïti. Ce budget, rappelons-le, avoisine les $ 70 millions U.S. La porte-parole de l’ambassade américaine a précisé que c’étaient les stations de radio communautaire qui bénéficiaient de cette aide. Un contrat a été signé avec RAMAK (Rasanbleman Medya Kominotè), qui participe à la formation des journalistes en organisant des séminaires et des conférences. Une autre partie des $ 3’5 millions U.S disponibles pour la Démocratie et la Gouvernance va au NDI (National Democratic Institut) et à l’IRI (International Republican Institut) pour l’enseignement des principes démocratiques et la formation des partis politiques.

La presse avait été convoquée pour participer à une cérémonie en vue d’honorer Mme Esther Boucicaut, qui a gagné le prix de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique. Mais à cause d’un inconvénient de dernière minute, elle n’a pas pu se présenter. C’est ce qui explique que l’on ait eu droit à un exercice de question-réponse. Quant à la cérémonie, elle est renvoyée au 24 juin 2003 à 11 heures a.m.

P-AU-P. DOSSIER DU PRÊT DE $ 30 MILLIONS AU GOUVERNEMENT.

Le dossier du prêt du secteur bancaire au gouvernement haitien de l’ordre 30 millions de dollars américains pour le paiement des arriérés de la Banque Interaméricain de Développement (BID) semble être gelé et dans l'attente.

La SOGEBANK aurait révélé qu’il n’y a jamais eu de négociations formelles sur le sujet. Lle ministre des Finances , Faubert Gustave , avait annoncé pour bientôt la conclusion de cet accord de prêt. L’économiste en chef de la SOGEBANK, Pierre Marie Boisson , indique que la question a été approchée avec les banques de manière informelle .

Les autorités seraient actuellement sur une nouvelle piste. Le gouvernement aurait approché les pays de la Communauté Caraïbe ( CARICOM) pour obtenir ce prêt afin de débloquer les fonds . Ce vendredi 20 juin 2003, Pierre Marie Boisson a estimé que ce serait une bonne démarche de son point de vue de contribuable tout en précisant que le banquier se verrait obligé de traiter avec le gouvernement dans les conditions commerciales en vigueur.

Le représentant de la SOGEBANK a tenu à fournir des explications sur la nature de la démache gouvernementale en faveur d’un prêt-relais , le 9 mai dernier. Pierre Marie Boisson précise que le gouvernement est en panne de moyens financiers pour obtenir le décaissement des fonds de la BID estimés à plusieurs centaines de millions de dollars américains. Aussi, le secteur bancaire a-t-il manifesté de l’intérêt par l’approche gouvernementale . M. Boisson ne veut pas parler de soutien politico-financier au Pouvoir Lavalas mais soutient qu’il s’agit d’une démarche à la fois civique et commerciale. Tout en précisant que les conditions du prêt n’étaient pas encore définies, M. Boisson souligne qu’il ne s’agit pas d’un appui à un parti politique mais d’un pays à sauver.

Dans une note, l’Association Professionnelle des Banques (APB) avait précisé que l’opération envisagée avait un caractère strictement commercial.Le ministre des Finances Faubert Gustave, avait déclaré que le gouvernement suspendait volontairement de payer les arriérés en signe de protestation contre les sanctions économiques.

En ce qui a trait au prêt de 30 millions de dollars dont le remboursement devrait s’effectuer sur une période de deux(2) mois , l’économiste en chef de la SOGEBANK croit savoir que l’opération ne serait pas risquée car il n’est pas dans l’intérêt du secteur de mettre en péril l’argent des épargnants. Selon certaines informations disponibles , le montant en dépôt en dollars américains dans les banques commerciales serait de 500 millions de dollars .

En ce qui concerne les réserves exprimées par la BID, M. Boisson croit que l’institution a adopté une position de principe et précise que les banques commerciales n’avaient à aucun moment l’intention de demander à la BID de les payer directement. En ce qui a trait aux avertissements lancés par plusieurs écomonistes dont Marc Bazin sur les risques énormes d’une telle transaction eu égard à la sécurité du secteur bancaire, Pierre Boisson reconnaît que les remarques sont judicieuses mais estime que les proportions ont été exagérées.

 P-AU-P. EMMANUEL FRANÇOIS DE NOUVEAU À LA TV NATIONALE.

Le chroniqueur culturel Emmanuel Jean-François est de retour sur la chaîne de télévision publique haïtienne, quatre mois environ après son renvoi, en pleine saison carnavalesque 2003.

Le présentateur d’« Un livre, un auteur », émission qui avait disparu des écrans depuis quelques mois, était, ce jeudi 19 juin, à la neuvième édition de « Livres en folie », une initiative du journal « Le Nouvelliste » et de la « Unibank ».

Emmanuel Jean-François a été rappelé à la Télévision Nationale d’Haïti, mercredi 11 juin, par la nouvelle direction, installée le 6 juin dernier. M. Jean-François a réalisé son premier reportage à la grande foire nationale du livre. Accompagné du cadreur Pierre, il a promené son microphone au complexe Promenade et interviewé auteurs, organisateurs et visiteurs des « Livres en folie », a constaté HPN.

Emmanuel Jean-François avait déjà travaillé sous la direction de Raynald Louis, alors directeur de la TNH sous la présidence de René Garcia Préval. Reconduit à la tête de la TNH, M. Louis a négocié sans trop tarder le retour du chroniqueur culturel, présentateur également de Kaléidoscope, une émission culturelle diffusée chaque jour sur Radio Galaxie, une station de la capitale.

Autre retour remarqué, celui d’une jeune co-présentatrice de Vidéomax, une page culturelle de la chaîne privée Télémax. Farah Jean, surnommé Pocahontas pour sa ressemblance avec l’héroïne de la bande dessinée du même nom, s’apprête à rouvrir les portes de la station de Delmas 19. Ses anciens collaborateurs, qu’elle a rencontrés jeudi à « Livres en folie », ont salué son retour imminent.

PETIT GOÂVE. UNE VINGTAINE DE TUÉS EN TROIS MOIS.

En trois mois, une vingtaine de personnes ont été tuées lors de violences à Petit-Goâve. Les auteurs de ces actes se réfugieraient dans les mornes avoisinant la ville, selon le substitut du commissaire du gouvernement de Petit-Goâve, Me Dumerzier Bellandes. Le magistrat a expliqué que ces actes avaient été prémédités. PLATEAU CENTRAL

 

MIAMI. L'AFFAIRE JACQUES KÉTANT N'EST PAS UNE SURPRISE POUR LES HAITIENS.

Le trafiquant de drogue haïtien, M. Jacques Kétant, appréhendé mardi aux Etats-Unis par la police américaine avec la collaboration des autorités haïtiennes, n' est pas une surprise pour les Haïtiens vivant en Floride..

Des membres de la communauté Haïtienne de Miami et des environs expriment leurs embarras avec cette nouvelle qui fait la une de la presse de la Floride. Jacques  Kétant serait maître et seigneur dans l'opération de la drogue de Colombie distribuée en Haiti et transportée en dominicanie et aux Etats Unis, selon les haïtiens qui se disent informés.

Il est inculpé de plusieurs chefs d’accusations et sera traduit par-devant la justice Américaine. Les autorités Américaines ont félicité et remercié les autorités haïtiennes pour leur collaboration à l’opération qui a conduit à l’arrestation de M. Jacques Kétant. Il a été bel et bien dénoncé par ses amis d'Haïti qui savaient bien sa résidence avant sa déportation vers la Floride. On s'attend à des dépositions de ses collaborateurs par devant le tribunal fédéral.

« Le gouvernement haïtien s’est montré efficace dans l’arrestation de M. Kétant. C’est un signe de bonne volonté de sa part », a déclaré le porte-parole de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince, Mme Judith D. Trunzo.

La Police nationale d’Haïti ne dispose pas d’information concernant le concours des autorités locales dans l’arrestation de M. Jacques Kétant.

En février de cette année, après le départ pour l’étranger de l’ancien directeur central de la police judiciaire Jeannot François, la police locale avait mené une opération dans les quartiers de Péguy-Ville, lieu de résidence des Kétant.

Au cours de cette descente de lieu qui visait à appréhender ces derniers, le frère de M. Jacques Kétant, Hector, avait été tué ainsi que M. Hermann Charles, un de ses amis. Les familles des victimes avaient qualifié d'exécution la mort des deux trafiquants.

Suite à ce débarquement chez les Kétant, de sérieux changements ont été effectués au sein de la police, dont le transfert de plusieurs commissaire de la région de Port-au-Prince.

SAINT MARC. LE DÉPUTÉ DE LA VILLE EST ACCUSÉ DE CORRUPTION.

Le député de Saint-Marc, M. Amanus Mayette, principal révélateur des cas de malversations enregistrés à l’Autorité portuaire de Saint-Marc, est accusé à son tour d’être de connivence avec les escrocs.

Détournement de fonds, disparition de containers… autant d’exactions dénoncées, en début de semaine, le député de Saint-Marc. Le parlementaire a pointé du doigt les responsables de l’Autorité portuaire locale, qui, selon lui, bénéficieraient de la complicité de certains employés du Palais national. Un « ministre immoral », dont l’identité n’a pas été communiquée, est impliqué, aux dires de M. Mayette, dans ce dossier.

Ces cas de corruptions sont également dévoilés par le président du syndicat des employés de l’Autorité portuaire locale, M. Ogéda Oléus. Ce dernier soutient que les fraudeurs utilisent leur influence politique pour commettre leurs exactions. M. Amanus Mayette, premier dénonciateur de cet état de fait, serait, selon lui, impliqué dans les actes de malversations enregistrées dans l’administration publique.

Le député de Saint-Marc réclame la mise sur pied d’une commission d’enquête autour de cette affaire, pour trouver les vrais coupables. Plusieurs centaines de milliers de dollars américains ont été détournées, selon ce qu’a indiqué M. Mayette.

La demande de la constitution d’une commission d’enquête formulée par le député de Saint-Marc semble le meilleur moyen de faire la lumière autour des gabegies administratives au bureau régional de l’APN. Il faut mentionner que des cas de corruption ont été dénoncés dans la douane de la ville par le responsable syndical.

P-AU-P. LE DÉPUTÉ DE SAINT- MARC A ACCUSÉ DES OFFICIELS DE CORRUPTION .

 Le député de cette ville dénonce la participation d’officiels du gouvernement haïtien dans des cas de corruption au niveau du port de Saint-Marc. Selon lui, plusieurs centaines de milliers de dollars américains ont été détournés avec la complicité d’employés du Palais national et d’un ministre du gouvernement dont il n’a pas voulu dévoiler les noms. Il a également proposé la constitution d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur l’affaire du wharf de Saint-Marc. Parallèlement, le président du syndicat des travailleurs du port de Saint-Marc, M. Ogéda Oléus, renvoie les accusations contre le parlementaire qui, dit-il, est l’instigateur de la corruption au wharf de la ville. Le président du syndicat des employés du port de Saint-Marc en a profité pour annoncer qu’une grève sera observée à l’autorité portuaire locale dans les prochains jours. Cette grève consistera à forcer les responsables à augmenter le salaire des employés.

MARCHAND. LA FONDATION DESSALINES 2004 A UN BON SOUHAIT POUR LA VILLE.

Marchand Dessalines : La fondation Dessalines 2004 souhaite que Marchand redevienne la ville qu’elle a été au lendemain de l’indépendance d’Haïti. Cette fondation, qui réunit une dizaine de jeunes originaires de Marchand Dessalines, s’attend à ce que la ville, fondée et construite par l’empereur Jean-Jacques Dessalines, joue un rôle important dans la célébration du bicentenaire de l’indépendance du pays en l’an 2004. Les membres de la fondation ont également annoncé des activités commémoratives des 200 ans de la nation.

HINCHE. FRANÇOIS BAZELAIS DOIT ÊTRE RÉVOQUÉ, DISENT CERTAINS.

Des organisations proches du pouvoir continuent d’exiger la révocation du délégué départemental, M. François Bazelais. Une délégation conduite par le coordonnateur a.i. de l’Organisation Fanmi Lavalas (OFL), M. Jonas Petit, s’est rendue dans le Centre pour résoudre le conflit entre le représentant de l’Exécutif dans le département et les organisations populaires. Les protestataires ont exprimé leurs insatisfactions après la rencontre. Ils en ont profité pour présenter quelques doléances relatives à l’absence d’infrastructures dans la région.

 

18 Juin 2003

  NATIONS UNIES. L'AMBASSADEUR ALEXANDRE D'HAÏTI PRÉSENTE LES DÉCORATIONS  
   P-AU-P. JACQUES KÉTANT ARRÊTÉ POUR TRAFFIC DE DROGUE.

    P-AU-P. MARIO DUPUY PARLE DU DOSSIER DU PDG DES COEURS-UNIS.
     P-AU-P. DAVID CHÉRY A PRIS LA FUITE.
      P-AU-P. ALFREDO CABRAL SOUTIENT HAÏTI DANS LA RESTITUTION.
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NATIONS UNIES. L'AMBASSADEUR ALEXANDRE D'HAÏTI PRÉSENTE LES DÉCORATIONS  

C'est assez rare de voir un Représentant d'Haïti à l'ONU aussi actif dans les affaires de cette institution, selon des observateurs haïtiens en service aux Nations Unies depuis des années. En effet, une belle soirée de remise de décoration aux lauréats a été présidée par l'Ambassadeur Alexandre à la Salle du Conseil de Tutelle. Durant cette soirée de décoration des Nations Unies Unies pour la Population, Docteur Jean Alexandre, le Président du Comité, était assisté de Madame Nane Annan, l'épouse du Secrétaire Général de l'ONU, pour la présentation des prix aux lauréats Werner Fornos et Godwin Mzenge sous les applaudissements des trois cents invités. De 4:30 à 5:30,  Docteur Alexandre a
fait preuve de son habileté diplomatique. Une réception à la salle à manger des Délégués a couronné cette soirée avec les invités qui prenaient plaisir à présenter leurs compliments à l'Ambassadeur d'Haiti.

P-AU-P. JACQUES KÉTANT ARRÊTÉ POUR TRAFFIC DE DROGUE.

 L'Ambassade américaine en Haïti, a adressé mercredi ses remerciements au gouvernement haitien pour avoir aidé à traduire devant la justice américaine le nommé Jacques Kétant, un présumé trafiquant de drogue.

Dans une interview à l'AHP, la responsable des affaires publiques de l'ambassade américaine Judith Trunzo, s'est félicitée de la collaboration des autorités haïtiennes dans le cadre de cette opération.

Judith Trunzo a déclaré constater que les autorités haïtiennes déploient ces derniers temps des efforts condérables pour combattre le trafic de la drogue.

Jacques Kétant qui était recherché par les Etats-Unis depuis 1997, a été inculpé pour plusieurs chefs d'accusation, a indiqué madame Trunzo.

La responsable des affaires publiques de l'ambassade américaine en Haïti a fait savoir que les agents de la DEA , en collaboration avec les membres de la Brigade de Recherche et d'Investigation (BRI), continueront de poursuivre tous les citoyens accusés d'implication dans le trafic de la drogue.

Selon des informations obtenues par l'AHP, ce sont des membres de la Brigade de Recherche et d'Investigation (BRI) de la Police Nationale qui ont procédé mercredi à l'arrestation de Jacques Kétant.

Selon les mêmes sources, il aurait été remis par la suite à des membres de la DEA, en vertue des accords signés par Haïti et les Etats-Unis relatifs au trafic de la drogue.

Mais l'ambassade s'est refusée à fournir des précisions sur cet aspect du dossier, se contentant d'affirmer que Jacques Kétant est arrivé mercredi soir aux Etats-Unis

Jacques Kétant était supposé comparaitre ce mercredi devant un tribunal de Miami.

Un de ses frères, Hector Kétant avait été tué il y a trois mois lors d'une opération anti-drogue conduite par la BRI à Vivy Mitchel.

Un de ses amis avait également été tué au cours de cette opération.

P-AU-P. MARIO DUPUY PARLE DU DOSSIER DU PDG DES COEURS-UNIS.

Le secrétaire d'Etat à la Communication Mario Dupuy, a appelé mercredi la justice à assumer ses responsabilités dans le cadre du dossier du PDG de la coopérative Coeurs-Unis, David Chéry.

Dans une déclaration pré-enregistrée, David Chéry a fait savoir mardi qu'il avait pu s'enfuir du pays, en versant une somme de cent mille dollars américains pour recouvrer sa liberté, alors qu'il était censée être en résidence surveillée depuis plusieurs mois.

Selon Mario Dupuy, si le responssable de Coeurs-Unis a des déclarations à faire, il doit les réserver pour la justice qui se charge de son dossier.

Le secrétaire d'Etat à la Communication a rappelé les différentes dispositions déjà adoptées par le gouvernement en vue d'aider les sociétaires victimes de l'escroquerie de certains responsables de coopératives.

De son côté, l'Association des Femmes Victimes des coopératives s'est montrée prudente par rapport aux déclarations de David Chéry.

La secrétaire général de l'association Margareth Fortuné, a déclaré avoir relevé des contradictions dans les propos tenus par le responsable de Coeurs-Unis.

David Chéry devrait fournir, a-t-elle dit, des resnseignements sur les fonds disponibles de l'institution puisqu'il a avoué n'avoir pas été sous pression au moment de sa déclaration.

La responsable de cette association invite les autorités judiciaires à assumer leurs responsabilités dans le cadre de ce dossier.

Plusieurs personnes interrogées mercredi par l'AHP dans le cadre d'un micro-trottoir ont fait savoir que les secteurs qui avaient la responsabilité d'empêcher David Chéry de fuir le pays devraient être appelés à rendre compte pour la fuite de ce dernier.

Plusieurs autres ont fait savoir que malgré le laxisme des autorités concernées dans ce dossier, il est triste de voir certains individus présenter le responsable de Coeurs-Unis comme un héro, après qu'il eut ruiné des milliers de pères et mères de famille.

P-AU-P. DAVID CHÉRY A PRIS LA FUITE.

Le directeur général du Conseil National des Coopératives, Henriot Pétiote, a rejeté mercredi les accusations du PDG de la coopérative Coeurs-Unis David Chéry, selon lesquelles il aurait été contraint de fermer les portes de la coopérative.

David Chéry avait annoncé mardi dans une cassettte pré-enregistrée qu'il avait réussi à prendre la fuite. M. Pétiote s'est déclaré étonné des déclarations de David Chéry, faisant savoir qu'il a toujours entretenu de bonnes relations avec la coopérative Coeurs-Unis.

Selon Le directeur général du CNC, c'est M. Chéry lui-même qui avait officiellement invité les autorités monétaires du pays à procéder à la vérification des actifs de son institution.

L'audit avait révélé que la coopérative en question posssedait des biens qui pouvaient lui permettre de rembourser les sociétaires victimes, a souligné M. Pétiote.

Selon M. Pétiote, c'est la Banque Nationale qui avait la responsabilité de travailler sur ce dossier.

Par ailleurs, le directeur du CNC, a précisé que le processus de réparation des sociétaires victimes se poursuit normalement. Plusieurs milliers de sociétaires ont déjà été dédommagés, a-t-il fait savoir.

P-AU-P. ALFREDO CABRAL SOUTIENT HAÏTI DANS LA RESTITUTION.

 L’ambassadeur dominicain en Haiti , Alfredo Despradel Cabral, apporte un soutien conditionnel à la démarche initiée par les autorités Lavalas auprès de la France en vue de la restitution de la dette de l’Indépendance.

En marge d’un sit-in organisé par des organisations de défense des droits humains devant l’ambassade dominicaine le mardi 17 juin 2003 , le diplomate a soutenu que les autorités haitiennes devaient restituer une partie de ces fonds à la République Dominicaine qui avait été occupée par Haiti sous le gouvernement de Jean-Pierre Boyer de 1822 à 1843. La dette de l’Indépendance avait été versée en 1825 et l’ambassadeur Despradel Cabral rappelle que son pays dépendait d’Haiti à cette époque .

Le gouvernement haitien réclame de la France plus de 21 milliards de dollars américains . Le président français, Jacques Chirac, a récemment rejeté toute idée d’en discuter avec les autorités Lavalas .D’ailleurs les propos de M. Chirac avaient même fait l’objet d’une convocation ,le 5 juin , de l’ambassadeur français en Haiti, Yves Gaudeul , à la Chancellerie.

Le dossier de l’occupation haitienne de la République Dominicaine est un sujet sensible dans les relations entre les deux (2) pays . D’autant que les dominicains ne gardent pas un bon souvenir de cette période . Jean Pierre Boyer (30 mars 1818 -13 mars 1843) détient le record de longévité au pouvoir en Haiti . Durant ces vingt-cinq (25) ans de règne , il a dirigé l’Ile entière (Haiti et la République Dominicaine ) pendant vingt et un (21) ans .

 

:17 Juin 2003
 NATIONS UNIES. JULIAN R. HUNTE DE SAINTE LUCIE ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE,
  DR. JEAN C. ALEXANDRE D'HAÏTI ÉLU VICE-PRÉSIDENT.
   P-AU-P. LA QUESTION DU TRAFIC HAÏTIEN EN RÉPUBLIQUE VOISINE.
    P-AU-P. ORGANISME DE PROMOTION ET DE DÉFENSE DES DROITS ÉLECTORAUX.
     P-AU-P. "LIVRES EN FOLIES" À PRÉSENTER AU COMPLEXE PROMENADE.
      P-AU-P. SOCIÉTÉ CIVILE ET LES ÉLECTIONS EN 2004.
       P-AU-P. RÉVÉLATIONS DE DAVID CHÉRY AUTOUR DE LA FAILLITE DES COEURS-UNIS.
        P-AU-P. BELL ANGELOT ET LES DÉCLARATIONS DU MAIRE.
         PÉTION-VILLE. MANIFESTATION POUIR LE DÉPART DU MAIRE SULLY GUERRIER.
          ROSNY DESROCHES A CONSTATÉ UN PETIT EFFORT VERS UNE SORTIE DE CRISE.
           DANS LES VILLES DE PROVINCE D'HAÏTI.
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NATIONS UNIES. JULIAN R. HUNTE DE SAINTE LUCIE ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, DR. JEAN C. ALEXANDRE D'HAÏTI ÉLU VICE-PRÉSIDENT.

L’Assemblée générale a élu, par acclamation, M. Julian R. Hunte, actuel Ministre des affaires extérieures, du commerce international et de l’aviation civile de Sainte-Lucie, à la présidence de sa cinquante-huitièmesession qui s’ouvrira le 16 septembre 2003. Conformément au principe d’une répartition géographique équitable, ce poste revenait au Groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes. Les Représentants des cinq groupes régionaux des Nations Unies ont adressé leurs félicitations au Président nouvellement élu et l’ont assuré de tout leur soutien.

Le Représentant Permanent d'Haïti auprès des Nations Unies, son Excellence Docteur Jean C. Alexandre a été élu Vice-Président de l'Assemblée Générale.

Dans ses paroles de remerciement, M. Hunte a fait part de sa volonté de promouvoir la coopération internationale au sein des Nations Unies dans le souci de faire face aux grands défis auxquels est confrontée la communauté internationale. Pour ma part, a-t-il ajouté, je suis déterminé à renforcer le rôle des Nations Unies en axant les réflexions de l’Assemblée générale sur la réalisation des objectifs de développement du Millénaire, la mise en oeuvre des engagements pris au cours de la dernière décennie lors des conférences liées au développement économique et social, pour lutter à la base contre les principales sources de conflits. C’est la première fois qu’un petit pays comme Sainte-Lucie est porté à la présidence de l’Assemblée générale, a-t-il déclaré, en se félicitant du rôle accordé aux petites nations dans la gestion des affaires internationales.

C’est dans le but d’améliorer ses travaux et d’assurer une transition sans heurts entre ses présidents successifs, que l'Assemblée avait modifié son règlement intérieur le 8 juillet 2002 et décidé d’élire son président au moins trois mois avant la session qu’il doit présider. Le mandat a une durée d’un an.

L’Assemblée générale a par ailleurs procédé ce matin à l’élection des présidents de ses six grandes Commissions.

Ainsi, ont été élus: Président de la Commission du désarmement et de la sécurité internationale (Première Commission), M. Jarmo Sareva, Représentant permanent adjoint de la Mission de Finlande; Président de la Commission économique et financière (Deuxième Commission), M. Iftekhar Ahmed Chowdhury, Représentant permanent de la Mission du Bangladesh; Président de la Commission des affaires sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission), M. Martin Belinga-Eboutou, Représentant permanent de la Mission du Cameroun, et ancien président du Conseil économique et social (ECOSOC); Président de la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission), M. Enrique Loedel, Ministre conseiller auprès de la Mission de l’Uruguay; Président de la Commission administrative et budgétaire (Cinquième Commission), M. Hynek Kmonicek, Représentant permanent de la République tchèque, ancien Vice-Ministre des affaires étrangères de son pays; Président de la Commission juridique (Sixième Commission), M. Lauro Liboon Baja, Représentant permanent de la Mission des Philippines.

En début de séance, l’Assemblée générale a, sur proposition du Secrétaire général, décidé de reconduire M. Rubens Ricupero au poste de Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) pour un nouveau mandat d’un an prenant effet le 15 septembre 2003 et expirant le 14 septembre 2004. En date du 18 septembre 1999, M. Ricupero avait déjà été reconduit dans ses fonctions, pour une période de quatre ans.

L’Assemblée a également procédé à la nomination de M. Christopher Thomas (Trinité-et-Tobago) comme membre du Corps commun d’inspection, pour un mandat de cinq ans commençant le 1er janvier 2004 et venant à expiration le 31 décembre 2008, succédant ainsi à M. Armando Duque González dont le mandat vient à expiration le 31 décembre 2003.

Aux Vice-Présidences de l’Assemblée générale, tous les membres sont éligibles à l’exception des pays assumant la Présidence de l’Assemblée et la Présidence des grandes Commissions; soit les membres du Bureau de l’Assemblée générale.

P-AU-P. LA QUESTION DU TRAFIC HAÏTIEN EN RÉPUBLIQUE VOISINE.

Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés  a annoncé pour le Mercredi 18 Juin,  la tenue à Port-au-Prince d'une rencontre autour de la question du trafic de main-d'oeuvre haïtienne vers la République Dominicaine, à l'occasion du 3è anniversaire du massacre de Guayabin prerpétré en l'an 2000.

Lors de ce massacre, six haïtiens et un dominicain avaient été assassinés par des militaires dominicains, alorsqu'ils se rendaient en République dominicaine.

Le GARR procèdera à l'occasion sde cette rencontre à la présentation de la version française d'une étude sur le trafic d'haïtiens réalisée l'année dernière conjointement avec la plate-forme VIDA, une organisation des bateys de l'usine de Barahona.

Cette étude publiée sous le titre " Sur les traces des Braceros ", livre les secrets du trafic de main d'oeuvre haïtienne pour la coupe de la canne en République Donicaine, a indiqué la coordonnatrice du GARR.

Une délégation provenant des bateys de la République Dominicaine sera présente à la rencontre du 18 juin en vue de témoigner de la situation actuelle des coupeurs de canne haïtiens.

Colette Lespinasse a déploré que l'enquête ouverte en république dominicaine sur le massacre de Guayabin n'ait abouti jusqu'à dâte à aucun résultat.

P-AU-P. ORGANISME DE PROMOTION ET DE DÉFENSE DES DROITS ÉLECTORAUX.

 Un consortium d'institutions à but non lucratif, l'Observatoire Haïtien des Droits Electoraux (OHDE), a été créé au cours du 1er semestre de l'année 2003, dans le cadre de la promotion du respect et de la défense des droits électoraux dans le pays.

Dans un communiqué de presse envoyé lundi à l'AHP, l'OHDE a indiqué qu'en dépit des efforts entrepris par Haïti, depuis plusieurs années, pour établir un système démocratique, le choix des dirigeants à travers des élections libres et honnêtes, est souvent difficile et génère parfois des conflits politiques.

Selon l'Observatoire, cette situation s'explique en raison de l'absence de mécanismes d'enquêtes sur les actes entâchant le processsus électoral notamment les fraudes, les violences les violations des droits électoraux et en raison de l'absence d'institutions nationales spécialisées dans le domaine électoral.

L'OHDE s'est donné pour mission de contribuer à la formation civique des citoyens et à la promotion et du respest des droits électoraux et de veiller au bon déroulement du processus électoral, à l'échelle nationale, dans la perspective du respect des droits civils et politiques garantis par la constitution de 1987 et les traités internationaux ratifiés par l'Etat haïtien.

Pour mieux jouer son rôle, l'OHDE déclare faire de l'impartialité, la transparence, l'honnêteté intellectuelle et la neutralité, ses valeurs fondamentales.

L'OHDE est une initiative de plusieurs institutions de la société civile dont le Centre Internattional de Politologie Appliquée (CIPA), le Centre Haïtien pour l'Education et la Paix (CHEPA) et le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI).

P-AU-P. "LIVRES EN FOLIES" À PRÉSENTER AU COMPLEXE PROMENADE.

Les responsables du quotidien « Le Nouvelliste » et de la « UNIBANK » ont présenté , le lundi 16 juin 2003 , les activités devant marquer la neuvième édition de « Livres en Folie » prévue pour le jeudi 19 juin au Complexe Promenade à Pétion-Ville.

Cette année, quelque 650 ouvrages seront mis à la disposition du public . Plus d’une vingtaine d’auteurs contre 19 en 2002 signeront sur place leurs titres . Le directeur général de « Le nouvelliste », Max Chauvet, annonce que la grande foire du livre connaitra plus d’ampleur. Sur un autre plan, il indique que des dispositions sont déjà prises pour décongestionner la circulation automobile le jour de l’évènement. Parallèlement, il révèle que la 10ème édition se fera dans un autre endroit, l’année prochaine, pour permettre au public d’avoir une meilleure appréciation de cette manifestation culturelle .

Côté nouveautés , le responsable commercial de la UNIBANK, Guy Supplice, précise que , cette année, les internautes de la capitale et des villes de province, peuvent utiliser le site de l’institution pour effectuer leurs achats .

« Livres en folie » se tiendra au complexe Promenade le jeudi 19 juin. Un lot de 651 ouvrages de différents auteurs sera présenté aux lecteurs. A cette manifestation, les récents livres du président de la République, Jean Bertrand Aristide, et de sa femme ainsi que ceux de l’ancien président Lesly Manigat et de son épouse feront partie de la liste des ouvrages qui seront exposés au public.

P-AU-P. SOCIÉTÉ CIVILE ET LES ÉLECTIONS EN 2004.

L’Initiative de la Société Civile encourage une nouvelle fois le régime Lavalas à créer les conditions nécessaires en vue de la réalisation d’élections crédibles dans le pays , l’année prochaine.

Pour le directeur exécutif de l’ISC, Rosny Desroches, la tenue d’un scrutin démocratique n’est plus possible cette année. Le professeur Desroches estime qu’il reste beaucoup à faire de la part du gouvernement Lavalas sur le dossier des élections . L’ex-ministre de l’Education Nationale cite entre autres l’arrestation du puissant chef d’Organisations Populaires (OP) des Gonaïves , Amiot Métayer et le châtiment des auteurs des violences du 17 décembre 2001 .

Dans la lignée le coordonateur de l’ISC , André Apaid, salue la récente résolution adoptée par l’ Organisation des Etats Américains sur la crise haitienne au Chili . M. Apaid, invité du Journal du Matin de Radio Métropole de ce mardi 17 juin 2003 , soutient qu’il est de la responsabilité du gouvernement de créer les conditions nécessaires à la mise en place du Conseil Electoral Provisoire  en vue du lancement du processus .

P-AU-P. RÉVÉLATIONS DE DAVID CHÉRY AUTOUR DE LA FAILLITE DES COEURS-UNIS.

Le PDG de la Coopérative d’épargne et de crédit Cœurs-unis (CECCU), M. David Chéry, a fait, mardi 17 juin, des révélations concernant la faillite de son institution qui, explique-t-il, relève de la corruption au sein du gouvernement en place. Selon David Chéry, qui a quitté récemment le pays pour un refuge qu’il garde secret, son séjour, l’année dernière, au Pénitencier national n’a pas été facile. « J’ai dû payer 100'000 dollars américains pour ma libération ainsi que celle de ma famille », a-t-il fait savoir. La coopérative Cœurs-unis, selon lui, a été contrainte de cesser ses activités, abandonnant des dizaines de milliers de sociétaires aux abois.

P-AU-P. BELL ANGELOT ET LES DÉCLARATIONS DU MAIRE.

Le directeur général du ministère de l’Intérieur, M. Bell Angelot, dément les déclarations du maire de Port-au-Prince, M. Yves Médard selon lesquelles un conflit personnel serait à la base du mal entendu du vendredi 13 juin dernier, entre la mairie et le ministre de l’Intérieur, M. Jocelerme Privert. Le ministre Privert s’était rendu à la l’Hôtel de ville pour procéder à l’arrestation du premier citoyen de la capitale, impliqué, selon lui, dans le pillage des marchandises des étalagistes. Selon Bell Angelot, la scène à été mal interprétée.

PÉTION-VILLE. MANIFESTATION POUIR LE DÉPART DU MAIRE SULLY GUERRIER.

Plusieurs dizaines de manifestants ont gagné les rues de Pétion-Ville lundi pour exiger le départ du maire principal de cette commune, M. Sully Guerrier, reproché de corruption. Selon les manifestants, le magistrat aurait détourné plusieurs centaines de millions de gourdes des fonds de la mairie. Des accusations qu’a vite démenties M. Guerrier.

ROSNY DESROCHES A CONSTATÉ UN PETIT EFFORT VERS UNE SORTIE DE CRISE.

 Le coordonnateur de l’Initiative de la société civile (ISC), M. Rosny Desroches, constate « un petit effort » de la part du gouvernement en place vers une sortie de crise. Cependant, il pense que le gros des exigences faites aux responsables lavalassiens reste encore à satisfaire. Il explique que la réalisation des élections est techniquement impossible en 2003. Toutefois, il conseille aux décideurs et aux principaux concernés dans la crise haïtienne de se mettre au travail pour faire face au vide institutionnel annoncé pour le début de l’année 2004.

DANS LES VILLES DE PROVINCE D'HAÏTI.

A PETIT GOÂVE

 Les corps de deux enfants, 8 et 10 ans, ont été retrouvés dans un ravin dans la localité de Lallegar, deuxième section communale de Petit-Goâve. Selon les premières informations disponibles, les victimes auraient été les témoins de l’assassinat de leur grand-mère par un groupe d’individus qui n’a pas voulu laisser de trace.

Dysfonctionnement de l’appareil judiciaire à cause de l’absence de juges de paix dans les tribunaux. Selon le doyen du tribunal civil de Petit-Goâve, Me Emmanuel Tataille, qui assure l’intérimat depuis environ deux ans en remplacement de Me Emmanuel Saint-Amour, le tribunal de la ville fonctionnait avec un effectif de cinq juges, contre un seul aujourd’hui. Entre temps, les détentions prolongées s’accumulent à Petit-Goâve.

A JACMEL.

 Le député de la deuxième circonscription de Jacmel, M. Etzer Valentin, critique le laxisme des responsables de l’éducation nationale. Il répliquait aux déclarations faites par la ministre de l’Education nationale, Mme marie-Carmel Paul Austin, concernant la découverte de 6 millions de gourdes en « chèques zombis » dans le Sud-Est, les Nippes et le Sud. Selon le parlementaire, le mauvais fonctionnement du système de l’éducation en Haïti est la principale cause de la corruption. Il reproche également aux inspecteurs de zone et aux directeurs départementaux de l’éducation de ne pas assumer leurs responsabilités de manière efficace. « Les responsables locaux devaient découvrir les « chèques zombis » avant la ministre », a conclu le parlementaire.

AUX CAYES

Le curé de la paroisse de Pliché, le père Yves Edmond, déplore le fait que la division ronge la société haïtienne. Il en a profité pour lancer un appel à l’unité au sein de la famille haïtienne. Il pense que le tissu social peut être recousu seulement dans l’union entre frères d’une seule patrie, Haïti. Le père Yves Edmond compte sur la compréhension des Haïtiens pour faire de 2004 une année décisive dans le cadre du bicentenaire de l’indépendance du pays.

AU CAP

Le tribunal de première instance a entendu mardi l’affaire des deux pilotes bahaméens, MM Réginald Judin et Christopher Fergusson, accusés de trafic de drogue par les autorités haïtiennes. Les deux étrangers ont été accompagnés de l’ambassadeur des Bahamas en Haïti, M. Nyouri Eugène Glenwood. Ce dernier indique qu’il voulait seulement s’assurer de la bonne marche du dossier. Selon l’ambassadeur Glenwood, les deux ressortissants bahaméens ont bénéficié d’un bon traitement. Signalons qu’ils ont été accusés dans un premier temps de trafic de stupéfiants. Les autorités judiciaires ont retenu l’immigration clandestine comme chef d’accusation retenue.

A HINCHE

Les commerçants font face aux dernières mesures de la mairie locale. Le maire James Joseph exécute une opération de nettoyage des rues de la ville, occasionnant le déplacement des étalagistes. Selon les déclarations des petits marchands, le magistrat, qui réalise une démonstration de force, n’a prévu aucun endroit pour les accueillir. Ils dénoncent le caractère arbitraire de la campagne dirigée par le maire en personne, qui consiste, selon eux, à détruire leurs marchandises.

 

 

 

16 Juin 2003
 P-AU-P. VIOLA ROBERT EN EXIL AUX USA.
 
ONU-HAITI. CRISE HUMANITAIRE NON DÉCLARÉE EN HAITI.
    P-AU-P. TENSION ENTRE LE MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR ET LA MAIRIE.
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P-AU-P. VIOLA ROBERT EN EXIL AUX USA.

Viola Robert dont les trois enfants ont été assassinés en décembre 2002 à Carrefour a laissé le pays le vendredi 13 juin 2003 , pour les États-Unis, en compagnie de huit autres membres de sa famille.

La famille aurait été constamment l’objet de menaces depuis l’assassinat dans la nuit du 7 au 8 décembre 2002, d’Angelo Philippe, 22 ans , Andy Philippe, 20 ans, et de Vladimir Sanon , 21 ans. Ces jeunes avaient été enlevés et leurs corps ont été retrouvés criblés de balles à la morgue de l'Hôpital de l’Université d’Etat d’Haiti.

Selon un rapport de la police p-ublié par la Coalition Nationale pour les Droits des Haitiens (NCHR) avait, dans les jours suivants, déterminé l'implication de plusieurs policiers dans ce crime. Viola Robert a fait savoir qu'elle et les membres de sa famille étaient sérieusement menacés depuis l'assassinat de ses 3 enfants. Elle a dû, depuis lors, se mettre à couvert, alors que la famille était systématiquement poursuivie par des hommes armés. Parmi les personnes accompagnant Viola Robert, figurent son mari, Antoine Philippe, leurs cinq  enfants et un petit-fils.

Les démarches ont abouti grâce à l’intervention du sénateur démocrate américain de l’Etat du Massachussets , Edouard Kennedy , révèle Yolène Gilles de la NCHR. Mme Gilles a indiqué que le  parlementaire a été touché par ce cas et a mis tout son poids pour permettre à Viola Robert et à sa famille d’obtenir l’asile politique aux Etats-Unis . La Police Nationale n’a toujours pas fait le jour sur ce crime.

ONU-HAITI. CRISE HUMANITAIRE NON DÉCLARÉE EN HAITI.

Le secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour les questions humanitaires , le japonais Kenzo Oshima, a clôturé une brève visite à Port-au-Prince, le vendredi 13 juin 2003 . M. Oshima a fait part de ses préoccupations face à l’état de dégradation des conditions de vie de la population haitienne.

« Nous pensons à vous et nous sommes en train de travailler pour vous à travers les nations donatrices », tel est le message du numéro 2 de l’ONU pour les questions humanitaires à l’endroit des haïtiens. En 24 heures de visite, Kenzo Oshima a eu le temps de palper ce qu’il appelle une crise humanitaire dans le pays pour le moins alarmante. Il faut agir au plus vite contre la malnutrition, le VIH, le taux élevé de mortalité à la naissance, le chômage et le sous-emploi, a martelé le responsable onusien . Les problèmes sont graves et les solutions doivent être apportées notamment par le gouvernement en dépit de ses difficultés économiques, précise M Oshima.

Et, à travers les principales agences du système représentées en Haïti, les Nations-Unies décident de travailler aux côtés du gouvernement en vue de l’amélioration des conditions de vie de la population, le système travaille notamment à l’ éxécution du Programme de Réponses Intégrées qui devra s’étendre sur une période de dix-huit  mois. Quatre vingt trois millions de dollars sont nécessaires, les nations donatrices ont promis 25 millions, une réponse positive et significative, aux yeux de Kenzo Oshima. Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires et coordonateur des secours d’urgence qui a eu le temps de rencontrer le premier ministre, Yvon Neptune, le chef de la diplomatie haïtienne Joseph Philippe Antonio et d’autres responsables est reparti ,dit-il, avec le sentiment que la situation est grave mais avec la conviction que c’est à chaque concerné d’assumer sa responsabilité.

Durant la visite de M. Oshima, le gouververnement a signé un accord avec le PNUD portant sur la gestion des risques et désastres. Lors de cette cérémonie qui s’est déroulée à la Primature , le chef du gouvernement , Yvon Neptune, a salué le support des Nations Unies à Haiti en cette période de crise. M. Neptune a souhaité que ces efforts des partenaires internationaux puissent aider à l’amélioration de la situation du peuple haitien. Pour sa part, le représentant du PNUD en Haiti, Adama Guindo, a souligné que cet accord permettra aux autorités de Port-au-Prince d’apporter des réponses adéquates à des situations de désastres et catastrophes dans le pas .

Le PNUD doit se réunir avec les Organisations non Gouvernementales (ONG) pour faire le suivi du programme d’urgence mis en place par les Nations Unies au bénéfice des populations les plus vulnérables du pays . Le Comité de pilotage constitué se montre confiant quant à l’avenir du Programme de Réponses Intégrées (PIR) conçu pour voler au secours des plus démunis , selon son coordonateur ,Alain Grimard .

P-AU-P. TENSION ENTRE LE MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR ET LA MAIRIE.

La tension était vive à la Mairie de Port-au-Prince , le vendredi 13 juin 2003, suite à une intervention du ministre de l’Intérieur. Le maire a même perdu connaissance . Alors que les autorités sont en pleine campagne de désarmement, l’équilibre des armes a permis d’éviter le pire et de ramener le calme .

Dans la cour comme sur les balcons du palais municipal, des employés chauffés à blanc, ils sont armés pour la plupart. Révolvers de calibre 38, fusil 12, ou autres armes de longue portée. Les supporters du maire Yves Médard dit Rassoul Labuchin sont sur pied de guerre. Ils s’insurgent contre Jocelerme Privert, le ministre de l’intérieur, qui a, semble-t-il, tapé du poing sur la table en voulant procéder à l’arrestation de certains responsables municipaux suite à la brutale opération visant à déloger les marchands sur les trottoirs des rues portant les noms des Héros de l’Indépendance.

A l’intérieur, M. Médard s’est évanoui. A son chevêt une équipe « multi colore » composée d’agents de sécurité, de membres du petit personnel, de fonctionnaires de l’infirmerie du palais municipal. M. Médard, hypertendu et diabétique à la fois, a été , vraisemblablement, incapable de supporter les énervements de son ministre de tutelle. Mais si les protestataires confirment la dispute entre les deux personnalités, le directeur général de la mairie, Duckens Exantus, refuse d’approuver cette thèse, il admet néanmoins que le dialogue pourrait avoir été teinté d’écarts de langage.

Pourtant et en dépit des dénégations du ministre de l’Intérieur , Dickens Exantus était en tête de liste des personnes ciblées par Jocelerme Privert, à côté du directeur administratif, Assad Fresner, et, du numéro deux (2) de la sécurité de la mairie, Frénel Latouche, selon une source digne de foi.

Entre temps, le palais municipal est assiégé, un détachement de la Police Nationale d’Haiti (PNH) tente de prendre le contrôle des lieux, armé jusqu’aux dents. Toujours est-il qu’à l’intérieur de la mairie tout le monde ou presque reste sur pied de guerre, on ne baisse pas les armes. Supporters aux cheveux tressés, agents de sécurité créent l’ambiance. Pendant ce temps, Angelot Bell, directeur général du ministère de l’intérieur qui suppléait à Jocelerme Privert n’ a pas atteint également son objectif .

Le cortège s’en va sans Yves Médard, satisfaction du côté des occupants de la mairie, la réjouissance est perceptible sur tous les visages dont celui de René Civil, le puissant chef de l’Organisation Populaire (OP) dénommée JPP ,venu sans doute conforter les bases. Et , pour saluer « l’échec » de la tentative gouvernementale , des partisans du maire ont tiré quelques rafales.

Entre temps , Jocelerme Privert , hué , avait rejoint une délégation du Palais National conduite par le chef de cabinet de la Présidence , Jean Claude Desgranges. Cette délégation a visité les marchands pour leur exprimer la solidarité du Président Aristide et pour les inviter à « résoudre les problèmes dans le dialogue ».

14 Juin 2003

P-AU-P. KENZO OSHIMA DES NATIONS UNIES EN VRAC EN HAITI.
   P-AU-P. JOCELERME PRIVERT VOUDRAIT ARRÊTER YVES MÉNARD DE LA MAIRIE.
    A LA PNH, DIFFICULTÉS DE JEAN ROBERT FAVEUR.
     SITUATION ASSEZ TROUBLANTE AU COLLÈGE BIRD.
      WASHINGTON ET LE TRAFIC HUMAIN EN HAITI.
        PRÊT DE 30 MILLIONS DES BANQUES À L'ÉTAT HAITIEN.
        
DANS LES VILLES DE PROVINCE
         
P-AU-P. UTILISATION DES ARMES À FEU PAR LES JEUNES D'HAITI.
           P-AU-P. DOSSIER D'HUBERT FEUILLÉ TOUJOURS DORMANT.
            P-AU-P. EXPERTS À COMBATTRE LA VIOLENCE DANS LES CARAÏBES.
             OEA-HAITI. FIN AOÛT, POUR LE RAPPORT SUR HAITI.
               P-AU-P. ALINA SIXTO D'AJOUPA DE CONNECTICUT EN VOGUE EN HAITI.
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P-AU-P. KENZO OSHIMA DES NATIONS UNIES EN VRAC EN HAITI.

« Une crise se développe actuellement en Haïti, avec un volet humanitaire qui affecte une bonne frange de la population », constate M. Kenzo Oshima, un haut cadre du Système des Nations Unies, à l’issue d’une visite de 24 heures à Port-au-Prince.

Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations Unies a qualifié de « crise silencieuse » la situation actuelle de ce pays de la Caraïbe. Celle-ci « n’a pas encore reçu assez d’attention médiatique », a-t-il souligné lors d’un point de presse au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture.

« Cinquante pour cent des Haïtiens sont sans emploi ou n’ont qu’un emploi précaire », a-t-il dit, avant de citer le fort taux de mortalité à la naissance (119 décès pour 1000 naissances en 2000, chez les moins de 5 ans), et la prévalence du VIH/sida (5,4 % à 7,7 % en 2001) pour illustrer l’ampleur de la situation alarmante que connaît Haïti. « Les femmes et les enfants sont les plus vulnérables », a-t-il mentionné.

Le coordonnateur des secours d’urgence du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a rappelé que le devoir du gouvernement haïtien était d’apporter des solutions à ces problèmes, exacerbés par la réalité politique. « Bien que nous soyons au courant des contraintes économiques auxquelles l’équipe au pouvoir fait face », a-t-il ajouté.

« J’aimerais que le gouvernement déploie davantage d’efforts pour apporter des remèdes aux différents maux que confronte Haïti », a indiqué M. Oshima. Il estime que des solutions durables, qui pourraient permettre à la population de connaître un meilleur sort, peuvent être trouvées grâce aux efforts des institutions étatiques.

Pendant sa visite en Haïti, M. Kenzo Oshima a rencontré le Premier Ministre Yvon Neptune, le Ministre des Affaires Etrangères Joseph Philippe Antonio, des représentants d’organisations non gouvernementales et de la société civile haïtienne. En synergie avec ces derniers, le Système des Nations Unies, que M. Oshima représente, entend, selon les contacts du Programme Intégré de Réponse aux besoins urgents des communautés et des populations vulnérables (PIR), coordonner les efforts pour déboucher sur des résultats satisfaisants.

« Un grand nombre d’organisations de la société civile et non gouvernementales sont en train d’agir », souligne M. Oshima qui les complimente, précisant toutefois que « nous travaillons et allons continuer à travailler avec le gouvernement ».

Sur les 83 millions de dollars souhaités pour l’application du PIR, les pays donateurs ont déjà fourni ou promis, en trois mois seulement, 25 millions. « Une réponse positive », estime M. Oshima. Face à l’ampleur du défi haïtien, le coordonnateur adjoint a annoncé que cette demande allait être revue à la hausse.

Contrairement aux aides dédiées au développement, l’appui humanitaire est inconditionnel. Dans le cas d’Haïti, il contribuera à prévenir que la situation ne se dégrade davantage. Question de garder le malade dans un état stationnaire et empêcher qu’il n’expire.

Pour les observateurs, la question est de savoir que peut-on savoir et analyser en une visite de 24 heures dans n'importe quel pays du monde?

P-AU-P. JOCELERME PRIVERT VOUDRAIT ARRÊTER YVES MÉNARD DE LA MAIRIE.

Vive altercation entre le Ministre de l’Intérieur, M. Jocelerme Privert, et le maire de la capitale, M. Yves Médard. Le ministre a tenté de procéder à l’arrestation du maire, vendredi au local de la mairie, ce qui a provoqué une perte de connaissance du magistrat. Ce différend a éclaté lors d’une visite du ministre Privert à la municipalité. Il était venu s’informer de l’opération de « déguerpissement » des rues de la capitale portant les noms des héros de l’indépendance, entreprise par la mairie de Port-au-Prince depuis quelques jours. Cette opération a suscité de la colère parmi les petits détaillants qui ont été maltraités et dépossédés de leurs marchandises lors du passage des agents de sécurité affectés au service de la municipalité. Ces commerçants avaient organisé jeudi une manifestation devant le Palais National pour demander que justice soit rendue dans cette affaire. Notons que le ministre dément avoir tenté d’arrêter qui que ce soit.

 A LA PNH, DIFFICULTÉS DE JEAN ROBERT FAVEUR.

Le nouveau directeur de la police, M. Jean-Robert Faveur, n’aura pas l’opportunité d’accomplir sa tâche au sein de l’institution policière. C’est ce qu’a indiqué le dirigeant du PRANPRA. Selon M. Serge Gilles, les responsables lavalassiens au pouvoir ne feront aucun effort pour mettre des moyens à la disposition du nouveau patron de la police.

SITUATION ASSEZ TROUBLANTE AU COLLÈGE BIRD.

 La deuxième et dernière journée des examens de fin d’études primaires a été perturbée jeudi au siège du nouveau Collège Bird. Très tôt dans la matinée, les candidats disposaient déjà du texte de sciences expérimentales avec le sceau du Ministère de l’Education Nationale (MENJS), avant même d’entrer en salle. Les surveillants ont dû informer les responsables du MENJS, qui ont annulé les épreuves à cette école pour la journée.

WASHINGTON ET LE TRAFIC HUMAIN EN HAITI.

Haïti serait parmi les trois pays où le trafic humain ne serait pas un souci pour les responsables, selon un rapport du département d’état américain. Les autorités américaines reconnaissent cependant que l’état haïtien a fait des efforts dans ce domaine. Le rapport cite entre autres la loi sur le trafic d’enfant, des conférences sur la domesticité et la coopération du gouvernement à la publication d’une étude des Nations Unies pour lutter contre la domesticité. Toujours selon ce rapport, les autorités haïtiennes ont encore beaucoup à faire et doivent redoubler d’efforts pour mettre un terme à cette pratique.

PRÊT DE 30 MILLIONS DES BANQUES À L'ÉTAT HAITIEN.

 L’Association Professionnelle des Banques (APB) explique la nature de l’accord en passe d’être finalisé avec l’état haïtien. Selon les responsables de l’APB, cette somme de trente millions de dollars américains sera prêtée à l’état haïtien afin qu’il puisse honorer ses arriérés auprès de la Banque Interaméricaine de Développement (BID). L’APB rassure les clients des banques affiliées que toutes les dispositions ont été prises pour faciliter le bon déroulement du processus dans un climat de confiance. Le paiement des arriérés par l’état haïtien devrait aboutir au décaissement de plus de cinquante millions de dollars américains vers Haïti. De cette somme, trente millions seront remis directement aux banques par la BID, selon les clauses de l’accord conclu entre les deux parties.

DANS LES VILLES DE PROVINCE

A SAINT- MARC

’Etat haïtien a inauguré un nouveau complexe administratif à Saint-Marc. Cet espace loge l’administration locale des douanes et la Direction Générale des Impôts.

Le Ministère de l’Economie et des Finances a baptisé, le vendredi 6 juin, un complexe administratif à Saint-Marc. Ce bâtiment loge actuellement le bureau central de la Direction Générale des Impôts de cette commune ainsi que le nouveau service des douanes de cette ville. Ce nouveau centre de services, installés dans un local flambant neuf, est très apprécié par les habitants de la cité de Nissage Saget qui depuis longtemps plaident pour que les administrations publiques soient décentralisées.

Le directeur de l’Administration Générale des Impôts (DGI), M. John E Desroches, pense que cette réalisation va aider l’Etat haïtien à augmenter l’assiette fiscale de la république. M. Jean-Jacques Valentin, l’actuel Directeur Général de l’Administration des Douanes (AGD), a pour sa part insisté sur la volonté du gouvernement de rendre les entreprises publiques plus efficaces.

Les différents représentants de l’administration haïtienne qui avaient fait le déplacement pour l’occasion espèrent que ces services qui sont à la disposition des Artibonitiens vont les aider à utiliser les gammes de services qu’offre l’Etat à la population haïtienne.

La direction régionale qui se trouve à Saint-Marc servira d’entreprise-mère aux agences locales respectives qui se trouvent dans les différentes sections communales.

 

 

TOUJOURS À SAINT MARC

Saint-Marc : la disparition de deux containers et de deux véhicules au port de la ville fait des remous. Le suspect Numéro Un, un inspecteur du port, M. Renaud Louis, est accusé de vol par un employé du port, M. Figaro Désir, parce qu’il n’avait pas une pièce appelée « formule 58 » qui donne le droit aux clients de récupérer leur marchandise. Notons que Renaud Louis se trouve derrière les barreaux en compagnie de deux complices, en attendant les suites légales.

AUX GONAIVES

 La police a procédé à l’arrestation de plusieurs personnes impliquées dans la fuite du chef de l’armée « Cannibale », M. Amiot Métayer. Selon le directeur départemental de l’Artibonite, c’est le rôle de la police. Il a précisé que le fugitif Amiot Métayer se tenait toujours à couvert et qu’il était activement recherché par la police de l’Artibonite. Toutefois, M. Camille Marcellus attend les instructions du Ministre de la Justice pour agir. Le policier n’a pas précisé le nombre d’arrestations qui avaient été faites dans le cadre de cette affaire.

AUX CAYES

Installation jeudi du nouveau directeur départemental du Sud, M. Ralph Renaud Dominique. Il remplace à ce poste Godson Orellus. Le nouveau responsable de la police dans le Sud demande la collaboration des agents en vue d’accomplir un travail professionnel. Rappelons que, dans ce département, la police fait face à un sérieux problème de crédibilité. En effet, plusieurs agents sont actuellement sous les verrous pour implication dans le trafic de la drogue.

Le responsable local de la Convergence Démocratique, M. Gabriel Fortuné, dénonce un plan du délégué départemental de la région, M. Jacques Matelier, visant à l’assassiner. Selon M. Fortuné, il faut que le pouvoir exécutif prenne ses responsabilités dans cette affaire. Il en a profité pour informer la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme.

À THIOTE

L’Organisation Fanmi Lavalas (OFL) poursuit ses mini congrès à travers le pays, en prélude au congrès de décembre 2003. Dans cde contexte, c’est dans la commune de Thiote que le rassemblement a été organisé mercredi. Ces congrès font partie d’une vaste campagne de mobilisation visant à contraindre les autorités françaises à restituer une vingtaine de milliards de dollars américains à l’état haïtien. Dette contractée par la France en reconnaissance de l’indépendance du pays, selon les déclarations du Sénateur du Sud-Est, M. Prince Pierre Sonson, présent à ce rassemblement.

À JÉRÉMIE

La Caravane de l’Espoir fait sa dernière escale du pays dans la Grande-Anse. Lors de cette visite, le groupe des 184 présentera son document titré « nouveau contrat social » à la population de Jérémie. Cet opuscule a été présenté dans tous les départements du pays par la caravane de l’espoir.

À SAINT RAPHAËL

Le député de cette commune, M. Jocelyn Saint-Louis, annonce son retour dans la ville ce week-end, en dépit des manifestations et menaces des partisans du maire assassiné, M. Cernant Sévère. Le député a été récemment blanchi par la justice de l’assassinat du maire de la commune de Saint-Raphaël. Il est déterminé à se rendre dans sa circonscription. Il a toutefois prêché la paix entre les parties et au sein des proches du magistrat de la zone. Rappelons qu’au cours de cette fusillade deux personnes avaient trouvé la mort.

À MIREBALAIS

Les membres du parti au pouvoir dénoncent la mauvaise gestion de l’administration publique dans cette région du pays. Selon la Confédération Nationale des Organisations Paysannes (CONOP), une organisation pro-lavalas, une liste noire sera publiée dans le département, identifiant clairement les responsables lavalas corrompus. Son porte-parole explique que plusieurs fonds avaient été débloqués pour l’avancement de projets dans la région mais que tous étaient partis en fumée. L’éducation, l’alphabétisation et la scolarisation universelle sont quelques-uns des domaines touchés. Du riz qui était destiné aux démunis aurait également disparu

P-AU-P. UTILISATION DES ARMES À FEU PAR LES JEUNES D'HAITI.

Un colloque eut lieu à Port-au-Prince sur l’utilisation grandissante des armes à feu par les jeunes . Au cours de cette activité qui s’est tenue à l’Hôtel Montana ,le jeudi 12 juin 2003 , les intervenants ont exprimé leurs préoccupations sur ce phénomène d’autant qu’il fait des victimes.

Des organisations nationales et internationales se sont entendues pour tirer la sonnette d’alarme face à ce qu’elles appellent l’utilisation des armes légères par des jeunes et qui en sont dans la plupart des cas les principales victimes. De plus, la manipulation à grande échelle de ces armes par les jeunes serait à la base du banditisme et de l’insécurité grandissante dans le pays, selon Patrick Camille, secrétaire général du cercle des amis des droits humains.

Entre autre objectif visé par ces organisations : l’élaboration d’un plan d’action qui impliquerait la participation des institutions présentes au colloque sur le désarmement en vue de faire face à ce que les intervenants ont convenu d’appeler le phénomène de la prolifération des armes légères dans le pays. Patrick Camille en appelle à la bonne volonté de tous les secteurs. Chacun a sa part de responsabilité dans cette lutte, a martelé le secrétaire général du Cercle des Amis des Droits Humains.

Les intervenants à cet atelier de réflexion exhortent les instances compétentes à assumer leurs responsabilités afin de revenir à une société moins violente.

P-AU-P. DOSSIER D'HUBERT FEUILLÉ TOUJOURS DORMANT.

La Cour d’Appel de Port-au-Prince a renvoyé à la huitaine l’audience sur le dossier de l’assassinat par balle de l’ancien député de Port-Salut , Jean Hubert Feuillé, le 7 novembre 1995 , à Turgeau ( Port-au-Prince) . Au cours de la brève audition du jeudi 12 juin 2002, la défense de la famille Feuillé a mis l’accent sur les failles contenues dans le dossier qui mérite , selon elle, de retourner au Tribunal de Première Instance. Le frère de la victime , le sénateur Yvon Feuillé, présent à la séance , s’est félicité de la décision de la Cour .

L’avocat de l’accusé principal ,Benoit Laguerre, soutient que le Tribunal a agi dans le sens de la loi. M. Samuel Madistin estime que cette décision peut aider les parties à s’accorder sur les lacunes de l’ordonnance du Cabinet d’Instruction. L’homme de loi souhaite que la Cour d’Appel casse l’ordonnance en raison de ses nombreuses failles.

Le 12 mai dernier, le sénateur Lavalas Yvon Feuillé a dénoncé l’ordonnance rendue par le juge d’instruction en charge de l’enquête sur l’assassinat de son frère. Le parlementaire du 21 mai avait annoncé qu’il allait faire appel de la décision du magistrat pour que justice soit rendue .

Yvon Feuillé avait critiqué des vices de forme dans le document sur des questions essentielles telles l’identification d’un des présumés auteurs et le témoignage de la partie civile . En ce sens , le sénateur du Sud-Est avait révélé que le juge instructeur a pointé l’ex-député Benoit Laguerre et un ancien ministre de l’intérieur et de la défense dans le meurtre . Cet ex-ministre Lavalas qui n’a pas été identifié dans l’ordonnance est l’ancien général Wilthan Lhérisson , avait affirmé Yvon Feuillé. Le parlementaire avait ajouté qu’un conflit terrien serait à la base du malentendu entre les deux( 2) hommes.

De plus , M. Feuillé avait précisé que son frère s’était fait des ennemis parce que , d’une part , il était en faveur de la récupération des trois (3) ans passés en exil par le président Aristide et d’autre part, il enquêtait sur des gens au sein du Pouvoir qui donnaient des coups bas au Chef de l’Etat.

D’un autre côté, le sénateur Lavalas avait critiqué le juge d’instruction qui ne l’a appelé à aucun moment pour entendre sa plainte . Yvon Feuillé avait également noté que le magistrat n’a pas auditionné l’ex-député Gabriel Fortuné qui a été également victime lors de l’attentat . M. Feuillé avait indiqué que M. Fortuné a refusé à deux (2) reprises de répondre à une convocation mais soutient que la justice peut le contraindre à collaborer.

Gabriel Fortuné , aujourd’hui responsable de l’Opposition dans le Sud, a été grièvement blessé lors de cette attaque. A l’époque , dans des interviews accordées à la presse, il avait indiqué que les auteurs du meurtre de son collègue, Jean Hubert Feuillé , ancien garde du corps du Président Aristide ,devaient être recherchés au Palais National.

P-AU-P. EXPERTS À COMBATTRE LA VIOLENCE DANS LES CARAÏBES.

 Un comité regroupant des experts nationaux et internationaux a été formé ce vendredi en vue d'entreprendre des campagnes de sensibilisation à travers les médias, sur la nécessité de combattre la violence dans la Caraïbe.

Cette décison a été prise à la clôture d'un colloque international de 5 jours à l'hôtel Montana, autour de la polifération d'armes de poing dans le Caraïbe.

L'un des organisateurs, Serge Bordenave (Justice et Paix) a fait savoir que les membres du comité de suivi vont se transformer en travailleurs sociaux pour la paix dans la région ".

Des habitants de Cité Soleil qui intervenaient au cours du colloque ont témoigné de l'ampleur de la violence et de la polifération d'armes de poing dans ce quartier, a indiqué M. Bordenave.

Ce colloque a été l'initiative de plusieurs organisations internationales et locales dont la Conférence Episcopale, Justice et Paix, la " United Nations of Geneva et le Cercle des Amis des Droits Humains.

Des experts de la Caraïbe, de l'Europe et des offiels du gouvernement ont pris part à ce colloque.

De nombreuses armes en circulation en Haïti sont arrivés par la frontière haïtiano-dominicaine.

D'autres ont été tirées de l'arsenal des anciens militaires qui n'ont pas été désarmés lors de la campagne de désarmement lancée en 1995 par la force spéciale de l'ONU en Haïti.

Selon différentes sources, beaucoup de ceux qui sèment la terreur en Haïti, sont des anciens militaires ou des repris de justice déportés du Canada ou des Etats-Unis

OEA-HAITI. FIN AOÛT, POUR LE RAPPORT SUR HAITI.

 Le représentant spécial de de l'Organisation des Eats Américains en Haïti David Lee, a indiqué vendredi que le secrétaire général César Gaviria présentera à la fin du mois d'août, un rapport d'évaluation de la situation en Haïti.

Selon M. Lee, la teneur du rapport dépendra de l'évolution du dossier de la crise haïtienne.

Le secrétaire d'Etat américain, Collin Powell avait proposé sans succès lors de l'assemblée générale du Chili que l'OEA intègre dans sa résoluttion une clause accoordant jusqu'à septembre aux autorités haïtiennes pour qu'elles créent ce qu'il appelle les conditions favorables à la formation du nouveau CEP.

David Lee a déclaré avoir relevé certains progrès réalisés par le gouvernement d'Haïti dans le cadre de la résolution 822 de l'OEA notamment la nomination d'un nouveau directeur général à la tête de la Police Nationale et des changements opérés au niveau des directions départementales de l'institution policière.

Toutefois le représentant spécial de l'organisation hémisphérique en Haïti, a exprimé le souhait que le nouveau directeur général a.i de la PNH ait toute la latitude nécessaire pour accomplir sa tâche dans le cadre de la loi.

Dans sa dernière résolution sur Haïti, l'OEA avait également appelé les autres parties impliquées dans la crise à réagir de façon plus constructive aux récents efforts consentis par les autorités haïtiennes dans le sens de la résolution de la crise, notamment la nomination du nouveau chef de la police.

Plusieurs cadres de Fanmi Lavalas ont de nouveau appelé cette semaine les responsables de l'opposition à accepter de jouer leur partition dans le cadre de l'application de la résolution 822.

Non seulement, ils n'ont encore rien fait dans ce sens, mais ils encouragent leurs membres et partisans à créer des situations de violences suscepttibles d'entraver les efforts du gouvernement, ont-ils déploré.

P-AU-P. ALINA SIXTO D'AJOUPA DE CONNECTICUT EN VOGUE EN HAITI.

 Des haïtiens de la Diaspora, regroupés au sein de l'association dénommée " Ajoupa ", ont remis vendredi un lot de matériel médical au Ministère de la Santé Publique.

Selon la coordonnatrice du groupe Alina Sixto, ces matériels dont des lits, des matelas, des tables d'opération et des béquilles sont estimés à environ 3 millions de dollars américains.

Alina Sixto qui prenait la parole au cours de la cérémonie a fait savoir que ces équipements ont été réunis grace à la collaboration de tous les haïtiens composant le groupe Ajoupa, au profit de plusieurs centres de santé de la capitale et des villes de province qui font face, a-t-elle dit, à de sérieux problèmes de matériels.

Selon elle, ce don de matériel entre dans le cadre d'un effort conterté des haïtiens vivant dans le 10è département (diaspora) en vue d'aider le gouvernement à court de moyen, en raison a-t-elle dit, des sanctions économiques imposées à Haïti par la communauté internationale.

De son côté, le Ministre de la Santé Publique, Henry Claude Voltaire, a déclaré que ce don de matériel constitue le reflet de la solidarité existant entre le gouvernement et le 10è département.

Selon M. Voltaire, le Ministère procédera sous peu à la distribution de ces matériels dans les différents centres de santé de la République.

Le Ministre des Haïtiens Vivant à l'Etranger Lesly Voltaire qui a encouragé les membres de " Ajoupa " à continuer d'oeuvrer en ce sens, a invité toutes les autres asociations d'haïtiens de la diaspora à penser au haïtiens d'Haïti au moyen de dons de toutes sortes notamment des médicaments, des livres et des produits alimentaires.

M. Voltaire e exprimé le souhait que cette solidarité se poursuive de sorte que les centres de santé puissent être à même de desservir la population haïtienne en matière de soins de santé.

 

13 juin 2003
  NATIONS UNIES-HAITI. KENZO OSHIMA EN HAITI.
   DANS LES VILLES DE PROVINCE D'HAÏTI.
    P-AU-P. BEN DUPUY D'HAITI PROGRÈS A PARLÉ.
     P-AU-P. LA SUISSE A FAIT DON DE 31 MILLIONS À HAÏTI.
      P-AU-P. BRIAN DEAN CURRAN A DIT QUE ÇA SUFFIT AVEC HAITI.
      SAINT MARC. VOL DE CONTENEUR AU WARF. QUELLE AFFAIRE?
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NATIONS UNIES-HAITI. KENZO OSHIMA EN HAITI.

Le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Affaires humanitaires et coordonnateur des Secours d’urgences du bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), M. Kenzo Oshima, entreprendra, du 12 au 13 juin 2003, une visite officielle en Haïti dans le cadre d'une tournée qui le conduira dans plusieurs pays de la région Amérique latine et Caraïbes.

L'objectif de cette visite, la première de M. Oshima dans le pays depuis qu'il a été installé dans ses fonctions en janvier 2001, est de s'enquérir sur place de la situation humanitaire du pays et d'identifier, de concert avec les autorités nationales, la communauté des bailleurs, les organismes de coopération et les ONG, l'appui que les nations unies et la communauté internationale peuvent apporter à Haïti dans le domaine humanitaire.

A l'occasion, M. Oshima sera accompagné de Christelle Loupforest, responsable des affaires humanitaires, section Asie, Europe et Amérique latine au bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA).

De nationalité japonaise, M. Oshima combine une rare expertise et une riche expérience dans les domaines du développement et de l'assistance humanitaire pour avoir occupé des postes clé au sein du gouvernement du Japon avant d'intégrer le système des nations unies. Entre autres fonctions importantes, il a servi, d'août 1999 à janvier 2001, en tant que secrétaire exécutif à la division coopération pour la paix internationale au sein du bureau du Premier ministre japonais. A ce titre, il assumait pour le compte du gouvernement japonais la gestion des dossiers relatifs aux opérations de paix et aux efforts d'assistance humanitaire des nations unies à travers le monde. Par ailleurs, de 1997 à 1999, il a occupé le poste de directeur général au bureau de la coopération économique au ministère des affaires étrangères du japon et, de 1993 à 1995, celui de directeur de l'administration au département des affaires générales de l'agence du japon à la coopération internationale.

 

DANS LES VILLES DE PROVINCE D'HAÏTI.

AUX CAYES.

Six morts et une quinzaine de blessés lors d’un accident sur la route nationale numéro 2. les deux roues avant d’un camion qui assurait le trajet Cayes-Port-au-Prince ont été arrachées dans un nid-de-poule sur la route. C’est à ce moment que le véhicule s’est renversé. Le drame a eu lieu à hauteur de Boileau et Ducis, une localité non loin de Cavaillon. Le camion transportait des commerçantes. Les victimes sont actuellement soignées à l’hôpital général des Cayes.

JACMEL

 Le nouveau directeur départemental du sud-est a été installé à son poste, mardi, par une délégation dirigée par le directeur central de la police judiciaire, M. Jude Perrin. Le nouveau responsable de la police dans cette région promet de travailler en parfaite collaboration avec les habitants du sud-est et de Jacmel en particulier. La cérémonie s’est déroulée en présence du président de la chambre de commerce du sud-est, M. Jacques Kahwly, du maire de la ville, M Yves Paul, du délégué départemental, M. Eric Danis et de personnalités du monde judiciaire.

MIRAGOANE 

L’opposition dans les Nippes exige la libération du coordonnateur de la convergence, M. Hébert Cherissaint, arrêté par la police, il y a un peu plus d’une semaine. Wincher Odomas, le porte-parole de l’opposition dans la région des Nippes, indique que l’arrestation de M. Cherissaint est une manœuvre pour empêcher la participation de l’opposition aux élections. Il a déclaré que les autorités en place n’avaient pas la volonté de résoudre les problèmes du pays, vu les actes de plus en plus inacceptables qui se passent. Actuellement, Hébert Cherissaint est incarcéré au pénitencier national.

AU CAP

Le nouveau directeur départemental du nord, M. Chavannes Lucien, a été installé à son poste mardi. Ce dernier remplace Carlo Lochard qui a été rappelé à la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti (DGPNH) il y a un mois déjà. M. Chavannes Lucien promet de travailler avec la population capoise. Il promet également d’assurer un climat de sécurité et de paix dans la ville. Mais il sollicite déjà la collaboration et la participation de la population du Cap dans ce qu’il a appelé « la relation police-population ». « La première tâche à accomplir, c’est de faire renaître un climat de confiance au sein de la population », a-t-il martelé. Un nouveau commissaire de police a été également installé dans la ville. Il s’agit de M. Jean Elder Collinet.

SAINT RAPHAËL

Plusieurs dizaines de proches du magistrat Cernant Sévère ont manifesté mardi contre le retour du député Jocelyn Saint-Louis dans la région. Ce parlementaire avait été accusé de l’assassinat du maire de Saint-Raphaël, M. Cernant Sévère, mais a été acquitté par la justice. Les proches du défunt ont également lancé une mise en garde contre le parlementaire quant à son retour dans la commune. Ils menacent également de provoquer une vague de violence dans la région si le député Saint-Louis s’obstine à retourner dans la ville.

 

P-AU-P. BEN DUPUY D'HAITI PROGRÈS A PARLÉ.

Le dirigeant du PPN a qualifié la déclaration faite par le Secrétaire d’Etat américain sur la crise politique locale de menace. Collin Powell a lancé un ultimatum de trois mois à l’OEA pour résoudre la question haïtienne

Ben Dupuy a appelé les autorités gouvernementales haïtiennes à la vigilance par rapport à la position des Etats-Unis qui, selon lui, entendent à tout prix conduire le pays à la dérive. Il a affirmé que le délai fixé par Collin Powell était une manoeuvre pour empêcher la mise en place à temps d’un CEP, afin de prêter au pouvoir un caractère dictatorial.

Il a demandé au régime lavalas de couper les ponts avec l’opposition pour former le nouveau conseil électoral provisoire. « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour organiser les élections, avec ou sans la Convergence, pour éviter un vide institutionnel en janvier 2004 », a-t-il dit.

Monsieur Dupuy a accusé l’opposition d’ourdir un complot visant à offrir toutes les possibilités aux étrangers de contrôler la police nationale et de créer un conflit entre le pouvoir et ses bases populaires.

P-AU-P. LA SUISSE A FAIT DON DE 31 MILLIONS À HAÏTI.

La Confédération helvétique a annoncé, mardi 10 juin en marge de la 33e Assemblée générale l'Organisation des Etats américains à Santiago du Chili, le don de 31 millions de dollars à la mission spéciale de l'OEA en Haïti.

Santiago du Chili - La Suisse a annoncé mardi à Santiago du Chili l'octroi d'une aide de 31 millions de dollars à la mission spéciale de l'Organisation des Etats américains en Haïti, lors d'une cérémonie officielle à laquelle ont participé le secrétaire général adjoint de l'organisation Luigi Einaudi, l'ambassadeur haïtien au Chili Guy Lamothe et son homologue suisse Christian Havswith.

« Cette somme devra servir à financer des émissions radiophoniques axées sur le dialogue et la conscience civique », a fait savoir le numéro 2 de l'OEA en marge de cette cérémonie.

L'ambassadeur suisse, Christian Havswith a pour sa part déclaré que « ces émissions permettront au peuple haïtien de mieux comprendre les notions de démocratie, de tolérance et les élections. »

Selon une source proche de l'organisation hémisphérique ce projet d'émissions a été proposé par le chef de la mission de l'OEA en Haïti, M. David Lee.

P-AU-P. BRIAN DEAN CURRAN A DIT QUE ÇA SUFFIT AVEC HAITI.

Après le secrétaire d’Etat Collin Powell, c’est autour de l’ambassadeur Brian Dean Curran de faire écho de la déception du gouvernement américain face à ce qu’il appelle l’absence de volonté du régime en place de résoudre la crise politique née des élections législatives contestées du 21 mai 2000. Washington presse les autorités de Port-au-Prince d'appliquer les résolutions de l’OEA sur l’impasse actuelle.

“ça suffit”, a martelé l’ambassadeur américain à Port-au-Prince le mardi 10 juin 2003, 24 heures après l’intervention du chef de la diplomatie des Etats-Unis, Collin Powell. “ça suffit”, deux (2) mots qui expliquent tout, surtout le ras-le- bol de l’administration Bush. Son représentant en Haïti soutient que la crise ne peut perdurer éternellement. En clair, le Pouvoir Lavalas doit agir et vite avant l’expiration du délai qui lui est accordé par Washington pour appliquer dans son intégralité la Résolution 822 de l’OEA. « ça ne peut continuer éternellement », a déclaré Brian Dean Curran.

Le gouvernement américain insiste très clairement pour que les autorités haïtiennes prennent toutes les mesures nécessaires pour la mise sur pied d’un Conseil Electoral Provisoire (CEP) crédible. Des mesures qui doivent être effectives d’ici septembre. Passé ce délai, a averti le secrétaire d’Etat Collin Powell, Washington pourrait demander une réévaluation de la mission de l’OEA en Haiti.

Pour l’instant, on évite de dire si le dossier de la crise haïtienne sera transféré à une autre instance internationale en cas d’une mauvaise performance de l’OEA ou si l’Administration Américaine va prendre les choses au sérieux . Brian Dean Curran, lui aussi , se montre prudent et pense qu’il faut attendre le mois de septembre pour avoir une réponse. En raison de cette crise sans issue, le gouvernement risque de perdre gros car l’assistance américaine continuera de passer par les ONG, précise le diplomate. Mais, une fois que les autorités Lavalas auront mis fin à la crise politique, une bonne partie de l’aide pourrait passer directement par les institutions publiques. Dans l’état actuel des choses, Brian Dean Curran ne s’attend même pas à un miracle et évite de spéculer sur l’issue de la crise. Il faut attendre septembre, dit-il .

SAINT MARC. VOL DE CONTENEUR AU WARF. QUELLE AFFAIRE?

L’appareil judiciaire et les autorités administratives ont lancé une enquête sur la disparition d’un conteneur au Warf de Saint-Marc, le 28 mai 2003 . Le ministre des Finances, Faubert Gustave, se refuse à fournir des détails sur l’ état d’avancement du dossier notamment au niveau administratif.

A l’issue d’une séance d’audition au Sénat , le mardi 10 juin 2003 , M. Gustave qui accompagnait le directeur général des Douanes, Jean Jacques Valentin, a donné l’assurance que l’affaire serait traitée avec sérieux. D’ailleurs, a-t-il précisé, des interpellations ont été déjà effectuées.

De son côté, le président de la Commission Finances du Sénat ,Prince Pierre Sonson, en a profité pour mettre en relief les cas de fraude répétés enregistrés au niveau de la douane et d’autres institutions autonomes. Le parlementaire dénonce entre autres le mode de gestion à l’Autorité Portuaire Nationale (APN), à la Téléco et à l’Electricité d’Haiti (EDH).

Dans une note d’information publiée le 2 juin dernier , l’Administration Générale des Douanes (AGD) a précisé que le conteneur en question renfermait deux (2) véhicules de luxe et a été volé après les heures de bureau au parking de l’APN . De plus , l’AGD précise qu’elle n’a pas pu vérifier ces marchandises ni en autoriser la livraison .

La note révèle que « quand la surveillance douanière à Source Matelas (Cabaret) a tenté de stopper le conteneur circulant en direction de Port-au-Prince , il était déjà sous le contrôle de la police ». L’AGD ajoute que « le borderau exhibé par les délinquants arrêtés , émis au nom de Fritzner Mathurin , ne couvre pas l’importation en question . Celle-ci est destinée plutôt , suivant les documents en possession de l’AGD à M. Pauléus Paul ». La note des autorités douanières conclut qu’elle n’a pas émis « d’ordre de livraison (Formule 58) en la circonstance ».

Cette affaire fait couler beaucoup d’encre à Saint Marc et les conjectures vont bon train sur les auteurs véritables de cet acte .

10 Juin 2003
SANTIAGO. FIN DE LA 33ème SESSION GÉNÉRALE DE L'OEA
 SANTIAGO. JOSEPH P. ANTONIO ET LA DÉLÉGATION HAITIENNE.
  SANTIAGO. COLIN POWELL ET LE DOSSIER D'HAÏTI.RÉACTIONS.
   P-AU-P. PARLEMENTAIRES HAÏTIENS FACE À L'OEA ET L'OPPOSITION.
    P-AU-P. PARLEMENTAIRES HAÏTIENS FACE À L'OEA ET L'OPPOSITION.
     P-AU-P. ONG D'HAITI ET L'ASSISTANCE AMÉRICAINE.
      WASHINGTON. COLIN POWELL ET HAÏTI. AVERTISSEMENT.
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SANTIAGO. FIN DE LA 33ème SESSION GÉNÉRALE DE L'OEA

L'organisation des Etats Américains (OEA), a adopté mardi une nouvelle résolution appelant les différents protagonistes de la crise à respecter leurs engagements dans le cadre de la résolutionn 822 de l'OEA.

La résolution appelle tous les secteurs concernés à désigner leur représentant au conseil électoral une fois les conditions reunies.

Dans ce document adopté par consensus à Santiago du Chili, il a été reconnu que le gouvernement a accompli ces dernières semaines des pas signicatifs notamment avec la nomination d'un nouveau directeur général pour la police nationale en consultation avec l'OEA.

L'opposition et les secteurs de la société civile ont été ainsi invitées à réagir de manière plus connstructivves aux récents efforts déepployés par le gouvernement dans le cadre de la résolution de la crise.

La résolution appelle toutefois les autorités à poursuivre leurs effoorts dans le cadre de la professionnalisation de la police.

Dans ce document, l'OEA prévient qu'elle ne supportera aucune action visant à renverser le président constitutionnel d'Haïti.

La proposition faite dimanche par le secrétaire d'Etat américain Collin Powell, appelant à la fixation d'un délai au gouvernement haïtien pour qu''il crée les conditions favorables à la formation d'un nouveau conseil électoral, n'a pas été retennue dans la résolution de l'OEA.

De même, les representants des 34 pays membres n'ont pas tenu compte dees diifferents appels de l'opposition haïtienne reclamant l'application de la charte démocrattique contre haïti.

Des leadres de l'oppposition avaiennt affirmé en avoir obtenu la garantie du représentant speecial de l'OEA en Haïti. Ce que M. David Lee s'était empressé de démentir.

Le chancelier Joseph Philipppe Antonio s'est declaré satisfait de la resolution de l'OEA en depit de ses limitations.

" Elle a offert un cadre à toutes les parties haïtiennes pour contribuer à la résolution définitive du conflit post-électoral de l'an 2000", a-t-il fait savoir.

Le chancelier haïtien satisfait de la participation de la delégation haïtienne à la 33ème assemblée générale de l'OEA

SANTIAGO. JOSEPH P. ANTONIO ET LA DÉLÉGATION HAITIENNE.

Le Ministre des Affaires Etrangères, Joseph Philippe Antonio a indiqué mardi que la délégation haïtienne a participé avec succès à la 33ème assemblée générale de l'OEA qui a pris fin ce mardi.

Le chef de la délégation qui a pris la parole dans toutes les séances de travail a retracé les efforts du gouvernement en vue de la consolidation de la démocratie en Haïti.

Selon le chancelier, la délégation a passé la majeure partie de la rencontre à discuter sur les dispositions à adopter en vue de l'amélioration de la gouvernance démocratique et la liberté de la presse et d'expresssion dans l'hémisphère.

M. Antonio a fait part de l'intention du gouvernement de compléter la ratification du processus de la Convention Internationale Américaine sur la corruption dans un futur très proche.

" Lheure n'est plus à retarder le processus de démocratisation de la nation haïtienne " a souligné M. Antonio.

Il a souligné la volonté du gouvernement de continuer à prendre des initiatives visant à renforcer la démocratie et créer un environnement approprié à la tenue d'élections dans le pays.

Le chancelier haïtien a rappelé à cet effet, la nomination du nouveau chef de la Police Nationale par le Président Aristide en consultation avec l'OEA, dans le but de faciliter la résolution de la crise.

Joseph Philippe Antonio, s'est déclaré satisfait du rapport de l'Organisation des Etats Américains (OEA) dans lequel la Convergence démocratique et la société civile ont été invitées à prendre des mesures concrètes dans le cadre de la résolution 822 et à s'abstenir d'actes visant au renversement du gouvernement d'Haïti.

Il a exprimé le souhait que la misssion spéciale de l'OEA continue de faire préssion sur les différents protagonistes pour les pousser à contribuer à la résolution de la crise haïtienne.

Le chef de la délégation a dit également espérer que l'OEA adoptera les dispositions nécessaires pour convaincre les institutions financières internationales de la nécessité de reprendre leur coopération financière avec haïti, en raison de tous les sacrifices consentis par le gouvernement.

Le président de la République a une nouvelle fois fait appel à la société civile et à l'opposition de prendre part à la constitution du nouveau CEP.

SANTIAGO. COLIN POWELL ET LE DOSSIER D'HAÏTI.RÉACTIONS.

La Ministre de la Culture ett de la Communication Lilas Desquiron, a déploré mardi que le secrétaire d'Etat américain Colin Powell ait fait fi des efforts consentis par le gouvernement haitien en ce qui a trait à la mise en place du nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP).

Le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, avait proposé dimanche à l'ouverture de la 33è assemblée de l'OEA qu'il soit accordé un délai expirant au mois de septembre au gouvernement haïtien pour qu'il accomplisse des progrès dans la formation du nouveau CEP. Dans le cas conttraire, l'OEA pourraitt être appelée à réevaluer son rôle en Haïti.

Selon la Ministre de la Culture, les Etats-Unis le secrétaire d'etat américain cherchait ainsi à influencer la résolution des Etats membres de l'OEA sur le dossier d'Haïti..

Selon des sources dignes de foi, cette propositioion n'a pas été pris en compte dans le perojet de résolution qui doitt être adoptée ce mardi par l'assemblée générale de l'OEA à Santiago du Chili.

Mme Desquiron a fait savoir que le gouvernementd'Haïti a déjà consenti d'énormes sacrifices dans le cadre de l'application de la résolution 822 de l'OEA et continuera d'oeuvrer en faveur d'une solution à la crise en dehors de toute pression américaine.

La Ministre dit déplorer que M. Powell ne se soit pas adressé à l'opposition et certains secteurs de la société civile qui continuent, a-t-elle dit, de faire obstacle à la constitution du nouvel organisme électoral

Parallèlement, la Convergence Démocratique s'est félicité des déclarations de M. Powell qui consttituent, selon lui, une mise en garde aux autorittés haïttiennes.

Un des porte-parole de cette coalition, Micha Gaillard s'est réjoui que le secrétaire d'Etat américain n'ait pas formulé de critiques à l'égard de l'opposition..

Selon M. Gaillard, la Convergence continuera de conditionner sa participation au déblocage du pays à l'arrestation du chef d'OP de Raboteau, Amiot Métayer (favorable à Fanmi lavalas) et au démantèlement de tous les gangs armés.

Des hommes armés qui feraien partie d'une certaine armée dite "San manman" réputée proche de la Convergence, ont été accusés ces derniers mois d'implicattion dans l'assassinat de plusieurs personnes dont des militants de fanmi lavalas, des policiers, des chauffeurs et de simples citoyens.

Ces actes meurtriers ont été perpétrés particulièrement dans le platau central à Petit-Goâve et au Cap-haïtien.

Par ailleurs, le repris de juustice Jean Pierre alias jean Tatatoune, connu comme un partisan de l'opposttion, évadé de prison en même temps qu''Amiott Etayer est toujours en liberté en dépit du fait qu'il ait été condamné pour sa participation au massacre de Raboteau. (avril 1994)

P-AU-P. PARLEMENTAIRES HAÏTIENS FACE À L'OEA ET L'OPPOSITION.

Le président du Sénat Fourel Célestin, a appelé lundi les membres de l'organisation des Etats Américains (OEA) à adopter une résolution en faveur du déblocage de la crise haïtienne, à l'occasion de l'ouverture de la 2è session ordinaire annuelle de l'Assemblée nationale.

Selon M. Célestin, l'assemblée générale de l'OEA qui se tient actuellement au Chili, devrait prendre note des efforts consentis par le gouvernement en vue de la résolution du conflit post-électoral.

Il a formulé le souhai que la 33è assemblée de l'OEA soit le haut lieu de discussions positives pouvant ouvrir la voie non seulement au déblocage de la crise post-électorale mais aussi à la reprise de l'aide internationale à Haïti.

Le président du Sénat a également invité les membres de l'opposition à rejoindre ce qu'il appelle le camp de la sagesse et du dialogue pour faire avancer le pays.

Pour sa part, le député de Trou du Nord Rudy Hérivaux, a invité l'opposition à agir au lieu de s'amuser à faire semblant,. en faisant toute une série de déclarations de bonnes intentions.

M. Hérivaux a fait savoir que tout ce que l'opposition doit faire c'est de désigner son représentant au nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP) afin de faciliter l'organisation des prochaines élections législatives.

Le député invite la Convergence à renoncer à la stratégie consistant à faire passer le temps en laissant pourrir la crise au détriment de la population.

P-AU-P. RAPPORT DU SECRÉTAIRE D'ÉTAT À LA JEUNESSE.

Le secrétaire d'Etat à la Jeunesse, aux Sports et au Service Civique Hermane Nau, a informé mardi des différentes activités entreprises par son institution en faveur de la jeunesse depuis son arrivée à ce poste, en 2001.

A l'occasion de la 25è édition des " Mardis de la Presse ", le secrétaire d'Etat a rappelé la mission de son institution qui consiste à orienter, à encadrer et à accompagner la jeunesse du pays, dans le cadre du programme " investir dans l'humain ", initié par le Président Aristide.

" Si on se soucie pas des jeunes, la force motrice qu'ils représente pour le pays peut devenir destructrice et conduire à la catastrophe ", a lancé M. Nau.

Selon M. Nau, des activités socio-culturelles ont été entreprises par la Secrétairerie d'Etat à la Jeunesse et aux sports au profit de plus de 30 milles jeunes, à travers tous le pays, en dépit a-t-il dit des difficultés économiques énormes rencontrées dans son administration.

M. Nau a promis de créer beaucoup d'espaces de jeu dans le pays pour permettre aux jeunes de s'épanouir et d'encourager également la tenue de compétitions sportives à tous les niveaux pendant les vacances d'été.

Un montant de 1.400.000 dollars américains a été débloqué pour le paiement d'une dette sur la réalisation du Parc Jean Marie Vincent en vue de son achèvement.

Sur un autre plan, La Secrétairerie d'Etat a formé 64 moniteurs alpha dans le cadre du programme d'alphabétisation prôné par le chef de l'Etat et mis sur pied différentes activités pouvant permettre aux jeunes d'apprendre un métier, a informé Hermane Nau.

Dans le cadre d'un programme Alpha-quartier mis sur pied, les brigadiers de la Secrétairerie d'Etat procèderont à la mise en terre de 1000 plantules sur le vaste terrain logeant le centre de formation de la Croix-des-Bouquets.

Selon le secrétaire d'Etat, une législation sportive est actuellement en préparation pour permettre aux responsables de sports d'avoir des réglements à respecter en vue de la bonne marche des activités sportives.

M. Nau s'est surtout félicité de ce qu'il appelle " la soirée des titans" réalisée par la Secrétairerie d'Etat au cours de laquelle les footballeurs haïtiens de la coupe du monde de 1974 et d'autres athlètes dont Dudeley Dorival et Nadine Faustin ont été reçus et auxquels le Président de la République a remis des présents et un drapeau national.

P-AU-P. ONG D'HAITI ET L'ASSISTANCE AMÉRICAINE.

Port-au-Prince, 10 juin 2003 -(AHP)- L'ambassadeur américain en Haïti Brian Dean Curran, a informé mardi que le gouvernement américain a augmenté le budget de l'assistance des Etats-Unis à Haïti de 6 millions de dollars pour l'exercice fiscal 2002/2003.

Lors d'une rencontre avec la presse, l'ambassadeur a indiqué qu'il s'agit d'une 2è augmentation du budget qui le fait passser de 54 millions de dollars à 70 millions.

Selon lui, cette nouvelle hausse de 10% du budget, découlée de l'augmentation de l'enveloppe allouée au programme d'assistance alimentaire qui s'élève actuellement à environ 32 millions de dollars, porte l'augmentation totale à 16% par rapport à l'exercice précédent.

Il a également précisé que la majeure partie de cette somme sera allouée aux organisations non gouvernmentales nationales et internationales oeuvrant notamment dans le domaine de l'Education et de la santé.

L'ambassadeur américain a indiqué q'une partie de l'aide sera mise à la disposition de la Police Nationale.

Brian Dean Curran, a tenté d'expliquer la canalisation de la majeure partie de l'aide vers les organisations non gouvernementales par le fait que selon lui les personnes concernées seraient touchées plus rapidementent.

Il a également fait savoir que le gouvernement américain n'est pas satisfait de la façon dont les autorités haïtiennes ont géré le conflit post-électoral de l'an 2000.

Le diplomate américain a formulé le souhait qu'une solution soit trouvée à la crise politique pour que le gouvernement puisse bénéficier directement de cette aide.

Plusieurs secteurs ont questionné à maintes reprises ces dernières années la gestion des fonds accordés par le gouvernement américain à certaines ONGs qui n'auraient, selon eux, ni la capacité ni la compétence et ni la crédibilité nécessaire pour entreprendre des projets d'envergure en faveur de la population.

Avertissement de l’administration américaine au Pouvoir Lavalas et à l’OEA . Septembre, nouveau délai …

Le gouvernement américain fait monter la pression sur son homologue haitien . A l’ouverture des débats à la 33ème Assemblée Générale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) à Santiago au Chili, le lundi 9 juin 2003 , le secrétaire d’Etat , Collin Powell , a dénoncé le non-respect des Résolutions 806 et 822 . Le chef de la diplomatie américaine accuse le Pouvoir du Président Jean Bertrand Aristide de maintenir l’impasse. Un délai est accordé aux autorités pour créer les conditions de la mise en place du Conseil Electoral.

Critiques, menaces, nouveau délai accordé à Haïti pour sortir de l’impasse, bref, c’est la toile de fond de la déclaration de Collin Powell à la deuxième journée du Sommet de l’OEA. Vis-à-vis de Lavalas, le secrétaire d’Etat américain hausse le ton en fustigeant les autorités haïtiennes pour leur inaction, selon lui, à sortir le pays de l’impasse. Le numéro un de la chancellerie américaine accorde au gouvernement de Port-au-Prince un délai expirant en septembre pour la mise en oeuvre des mesures nécessaires à la création d’un Conseil Electoral Provisoire (CEP) dans un climat satisfaisant de sécurité.

Intervenant à la 33ème assemblée générale de l’OEA à Santiago du Chili, le chef de la diplomatie américaine menace de demander une réévaluation du rôle de l’OEA en Haïti si d’ici septembre rien n’est fait dans le sens souhaité. Une déclaration qui va à peu près dans le sens des membres de l’Opposition haïtienne et de la Société Civile qui, ces derniers jours émettaient à cor et a cri le souhait que le dossier d’Haïti soit confié à une autre instance internationale. Faisant fi , de toute évidence, de ce que Port-au-Prince appelle des avancées significatives dans la mise en oeuvre de la 822, le secrétaire d’Etat américain Collin Powell parle de laxisme du gouvernement Lavalas pour sortir le pays de la crise politique.

Plus loin, M. Powell estime que la démocratie et la croissance économique en Haïti sont menacées à cause « de l ‘incapacité du gouvernement à créer les conditions pour une solution électorale à l’impasse politique ». Puis, en terme d’assistance, le secrétaire d’Etat américain annonce que Washington allait apporter une aide supplémentaire de 1 million de dollars à la Mission Spéciale de l’OEA en Haïti et d’une augmentation de l’aide humanitaire à hauteur de 70 millions de dollars.

Le mois de septembre prochain évoqué par Collin Powell correspondra avec le vote, il y a un an, le 4 septembre, de la Résolution 822. Le chef de la diplomatie américaine soutient que le peuple haïtien a attendu longtemps,trop longtemps, répète-t-il, pour que ses leaders respectent les Résolutions 806 et 822.

WASHINGTON. COLIN POWELL ET HAÏTI. AVERTISSEMENT.

Le gouvernement américain fait monter la pression sur son homologue haitien . A l’ouverture des débats à la 33ème Assemblée Générale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) à Santiago au Chili, le lundi 9 juin 2003 , le secrétaire d’Etat , Collin Powell , a dénoncé le non-respect des Résolutions 806 et 822 . Le chef de la diplomatie américaine accuse le Pouvoir du Président Jean Bertrand Aristide de maintenir l’impasse. Un délai est accordé aux autorités pour créer les conditions de la mise en place du Conseil Electoral.

Critiques, menaces, nouveau délai accordé à Haïti pour sortir de l’impasse, bref, c’est la toile de fond de la déclaration de Collin Powell à la deuxième journée du Sommet de l’OEA. Vis-à-vis de Lavalas, le secrétaire d’Etat américain hausse le ton en fustigeant les autorités haïtiennes pour leur inaction, selon lui, à sortir le pays de l’impasse. Le numéro un de la chancellerie américaine accorde au gouvernement de Port-au-Prince un délai expirant en septembre pour la mise en oeuvre des mesures nécessaires à la création d’un Conseil Electoral Provisoire (CEP) dans un climat satisfaisant de sécurité.

Intervenant à la 33ème assemblée générale de l’OEA à Santiago du Chili, le chef de la diplomatie américaine menace de demander une réévaluation du rôle de l’OEA en Haïti si d’ici septembre rien n’est fait dans le sens souhaité. Une déclaration qui va à peu près dans le sens des membres de l’Opposition haïtienne et de la Société Civile qui, ces derniers jours émettaient à cor et a cri le souhait que le dossier d’Haïti soit confié à une autre instance internationale. Faisant fi , de toute évidence, de ce que Port-au-Prince appelle des avancées significatives dans la mise en oeuvre de la 822, le secrétaire d’Etat américain Collin Powell parle de laxisme du gouvernement Lavalas pour sortir le pays de la crise politique.

Plus loin, M. Powell estime que la démocratie et la croissance économique en Haïti sont menacées à cause « de l ‘incapacité du gouvernement à créer les conditions pour une solution électorale à l’impasse politique ». Puis, en terme d’assistance, le secrétaire d’Etat américain annonce que Washington allait apporter une aide supplémentaire de 1 million de dollars à la Mission Spéciale de l’OEA en Haïti et d’une augmentation de l’aide humanitaire à hauteur de 70 millions de dollars.

Le mois de septembre prochain évoqué par Collin Powell correspondra avec le vote, il y a un an, le 4 septembre, de la Résolution 822. Le chef de la diplomatie américaine soutient que le peuple haïtien a attendu longtemps,trop longtemps, répète-t-il, pour que ses leaders respectent les Résolutions 806 et 822.

 

 

9 Juin 2003

OEA-HAITI. GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE, THÈME DE LA 33ÈME DEL'OEA.
OEA-HAITI. LA CONVERGENCE ET SON REPRÉSENTANT AU CEP.
P-AU-P. SÉNATEUR FEUILLÉ ET LA PROMESSE DE LA CONVERGENCE.
P-AU-P. DAVID LEE ET LA NOMINATION DU NOUVEAU DIRECTEUR DE LA PNH.
P-AU-P. HOMMAGE À RENÉ THÉODORE

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OEA-HAITI. GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE, THÈME DE LA 33ÈME DEL'OEA.

 Les travaux de la 33è session générale de l'organisation des Etats Américains (OEA), ont démarré effectivement ce lundi autour du thème " gouvernance démocratique ", au Chili.

Lors de l'ouverture de la session dimanche, le secrétaire général de l'OEA, César Gaviria a mis l'accent sur la situation qui prévaut dans de nombreux pays de l'Hémisphère dont le Vénézuéla, le Brésil, le Pérou et l'Argentine.

Concernant la situation en Haïti, il a invité les différents protagonistes de la crise en particuleir les autorités gouvernementales à donner suite aux différentes exigences contenues dnas la résolution 822 de l'OEA.

Dans un projet de résoilution sur Haïti mis en circiulation dimanche, il est écrit que les recommandations qui ont été faites au gouvernement haïtien par la mission de haut rang de l'OEA restent toujours de mise.

Toutefois, il est reconnu que le gouvernement a accompli ces dernières semaines des pas signicatifs notamment avec la nomination d'un nouveau directeur général pour la police nationale en consultation avec l'OEA

L'opposition et les secteurs de la société civile sont également appelés à honorer leurs engagements dans le cadre de la résolution 822.

Dans ce projet de résolution, il est dit clairement que l'OEA ne supportera aucune action violente visant à renverser le président constitutionnel d'haïti.

Il est noté que l'organisation d'élections constituent une exigence dans toute société démocratique.

Le secrétaire d'Etat américain Collin Pwell a indiqué lundi qu'un délai expirant au mois de septembre devrait être accordé au gouvernement haïtien pour qu''il crée les conditions favorables à la formation d'un nouveau conseil électoral.

Sinon, a-t-il dit, l'OEA devrait réévaluer son rôle en Haïti.

Avant son départ pour le Chili, le chancelier Joseph Philippe antonio avait exprimé le souhait que l'organisation hémisphérique fasse pression sur l'opposition et la société civile pour qu'elle facilitent la constitution du nouveau CEP qui doit organiser les législatives anticipées de la fin 2003.

M. Antonio avait fait savoir qu'il insisterait sur le fait que l'opposition et les secteurs de la société civile impliqués dans la formation du nouveau Conseil Electoral Provisoire, n'ont jusqu'ici rien fait pour favoriser la mise en oeuvre de ladite résolution.

Il avait également promis d' encourager les bailleurs de fonds internationaux à reprendre la coopérationavec Haïti, compte tenu des efforts énormes consentis, a-t-il dit, par le gouvernement pour sortir le pays de l'impasse.

OEA-HAITI. LA CONVERGENCE ET SON REPRÉSENTANT AU CEP.

La Convergence Démocratique a informé lundi avoir adressé une correspondance au conseil permanent de l'Organisation des Etats Américains (OEA), pour lui faire part de son intention de désigner son représentant au nouveau Conseil Eléctoral Provisoire.

Dans un interview, un membre du directoire de cette coalition politique, Gérard Pierre Charles, a déclaré avoir conditionné la matérialisation de cette promesse à l'application intégrale par le gouvernement de la résolution 822 de l'OEA.

M. Pierre-Charles a encore ajouté que c'est après l'évaluation des mesures concrètes qu'aura prises le Président Aristide pour rétablir ce qu'il appelle un climat de confiance dans le pays, que la Convergence est diposée à remplir cet engagement auquel elle avait souscrit dans le cadre du projet d'accord initial relatif à la formation du CEP.

M. Pierre-Charles qui reprend les mêmes exigences formulées dans les précédentes lettres adressées à l'OEA, a toutefois présenté cette corresponce comme une preuve de la bonne volonté de la convergence de favoriser une sortie de crise.

" Nous sommes arrivés à un carrefour où les positions du pouvoir Lavalas et de l'opposition doivent être claires pour tout le monde ", a lancé M. Pierre Charles.

P-AU-P. SÉNATEUR FEUILLÉ ET LA PROMESSE DE LA CONVERGENCE.

Le sénateur du Sud Yvon Feuillé, a minimisé lundi la correspondance adressée par la Convergence Démocratique à l'Organisation des Etats Américains (OEA), dans laquelle elle aurait fait part de sa intention de déléguer son représentant au nouveau Conseil Electoral Provisoire (CEP)

Dans une interview à l'AHP, M. Feuillé a déclaré que la Convergence ne peut plus tromper personne avec ses manoeuvres de diversion.

Il est clair pour tous que la position jusqu'auboutiste de Convergence n'a pas changé d'un iota, a lancé Yvon Feuillé, expliquant que la chose la plus importante aujourd'hui est que cette coalition politique désigne son représentant au CEP pour faciliter l'organisation de prochaines élections et surtout qu'elle fasse la promesse formelle à l'OEA de ne plus entreprendre des mouvements de destabilisation contre les intérêts de la population et contre les autorités constitutionnelles.

Selon le parlementaire, la Convergence a entrepris cette démarche dans l'espoir de détourner l'attention de de l'OEA de son inaction dans le dossier de la résolution de la crise, puisqu'elle n'a encore rien fait pour favoriser l'application de la résolution 822.

M. Feuillé invite l'OEA à fixer un délai à l'opposition et aux secteurs de la société civile pour qu'elles désignent leur représentant au nouveau CEP.

" Au cas où ces secteurs-là s'obstineraient dans leur refus d'intégrer le nouveau CEP, l'OEA devrait adopter une nouvelle méthode de formation de l'organisme électoral pour débloquer la situation ", a lancé M. Feuillé.

P-AU-P. DAVID LEE ET LA NOMINATION DU NOUVEAU DIRECTEUR DE LA PNH.

Port-au-Prince, 9 juin 2003 -(AHP)- L'organisation politique Fanmi Lavalas a déclaré lundi prendre note des déclarations faites par le représentant spécial de l'Organisation des Etats Américains (OEA) en Haïti, David Lee, relatives à la nomination du nouveau directeur général ai à la tête de la Police Nationale d'Haïti (PNH), Jean-Robert Faveur.

Le sénateur de la Grande-Anse Gérald Gilles, a mis la représentation diplomatique de l'OEA dans le pays en garde contre tout revirement, comme ce fut le cas a-t-il dit, après les élections législatives de mai 2000.

M. Gilles dit souhaiter que l'OEA accorde une assistance technique et logistique à la PNH afin de l'aider à accomplir sa mission de servir et protéger la population dans la perspective des prochaines élections.

La Convergence fait un pas dans le sens de sa participation au Conseil Electoral

La principale coalition de l’Opposition assouplit sa position relative aux conditions de participation au Conseil Electoral Provisoire ( CEP) . La Convergence Démocratique se dit disposée à y déléguer son représentant moyennant la satisfaction de certaines revendications .

Dans une lettre en date du 2 juin 2003 adressée au président du Conseil Permanent de l’ OEA , Odeen Ishmael , la Convergence se dit prête à participer à la formation du Conseil Electoral Provisoire (CEP) si le Président Jean Bertrand Aristide rétablit le climat de confiance en appliquant la Résolution 822 et les demandes spécifiques formulées par la délégation internationale de Haut Niveau du mois de mars. Dans un récent rapport , le secrétaire général de l’OEA ,César Gaviria avait déploré le fait que l’Organisation Régionale n’avait aucune garantie de participation de l’Opposition au CEP si le Chef de l’Etat respectait ses engagements .

Invité au Journal du Matin de Radio Métropole de ce lundi 9 juin 2003 , le dirigeant de la Convergence , le professeur Gérard Pierre Charles , a justifié la position de la caolition d’Opposition par l’aggravation de la situation socio-politique , le refus de porter le chapeau du maintien de l’impasse et le nouveau contexte international . Toutefois , M. Pierre Charles s’est dit attaché à la Résolution du 15 décembre 2002 de l’ensemble des partis de l’Opposition réclamant la démission de Jean Bertrand Aristide dans la mesure où ce dernier se refuse à appliquer les résolutions internationales .

Dans sa correspondance au Conseil Permanent , la Convergence a énuméré un certain nombre d’actes posés par le régime Lavalas qu’elle assimile à une volonté d’obstruction à l’application de la Résolution 822. La principale coalition de l’Oppositon encourage l’OEA à adopter des dispositions susceptibles d’aider à une solution rapide et durable à la crise politique en Haiti .

L’Assemblée Générale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) démarre véritablement ses travaux , ce lundi 9 juin à Santiago au Chili . Cette 33ème réunion a pour thème central « la gouvernance démocratique dans les Amériques » . Lors de cette rencontre , le ministre haitien des affaires étrangères , Joseph Philippe Antonio , devrait appeler l’OEA à exercer davantage de pressions sur l’Opposition et la Société Civile en vue de leur participation au Conseil Electoral Provisoire (CEP). M. Antonio devrait aussi défendre les actions posées par le régime Lavalas en ce qui concerne l’application de la Résolution 822 et réclamer une nouvelle fois la levée de ce que le gouvernement appelle « l’embargo » imposé au pays par la communauté internationale.

P-AU-P. HOMMAGE À RENÉ THÉODORE.

La famille et les amis de René Théodore lui ont rendu un dernier hommage lors d’une cérémonie à la salle de Conférence de la Faculté des Sciences , ce lundi 9 juin 2003 , à Port-au-Prince .

Le responsable du Mouvement Pour la Reconstruction National (MRN) est décédé le dimanche 1er juin d’un cancer du poumon au Jackson Memorial Hospital à Miami et a été incinéré , le lendemain . La classe politique haitienne, toutes tendances confondues - fait rarissime- s’est courbée devant la dépouille du dirigeant de l’Opposition qui a marqué son temps par sa sérénité et la qualité de ses interventions .

Ses cendres ont été rapatriés en Haiti durant le week-end et la population était invitée à dire au revoir à René Théodore lors de cette cérémonie . René Théodore, âgé de 62 ans , représentait une figure historique de la gauche haitienne . Durant ses quarante six (46) ans de carrière politique dont une bonne partie en exil notamment en Europe , il n’a jamais occupé de fonction dans l’administration publique. M. Théodore a été candidat à la présidence à deux (2) reprises puis avait brigué le poste de maire de la capitale .

 

7 Juin 2003

NATIONS UNIES, NY.  MESSE D'ACTION DE GRÂCE POUR FRITZ ALBERT BELLAN.
 JEAN-ROBERT FAVEUR NOMMÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA POLICE.
  P-AU-P. L'ASSOCIATION DES JOURNALISTES HAITIENS ET L'IMPUNITÉ.
   P-AU-P. CONTRE UNE NOUVELLE FORMULE DU CEP PAR LAVALAS.
    P-AU-P. ARNOLD DUMAS SOUHAITE LE TRANSFERT DU DOSSIER D'HAITI.
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NATIONS UNIES, NY.  MESSE D'ACTION DE GRÂCE POUR FRITZ ALBERT BELLAN.

De nombreux amis et collègues de Fritz Albert Bellan ont pris part ce Vendredi, à midi, à une messe d'action de grâce célébrée à sa mémoire en l'Eglise de Holy Family à quelques pas des Nations Unies sur la 47 ème rue à Manhattan. Fritz a fait sa carrière aux Nations Unies comme Architecte -Ingénieur technicien. Il était né le 12 Septembre 1936 à Port-au-Prince et fit ses études secondaires au Lycée Toussaint Louverture. Aux Nations Unies, tous ses collègues l'admiraient. Après une maladie courageusement supportée, Fritz  rendit l'âme en sa résidence de Queens, en ce jour sombre d'Avril 2003.

 Dans un de ses poèmes,Hommage A l'Amitié dédié, à notre confrère Serge Beaulieu, un de ses proches amis, il a eu à écrire "Nos événements d'enfance feront toujours écho jusque dans le lendemain; Compagnons de lycée que nous avons été, C'est bien là que fut né le sens de notre destiné; Si peut-être dans la vie nous nous rencontrerons, Souviens-toi! deux bons vieux tigres s'appellent toujours par leurs prénoms. Fritz Albert Bellan a laissé le souvenir d'un ami sincer.  

JEAN-ROBERT FAVEUR NOMMÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA POLICE.

Jean-Robert Faveur a été choisi comme directeur général a.i. de la Police Nationale d’Haiti (PNH) , ce vendredi 6 juin 2003, par le président Jean-Bertrand Aristide . M. Faveur , directeur dépatemental du Sud-Est, remplace à ce poste Jean Claude Jean-Baptiste , démissionnaire depuis le mardi 3 juin, nommé secrétaire d’Etat au Travail et Aux Affaires Sociales .

Le présidentt Aristide a cédé aux pressions de la Communauté Internationale via l’OEA . Le chef de la Mission Spéciale , David Lee , avait déclaré cette semaine que l’International attendait toujours un changement à la tête de la Police avant le 8 juin , date de l’ouverture de l’Assemblée Générale de l’OEA à Santiago (Chili).

Un conseiller du Président Aristide , Anthony Dessources , avait déclaré, mercredi , qu’il n’y aurait pas de changement au niveau du Haut Commandement de la Police avant le 8 juin . Alors que Jean Claude Jean-Baptiste , dans sa lettre de démission, traitait David Lee , sans le nommer, de « pro-consul arrogant » .

La désignation de Jean-Robert Faveur, installé ce vendredi , n’est pas une surprise dans la mesure où il figurait , le premier, depuis lundi , sur la liste des personnes pressenties comme nouveau responsable de l’institution policière. Avant d’occuper ce poste , M. Faveur a été directeur départemental de l’Ouest, du Nord , de la Grande-Anse et du Sud-Est.

La presse ignore si ce choix a été fait en consultation avec les représentants de l’Organisation des Etats Américains (OEA) comme exigé par la Mission Internationale de Haut Niveau qui avait visité Haiti les 19 et 20 mars dernier . Le choix de Jean-Caude Jean Baptiste , à la fin du mois de mars , a été contesté par le chef de la Mission spéciale de l’OEA en Haiti , David Lee. Ce dernier avait précisé que la Mission n’avait pas été consultée au préalable.

Ajouter à cela , M. Jean-Baptiste était contesté par la famille Claude qui l’avait accusé de participation au meurtre du Pasteur sylvio Claude, dirigeant politique et opposant célèbre à la Dictature des Duvalier, le 29 septembre aux Cayes , la veille du Coup d’Etat Militaire. Jean-Claude Jean-Baptiste avait rejeté ces accusations et le Président Aristide avait pris sa défense en le qualifiant d’ homme sérieux et compétent.

P-AU-P. L'ASSOCIATION DES JOURNALISTES HAITIENS ET L'IMPUNITÉ.

L’Association des Journalistes Haitiens (AJH) a ouvert , le jeudi 5 juin 2003, une conférence débats sur la liberté de la presse et les droits humains dans un contexte d’impunité, à l’hôtel le Plaza . Cette initiative entre dans le cadre de la célébration , le samedi 7 juin , du jour « Interaméricain de la Presse ».

L’Association des Journalistes Haitiens est préoccupée par le non-droit qui prédomine dans le pays. Aussi , cet atelier a-t-il été l’occasion pour des personnalités de la presse, des droits humains, de la société civile haïtienne et de la communauté internationale de livrer leurs impressions , justifier leurs actions, partager leurs préoccupations mais aussi et surtout d’identifier des pistes de solutions. Tous sont au moins d’accord sur une chose : en Haïti, l’impunité bat son plein.

L’impunité ou absence de punition se révèle néfaste dans le fonctionnement d’une société dite démocratique. « L’impunité, une véritable menace pour la démocratie engendre la frustration et le désespoir », tenait à souligner le chef de la Mission de l’OEA en Haïti, David Lee . En terme d’exemple flagrant d’impunité, la Commission Interaméricainde des Droits Humains (CIDH) note les cas de l’ancien ministre de la Justice ,Guy Malary, assassiné en 1993 et celui de Lizias Fleury , membre de "Justice et Paix" arrêté sans mandat le 24 juin 2002.

Dans son dernier rapport sur Haiti ,le 20 mai dernier , le secrétaire général de l’OEA, César Gaviria , fait une référence sans équivoque au cas de Amiot Métayer. Dans ce cadre , le chef de la Mission Spéciale de l’OEA , David Lee, rappelle que la Communauté Internationale compte juger du sérieux du gouvernement Lavalas en matière de lutte contre l’impunité à partir du traitement accordé au dossier du fugitif et puissant chef d’Organisations Populaires (OP) des Gonaïves , récemment blanchi par la justice .

L’impunité en Haïti est plus qu’une évidence donc il est superficiel de faire l’état des lieux. Pour l’expert indépendant des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme dans le pays, Louis Joinet, c’est l’heure des propositions. Aussi , le juriste français suggère t-il la création d’un "observatoire sur l’impunité" composé de personnalités de la société civile et de l’Etat. M. Joinet est d’avis que ce nouvel instrument fournira des résultats encourageants .

Le secrétaire général de l’AJH , Guyler C. Delva , se félicite de la tenue de cet atelier . Selon M. Delva , l’organisation de cette conférence est un moyen supplémentaire de sensibiliser l’opinion publique sur la nécessité de combattre le phénomène de l’impunité qui ravage la société haitienne .

P-AU-P. CONTRE UNE NOUVELLE FORMULE DU CEP PAR LAVALAS.

Le gouvernement haitien envisage d’introduire à l’Assemblée Générale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) qui débute ce dimanche 8 juin 2003 la question d’adoption d’une nouvelle formule de création du Conseil Electoral Provisoire (CEP) .

Selon une source digne de foi , l’ambassadeur d’Haiti à l’OEA, Raymond Valcin , devrait soumettre le dossier aux ministres des affaires étrangères de l’Organisation Continentale à Santiago en insistant sur le « danger » d’un vide institutionnel en Haiti si le Parlement n’est pas renouvelé avant l’échéance du deuxième lundi de janvier 2004 . Dans ce contexte , le gouvernement haitien compte solliciter l’appui de l’OEA pour mettre sur pied un nouveau CEP dans la mesure où la formule prévue dans la Résolution 822 , d’ailleurs fruit d’un consensus entre les parties , n’est toujours pas opérationnelle.

L’Initiative de la Société Civile (ISC) rejette cette idée prônée par le régime Lavalas . Pour les dirigeants de l’ISC , il n’est pas question de modifier la formule de composition de l’institution électorale . Les responsables de l’ISC par la voix du professeur Rosny Desroches précisent qu’ils ne souhaitent pas que le pays soit plongé dans un vide institutionnel en janvier 2004 . Les membres de l’Initiative de la Société Civile font remarquer qu’il est impossible de tenir des élections cette année dans la mesure où les autorités se refusent à créer les conditions de sécurité qui passent nécessairement par le châtiment des auteurs des violences du 17 décembre 2001 , le démantèlement des bandes armées et le désarmement des agents de sécurité lourdement armés des fonctionnaires du régime, comme le réclame l’OEA.

La Convergence Démocratique dit également non à toute modification de la formule de composition du CEP tel que stipulé dans la Résolution 822 . L’Opposition rejette ainsi la proposition faite par la Présidence Haitienne qui a souhaité en début de semaine que l’OEA planche sur la recomposition du CEP. Le porte-parole de la Convergence Démocratique , Micha Gaillard , invite le régime Lavalas à mettre en śuvre la 822 pour faciliter le déblocage de la crise. M. Gaillard rappelle que la composition actuelle du CEP est le produit d’un conensus.

La Mission Spéciale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) se garde de commenter la proposition faite par le Pouvoir . Le chef de cette Mission , David Lee, indique que cette formule avait été décidée par les haitiens et entérinée par l’Organisation Hémisphérique à travers la Résolution 822. M. Lee précise que seuls les Etats membres sont en mesure d’opérer des changements dans le cadre de la constitution du CEP suite à une éventuelle demande du gouvernement haitien .

La proposition de modification de la formule du CEP a été annoncée en milieu de semaine par Anthony Dessources , conseiller du Président de la République . M. Dessources avait précisé que si l’Organisation Continentale n’oeuvrait pas dans ce sens, il y aurait de fortes suspicions sur sa volonté de contribuer à mettre fin à l’impasse.

Selon la Résolution 822 , le CEP de neuf (9) membres doit être composé d’un (1) représentant du parti au Pouvoir , du Pouvoir Judiciaire , de la Convergence Démocratique , des partis non alignés de l’Opposition , de l’Eglise Catholique , de l’Eglise Episcopale , de la Fédération Protestante , du secteur des Droits Humains et du secteur des Affaires.

 

P-AU-P. ARNOLD DUMAS SOUHAITE LE TRANSFERT DU DOSSIER D'HAITI.

Le dirigeant du Parti National de Défense des Travailleurs (PNDT), Arnold Dumas, a exprimé jeudi le souhait que l'Organisation des Etats Américains (OEA) transfère le dossier d'Haïti aux haïtiens, à l'issue de la l'assemblée générale de Santiago du Chili. M. Dumas a estimé que la solution à la crise post-électorale doit être trouvée par les haïtiens. Toutefois, il se dit favorable à ce que des experts internationaux participent aux discussions entre les différents secteurs impliqués dans la crise. Le président du PNDT a souligné que l'oraganisation hémisphérique n'a aucun droit de statuer sur les résultats des scrutins de l'an 2000. Pour le secteur Lavalas, ce ne sont plus les élections du 21 mai 2000 qui sont en question puisque des sanctions sont maintenues contre la population haïtienne, en dépit du fait que les 7 sénateurs dont l'OEA avaient contesté l'élection au premier tour ont démissionné depuis plus de deux ans.

 

5 Juin 2003
 P-AU-P. SELON LAVALAS, CHIRAC RECONNAÎT CONTENTIEUX FRANCE-HAÏTI.
   P-AU-P. LAVALAS S'EST RÉJOUI DE L'EXIXTENCE D'UN CONTENTIEUX HAITI-FRANCE
    P-AU-P. DES PARLEMENTAIRES ONT RÉAGI SUR LES DÉCLARATIONS DE CHIRAC.
      P-AU-P. ENQUÊTE AUTOUR DE L'ATTAQUE CONTRE DES ÉQUIPEMENTS DU CNE.
        P-AU-P. RONALD JEAN-BAPTISTE DE RADIO NATIONALE MENACÉ ET INTIMIDÉ.
          P-AU-P. 15 EXPERTS INTERNATIONAUX ATTENDUS EN HAITI.
            P-AU-P. LA SHELL REMPLACÉE PAR NATIONAL COMME NOUVEAU DISTRIBUTEUR.
              HAITI-OEA. LAVALAS SE DÉCLARE OPTIMISTE DE L'A G DE L'OEA LE 8 JUIN.
               
P-AU-P. BUDGET 2002-2003 VOTÉ PAR LE SÉNAT HAÏTIEN.
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P-AU-P. SELON LAVALAS, CHIRAC RECONNAÎT CONTENTIEUX FRANCE-HAÏTI.

Le Président français Jacques Chirac a reconnu pour la première fois lundi l'existence d'un contentieux entre le gouvernement français et les autorités haïtiennes à propos de la dette de l'indépendance.

Jacques Chirac qui intervenait en marge du sommet du G8 à Evian, s'est toutefois montré réticent vis-à vis de la demande de restitution de la dette de l'indépendance, faisant savoir qu'Haïti aurait bénéficié de nombreuses aides de la part de la France.

Sous le gouvernement de Jean Pierre Boyer, en 1825, Haïti avait dû payer à la France 90 millions de francs or pour la reconnaissance de son indépendance.

Le Président Jean Bertrand Aristide a réclamé le le 7 avril la valeur capitalisée de 21 milliards de dollars américains à l'occasion de la commémoration des 200 ans de la mort de Toussaint Louverture, comme restitution de la dette de l'indépendance et pour les pillages et crimes commis pendant la période coloniale.

Tout en reconnaissant l'existence du dossier, M. Chirac a demandé autorités haïtiennes de réfléchir sur la nature des actions du gouvernement au lieu de réclamer de la dette de l'indépendance.

P-AU-P. LAVALAS S'EST RÉJOUI DE L'EXIXTENCE D'UN CONTENTIEUX HAITI-FRANCE

 

Le gouvernement haïtien s'est réjoui lundi du fait que les autorités françaises aient reconnu publiquement l'existence un contentieux entre l'ancienne puissance coloniale et la première République nègre , sur le dossier de la dette de l'indépendance.

Selon le secrétaire d'Etat à la Communication , Mario Dupuy, le gouvernement français a tout intérêt aujourd'hui à collaborer en vue de la résolution du contentieux car, a-t-il dit, il y va de l'image et de la réputation de la France.

Le parlement français avait reconnu en 2001 que l'esclavage est un crime contre l'humanité.

Réagissant aux déclarations du Président français Chirac, selon lesquelles le gouvernement haïtien ferait mieux de réfléchir sur la nature des actions qu'il pose, M. Dupuy a affirmé qu'il s'agit là d'une forme d'escalade verbale souvent employée dans le but de tenter de déstabiliser l'adversaire.

En ce qui a trait à l'aide à Haïti évoquée par le président français, le secrétaire d'Etat dit croire que ce dernier est en train de déplacer le problème.

" Nous parlons de restitution de la dette de l'indépendance, tandis que les responsables français mettent l'accent sur la coopération bilatérale qui est une chose normale", a fait remarquer M. Dupuy.

L'Union Européenne et la France ont gelé les prêts consentis à Haïti depuis les controverses qui ont entouré les résultats des sénatoriales du 21 mai 2000, ce qui a sérieusement affecté les conditions de vie des masses défavorisées du pays.

Les autorités haïtiennes ont expliqué qu'en l'absence de l'aide et des prêts, elles réclament ce qui est dû à l'Etat haïtien en vue de la réalisation de projets de développement en faveur de la population.

Pour sa part, la convergence démocratique se réjouit du fait que le président français n'ait pas exprimé la volonté restituer la dette de l'indépendance.

Selon Micha Gaillard, le gouvernement ne mérite pas de bénéficier d'une telle démarche.

Estimant que la demande a été mal formulée, Le porte-parole de la Convergence, a estimé qu'il fallait négocier un accord préférentiel avec la France au lieu de réclamer la restitution de la dette de l'indépendance.

P-AU-P. DES PARLEMENTAIRES ONT RÉAGI SUR LES DÉCLARATIONS DE CHIRAC.

Port-au-Prince, 3 juin 2003 -(AHP)- Plusieurs Parlementaires ont estimé lundi que les récentes déclarations du Président Français Jaques Chirac sur le dossier de la restitution de la dette de l'indépendance sont venues alimenter les démarches entreprises par les autorités haïtiennes.

Le sénateur Yvon Feuillé qui s'est montré optimiste quant à l'aboutissement du dossier, a toutefois proposé l'Etat haïtien d'adopter l'approche diplomatique dans le cadre de cette affaire.

Selon le sénateur du Sud Norma Forté Jean Claude, le Président français tente de faire de la diversion en questionnant les actions du gouvernement.

" l'important pour les tous les haïtiens c'est la restitution de la dette de l'indépendance " a déclaré le sénateur.

De son côté, le sénateur Prince Sonson Pierre a déclaré que le gouvernement ira jusqu'au bout dans cette affaire.

Le 2ème secrétaire de la chambre des députés Joseph André Jeune a indiqué que la dette de l'indépendance évaluée à plus de 21 milliards de dollars américains, sera d'un apport considérable dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement en faveur du développement du pays.

Selon le député Ernst Vilsaint, si les autorités française refusaient de restituer la dette de l'indépendance en dépit de toutes les démarches entreprises par le gouvernement haïtien, cela permettrait de voir clairement que la France encourage l'impunité dans le monde.

Un cabinet international d'avocats a déjà été contacté par le gouvernement dans le cadre de cette affaire.

P-AU-P. ENQUÊTE AUTOUR DE L'ATTAQUE CONTRE DES ÉQUIPEMENTS DU CNE.

Le directeur général ai de Police Nationale, Jean Claude Jean Baptiste a informé lundi que deux agents de sécurité ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête diligentée par la PNH autour de l'attentat perpétré samedi contre des Equipements du , Centre National des Equipements (CNE).

Des individus armés ont incendié samedi, à Savanne Désolée (Gonaïves)trois engins lourds destinés à la reconstruction du tronçon de route Gonaïves- St-Marc.

Dans une interview à l'AHP M. Jean Baptiste a fait savoir que cette attaque est liée aux autres attentats perpétrés dans le Plateau-Central notamment contre la centrale Hydroélectrique de Péligre.

M. Jean Baptiste a assuré que les enquêteurs de la Police feront tout pour identifier les auteurs de cette attaque. Il dit compter sur la collaboration de la population en vue de mettre en déroute ceux qui, a-t-il dit, tentent de décrédibiliser l'institution policière.

Pour sa part, la Ministre des Travaux Publics, Harry Clinton a indiqué que des dispositions ont été prises en vue d'achever les travaux de réparation du tronçon du route Gonaïves/Saint-Marc avant le 1er janvier 2004.

Le député Simson Libérus, a qualifié d'apatrides ceux qui ont attaqué et détruit les matériels du CNE dans la cité de l'indépendance.

Selon M. Libérus qui établit lui aussi un lien direct entre l'attentat contre la centrale hydroélectrique de Péligre le mois dernier et l'attaque de Savanne Désolée, a estimé que les secteurs responsables de ces actes ont affiché un véritable mépris pour les biens de la population.

Le parlementaire invite la communauté artibonitienne à se mobiliser afin de barrer la route aux bandits qui s'attaquent à leurs intérêts dans la région.

P-AU-P. RONALD JEAN-BAPTISTE DE RADIO NATIONALE MENACÉ ET INTIMIDÉ.

Un journaliste de Radio Nationale Ronald Jean-Baptiste, a déclaré lundi être l'objet de menaces et d'intimidation, après qu'il eut reçu le même jour une lettre anonyme accompagnée d'une balle.

L'auteur de la lettre reproche à Ronald Jean Baptiste de travailler au profit du secteur lavalas.

Ronald Jean Baptiste qui affirme prendre ses menaces au sérieux, a toutefois fait savoir qu'il ne se laissera pas intimider.

Plusieurs journalistes de la Télévision Nationale ont également reçu des lettres de menaces, même s'ils ont décidé, ont-ils dit, de ne pas faire des tollés autour de ces menaces.

P-AU-P. 15 EXPERTS INTERNATIONAUX ATTENDUS EN HAITI.

Un groupe de 15 experts internationaux devraient arriver dans les prochains jours à Port-au-Prince dans le cadre de l'assistance technique sollicitée par les autorités haïtiennes auprès de l'OEA.

Ce groupe portera à 26 le nombre d'experts de l'OEA presents en Haïti pour offrir un encadrement à la police nationale dans le cadre de l'appliccation de la résolution 822.

Actuellement, 11 experts de l'OEA sont deployés dans plusieurs régions du pays et travaillent avec de hauts responsables de la police nationale notamment avec le directteur general a.i de l'institution policière, Jean-Claude Jean-Baptiste.

Le chef de cabinet du secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Dany Fabien, a fait savoir qu'il existe d'excellents rapports de coopération entre ces experts et les autorités haïtiennes.

P-AU-P. LA SHELL REMPLACÉE PAR NATIONAL COMME NOUVEAU DISTRIBUTEUR.

Lancement dans la soirée du mardi 3 juin 2003 de la Compagnie « NATIONAL » qui remplace la Shell , présente dans le secteur de la distribution des produits pétroliers en Haiti depuis 1932. Cette cérémonie s’est déroulée à l’hôtel Caribe à Juvénat (hauteurs de Port-au-Prince) en présence du Président de la République et des membres de la Communauté des affaires.

Les actifs de la Shell en Haïti ont été achetés par la société dénommée « DINASA » ou Distributeurs Nationaux S.A. qui a donné naissance à ‘’NATIONAL’’ , le label qui sera présent désormais sur toutes les stations Shell qui opéraient dans le pays. Pour réaliser cette opération dont le montant n’a pas été révélé, le Groupe Bigio et le Groupe Financier National (GFN) se sont mis ensemble pour donner naissance à la « DINASA ».

A l’occasion du lancement de la société « NATIONAL » mardi soir, le Président du Groupe , Gilbert Bigio, a donné la garantie que la nouvelle compagnie dans le secteur de la distribution des produits pétroliers représentera un exemple sur le plan économique. M. Bigio a également affirmé que « National » sera présente dans le combat pour la protection de l’environnement. Pour sa part, le Vice-Président de la « DINASA » Edouard Baussan , représentant du groupe financier « National/Unibank » s’est félicité de cette acquisition qui aura pris un an de négociations. M. Baussan annonce que le Group Financier National comme il l’avait fait dans le cas des « Moulins d’Haiti » va permettre au public d’investir dans le « NATIONAL ». De son côté, le Chef de l’Etat , Jean-Bertrand Aristide , a salué l’arrivée de « National » sur le marché . Pour M. Aristide , l’investissement consenti par la « DINASA » , est un « acte de foi » , un signe de confiance dans le pays .

La " SHELL " , compagnie Anglo-Néerlandaise, était détentrice des plus importantes installations pétrolières dans le pays . Outre "NATIONAL" , les autres distributeurs pétroliers en Haiti sont " TOTAL FINA/ELF", "ESSO" et " TEXACO".

HAITI-OEA. LAVALAS SE DÉCLARE OPTIMISTE DE L'A G DE L'OEA LE 8 JUIN.

Le gouvernement Lavalas mise sur des réactions positives de la part de l’Organisation des Etats Américains (OEA) lors de son Assemblée Générale qui débute le 8 juin 2003 à Santiago au Chili .

Le régime de Jean Bertrand Aristide affirme avoir tout fait pour mettre en śuvre les points essentiels de la Résolution 822 adoptée en septembre 2002 . Le Pouvoir par le biais de son porte-parole , Mario Dupuy, s’en prend à l’Opposition et à la Société Civile qui ,selon lui, se refusent à jouer leur partition . Le secrétaire d’Etat à la Communication souhaite que l’OEA intervienne pour que ces acteurs respectent leurs engagements .

Sur le dossier sensible du nouveau staff dirigeant de la Police Nationale d’Haiti (PNH) , M. Dupuy semble écarter la possibilité de la nomination d’un nouvel Etat Major avant le 8 juin . Le secrétaire d’Etat à la Communication précise que les autorités ont déjà choisi un nouveau commandement de la police (depuis la fin du mois de mars dirigé par Jean Claude Jean Baptiste).

De son côté, l’Opposition ne semble pas placer beaucoup d’espoir dans la réunion du 8 au 10 juin de l’OEA. L’un des dirigeants de la Convergence Démocratique , Evans Paul , affirme que l’Organisation Régionale est calée dans l’adoption de résolutions et l’élaboration de bons rapports mais est nulle sur le plan de l’application . M. Paul croit qu’il revient aux haitiens d’agir pour mettre fin à l’impasse .

Le président de la Conférence Episcopale Haitienne (CEH), Monseigneur Hubert Constant , abonde dans le même sens . Le prélat qui s’exprimait sur Radio Kiskeya , le mardi 3 juin , a indiqué qu’il s’attendait pas à grand chose de l’Assemblée Générale car il a été déçu par les résultats de la réunion du Conseil Permanent de l’OEA du 30 avril dernier . Monseigneur Constant estime qu’à la suite de cette rencontre, l’OEA avait renvoyé les haitiens face à face .

P-AU-P. BUDGET 2002-2003 VOTÉ PAR LE SÉNAT HAÏTIEN.

Les sénateurs Lavalas ont adopté le budget pour l’exercice 2002-2003, le mardi 3 juin 2003 . Des changements substantiels ont été apportés à la loi de finances votée par les députés , le 12 mai dernier.

Les retouches ont notamment ciblé l’allocation de la Présidende réduite d’environ 60%. De 1 milliard 400 millions , le budget du Palais National est ramené à 416 millions de gourdes , c’est-à-dire le montant initial. Dans une interview accordée à Radio Métropole, mardi , le président de la Commission Finances , Prince Pierre Sonson , précise que ses pairs ont clairement indiqué aux techniciens du Ministère des Finances qu’il n’était pas question d’accorder à la Présidence un tel montant. Le sénateur du Sud-Est se réjouit du comportement de ses collègues qui ont pris en compte les revendications de secteurs vitaux tels l’éducation , l’université et le secteur des affaires.

Le budget de l’Université d’Etat d’Haiti (UEH) est augmenté de 250 millions de gourdes. Ceux de l’Education , de l’Environnement et de la Justice ont été également ajustés . Il en est de même de celui du ministère de l’Agriculture ( création prochaine de l’Institut du Café et réparation des infrastructures dans la Vallée de l’artibonite ).

Les sénateurs se proposent également de contraindre l’Exécutif à mettre de l’ordre dans les finances publiques comme le réclame le Fonds Monétaire International (FMI). Ainsi , Prince Pierre Sonson annonce que des balises ont été placées pour que le gouvernement ne dépassse pas 1.2 milliard de gourdes de déficit pour le reste de l’exercice car il a déjà atteint 2.7 milliards.

Une rencontre entre les Commissions Finances du Sénat et de la Chambre des Députés doit se tenir sous peu en vue de l’harmonisation du budget dont le montant global est de 15,8 milliards de gourdes .

 

 

 

 

2 Juin 2003


 MIAMI, FLORIDA. RENÉ THÉODORE EST MORT.
  PARIS. JACQUES CHIRAC N'EST PAS D'ACCORD AVEC LA RESTITUTION.
   SAINT MARC. SONNY BASTIEN CONVOQUÉ PAR LE JUGE BRÉY FABIEN.
    P-AU-P. LES PROTESTANTS S'INQUIÈTENT DE L'ARRÊTÉ SUR LE VAUDOU.
     P-AU-P. CAMPAGNE DE DESTRUCTION DE 233 ARMES ILLÉGALES. RÉACTION.
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MIAMI, FLORIDA. RENÉ THÉODORE EST MORT.

La classe politique haïtienne est sous le choc avec le décès, le dimanche 1 er juin 2003 à Miami, de René Théodore responsable du parti Mouvement pour la Reconstruction Nationale (MRN) . Selon son entourage, René Théodore, 62 ans, est mort d’un cancer du poumon au Jackson Mémorial Hospital à Miami où il recevait des soins.

René Théodore est né à Ouanaminthe d’une famille de notable, il est entré jeune dans l’arène politique et a milité au sein du Parti de l’Entente Populaire (PEP), parti communiste de l’écrivain Jacques Stéphen Alexis. Il était également professeur de Mathématiques. René Théodore sera par la suite contraint de prendre le chemin de l’exil vers les années 60 suite à l’échec d’un mouvement de résistance contre François Duvalier. M. Théodore a passé des années en Ex-Union Soviétique et avait été secrétaire général du parti Unifié des Communistes Haïtiens (PUCH). Il animé des émissions contre la dictature Duvaliériste sur les ondes de Radio Moscou sous le pseudonyme de Lesly. Il a regagné Haïti en 1986 après le départ du président à vie Jean Claude Duvalier et dirigera le parti PUCH avec son adjoint Max Bourjolly.

A la chute du mur de Berlin (1989), le PUCH allait devenir le Mouvement pour la Reconstruction Nationale (MRN). L’ancien dirigeant politique Hervé Denis , décédé également d’un cancer, il y a un an, était un membre influent de cette formation politique. Durant la période du coup d’Etat de septembre 91, René Théodore avait été pendant un certain temps désigné au poste de Premier ministre par le Président Jean-Bertrand Aristide ( alors en exil ) suite à des discussions tenues à Washington. Cependant ce choix ne sera jamais entériné par le Parlement haïtien de l’époque.

Durant le coup d’Etat , en 1992, un triste évènement allait marquer M. Théodore . Des militaires ont abattu froidement l’un de ses gardes du corps lors d’une rencontre entre le MRN et d’autres partis politiques dont le Parti Agricole Industriel National ( PAIN). Le leader du PAIN, feu Louis Déjoie II, a lui aussi été frappé par les militaires lors de cet incident qui aura marqué René Théodore. Aux élections contestées de mai 2000, René Théodore s’était porté candidat à la Mairie de Port-au-Prince . Ce scrutin avait été remporté par Madame Ginette Pomponneau Duperval de Fanmi Lavalas. Des résultats qui ont été contestés par René Théodore et l’ensemble des partis de l’opposition.

René Théodore qui est décédé dimanche 1er juin avait toujours plaidé en faveur d’une vaste mobilisation pour chasser le régime Lavalas du pouvoir. On l’avait retrouvé au Cap-haïtien ,le 17 novembre 2002 ,lors de cette géante manifestation contre le président Aristide. Il deviendra plus tard membre du Comité du Cri de Vertière constitué à l’issue de la marche du Cap-haïtien. René Théodore s’était montré choqué lors de la marche avortée du 3 décembre 2002 à Port-au-Prince. Le dirigeant du MRN avait souhaité que la population haïtienne mette tout en oeuvre pour stopper cette dérive totalitaire en débarassant le pays du gouvernement lavalas.

Depuis quelques mois, René Théodore était souffrant et avai dû se faire soigner à l’étranger où il est décédé le dimanche 1er juin à Miami.

PARIS. JACQUES CHIRAC N'EST PAS D'ACCORD AVEC LA RESTITUTION.
Le président français , Jacques Chirac, rejette la demande du gouvernement haitien de restitution de plus de 21 milliards de dollars américains en compensation de la dette de l’Indépendance.

Répondant à une question du correspondant Jean Edouard Rigaud, à l’occasion d’une conférence de presse en marge du Sommet du G-8 à Evian en France, ce lundi 2 juin 2003 , M. Chirac a invité les autorités haitiennes actuelles à se pencher de préférence sur la nature de leur gouvernement .

Le 7 avril dernier, à l’occasion du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture , le président Jean Bertrand Aristide avait réclamé de la France plus de 21 milliards de dollars américains en réparation de la dette de l’Indépendance payée par le gouvernement de Jean Pierre Boyer en 1825. Le 8 avril , le Quai D’Orsay avait rejeté cette demande en soutenant que les autorités Lavalas n’avaient pas un bon carnet de visite en matière de gestion de l’aide au développement . Entre-temps, le gouvernement haitien avait annoncé qu’il avait officiellement déposé le dossier auprès des autorités françaises .

Voici l’intégralité de la réponse du président Chirac à  Jean Edouard Rigaud ce lundi 2 juin 2003 . " J’ai la plus grande sympathie pour le pays et pour sa population . Et, nous avons de surcroît , une coopération importante et nous apportons à Haiti une aide non négligeable. Avant d’évoquer des contentieux de cette nature, je ne saurais trop conseiller aux autorités haitiennes d’être très vigilantes sur , je dirais , la nature de leurs actions et de leur régime ".

SAINT MARC. SONNY BASTIEN CONVOQUÉ PAR LE JUGE BRÉY FABIEN.

La direction de Radio Kiskeya dénonce un mandat de comparution décerné contre le P.D.G de la station , Sonny Bastien, par le juge d’instruction de Saint- Marc Bredy Fabien .

Le magistrat entend ainsi obtenir des informations de M. Bastien autour d’une interview réalisée le 24 avril 2002 avec le juge Henry Kesner Noël qui était en charge du dossier de Prosper Avril avant de partir pour l’exil . Dans une note publiée , le vendredi 30 mai 2003 , Radio Kiskeya dénonce le caractère illégal de la démarche du juge Bredy Fabien . La station annonce que son P.D.G. ne se rendra pas à Saint-Marc pour répondre à cette convocation . Radio Kiskeya interprète comme une forme de harcèlement à caractère apparemment judiciaire la démarche du magistrat dont le fondement réel reste encore à déterminer , ajoute la station .

A l’émission populaire , « Ranmase » de Radio Caraïbes , le samedi 31 mai , le juge instructeur a révélé que les avocats de M. Avril ont réclamé la présence de M. Bastien comme témoin . Bredy Fabien affirme qu’il a bien l’intention d’entendre, le mardi 3 juin , le P.D.G. de Radio Kyskeya qu’il considère comme un témoin important .Le juge a menacé d'appliquer la loi si la personne convoquée refusait d'obtempérer avant d'évoquer la possibilité de donner commission rogatoire à un collègue de Port-au-Prince.

Réagissant aux propos du juge à la même émission , Sonny Bastien a réaffirmé qu’il ne se rendrait pas à Saint-Marc pour être interrogé sur une interview que lui a accordé le juge Noël. « C’est une atteinte au libre exrecice du journalisme et à la liberté d’expression « , fait remarquer le journaliste . Toutefois, M. Bastien affirme avoir communiqué au juge une copie de l’interview pour information.

L’association des journalistes de la région de Miragoâne met en garde contre toute tentative de bâillonnement de la presse. ,

P-AU-P. LES PROTESTANTS S'INQUIÈTENT DE L'ARRÊTÉ SUR LE VAUDOU.

Le secteur Protestant s’en prend au gouvernement Lavalas qui a renforcé la religion vaudou en Haiti à travers un arrêté publié à l’occasion du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture .

Dans des déclarations faites , la semaine écoulée, les membres de la Fédération Protestante par la voix du Pausteur Pauris Jean Baptiste ont expliqué que leur prise de position n’est pas synonyme d’attaque contre la religion vaudou . « La Constitution a déjà reconnu le vaudou alors pourquoi publier un arrêté pour favoriser cette religion aux dépens des autres « , s’interrogent les responsables de la Fédération Protestante d’Haiti (FPH).

Dans le même temps, Daniel Supplice affirme que le vaudou a droit de cité mais qualifie d’irréfléchi l’arrêté présidentiel du 4 avril. Le chercheur Daniel Supplice souhaite une grande convention des prêtres vaudou en vue d’aboutir à la structuration de cette religion. En attendant, il croit que l’arrêté présidentiel fera plus de tort au pays.

Réaction autour de la destruction des armes illégales saisies dans le cadre de la campagne de désarmement

P-AU-P. CAMPAGNE DE DESTRUCTION DE 233 ARMES ILLÉGALES. RÉACTION.

Plusieurs secteurs ont continué de réagir à la suite de la destruction la veille de 233 armes illégales saisies par la Police dans le cadre de la campagne de désarmement.

Parmi ces armes figurent 18 fusils, des pistolets de calibre 38 et des 9 mm.

Dans son discours de circonstance, le secrétaire d'État à la sécurité publique, Jean Gérard Dubreuil, a mis l'accent sur le caractère symbolique de opération qui traduit, a-t-il dit, la volonté des autorités d'en finir avec la circulation d'armes illégales dans le pays.

Toutefois, les différents secteurs de l'opposition ont minimisé la portée de l'initiative. Certains ont fait savoir, qu'il s'agissait d'armes créoles, malgré la présence de beaucoup de témoins sur les lieux de l'opération, dont des journalistes et des membres d'organisations de droits de l'homme.

D'autres ont estimé que le gouvernement a choisi de satisfaire à la revendication la plus facile.

C'est ainsi que Evans Paul (Convergence) a suggéré que le gouvernement garde les armes et les mette au service de la Police Nationale qui, dit-il, fait face à de sérieux problèmes d'ordre logistique.

Dans le même temps, certains de ses collègues ont qualifié l'opération de farce, en raison de la quantité peu élevée, selon eux, des armes détruites. Ils ont taxé l'opération de cosmétique destinée à la consommation internationale.

Pour sa part, Lovinsky Pierre-Antoine, responsable de l'organisation de droits de l'Homme fondation 30 septembre s'est félicité de l'initiative des autorités qui donne un signal du refus des armes qui tuent.

Il a appelé les leaders politiques à ne pas faire de l'opposition pour faire de l'opposition. L'opposition viscérale ne peut en aucun cas être bénéfique pour la population, a-t-il indiqué, soulignant que toute forme d'opposition qui va à l'encontre des intérêts de la population ne peut que nuire à celui qui la fait.

Pour sa part, le directeur général ai de la PNH, Jean-Claude Jean-Baptiste, a indiqué que l'opération de destruction des armes illégales constitue un pas vers la pacification du pays.

Il a invité la Police à redoubler d'ardeur dans le cadre de la campagne de désarmement.

Le chef de la mission spéciale de l'OEA, David Lee, n'a pas assisté à l'opération, mais il l'a qualifiée d'importante.

David Lee a rappelé que la destruction des armes saisies dans le cadre de la campagne nationale de désarmement figure parmi les recommandations de la mission de haut rang de l'OEA qui a séjourné en Haïti du 19 au 21 mars dernier.

Le responsable de la fondation 30 septembre a estimé que l'absence De David Lee pourrait s'expliquer par le fait qu'il a choisi de battre en retraite suite aux différents harcèlements et pressions dont il est l'objet de la part de l'opposition. Les plus hauts responsables de l'OEA ont en effet été accusés d'être sur le payroll du gouvernement

De son côté, la Ministre de la Culture et de la Communication, Lilas Desquiron a fait savoir qu'elle n'accordait aucune importance au fait que le représentant de la mission spéciale en Haïti était absent de la cérémonie de jeudi.

Je n'y vois aucun problème puisque c'est l'OEA qui a supervisé tout le processus ayant conduit à cette opération.

La Ministre a reconnu que la première phase de la campagne de désarmement n'a pas permis de récupérer toutes les armes illégales en circulation.

Elle a toutefois assuré que l'opération se poursuivra sur toute l'étendue du territoire.

Outre des membres du gouvernement, des responsables de partis politiques, des journalistes et des membres d'organisations de droits de l'homme, des étudiants, des écoliers et des mères de famille ont assisté à la cérémonie de destruction des armes illégales qui ont été sans doute à la base de nombreux deuils.

 

31 Mai 2003
OEA ET LE FONCTIONNEMENT DE LA PRESSE HAITIENNE
  P-AU-P. JEAN CLAUDE JEAN BAPTISTE DE LA PNH NE S'INQUIÈTE PAS.
   P-AU-P. LA CROIX ROUGE HAITIENNE FÊTE SES 71 ANNÉES EN HAITI.
    P-AU-P. DESTRUCTIONS DES ARMES ILLÉGALES DANS LE PAYS.
     L'OEA ET LE TRAITEMENT DE CERTAINS DOSSIERS.
      P-AU-P. DE NOMBREUX VÉHICULES TOMBENT EN PANNE. RAISON?
       P-AU-P. ENQUÊTE AUTOUR DE LA VENTE DE MAUVAIS CARBURANT
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OEA ET LE FONCTIONNEMENT DE LA PRESSE HAITIENNE

L’Organisation des Etats Américains (OEA) tient un discours mitigé sur le travail réalisé par la Presse Haitienne dans sa couvertrue du dossier de la crise politique dans le pays . Dans son dernier rapport sur Haiti ,l’OEA dénonce les attaques enregistrées contre la presse indépendante . Toutefois, l’organisation hémisphérique soutient que la presse fait un traitement sélectif des nouvelles .

« Les rapports de presse en Haïti sont selectifs , ce qui rend difficile la présentation équilibrée à la population haïtienne d’un panorama global de la situation ». Cette affirmation pour le moins surprenante est tirée du rapport du 20 mai 2003 du secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA). En clair, l’OEA estime qu’en Haïti, la presse choisit les informations qu’elle partage avec le public. En même temps, elle insinue que la population n’est pas bien informée. Ce qui porte atteinte immédiatement à la crédibilité de la presse.

Cette presse justement que l’OEA convient qu’elle est en difficulté dans la mesure où d’une part ,ses droits sont bafoués par des proches du pouvoir et d’autre part , par une certaine velléité des autorités à exercer un contrôle des informations diffusées. Exemple donné par l’OEA : la situation de Télémax , « l’unique station de télévision indépendante », qui fait face à une tentative de censure de la part « d’un homme d’affaires qui aurait des liens étroits avec le Président Jean Bertrand Aristide ». L’organisation régionale poursuit que l’individu en question « exercerait des pressions pour élimier les programmes consacrés au débat politique » à un moment où, dit-elle, le « gouvernement ou le parti au Pouvoir contrôle actuellement trois autres stations de télévision » .

De plus, l’OEA reconnait que la presse est dans une situation inconfortable puisqu’elle déclare dans le chapitre traitant des droits de l’homme dans son rapport du 20 mai que « le respect, par le gouvernement, de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de celle de se réunir a diminué au cours de l’année ». Pour étayer sa thèse, l’OEA affirme que les « attaques contre la liberté de la presse ont été nombreuses et généralisées ». En ce sens, elle indique que des « stations de radio considérées critiques à l’égard du gouvernement, à Port-au-Prince, à Saint-Marc, au Cap-haïtien, à Petit-Goave, aux Gonaïves et au Cayes, ont signalé des actes d’intimidation et de violence à leur endroit ».

Fort de ces remarques, d’aucuns se demandent si l’OEA, en accusant la presse de ne pas informer équitablement la population , ne cautionne pas, sans le vouloir, cette intolérance à l’endroit de la presse ? L’OEA ne cherche-t-elle pas également à orienter, peut-être encore sans le vouloir, le travail de la presse ? Autant de questions que le rédacteur du rapport se doit de répondre pour éclairer la lanterne de la presse et de l’opinion publique.

P-AU-P. JEAN CLAUDE JEAN BAPTISTE DE LA PNH NE S'INQUIÈTE PAS.

Le directeur général a.i. de la Police Nationale d’Haiti (PNH), Jean Claude Jean Baptiste, minimise les pressions de la Communauté Internationale en faveur d’une nouvelle direction à la tête de l’Institution. M. Jean Baptiste soutient qu’il n’est pas ébranlé par les demandes persistantes de l’Organisation des Etats Américains(OEA).

Dans une déclaration à la presse , le jeudi 29 mai 2003, en marge de la "cérémonie symbolique" de destruction d’armes illégales , le numéro 1 de la PNH a laissé entendre aux journalistes qu’il avait toujours la confiance des autorités haitiennes qui l’ont choisi . Jean Claude Jean Baptiste a souligné que son travail consistait à concentrer le maximum d’ efforts sur la lutte contre l’insécurité. M. Jean Baptiste a affirmé qu’il n’est nullement inquiété par les démarches de l’OEA.

Pour sa part, le chef a.i. de Fanmi Lavalas , Jonas Petit , n’est pas aussi affirmatif que le responsable de la police. M. Petit rappelle que le choix du directeur de la PNH revient aux autorités haitiennes . Toutefois , Jonas Petit fait remarquer que la désignation de Jean Claude Jean Baptiste est jusque là provisoire . Le dirigeant Lavalas explique que le gouvernement était dans une phase de reflexion sur la situation tout en soulignant la nécessité de dirigeants compétents à la tête de l’institution policière.

Le mercredi 28 mai , le chancelier Joseph Philippe Antonio a fait part de la flexibilité du gouvernement sur le dossier du renouvellement du Haut Commandement de la PNH réclamé par l’International via l’OEA.

P-AU-P. LA CROIX ROUGE HAITIENNE FÊTE SES 71 ANNÉES EN HAITI.

La société nationale de la Croix-Rouge Haitienne a fêté ses soixante et onze (71) ans de service dans le pays , le jeudi 29 mai 2003 . La question de la situation des enfants en difficulté a dominé la cérémonie .

Pour l’occasion, plusieurs personnalités du gouvernement telles : le ministre des affaires étrangères, Joseph Philippe Antonio et la Première Dame de la République Mildred Trouillot Aristide, la présidente d’Honneur , avaient fait le déplacement . A cette occasion, la responsable de la Croix-Rouge Haïtienne, le docteur Michaelle Amédée Gédéon, a fait le point sur la mission de l’institution qu’elle dirige, à savoir, venir en aide aux personnes vulnérables sans distinction aucune. Le docteur Gédéon en a profité pour dresser un bilan positif de ses deux (2) années de gestion à la tête de l’institution.

Pour sa part, Mildred Trouillot Aristide, en quête de nouvelles conditions de vie pour les enfants en domesticité, a fait don de son livre sur ce thème à l’institution. La Première Dame a invité la Société Nationale de la Croix-Rouge à se pencher sur le sort de ces enfants en difficulté.

La Croix-Rouge Haïtienne a été créée en 1932, sous le gouvernement de Sténio Vincent . Elle est présente dans toutes les régions du pays.

P-AU-P. DESTRUCTIONS DES ARMES ILLÉGALES DANS LE PAYS.

Plusieurs secteurs ont continué de réagir à la suite de la destruction la veille de 233 armes illégales saisies par la Police dans le cadre de la campagne de désarmement.

Parmi ces armes figurent 18 fusils, des pistolets de calibre 38 et des 9 mm.

Dans son discours de circonstance, le secrétaire d'État à la sécurité publique, Jean Gérard Dubreuil, a mis l'accent sur le caractère symbolique de opération qui traduit, a-t-il dit, la volonté des autorités d'en finir avec la circulation d'armes illégales dans le pays.

Toutefois, les différents secteurs de l'opposition ont minimisé la portée de l'initiative. Certains ont fait savoir, qu'il s'agissait d'armes créoles, malgré la présence de beaucoup de témoins sur les lieux de l'opération, dont des journalistes et des membres d'organisations de droits de l'homme.

D'autres ont estimé que le gouvernement a choisi de satisfaire à la revendication la plus facile.

C'est ainsi que Evans Paul (Convergence) a suggéré que le gouvernement garde les armes et les mette au service de la Police Nationale qui, dit-il, fait face à de sérieux problèmes d'ordre logistique.

Dans le même temps, certains de ses collègues ont qualifié l'opération de farce, en raison de la quantité peu élevée, selon eux, des armes détruites. Ils ont taxé l'opération de cosmétique destinée à la consommation internationale.

Pour sa part, Lovinsky Pierre-Antoine, responsable de l'organisation de droits de l'Homme fondation 30 septembre s'est félicité de l'initiative des autorités qui donne un signal du refus des armes qui tuent.

Il a appelé les leaders politiques à ne pas faire de l'opposition pour faire de l'opposition. L'opposition viscérale ne peut en aucun cas être bénéfique pour la population, a-t-il indiqué, soulignant que toute forme d'opposition qui va à l'encontre des intérêts de la population ne peut que nuire à celui qui la fait.

Pour sa part, le directeur général ai de la PNH, Jean-Claude Jean-Baptiste, a indiqué que l'opération de destruction des armes illégales constitue un pas vers la pacification du pays.

Il a invité la Police à redoubler d'ardeur dans le cadre de la campagne de désarmement.

Le chef de la mission spéciale de l'OEA, David Lee, n'a pas assisté à l'opération, mais il l'a qualifiée d'importante.

David Lee a rappelé que la destruction des armes saisies dans le cadre de la campagne nationale de désarmement figure parmi les recommandations de la mission de haut rang de l'OEA qui a séjourné en Haïti du 19 au 21 mars dernier.

Le responsable de la fondation 30 septembre a estimé que l'absence De David Lee pourrait s'expliquer par le fait qu'il a choisi de battre en retraite suite aux différents harcèlements et pressions dont il est l'objet de la part de l'opposition. Les plus hauts responsables de l'OEA ont en effet été accusés d'être sur le payroll du gouvernement

De son côté, la Ministre de la Culture et de la Communication, Lilas Desquiron a fait savoir qu'elle n'accordait aucune importance au fait que le représentant de la mission spéciale en Haïti était absent de la cérémonie de jeudi.

Je n'y vois aucun problème puisque c'est l'OEA qui a supervisé tout le processus ayant conduit à cette opération.

La Ministre a reconnu que la première phase de la campagne de désarmement n'a pas permis de récupérer toutes les armes illégales en circulation.

Elle a toutefois assuré que l'opération se poursuivra sur toute l'étendue du territoire.

Outre des membres du gouvernement, des responsables de partis politiques, des journalistes et des membres d'organisations de droits de l'homme, des étudiants, des écoliers et des mères de famille ont assisté à la cérémonie de destruction des armes illégales qui ont été sans doute à la base de nombreux deuils.

L'OEA ET LE TRAITEMENT DE CERTAINS DOSSIERS.
 Le chef de la mission spéciale de l'Organisation des États Américains (OEA) en Haïti, David Lee, a fait savoir jeudi qu'il se réjouissait des déclarations du chancelier haïtien Joseph Philippe Antonio, selon lesquelles le gouvernement est toujours ouvert pour des consultations dans le cadre de la nomination de nouveaux responsables à la tête de la Police Nationale.

David Lee a fait savoir que les consultations constituent une bonne procédure au niveau diplomatique pour traiter certains dossiers.

Il a estimé qu'Haïti a déjà gagné dans le cadre de ces consultations notamment avec l'adoption de la résolution 822 de l'OEA.

Le diplomate a indiqué que des consultations sont en cours entre la mission et les autorités gouvernementales sur certaines recommandations formulées par la mission de haut-niveau OEA/CARICOM qui a séjourné en Haïti en mars dernier.

Le chancelier Philippe Antonio avait indiqué en début de semaine que la nomination de directeurs généraux est une prérogative constitutionnelle du président de la République, mais il n'avait pas exclu que le gouvernement discute de certains dossiers avec le chef de la mission de l'OEA.

De son côté, le dirigeant du Parti Populaire National (PPN), Benjamin Dupuy, a dénoncé ce qu'il appelle l'arrogance du chef de la mission spéciale de l'OEA en Haïti dans le dossier de la nomination du chef de la Police.

Ben Dupuy a qualifié l'attitude de David Lee d'insulte grave et d'inacceptable.

Plusieurs secteurs avaient attribué à M. Lee des déclarations selon lesquelles, un nouveau chef de police serait nommé avant le 8 juin, date du début de l'assemblée générale de l'OEA au Chili

Le responsable du PPN estime que David Lee a violé les principes diplomatiques en se comportant, dit-il, en proconsul.

Par ailleurs, un des dirigeants de la Convergence Démocratique, Hubert de Ronceray, a formulé le souhait que l'organisation hémisphérique applique des sanctions supplémentaires contre Haïti dont la charte démocratique lors de son assemblée générale.

Hubert de Ronceray a tenté de justifier sa demande par le fait que, selon lui, le pouvoir n'aurait rien fait dans le cadre de l'application des résolutions de l'OEA.

Le dirigeant de l'opposition a estimé que l'OEA ne peut pas appliquer de nouvelles sanctions contre Haïti après le dernier rapport du secrétaire général de l'organisation hémisphérique César Gaviria.

P-AU-P. DE NOMBREUX VÉHICULES TOMBENT EN PANNE. RAISON?

 Plusieurs chauffeurs de la zone métrolitaine de Port-au-Prince, se plaignent depuis quelques jours de la mauvaise qualité du carburant débité dans de nombreuses pompes à essence.

Selon des chauffeurs, le carburant vendu dans ces pompes brisent le moteur de leur véhicules.

Les conducteurs reprochent aux propriétaires de ces stations-service de stocker le carburant dans de mauvaises conditions.

Ils appellent l'Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers (ANADDIPP), à assumer ses responsabilités, tout en se demandant qui paiera la note pour les chauffeurs dont les véhicules sont tombés en panne

De nombreux chauffeurs questionnés vendredi par l'AHP ont également dénoncé les fausses mesures utilisées par les pompistes de plusieurs stations services.

"Il nous faudrait faudrait payer une fois et demi pour avoir le contenu d'un gallon", s'est indigné un chauffeur qui appelle les autorités à intervenir pour régulariser cette situation.

P-AU-P. ENQUÊTE AUTOUR DE LA VENTE DE MAUVAIS CARBURANT.

- Le Directeur Général du Ministère du Commerce et de l'Industrie, Gabriel Zéphyr, a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête autour des informations faisant état de la distribution dans des pompes à essences d'un carburant de mauvaise qualité.

Citant plusieurs hypothèses dont des mélanges par erreur ou volontaire, M. Zéphyr dit ne pas comprendre comment cela pourrait se produire puisque, a-t-il dit, le système de stokage et de gestion des différents produits est très complexe.

Gabriel Zéphyr prévient que si l'enquête ouverte aboutissait à l'existence d'un trafic déloyal , le Ministère irait jusqu'à la révocation des permis de fonctionnement des stations à essences qui y seraient impliquées.

Le Directeur Général a fait savoir que de telles pratiques violeraient ce qu'il appelle le principe de l'honnêteté entre consommateurs et distributeurs.

Il a rappelé que des mesures ont été prises par l'Etat haïtien pour permettre à la population de bénéficier des retombées positives de la tendance des prix du pétrole sur le marché international.

 

 

30 Mai 2003

P-AU-P. ON PARLE D'UN NOUVEAU DIRECTEUR DE LA POLICE.
 P-AU-P. ON PARLE D'UN NOUVEAU DIRECTEUR DE LA POLICE.
  P-AU-P. DOSSIER AMYOT MÉTAYER.
   P-AU-P. PROMESSE DU DIRECTEUR DE L'ÉLECTRICTÉD'HAITI.
    DANS LES VILLES DE PROVINCES D'HAITI.
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P-AU-P. ON PARLE D'UN NOUVEAU DIRECTEUR DE LA POLICE.

Le Gouvernement Lavalas exprime son désaccord avec le Chef de la Mission Spéciale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) en Haiti , David Lee, qui continue de réclamer la nomination d’un nouvel Etat Major au sein de la Police dans le cadre de la mise en śuvre de la Résolution 822.

Le secrétaire d’Etat à la Communication, Mario Dupuy, assimile les déclarations de M. Lee à Radio Métropole à une fuite en avant. En marge du « Mardi de la Presse « du 27 mai 2003, Mario Dupuy a expliqué que la prise de position de l’OEA ne fera que mettre de l’eau au moulin des secteurs de l’Opposition et de la Société Civile qui ont aussi un rôle à jouer. Dans le même temps, le secrétaire d’Etat à la Communication donne la garantie que le gouvernement respectera ses engagements en ce qui a trait aux Résolutions de l’OEA.

Alors que Mario Dupuy fait part du désaccord du Pouvoir avec l’approche de M. Lee , le ministre des Affaires Etrangères, Joseph Philippe Antonio, ouvre la voie à toutes sortes de spéculations sur le sort réservé au directeur général a.i. de la Police Nationale d’Haiti (PNH) ,Jean Claude Jean Baptiste . Invité du Journal du Matin de Radio Métropole de ce mercredi 28 mai , M. Antonio a précisé que le gouvernement était flexible non seulement sur le « problème » du directeur de la PNH mais aussi sur la question du Haut Commandement de l’Institution.

Le chancelier a tenu à faire remarquer que le choix de M. Jean Baptiste n’a pas été soumis à la sanction du Sénat de la République . En ce sens, Philippe Antonio indique que le responsable de l’Institution Policière doit rassurer « tout le monde « y compris l’International et faire montre de compétence . M. Antonio en a profité pour souligner que l’OEA ne peut pas imposer le choix du dirigeant de la police au chef de l’Exécutif mais reconnait que l’organisation hémisphérique peut être consultée à cet effet , comme le demande la Communauté Internationale.Le chancelier n’a pas voulu indiquer si un nouveau chef de la police sera désigné avant la tenue de l’Assemblée Générale de l’OEA prévue du 8 au 10 juin au Chili.

Le 28 mars dernier, lors d’une visite au quartier général de l’unité de maintien de l’ordre (CIMO), à l’occasion de l’anniversaire de la Constitution , le 29 mars, le président Aristide s’en était vivement pris à tous ceux qui contestent le choix de Jean Claude Jean-Baptiste ( accusé d'implication dans le meurtre de l'opposant Sylvio Claude en 1991). M. Aristide avait défendu son choix en affirmant que le nouveau responsable de la police était sérieux et compétent .

P-AU-P. ON PARLE D'UN NOUVEAU DIRECTEUR DE LA POLICE.

Le secteur privé croit que ses revendications ne sont toujours pas satisfaites, quatre (4) ans après la dispersion brutale du rassemblement des hommes d’affaires contre l’insécurité au Champ de Mars à Port-au-Prince, le 28 mai 1999.

Le président de la Chambre Haitiano-Américaine de Commerce et d’Industrie (HAMCHAM), Philippe Armand, croit qu’il est urgent que les différents secteurs de la nation fassent pression sur les décideurs pour permettre à Haiti de suivre le courant international de la modernité. Le responsable de la HAMCHAM déplore le fait que le pays n’arrive toujours pas a répondre aux attentes exprimées à travers le mouvement de 99 en vue du développement économique.

Pour sa part, la présidente de l’Association des Industries d’Haiti (ADIH) , Marie Claude Bayard, déplore le fait que l’ex-numéro 1 de la Chambre de Commerce Olivier Nadal soit encore en exil quatre (4) ans après le « grand mouvement » de 1999. Mme Bayard soutient que les attentes du secteur des affaires n’ont toujours pas été comblées. La présidente de l’ADIH croit que le secteur des affaires doit jouer sa partition sur le plan politique afin d’influencer positivement l’action des décideurs .

Le 28 mai 1999, à l’appel de la Chambre de Commerce, alors présidée par Olivier Nadal , bon nombre de citoyens s’étaient rassemblés au Champ de Mars pour dénoncer l’anarchie et l’insécurité . Cette manifestation a été dispersée à coups de pierre et jets d’urine par les membres d’Organisations Populaires (OP) Lavalas sous l’oeil passif de la Police Nationale d’Haiti (PNH).

P-AU-P. DOSSIER AMYOT MÉTAYER.
Le Gouvernement Lavalas fait à nouveau marche arrière sur le dossier du retour en prison du Chef de « l’Armée Cannibale », Amiot Metayer . Après avoir annoncé en grande pompe que la Police Nationale d’Haiti (PNH) avait reçu l’ordre de procéder à l’arrestation de M. Metayer , le Pouvoir est revenu sur ses déclarations.

A l’occasion du « Mardi de la Presse « du 27 mai 2003, Le secrétaire d’Etat à la Communication, Mario Dupuy, a indiqué qu’il faudra pacifier la ville des Gonaives avant de contraindre les auteurs des actes de violence à répondre des accusations portées contre eux. M. Dupuy précise que le Gouvernement a pour mission de protéger les citoyens des Gonaives.

Le ministre des Affaires Etrangères , Joseph Philippe Antonio , a une autre lecture de la situation dans la Cité de l’Indépendance . Intervenant au journal du matin de Radio Métropole de ce mercredi 28 mai , M. Antonio a indiqué que la « pacification » des Gonaïves est un discours ancien qui remonte à une époque où la tension était très élevée dans le chef-lieu du département de l’Artibonite.

Le chancelier a indiqué que le puissant chef d’Organisations Populaires (OP) Lavalas a été reconnu non coupable par la justice dans les incidents de mai 2002 à Jubilé mais a rappelé qu’il avait à répondre d’autres accusations ( violences du 17 décembre 2001 et évasion du 2 août 2002). Joseph Phillippe Antonio s’est refusé à précisé si M. Métayer sera reconduit en prison avant la tenue de l’Assemblée Générale de l’OEA qui débute le 8 juin à Santiago (Chili).

Lors du passage de la Mission Internationale à Port-au-Prince le 20 mars dernier et lors de la séance à l’OEA le 30 avril écoulé , le Gouvernement avait donné la garantie formelle que la question du fugitif Amiot Metayer serait réglée. L’arrestation d’Amiot Metayer figure parmi les neuf (9) points que le Président Jean Bertrand Aristide s’était engagé à satisfaire auprès de la Communauté Internationale , le 20 mars dernier.

P-AU-P. PROMESSE DU DIRECTEUR DE L'ÉLECTRICTÉD'HAITI.
Le directeur général de l’Electricité d’Etat d’Haïti (EDH), Jules André Joseph, promet à nouveau une amélioration notable dans la distribution du courant dans la région métropolitaine dans les prochaines semaines.

M. Joseph qui intervenait dans le cadre des « Mardis de la presse », le mardi 27 mai 2003, a indiqué que des efforts sont actuellement déployés par la compagnie nationale d’électricité afin d’augmenter la capacité de production des centrales thermiques qui ne sont toujours pas en mesure de satisfaire les besoins en énergie de la grande majorité des quartiers de la capitale. Il a fait mention de plusieurs projets en cours d’exécution à travers le pays mais, a-t-il précisé, l’on va devoir attendre la mi-2004 pour voir une grande amélioration dans la distribution du courant.

Le directeur général de l’EDH a, à plusieurs reprises, promis monts et merveilles aux habitants de la région métropolitaine. Il a même annoncé , au lendemain de son installation, que la capitale ( Port-au-Prince) sera transformée en une ville lumière le 1er janvier 2004 à l’occasion du bicentenaire de l’Indépendance d’ Haïti.

Toujours dans le cadre des festivités devant marquer cet évènement historique, le gouvernement Lavalas poursuit son programme d’électrification 24/24 de certaines grandes villes de province. Entre autres régions à avoir bénéficié de cette politique du Pouvoir, le Cap-haïtien. Gonaïves (Cité de l’Indépendance) où vont se dérouler les activités les plus importantes, devrait être alimenté jour et nuit.

Ce programme pilote accuse déjà d’importants déficits par le fait que les bénéficiaires, pour la plupart, ne peuvent pas payer le kilowatt/heure

DANS LES VILLES DE PROVINCES D'HAITI.

CAP-HAITIEN. PILOTES DES BAHAMAS DÉTENUS.
Fond-des-Blancs : des bandits contrôlent la région de Fond-des Blancs, neuvième section communale d’Aquin. Selon les habitants de la région de « Moussignac », ces bandits procèderaient à la fouille systématique de tous les véhicules empruntant cette rout

FONDS DES BLANCS
Des bandits contrôlent la région de Fond-des Blancs, neuvième section communale d’Aquin. Selon les habitants de la région de « Moussignac », ces bandits procèderaient à la fouille systématique de tous les véhicules empruntant cette route. Ils indiquent que ces brigands opèrent en toute quiétude vu qu’il n’y a pas de sous commissariat dans la zone. Rappelons que, dans la même zone, des bandits lourdement armés avaient déjà tué trois cambistes et emporté la totalité des sommes trouvées en leur possession, lors d’une attaque.

PETIT GOÂVE.

:Ll’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH) promet de faire la lumière sur l’assassinat des cinq jeunes d’une même famille dans la localité de « Fort-Liberté ». l’inspecteur général de la police, qui se trouve depuis deux jours à Petit-Goâve dans le but de s’informer autour de ce drame dans lequel sont accusés des agents de police, a également promis de traîner les auteurs de cet acte devant les tribunaux. Pour cela, il a sollicité la collaboration de la population.

 CAP HAITIEN.
 « Les deux pilotes bahaméens n’ont rien à voir avec la drogue. Il s’agit d’un complot pour salir leur image », a indiqué l’un des avocats des deux aviateurs qui se sont posé sur la piste de l’aéroport du Cap-Haïtien la semaine dernière. Selon Me Mario Dicadio, ces pilotes sont de jeunes entrepreneurs bahaméens qui sont venu en Haïti pour une étude du marché haïtien dans le cadre des échanges touristiques entre les deux pays, en vue d’investir en Haïti. Selon lui, des démarches sont entreprises pour la libération de ces deux pilotes.

MIREBALAIS.

La population de la localité de « Baptiste » lance un vibrant appel aux autorités policières pour qu’elles redéploient un contingent de policiers au commissariat de cette ville. On s’en souvient, les agents de l’ordre affectés à cette bourgade avaient déserté le commissariat de cette zone lors d’une attaque d’individus non identifiés, il y a de cela plusieurs mois. Cette situation entrave les décisions de justice, les bandits opèrent en toute quiétude et l’impunité règne à « Baptiste ». Le juge de paix de la zone, Me Venold Honoré, espère une intervention des responsables de Port-au-Prince dans les meilleurs délais.

 

27 Mai 2003

EN BREF:
    P-AU-P. À LA PNH, NOUVELLE UNITÉ SPÉCIALISÉE.
      P-AU-P. JOSEPH PHIIPPE ANTONIO TENTE D'ISOLER L'OPPOSITION.
       P-AU-P. LE CALVAIRE D'AMIOT MÉTAYER.
         PAU-P. PÈRE MAX DOMINIQUE  A CRITIQUÉ LE PRÉSIDENT JBA.
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P-AU-P. À LA PNH, NOUVELLE UNITÉ SPÉCIALISÉE.

 La Brigade de Protection des Mineurs a été présentée au public, le vendredi 23 mai 2003. Le gouvernement et les organisations internationales misent sur cette nouvelle entité pour renforcer les droits des enfants .

Ces nouveaux policiers au nombre de trente-trois (33) qui travailleront sous la supervision de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) ont reçu des notions en : Droits de l’Enfant , Toxicomanie , Justice Pénale des Mineurs , Enquêtes Sociales et Techniques de Communication avec les enfants en difficulté . Formés par des spécialistes français, ils sont appelés à intervenir dans le domaine de la protection des enfants dit abandonnés , victimes de mauvais traitements , de violences de toutes sortes .

Le responsable de la DCPJ, le commissaire Judes Perrin, a invité les policiers de cette unité spécialisée à se comporter en professionnel et en responsable . Il leur a indiqué qu’ils auront à travailler avec les mineurs évoluant en dehors de tout cadre constitué notamment le cadre familial et qui sont victimes de la violence de l’exclusion. Le ministre de la justice et de la sécurité publique , Calixte Delatour, a renchéri que la Brigade de Protection des Mineurs constitue les « Pionniers du Renouveau de la PNH ». M. Delatour les a invités à faire montre de sensibilité , de volonté et de conscience citoyenne en leur indiquant qu’ils travaillent dans un domaine où ils sont « à l’abri de certaines tentations « .

L’UNICEF qui supporte cette initiative estime que la police va être plus proche de la population. La représentante de l’agence de l’ONU pour l’enfance , Françoise Droulos, a indiqué que la création de cette unité témoigne de la volonté du Président Jean Bertrand Aristide de respecter les engagements pris en faveur de la protection des enfants à la session des Nations Unies en mai 2002.

P-AU-P. JOSEPH PHIIPPE ANTONIO TENTE D'ISOLER L'OPPOSITION.

Le gouvernement haitien invite la Communauté Internationale à ne pas tomber dans le piège tendu par l’Opposition . Cette exhortation est signée du ministre des affaires étrangères , Joseph Philippe Antonio , à l’occasion d’une rencontre avec son homologue bahaméen,Fred Mitchell , le jeudi 22 mai 2003 .

Dans le même temps, le chancelier demande à l’Opposition de lâcher du lest afin de ne pas metre en péril l’avenir du pays . M. Antonio en profite pour saluer les efforts déployés par le CARICOM dans la recherche d’une solution à la crise. Le chancelier a demandé aux opposants de faire preuve de flexibilité afin de permettre au pays de se tirer de l’impasse.

La Convergence Démocratique s’interroge sur les déclarations faites par le ministre des affaires étrangères . La principale coalition de l’Opposition qui a rencontré , le jeudi 22 mai , le chef de la Mission Spéciale de l’OEA en Haiti , David Lee, réaffirme sa position en faveur du départ du Président Jean Bertrand Aristide. Pour Hubert De Ronceray, cette démission constitue un passage obligé pour la résolution de la crise . Le professeur De Ronceray est d’avis qu’à la réunion de l’Assemblée Générale de l’OEA prévue du 8 au 10 juin au Chili , les participants adopteront une résolution allant dans le sens de l’application d’un des instruments de l’organisation visant à protéger la démocratie là où elle est menacée.

Récemment, à l’occasion d’une visite au Cap-Haitien , l’ambassadeur des Etats-Unis ,Brian Dean Curran, a déclaré que le gouvernement haitien avait amplement le temps de se conformer aux recommandations de la Résolution 822 pour éviter l’application de la Charte Démocratique par l’OEA

P-AU-P. LE CALVAIRE D'AMIOT MÉTAYER.

La Communauté Internationale à travers l’Organisisatioln des Etats Américains (OEA) continue de réclamer l’arrestion du chef de « l’Armée Cannibale « , Amiot Métayer blanchi par la justice des Gonaïves dans le cadre des violences enregistrées dans le quartier « Jubilé » en mai 2003.

Le chef de la Mission Spéciale de l’OEA, David Lee, qui était l’invité de l’émission « Rencontre « diffusée le dimanche 25 mai 2003 sur Radio Métropole, a affirmé, qu’en dépit de cette décision de justice , la position de l’organisation restait la même en ce qui concerne le fugitif Amiot Métayer . M. Lee souhaite à nouveau que le gouvernement haitien respecte les engagements pris devant l’OEA et la Mission Internationale surle dossier Métayer.

Le diplomate a fait état en ce sens des récents propos tenus par le ministre des Affaires Etrangères ,Joseph Philippe Antonio , en présence de son homologue bahaméen , Fred Mitchell , lors de l’ouverture d’une session de tavail Haiti-Bahamas ,le jeudi 22 mai dernier. David Lee a rappelé que la Commission d’Enquête Spéciale de l’OEA sur les violences du 17 décembre 2001 a cité le nom de Amiot Métayer comme co-auteur de ces actes déroulés aux Gonaïves . M. Lee a également mentionné que le président du Conseil Permanent a récemment rappelé la demande produite en ce sens par la Délégation de Haut Niveau qui avait visité Haiti au cours du mois de mars .

Le commissaire du gouvernement de la Cité de l’Indépendance , Louiselmé Joseph, qui a confirmé l’ordonnance d’annulation de mandat du juge d’instruction Morancy Joseph émis contre Amiot Métayer dans les violences à « Jubilé « soutient qu’il n’ a pas de dossier pour le puissant chef d’Organisations Populaires (OP) dans le cadre des troubles de décembre 2001 . Cette approche est contestée par l’Opposition .

Dans le rapport publié par l'OEA , la semaine écoulée, sur l'évolution de la situation en Haiti , l'Organisation Hémisphérique estime que le traitement accordé à l'affaire Métayer par le gouvernement constitue un test sur le sérieux des autorités en ce qui a trait au respect de leurs engagements.

PAU-P. PÈRE MAX DOMINIQUE  A CRITIQUÉ LE PRÉSIDENT JBA.

Le Père Max Dominique de la Congrégation des Pères du Saint Esprit a fait le procès du régime Lavalas lors des funérailles du Père Antoine Adrien, le vendredi 23 mai 2003, en présence du Président Jean Bertrand Aristide .

Dans l’ homélie prononcée à l’occasion de ces obsèques , le Père Dominique a dénoncé notamment le système de répression mis en place par le régime contre les opposants. Le religieux cite notamment les Corps Spécialisés de la Police en l’occurrence la Swat Team et la CIMO . Toujours dans le cadre de cette répression , le Père Dominique a mis dans le même panier les « chimè » (partisans zélés du Pouvoir) , les « attachés « (hommes de main du régime militaire de Prosper Avril /1988-1990) , les membres du FRAPH (tortionnaires du régime militaire de Cédras/ 1991-1994) et les « Tontons Macoutes » (de la dictature des Duvalier / 1957-1986).

Le Père Max Dominique s’est aussi attaqué à la corruption qui est ,selon lui, entretenue par le régime pour se perpétuer au Pouvoir . « Un régime absolu corrompt absolument « a dénoncé le révérend qui a fait remarquer que le défunt Père Antoine Adrien avait œuvré pour la promotion de la démocratie en Haiti et non pour l’implantation d’une dictature . En ce sens, Le Père Max Dominique a mis en garde contre le projet d’amendement de la Constitution notamment l’article 134-3 qui interdit à un citoyen de briguer trois (3) fois la présidence.

Le directeur du Centre Œcuménique des Droits Humains salue l’approche faite par le Père Max Dominique dans son homélie à l’occasion des obsèques du Père Antoine Adrien . Selon Jean Claude Bajeux , le Père Dominique a dit vrai car nous sommes en présence d’un Etat corrompu qui supporte la violence, souligne-t-il . Le responsable du Centre Œcuménique des Droits de l’Homme en profite pour dénoncer la violence dans le pays . M. Bajeux pense qu’il est aujourd’hui absolument nécessaire que des voix autorisées se lèvent pour dénoncer la situation à laquelle fait face aujourd’hui le pays .

 

23 Mai 2003

EN BREF:
  ALGÉRIE. DES HAITIENS SERAIENT VICTIMES DU TREMBLEMENT DE TERRE.
  
P-AU-P. PÈRE WILLIAM SMART A DIT NON AU RETOUR DU SYSTÈME DUVALIERISTE.
    P-AU-P. VIOLENCES À CITÉ SOLEIL.
     P-AU-P. FUNÉRAILLES DU PÈRE ANTOINE ADRIEN.
      P-AU-P. 500,000 DOLLARS DE DON DE LA CARICOM À HAITI.
        P-AU-P. DÉLÉGATION BAHAMÉENNE EN HAITI.
         P-AU-P. L'OFFICE NATIONAL POUR LA MIGRATION ET LE BILAN DES RAPATRIÉS.
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ALGÉRIE. DES HAITIENS SERAIENT VICTIMES DU TREMBLEMENT DE TERRE.

Un des correspondants NTS à Paris nous a fait savoir que plusieurs résidents d'origine Haitienne
vivant en Algérie seraient du nombre des victimes du tremblement de terre qui a causé tant de dégats dans le pays. Au fait, il y a un bon nombre de professionels Haitiens qui travaillent dans ce coin du monde. Notre correspondent en Algérie n'a pas pu nous contacter faute de communications prequ'impossible avec l'extérieur.

Le bilan des victimes de ce tremblement de terre ne cesse de s’alourdir dans la région d’Alger. On dénombre 1 600 tués et plus de 7 000 blessés alors que des centaines de personnes sont encore portées disparues. Les secours s’organisent avec l’aide de la communauté internationale.

P-AU-P. PÈRE WILLIAM SMART A DIT NON AU RETOUR DU SYSTÈME DUVALIERISTE.

Le père William Smarth , l’un des fondateurs du mouvement Lavalas , appelle la population à se mobiliser contre le projet d’amendement de la Constitution de 1987 annoncé par les élus contestés . Le religieux met en garde contre tout retour à la période de la dictature de François Duvalier qui a été proclamé " président à vie " en 1964.

Selon le père Smart qui a pris ses distances avec le régime Lavalas , ce projet d’amendement est inacceptable dans la mesure où certains aspects de la Charte Fondamentale traitant du caractère démocratique du système de gouvernement en Haiti sont questionnés par les parlementaires . Invité du Journal du Matin de Radio Métropole de ce vendredi 23 mai 2003, William Smart estime que le pays est dans une phase préoccupante à la veille de 2004 en rappellant les luttes menées avec acharnement par beaucoup de secteurs pour ne pas retourner à l’ordre ancien . Le religieux dit douter que les autorités supportent une telle idée mais estiment qu’il y a anguille sous roche.

Le Père Smart, un des fers de lance du mouvement Lavalas qui a porté Jean Bertrand Aristide au Pouvoir en 1990 se dit inquiet par les menaces qui pèsent sur l’avenir du processus électoral en Haiti . Aussi , invite-t-il les différents secteurs de la nation à faire échec à l’initiative du Pouvoir de faire amender la Constitution .

Pour sa part, l’ancien sénateur Samuel Madistin appelle les élus contestés Lavalas à respecter la procédure établie par la Constitution dans le cadre du projet d’amendement. M. Madistin précise que les élus Lavalas ne peuvent en aucun cas toucher à l’article 134-3 de la constitution qui limite à deux (2) le nombre de mandats présidentiels. Il fait remarquer que ces amendements constitutionnels ,hors des normes établies, pourraient plonger le pays dans une crise sans précédent. Samuel Madistin rappelle que les présidents Estimé et Magloire ont été chassés du pouvoir justement parce qu’ils avaient tenté de toucher à des articles de la Constitution ralatifs à la durée de leur mandat.

De plus en plus de secteurs élèvent la voix pour dénoncer le projet du Pouvoir Lavalas de modifier plusieurs articles de la Constitution . Ces secteurs sont inquiets car certains des articles ciblés insistent sur la préservation de la Démocratie et de l’alternance politique.

P-AU-P. VIOLENCES À CITÉ SOLEIL.
La violence fait à nouveau rage dans les quartiers de Cité Soleil avec des affrontements entre bandes rivales qui font des victimes dans la population civile.

Selon les déclarations faites par des riverains , des dizaines de personnes ont été tuées à Cité Soleil dans le cadre d’intervention des groupes armés dans les quartiers "Boston" et "Bois Neuf". Dans leurs témoignages , des jeunes de Cité Soleil dénoncent la complicité de hauts reponsables de la Police Nationale d’Haiti (PNH) dans ces violences. Ils appellent le Président Jean Bertrand Aristide à intervenir rapidement dans ce dossier en vue de protéger la population civile du plus grand bidonville du pays .

Les autorités en place n’ont pas encore réagi face à cette nouvelle vague de violences qui affecte les quartiers surpeuplés de Cité Soleil et de la Saline .

Dans un rapport publié cette semaine sur l’augmentation de la criminalité dans la région métopolitaine , la Commission Nationale Justice et Paix avait attiré l’attention des autorités sur la violence chronique qui règne à Cité Soleil , élevée au rang de commune il y a quelques mois . L’organisme de l’Eglise Catholique avait fait part de ses préoccupations face à la lattitude de chefs de bandes armées à semer la terreur sans être inquiétés . Dans une lettre adressée aux autorités concernées, le 21 mai 2003, Justice et Paix rapportait avoir compté cinquante neuf (59) cadavres dans les rues de la zone métropolitaine au cours des mois de mars et d’avril 2003.

P-AU-P. FUNÉRAILLES DU PÈRE ANTOINE ADRIEN.

Les funérailles du Père Antoine Adrien ont été chantées ce vendredi 23 mai 2003 à 16 heures au Petit Séminaire Collège Saint-Martial à Port-au-Prince où il sera inhumé.

Les Pères Spiritains ont fait de ces obsèques une célébration où la communauté religieuse a rendu un vibrant hommage au disparu. Les membres de la Congrégation avaient mis  en garde contre tout discours politique lors des funérailles du Père Antoine Adrien ce vendredi . Le père William Smart , compagnon de lutte d’Antoine Adrien, lance un avertissement à tous ceux qui voudraient faire de la récupération politique avec ces funérailles. A cet effet, tout en respectant l’opinion du Pouvoir , il dit s’expliquer mal la décision des autorités de renvoyer la cérémonie de destruction des armes illégales prévue pour le jeudi 22 mai à cause des obsèques du père Adrien .

Invité au journal du Matin de Radio Métropole de ce 23 mai , le père Smart a exhorté la population à accompagner , dans la prière , le père Adrien qui a travaillé toute sa vie à l’instauration de la démocratie en Haiti . A ce sujet, le religieux estime que le processus démocratique est en recul aujourd’hui en Haiti . En ce sens, il invite la population à travailler pour bâtir une nation dans la perspective des 200 ans de l’Indépendance en 2004 comme l’a toujours voulu Antione Adrien

Le père Antoine Adrien, un des pilliers du mouvement démocratique haïtien, s’est éteint dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 mai 2003 à l’âge de 81 ans à Port-au-Prince. L’annonce a été faite par l’ordre des Spiritains , le mardi 13 mai.

Le père Adrien était très diminué physiquement depuis sa grave congestion cérébrale en 1996 à Washington . Quelque temps avant sa disparition , le religieux avait exprimé sa déception face à l’implosion de la mouvance Lavalas , confient des sources proches du défunt . Antoine Adrien , ancien coordonnateur de la Commission Présidentielle pour le retour au pouvoir de Jean Bertrand Aristide en 1994 , y avait joué un rôle prépondérant durant le Coup d’Etat militaire de 1991.

Adepte de la Théologie de la Libération de même que Jean Bertrand Aristide , le père Adrien , combattant de l’Eglise Populaire face aux régimes miltaires qui ont succédé à la dictature des Duvalier , avait été blessé en compagnie des Pères William Smart et Jean Marie Vincent lors d’une embuscade tenue par l’armée contre le père Aristide en août 1987 à Freycineau , non loin de Saint-Marc. Antoine Adrien a joué un rôle important dans le choix de Jean –Bertrand Aristide comme candidat à la Présidence en 1990 .

En 1989, il s’est particulièrement illustré dans la mobilisation en faveur du respect de la Charte Fondamentale, à travers le comité “Honneur respect pour la constitution”. Dans les années 60 , il faisait partie des opposants au régime des Duvalier au moment où celui-ci affichait ses préférences pour la présidence à vie .

En 1969, Antoine Adrien ,alors éducateur au Collège Saint-Martial à Port-au-Prince, a été exilé par le président François Duvalier en compagnie de neuf (9) autres prêtres spiritains . Il passa 17 ans loin du pays , aux Etats-Unis d’Amérique , avant de revenir en Haiti en 1986. Originaire des Cayes, le père Antoine Adrien était membre de la congrégation Saint Esprit depuis 1945.

P-AU-P. 500,000 DOLLARS DE DON DE LA CARICOM À HAITI.

Les pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM) viennent en appui au gouvernement haitien dans le cadre des arriérés à verser à la Banque Interaméricaine de Développement (BID) . En ce sens 500 mille dollars américains ont été donnés aux autorités du pays. L’annonce a été faite par le ministre des Affaires Etrangères des Bahamas , Frédéric Mitchell, à l’occasion de l’ouverture à Port-au-Prince d’une séance de travail de deux (2) jours sur la question migratoire, le jeudi 22 mai 2003 . Haiti doit à la BID plus de 20 millions de dollars et l’institution souhaite régler la question des arriérés avant le décaissement des fonds . Le Chancelier haitien , Joseph Philippe Antonio , a salué le geste de la CARICOM et en a profité pour faire état de la bonne santé des relations haitiano-bahaméennes.

A l’inauguration des travaux au ministère des affaires étrangères, M.Antonio s’est félicité des progrès dejà réalisés dans le cadre du processus visant à la résolution des points litigieux entre les deux (2) pays . Le chef de la diplomatie a précisé que ces deux (2) journées de travail permettront aux représentants des gouvernements bahaméen et haitien de traiter des questions diverses de l’économie en passant par la sécurité et la migration . Le ministre Antonio s’est montré confiant quant à l’avenir des relations entre les deux (2) pays suite à la tenue de cette rencontre .

Pour sa part , le ministre bahaméen des affaires étrangères , Frédéric Mitchell, a souligné l’engagement de son gouvernement à travailler avec Haiti pour résoudre les difficultés qui entourent les relations entre les deux (2) pays . M. Mitchell s’est montré extrêmement préocupé par la recrudescence des voyages clandestins vers les Bahamas . Le ministre des Affaires Etrangères des Bahamas a indiqué que ce problème constituait un fardeau pour son gouvernement d’ou la nécessité pour Haiti de mettre un terme à cette situation .

P-AU-P. DÉLÉGATION BAHAMÉENNE EN HAITI.

 Une délégation bahaméenne conduite par le Ministre bahaméen des Affaires Étrangères, Frédéric A. Mitchel, est arrivée ce jeudi à Port-au-Prince. Cette délégation qui a été reçue par le chancelier Joseph Philippe Antonio, doit entamer les discussions avec les autorités haïtiennes sur la coopération bilatérale entre les deux pays. Les discussions doivent également porter sur le dossier de la migration illégale d'haïtiens aux Bahamas et sur les efforts à entreprendre pour parvenir à un accord. Au cours de la semaine du 12 mai, 902 haïtiens ont été interceptés par la garde côtière des Bahamas. Dans une déclaration à l'occasion du lancement des séances de travail entre les deux parties, M. Antonio a appelé à la poursuite du processus de dialogue entre autorités haïtiennes et bahaméennes, en vue de la signature des textes d'accords susceptibles de revitaliser les liens d'amitié qui unissent les deux pays. " Les parties haïtienne et bahameenne doivent travailler à la finalisation du document conjoint déjà élaboré sur le dossier migratoire", a-t-il fait savoir, tout en formulant le souhait qu'un consensus soit trouvé sur les points litigieux. Il a indiqué que la présente rencontre arrive à un moment où Haïti accueille la torche de l'unité caraïbéenne et au moment où le pays vient de célébrer les 200 ans de création de son drapeau. Se félicitant des efforts déployés par les pays de la caricom pour aider à la résolution de la crise politique haïtienne, M. Antonio a fait savoir que l'adhésion définitive d'Haïti à la caricom a permis à Haïti d'améliorer ses relations avec les états de la Caraïbe. Il a salué le support financier d'un demi million de dollars d'un groupe d'états de la caraïbe dont les Bahamas, pour aider Haïti à payer les arriérés de la dette externe. Pour sa part, le Ministre Frédéric A. Mitchel a indiqué que son pays a toujours plaidé en faveur du déblocage de l'assistance d'aide au développement qui s'avère nécessaire pour le peuple haïtien. Il a fait savoir que le décaissement des 500.000 dollars américains témoigne de l'engagement des pays de la caricom en faveur du développement économique d'Haïti. Cette décision consiste à influencer et encourager la Banque Interaméricaine de Développement (BID) à agir dans le sens des intérêts du peuple haïtien", a-t-il fait savoir. Plus de 500 millions de dollars américains de prêts et de dons destinés au développement d'Haïti sont bloqués depuis tantôt 3 ans pour des raisons politiques. M. Mitchel appelle les bailleurs internationaux à mettre des fonds à la disposition du gouvernement pour qu'il puisse financer des projets de développement en Haïti. D'un autre côté, le Ministre bahaméen a fait savoir que son pays appuie la présence de la mission spéciale de l'OEA en Haïti. Il encourage les différents secteurs haïtiens à travailler en vue de trouver une issue à cette crise qui aidera, dit-il, le pays à prendre la voie du développement et du progrès.

P-AU-P. L'OFFICE NATIONAL POUR LA MIGRATION ET LE BILAN DES RAPATRIÉS.

 Le coordonnateur de l'Office National pour la Migration (ONM), Lovinsky Pierre-Antoine, a indiqué ce jeudi que plus d'un millier d'haïtiens ont été rapatriés de janvier à mai 2003. Selon Lovinsky Pierre-Antoine, 7.600 personnes ont été rapatriées par les autorités dominicaines, 148 par les États-Unis, 203 par les Bahamas et 3 par la Jamaïque. Le responsable de l'ONM a rendu la crise économique engendrée par la crise politique responsable du fait que les haïtiens continuent de s'aventurer en mer à la recherche de meilleures conditions de vie. M. Pierre-Antoine a formulé le souhait qu'une solution soit trouvée à la crise politique pour permettre aux haïtiens de rester chez eux. Il a fait savoir que l'ONM n'est pas en mesure de venir en aide aux rapatriés en raison du fait qu'il ne dispose pasde fonds nécessaires. Les gardes côtes américains ont rapatrié mercredi un groupe de 101 réfugiés haïtiens qui tentaient de se rendre illégalement en Floride. Ces compatriotes originaires pour la plupart du département du nord ont été interceptés en haute mer le 18 mai dernier. Ils ont expliqué avoir tenté de quitter le pays pour fuir la misère provoquée par la crise économique.

22 Mai 2003

EN BREF:
 OEA-HAITI.RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LA SITUATION EN HAÏTI
   P-AU-P. OEA SUR LA SELETTE.
    P-AU-P. A LA SEMAINE PROCHAINE LA DESTRUCTION DES ARMES ILLÉGALES.
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OEA-HAITI.RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LA SITUATION EN HAÏTI

 

I. INTRODUCTION

1. Ce quatrième rapport présenté par le Secrétaire général au Conseil permanent en vertu du 14e paragraphe du dispositif de la résolution CP/RES. 822 (1331/02) du 4 septembre 2002 [conformément aussi au paragraphe 12 du dispositif de la résolution AG/RES. 1841 (XXXII-O/02) du 4 juin 2002] fait le point sur l’avancement de la mise en œuvre des résolutions CP/RES. 806 (1303/02) et CP/RES. 822, ainsi que de la résolution AG/RES. 1841.

2. En août 2000, l’OEA a engagé un dialogue avec le Gouvernement d’Haïti (GH) et des représentants de l’opposition afin de résoudre la crise politique qui a résulté des élections législatives, municipales et locales contestées de mai 2000. Cet effort s’est poursuivi pendant le reste de l’année 2000 et jusqu’en décembre 2001. Suite à une attaque à main armée contre le Palais National d’Haïti le 17 décembre 2001 et à la détérioration marquée de la situation générale en matière de sécurité dans le pays, le Conseil permanent de l’OEA a adopté la résolution CP/RES. 806 le 15 janvier 2002. Entre autres décisions, la résolution 806 a établi la Mission spéciale chargée du renforcement de la démocratie en Haïti, qui a reçu le mandat de renforcer le processus politique et les institutions démocratiques du pays. La résolution a également créé une Commission d’enquête chargée d’examiner les événements de décembre 2001 et un Conseil consultatif sur les réparations en Haïti, appelé à proposer des lignes directrices en vue de l’indemnisation des victimes de ces événements.

3. Le 4 septembre 2002, à la lumière de l’impasse dans les négociations entre les partis politiques haïtiens, le Conseil permanent a adopté la résolution 822. Par cette résolution, le Conseil permanent reconnaissait les gains réalisés au cours des négociations; il maintenait les objectifs des résolutions CP/RES. 806 et AG/RES. 1841, et ajoutait un certain nombre de dispositions pour créer les conditions favorables à la tenue d’élections législatives et locales en 2003, notamment en menant une campagne de désarmement, et pour normaliser la coopération économique entre le Gouvernement d’Haïti et les institutions financières internationales.

4. Une liste de rapports publiés précédemment en vertu des résolutions CP/RES. 806, AG/RES. 1841 et CP/RES. 822 figure à l’annexe A. Ces rapports peuvent être consultés sur le site Web de l’OEA à l’adresse suivante: www.oas.org. En particulier, le document CP/doc.3722/03 du 4 avril 2003 contient le rapport de la Mission spéciale adressé au Secrétaire général sur la visite d’une Délégation de haut niveau OEA-CARICOM (la Délégation), effectuée les 19 et 20 mars, et sur le suivi réalisé jusqu’au 30 mars 2003.

II. ÉVÉNEMENTS RÉCENTS

5. Le 30 avril 2003, suite à des consultations entre les membres de la Délégation de haut niveau et avec d’autres membres et observateurs de l’OEA, le Conseil permanent a tenu une séance spéciale sur Haïti. À la fin des discussions, le Président a fait une annonce officielle, au nom du Conseil, dans laquelle il a repris les points soulevés par la Délégation devant le Gouvernement, la société civile et la Convergence Démocratique. Le Président du Conseil permanent a fait état de l’inaction du Gouvernement en rapport avec des problèmes clés soulevés par la Délégation comme étant le “principal obstacle” au progrès; il a également insisté sur la nécessité, pour le Gouvernement, de mettre en œuvre concrètement les mesures qui lui ont été soumises et, pour les entités de la société civile et la Convergence Démocratique, de confirmer qu’elles participeraient au Conseil électoral provisoire (CEP) une fois que le Gouvernement aura agi.

6. Dans cette annonce, le Président a également souligné que le Conseil permanent appuyait la Mission spéciale pour son travail en vertu des Termes de Référence convenus avec le Gouvernement d’Haïti, notamment en ce qui concerne le déploiement d’une force de police internationale pour aider à la professionnalisation de la Police Nationale Haïtienne et, une fois que la décision de tenir des élections sera prise, pour aider à assurer la sécurité pendant le processus électoral. Dans son annonce, le Président du Conseil permanent a insisté sur la nécessité de soulager la crise humanitaire qui sévit en Haïti et a encouragé les institutions financières internationales à accélérer leurs pourparlers avec Haïti pour reprendre la coopération, conformément à leurs procédures internes. Il a signalé que l’Assemblée générale de l’OEA examinera la situation en Haïti dans le cadre de sa session annuelle qui se tiendra à Santiago, Chili, du 8 au 10 juin, et que des décisions seront prises à la lumière des mesures prises, ou de l’absence de mesures, par le Gouvernement haïtien et les autres acteurs concernés. L’annonce est reproduite à l’annexe B.

7. Durant la période du 29 avril au 9 mai, une délégation du FMI s’est rendue en Haïti et a établi, de concert avec le Gouvernement d’Haïti, un avant-projet de programme suivi par le FMI (SMP, Staff Monitored Program) concernant la performance économique d’Haïti au cours des six mois suivants. On s’attend à ce que cet avant-projet soit soumis très prochainement au Conseil d’administration du FMI. L’adoption d’un tel programme pourrait faciliter le travail des autres donateurs bilatéraux et multilatéraux.

8. Au début d’avril, la mort d’un partisan de Fanmi Lavalas au cours d’une fusillade intervenue lors d’une manifestation pro-gouvernementale dans un quartier considéré comme un bastion de l’opposition à Cap Haïtien a de nouveau soulevé le problème de l’existence d’une opposition armée. Les préoccupations au sujet de la sécurité nationale se sont accrues au début de mai à la suite de la détention pour interrogatoire de cinq ressortissants haïtiens en République dominicaine, dont un ancien commissaire de police et un ancien ambassadeur, soupçonnés d’avoir des liens avec des groupes d’ex-militaires censés conspirer pour renverser le Président Aristide. Dans les 24 heures qui ont suivi leur arrestation, une attaque sur le barrage Péligre dans la centrale hydroélectrique Plateau Central a fait deux morts et plusieurs blessés, en plus de laisser la salle de commande endommagée par l’incendie; la police aurait également confisqué des armes lourdes et divers documents au domicile d’un militant de l’opposition à Port-au-Prince. Au moment de la rédaction du présent rapport, la situation concernant ces événements et les éventuels liens entre eux ne sont pas clairs. Les cinq personnes détenues en République dominicaine ont été relâchées le jour suivant. Le 11 mai, un citoyen américain fut arrêté à Gonaïves sous prétexte qu’il aurait reçu des armes destinées à être utilisées contre le Gouvernement.

9. Le 1ermai, le Président Aristide a appelé l’opposition à observer une trêve, au nom des pauvres d’Haïti, avant la célébration du 200e anniversaire du drapeau haïtien, le 18 mai. Le Président Aristide a lancé le “Cri de La Saline” au cours d’une cérémonie publique d’inauguration de logements dans l’un des quartiers les plus démunis de Port-au-Prince. Les secteurs de l’opposition ont eu des réactions diverses à cet appel: un porte-parole de la Convergence Démocratique a convenu qu’une trêve était possible s’il était mis fin à l’impunité et à la persécution politique, tandis qu’un autre regroupement d’opposition demandait au Président Aristide de marquer la célébration du 18 mai en démissionnant. Des déclarations publiques de plusieurs parlementaires Lavalas en appui à un amendement à l’article 134.3 de la Constitution haïtienne, qui limite à deux termes non consécutifs le mandat du président, ont provoqué une autre controverse et une méfiance accrue à l’égard du Gouvernement de la part de plusieurs secteurs de l’opposition et de la société civile.

III. MISE EN ŒUVRE DES RÉSOLUTIONS 806 et 822

10. Sans aucun doute, les premières responsabilités aux termes des diverses résolutions concernant Haïti incombaient au Gouvernement. Dans le présent rapport, nous examinons les progrès accomplis en ce qui a trait aux obligations prioritaires acceptées volontairement par le Président Aristide et son gouvernement. Ces obligations et engagements se résumaient ainsi: a) mettre en œuvre les recommandations de la Commission d’enquête et du Conseil consultatif sur les réparations; b) mener des enquêtes approfondies sur tous les crimes à motivation politique; c) améliorer la sécurité grâce à la professionnalisation de la police et à la tenue d’une campagne de désarmement; d) améliorer la situation en matière de droits de la personne, et e) établir, en collaboration avec un certain nombre d’autres secteurs, un Conseil électoral provisoire (CEP) crédible.

A. Mise en œuvre des recommandations de la Commission d’enquête

11. Le Gouvernement haïtien s’est engagé publiquement, à diverses occasions, à mener des enquêtes et à arrêter les 20 personnes, au moins, impliquées selon la Commission dans les violences du 17 décembre 2001. Cependant, peu de mesures ont été prises depuis que la Commission a présenté ses recommandations dans son rapport du 20 juin 2002. Des rapports antérieurs (voir le paragraphe 4 ci-dessus), fournissaient des détails. Pourtant, les cinq entités chargées de désigner les membres du CEP avaient clairement déclaré, au début de novembre, que des progrès devaient être accomplis dans ces poursuites judiciaires pour qu’elles participent au CEP. Il convient de rappeler qu’il a fallu attendre la visite de la Délégation de haut niveau en mars 2003 pour qu’un juge de Cap Haïtien cite à témoins et interroge plusieurs employés de l’État impliqués dans les violences du 17 décembre. Les arrestations ont eu lieu le 4 avril 2003, mais les suspects ont été relâchés le même jour suite aux pressions exercées par de violents manifestants pro-gouvernementaux.

12. Les déclarations publiques du Directeur général du ministère de l’Intérieur et des chefs d’“organisations populaires” pro-gouvernementales, après les arrestations du 4 avril, ont jeté des doutes sur l’engagement du Gouvernement. Le Directeur général du ministère de l’Intérieur, en visite à Cap Haïtien le 6 avril, aurait, dit-on, déclaré à la radio locale que les employés de l’État devraient “jouir d’une certaine immunité en matière d’arrestation, comme c’était le cas sous l’ancien Président Duvalier”. Lors d’une conférence de presse le 15 avril 2003, des chefs d’organisations populaires à Port-au-Prince, dont René Civil, porte-parole de Jeunesse Pouvoir Populaire, sont allés encore plus loin, rapporte-t-on, en “donnant un avertissement aux juges qui s’aviseraient de lancer des mandats d’arrêt contre des organisations populaires soutenant Lavalas”, affirmant que leurs partisans empêcheraient l’exécution de ces mandats d’arrêt. Aucune de ces déclarations n’a été désavouée par le Gouvernement.

13. Dans sa déclaration liminaire à la Délégation de haut niveau, le 19 mars 2003, le Président Aristide a promis de traduire Amiot Métayer en justice, sans provoquer de bain de sang général dans la zone où se trouverait Métayer. Métayer, un fugitif de Gonaïves qui avait joué un rôle de leader incontesté dans une série de menaces ou d’actions violentes en 2002, était auparavant toléré par l’appareil policier et judiciaire de l’État. Le Gouvernement a déclaré depuis qu’il n’avait pas réussi à le localiser. Des rapports concernant des menaces et des tentatives de pressions politiques sur des fonctionnaires judiciaires travaillant sur l’affaire étaient très préoccupants. Deux juges et un substitut du procureur ont déclaré qu’ils avaient préféré fuir Haïti plutôt que d’accéder aux demandes de retrait des accusations contre Métayer. Le 14 mai, au moment où ce texte était sur le point d’être imprimé, un fait remarquable a été annoncé : le nouveau procureur dans l’affaire Métayer (ce dernier avait en fait été emprisonné sous l’accusation d’incendie criminelle et de meurtre dans la région de Jubilé aux Gonaïves au printemps de 2002 et non pas par suite des accusations de la commission d’enquête au sujet de sa participation aux événements du 17 décembre 2001) a déclaré que Métayer avait été exonéré des accusations lancées contre lui dans l’affaire Jubilé. On n’avait pas pu établir clairement si une action quelconque serait prise contre lui en ce qui concerne sa fuite de prison en août 2002, ou les événements du 17 décembre 2001. Les modalités de gestion de l’affaire Métayer marquera un jalon dans l’évaluation du sérieux avec lequel le Gouvernement compte s’affronter à l’impunité.

B. Mise en œuvre des recommandations du Conseil consultatif sur les réparations

14. Les recommandations formulées par le Conseil consultatif sur les réparations (composé d’un représentant du Gouvernement, d’un représentant du Secrétaire général de l’OEA et d’un représentant de l’Association des Assureurs d’Haïti) ont été largement mises en œuvre. Plus de 124 millions de gourdes ont été versés aux partis politiques et aux institutions concernées et leurs dossiers ont été clos. Cependant, seulement la moitié environ des 70 victimes individuelles qui auraient dû être indemnisées, selon les recommandations, ont déclaré avoir accepté un règlement final. L’autre moitié attend toujours un règlement. La Mission spéciale sera bientôt en mesure de confirmer le montant d’argent versé aux victimes individuelles, mais on estime que plus de 35 millions de gourdes ont été affectés à ces indemnisations.

C. Enquêtes sur les crimes à motivation politique

15. Le 28 mars 2003, le Comité mixte sur la justice composé de représentants du Gouvernement d’Haïti et de la Mission spéciale de l’OEA (Comité mixte GH/Mission) a constitué un groupe de travail chargé d’apporter une assistance dans les enquêtes et les poursuites menées dans le cadre du dossier du 17 décembre 2001, en rapport avec dix affaires d’assassinat “à motivation politique” soulevées par des chefs de l’opposition devant le Président Aristide en juin 2002, ainsi qu’avec les affaires Jean Dominique et Brignol Lindor. Le Comité mixte sur la justice a choisi cinq des dix affaires en vue d’un examen immédiat en mars 2003. Il s’agit des affaires suivantes: Mireille Durocher Bertin, Député André Diogène, Sénateur Yvon Toussaint, Député Jean Hubert Feuillé et Rémy Darang. Le Comité mixte recueille actuellement de l’information sur l’état d’avancement de ces affaires.

16. Les procédures judiciaires ont suivi leur cours officiel dans les affaires Jean Dominique et Brignol Lindor, mais sans progrès évidents. Les deux affaires sont en appel. D’une manière générale, l’acte d’accusation final du 21 mars 2003 dans l’affaire Jean Dominique a suscité une déception totale. Après environ trois ans d’enquête, l’acte d’accusation final ne contenait aucune allusion au motif du crime et aucun des six hommes accusés n’est soupçonné d’être le cerveau du crime. Depuis, chacun des six accusés a fait appel. La Cour d’appel a tenu une audience le 12 mai; elle devrait rendre sa décision dans un mois environ.

17. En ce qui concerne le meurtre de Brignol Lindor, seulement deux des dix hommes accusés en 2002 ont été arrêtés. Aucune mesure n’a été prise pour arrêter l’un quelconque des huit autres. Le 27 mars 2003, la Cour d’appel a rejeté l’appel pour des raisons de procédure. Le rejet de l’appel sera examiné par la Cour suprême.

D. Professionnalisation de la police

18. Au cours de la dernière année, la Police Nationale Haïtienne (PNH) a fait l’objet de nombreuses allégations de politisation et de participation à de graves violations des droits de la personne, au trafic de stupéfiants et à d’autres formes de corruption. On lui a également reproché une gestion absolument inefficace, avec pour résultats une perte de crédibilité parmi la population et une baisse de moral dans ses rangs, qui aurait entraîné la désertion d’un nombre inconnu de ses membres. Malgré cette image globale négative, les forces de police ont prouvé en maintes occasions, et en présence de la Mission spéciale, qu’elles étaient capables, avec une direction et des ordres appropriés, d’assurer la sécurité de manière professionnelle. Nous pouvons citer comme exemples la protection fournie par les forces de police au Groupe des 184 lorsque la Caravane de l’espoir de cette organisation de la société civile a accompli son périple de plusieurs mois qui l’a menée cette année à Jacmel, St. Marc, Hinche, Gonaïves, Fort Liberté et Cap Haïtien, ainsi que leur intervention dans une manifestation de groupes de femmes le 3 avril. Par contre, elles ont fait preuve d’une violence excessive lors d’une manifestation qui s’est déroulée à proximité de l’Ambassade de France, le 20 mars, et, avec d’autres représentants du Gouvernement, elles n’ont pas géré correctement le déplacement de la Caravane de l’espoir à Les Cayes.

19. Les effectifs actuels de la PNH sont évalués à 4 500 personnes au maximum, ce qui est bien inférieur au niveau autorisé de 7 000. Comme il a été signalé précédemment, la PNH manque également de matériel et de dirigeants qualifiés. Compte tenu de la détérioration de la PNH et de la dégradation de la situation générale en matière de sécurité, la Délégation de haut niveau et le Président Aristide ont discuté de la nécessité du renforcement de la direction supérieure, en consultation avec la Mission spéciale. Il a été également convenu de mettre en place jusqu’à 30 conseillers de police, dont les 11 premiers sont sur place.

20. Le Gouvernement a nommé de nouveaux hauts dirigeants, dont le Directeur général, le 26 mars 2003, mais il a choisi d’informer la Mission, plutôt que de la consulter, au sujet de son choix. La nomination de M. Jean-Claude Jean-Baptiste en tant que Directeur général intérimaire a suscité des critiques, dans le pays et à l’extérieur, notamment parce que cette nomination ne contribuait pas à l’instauration d’un climat de confiance. Selon des chefs de l’opposition, il aurait pris part à l’assassinat en 1991 de Pasteur Sylvio Claude, alors chef d’un parti politique. Le nouveau Directeur général intérimaire, lors de ses diverses entrevues avec des membres de la presse, a insisté sur sa détermination à réformer la police, à punir les personnes coupables de violation des droits de la personne et à garantir le droit de manifester. Le choix de Pierre Evans Sainturné pour le poste d’inspecteur général en chef (numéro deux à la PNH) a été critiqué au départ par les groupes de défense des droits de la personne, mais l’on n’entend plus de réactions. La Délégation de haut niveau et le Conseil permanent continuent de demander le renouvellement et le renforcement de la haute direction de la PNH en consultation avec la Mission spéciale.

21. Les mesures concrètes prises au cours de l’année pour professionnaliser la police se sont concentrées sur la formation de la 14e promotion. Un groupe de 850 nouveaux agents de police a terminé un cours de formation à l’Académie de Police en mars et a été déployé en avril 2003, venant ainsi renforcer sensiblement les effectifs. La Mission spéciale a gardé un bureau à l’Académie de Police d’octobre à mars, et participé au travail de formation à tous les niveaux, depuis la planification du programme d’étude jusqu’à l’instruction sous forme de cours quotidiens. Cependant, des allégations ont fait surface selon lesquelles de nombreuses recrues avaient été sélectionnées sur la base de critères autres que le mérite et quelques autres au moins auraient même un dossier douteux.

E. Désarmement

22. Plusieurs mesures ont été prises pour lancer une campagne nationale de désarmement, mais la mise en application a été limitée. À la connaissance de la Mission spéciale, rien n’a encore été fait au sujet de deux demandes essentielles adressées au Gouvernement par la Délégation de haut niveau, pour lesquelles le Gouvernement avait déjà pris un engagement en adoptant les Termes de Référence, à savoir agir contre les groupes armés organisés et agir pour confisquer les armes illégales détenues par des membres de l’entourage de certains hauts fonctionnaires.

23. Le rapport initial fourni par le Gouvernement au sujet du nombre d’armes confisquées a été corrigé. Il est maintenant indiqué que les 2 551 armes de toutes catégories qui, selon le rapport du 4 novembre, avaient été saisies en juillet et août 2002 comprenaient en fait les munitions. Le Gouvernement a précisé par la suite que 60 armes ont été saisies en 2002. D’autres armes ont été saisies depuis et la Mission vérifie actuellement les informations à ce sujet.

24. Un Comité national du désarmement, créé le 31 mars 2003, s’est réuni plusieurs fois et prévoit une cérémonie publique de destruction d’armes pour le 22 mai 2003.

F. Droits de la personne

25. Le respect, par le Gouvernement, de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de la liberté de se réunir a diminué au cours de l’année. Des agents de l’État ont exprimé publiquement leur détermination à appliquer les principes des droits de la personne, mais des membres d’”organisations populaires” pro-gouvernementales ont souvent intimidé et agressé des manifestants, des journalistes et d’autres militants qui critiquaient le Gouvernement, avec une flagrante impunité. Aux Gonaïves, une campagne sournoise d’intimidation et de violence menée par Amiot Métayer et ses partisans a conduit des fonctionnaires judiciaires et des journalises locaux à fuir le pays parce qu’ils craignaient pour leur vie. Bien que, depuis mars, la situation à Gonaïves soit devenue moins critique, les facteurs de tension sous-jacents sont toujours présents.

26. Les attaques contre la liberté de la presse ont été nombreuses et généralisées. Des stations de radio considérées critiques à l’égard du Gouvernement, à Port-au-Prince, à St. Marc, au Cap Haïtien, à Petit-Gôave, aux Gonaïves et aux Cayes, ont signalé des actes d’intimidation et de violence à leur endroit. Depuis l’assassinat de son directeur, Jean Dominique, en avril 2000, Radio Haïti Inter, dirigée par la veuve de Dominique, Michèle Montas, a mené une campagne publique sans précédent pour obtenir justice. Cette station de radio a fermé ses portes pour une période indéterminée à la suite de menaces de mort constantes adressées à ses employés après la tentative d’assassinat du 25 décembre 2002 contre Michèle Montas, tentative au cours de laquelle son garde du corps a trouvé la mort. En janvier 2003, le directeur de Radio Schekina à St. Marc a été blessé par balle alors qu’il se trouvait dans son studio. À la fin d’avril, Liliane Pierre Paul, membre éminente de Radio Kiskeya, a reçu des menaces de représailles (contre elle et contre les ressortissants français) si elle ne soutenait pas la campagne du Gouvernement pour la restitution des sommes payées par Haïti à la France en 1825 en guise de réparations à la suite de la déclaration d’indépendance d’Haïti en 1804. Le recul du respect de la liberté de la presse a été dénoncé par des organismes nationaux et internationaux de défense des droits de la personne (dont les experts indépendants pour Haïti de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies) ainsi que par des associations de presse, la Mission spéciale et la communauté diplomatique. Reconnaissant la tendance négative, et préoccupée par cette situation, l’Association des journalistes haïtiens a déposé des plaintes officielles auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme dans les cas de Michèle Montas et de sept journalistes de Gonaïves. Un homme d’affaires, qui aurait des liens étroits avec le Président Aristide, est récemment devenu actionnaire majoritaire de Telemax, l’unique station de télévision nationale indépendante, où il exercerait des pressions pour éliminer les programmes consacrés au débat politique. Le Gouvernement ou le parti au pouvoir contrôlent actuellement trois autres stations de télévision.

27. La Commission épiscopale nationale sur la justice et la paix de l’Église catholique romaine a signalé dans une étude spéciale qu’il y avait eu 117 morts violentes en Haïti de novembre 2002 à février 2003. On ne sait pas combien de ces assassinats ont été commis par des agents de l’État ou par des personnes ayant un lien avec des agents de l’État. La Mission spéciale a reçu de nombreux rapports dont certains mettent en cause les chefs de bandes de Cité Soleil, eux‑mêmes employés par des institutions d’État, dans plusieurs assassinats, enlèvements et disparitions. L’application du principe de la “tolérance zéro”, selon lequel les suspects de crimes de droit commun sont sommairement punis, a continué de susciter de sérieuses préoccupations, tout comme les signalements de dix cas de disparition forcée qui ont été portés à l’attention de la Mission spéciale. La plupart des 10 hommes qui auraient “disparus”, et qui ont probablement été assassinés, avaient des liens avec l’opposition et l’un d’entre eux était un ancien commissaire de police. Les plaintes particulières en matière de droits de la personne à l’encontre de la police concernaient sa participation à des exécutions sommaires et à des disparitions, ainsi que des cas de torture, de brutalité et de grave inconduite telle que la fabrication de preuves dans des affaires de persécution politique présumée.

28. Rosemond Jean, le chef des victimes de la crise des coopératives qui a éclaté au milieu de l’année 2002, a bénéficié d’une libération conditionnelle en avril, après six mois de détention préventive. La détention de Jean est considérée par beaucoup comme un cas de persécution politique. Le manquement à l’exécution des jugements dans d’autres affaires politiques demeure un problème important en matière de droits de la personne en Haïti. L’ancien président, le Général Prosper Avril, est encore en prison plus de six mois après que la Cour d’appel a ordonné sa libération.

29. Les quatre déclarations publiques préparées par le Comité mixte GH/Mission sur les droits de la personne et diffusées par le Gouvernement en mars ont été de nouveau publiées dans les deux langues officielles du pays - le français et le créole - par le Gouvernement et par des journaux privés en avril. Les déclarations couvrent un large éventail des problèmes clés en matière de droits de la personne qui se posent aujourd’hui en Haïti, tels que le droit de manifester et la liberté d’expression, et, partant, elles représentent une réaffirmation potentiellement importante des engagements découlant de la Constitution d’Haïti et d’accords internationaux. Bien entendu, c’est seulement si ces textes sont appliqués, jour après jour, qu’ils auront une véritable incidence sur la situation en matière de droits de la personne dans le pays.

G. Formation du Conseil électoral provisoire

30. Comme il a été convenu lors des négociations politiques menées sous l’égide de l’OEA et comme il est précisé dans le Projet d’Accord initial daté du 12 juin 2002, aux termes de la résolution 822, le Conseil électoral provisoire (CEP) doit être mis sur pied par le Président et être composé d’un représentant de chacune des neuf entités suivantes: Fanmi Lavalas, Convergence Démocratique, les “autres partis politiques”, la Conférence des évêques catholiques romains d’Haïti, la Fédération protestante d’Haïti, l’Église épiscopale d’Haïti, le Pouvoir judiciaire, les ONG de défense des droits de la personne coordonnées par la Commission Justice et Paix, et la communauté des affaires coordonnée par la Chambre d’industrie et de commerce d’Haïti. Fanmi Lavalas et le Pouvoir judiciaire ont désigné leurs représentants; les cinq entités de la “société civile” l’ont fait également, mais elles ont refusé de leur permettre de prêter serment avant que certains problèmes ne soient résolus. La Convergence Démocratique et les “autres partis politiques” ont refusé de nommer des représentants dans les circonstances actuelles.

31. Pendant sa visite les 19 et 20 mars, la Délégation de haut niveau a recommandé que les cinq entités de la société civile manifestent leur intention de participer immédiatement au CEP si le Président répond concrètement aux demandes présentées au Gouvernement par la Délégation, ce qui améliorerait substantiellement le climat de confiance. À ce jour, ni la Convergence ni aucune des cinq entités de la société civile ne l’ont fait. Dans son annonce du 30 avril, le Président du Conseil permanent a réitéré cette demande de la Délégation de haut niveau.

32. Dans les dix jours qui ont suivi la visite de la Délégation de haut niveau, le Gouvernement d’Haïti a pris des mesures administratives pour organiser les aspects pratiques de la mise en place d’un nouveau CEP. Le Ministre des finances a travaillé de concert avec le personnel du CEP pour dresser un inventaire des ressources matérielles et il a pris d’importantes mesures pour mettre de l’ordre dans les comptes du CEP d’alors. À toutes fins pratiques, le Gouvernement semble prêt, du point de vue administratif, à instituer un nouveau CEP, dès que tous ses membres seront désignés et qu’ils auront prêté serment. Le Gouvernement s’est abstenu de donner suite au décret établissant un nouveau CEP dont la publication le 7 février 2003 avait suscité la controverse (voir CP/doc.3715/03). Dès que le CEP sera formé et entré en fonction, il devra établir le calendrier électoral et prendre les autres décisions nécessaires pour assurer un processus électoral fructueux, dont les résultats seront crédibles, avec la participation des autres acteurs haïtiens et l’assistance de la communauté internationale. Entre-temps, à la date de la rédaction du présent rapport, le CEP n’avait pas été effectivement formé. Par conséquent, aucune date n’a été fixée pour la tenue des élections législatives et locales.

IV. LA SOCIÉTÉ CIVILE ET L’OPPOSITION

33. La Convergence Démocratique et d’autres groupes et partis d’opposition continuent d’affirmer publiquement que le Président Aristide demeure un obstacle à la démocratie en Haïti et qu’ils ne participeront pas à des élections tant qu’il restera président. L’opposition et les entités de la société civile concernées ne se sont pas engagées à participer à la formation du CEP si le Gouvernement prend les mesures concrètes qui lui sont demandées, mais elles ont laissé entendre qu’elles pourraient revoir leur position. La déclaration officielle la plus récente exposant les vues des cinq entités de la société civile peut être lue dans leur note datée du 10 février 2003, ci-jointe à l’annexe II au Troisième Rapport du Secrétariat général établi conformément à la résolution CP/doc. 3715 en date du 25 mars 2003. Avant la séance spéciale du 30 avril du Conseil permanent de l’OEA, suite à une réunion avec la Mission spéciale, la Convergence Démocratique a envoyé une lettre au Président du Conseil dans laquelle elle expose son point de vue. Cette lettre est reproduite à l’annexe C.

34 Le Groupe des 184 a continué d’envoyer sa Caravane de l’espoir dans des villes et villages du pays pour faire connaître le contrat social qu’il propose pour Haïti. Tout récemment, les 9 et 10 mai, la Caravane de l’espoir s’est rendue à Fort Liberté et Cap Haïtien. Le déplacement s’est déroulé de façon satisfaisante du point de vue de la sécurité, avec le soutien de la police et sous le regard de la Mission spéciale. Le Groupe des 184 n’a pas exigé publiquement le départ du Président Aristide avant la tenue d’élections. Cependant, il n|a pas encouragé les cinq entités de la société civile ou l’opposition à indiquer publiquement qu’elles participeraient à la formation du CEP si le Président prenait les mesures concrètes exigées par la communauté internationale.

V. LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

35. La communauté internationale a fermement appuyé la mise en œuvre des résolutions 806 et 822 de l’OEA qui constituent, selon elle, la meilleure stratégie pour résoudre la crise haïtienne. Lors d’une séance spéciale tenue le 30 avril 2003, le Conseil permanent s’est engagé à poursuivre ses efforts pour résoudre la crise haïtienne et a invité tous les acteurs concernés par la mise en œuvre de la résolution 822 à remplir activement leur rôle avant la session de l’Assemblée générale en juin 2003 (annexe B).

36. Tout au long de l’année, le Gouvernement n’a cessé d’accuser la communauté internationale d’imposer des sanctions économiques ou un embargo contre le pays et de refuser de s’acquitter de son engagement à normaliser les relations économiques entre Haïti et les institutions financières internationales. Bien que les relations ne soient pas encore complètement rétablies, des signes de progrès ont été constatés. La CARICOM a promis une contribution de plus d’un million de dollars pour aider Haïti à régler ses arriérés à la Banque interaméricaine de développement qui s’est attachée de son côté à accélérer le processus. Le parachèvement du Programme suivi par le FMI devrait faciliter les négociations avec les bailleurs de fonds.

VI. LA MISSION SPÉCIALE

37. Depuis son arrivée en Haïti le 22 avril 2002, la Mission spéciale n’a cessé de mettre l’accent sur plusieurs éléments clés dans sa façon de concevoir la mise en œuvre des mandats qui lui ont été confiés par les résolutions 806 et 822. Premièrement, ce sont les Haïtiens qui sont responsables de leur avenir et c’est à eux qu’il incombe de décider de leur avenir et d’agir en conséquence. La communauté internationale ne peut pas les remplacer. Le rôle de la Mission spéciale est de leur apporter une aide. Deuxièmement, cela signifie que la Mission doit travailler avec trois partenaires. L’un est une contrepartie gouvernementale qui soit fermement résolue à participer à la mise en œuvre d’un programme conjoint crédible et soit dotée du pouvoir et des compétences nécessaires pour mener à bien ce programme dans le cadre d’une véritable collaboration. Un autre partenaire est le secteur non gouvernemental: opposition politique, société civile, organisations non gouvernementales, groupes religieux, associations professionnelles et communautaires; toutes ces entités, et bien d’autres encore, représentent des acteurs essentiels dans tout effort d’instauration de la démocratie. Le troisième partenaire, c’est la communauté des bailleurs de fonds et des fournisseurs d’assistance technique, dont la plupart sont présents en Haïti depuis un certain temps et pourraient bien rester dans le pays longtemps après la fin du mandat de la Mission. Il est impératif d’entretenir des liens de coopération pleine et entière avec les membres de cette communauté, surtout avec ceux qui œuvrent dans les mêmes domaines que la Mission.

38. La Mission a débuté en avril 2002 avec une contribution initiale des États-Unis de 500 000 dollars, doublée peu de temps après par le Canada. Au cours de l’année, neuf pays membres, sept pays observateurs permanents, deux organisations régionales et une ONG ont apporté une contribution de plus de 4,5 millions de dollars à la Mission spéciale, la majeure partie de ce montant étant destinée à des domaines d’intervention particuliers tels que la sécurité, les droits de la personne et la justice. Ce financement est très apprécié. Des fonds additionnels seront nécessaires pour permettre la poursuite des travaux de la Mission ainsi qu’un accroissement des effectifs entrepris dans le domaine de la sécurité (voir ci-dessous) et dans d’autres domaines d’activité.

39. La Mission spéciale s’est élargie le 15 mai 2003 et comprend désormais 24 membres internationaux et 19 membres locaux. Les membres internationaux se répartissent comme suit : un chef de mission, un sous-chef de mission, 11 spécialistes en sécurité, 4 spécialistes judiciaires, 2 spécialistes des droits de la personne, 2 spécialistes des questions politiques et/ou électorales et 3 administrateurs. La Mission est en voie d’augmenter à 30 le nombre de spécialistes en sécurité afin d’assurer la professionnalisation de la Police Nationale Haïtienne, tant à son quartier général que dans les départements du pays. Le premier groupe de nouveaux spécialistes en sécurité, tous dotés d’une expérience considérable, a suivi une semaine de formation et est maintenant déployé. Dès que la tenue d’élections aura été décidée et que le CEP sera en place, la Mission cherchera à déployer 100 agents de police internationaux en uniforme et armés dans tous le pays, ainsi que plusieurs centaines d’observateurs internationaux du processus électoral. À l’heure actuelle, la Mission recrute également du personnel pour des tâches de gestion, de coordination, d’information et autres tâches spécialisées.

40. La Mission a consacré beaucoup d’effort à ses fonctions de “bons offices” politiques, ainsi qu’au suivi des mesures et à la préparation de rapports. Elle a travaillé en permanence avec le Secrétaire général adjoint sur les questions relatives aux politiques et aux programmes, ainsi que pour préparer la visite de la Délégation de haut niveau OEA/CARICOM, prévue pour février et effectuée en mars 2003, et assurer le suivi de cette visite. La Mission a préparé, de concert avec le Gouvernement, les Termes de Référence dans les sept domaines de travail de la Mission, ainsi que les mandats confiés aux comités mixtes GH/Mission pour la mise en œuvre de ces Termes de Référence. La Mission est intervenue un certain nombre de fois auprès des autorités gouvernementales, et notamment auprès des autorités policières, pour faciliter la gestion sans heurts des visites, manifestations et marches, dont celles de la Caravane de l’espoir mentionnées ci‑dessus ainsi que celles organisées par les partis politiques, les étudiants et d’autres.

41. Au cours de la dernière année, la Mission spéciale a travaillé en collaboration avec les ONG locales de défense des droits de la personne pour fournir un soutien immédiat aux victimes de graves violations des droits de la personne et pour organiser, diriger et/ou appuyer des séminaires et ateliers consacrés à une large gamme de problèmes relatifs aux droits de la personne, à la justice et à d’autres questions connexes. Les séminaires ont été organisés en collaboration avec le Bureau du protecteur du citoyen, la Fédération des associations de juristes d’Haïti et la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) à l’intention d’ONG locales et de la communauté juridique. Dans l’un des séminaires, tenus dans les départements du Nord et du Nord-Est, les juges départementaux se sont réunis pour examiner le système interaméricain des droits de la personne. En février 2003, la Mission spéciale a collaboré avec une ONG dirigée par un groupe influent de résidents de Cité Soleil afin d’organiser une journée de réflexion sur les méthodes qui permettraient de restaurer un climat de non-violence à Cité Soleil. En mai, la Mission a travaillé de concert avec des membres du personnel de la CIDH pour présenter trois séminaires sur les moyens d’utiliser plus efficacement les mécanismes de la CIDH, au profit des ONG, des avocats et des responsables gouvernementaux haïtiens. Également en mai, la Mission parraine, avec la CARICOM, trois séminaires consacrés à la Cour de justice des Caraïbes, qui s’appliquera à Haïti en vertu du Traité de Chaguaramas.

42. Par ailleurs, un soutien a été apporté à un certain nombre de groupes de défense des droits de la personne bien connus, à des organisations de lutte contre le VIH+ et à des groupes de défense des droits des personnes handicapées. La Convention interaméricaine sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les personnes handicapées a été traduite en créole haïtien et des milliers d’exemplaires ont été imprimés à des fins de sensibilisation. La Mission a également contribué de manière importante à un projet visant à fournir un accès Internet à un certain nombre d’ONG de défense des droits de la personne. La Mission spéciale poursuivra ses travaux avec le Gouvernement haïtien pour renforcer la capacité de plusieurs institutions de l’Etat à gérer les cas de violations des droits de la personne.

43. Grâce au soutien financier et technique de la Coopération Française, la Mission a été en mesure de parrainer deux cours de formation importants à l’École de la Magistrature, l’un à l’intention des juges et l’autre, des greffiers.

44. La Mission a continué de rencontrer des groupes de tous les secteurs de la société haïtienne, notamment des partis politiques, la société civile, les églises, le milieu communautaire, le monde des affaires et des organisations professionnelles. Le Chef de mission a présidé des rencontres bimensuelles du Groupe d’amis d’Haïti. La Mission a établi un site Web (www.oashaiti.org), tenu des conférences de presse et des séances d’information, et répondu à de nombreuses requêtes de la presse et du public.

VII. OBSERVATIONS

45. Le Président Aristide a exprimé clairement son intention de faire le nécessaire pour rester en fonction jusqu’à l’expiration de son mandat (février 2006). Par contre, les principales formations d’opposition ont dit publiquement qu’elles ne participeraient pas à des élections sous la gouverne du Président Aristide et elles ne se sont pas montrées disposées à travailler avec lui ou avec son administration. Il est rare que l’opposition ou la société civile attribuent des paroles ou des actions positives au Gouvernement. Les tentatives d’associer la Convergence démocratique et d’autres opposants politiques au soi‑disant “embargo économique international” à l’encontre d’Haïti ou à l’opposition armée au Gouvernement, sont légion de la part des porte-parole du Gouvernement. De même, les rapports de presse sont sélectifs, ce qui rend difficile la présentation équilibrée à la population haïtienne d’un panorama global de la situation.

46. Les efforts déployés pour combler le fossé qui s’élargit de plus en plus, soulèvent maintenant des critiques de toutes parts. L’OEA jouit dans de nombreux milieux, mais pas dans tous, d’une certaine crédibilité et d’une réputation d’organisme bien intentionné et impartial, mais cette perception perd du terrain en raison du peu de progrès accomplis par les acteurs concernés dans la mise en œuvre des résolutions, de la polarisation marquée dans le pays et des pressions constantes exercées par les deux côtés pour imposer leurs points de vue respectifs.

47. Il n’y a pas de décision facile pour la communauté internationale. Un retrait d’Haïti laisserait à la dérive le plus pauvre pays du Continent. Les conditions actuelles laissent penser qu’il faut continuer de s’attacher à élargir l’espace démocratique et à épauler la mise en place de politiques et d’institutions requises pour remettre Haïti sur la voie du développement économique, social et politique.

48. Au cas où l’Assemblée générale décidait de maintenir et de renforcer la Mission spéciale, elle pourrait demander à la Mission de renouveler son programme de travail dans les domaines fondamentaux de la sécurité, de la justice, des droits de la personne et de la bonne gouvernance, en collaboration avec les contreparties gouvernementales, les partenaires non gouvernementaux de toutes sortes ainsi que les fournisseurs gouvernementaux et non gouvernementaux d’aide à Haïti.

ANNEXE A

LISTE DES RAPPORTS PRÉPARÉS PAR LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL ET LA MISSION SPÉCIALE CHARGÉE DU RENFORCEMENT DE LA DÉMOCRATIE EN HAÏTI, EN VERTU DES RÉSOLUTIONS CP/RES. 806 (1303/02), AG/RES. 1841 (XXXII-O/02)

ET CP/RES. 822 (1331/02)

Rapport adressé par la Mission spéciale chargée du renforcement de la démocratie en Haïti au Secrétaire général sur la situation au 30 mars 2003 ― CP/doc.3722/03

Troisième rapport du Secrétaire général sur la mise en œuvre de la résolution CP/RES. 822 (1331/02) ― CP/doc.3715/03

Deuxième rapport du Secrétaire général à l’intention du Conseil permanent sur la mise en œuvre de la résolution CP/RES. 822 (1331/02), “Appui au renforcement de la démocratie en Haïti” 4 novembre 2002-4 janvier 2003 ― CP/doc.3683/03 corr. 1

Premier rapport du Secrétaire général adressé au Conseil permanent sur la mise en œuvre de la résolution CP/RES. 822 (1331/02) 4 septembre 2002 – 4 novembre 2002 ― CP/doc.3671/02

Rapport présenté par le Secrétaire général pour donner suite au document CP/INF.4724/02 ― CP/doc.3643/02 corr. 1

 

Sixième rapport de la Mission de l’Organisation des États Américains en Haïti ― CP/doc.3625/02 corr. 3

 

Rapport de la Commission d’enquête sur les événements du 17 décembre 2001 en Haïti ― CP/INF.4702/02

 

La situation en Haïti: Rapport du Secrétaire général sur l’application de la résolution CP/RES. 806 (1303/02) corr. 1 et de la résolution AG/RES. 1831 (XXXI-O/01) ― CP/doc.3609/02 corr. 1

 

Premier rapport intérimaire relatif à la mise en œuvre de la résolution CP/RES. 806 (1303/02) adoptée par le Conseil permanent sur la situation en Haïti ― CP/doc.3567/02

 

ANNEXE B

Déclaration officielle du Président du Conseil permanent de l’Organisation des États Américains suite à la séance spéciale du Conseil permanent concernant la situation en Haïti

30 avril 2003

Le Conseil permanent prend note avec gratitude du rapport écrit établi par la Mission spéciale chargée de renforcer la démocratie en Haïti (la Mission spéciale) sur les résultats de la visite de la Délégation de haut niveau OEA/CARICOM qui s’est déroulée les 19 et 20 mars 2003.

Le Conseil accueille avec satisfaction le fait que des membres clés de la Délégation puissent être présents à la séance d’aujourd’hui et il a examiné les déclarations ainsi que les recommandations de la Délégation. Le Conseil prend note du consensus atteint par la Délégation, à savoir que même si le Gouvernement haïtien a pris un certain nombre de mesures, il n’a malheureusement pas adopté quelques-unes des mesures clés recherchées par la Délégation ou alors, ces mesures ont été prises d’une manière qui ne contribue pas à l’établissement d’un climat de confiance.

Le Conseil estime que les mesures soumises le 20 mars au Gouvernement haïtien et tirées des dispositions des résolutions 806 et 822 (Annexe C du Rapport de la Mission spéciale), demeurent entièrement valides et requièrent d’urgence une action de la part du Gouvernement. Au nombre des mesures d’importance critique, citons le renouvellement et la professionnalisation de la direction de la police en pleine consultation avec la Mission spéciale de l’OEA; un terme à l’impunité notoire d’Amiot Métayer, au moyen de son arrestation, et la mise en œuvre de mesures préalablement convenues de désarmement. Des réponses inadéquates de la part du Gouvernement haïtien dans ces domaines substantiels posent les principaux obstacles à la confiance publique et à l’établissement du progrès de la démocratie.

En même temps, le Conseil permanent se soucie que la société civile et la Convergence démocratique n’aient pas fourni les assurances recherchées au sujet de leur participation au Conseil électoral provisoire (CEP), au cas où le Président Aristide adoptait les mesures concrètes qui lui ont été soumises. De même, le Conseil estime que les points soumis à la société civile et à la Convergence démocratique par la Délégation (reproduits à l’annexe D du Rapport spécial de la Mission) gardent leur validité intégrale. En particulier, au nom du Conseil, je tiens à souligner que la communauté internationale n’appuiera aucun effort tendant à renverser le Président d’Haïti par la confrontation violente dans les rues, ou par d’autres actions ou mesures contraires aux processus démocratiques. Le droit de gouverner doit être acquis à travers la concurrence et des élections démocratiques.

Par conséquent, le Conseil permanent est d’avis qu’il est très important qu’une série de mesures soient prises par le Gouvernement haïtien, la société civile et la Convergence démocratique pour faciliter la constitution d’un CEP indépendant, neutre et crédible, propre à permettre à Haïti de mettre en route son processus électoral aux échelons législatif et local. Le CEP prendrait ensuite les décisions requises pour orienter le processus électoral, fort d’un support approprié des acteurs haïtiens pertinents et avec l’assistance de la communauté internationale coordonnée à travers la Mission spéciale.

Le Conseil appuie fermement la consolidation de la Mission spéciale de l’OEA chargée de renforcer la démocratie en Haïti, en vertu du mandat émané des résolutions CP/RES. 806 et 822, notamment ses quatre axes d’action, à savoir la sécurité (y compris le désarmement), la justice, les droits de la personne et la gouvernance. À cet égard, le Conseil appuie les Termes de Référence (annexés au Deuxième et Troisième Rapports établis par le Secrétaire général aux termes de la résolution 822), y compris ceux qui se réfèrent au déploiement d’officiers de police internationaux, conformément aux normes et procédures de l’OEA. Le Conseil estime que la mise en œuvre nécessaire et effective par le Gouvernement, avec l’aide la Mission spéciale, des mesures et activités décrites dans les Termes de Référence, permettra au Gouvernement de démontrer de manière crédible au peuple haïtien et à la communauté internationale, les progrès concrets enregistrés dans l’amélioration du climat de sécurité en Haïti et le renforcement des institutions démocratiques. Le Conseil a noté que l’Union européenne a confirmé sa participation, le cas échéant, au programme de soutien technique à la police haïtienne et au système judiciaire, pourvu que des garanties soient obtenues des autorités dans la perspective de l’établissement de l’ordre, de la sécurité et de la primauté du droit.

Le Conseil note avec grande préoccupation la crise humanitaire qui sévit en Haïti et accueille avec satisfaction le lancement, le 22 avril 2003, par le Système des Nations Unies, d’un Programme intégré de réponse aux besoins urgents des populations vulnérables, et la mise en œuvre continue du programme de dons de l’OPS pour combattre le SIDA. Le Conseil note avec gratitude la fourniture d’une aide alimentaire par les États-Unis, le Canada et d’autres membres du Groupe d’amis d’Haïti. Le Conseil demeure convaincu cependant qu’une aide humanitaire additionnelle fait encore besoin. Il accueille avec satisfaction les récentes annonces faites par les États-Unis au sujet de la fourniture de ressources humanitaires additionnelles.

Mais, Haïti requiert plus qu’une aide humanitaire. Le Conseil accueille les travaux activement entrepris en vertu du paragraphe 11 du dispositif de la résolution 822. De surcroît, le Conseil prend note de la confirmation par la Banque interaméricaine de développement (BID) qu’elle va immédiatement reprendre ses opérations de prêts en Haïti, une fois que les arriérés auront été réglés. À ces fins, le Conseil a également noté que pour aider Haïti à régler le solde de ses arriérés, l’une des principales conditions imposées par les institutions internationales de financement, quelques pays de la CARICOM ont annoncé qu’ils aideraient Haïti à régler ses arriérés avec la BID. Ces annonces dépendent naturellement de la conclusion par le Gouvernement haïtien, de mécanismes qui font l’objet actuellement de négociation avec le Fonds monétaire international. Le Conseil est bien conscient qu’une aide additionnelle au financement sera requise pour régler intégralement ces arriérés. Il a pris note de l’engagement du Gouvernement haïtien d’œuvrer en ce sens avec toutes les institutions internationales de financement en adoptant une approche séquentielle, en vertu de laquelle un règlement avec la BID représenterait la première phase. Le Conseil exprime sa conviction que la transparence en matière de gouvernance économique facilitera la conclusion d’autres accords requis entre le Gouvernement haïtien, les institutions internationales de financement et d’autres donneurs.

Finalement, je sais que je reflète entièrement l’opinion de cet organe lorsque j’invite le Gouvernement haïtien et les autres acteurs haïtiens pertinents à remplir leur rôle de manière active, dans un esprit de coopération et de responsabilité. Des mesures positives et concrètes, ou l’absence de celles-ci, aideront les États membres à effectuer un choix prudent et avisé parmi les divers instruments du Système interaméricain conçus pour protéger la démocratie dans le Continent américain, lesquels instruments devraient être appliqués pour aider tous les Haïtiens à résoudre la crise politique. Des mesures positives et concrètes habiliteront également la communauté internationale à épauler le développement démocratique, politique, économique et social d’Haïti, un membre fondateur de l’OEA.”)

Les mesures prises par Haïti et la réponse de la communauté internationale viendront étayer les décisions qu’adoptera prendra l’Assemblée générale de l’OEA sur ces questions à Santiago (Chili), du 8 au 10 juin.

ANNEXE C

CONVERGENCE DÉMOCRATIQUE

105, Ave. Lamartinière, Port-au-Prince, Haiti

Boite Postale 15014, Pétion-Ville, HAITI (W.I.)

Tel. (509) 245-3584

 

Port-au-Prince, le 26 avril 2003

 

Dr. Odeen Ishmael

Président du Conseil permanent de l’OEA

Washington, D.C.

Monsieur le Président,

La Convergence Démocratique voudrait préciser pour les représentants des pays membres de l’OEA, sa position face à la persistance du Gouvernement d’Haïti à ne pas appliquer les points essentiels de la Résolution 822 et à ne pas donner suite, de façon effective, aux demandes que lui avait formulées la Mission de Haut Niveau en visite en Haïti.

En cette occasion, la Convergence avait exprimé ses doutes quant à la disposition du Gouvernement à faire face à ces exigences, réserves qui se sont révélées bien fondées. À date, ces demandes sont restées insatisfaites ou ont fait l’objet de simples simulacres d’application. Amyot Métayer contre qui un pseudo mandat a été décerné, bénéficie de la protection des plus hautes autorités. La Direction de la Police continue d’être le repaire d’individus contre lesquels pèsent des accusations criminelles. Le désarmement n’est pas allé au-delà de quelques scénarios trompeurs. Le pouvoir, par de tels gestes, a augmenté la méfiance des secteurs politiques, de la société civile et de la population quant à sa volonté et sa capacité de créer un climat propice à une sortie de crise.

Nous avions exprimé notre disposition à dépasser notre juste scepticisme quant à la disposition du gouvernement à respecter les engagements découlant des Résolutions qu’il a signées dans le cadre de l’OEA. Nous étions disposés à une telle révision dans la mesure où les attentes suscitées par le pouvoir conduisaient à des mesures concrètes, mais non à des gestes symboliques, potentiels ou de faire-semblant.

Un mois après la date attendue pour une réponse qui pourrait signifier que le Gouvernement haïtien, attentif à l’appel solennel de la Communauté internationale, se rallierait à la recherche d’une solution de compromis, l’impasse semble totale. Elle met en évidence, pour les plus complaisants, la volonté du pouvoir de s’imposer par l’usure.

La recherche d’une solution de compromis a toujours guidé et guide encore la conduite de la Convergence Démocratique, ce, depuis qu’elle a dénoncé l’illégitimité des élections de l’an 2000 et qu’elle entreprit les démarches visant à parvenir à un “accord politique”. Pour avoir contribué, avec ténacité et de façon constructive, à l’élaboration de l’Accord Initial, elle s’était ralliée à la Résolution 822 mise en œuvre par l’OEA, avec l’accord du gouvernement, Résolution qu’elle n’a jamais récusée, tout en constatant l’obstination de Monsieur Aristide à ne pas en appliquer les dispositions et à violer, depuis son adoption, de façon encore plus systématique, la Constitution haïtienne et les principes les plus élémentaires des Droits humains.

Tout au long de cette crise nous avons appelé aux formes de protestations pacifiques, prévues par la Constitution, susceptibles de freiner l’autoritarisme et de garantir le retour aux normes démocratiques. Nous n’avons jamais inscrit dans nos pratiques ou dans aucun de nos plans d’action politique la “confrontation de rue de caractère violent” ou “d’autres actions contraires au processus démocratique” comme semble vouloir nous attribué l’intention le Rapport du 30 mars de la Mission de l’OEA en Haïti, reprenant à son profit les accusations irresponsables et les argumentations mensongères du pouvoir que nous avons toujours récusé.

Seul à de dernier peuvent être imputés les faits de violence systématiques initiés depuis le 21 mai 2000 qui ont frappé les partis et les leaders politiques le 17 décembre 2001 et qui ont pris diverses expressions répressives ces derniers mois. Situés dans la logique du pouvoir Lavalas visant à consolider et à perpétuer son pouvoir absolu ils sont intimement liés au refus de créer des conditions pour des élections compétitives. Une telle politique et la mauvaise gouvernance généralisée ont porté de graves préjudices à la nation, affectant sa sécurité et menaçant celle des pays voisins.

La Convergence Démocratique réitère sa volonté, qui est celle de la nation, de faire sortir le pays de façon durable de cette situation dramatique, et de l’engager, au moyen de véritables élections sur le chemin du Développement démocratique. Elle a toujours considéré qu’il convient de créer les conditions de confiance pour initier le processus électoral à partir d’un CEP crédible ainsi qu’un environnement politique et sécuritaire garantissant que ne se reproduise, par la ruse et sous l’ombrelle de la Communauté Internationale, la parodie électorale de l’an 2000.

La Convergence continue à croire que Monsieur Aristide constitue un obstacle à la démocratie. Pour avoir galvaudé les valeurs et pratiques républicaines, violé de manière réitérée, ses engagements, exploité la confiance de la population et de la Communauté internationale, profité du cadre constitutionnel pour monter une machine de violence, de corruption et de ruse à l’encontre de la Constitution, il a ruiné de façon réelle la confiance de la population. Il a compromis non seulement le fonctionnement de la démocratie émergente en Haïti, mais aussi les conditions mêmes de la réalisation de véritables élections dans le cadre de son gouvernement.

L’OEA, depuis le 21 mai 2000, au cours de ses 23 missions et ses multiples sessions, a pu faire l’expérience concrète de la mauvaise foi à travers les manœuvres dilatoires et politiciennes du pouvoir Lavalas. D’honorables représentants des pays membres sont parvenus, au-delà des énoncés formels, à constater cette réalité, qui remet en question la légitimité même du pouvoir.

La Convergence s’interroge quant aux moyens d’action démocratique et aux nouveaux mécanismes politiques de caractère interaméricain, susceptibles d’être adaptés à cette politique d’État fait d’arbitraire qui a conduit à l’altération de l’ordre constitutionnel. Le refus du gouvernement de donner suite aux démarches entreprises par la Mission Internationale de haut niveau indique clairement que le chemin choisi par Jean Bertrand Aristide est d’imposer sa loi et sa propre politique au peuple haïtien et à la Communauté internationale.

Face aux constats de la nature du pouvoir Lavalas, des efforts de la Communauté internationale, de la société civile organisée, de l’opposition démocratique et des attentes de la population dans ce difficile combat pour la démocratie, il faut que l’OEA, consciente de l’importance du rôle qui lui incombe, assume pleinement ses responsabilités. Des dispositions doivent être prises pour renforcer l’action internationale afin de contourner ou de lever l’obstacle à la réalisation d’élections compétitives et de contribuer à une sortie de crise satisfaisante et durable.

L’impasse actuelle est plus que jamais dangereuse. La Convergence espère que l’OEA contribuera de façon utile, à aider Haïti à sortir de l’impasse.

Le Directoire de la Convergence Démocratique vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ses meilleurs sentiments.

Gérard Pierre-Charles Victoire Benoît

OPL Espace de Concertation

Hubert de Ronceray Luc Messadieu

MPSN MOCHRENHA

CP11507F01

 

 

P-AU-P. OEA SUR LA SELETTE.
Après l’Opposition et la Société Civile , les parlementaires ont trouvé une nouvelle cible dans la persistance de la crise. La Mission Spéciale de l’Organisation des Etats Américains (OEA) d’Appui à la Démocratie est désormais dans le collimateur des élus contestés Lavalas. Ces derniers sont très critiques vis-à-vis de l’équipe de David Lee.

Profiteurs, complices, passifs, toutes les accusations sont bonnes pour désapprouver le staff de l’organisation régionale dans le pays, en raison de la crise qui perdure. Le député de Jacmel , Wilner Content, n’a pas sa langue dans la poche. Incisif, on ne peut plus, il se retourne contre cette situation en questionnant l’utilité de la présence des représentants de l’OEA . Comme si les missionnaires de l’organisation hémisphérique n’étaient que des affairistes. Denigrés, insultés, mal perçus par la plupart des hommes du Pouvoir .

Entre autres charges retenues contre la Mission, elle est accusée de sinécurisme. Le sénateur Victor Magloire affirme haut et fort que les délégués de l’OEA ne se font pas sentir sur le terrain. Où sont-ils ? Que font-ils ? se demande le parlementaire contesté .

Ce virus d’hostilité n’atteint pourtant pas toutes les cellules du Parlement. Yvon Feuillé, vice-président du Grand Corps, reconnait certaines faiblesses dans le fonctionnement de l’équipe de l’OEA en Haïti, néanmoins, il préconise un sursaut d’orgueil chez les haïtiens pour résoudre la crise. A moins de deux (2) semaines de l’Assemblée Générale de l’Organisation prévue du 8 au 10 juin à Santiago (Chili) , le sénateur du Sud réitère l’appel du chef de l’Etat en faveur d’une trève avec l’Opposition . Yvon Feuillé insiste sur la voie du compromis et affirme que prévenir vaut mieux que guérir .

Rencontre entre autorités haitiennes et bahaméennes sur la question de l’immigration illégale

Les gouvernements haitien et bahaméen tiennent une importante séance de travail , les jeudi 22 et vendredi 23 mai 2003 à Port-au-Prince autour des questions liées aux relations entre les deux (2) pays en particulier le dossier brûlant des réfugiés.

En cette occasion le Ministre des Affaires Etrangères des Bahamas et d’autres responsables de ce pays sont attendus ce jeudi dans la Capitale Haitienne. Les autorités bahaméennes souhaitent obtenir des garanties du régime Lavalas en vue de freiner les activités des voyageurs clandestins.

De leur côté, les responsables haitiens comptent insister auprès de leurs collègues bahaméens sur une régularisation du statut de certains compatriotes éligibles au statut de résident dans ce pays. Il faut noter que les autorités bahaméennes ont refoulé vers Haiti , le mardi 20 mai , 219 réfugiés. Un premier groupe de 111 avait été rapatrié le samedi 17 mai dernier à bord d’un avion des Bahamas.

Les voyages clandestins vers les Etats Unis d’Amerique et des Bahamas sont à la hausse ces dernières semaines. Les garde-côtes américains ont rapatrié, le mercredi 21 mai , un groupe de 101 réfugiés qui tentaient de se rendre illégalement aux Bahamas ou en Floride. Ces " boat- people " dont des femmes et des enfants avaient quitté la région de Borgne la semaine dernière à bord d’un voilier à moteur. Ils ont été interceptés par les garde-côtes américains le 18 mai .

A leur arrivée à la garde côtière , les réfugiés ont clairement indiqué qu’ils cherchaient à fuir la misère qui règne dans le pays. L’attachée de presse de l’ambassade américaine, Annaliese Reinemeyer, présente sur les lieux, a appélé les haitiens à emprunter les canaux réguliers pour rentrer aux Etats-Unis . Concernant les rapatriés du 21 mai , Mme Reinemeyer explique que le navire à bord duquel ils se trouvaient était en difficulté et qu’ils n’avaient aucune chance d’atteindre la Floride .

La semaine dernière, les garde-côtes américains avaient rapatrié un groupe important de réfugiés qui cherchaient à se rendre aux Etats-Unis.

 

P-AU-P. A LA SEMAINE PROCHAINE LA DESTRUCTION DES ARMES ILLÉGALES.

La cérémonie de destruction des armes saisies dans le cadre de la campagne de désarmement ne se fera plus , ce jeudi 22 mai 2003 . Cette décision a été arrêtée en raison des funérailles du Père Antoine Adrien , prévues pour le vendredi 23 mai .

La nouvelle a été communiquée à la presse, le mercredi 21 mai, par le porte-parole de la police, Daphney Berthilde Orlando , et le directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Dany Fabien . Interrogés sur le rapport existant entre les obsèques du père Adrien et l’opération de destruction des armes illégales, M. Fabien, avec arrogance, répond aux journalistes s’ils ne savent pas qui était le père Adrien ? Le directeur de cabinet précise qu’il était un grand militant de la démocratie . D’ailleurs, Dany Fabien ajoute que le père Adrien fut son professeur.

M. Fabien , visiblement excité, doit se lever pour répondre à chaque question et chaque fois, il crache seulement quelques mots désarticulés. Mais, comme le sujet (destruction d’armes) est d’importance, la presse persévère car il faut l’aborder sur divers aspects. Et, l’exercice reprend avec M. Fabien. Quels types d’armes vont être détruits ? Pas de réponse, du moins Dany Fabien ne veut pas apporter de réponse pour l’instant. Deuxième tentative et la question, cette fois, est fondamentale, combien d’armes ont été saisies ? le responsable de cabinet de la sécurité publique s’abstient de fournir de précision.

La Mission Spéciale de l’OEA en Haïti a émis des réserves non seulement sur la quantité mais aussi sur la qualité des armes saisies par les autorités. Dans son rapport présenté à la session spéciale de l’organisation sur Haïti le 30 avril dernier, le chef de la , David Lee , l’a dit. En réaction, Dany Fabien dit relever une incohérence au sein même de la mission. A la presse, il montre des photos où des missionnaires de l’OEA et lui sont posés devant un lot d’armes.

Mais la vraie question jusque là est toujours posée, combien y a-t-il d’armes saisies ? Avant de vider les lieux, les journalistes font une ultime tentative à la recherche d’une réponse. Le chef du cabinet du secrétaire d’Etat à la Communication est resté impassible. Il fera uniquement savoir que la cérémonie de destruction est reportée à la huitaine .

 

20 Mai 2003

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EN BREF:
NEW YORK. LA FÊTE DU DRAPEAU À NEW YORK.
PETIT GOÂVE. SALNAVE LOUIS DE LAVALAS TUÉ PAR BALLES.
NEW YORK. PARTICIPATION DES HAITIENS DE L'EXTÉRIEURE À LA FÊTE DU DRAPEAU
P-AU-P. LA NON-PARTICIPATION DE L'OPPOSITION DÉPLORÉ PAR LAVALAS.
P-AU-P. JOSEPH PHILIPPE ANTONIO ET HYPOLITO MEJIA SE SONT RENCONTRÉS.
GONAÏVES. AMIOT MÉTAYER DE RETOUR SUR LA SCÈNE.
P-AU-P. LA PNH ET L'AFFAIRE DE DAVID CHÉRY DES COEURS UNIS.
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NEW YORK. LA FÊTE DU DRAPEAU À NEW YORK.

Calendrier des activités organisées en collaboration avec le Consulat Général d’Haïti à New York pour commémorer le Bicentenaire du Bicolor Haïtien

Vendredi 23 Mai 2003.

8:00 pm

"Haiti: The Rythms The dances and The Gods" at Carnegie Hall Starring Danny Glover as Toussaint Louverture and Garcelle Beauvais as Toussaint's Wife.  Call 866 - 655 - 7355 or 212 247 - 7800 for tickets and information.

 

 

PETIT GOÂVE. SALNAVE LOUIS DE LAVALAS TUÉ PAR BALLES.

Des hommes armés accusés de faire partie d'un certain bras armé de l'oppostion ont assassiné par balles dimanche, Salnave Louis, un membre du cartel d'Asec de la 11 ème section comunale de Petit-Goâve. Salnave Louis est un membre de Fanmi Lavalas, le parti au pouvoir Ce crime a été perpétré au moment même où la population célébrait dans de nombreuses regions du pays les 200 ans de la création du drapeau. Les parents de la victime accusent également des membres et partisans de la convergence démocratique d'avoir commis ce forfait. Les assassins se sont refugiés ensuite dans les hauteurs de Fort-Liberté (Petit-Goâve). C'est dans cette localité que des individus en armes d'une certaine armée Al kaïda se réclamant de l'opposition s'était réfugiés il y a environ deux mois. C'est de là qu'ils lancaient leurs raids contre la population civile sur la nationale No 2.

NEW YORK. PARTICIPATION DES HAITIENS DE L'EXTÉRIEURE À LA FÊTE DU DRAPEAU

 Plusieurs milliers de personnes ont participé dimanche à des parades et défilés organisés dans plusieurs villes américaines et canadiennes à l'occasioon des deux cents ans de la création drapeau haïtien. Des manifestations ont eu lieu notamment à New-York, Boston et New-Jersey autour du thème " Sonje mawon yo (souvenons-nous des marrons).

Les participants exhibaient des fanions aux couleurs nationale et des T-shirts frappés à l'effigie des armes nationales. De nombreux haïtiens toutes couches confondues ont exprimé la fierté d'appartenir à la race noire, particulièrement à la nation haïtienne.

" Le drapeau symbole de l'unité doit nous conduire vers le bicentenaire de l'indépendance qui sera le point de départ d'une nouvelle Haïti", ont scandé plusieurs autres participants. Le consul haïtien à New-York, Harry Foucher s'est félicité de l'unité observée au sein de la communauté haïtienne de la diaspora à l'occasion de ces festivités. A Montréal, environ un millier d'Haïtiens ont également participé dimanche à un programme culturel au Comlexe Christina sur la rue Jarry à Montréal.

De nombreux artistes dont Joe Trouillot, Farah Juste et Harold Faustin ont participé à ce programme qui a réuni différentes couches de la communauté haïtienne. Des parades et défilés ont également été organisés du Parc Sainte Colette au Parc Marquette où un championnat de football a été lancé.

Le premier match a opposé une équipe formée de policiers de Montréal à des vétérans haïtiens. Le drapeau haïtien flotte depuis une semaine à la mairie de Hull aux côtés du drapeau canadien.

A Santiago du Chili, le drapeau haïtien recevra ce mardi les honnneurs de la garde d'honneur du chili. Il sera ensuite hissé sur l'hotel de la Patrie, dans le cadre des cérémonies marquant les 200 ans de la création du drapeau. A l'initiative de l'ambasadeur d'haïti au chili, Guy Lamothe, une cérémonie sera organisée avec la paticipation d'officiels chiliiens et de lapetite communauté haïtienne.

P-AU-P. LA NON-PARTICIPATION DE L'OPPOSITION DÉPLORÉ PAR LAVALAS.

 Le Premier Ministre Yvon Neptune, a déploré lundi que les leaders de l'opposition n'aient pas jugé bon de particier aux cérémonies officielles marquant les 200 ans de création du drapeau nationale en dépit de l'invitation qui leur a été adressée. Selon M. Neptune, la participation de l'opposition aux manifestations qui ont eu lieu dans le cadre de la commémoration du drapeau témoignerait de sa volonté d'arriver à un compromis politique. Le chef du gouvernement a estimé que l'opposition a laissé passer une grande opportunité en tentant de boycoter la fête du drapeau.

De son côté, le coordonnateur ai de Fanmi Lavalas Jonas Petit, a estimé que les dirigeants de l'opposition ne comprennent pas la signification de la célébration du bicentenaire du drapeau national. Dans une interview,  Mr. Petit a déploré que l'opposition ait adopté, selon lui, une position identique à celle des anciens colons qui ont toujours été contre la volonté des esclaves de vivre libres dans un Etat indépendant. Mr. Petit s'est toutefois réjoui de la participation de la population aux différentes activités organisées à l'occasion du 18 mai.

Le leader du Parti Populaire National( PPN) Benjamin Dupuy a dénoncé l'alliance faite entre l'opposition et un secteur de la communauté internationale pour retenir le peuple haïtien dans la misère. Il a estimé que le refus des leaders de l'opposition de participer à la commémoration du bicentenaire du drapeau se situe dans la droite ligne de cette alliance. Selon M. Dupuy, le Président Aristide ne doit plus continuer de lancer des appels au dialogue aux responsables de l'opposition puisque selon lui, ces dirigeants ne travaillent pas dans l'intérêt de la nation.

Pour sa part, le responsable de l'organisation Jeunesse Pouvoir Populaire (JPP), René Civil, estime que le comportement des membres de l'opposition traduit son refus de voir haïti progresser sur la voie du développement. René Civil invite les responsables des partis de l'opposition à se comporter en hommes responsables et ne plus être des phocopies de certains secteurs étrangers. Il leur demande une fois de plus de répondre à l'appel au dialogue lancé par le chef de l'Etat en vue de mettre un terme à la crise politique qui ronge le pays.

 

Parallèlement, de nombreuses activités ont été réalisées dans les principales villes de province dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de création du bicolore haïtien. Aux Gonaïves, Une messe spéciale a été célébrée en la circonstance. Dans son message, le Curé de la paroisse de la cathédrale des Gonaïves, Watson Louis, a appelé la classe politique haïtienne à l'unité pour sortir le pays de la crise. Selon le prêtre, cette unité qui avait conduit à la création du drapeau en 1803, est indispensable aujourd'hui pour mettre fin au calvaire du peuple haïtien qui souffre a-t-il dit, des conséquences de la crise politique.

A Jérémie, plusieurs milliers de personnes ont participé aux festivités marquant les 200 ans de la création du drapeau. Un gigantesque défilé a été organisé au parc St Louis de Jérémie. Une messe d'action de grace a également été chantée à la cathédrale de cette ville

Aux Cayes, Plusieurs activités dont une messe d'action de grâce et un défilé ont été organisé dans le cadre de la fête du drapeau. A cette occasion, le délégué du Sud Jacques Matelier, a plaidé en faveur de l'unité entre les haïtiens pour sortir le pays de l'impasse actuelle.

A Camp-Perrin, une messe d'action de grâce, des parades et des défilés ont été également organisé pour commémorer les 200 ans de création du drapeau.

P-AU-P. JOSEPH PHILIPPE ANTONIO ET HYPOLITO MEJIA SE SONT RENCONTRÉS.

 Le chef de la diplomatie haïtienne Joseph Philippe Antonio, s'est entretenu samedi avec le Président dominicain Hypolito Mejia autour de la présence d'anciens militaires et d'anciens politiciens haïtiens qui planifient des actions de déstabilisation contre gouvernement et le peuple haïtien à partir du territoire dominicain. Le chancelier haïtien était porteur d'un message du Président Aristide contenue dans une correspondance adressée à son homologue dominicain Hypolito Mejia.

Dans ce message, le chef de l'Etat haïtien a exprimé le souhait que les autorités dominicaines prennent toutes les dispositions pour éviter que leur territoire serve de base arrière à ceux qui veulent faire couler le sang en Haïti. Le Président Aristide qui a eu un entretien téléphonique la semaine avec M. Mejia, a également souhaité que des autorités dominicaines exercent un meilleur contrôle sur la frontière entre les deux pays. Selon le Ministre haïtien des Affaires Etrangères, le Président dominicain a donné la garantie que son gouvernement ne tolérera qu'aucun groupe utilise son pays pour déstabiliser le gouvernement haïtien.

M. Antonio a indiqué que les autorités dominicaines pourraient même déporter certains individus dont la présence se révélerait indésirable sur le territoire dominicain. " Cette question doit être traitée dans le cadre d'une coopération entre les ministres de la Justice des deux pays ", a fait savoir le chancelier haïtien.

GONAÏVES. AMIOT MÉTAYER DE RETOUR SUR LA SCÈNE.

Le chef de l’Armée Cannibale ,Amiot Métayer, annonce son retour prochain sur la scène suite à l’annulation du mandat qui avait été décerné contre lui par la Justice dans le cadre des violences de «Jubilé » en 2002. Dans une lettre communiquée aux médias , M. Métayer se félicite de cette décision des autorités judiciaires des Gonaïves. Amiot Métayer en profite pour critiquer les secteurs qui interprètent comme un scandale le retrait de ce mandat d’arrêt. Toujours dans cette correspondance à la presse, le chef d’Organisations Populaires (OP) affirme qu’il va se lancer à fond dans la campagne orchestrée par le Président Jean Bertrand Aristide en faveur de la restitution par la France de 21 milliards de dollars en compensation de la dette de l’indépendance. M. Métayer dicte déjà aux autorités des projets qui doivent être réalisés au bénéfice de la population avec la restitution des 21 milliards. Le chef de l’Armée Cannibale parle de construction de routes, d’écoles, d’hôpitaux dans la région des Gonaïves. Toujours dans cette lettre ouverte , Amiot Métayer se déclare insatisfait de la performance affichée par quelques autorités locales. Il cite entre autres les responsables des bureaux régionaux de l’ONA, de la Téléco, de la Santé Publique. M. Métayer annonce pour bientôt des changements dans ces institutions de l’Etat aux Gonaïves. Il avait été à l’origine du limogeage de l’ancien représentant du Président de la République aux Gonaïves l’année dernière. Amiot Métayer avait pratiquement mis à pied Madame Kenaze Jean Baptiste pour la remplacer par l’un de ses lieutenants aux Gonaïves.

Le professeur Rosny Desroches critique la démarche du Président Aristide en faveur de la restitution par la France des 21 milliards de dollars américains en compensation du paiement de la dette de l’Indépendance. Selon M. Desroches, cette initiative est mal venue dans la mesure où le gouvernement cherche à remuer une histoire vieille de près de deux cents ans. Le professeur Desroches rappelle aussi les mauvaises notes reçues par le Pouvoir en matière de gouvernance en réclamant une telle somme à la France.

P-AU-P. LA PNH ET L'AFFAIRE DE DAVID CHÉRY DES COEURS UNIS.

Le statut du président de la coopérative « Coeurs Unis « placé en résidence surveillée depuis plusieurs mois est au coeur d’une polémique entre au sein deux (2) entités de la Police Nationale d’Haiti (PNH).

Dans l’après-midi du lundi 19 mai 2003, en face de Delmas 103, l’inspecteur général en chef de la PNH, Evens Sainturné, a eu maille à partir avec le directeur de l’Administration Pénitentiaire, Cliford Larose, sur le fait que David Chéry porte une arme à feu. Ce dernier ,arrêté il y a environ une année à Dajabon à la frontière haitiano-dominicaine , au moment où il prenait la fuite, a passé plusieurs mois au Pénitencier National avant d’être assigné à résidence . M. Chéry est le responsable d’une des plus populaires coopératives ayant fait faillite dans cette vaste escroquerie qui a fait énormément de victimes au sein de la population .

Selon des riverains, l’inspecteur général Evens Sainturné aurait trouvé anormal que M. Chéry détienne une arme à feu et le lui a demandé. Toujours selon les témoins , David Chéry a refusé d’obtempérer et a appelé à la rescousse le directeur de la DAP. Transporté sur les lieux en compagnie d’une escorte bien armée , Clifford Larose a pris fait et cause pour M. Chéry et a mis au défi le numéro 2 de l’institution policière de procéder à l’arrestation de son protégé . La dispute a provoqué une forte tension dans la zone.

Après les échanges intempestifs, le directeur de l’APENA est parti vers une destination inconnue avec le responsable de « Coeurs Unis » dont le véhicule est resté sur les lieux.

Les avocats célèbrent leur Patron Saint Yves

Les hommes de loi haitiens ont entamé une semaine de festivités , le lundi 19 mai 2003 , pour célébrer leur Patron Saint Yves . Les activités ont commencé au Palais de Justice avec une messe célébrée par Monseigneur Pierre André Dumas en présence notamment d’officiels du gouvernement et de la communauté internationale .

En la circonstance , le président de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince , Maitre Rigaud Duplan , a mis l’accent sur les tares de l’appareil judiciaire haitien . Le Bâtonnier a dénoncé la détention préventive prolongée des détenus et le refus manifeste des responsables de Parquet à donner suite aux ordres de libération et ceci en plusieurs occasions . Maitre Duplan a également plaidé en faveur d’une justice saine et équitable .

Durant toute la semaine, des conférences doivent être prononcées sur des thèmes relatifs à la réforme judiciaire dans une démocratie , aux considérations juridiques sur la nationalité haitienne , à un examen critique des projets de loi relatifs à la réforme judiciaire déposés au Parlement par l’Exécutif et à la justiciabilité des droits économiques , sociaux et politiques dans le droit positif haitien . Durant les débats , il sera également question du rôle de la Société Civile dans le processus de la réforme en Haiti . Les avocats vont profiter des cérémonies pour participer à un séminaire en préparation à l’inauguration de la Cour Caraïbéenne de Justice .

A l’occasion de la semaine des avocats et de la célébration du bicentenaire de l’Indépendance, l’avocat Constantin Mayard Paul soummet à l’attention du public une centaine de documents historiques collectés pendant une trentaine d’années à travers le pays. Ces documents regroupent des correspondances, des proclamations faites par nos principaux héros à travers la grande bataille pour l’Indépendance nationale, le 1er janvier 2004. Par cette exposition qui se déroule au Musée d’Art Haïtien, Constantin Mayard Paul entend partager ces pièces historiques avec le grand public.

l'O.N.U sous la dictée de l'Administration Clinton, dont la dernière octroie aux Etats Unis compétence pleine et entière pour envahir militairement une Nation souveraine, pacifique, non en conflit avec un seul état de la Planète. Cette décision du Conseil de Sécurité, consacrée dans sa Résolution 940, contre laquelle tous les Etats de l'Hémisphère se sont dressés, à l'exception du vaincu des Malouïnes, permet désormais à la toute puissante République Etoilée d'utiliser son arsenal de destruction contre un petit pays sans arme, ni moyen de défense. L'Association Nationale des Avocats et Juristes Haïtien dénonce ce forfait avec d'autant plus de véhémence que pour perpétrer l'ignominie du dimanche 31 juillet 1994, Le Président des Etats- Unis n'a pas hésité à se commettre avec un nouveau Benedict ARNOLD en se faisant couvrir par la requête de Jean Bertrand

Aristide sollicitant lui-même en tant que Président d'Haïti l'occupation militaire et l'avilissement de son propre Pays. Elle dénonce avec force les manœuvres du Conseil de
Sécurité qui a violé effrontément la Charte de l'O.N.U qui dispose que toutes résolutions non procédurales requiert le vote affirmatif des neuf de ses membres dans lesquels sont comprises les voix de tous les membres permanents. Or aux termes de l'article 27.3, l'abstention de la Chine entache de nullité la Résolution 940.

L'Association Nationale des Avocats et Juristes Haïtiens dénonce la complaisance combien bizarre du Conseil de Sécurité qui n'a pas eu le courage d'engager directement l'Organisation conformément aux  prescrits des articles 42 et 43 de la Charte, a préféré se plier aux diktats de l'Administration Clinton, en donnant pour la première fois dans l'histoire de l'Organisation un blanc-seing pour étrangler un petit Pays Membre et de surcroît Membres fondateur de l'Organisation, compromettant par ainsi la crédibilité d'une Organisation déjà fortement ébranlée par l'attitude de son Secrétaire Général bien connu pour son zèle à l'égard des Maîtres du Monde. L'Association Nationale des Avocats et Juristes Haïtiens condamne sans mesure la double forfaiture: du Conseil de Sécurité qui a violé la Charte de l'Organisation d'une part et d'autre part du Père Jean Bertrand Aristide qui a lui-même réclamé l'invasion et l'occupation de son propre Pays par des Puissances Etrangères ce qui le fait tomber d'emblée sous le coup des articles 57 et 58 du Code Pénal.
A cinquante ans d'intervalle un grand Haïtien le Général Nemours lançait aux Ponces Pilates de la Société des Nations cette prophétie combien redoutable: Craignez d'être un jour l'Ethiopie de quelqu'un, il y a lieu aujourd'hui de le parodier en lançant aux bons amis d'Haïti qui l'ont abandonnées "Craignez d'être un jour l'Haïti d'un Clinton".

Me Calixte DELATOUR, Président

 Georges N. LEGER Fils, Secrétaire-Général

 LA RENCONTRE BC ET JBA. UN COMMUNIQUÉ PUBLIÉ PAR MDN/MPSN
 
L'ex-président Bill Clinton a interrompu une partie de  gulf à Santo Domingo pour un saut éclair à  Port-au-Prince le 8 avril 2003. Sous le couvert du SIDA, il a trouvé quelques heures pour dire à son  protégé Jean Bertrand Aristide :" Attention le bateau coule!" L'enteté du fait accompli de l'an 2000 a cru encore possible de convaincre l'ancien locataire de la Maison Blanche à Washington de l'appui du Black Caucus, de l'OEA, de la CARICOM et de la capacité de ses organisations dites populaires (OP) à imposer le silence du cimetière à l'opposition. L'ex-président Clinton a esquissé plusieurs fois un sourire plutot désapprobateur aux clichés désuets, aux  illusions et aux sueurs froides du baron de Tabarre. Il a rappelé à ce dernier que l'Amérique est aujourd'hui dirigée par le parti Républicain, que le Président Georges W. BUSH ne joue pas avec les grands dossiers de la dictature, de l'altération de l'ordre constitutionnel, de la drogue, de la corruption, de la  criminalité, des violations des droits de l'homme. L'exemple de Saddam Hussein en Iraq est éloquent.  De la leçon du 8 avril 2003 M. Jean Bertrand Aristide  n'a retenu que de nouvelles tentatives pour tromper les ignorants, les imbéciles, les mal informés. Il veut à tout prix prononcer des discours en feignant d'ignorer que le pays tout entier lui demande de partir pour rendre possible la fete de l'indépendance. Aucun communiqué conjoint n'est sorti de cette rencontre. L'opinion publique haitienne a compris et en a tiré sa propre conclusion. 

 LE SERVICE  D'INFORMATION DU MDN/MPSN

NEW YORK. UNE AUTRE PAGE RETROUVÉE PAR JEAN DUPITON.

Le quotidien Wall Street Journal, sous la plume de son reporter Ms. Mary Anastasia O'Grady, a publié dans son édition du Vendredi 11 Avril l'article qui suit:et nous laissons le soin aux intéressés d'en faire la traduction et l'interprétation:

Haitians Aren't Amused By the Clinton-Aristide Lovefe

Bill Clinton's trip to Port-au-Prince on Tuesday was supposed to be all about his Clinton Foundation's fight against AIDS. Haiti is indeed engaged in a brutal battle against the disease. Yet even so, locals didn't seem too happy to have the former president calling on Haitian President Jean Bertrand Aristide. Thoughtful policy types, Haitian and otherwise, who are interested in righting the capsized nation largely ignored the visit.

In fact, what is fascinating about the Clinton voyage is the stark contrast between the glory Mr. Clinton insists on for his Haitian protégé and the disdain that so many Haitians -- once strong supporters of Mr. Aristide -- now have for their president.

This is especially evident among intellectuals and elites, who increasingly write and speak about Mr. Aristide as a man that cultivates a culture of fear and has destroyed a nascent democracy.

At least part of the resentment about the Clinton appearance in the Haitian capital centered on allegations of corruption. There are unflattering but unavoidable suspicions of the relationship between the Haitian president and Clinton Democrats who went into the long distance telephone business with him after his return to power in 1994.

Haiti's Patriotic Movement for National Salvation (MPSN), which hopes that Mr. Aristide's failed government will soon fold, issued a press release on April 8 impugning Mr. Clinton's motives. "Did the former American leader invest in important economic sectors and does he feel the need to safeguard his interests in the post-Aristide era," the MPSN asked.

During his one-day visit Mr. Clinton declared, "I think there should be a humanitarian exception to the embargo on aid," according to the Associated Press. A call for funneling large sums of money into any place so notoriously corrupt should raise eyebrows. But this case creates an even greater miasma. Perhaps not coincidentally, Mr. Aristide's wife Mildred, who calls the shots in Haiti's shady telecom business, coordinates the national effort to combat AIDS.

Another point of contention for Haitians was Mr. Clinton's use of the term "embargo" to describe the freeze on aid. It is rhetoric that Mr. Aristide is also fond of but it is inaccurate; an embargo is a prohibition against commerce. Moreover, the freeze could be lifted today if Mr. Aristide would comply with some minimal levels of democratic civility. Unfortunately Mr. Clinton did not mention this.

For ardent defenders of Mr. Aristide such as the Congressional Black Caucus or for Caribbean ambassadors to the U.S. who dislike George W. Bush and have been known to actively support Mr. Clinton's wife, the plea for more international aid for Haiti might have settled some debts. But for those serious about the Haitian struggle, what appears to be relentless Clinton advocacy for the Aristide presidency is disturbing.

The generalized disgust with the Mr. Aristide's tactics is by no means limited to the sphere of his ideological enemies. Plenty of critics today were once supporters. In the New York Review of Books, Peter Dailey, who describes himself as a journalist who was sympathetic to Mr. Aristide in the early 1990s, has written a two-part review of "Haiti's Predatory Republic: The Unending Transition to Democracy" by Robert Fatton, Jr.

Among other things, the Fatton book traces the historical roots of Haiti's "predatory democracy," a place where, Mr. Dailey writes, "government remains the primary route to power and wealth." Thus it is not surprising that Mr. Aristide has become another in a long line of authoritarian Haitian leaders.

In Part I of his review, on March 13 Mr. Dailey explains what Bill Clinton seems to still not understand. "Aristide's opponents turned out to be neither the entrenched economic elite nor the die-hard elements of the old Duvalieriste party, as almost everyone in 1994 might have anticipated, but the social democratic-constitutionalist wing of the Lavalas movement, the left-wing-populist coalition that first brought Aristide to power, which was mobilized into opposition by the Aristide government's increasingly corrupt and authoritarian character."

As Mr. Aristide' party broke apart in the mid-1990s a deep rift grew between himself and the idealists who helped him to power. Writes Mr. Dailey: "Aristide was now opposed by veterans of the anti-Duvalier struggle and almost all of the left, persons who had stood with him in the Eighties and fought for his return from exile. Among the disaffected former supporters are virtually all of Haiti's leading intellectuals and artists, the persons who had best articulated the humane values that should be at the basis of any new Haitian society."

"By 1999, it seemed to many Haitians that Aristide, who once personified Haitian aspirations for democracy, now represented Haitian democracy's biggest obstacle," Mr. Dailey says.

Nor are Aristide critics limited to Haiti. In Washington, as well, some members of congress are admitting the failure of Haitian democracy. On Feb. 5, during a Senate hearing on Haitian migrants, Senator Edward Kennedy had this to say about the situation: "When Haiti elected its first democratic president in 1990, we had a great hope for economic and political stability and respect for basic rights. But even Aristide has failed to bring in a new era of peace and prosperity.

"Instead, we have seen escalating political violence. Illegal arrests, arbitrary detentions, disappearances, killings, crackdowns on political opponents, and restraints on free speech and free assembly are all too common. In the last six months, we have seen new waves of violence, targeting journalists, students, human-rights actvists, and the government's political opponents. Those who commit these harsh acts of brutality and intolerance often operate with impunity, and in some cases, they appear to be acting with government support."

By now even a zombie would recognize how thoroughly discredited Mr. Aristide is and how critical international pressure is to altering the situation. Which raises the question of why Mr. Clinton doggedly pursues his cozy relationship with the Haitian president.

10 Avril 2003

CANADA-HAITI. 172 KILOS DE COCAÏNE EN PROVENANCE D'HAITI.

 Les douaniers canadiens ont saisi plus de 172 kilos de cocaïne cachés dans un conteneur débarqué d’un bateau en provenance d’Haiti au Port d’Halifax  a indiqué l’Agence Canadienne des douanes , dans un communiqué reçu , le mardi 8 avril .

La saisie , qui représente une valeur de 21.5 millions de dollars, 14,6 Millions de dollars américains, a eu l ieu le 16 mars , à la suite d’une inspection de conteneur de meubles et de vêtements , qui devait être transporté jusqu’à Montréal , selon la même source .

La police n’a pas procédé mardi à aucune arrestation .

P-AU-P- PARIS. PARLEMENTAIRES HAITIENS À LA RESCOUSSE DE JBA.

Les parlementaires Lavalas viennent à la rescousse du président Aristide qui s’est vu opposer une fin de non-recevoir des autorités françaises en ce qui a trait à sa demande de réparation pour la dette de l’indépendance. Députés et sénateurs contestés considèrent comme justifiée la requête du chef de l’Etat haïtien et ne vont pas par quatre chemins pour qualifier l’attitude de la France.

Après le dirigeant Lavalas, c’est au Parlement de dresser le bilan des méfaits de la colonisation française de Saint-Domingue. Avant toute chose, on se dit vexé au Palais législatif du comportement de la France qui a rejeté d’un revers de main la demande formulée par Jean Bertrand Aristide . Pour James Dérosin , député du Cap-Haïtien, il s’agit d'une nouvelle forme d’arrogance de la part du gouvernement français. Ses collègues ont tous ou presque le même sentiment à l’égard de l’ancienne métropole . Le député Simpson Libérus, comme d'habitiude, veut demeurer confiant dans la démarche initiée par le chef de l’Etat, le 7 avril 2003, à l’occasion du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture, et soutient que la France doit coûte que coûte rendre à Haiti ce qui lui est dû. Louis Gérald Gilles, sénateur de la Grand- Anse, 1er secrétaire du bureau du grand corps, lui ne fait pas de différence entre ce qu’il appelle un système mafieux et un état accapareur, en parlant de la France . Tous les mots sont bons pour réfuter la thèse du Quai d’Orsay à propos de la réclamation de Jean Bertrand Aristide à savoir restitution et répararion. L’ancienne métropole se plaint de ce qu’elle appelle la mauvaise gestion des fonds alloués au régime en place. Et au député de la Gonave Gilvert Angervil de rétorquer en rappelant que le gouvernement d’Haiti est souverain .

Le directeur du Centre Ścuménique des Droits de l'Homme , Jean Claude Bajeux, qualifie de gifle pour le gouvernement Lavalas la réponse donnée par la France à sa requête de 21 milliards de dollars américains en compensation à la dette de l’Indépendance. M. Bajeux ,invité du Journal du Matin du 8 avril 2003 de Radio Métropole, croit que les déclarations du Président Jean Bertrand Aristide sont malvenues. M. Bajeux fait remarquer que le gouvernement Lavalas a failli dans la gestion de l’aide internationale suite au retour d’exil de M. Aristide en 1994.

P-AUP. DANY GLOVER ET L'AIDE INTERNATIONALE À HAITI POUR JBA.

L’acteur noir américain , Dany Glover, en visite en Haiti, souhaite la levée des sanctions économiques imposées , selon lui, par l’administration Bush au gouvernement Lavalas suite aux élections législatives et locales contestées de mai 2000.

M. Glover , reçu par le Président Jean Bertrand Aristide au Palais National, le mercredi 9 avril 2003, annonce que certaines initiatives sont en cours aux Etats-Unis pour faire pression sur le gouvernement du Président Georges W. Bush sur le dossier des sanctions qu’il qualifie d’embargo. Ce terme a été également utilisé ,la veille, par l’ancien président américain Bill Clinton , de passage à Port-au-Prince dans le cadre de la lutte contre le SIDA , au sortir d’un entretien avec le Chef de l’Etat haitien . L’administration Clinton avait suspendu une partie de l’aide américaine à Haiti suite au scrutin controversé du 21 mai 2000.

L’acteur américain Dany Glover qui est au pays dans le cadre de la réalisation d’un film sur Toussaint Louverture avait été l’un des supporters du mouvement lancé par les stars à Hollywood durant la période du coup d’Etat de 1991 pour faire pression sur l’administration Clinton en vue du retour au pouvoir du Président Jean Bertrand Aristide . A cette époque, des personnalités connues telles Randall Robinson , directeur de l’organisation civique , Transafrica, avaient organisé une grève de faim en faveur du retour de la démocratie en Haiti . A noter que le nom de son épouse a figuré sur la liste des lobbyistes de Washington qui travaillaient pour le compte du régime Lavalas aux frais des contribuables haitiens .

L’acteur sera le personnage central dans le rôle de Toussaint Louverture dont le gouvernement haitien célébrait le 200ème anniversaire de disparition le 7 avril 2003. Dany Glover précise que le film "Toussaint" sera l’occasion de faire connaître cette page mémorable de l’histoire des noirs dans le monde. Pour sa part , le Président de la République , Jean Bertrand Aristide , s’est dit fasciné par la volonté manifeste de l’acteur américain de produire un film sur Toussaint Louverture à la veille de la célébration du bicentenaire de l’Indépendance .

P-AU-P. LES HAITIENS ET LA CHUTE DE SADDAM HUSSEIN.

Le renversement du régime de Saddam Hussein n’a pas laissé indifférents les haïtiens. A Port-au-Prince, le mercredi 9 avril 2003 , ils étaient nombreux à être au courant de la chute de Bagdad et celle du dictateur. L’heure était aussi aux comparaisons et aux leçons à tirer de la situation en Irak.

La bataille vient d’être engagée, Bagdad chute. Le doigt sur la gachette, les soldats américains investissent la capitale irakienne et sont accueillis à bras ouvert . “ En Direct” sur le petit écran ou faisant le tour du cadran, les haïtiens se tiennent informés. La victoire américano-britannique est imminente. Entre amis, certains abordent la question sous la galerie, d’autres sortent dans la rue et s’entretiennent avec des inconnus au Champ de Mars de Port-au-Prince. Ces jeunes parlent au jour le jour de religion. Mais ce mercredi, un seul sujet a retenu l’attention: la guerre en Irak, la victoire de la coalition américano-britanique sur le régime de Saddam Hussein. Il y a ceux qui sont surpris mais contents, d’autres, carrément offusqués, laissent éclater leur colère. Mais peu importe leur opinion sur la guerre en cours, le dénouement de la situation en Irak vient prouver aux haïtiens si besoin est que les Etats-Unis sont la superpuissance du monde, la force avec laquelle l’on doit toujours composer.

Après trente ans de règne, la page Saddam Hussein est tournée, le raïs est rayé de la scène politique irakienne. Et après l’Irak , quelle sera le prochain arrêt de la machine de guerre américaine, les haïtiens sont prolifiques en conjecture. Quoiqu’il en soit, nombre de citoyens estiment que toutes les pays dont Haïti ont un enseignement à tirer de cette expérience irakienne. Avec les Etats-Unis, il faut toujours être prudents .

P-AU-P. HIMMLER RÉBU DE NOUVEAU AU CRÉNEAU.

 Himmler Rébu, ancien colonel des forces armées démobilisées d’Haïti, réagit aux récentes déclarations du Président Aristide et de l’ancien président américain en visite au pays le 8 avril passé.

M. Himmler Rébu a qualifié de « comédie » l’appel à la restitution de la dette de l’indépendance lancé par le Président Aristide le 7 avril dernier. Selon lui, cette réclamation serait inappropriée. Car, du moment que le gouvernement haïtien avait consenti à payer une indemnité, cette demande de réparation n’a pas sa place.

M. Himmler Rébu soutient, prenant le contre-pied de M. Bill Clinton, qu’Haïti n’est pas sous embargo. Mais il précise que le pays est soumis à des sanctions économiques ciblées, à cause du comportement et de la mauvaise gestion du pouvoir en place. Il a également mis l’ancien président américain Bill Clinton et le Président Aristide dans le même panier. Selon lui, les deux hommes n’auraient pas de parole d’honneur. Ils n’ont pas réalisé les promesses qu’ils avaient faites.

Selon l’ancien colonel, le président haïtien chercherait à tromper le peuple haïtien. Par exemple avec sa promesse de construction de nouveaux lycées, faite en marge de la célébration du bicentenaire de la mort de T. Louverture. Il l’a placée dans la perspective du remboursement des $ 21 milliards US exigés du gouvernement français. Une somme que le pouvoir ne possède pas et qui serait loin de lui tomber entre les mains, selon ce qu’il a laissé entendre. D’après M. Rébu, le chef de l’État entraîne le peuple dans un voyage onirique.

C’est la première déclaration de l’ancien colonel des forces armées d’Haïti depuis que le gouvernement a supprimé, début mars, un mandat d’amener qui lui était destiné.

 

 

9 Avril 2003

CAP-HAITIEN. VIVE TENSION DANS LA DEUXIÈME VILLE D'HAITI.

La tension reste vive au Cap-Haitien suite aux violences politiques du dimanche 6 avril 2003 qui ont fait un mort et plusieurs blessés dans les rangs des partisans du régime Lavalas .

Le mardi 8 avril , les lavalassiens du Nord ont annoncé que deux  autres militants avaient trouvé la mort dans le cadre de ces incidents . Les corps de James Joseph et de Honoré Jean auraient été découverts ,poignardés , sur le littoral, selon Domingue Innocent et Moïse Cadet , membres d’Organisations Populaires  Lavalas. M. Cadet affirme avoir été malmené par des habitants du quartier dénommé Carénage réputés proches de l’Opposition . Les partisans du Président Jean Bertrand Aristide s’en prennent également à la Police Nationale d’Haiti (PNH) qui n’avait pas accordé protection à la manifestation du 6 avril . Le responsable départemental de la PNH , le commissaire Carlo Lochard affirme que l’institution n’avait pas été avertie du déroulement de cette marche et met au défi quiconque voudrait exhiber une autorisation de la police .

De leur côté, les partisans de l’Opposition continuent de nier toute implication dans les violences qui ont conduit à la mort du dénommé Donald Julmis , militant Lavalas . Le dirigeant de l’organisation Force Résistance de Développement du Nord (FOREDEN), Odonel Maximain , accuse Johnny Dabat et Roro Nayki , proches de Lavalas, d’avoir tiré sur les manifestants à partir d’un véhicule appartenant à la délégation départementale .

PIGNON. UN CENTRE DE SANTÉ TRÈS MODERNE. HÔPITAL BIEFAISANCE.

Cette institution sanitaire dispose maintenant de trois salles d’opérations avec capacité de télémédecine, téléchirurgie et téléconférence. La cérémonie d’inauguration s’est déroulée ,le lundi 7 avril 2003 , en présence d’importantes personnalités du secteur médical et des Organisations non Gouvernementales en Haïti. Les invités y compris les journalistes ont eu droit à des démonstrations sur le fonctionnement des nouveaux équipements installés à l’Hôpital de Bienfaisance de Pignon.

Pignon, cette petite localité située à 40 miles du Cap-Haïtien et à 20 minutes de vol de Port-au-Prince, peut se vanter d’être à l’avant-garde de la haute technologie médicale dans la caraïbe. A l’Hôpital Bienfaisance, mêmes les interventions chirurgicales les plus délicates sont possibles. En plus d’un personnel médical formé et entrainé, ce centre de santé hors-pair dispose maintenant de trois (3) blocs opératoires avec capacité de téléchirurgie, télémédecine et téléconférence. Ces derniers sont montés en réseau et connectés via satellite avec les autres salles d’opération de même importance dans le monde. Ceci dit, un médecin opérant à Pignon peut être assisté par un confrère du Minesota par exemple.

Outre les patients qui auront à bénéfier de ces installations, le personnel de l’Hôpital Bienfaisance de Pignon et les étudiants en médecine pourront assister à des séances de formation “live “à la salle de téléconférence. Un groupe de résidents de l’Hôpital Général et de la maternité Chancerelles est sur place à Pignon dans le cadre d’un training. Formation qui sera encadrée par des médecins de l’université du Minesota et de l’équipe dirigée par le docteur Guy Théodore. Ce dernier précise que les nouveaux équipements ultra-modernes ont coûté 1,5 million de dollars américains. Des efforts supportés par le ministère de la santé publique, le Christian Mission of Pignon et le Wold Christian Relief Fund et autres institutions internationales de santé. En termes de résultats, les taux de mortalité maternelle et infantile sont les plus bas à Pignon contrairement aux autres communes du pays.

20 ans après sa création, l’Hôpital Bienfaisance de Pignon est devenu un modèle de mission médicale. Il bénéficie également du support de la population qui apprécie les efforts déployés aussi bien à Pignon qu’à Saint-Raphaël, Dondon, Ranquite et Lavictoire. A l’occasion de l’inauguration des trois nouveaux blocs opératoires, les initiatives du docteur Guy Théodore ont été saluées par le Doyen de la Faculté de Médecine, Mario Alvarez. Mais le docteur Guy Théodore, très modeste, a pris son temps pour remercier ses collaborateurs et décorer ceux qui ont accepté de quitter leur pays d’origine pour venir s’installer à Pignon. Du nombre, le docteur Paul Severson qui a 15 ans de service, 15 ans d’engagement vis-à-vis des patients haïtiens.

P-AU-P. BILL CLINTON A PARLÉ D'EMBARGO.

Le Pouvoir s’est réjoui de l’expression “ embargo “ employé par l'ancien président américain, Bill Clinton , pour qualifier les sanctions économiques internationales imposées à Haiti.

Le ministre de la culture et de la communiction, Lilas Desquiron , salue des déclarations faites par M. Clinton sur le dossier de l’aide à Haiti . Pour Mme Desquiron , il s’agit d’une déclaration sensée de la part de l’ex-président américain. Lilas Desquiron en profite pour renouveler les critiques du gouvernement contre la Communauté Internationale.

 Pour sa part, la Convergence Démocratique estime que l’ancien président Bill Clinton est mal placé pour parler d’embargo. Les responsables de l’Opposition pensent que M. Clinton devrait de préférence faire son mea culpa pour avoir promis le rétablissement de l’ordre démocratique en Haiti alors que la situation ne fait qu’empirer dans le pays . Le professeur Serge Gilles, membre du directoire de la Convergence, fait remarquer que le pouvoir de Jean Bertrand Aristide s’enrichit au détriment d’une population de plus en plus désemparée.

L’administration Clinton avait gelé une partie de son aide à Haiti à la suite des élections contestées de mai 2000. Ce scrutin a permis au parti au pouvoir ,Fanmi Lavalas , d’obtenir une majorité écrasante de la présidence aux collectivités territoriales .

P-AU-P. OMS ET LA JOURNÉE MONDIALE DE LA SANTÉ.

“ Préparer l’avenir : un environnement sain pour les enfants ”, c’est le thème retenu cette année par l’OMS pour marquer la journée mondiale de la santé, le 7 avril.

Dans son message, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le docteur Gro Harlem Brundtland, a appelé « à prendre des mesures plus efficaces, plus visibles et plus concertées pour réduire le nombre des enfants qui succombent aux dangers présents de leur environnement ». «

C’est précisément là où les enfants devraient être en lieu sûr – la maison, l’école, le quartier – que planent les plus graves menaces pour leur santé », a-t-il souligné lors du lancement de la journée, à New Delhi, en Inde.

Le numéro Un de l’OMS a mis l’accent sur l’effet catastrophique de l’environnement sur les enfants. « Chaque enfant a le droit de grandir dans un foyer, une école et un quartier qui favorisent sa santé », a-t-il expliqué. Le docteur Gro Harlem Brundtland a avancé que « l’avenir de nos enfants – et du monde dans lequel ils vivront – dépendait des conditions qui leur seront faites dès à présent pour qu’ils soient en bonne santé ». « Tous ensemble, nous devons agir dès maintenant plus efficacement pour diminuer les risques auxquels nos enfants sont confrontés dans leur environnement ». De son côté, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Kofi Annan, a mis l’accent sur la vulnérabilité des enfants aux risques liés à l’environnement. Selon lui « la seule réponse durable est de faire en sorte que les milieux de vie, les milieux scolaires et les milieux de jeu des enfants soient dénués de risque ».

Selon les chiffres de l’OMS, environ 5 millions d’enfants meurent chaque année d’infections respiratoires aiguës et près de 1,3 million de la diarrhée. Dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, le paludisme, maladie qui se transmet par des moustiques, tue environ un million d’enfants par an.

P-AU-P. À PROPOS DE LA DOMESTICITÉ DES ENFANTS EN HAITI.

À l’hôtel Montana ce mardi, il y avait le lancement officiel de l’étude sur la domesticité des enfants en Haïti. Un sujet grave, important, sur lequel de nombreux chercheurs éminents ont travaillé pendant des mois. Un message à faire passer. Mais un chercheur éminent n’est pas forcément un bon orateur. On ne peut pas être brillant partout.

C’est ainsi que Jon Pedersen et Jean Lherisson se sont excusés d’emblée, le premier pour sa maîtrise imparfaite de la langue de Molière, le second pour sa difficulté à s’exprimer. Malheureusement, des excuses ne suffisent pas. L’auditoire a souffert autant que les conférenciers, le propos était parfois à la limite du compréhensible, personne ne sort gagnant d’une telle prestation.

Les organisateurs ont failli à leur tâche. Connaissant le problème, ils devaient confier à une tierce personne la charge de commenter la présentation PowerPoint défilant sur l’écran. Rien n’aurait été plus facile, l’excellent modérateur et homme de communication du PNUD, Roromme Chantal, aurait très bien fait l’affaire.

Puisqu’on en est aux critiques, poursuivons sur la lancée : une présentation assistée par ordinateur, c’est bien. En faire une relecture critique avant d’affronter le public, c’est mieux. On verrait ainsi les fautes de frappe, on serait attentif aux couleurs trop peu contrastées qui rendent le texte illisible, etc.

 

8 Avril 2003

P-AU-P. BILL CLINTON EN VISITE EN HAITI POUR QUELQUES HEURES.

Bill Clinton a visité Haïti ce mardi 8 avril 2003. Il a promis que sa fondation, qui milite dans la lutte contre le Sida, allait aider le pays à combattre cette pandémie. Il a signé un mémorandum d’intention avec une organisation homologue.

L’ancien Président des Etats-Unis, William Jefferson Clinton, a visité mardi, pendant quelques heures, la République d’Haïti. Lors de cette tournée, qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le virus du Sida, il a rappelé que plus de quarante millions de personnes dans le monde vivaient avec le virus. Selon lui, ce problème, qui menace la stabilité des nations, doit être résolu d’urgence.

« Tout l’argent qu’on peut avoir ne peut rien contre le Sida s’il n’y a pas des personnes qui s’engagent à le combattre », a-t-il dit. Il a exhorté les Haïtiens de tous les secteurs à s’unir pour combattre cette maladie. M. Clinton a aussi relevé que la question du Sida était souvent liée à celle de la pauvreté. Il a cité des cas où le manque de soins disponibles, l’inaccessibilité aux médicaments et aux soins nécessaires empêchait des gens de passer un test de dépistage.

« Assez souvent, on considère le VIH comme étant une question qui concerne l’Afrique. Ce n’est pas une considération fondée, même si nombres d’Africains en souffrent. La Russie et la Caraïbe sont aussi des régions très concernées par cette question. C’est pourquoi mon association s’engage à placer ici, en Haïti, un plan de lutte afin de donner à la population infectée des médicaments et anti-rétro viraux, a encore ajouté l’ex-chef de l’Etat américain ».

M. Clinton a bien précisé que sa visite ne concernait pas la politique et qu’il n’était pas dans le pays pour commenter les actions de l’Organisation des Etats Américains (OEA). Il a considéré que le Sida était d’une ampleur considérable, tant en Haïti que dans les autres pays où il y avait des émigrés haïtiens.

Pour faire écho à la remarque de la première dame de la République qui a prétendu que les sanctions économiques internationales étouffaient la volonté du gouvernement dans sa lutte contre le VIH, Bill Clinton a estimé que la Communauté Internationale devrait faire des concessions pour ce qui est de l’aide humanitaire au pays. Il a exhorté ces instances étrangères à négocier avec les autorités locales, parce qu’il a constaté que l’hôpital de l’université d’Etat avait besoin d’assistance.

La première dame de la République d’Haïti, Mme Mildred Trouillot Aristide, qui représentait le secteur haïtien, a déclaré que l’accord qu’elle venait de signer avec M. Clinton entrait dans le cadre du plan stratégique de lutte contre le Sida. Elle a également rappelé tous les efforts consentis par le gouvernement dans le cadre de cette lutte.

P-AU-P. JBA RÉCLAME DÉDOMMAGEMENT À LA FRANCE.

Le régime Lavalas a mis tout en oeuvre pour récolter des fruits de la commémoration du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture, le lundi 7 avril 2003. Le Président de la République, Jean Bertrand Aristide, a exigé des réparations de la part du gouvernement français de l’ordre de plus 21 milliards de dollars américains.

Le chef de l’Etat a lancé des flèches en direction de la Communauté Internationale sur le dossier des sanctions imposées à son régime. Cette commémoration du bicentenaire de la disparition de Toussaint

Louverture a servi à diverses causes. C’est un nouveau souffle pour la campagne d’alphabétisation lancée en grande pompe par le Pouvoir Lavalas , il y a plus d’un (1) an . “ François Dominique Toussaint dit Tousssaint Louverture apprit à lire à 48 ans et c’est un exemple à suivre” , selon le Président Aristide.

Mais le message fort de la journée était très loin d’être uniquement une question d’apprendre à lire et à écrire. Sous les regards des représentants étrangers accrédités en Haïti, dont l’ambassadeur de France, Yves Gaudeul, le chef de l’Etat haïtien tenait à produire des réclamations au gouvernement français à quelques mois du bicentenaire de l’Indépendance d’Haïti. Un discours destiné à haranguer ou encore à électriser un public multi-sectoriel apparemment indifférent venu remplir l’aire du Champ de Mars: écoliers, étudiants, paysans pour la plupart arrivés de diverses zones du pays. Et le chef de l’Etat a poursuivi son offensive contre les membres de la Communauté Internationale en raison des sanctions imposées à son gouvernement suite au scrutin contesté du 21 mai 2000. Pour Jean Bertrand Aristide, ils représentent tous des ennemis de Toussaint Louverture. Mais, rien ne peut lui enlever sa détermination d’aller vers des élections malgré la réticence affichée par les secteurs concernés, son crédo demeure le même, en choeur avec ses supporteurs lavalassiens, le chef de l’Etat répète “ Oui aux élections , non aux coups d’Etat” .

Gerbe de fleurs déposée au Musée du Panthéon National (MUPANAH) en hommage au précurseur de l’Indépendance, buste érigé en la circonstance, arrêté présidentiel public pour marquer la commémoration du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture, Aristide a tout essayé pour vénérer la mémoire du héros haitien et mettre le cap sur 2004.

PARIS. QUAI D'ORSEY FRANCE FACE À FACE À JBA.

 Paris a opposé mardi une fin de non recevoir au président haïtien Jean-Bertrand Aristide qui réclame à la France 21,7 milliards de dollars, soit 20,3 milliards d'euros, en remboursement d'une somme payée au 19e siècle par l'ancienne colonie française pour la reconnaissance de son indépendance.

M. Aristide a fait cette demande lundi alors que le pays marquait le 200e anniversaire de la mort de son père fondateur, Toussaint Louverture. C'est M. Aristide qui a évalué le montant de la somme qu'il réclame à la France.

Haïti est devenue la première république noire libre après sa déclaration d'indépendance le 28 novembre 1803. Mais la France n'a reconnu sa souveraineté qu'en 1838 après que l'île eut commencé à lui verser 90 millions de francs or pour indemniser les anciens planteurs français.

"La France précise que depuis le retour du président Aristide, la communauté internationale a alloué près de deux milliards d'euros, dont plus de 200 millions d'euros d'aide française", a souligné mardi François Rivasseau, porte-parole du Quai d'Orsay.

"Malheureusement, en dépit de cet engagement massif, fort peu de résultats ont été enregistrés en terme de développement." "La mauvaise gouvernance, la dégradation de la sécurité liée au grave conflit politique actuel sont les principales raisons de la dérive sociale, économique du pays", a-t-il ajouté.

P-AU-P. BICENTENAIRE DE LA MORT DE TOUSSAINT LOUVERTURE CÉLÉBRÉ

Le Pouvoir a organisé différentes activités ,le lundi 7 avril 2003 , pour marquer le 200ème anniversaire de la disparition de Toussaint Louverture au Fort de Joux en France. Outre des cérémonies officielles , l’aéroport international de Port-au-Prince a été rebaptisé “Aéroport International Toussaint Louverture “.

Une cérémonie religieuse s’est déroulée dans la Cathédrale de Port-au-Prince en présence du Président Jean Bertrand Aristide et de ses partisans Lavalas. Un hommage vibrant a été rendu au précurseur de l’Indépendance. Dans l’enceinte de l’Eglise , un buste de Toussaint Louverture a été placé au milieu d’un autel fleuri . Les membres du cabinet ministériel, le corps diplomatique et des dizaines de membres d’Organisations Populaires (OP) étaient réunis pour saluer la mémoire de l’ancien gouverneur de Saint Domingue.

La cérémonie de circonstance était plutôt simple avec pour seul orateur l’évêque coadjuteur de Port-au-Prince, Serge Miot, qui a voulu par son homélie faire l’apologie de Toussaint Louverture, le premier des noirs, l’apôtre de la fraternité, un homme en avance sur son temps et qui manque terriblement à Haïti. “Le moment est grave, le pays est en danger, la souveraineté nationale menacée face à une misère chronique et multiforme”, a notamment déclaré l’évêque . Le prélat estime que l’heure est à la réconciliation et au pardon et par rapport à tout cela, il croit devoir prendre sa responsabilité. Avec cette mise en garde, Monseigneur Miot met fin à la cérémonie religieuse, le chef de l’Etat laisse la Cathédrale sous une pluie d’applaudissements de ses sympathisans le prenant pour le nouveau génie de la race. “ Aristide Toussaint, Jean Bertrand Louverture”, c’est la nouvelle appellation de Jean Bertrand Aristide par des membres d’OP Lavalas. Pour le régime Lavalas, la comparaison entre l’action de Toussaint Louverture et celle de Jean Bertrand Aristide était de mise

En marge des festivités, l’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis s’est refusé à tout commentaire sur la situation politique actuelle. M. Alexis qui était à la Cathédrale de Port-au-Prince aux côtés du Président Jean Bertrand Aristide et du chef du gouvernement Yvon Neptune a indiqué qu’il se consacre désormais à l’éducation. L’ancien chef du gouvernement de René Préval indique qu’il tenait à participer à la cérémonie marquant le bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture. L’ambassadeur américain Brian Dean Curran qui participait aux cérémonies du 7 avril présente Toussaint Louverture comme un homme universel. Le diplomate américain n’a pas voulu se prononcer sur des questions politiques.

Dans plusieurs villes de province telles Miragoâne , Port-de-Paix et Mirebalais , aucune cérémonie officielle n’a été organisée . De plus, les activités scolaires et économiques ont fonctionné comme à l’ordinaire en dépit d’un communiqué présidentiel déclarant le 7 avril , jour de congé.

WASHINGTON. OEA,  HAITI ET 822.

La mission spéciale de l’OEA en Haïti a produit son rapport au Conseil Permanent sur l’application des points essentiels de la résolution 822 dans le cadre du délai du 30 mars accordé au Pouvoir par l’International. La mission s’est déclarée, dans l’ensemble, insatisfaite de la performance gouvernementale.

Le chef de la Mission spéciale , Davil Lee, a présenté un document de quarante (40) pages au Conseil Permanent de l’Organisation des Etats Américains (OEA) qui englobe toutes les actions prises par le gouvernement y compris le discours du chef de l’Etat le 28 mars 2003 en visitant le CIMO, la position de la Société Civile , la lettre de la Convergence Démocratique et la déclaration de l’Eglise Episcopale sur la crise haitienne . Dans la mise en contexte du rapport communiqué le 3avril 2003 , le chef de la Mission Spéciale fait référence au troisième rapport du secrétaire général adjoint de l’OEA, Luigi Einaudi , pour souligner que la situation politique et de sécurité en Haiti ne s’est pas améliorée . Il a également fait état d’arrestations et de détention illégale d’activistes politiques , de brutalités policières lors de manifestations de rue qui ont connu une large publicité . M. Lee a aussi rappelé la position de certains dirigeants politiques qui ,lors de la grande marche tenue au Cap-Haitien , le 30 mars dernier, ont renouvelé leur opposition en ce qui a trait à leur participation aux élections tant que Jean Bertrand Aristide est au pouvoir .

En ce qui concerne les mesures prises par le gouvernement Lavalas , la Mission Spéciale de l’OEA souligne que , depuis le départ de la Délégation de Haut Niveau , le 20 mars , le gouvernement s’est montré actif sur plusieurs fronts . M. Lee a fait part de discussions avec des représentants politiques et administratifs du gouvernement qui ont démontré “ pendant cette période fébrile leur compétence , leur dévouement et leur volonté de trouver un moyen constructif d’exécuter leur mandat “ . Sur la question des dédommagements , le rapport indique que la dernière tranche à titre de réparation a été versée au parti MOCHRENA et recommande que la mission mixte Gouvernement Haitien/OEA suive de près le dossier en vue d’assurer la transparence et l’équité et de vérifier que toutes les victimes reçoivent une juste compensation .

Sur le plan de la lutte contre l’impunité, la Mission souligne que l’arrestation d’Amiot Métayer n’a pas eu lieu . Elle rappelle avoir dit au chef de l’Etat que cette affaire soulèverait des questions de crédibilité pour les efforts de la police .Rapportant les mesures prises par le gouvernement liées à la lutte contre l’impunité , la Mission observe que le traitement des cas décrits aux alinéas b et c fournira les repères permettant de jauger le degré d’indépendance de la justice haitienne . Dans ces alinéas , il est fait état de la création d’un groupe de travail ayant pour mission de travailler sur l’assassinat de Mireille Durocher Bertin , du député Marc André Dirogène, du sénateur Yvon Toussaint , du député Jean Hubert Feuillé et de Ramy Darant . Il y est fait état aussi du discours du chef de l’Etat dans lequel Jean Bertrand Aristide avait rappelé que personne n’a le droit d’exercer des pressions sur les fonctionnaires judiciaires afin que la justice suive son cours conformément à la primauté du droit.

En ce qui a trait aux changements opérés dans le Haut Commandement de la Police Nationale d’Haiti (PNH), le rapport souligne que , quand la Mission a appris que la cérémonie de prestation de serment était prévue pour le lendemain, la Mission dit avoir fait parvenir ses commentaires au Président de la République de toute urgence et avant la cérémonie. Mais elle a eu lieu tel que prévu. Elle a tenu aussi à souligner que la Mission n ‘avait pas de préoccupations par rapport aux accusations d’implication de Jean Claude Jean Baptiste ,nouveau directeur général de la police , dans le meurtre de l’opposant Sylvio Claude en 1991 . Partant du fait de la présomption d’innocence pour toute personne jusqu’à preuve du contraire , la Mission dit ne porter de jugement. Cependant, dans les circonstances actuelles, elle se demande si le choix du gouvernement pour ce poste important est de nature à créer un climat de confiance . La même observation concerne également Evens Sainturné , inspecteur général en chef de la PNH , écrit la Mission. Néanmoins, Davil Lee admet que des progrès utiles ont été réalisés en ce qui concerne certains aspects de la professionnalisation de la police et des questions de formation, tout en émettant le souhait que ces progrès se poursuivent.

Pour le dossier du désarmement , la Mission observe des différences importantes entre le rapport du gouvernement en date du 4 novembre 2002 sur les armes apparemment saisies par la police et la situation au 30 mars 2003 . Le ministère des affaires étrangères avait indiqué que 2551 armes avaient été saisies en juillet et août 2002 . Or , le 30 mars , quelques 82 armes ont été présentées par la police . Certaines d’entre elles n’étaient pas en état de fonctionner , ayant des pièces manquantes ou brisées. D’autres, vieilles et rouillées et certaines avaient des étiquettes indiquant qu’elles avaient été saisies depuis 1998. Etant donné qu’une cérémonie de destruction des armes recueillies par la police est prévue pour le 7 avril , la Mission prévient qu’elle ne serait à même de participer qu’ à des évènements crédibles et tout à fait conforme à son mandat . De plus , se référant à une circulaire du 31 mars du premier ministre , Yvon Neptune, dans laquelle l’usage d’armes lourdes est interdite par les personnes fournissant des services de sécurité ainsi qu’à des fonctionnaires municipaux ou du gouvernement , la Mission fait remarquer que rien n’indique que des mesures aient été adoptées pour confisquer de telles armes pendant la période couverte par le présent rapport. D’un autre côté, la Mission se montre sceptique quant à toute action gouvernementale visant à restreindre les actions des OP ou de leurs dirigeants ou de les arrêter en relation avec les évènements du 17 décembre 2001 .

En ce qui a trait à la mise en branle du processus électoral , la Mission estime que la formation du Conseil Electoral Provisoire (CEP) est la seule voie souhaitable de sortie de crise suivant la Résolution 822 mais dit déplorer que les différents élements faisant l’objet de cette résolution n’aient pas encore pris un cours positif. En ce sens, en raison de la conjoncture actuelle, la Mission Spéciale de l’OEA affirme avoir décidé d’observer la transparence sur plusieurs questions importantes et délicates . La Mission se dit consciente que cette transparence pourrait être mal employée par certains secteurs en Haiti et à l’étranger , pour leurs propres raisons . Mais elle indique avoir été influencée par la conviction que la " clarté est le fondement d’une bonne prise de décision" .

Il faut noter que le rapport élaboré par David Lee est flou sur les questions jugées "importantes et délicates " méritant cette transparence

 

7 Avril 2003                       touss

 

 

                                                    

NEW YORK.     TOUSSAINT LOUVERTURE: CALENDRIER DES MANIFESTATIONS.

Samedi 5 Avril: à 11:00 a.m. A l'Eglise Adventiste du 7ème Jour, 110-50 Merrick Blvd, à Merrick Blvd, Jamaica, Queens, Pasteur St. Jean et Paulette Birmingham
 réuniront toutes les églises sous leur jurisdiction pour célébrer Tousaint Louverture.

Dimanche 6 Avril à 11:00 a.m. à la Cathédrale de l'Eglise Méthodiste de Farmers Blvd,Jamaica,   les membres de l'Eglise sont invités à la célébration du héros national d'Haiti, avec le Pasteur Paul Leacock cfomme célébrant.

Dimanche 6 Avril à 11:00 a.m. à l'Eglise Méthodiste Unifiée de Springfield Gardens, 131-29 Farmers Blvd, Jamaica, le Révérend Pasteur Stone sera en charge de la cérémonie.

Dimanche 6 Avril, à la Croisade Evangélique des Pêcheurs d'Hommes, 577 East 31st St., le Révérend Pasteur Nicolas se charge de la célébration de Toussaint Louverture.

 Dimanche 6 Avril, à 11:00 a.m. l'Assosciation Evangélique du Clergé Haitien réunira les 150 églises affiliées à célébrer Toussaint Louverture.

Dimanche 6 Avril, à 11:00 a.m. Abyssinian Baptist Church d'Harlem, 132 Odell Clark Place, New York, NY, le Révérend Calvin Butts sera en charge de la messe spéciale.

Dimanche 6 Avril à 11:15 a.m., Pasteur Alvin Durant sera présent avec ses fidèles de l'Eglise Méthodiste Mother African au 140-6 West 137ème Rue, à New York, NY.

Dimanche 6 Avril à 10:15 a.m. à la Cathédrale de St. Patrick sur la 5ème Avenue, N.Y., Monseigneur Perry présentera une homélie en l'honneur de Toussaint Louverture.

Dimanche 6 Avril à 1:00 p.m., à l'Eglise St. Jérome de Brooklyn, Nostrand et Newkirk Avenues, Monseigneur Guy Sansaricq célèbrera une Messe d'action de grâce en la mémoire du héros d'Haiti pour la grande foule des fidèles de Brooklyn et des environs.

Dimanche 6 Avril à 5:00 p.m. à l'Ecole Toussaint Louverture de East Orange, New Jersey, il y aura conférences et présentations artistiques pour la communauté de New Jersey.

Lundi 7 Avril de 6:00 à 9:00 p.m. à City College , au 136ème rue et Convent Avenue, Docteur Leonard Jeffries et l'historien Ogé Jean Louis seront les conférenciers de l'heure.

Lundi 7 Avril aux Nations Unies à l'amphithéâtre Dog Hammarksjold, seront invités les conférenciers Ogé Jean Louis, Madison Bel et Vertus Saint-Louis. 

Toutes ces manifestations enn l'honneur de Toussaint Louverture ont le support de la Mission d'Haiti aux Nations Unies, S. E. Docteur Jean Alexandre et le Consulat Général d'Haiti à New York.


HOLLYWOOD. DANNY GLOVER ET UNE DÉLÉGATION EN HAITI

L'acteur Américain Danny Glover Glover est attendu ce week-end à Prince-au-Prince, pour célébrer Toussaint Louverture. Il sera à la tête d’une délégation forte de 20 personnes qui doit prendre part à une série d’activités en vue de la commémoration du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture, « le premier des noirs ».  

P-AU-P. JBA RÉCLAME RESTITUTION DE LA FRANCE.

Le chef de l'Etat haïtien a exigé, lundi 7 avril, réparation et restitution des biens et de l’argent d’Haïti confisqués par la France en 1825.

En pleine célébration du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture, Jean Bertrand Aristide a invité tous les Haïtiens à parler d’une seule voix pour exiger réparation et restitution des biens et de l’argent d’Haïti confisqués par la France en 1825. Il a réclamé 21.7 milliards de dollars américains de dédommagement.

Le Président haïtien Jean Bertrand Aristide a réclamé lundi de la France plus de 21 milliards de dollars à titre de réparation de la dette de l’indépendance nationale, à l’occasion des cérémonies marquant le bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture dans une cellule du Fort de Joux (Jura français).

Selon le Président Aristide, cette somme serait équivalente à l’indemnité de 90 millions de francs or de l’époque, payée en 1825 par Haïti sous la présidence de Jean-Pierre Boyer, pour la reconnaissance de son indépendance proclamée le 1er janvier 1804. Il a estimé que cet argent pourrait servir à renforcer l’offre scolaire, à relancer la production agricole, à construire des routes et des hôpitaux dans le pays.

Ce sept avril 2003, consacré à Toussaint Louverture, a été une occasion pour le chef de l‘Etat haïtien de condamner l’esclavage qu’il considère comme un crime contre l’humanité. Il a prononcé ce virulent discours au MUPANAH (Musée du Panthéon National), en présence de plusieurs représentants du corps diplomatique.

Il a pointé du doigt certains secteurs politiques locaux qui, d’après lui, pratiquent une politique anti-populaire basée sur l’hypocrisie. Jean Bertrand Aristide pense que cette réalité ne rejoint pas l’idéologie de Toussaint Louverture. Il a du même coup dénoncé les sanctions économiques internationales prise contre Haïti à l’issue des élections controversées du 21 mai 2000. « Au-delà de nos intérêts de parti, de classe et de race, transcendons et marchons unis contre cette crise génocidaire », a-t-il déclaré.

Rappelons que la brillante carrière du Premier des Noirs, qui avait débuté lorsqu’il avait déjà quarante-huit ans, n’a duré que onze ans. De 1791 à 1802, Toussaint Louverture a été général de brigade de l’armée française, législateur, diplomate et gouverneur général. Son génie et son talent de stratège l’ont placé incontestablement au rang des plus grands hommes de l’histoire de l’humanité

CAP-HAITIEN. BAGARRES AU CAP-HAITIEN.

Une personne a été tuée par balles et une dizaine d’autres ont été blessées par des jets de pierre dimanche au Cap Haïtien.

Une personne a été tuée par balles et une dizaine d’autres ont été blessées par des jets de pierre dimanche au Cap Haïtien, lors d’une manifestation organisée par des partisans du Président Aristide, ont annoncé des stations de radio de Port-au-Prince.

L’incident s’est produit dimanche après-midi dans le quartier de Carénage, bastion de l’opposition, lorsque des contre-manifestants ont attaqué un groupe de partisans du parti Lavalas qui scandaient des slogans en faveur du Président Jean Bertrand Aristide. Ces derniers, qui défilaient dans la zone, ont été chassés par des sympathisants de l’opposition, ont indiqué des correspondants locaux.

Des tirs ont été entendus au moment de l’affrontement qui a opposé les deux groupes. Un manifestant, Richard Sanson, proche du parti Lavalas au pouvoir, a été atteint d’un projectile. Il a succombé à ses blessures à l’hôpital capois de Justinien, où les blessés ont été soignés pour des blessures légères.

Une manifestation anti-gouvernementale, organisée par l’opposition, avait réuni plusieurs milliers de personnes la semaine dernière dans la ville du Cap Haïtien. Cette marche de l’opposition s’était achevée sans incident.

P-AU-P. AVENUE ET AÉROPORT TOUSSAINT LOUVERTURE.

L’avenue Hailé Sélassié a été rebaptisée avenue Toussaint Louverture, par un arrêté présidentiel en date du 4 avril. L’aéroport international de Port-au-Prince, jusqu’ici aéroport Maïs Gâté, devient, lui, aéroport international Toussaint Louverture. Quoi de l’Habitation Bréda ? nous demandent certains lecteurs.

Des banderoles déployées sur plusieurs points de la route de l’Aéroport, à l’occasion du bicentenaire de la mort du Premier des Noirs, confirment le changement de nom de cette avenue de plus de six kilomètres. Cet arrêté présidentiel renomme également l’aéroport international de Maïs Gâté, ci-devant François Duvalier, aéroport international Toussaint Louverture.

Le Président Jean Bertrand Aristide avait déjà déclaré, par un arrêté publié le 4 avril, l'année 2003 comme étant celle de Toussaint Louverture et le 7 avril journée commémorative de la mort du précurseur de l’Indépendance. Cet acte officiel a également déclaré ce jour chômé, dans l’administration publique, les écoles, le commerce et l’industrie, à l'occasion de cette date qui constitue un « élément majeur de l’histoire du peuple haïtien ».

Plusieurs activités commémoratives de ce bicentenaire se sont déroulées dans la capitale, le lundi 7 avril et les jours précédents. Colloques, conférences, notamment à l’intention des élèves des classes terminales et des étudiants, expositions ont marqué l’événement.

SAINT-MARC. INCENDIE DANS LA VILLE.

Le centre-ville de Saint-Marc a été la proie, lundi à la mi-journée, d’un incendie d’origine inconnue.

Le feu a déjà consumé plusieurs maisons, des banques de borlette et les bureaux de Réneau Tour, une agence de voyage locale. Les sapeurs-pompiers, déployés sur les lieux, sont restés impuissants. Leurs efforts pour éteindre les flammes se sont révélés vains, longtemps après que le feu s’est déclaré.

« Attisé par le vent, l’incendie risque d’attaquer plusieurs autres édifices », a indiqué le correspondant local. Ce risque est d’autant plus grand que la plupart des maisons sont construites en bois. La succursale de la Sogebank et un établissement scolaire, l’école nationale Armand Thoby, seraient les bâtiments les plus menacés.

Ce n’est pas la première fois que les flammes provoquent de graves pertes matérielles dans la ville. Les infrastructures de télécommunication sont endommagées. « Les habitants tentent toutes sortes de manœuvres pour circonscrire le feu qui, selon toute vraisemblance, fera beaucoup d’autres dégâts sur son passage ».

 

 DANS LES VILLES DE PROVINCE D'HAITI.

Au Cap-Haitien, des partisans du parti au pouvoir ont manifesté, hier, dans les rues de la ville. Ce mouvement, orchestré dans le cadre de la commémoration du 200e anniversaire de la mort de Toussaint Louverture, a été l’occasion pour eux de témoigner leur attachement au chef de l’État, JBA. Plusieurs autres activités, conférence-débat, expositions, etc. sont prévues dans la région en mémoire du Spartacus noir, le précurseur de notre indépendance.

À LA GONÅVE,  Plusieurs élèves ont gagné les rues de la ville, le 3 avril passé, pour réclamer justice pour l’une des leurs qui a été tuée par balles au cours d’une intervention de la police dans la région pour rétablir le calme. Les manifestants ont déclaré qu’ils poursuivraient leur mobilisation. Ils ont lancé des propos hostiles au gouvernement de JBA qu’ils ont rendu responsable de la mort de Ginette.

Å GANTHIER, la Ministre des Affaires Sociales, Mme Eude Saint-Preux Craan, a procédé, le 3 avril 2003, à la distribution de nourriture dans cette ville. Selon elle, cette aide s’inscrit dans le cadre d’un programme du gouvernement pour soulager les masses défavorisées. Plusieurs régions du pays ont déjà bénéficié de cette assistance alimentaire qui s’étendra encore à d’autres villes.

Å JACMEL, lLe secrétaire général de l’association des journalistes de Jacmel, M. Jacques Philippe Jovin, a critiqué l’ordonnance du juge Bernard Saint-Vil à propos du double assassinat du 3 avril 2000. Il a salué le courage du juge Claudy Gassant qui avait préféré se dessaisir de ce dossier plutôt que de se sacrifier et de saborder la justice comme l’aurait fait l’actuel juge d’instruction en charge de cette affaire

Å HINCHE, la journée de silence sur l’information a été observée par les principaux médias de la région, le 3 avril passé. Ce mouvement a été une initiative de l’ANMH (Association Nationale des Médias Haïtiens) pour dénoncer les pressions exercées sur la presse et pour marquer le 3e anniversaire de la mort de Jean Dominique.

Å MIREBALAIS, une épidémie de la maladie du charbon impose sa loi dans la zone. Une vingtaine de personnes au moins sont déjà décédées des suites de cette maladie. La population demande aux autorités sanitaires d’intervenir rapidement dans cette région où les soins de santé sont un luxe que ne peuvent pas se payer les habitants qui peinent à satisfaire leurs besoins élémentaires.

PARIS, FRANCE. BICENTENAIRE DE LA MORT DE TOUSSAINT LOUVERTUIRE

La France a inscrit au rang de commémoration d’importance nationale le bicentenaire de la mort au fort de Joux du premier général noir de son histoire.

Toussaint Louverture fait partie des sept figures ou événements célébrés officiellement, cette année, en France. Dans les documents du Ministère Français de la Culture, Toussaint Louverture est présenté comme celui qui a « choisi de se battre aux côtés des Français après l’abolition de l’esclavage en février 1794. La Convention l’éleva, le 23 juillet 1795, au grade de général de brigade. Général de division le 17 août 1796, il devint gouverneur de la colonie et promulgua en 1801 une constitution qui lui permit de préciser ses options autonomistes ».

Les manifestations marquant cette célébration auront lieu dans trois villes ou départements de l’Hexagone : Bordeaux, la Franche-Comté et le Midi-Pyrénées.

À Bordeaux, l’un des trois grands ports d’où sont partis les bateaux destinés à la traite négrière, les manifestations se déroulent du mois de janvier au mois de septembre 2003. Il s’agit d’expositions, d’émissions radiophoniques, d’animations universitaires, de colloques, de conférences et d’expositions. Le lundi 7 avril, le Recteur de l’Académie de Bordeaux devrait adresser un message à l’occasion de la mort de Toussaint Louverture. Ce message pourrait être lu durant le premier cours d’histoire dans les lycées et collèges de l’Académie de Bordeaux. Mais à Bordeaux, comme dans les autres villes françaises, on est déjà en pleines vacances de Pâques.

Dans le Midi-Pyrénées, c’est dans l’Isle de Noé que se déroulent les manifestations marquant le bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture. L’habitation Bréda, où Toussaint naît, en 1743, appartenait en effet au Comte de Noé. Selon le Ministère Français de la Culture, Les liens sont restés très forts entre les descendants du Comte qui a affranchi son ancien esclave et son père, et la ville organise toute une série de manifestations en hommage à Toussaint Louverture. « Durant des décennies, les Noé ont conservé dans leur château la canne de Toussaint Louverture - aujourd’hui visible au musée de Mirande dans le Gers -, objet symbolique s’il en est, compagnon privilégié du vieil homme et bâton de Commandeur », a fait remarquer le professeur Jean-Louis Donnadieu dans la revue « Historia Thématique » de décembre 2002.

À l’occasion du bicentenaire de sa mort, la poste pourrait émettre, à partir du mois d’avril 2003, un timbre à l’effigie de Toussaint Louverture. La première vente aurait lieu au Château de l’Isle de Noé.

En Franche-Comté, où se trouve le fort de Joux, auront lieu les plus grandes manifestations d’hommage de la France à Toussaint Louverture. Dans la localité où Toussaint rendit l’âme, la commémoration du bicentenaire a débuté en juin 2002 par la remise d’un buste de Toussaint à la Communauté de communes du Larmont par une délégation de la République d’Haïti. Le buste a été placé symboliquement à l’entrée de la cellule de Toussaint le 23 août 2002, commémorant ainsi le bicentenaire de son arrivée au fort de Joux. Dans cette localité, la commémoration comprend des conférences, des expositions historiques, artistiques et culturelles, des projections cinématographiques, du théâtre, de la musique, des rencontres littéraires, des animations et des créations en milieu scolaire et des rendez-vous philatéliques.

La commémoration du bicentenaire de la mort de Toussaint Louverture prendra fin le 19 novembre 2003, date du bicentenaire de la fin de la présence française à Saint-Domingue.

P-AU-P. BILL CLINTON ATTENDU EN HAITI.

L’ancien président des Etats-Unis d’Amérique, Bill Clinton, est attendu à Port-au-Prince , le 8 avril 2003 , dans le cadre des activités de sa fondation en faveur des malades du SIDA dans la région des Caraibes.

Selon une note publiée par la Fondation Clinton , l’ex locataire de la Maison Blanche sera dans la capitale haitienne , le mardi 8 avril , où il doit rencontrer des volontaires ,des experts pour discuter des questions liées au SIDA en Haiti et des soins à fournir à un plus grand nombre de sidéens. Le communiqué poursuit que la Fondation Clinton a paraphé un accord avec la CARICOM dont Haiti fait partie pour aider au développement et à l’exécution de stratégies pour combattre le SIDA et puis mettre sur pied un programme de soins et de traitement dans la Caraibes. Après Haiti, l’Ancien Président américain visitera la République Dominicaine,St Kitts,et les Bahamas pour plaider en faveur de la lutte contre le SIDA .

La dernière visite de Bill Clinton en Haiti remonte au 31 mars 1995 en tant que Président des Etats Unis suite au rétablissement de l’ordre constitutionnel avec le retour d’exil du Président Aristide , le 15 octobre 1994. M. Clinton était venu assister à la cérémonie de passation d’autorité entre la force multinationale d’intervention dominée par les Américains et la Mission de maintien de la paix de l’ONU.

HAITI ET OEA.

Les membres du Conseil Permanent de l’Organsistion des Etats Américains (OEA) projettent une nouvelle rencontre à une date à déterminer après analyse du rapport et des consultations entre les gouvernements de la région.

Dans son rapport devant l’OEA le jeudi 3 avril 2003 , le secrétaire général adjoint de l’Organisation, Luigi Einaudi, a souligné une fois de plus que le temps presse pour tenir des élections crédibles cette année. M. Einaudi a noté l’incapacité du gouvernement Lavalas à mettre un terme à l’impunité , créer un climat propice concernant les volets de sécurité et d’autres conditions importantes pour réaliser des progrès. Le numéro 2 de l’OEA cite entre autres les difficultés liées à la professionnalisation de la police et insiste sur l’impérieuse nécessité de renforcer l’appareil judiciaire.

Lors de la réunion, de nombreuses délégations ont souligné le caractère complexe du rapport et appuie les propositions faites par l’ambassadeur de Sainte Lucie portant sur des consultations entre les membres de la délégation qui a visité Haiti récemment et d’autres Etats de la région. L’ambassadeur du Pérou a souhaité que la Délégation de Haut Niveau qui était de passage le mois dernier en Haiti fasse des recommandations spécifiques au Conseil Permament de l’OEA pour avancer dans le processus.

Pour sa part , la représentante du Canada a noté des progrès réalisés par le gouvernement Lavalas dans la mise en śuvre de certains points de la Résolution 822. Mme Catherine Vezina reconnaît qu’il reste beaucoup à faire tout en faisant remarquer que l’opposition et la societe civile n’ont pas encore rempli leurs obligations dans l’application de la 822. De son côté , la représentante de la France, en sa qualité d’observatrice à l’OEA et s’exprimant également au nom de l’Union Européenne (UE), a réaffirmé son support aux initiatives de l’Organisation Hémisphérique en vue de la résolution de la crise politique en Haiti. Mme Marie Anne Courrian a rappelé que l’UE est prête à assister Haiti dans les initiatives liées à la restauration de l’ordre et de l’Etat de droit. Cependant la représentante de la France croit absolument nécessaire que le gouvernement Lavalas applique les points soutenus par la Mission Internationale du mois de mars dernier et qui figurent dans la Résolution 822.

L’ambassadeur de la Barbade, Michael King, a convié les différentes parties à travailler étroitement avec l’OEA dans le but de résoudre la crise politique en Haiti. Le diplomate barbadien a mis l’accent sur la nécessité pour le peuple haitien de vivre en paix ,en harmonie et souhaite que le bicentenaire de l’Indépendance en janvier prochain représente une occasion de célébration. Pour sa part, l’ambassadeur d’Haiti à l’OEA , Raymond Valcin , s’est felicité des efforts consentis par son gouvernement pour assumer ses responsabilités afin de sortir le pays de la crise.

WASHINGTON ET LA 822.

Le Gouvernement des Etats Unis a fait part de sa grande déception à propos de l’incapacité du régime Lavalas à satisfaire les exigences contenues dans la Résolution 822 de l’Organisation des Etats Américains (OEA) .

Lors de son intervention devant le Conseil Permanent de l’OEA, le jeudi 3 avril 2003 , l’ambassadeur américain à l’OEA, Peter Deshazo, s’est dit particulièrement troublé par la nomination du nouveau Directeur a.i. de la Police Nationale d’Haiti (PNH) (Jean Claude jean Baptiste , accusé d’implication dans le meurtre du dirigeant poltique Sylvio Claude en 1991) par le Président Jean Bertrand Aristide. M. Deshazo souligne qu’il est clair pour tout un chacun que le climat de sécurité doit être rétabli non seulement dans le cadre des activités politiques ou celles des élections mais aussi pour la stabilité et le développement économique qui font tellement défaut au peuple Haitien. Le diplomate Peter Deshazo rappelle que le gouvernement Lavalas avait pris l’engagement de mettre en śuvre des points essentiels qui devraient conduire à la tenue d’élections libres et honnêtes. “ Malheureusement, par le choix des nouveaux membres du commandement de la Police , le gouvernement Lavalas a fait exactement le contraire “ , déclare Peter Deshazo. Le diplomate américain souligne que la nomination des nouveaux responsables de police a ruiné la confiance concernant les engagements pris par le gouvernement Lavalas en matière de sécurité. L’ambassadeur américain à l’OEA précise que la présence des nouvelles autorités policières est un coup porté à une collaboration future avec la Communauté Internationale qui est prête à fournir de l’assistance technique ainsi que des policiers pour encadrer la PNH. ‘’Nous regrettons cette perte d’opportunité qui va avoir de profondes implications pour l’avenir d’Haiti », avertit l’ambassadeur américain.

Peter Deshazo annonce que les Etats Unis vont consulter très rapidement les autres membres et les observateurs de l’OEA ainsi que les membres de la Délégation de Haut Niveau qui a visité Haiti à la fin du mois de mars tout en analysant le rapport présenté par le secrétaire général adjoint ainsi que les actions entreprises par le gouvernement Lavalas. L’ambassadeur américain soutient que la non formation d’un Conseil Electoral Crédible (CEP) crédible à la date du 30 mars démontre clairement que les élections ne pourront plus se tenir cette année. ‘’De plus, à partir de l’inaction du gouvernement à mettre en śuvre la Résolution 822, nous devons aujourd’hui voir est-ce que la Mission Spéciale de l’OEA a encore un rôle viable à jouer ou tout au moins revoir le mandat de cette Mission en Haiti “ , poursuit Peter Deshazo.

L’ambasasdeur indique que les Etats Unis et les autres membres du Conseil Permament veulent aider le peuple haitien qui souffre tant depuis des années . Peter Deshazo en a profité pour réitérer la volonté de son Gouvernement de fournir une assistance humanitaire bilatérale au peuple haitien . Dans le même temps, l’ambassadeur américain à l’OEA réaffirme l’engagement des Etats Unis à favoriser le developpement de la Société Civile et la démocratie au niveau des organisations de base en Haiti.

3 Avril 2003

NEW YORK. HARRY FOUCHÉ, NOUVEAU CONSUL GÉNÉRAL a.i. À NEW YORK.

Le Consul Jean Christian a été relevé de ses fonctions à la fin de Février. Pendant un mois le Gouvernement Haitien  avait fait appel à l'Ambassadeur d' Haiti aux Nations Unies, le Docteur Jean Alexandre pour assurer l'intérimat au Consulat Général d'Haiti à New York. Ce Jeudi 3 Avril, venant de Chicago, le nouveau Consul Général a.i désigné, Mr. Harry Fouché, a été installé à son poste en présence des fonctionaires du Consulat Général. Durant son passage à New York, le Chancelier Haitien, Philippe Antonio en compagnie du Représentant d'Haiti à l'ONU, l'ambassadeur Docteur Joseph Alexandre, a procédé aux cérémonies d'usage de l'installation officielle de l'honorable Harry Fouché comme nouveau Consul Général a.i. dans la capitale financière des USA. Selon les informations reçues de notre correspondant à Chicago, Mr. Fouché, originaire du Cap-Haitien, a été pendant des années, un employé supérieur et exemplaire du Département de la Sécurité de l'Etat de l'Illinois. Ses amis ainsi que les Haitiens de la communauté de New York, New Jersey, Philadelphia et Connecticut lui souhaitent du succès dans la direction du Consulat.

NEW YORK. TOUSSAINT LOUVERTURE CÉLÉBRÉ À NEW YORK.      

Plusieurs manifestations artistiques sont projetées par la Mission d'Haiti à l'ONU et le Consulat Général d'Haiti en l'honneur du Libérateur Haitien. En l'Eglise St. Jérome de Brooklyn, Dimanche, Monseigneur Guy Sansaricq chantera une grande messe d'actions de grâce à laquelle participeront des centaines de membres de la congrégation catholique, à Harlem, l'Eglise Abyssinienne présentera le grand Noir d'Haiti à ses fidèles, à la Cathédrale St. Patrick sur la Cinquième Avenue de Manhattan, une minute de recueillement sera dédiée à la mémoire du héros de l'Indépendance d'Haiti, à East Orange, dans le New Jersey dans la soirée, à partir de 6 heures, une manifestation culturelle est prévue à l'école Toussaint Louverture, Lundi de 6 heures à 8 heures du soir, il y aura conférence et réception à City College de Convent avenue, Manhattan et le Mardi, à l'auditorium du théatre Dag Hammarksjold aux Nations Unies auront lieu conférences, débats et présentations artistiques pour ne citer que cela.

L'HISTOIRE. HAITI A UN HÉROS.

Lla revue française « L'HISTOIRE »a  publié, ce mois d'avril, un article consacré à Toussaint Louverture à l'occasion du bicentenaire de sa mort dans sa geôle du Fort de Joux, dans le Jura.

Le directeur du centre de recherches Caraïbes-Amériques, Oruno D. Lara, auteur de l'article, rappelle le contexte dans lequel Toussaint Louverture a rejoint les troupes insurrectionnelles, deux ans après le premier soulèvement des esclaves (22-23 août 1791) dans la colonie française de Saint-Domingue, pour en faire une véritable armée révolutionnaire. C'est cette armée qui va combattre, à Saint-Domingue, les troupes envoyées par Bonaparte pour rétablir l'esclavage dans les colonies françaises d'Amérique (Haïti, Guadeloupe et Guyane), huit ans après l'abolition « stratégique » par la convention, le 4 février 1974.

« Le 7 juin 1802, rappelle Oruno D. Lara, Leclerc ordonna l'arrestation de Toussaint par traîtrise (...) Toussaint fut déporté en France puis enfermé au fort de Joux, dans l'une des régions les plus froides de France : le Jura. Là, il fut mis au secret, privé de procès et soumis à un régime pénitentiaire qui visait à l'anéantir physiquement et moralement. On le trouva mort dans sa cellule le 7 avril 1803 ». Mais la mort de « l'arbre de la liberté des noirs » n'a pas empêché Haïti de proclamer son indépendance, le 1er janvier 1804. Elle devient ainsi la Première République Noire.

Selon la revue « L'histoire », les choses se passèrent autrement en Guadeloupe où la résistance n'a pas connu le même succès qu'en Haïti. « Mal organisée, manquant de chefs expérimentés, la résistance guadeloupéenne choisit de mourir héroïquement », note « L'histoire ». La revue explique que « la tradition locale retient les noms de ces « rebelles » qui luttèrent pour leur liberté : Ignace, qui se donna la mort avec ses hommes le 25 mai 2002 ; Louis Delgrès, qui se suicida avec 300 partisans dans une explosion le 28 mai ; Massoteau, Palerme, Marthe-Rose dite Toto... La répression frappa durement plus de 10’000 Guadeloupéens, massacrés ou déportés par Richepance, homologue de Leclerc ».

La revue « L'histoire » estime que le bicentenaire 1802-2002 commémore, en Haïti, un processus de liberté et d'indépendance personnifié par Toussaint Louverture. En Guadeloupe, il rappelle l'agre